00:00 - Alors Arthur et Vincent, avant de parler de votre émission, il faut qu'on raconte un petit peu votre parcours qui est assez exceptionnel, parce qu'au départ
00:07 vous êtes deux potes, c'est ça, qui ont vécu pendant
00:10 sept ans en coloc. Sept ans là, c'est plus de la colocation, sept ans c'est de la fusion. - Après il m'a quitté pour sa femme,
00:17 après sept ans de coloc. - Et vous étiez à Bordeaux tous les deux, vous faisiez
00:21 des études. Vincent vous étudiez au lycée hôtelier, Arthur en comptabilité, donc là on sent déjà la complémentarité des deux profils.
00:29 Et puis vous commencez à organiser des petites soirées événementielles autour de la bonne bouffe traditionnelle, c'est ça ? - Et ça a cartonné ça.
00:36 Exactement, on a commencé à Bordeaux avec des soirées escargot, soirée foie gras,
00:40 soirée cochon de lait, et puis au bout d'un an on s'est dit pourquoi pas carrément monter notre première affaire, un bar à charcuterie,
00:47 bar à vin, et déposer une marque. - Déposer la marque Gulleton. - Et alors cette marque vous allez la décliner
00:52 d'abord avec des restos, aujourd'hui il y en a 19, c'est ça, qui portent ce nom,
00:56 Chef Restaurant, et on a 16 traiteurs spécialisés en cuisson à la flamme.
01:01 - C'est ça, et puis après vous vous êtes développé également grâce aux réseaux sociaux,
01:05 vos aventures elles sont suivies par énormément de gens aujourd'hui sur les réseaux.
01:09 - Oui, de plus en plus, c'est ça qui est sympa, et ce qui est sympa c'est qu'on a aussi de toutes les générations,
01:15 des jeunes jusqu'au moins jeune, et aujourd'hui je crois qu'on a plus d'un million cinq cent mille abonnés.
01:20 - Moi je suis à un million huit cent mille amateurs de gras. - Ah bah super, ça va monter alors.
01:25 Mais alors aussi des bouquins, un magazine, des séjours gastronomiques,
01:29 ça devient une multinationale là ce que vous êtes en train de construire.
01:32 - Ça existe multi-ponts terroirs ?
01:35 - C'est ça. - Multi-territorial ? - C'est ça. - Vous envisagez encore beaucoup de développement à l'avenir ?
01:39 - On veut se développer, après on marque au coup de cœur, si on n'a pas de coup de cœur sur une personne on fait pas de projet,
01:44 donc on n'est pas à la course aux ouvertures.
01:46 - Et alors donc il manquait plus qu'un programme télé, et ce manque sera réparé dès demain avec la diffusion des deux premiers numéros
01:54 de "Régalez-nous", vous allez nous raconter cette aventure dans un instant, ce sera juste après celui qui nous régale chaque jour avec ses galéjades
02:01 mitonnées aux petits oignons, monsieur Jean-Luc Lemoyne.
02:05 - Et demain soir sur TMC, on passe à table à 21h15 avec le gueuleton Arthur et Vincent, vous êtes les invités
02:13 de Thomas Hill dans Culture Media ce matin. - Et alors l'idée de votre programme elle est finalement assez simple, c'est on va suivre l'organisation
02:19 d'un grand banquet
02:21 construit autour d'une personnalité, c'est ça ? Racontez-nous un peu. - En fait on mange, après on mange,
02:27 et pour finir on boit un petit coup.
02:29 - Donc dans chaque épisode il y a une personnalité et un coin de France, c'est comme ça que ça s'est organisé ?
02:33 - Exactement, on a fait quatre régions, on a fait quatre épisodes en tout, les deux premiers qu'on diffuse c'est la Gascogne et la Camargue,
02:39 en Gascogne on a fait un petit tour
02:42 dans le territoire pour trouver des produits, c'est le but du jeu, on a 48 heures pour préparer un gros banquet avec les gens qu'on rencontre
02:48 et un invité,
02:49 et là on a reçu François-Xavier Demaison
02:51 chez nous parce que c'est un peu notre terroir à nous. - Et c'était un peu une revanche, vous dites, c'est le match retour.
