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  • il y a 3 ans
Vendredi 13 octobre 2023, SMART BOURSE reçoit Olivier Malteste (Directeur des investissements, Yomoni) , Pierre-Alexis Dumont (Directeur de la gestion actions et convertibles, Groupama AM) , Alexandre Hezez (stratégiste, Richelieu Finance) et Yves Maillot (Président, YAM Capital)

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00:00 Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart pour rester à l'écoute
00:11 des marchés chaque jour du lundi au vendredi à 17h si vous nous suivez en direct ou en
00:16 replay bien sûr sur bsmart.fr ou encore en podcast sur l'ensemble de vos plateformes
00:21 préférées.
00:22 Au sommaire de cette édition ce soir, le bilan d'une semaine sur les marchés qui
00:26 aura été une semaine marquée par beaucoup d'hésitation, de vigilance, de prudence
00:32 et au final des positions qui semblent avoir peu évolué même si on notera quand même
00:38 et c'est tout à fait légitime, une semaine après l'attaque menée par le Hamas contre
00:43 Israël on aura vu au cours de la semaine certains indicateurs d'aversion pour le risque
00:47 être recherchés par les investisseurs.
00:49 L'exemple le plus frappant est peut-être l'once d'or qui a connu une belle progression
00:53 sur la semaine avec une fin de semaine sur la séance du jour assez parabolique, on a
00:57 dû gagner 4-5% sur l'once d'or.
01:01 On a vu les taux, les taux longs qui ont connu une semaine relativement heurtée, là aussi
01:07 entre la recherche d'actifs dits sans risque, de sûreté et les questionnements macroéconomiques
01:13 autour de la persistance de l'inflation aux Etats-Unis.
01:15 On a eu une publication de rapport mensuel sur l'inflation cette semaine aux Etats-Unis,
01:20 on a vu des mouvements de contre-pieds, on peut le dire, sur la partie longue des taux
01:25 américains 10 ans et même jusqu'à 30 ans, on notera quand même que le niveau des taux
01:30 longs aux Etats-Unis et en Europe reste inférieur au sommet qu'on avait pu atteindre il y a
01:34 environ une semaine maintenant.
01:37 Du côté des actions c'est toujours l'idée de la résilience qui semble l'emporter, même
01:42 si on voit une fin de semaine et une fin de séance un peu compliquées pour les actions
01:45 européennes qui reculent de plus de 1% actuellement, mais là aussi on notera que les grands investisseurs
01:50 en indices actions n'ont pas marqué de nouveaux points bas au cours de cette semaine.
01:54 Enfin le pétrole, lui aussi a évolué au gré du risque géopolitique et de la remontée
01:59 du risque géopolitique dans une région clé pour la production pétrolière, bien sûr
02:04 les cours du baril ont fortement progressé, notamment ces dernières heures, mais là
02:08 aussi on voit le baril de Brent ou le baril de Brut, les Gé-américains, qui n'ont pas
02:12 retrouvé les sommets qu'ils avaient pu atteindre fin septembre.
02:15 Voilà pour l'ambiance en cette fin de semaine, vous aurez les précisions de la séance en
02:19 cours avec Comme du Bois dans un instant, séance marquée par la publication des premiers
02:24 grands résultats aux Etats-Unis et des premières grandes banques américaines, J.P.
02:29 Morgan, Citigroup, Wells Fargo, en attendant la montée en puissance de la séquence de
02:32 publication de résultats la semaine prochaine.
02:35 Discussion à suivre bien sûr avec nos invités de Planète Marché dans un instant et puis
02:39 dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse nous retrouverons comme chaque mois les équipes
02:43 de Yeomanie pour notre observatoire ETF et le décryptage des dernières tendances au
02:49 sein de l'industrie ETF.
02:51 Le directeur des investissements de Yeomanie, Olivier Malteste, sera avec nous en plateau
02:55 à partir de 17h45.
02:56 Avant d'entamer notre discussion de marché, les infos clés du jour sur les marchés,
03:11 justement, ces tendances mon ami, c'est avec Comme du Bois.
03:14 La Bourse de Paris termine une semaine qui aurait été très hésitante et sans grande
03:18 dynamique.
03:19 Le nombre pétrolier remonte nettement de plus de 3% à la suite d'un regain de tension
03:23 au Moyen-Orient.
