00:00 catastrophe, surtout que ça rappelle de très mauvais souvenirs. Il faut quand même se rappeler qu'en 2022, on a eu un prix très haut au
00:06 niveau du carburant. Le prix du baril du Bren d'ailleurs était beaucoup plus élevé à l'époque, mais on avait le droit à des
00:11 restournes. On avait eu 30 centimes de ETA, on a eu 20 centimes aussi de total. Donc forcément, ça a atténué toutes les problématiques de
00:21 prix en 2022. Là, aujourd'hui, on est sans filet et c'est un peu le problème. Donc aujourd'hui, les automobilistes sont dévastés de
00:28 voir le prix du carburant, surtout qu'en plus de ça, pour l'instant, c'est pour les vacances, mais ils se doutent qu'au mois de
00:34 septembre, ils vont avoir le même souci. Donc effectivement, c'est un problème. Et puis bon, après, j'ai entendu, effectivement, il y a
00:41 une taxe fixe, la TICPE, mais il y a aussi une taxe variable. Il y a quand même une TVA au-dessus de la TICPE à 20%. Donc effectivement,
00:48 plus le carburant augmente, plus l'État engrange effectivement des recettes fiscales. Donc en redistribuer, c'est quelque part
00:58 redistribuer le surplus que l'État touche avec l'augmentation du prix du carburant. – Oui, mais l'État est très endetté. L'État a besoin de recettes,
01:05 l'État a besoin de rembourser le quoi qu'il en coûte, et post-COVID. Donc il ne veut pas augmenter les impôts parce que ça, c'est pas bon.
01:14 Donc c'est plutôt sur ces recettes-là qu'on compte. – Donc on est en train de dire que la variabilité, justement, c'est l'automobiliste,
01:21 et qu'effectivement, les 40 milliards d'euros qu'il y a sur les carburants, on ne peut pas s'en passer, l'État ne peut pas s'en passer.
01:27 Et donc effectivement, le carburant fait partie d'un impôt extrêmement important. Dans ce cas-là, c'est vraiment valider ce fait-là.
01:33 – Mais l'automobiliste, à ce moment-là, Fabrice, il faut qu'il soit malin. Alors je sais qu'il y a des trajets contraints, notamment hors des
01:40 grandes métropoles, où on a des offres de transports alternatifs, mais l'automobiliste, il faut qu'il essaye de faire jouer la concurrence,
01:47 de rouler plus cool, de rouler plus malin. Et puis vous savez qu'on a la pression en ce moment de se dire « il faut préserver l'environnement ».
01:55 – Oui, je suis d'accord. Il y a des solutions. On peut faire de l'éco-conduite. Mais vous savez, les gens qui prennent leur voiture aujourd'hui,
02:01 bon alors c'est pour partir en vacances, mais quand c'est pour aller travailler, c'est parce qu'ils n'ont pas le choix. Ils le font, ils en ont besoin,
02:07 c'est tout. Et puis bon, d'un autre côté, on oppose toujours la mobilité de la voiture avec les transports en commun. Déjà, il faudrait que les
02:14 transports en commun soient toujours adaptés, ce n'est pas toujours le cas. La trottinette et le vélo, ce n'est pas toujours une solution parfaite
02:20 non plus. Donc la voiture, il y a quand même 40 millions d'autoristes, 67 millions de Français. Et voilà, c'est une réalité.
02:26 Alors après, on peut dire ce que l'on veut, mais c'est vrai que la voiture est indispensable. Et d'ailleurs, les garagistes, les stations de service
02:32 pendant le Covid, parce que vous venez de le citer, étaient restées ouvertes parce que c'était considéré comme une activité de première nécessité.
02:40 Et c'est pour ça d'ailleurs que nous, on prône effectivement une TVA à 5,5 comme produit de première nécessité.