02:57 - Oui on nous a reçus chez lui en Catalogne
02:59 et du coup on s'est dit "match retour à domicile" et c'était très sympa, et Fix en plus c'est un bon vivant,
03:05 il a adoré, je pense qu'on a passé deux trois jours sympa. - J'en ai passé à la caméra mais même hors caméra.
03:11 - Et alors on vous suit dans votre deux chevaux parcourir la Gascogne à la rencontre
03:16 de bons produits, de bons producteurs qui seront donc tous réunis autour d'une grande tablée et pour ce premier banquet Gascon
03:24 on est sur un menu assez cochon on peut le dire. - Il va y avoir d'abord des groines et des oreilles de cochon qui sont confites,
03:30 ensuite après il y a les côtes de cochon, les côtes de bœuf,
03:34 l'adobe de pied et
03:37 sèche. - Sèche pas, sèche déjà. - Oui, on va avoir un sorbet citron après. - Il y en a quand même prévu quelques mini courgettes.
03:44 - Ah !
03:46 - Mais très peu.
03:48 - Les courgettes elles sont toutes petites. - Pas trop de verre. - C'est ça. Vous mettez un avertissement pour les végétariens avant l'émission ou pas ?
03:54 - Ben non, parce que si ça se trouve ils vont se dire "ah peut-être qu'on va manger de la viande à la fin".
03:58 Si ça donne envie peut-être on va voir. - On a eu de tout, en plus on a deux charmantes
04:02 maraîchères qui nous ont apporté des légumes de fou à la fin. - Oui.
04:05 - Il y a une tomate mozza aussi qui a l'air absolument dingue. - On a l'image de viande d'art mais
04:12 on est très poisson aussi. - 90% seulement.
04:17 - Et la burrata par exemple, on découvre qu'il y a de la burrata qui est fabriquée en Gascogne.
04:23 - Oui, j'ai une mozzarella exactement.
04:25 Et elle est assez improbable, c'est une fille qui est voisine de
04:29 l'exploitation de mes parents, parce que j'habite juste à côté, et qui s'est lancée avec des bufflonnes à faire
04:35 du lait et du coup de la mozzarella et aussi du fromage de bufflonne.
04:39 - Comment est née cette nouvelle aventure de Régal et Nous ? Est-ce que c'est le groupe TF1 qui est venu vers vous ou vous qui les avez démarché ?
04:46 - Non, c'est eux qui, un jour, ont reçu un message sur les réseaux
04:49 sociaux en disant "on aimerait bien vous rencontrer pour vous proposer quelque chose avec le groupe TF1".
04:55 Et c'est parti comme ça, en fait ils avaient vu nos vidéos
04:57 et avec Arthur on s'est dit
05:00 "pourquoi pas, c'est une nouvelle aventure" parce qu'aujourd'hui
05:03 on faisait les réseaux mais on ne connaissait pas du tout la télé.
05:06 Et on s'est dit "allez on y va, on teste" et puis ça s'est bien passé.
05:10 - Julien ? - Il y en a énormément des émissions de télévision
05:13 consacrées à la nourriture, au bon repas, etc. Mais j'ai l'impression que vous
05:17 réinventez le genre, il y a quelque chose de différent. Je vous ai découvert sur Instagram et tout de suite, dès la première seconde, on sent
05:22 qu'il y a quelque chose de différent. Est-ce que vous avez conscience de ça, de
05:25 renouveler un petit peu le genre en étant quelque part finalement très simple, parce que ça reste très simple.
05:30 - Je pense qu'on n'a rien inventé du tout en fait, ça a existé, nous on a un peu
05:36 appris ça de nos grands-parents, des gens autour de nous, à la campagne chez nous et puis
05:40 des moments comme ça de vie où on passe du temps à table et puis après ça s'est développé petit à petit, ça s'est fait avec le temps.