03:24 L'armée israélienne a appelé la population de Gaza Nord, soit 1,1 million de personnes,
03:29 à évacuer la zone avant une possible invasion terrestre.
03:32 Le baril de Brent remonte à 89 dollars et celui du brut américain WTI à plus de 86
03:37 dollars.
03:38 En réaction, l'action Total Energy progresse aujourd'hui jusqu'à 1,3% au cours de la
03:43 séance et permet au CAC 40 de limiter son repli.
03:46 Cette fin de semaine marque également le début de la saison des publications de résultats
03:50 pour les entreprises américaines.
03:52 Aujourd'hui, ce sont les banques JP Morgan, Citigroup et Wells Fargo qui se sont prêtées
03:56 à l'exercice.
03:57 Le marché a réagi positivement à des résultats meilleurs que prévus.
04:00 Côté fusion acquisition, l'autorité britannique de la concurrence a autorisé aujourd'hui
04:05 l'acquisition par Microsoft de l'éditeur de jeux vidéo Activision Blizzard pour 69
04:11 milliards de dollars.
04:12 En contrepartie, Activision a accepté de céder à Ubisoft Entertainment les droits
04:16 de diffusion au streaming de ses jeux vidéo.
04:19 Ubisoft progresse jusqu'à 1,6% au cours de la séance.
04:23 Du côté des valeurs, Sartorius Steading Biotech chute jusqu'à 15,5% au cours de
04:28 la séance.
04:29 Le fournisseur de l'industrie pharmaceutique a revu en baisse ses objectifs 2023 pour la
04:33 deuxième fois cette année et anticipe pour 2023 une baisse de son chiffre d'affaires
04:37 de près de 19% en raison notamment d'un net affaiblissement de la demande lié à
04:42 la fin de la pandémie.
04:43 Enfin, un mot des statistiques du jour.
04:45 Au niveau de la zone euro, la production industrielle a rebondi plus que prévu en
04:49 août de 0,6% soit sa plus forte progression mensuelle depuis avril après une baisse de
04:55 1,3% le mois précédent.
04:56 Lundi, la semaine démarrera avec un agenda relativement léger sur le front macroéconomique.
05:02 Les investisseurs prendront connaissance des chiffres de la balance commerciale de la
05:05 zone euro pour le mois d'août et de l'enquête d'activité de la fête de New York pour
05:09 le mois d'octobre.
05:10 La suite de la semaine sera marquée par la montée en puissance des publications des
05:14 résultats d'entreprises.
05:15 Tendance mon ami, chaque soir, les infos clés du jour sur les marchés avec Comme Dubois
05:21 dans Smartbourse sur Bsmart.
05:22 Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
05:36 Yves Maillot est avec nous en plateau, le président de YAM Capital.
05:39 Bonsoir Yves.
05:40 Bonsoir Grégoire.
05:41 Merci d'être là.
05:42 Merci à Pierre-Alexis Dumont d'être à nos côtés également.
05:44 Bonsoir Pierre-Alexis.
05:45 Bonsoir Grégoire.
05:46 Vous êtes directeur de la gestion action et convertible de Groupama Asset Management
05:49 et enfin Alexandre Heyser nous accompagne également ce soir.
05:52 Bonsoir Alexandre.
05:53 Ravi de vous retrouver.
05:54 Vous êtes stratégiste chez Richelieu Finance.
05:56 Alexandre, peut-être un mot de cette semaine partant des mouvements obligataires qui sont
06:01 quand même les mouvements un peu fondamentaux qui guident beaucoup de choses aujourd'hui
06:05 sur les marchés globaux.
06:07 La semaine a été assez heurtée avec pas mal de forces opposées en présence entre
06:13 la recherche d'actifs sûrs, sans risque, face à la montée du risque géopolitique
06:18 et ces questionnements macro et sur une persistance de l'inflation, une désinflation peut-être
06:23 moins rapide que prévue aux Etats-Unis.
06:25 On a vu des mouvements assez heurtés sur la partie longue.
06:27 Sur la partie longue, principalement sur le marché américain, on a vu des mouvements
06:31 très heurtés.
06:32 Il faut dire que les catalyseurs sont complètement opposés parce que, parlons par exemple du
06:37 conflit au Proche-Orient, est-ce que c'est finalement bon pour les taux, en tout cas
06:42 les taux vont-ils baisser ou monter ? D'un côté c'est un actif de sûreté donc d'un
06:47 coup finalement on a eu des taux qui ont fortement baissé mais on discute toujours des matières
06:53 premières et du pétrole.
