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  • il y a 3 ans
Depuis début juillet, les prix des carburants connaissent une forte hausse. En un mois, les Super SP95 et SP97 ont augmenté en moyenne de 10 centimes d'euros au litre et le Gazole de 20 centimes. Une hausse qui s'explique en grande partie par l'augmentation du prix du baril de pétrole due à la baisse de production décidée par les principaux producteurs.

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Transcription
00:00 catastrophe, surtout que ça rappelle de très mauvais souvenirs. Il faut quand même se rappeler qu'en 2022, on a eu un prix très haut au
00:06 niveau du carburant. Le prix du baril du Bren d'ailleurs était beaucoup plus élevé à l'époque, mais on avait le droit à des
00:11 restournes. On avait eu 30 centimes de ETA, on a eu 20 centimes aussi de total. Donc forcément, ça a atténué toutes les problématiques de
00:21 prix en 2022. Là, aujourd'hui, on est sans filet et c'est un peu le problème. Donc aujourd'hui, les automobilistes sont dévastés de
00:28 voir le prix du carburant, surtout qu'en plus de ça, pour l'instant, c'est pour les vacances, mais ils se doutent qu'au mois de
00:34 septembre, ils vont avoir le même souci. Donc effectivement, c'est un problème. Et puis bon, après, j'ai entendu, effectivement, il y a
00:41 une taxe fixe, la TICPE, mais il y a aussi une taxe variable. Il y a quand même une TVA au-dessus de la TICPE à 20%. Donc effectivement,
00:48 plus le carburant augmente, plus l'État engrange effectivement des recettes fiscales. Donc en redistribuer, c'est quelque part
00:58 redistribuer le surplus que l'État touche avec l'augmentation du prix du carburant. – Oui, mais l'État est très endetté. L'État a besoin de recettes,
01:05 l'État a besoin de rembourser le quoi qu'il en coûte, et post-COVID. Donc il ne veut pas augmenter les impôts parce que ça, c'est pas bon.
01:14 Donc c'est plutôt sur ces recettes-là qu'on compte. – Donc on est en train de dire que la variabilité, justement, c'est l'automobiliste,
01:21 et qu'effectivement, les 40 milliards d'euros qu'il y a sur les carburants, on ne peut pas s'en passer, l'État ne peut pas s'en passer.
01:27 Et donc effectivement, le carburant fait partie d'un impôt extrêmement important. Dans ce cas-là, c'est vraiment valider ce fait-là.
01:33 – Mais l'automobiliste, à ce moment-là, Fabrice, il faut qu'il soit malin. Alors je sais qu'il y a des trajets contraints, notamment hors des
01:40 grandes métropoles, où on a des offres de transports alternatifs, mais l'automobiliste, il faut qu'il essaye de faire jouer la concurrence,
01:47 de rouler plus cool, de rouler plus malin. Et puis vous savez qu'on a la pression en ce moment de se dire « il faut préserver l'environnement ».
01:55 – Oui, je suis d'accord. Il y a des solutions. On peut faire de l'éco-conduite. Mais vous savez, les gens qui prennent leur voiture aujourd'hui,
02:01 bon alors c'est pour partir en vacances, mais quand c'est pour aller travailler, c'est parce qu'ils n'ont pas le choix. Ils le font, ils en ont besoin,
02:07 c'est tout. Et puis bon, d'un autre côté, on oppose toujours la mobilité de la voiture avec les transports en commun. Déjà, il faudrait que les
02:14 transports en commun soient toujours adaptés, ce n'est pas toujours le cas. La trottinette et le vélo, ce n'est pas toujours une solution parfaite
02:20 non plus. Donc la voiture, il y a quand même 40 millions d'autoristes, 67 millions de Français. Et voilà, c'est une réalité.
02:26 Alors après, on peut dire ce que l'on veut, mais c'est vrai que la voiture est indispensable. Et d'ailleurs, les garagistes, les stations de service
02:32 pendant le Covid, parce que vous venez de le citer, étaient restées ouvertes parce que c'était considéré comme une activité de première nécessité.
02:40 Et c'est pour ça d'ailleurs que nous, on prône effectivement une TVA à 5,5 comme produit de première nécessité.

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