05:46 - Après c'est pas simple de transférer une idée comme la vôtre en télé parce que dans le programme on retrouve évidemment
05:53 votre joie de vivre, votre amour de la bonne chair, des copains et tout ça c'est très sympa mais il y a aussi
05:59 un petit côté un peu télé-réalité
06:02 avec des interviews face caméra pour commenter ce qu'on vient de voir, avec un montage qui est très rythmé, une musique aussi qui est là
06:08 tout le temps. Est-ce que c'est pas un peu antinomique avec la sincérité, la simplicité
06:14 aussi que vous voulez mettre en avant ? - Alors c'était une condition, avec TF1 on avait dit on est prêt nous à tourner
06:19 des épisodes, par contre on veut rester ce qu'on est, donc pas de triche, ce qu'on dit
06:25 c'est pas dicté et donc je pense que le programme reste sincère.
06:30 Forcément c'est plus grand, c'est plus pro parce que c'est TF1 mais nous avec Arthur on n'a pas changé.
06:35 - Oui, sauf qu'après c'est pas la même production, au début on était à deux ou trois pour tenir une caméra.
06:41 - Là on arrive à 15 de France, on est 15 sur le tournage.
06:44 - Ça change vraiment la donne et puis il y a un concept quand même qu'on a réfléchi avec TF1, l'émission s'appelle "Régalez-nous"
06:52 ça s'appelle pas "Gueule-tons". - Pourquoi ça s'appelle pas "Gueule-tons" d'ailleurs ?
06:55 - Pour des raisons commerciales, on a une entreprise qui s'appelle "Gueule-tons", ça passe pour de la promotion, c'est pas possible.
07:01 - D'accord. - Donc on a trouvé ce nom "Régalez-nous" qui nous plaisait bien
07:04 et vous avez mis votre patte sur le concept. - On l'a fait ensemble.
07:09 - Vous y avez travaillé ensemble. Bon on va laisser le mot de la fin à votre invité, à François-Xavier Demaison.
07:14 Qu'est ce qu'il a pensé de cette aventure, qu'est ce qu'il a pensé de cette émission ?
07:18 - C'est des malades, c'est des malades.
07:20 - Il faut finir les gars. - C'est un piège, je conseille à mes camarades comédiens ou artistes, comédiennes ou chanteuses
07:26 de ne pas venir dans cette émission.
07:29 C'est un piège.
07:31 - C'est un piège, un piège dans lequel va tomber également Jonathan Lambert, vous partez en Camarguin, c'est ça ?
07:37 - Exactement. - Avec lui et puis il y aura encore deux épisodes.
07:39 - Ouais, derrière. - Il y aura la Bretagne avec Manu Payet.
07:41 - Payette, il paraît qu'on dit Manu Payette.
07:43 - Oui, Payette. - Vous êtes allé en Bretagne avec lui.
07:46 - Oui. - D'accord. - Très bon vivant lui aussi.
07:48 - C'est sa terre d'origine.
07:50 - Il s'est bien passé j'imagine. - Très sympa.
07:52 - Très sympa, très sympa. En plus bon vivant, il adore ça.
07:54 Et lui, il est de la RU en plus.
07:56 - Et ensuite on a été avec Caroline Anglade dans le Jura, dans le Houdou.
08:02 - Donc pour l'instant il y a quatre épisodes qui sont en boîte, est-ce qu'il y en a d'autres déjà de prévues ou pas encore ?
08:06 - Si demain, Julien dit qu'il y a une grosse audience, après demain il y a une grosse audience, on redémarre.
08:10 Sinon on restera sur YouTube.
08:12 - Mais attention, on continue YouTube quand même.
08:14 - Tout repose sur les épaules de Julien Pichenay une fois de plus.
08:16 - Il y a des personnalités que vous rêveriez d'avoir dans votre émission ?
08:20 - Allez Vincent, vas-y.
08:22 - Gérard Depardieu par exemple. - Pourquoi pas ?
08:24 - Gérard ça serait bien, Jean Dujardin ça serait bien aussi.
08:28 - Ah bah oui, ça serait formidable.
08:30 - Jean-Denis Rousseau aussi, on aimerait beaucoup.
08:32 - Ah ouais ? - Non.
08:34 - C'est une blague. - On l'imagine totalement.
08:36 - On l'imagine totalement.
08:38 - Et non, après, il faut voir mais bon, on a pas mal d'idées ouais.
08:42 On va suivre ça en tout cas dans les mois à venir.
08:45 Bientôt 9h30 sur Europe 1.
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