06:54 Si le pétrole monte, évidemment, on l'a vu sur les chiffres d'inflation en fin de
06:59 semaine, d'un coup on se dit l'inflation va durer beaucoup plus longtemps.
07:03 On se rappelle, ce n'est pas véritablement, nous on a fait pas mal de recherches dessus,
07:07 mais on se rappelle de l'Ukraine et donc les implications du conflit ukrainien.
07:12 Si on calque ce qui est en train de se passer au Moyen-Orient, ça peut recréer des dynamiques
07:16 de pénurie de l'offre sur les matières premières par exemple ou autres et donc ça
07:21 fait peur au marché et chaque information est reçue comme un mini-choc et on a des
07:26 mouvements à la hausse ou à la baisse qui ne sont pas historiques mais en tout cas avec
07:29 une très très forte volatilité.
07:31 On a vu le 30 ans remonter à un niveau historique hier de quasiment 16 ou 20 points de base.
07:36 On n'avait pas vu ça depuis mars 2020.
07:39 Pour donner un peu un ordre, une comparaison, mars 2020 très chahuté évidemment avec
07:45 la pandémie, on a retrouvé de tels mouvements sur le 30 ans américain cette semaine.
07:50 Avec une volatilité qui est largement au-dessus de celle des actions.
07:53 C'est vraiment un effet nervosité, principalement vous l'avez dit sur le marché obligataire.
07:59 Le marché des actions bouge mais pour l'instant est assez calme.
08:02 On voit bien que tout est focalisé sur, encore une fois, les décisions de Banque Centrale
08:06 et savoir ce que va faire l'inflation et la dynamique économique derrière.
08:10 De plus en plus, sur la partie obligataire, de plus en plus d'attention est portée également
08:17 à l'offre de papiers des états, des trésors.
08:19 Face à une demande qui n'est plus tout à fait la même, on sait qu'il y a des gesteurs
08:25 historiquement insensibles au prix qui achètent beaucoup moins voire plus de papiers américains
08:29 par exemple.
08:30 Il y a une notion de politisation du dollar évidemment dans le monde actuel.
08:37 On a vu des adjudications du trésor américain.
08:40 Alors, qu'il se passe, ils arrivent à vendre leurs dettes, il n'y a pas de problème.
08:43 Mais on regarde, à quelques bips près, ce n'est pas tout à fait parfois les prix
08:48 qu'on attend.
08:49 Donc, ça soulève des interrogations.
08:52 Je ne parle même pas des programmes d'émission qu'on aura en Europe l'an prochain.
08:55 Sur l'Europe, effectivement, on va avoir des gros programmes d'émission.
08:58 Aux Etats-Unis, un peu moins à court terme.
08:59 On a vu les discussions sur le déficit budgétaire américain.
09:03 Donc, effectivement, si la défense armement relance le débat, on peut avoir des émissions
09:09 plus importantes.
09:10 Ce qui est intéressant, c'est évidemment, quand on regarde des graphiques sur quelques
09:14 années, si on met Fed et reste du monde par rapport aux Etats-Unis, en fait, les achats
09:19 ne font que baisser.
09:20 C'est vrai que c'est un actif très géopolitique.
09:22 Et à chaque fois, on a vu Jeannette Yellen, par exemple, essayer de discuter avec les
09:26 Chinois parce qu'ils sont fortement détenteurs.
09:28 Ils n'en achètent plus, mais ils sont encore très fortement détenteurs de la dette américaine.
09:31 Et effectivement, c'est aussi une force géopolitique pour les Chinois d'avoir cette dette-là.
09:35 Donc, il y a une espèce d'équilibre géopolitique qui agit sur cette dette américaine.
09:41 Et ça veut dire quoi ? C'est une dette américaine qui est de plus en plus détenue par des investisseurs
09:45 privés, spéculatifs, une autre catégorie d'investisseurs ?
09:49 Une autre catégorie d'investisseurs ou des investisseurs qui reviennent.
09:53 Il faut bien comprendre que pendant 10 ans, finalement, la dette américaine, l'obligataire
09:59 dans son ensemble et aussi la dette américaine n'étaient plus un actif à favoriser dans
10:02 les allocations d'actifs, notamment pour les fonds de pension.
10:04 Ça versait quasiment pas beaucoup de rendement.
10:07 Et finalement, et c'est toute la question pour les prochains mois, voire les prochaines
10:10 années, c'est que l'actif obligataire et la dette américaine deviennent un actif de
10:15 diversification par rapport aux actions qui étaient largement avantagées dans cette période
10:20 de taux bas par rapport à l'obligataire.
10:22 Et donc, on va retrouver des acheteurs naturels sur l'obligataire du fait des niveaux de
10:28 taux d'intérêt qui sont quand même intéressants.
10:30 On parle du 10 ans américain qui est à entre 4,50 et 5 actuellement.
10:35 Finalement, dans un objectif long terme de bloquer un rendement de la dette américaine,
10:41 verrouiller finalement, c'est plutôt bien et ça permet d'avoir une vraie diversification
10:46 par rapport à cette actifaction qui avait été privilégiée.
10:50 Ce qu'on n'a pas encore tellement observé jusqu'à présent, la corrélation est positive
10:52 action obligation et le pouvoir diversifiant des obligations américaines peut jouer quelques
10:58 heures mais ça n'a pas été...
11:00 Bien sûr, mais dans le mouvement de monter les taux, finalement les investisseurs perdent
11:03 de l'argent.
11:04 Donc il y a toujours un...
11:05 Oui, bien sûr.
11:06 Vous avez une image...
11:07 La tendance est mon amie.
11:08 En fait, effectivement, quand les taux montent, personne n'en veut parce qu'en fait tout
11:11 le monde a l'impression que les taux vont encore remonter.
11:13 Donc en fait, il y a un phénomène dans un premier temps de finement de défiance par
11:16 rapport à cet actif.
11:17 Et puis à un moment, il y aura un catalyseur qui dira voilà, il faut en acheter.
11:22 Qu'est-ce qu'on peut dire de ces marchés obligataires à ce stade Pierre-Alexis et
11:27 la valorisation de ces obligations à long terme ? Je redonne quand même les chiffres
11:30 spectaculaires 2020 jusqu'à aujourd'hui.
11:33 C'est un krach de près de 50% pour la valeur des obligations du Trésor américain 10 ans
11:38 ou 30 ans.
11:39 C'est comparable à ce qu'on a connu sur les marchés actions.
11:43 Pas du tout la même catégorie.
11:45 Sur les marchés actions, que ce soit pour l'éclatement de la bulle Internet ou pour
11:48 la grande crise financière.
11:49 Pour donner là aussi des ordres de comparaison de la souffrance qui a été infligée aux
11:54 marchés obligataires ces dernières années.
11:56 Qu'est-ce qu'on peut dire de la valo aujourd'hui ?
11:57 À un niveau jamais vu, vous avez des corrections jamais vues.
12:01 On a eu la même chose au krach de 2000 où on avait gonflé des valorisations à des
12:07 niveaux qui étaient trop élevés.
12:08 Là, on avait des taux négatifs qui n'existent pas normalement en ligne d'économie.
12:13 Donc quand il faut revenir sur des normes longues, ça fait mal.
12:18 Mais la bonne nouvelle aux Etats-Unis, c'est qu'ils sont revenus sur les normes longues.
12:23 D'un point de vue historique, on peut dire que les taux depuis 1871, c'est à peu près
12:27 4,2%.
12:28 Donc on est à peu près en niveau absolu.
12:35 Et même sur les taux réels, on est sur des taux réels qui commencent même à être
12:42 élevés par rapport à l'historique.
12:46 Donc là-dessus, aux Etats-Unis, on peut dire que le mouvement est fait.
12:51 Après, si on continue ce mouvement-là, ce sera plus des problématiques d'offre-demande
12:57 sur le papier qui font qu'il y a trop d'émissions.
13:00 Donc là justement, on doit se faire en prix.
13:02 Mais sur des visions fondamentales longues, on peut dire même qu'il y a potentiellement,
13:09 dès qu'on aura un peu d'affaiblissement économique, un potentiel d'amortisseur et
13:14 de valeur refuge des bons du trésor américain qui est retrouvé.
13:18 Sur la partie européenne, c'est un peu moins le cas.
13:21 C'est clair, on reste encore sur la partie taux réel largement négatif.
13:27 Et même sur des visions longues, on est en dessous.
13:32 Alors après, ça s'explique quand même.
13:33 On a quand même deux dynamiques qui sont très différentes.
13:37 Une dynamique de réaccélération aux Etats-Unis qu'on n'a pas en Europe.
13:42 Donc que les taux réels en Europe soient bas, c'est peu surprenant.
13:47 Si on regarde déjà l'historique moyen terme et la différence de dynamique conjoncturelle.
13:53 Après, il y a aussi les histoires d'anticipation d'inflation.
13:57 On a encore des niveaux spot d'inflation en Europe qui sont très élevés par rapport
14:02 aux Etats-Unis.
14:03 Mais on anticipe le marché étant dans une situation.
14:06 Donc nous, on ne voit pas énormément, si on revient de différentiel, on aura en
14:16 effet la nécessité, si on a un redémarrage économique, d'avoir des taux qui continuent
14:21 à monter en Europe.
14:22 Mais ça se fera dans le contexte qu'on a connu aux Etats-Unis, c'est-à-dire accélération
14:27 de l'économie, hausse des taux longs.
14:29 Ça se gère.
14:30 Ce qui ne se gère pas, c'est le crisis.
14:34 Si c'est le reflet d'une macro qui va mieux, d'une croissance nominale plus élevée, ça
14:39 peut justifier une poursuite de la remontée des taux.
14:43 C'est pour ça que les marges d'action tiennent.
14:44 C'est-à-dire que quand on est dans ce type de configuration, les marchés d'action perdent
14:50 un petit peu en termes de valorisation relative, mais il n'y a pas de défiance sur la génération
14:57 bénéficiaire des entreprises.
14:59 Et c'est ça qui fait, on le sait, la croissance des marchés d'action sur le moyen long terme.
15:06 Nous, on considère que le mouvement de repricing commence à être correctement fait.
15:13 Après, ce qui est sûr, et là on en discutait, c'est qu'on a quand même dans certains scénarios
15:19 un rôle de valeur refuge des obligations qui a été un peu remis en cause.
15:24 C'est-à-dire que si on rentre dans des phases un peu de défiance sur la solvabilité des
15:30 Etats, ce ne sera pas un bon refuge.
15:32 Pas forcément pour toutes, mais pour certaines dettes, ce ne sera pas une bonne valeur refuge.
15:39 Ou si on rentre dans un contexte d'inflation qu'on n'arrive pas à contrôler non plus.
15:45 Donc voilà, ça a perdu un peu son statut qui était un statut iconique.
15:50 L'actif clé de protection.
15:51 Il faudra trouver d'autres manières de se protéger.
15:55 Sur les cartes de la dernière année, avec les actions baissées, il faudrait avoir des
15:58 taux.
15:59 Là, c'est l'or cette semaine.
16:00 On n'a pas parlé de l'or depuis des mois, évidemment, avec des taux réels positifs
16:02 désormais, l'or a beaucoup moins.
16:03 Mais là, sur la semaine, c'est l'or et le pétrole bien sûr qui sont deux actifs.
16:08 Ça a toujours des défauts, c'est que ça n'aime pas les taux.
16:11 Ça n'aime pas les taux élevés.
16:12 Non, non, non.
16:13 On l'a bien vu tout au long de l'année.
16:15 C'est sûr.
16:16 Ce qui est sûr, c'est qu'il y a une recherche par les investisseurs d'actifs refuges.
16:21 Il y a un peu le dollar.
16:22 Il y a un certain nombre de choses qui sont mises en cause.
16:26 Et c'est pour ça qu'on a un marché qui est un peu hésitant, qui est assez volatile.
16:31 C'est clair qu'on n'est plus du tout dans un contexte établi qu'on a connu avant.
16:37 Régime de marché différent.
16:38 Avant le retour de l'inflation.
16:41 Yves, vos commentaires, partant des marchés obligataires.
16:44 Il y avait aussi, on en a parlé déjà, ce phénomène de repentification de la courbe
16:49 des taux.
16:50 Qu'est-ce que ça nous dit ? Quel message ça envoie ? Est-ce que ça annonce quelque
16:53 chose de particulier ? Et puis un peu le bilan de cette semaine également, qui était compliqué
17:00 pour les investisseurs effectivement.
17:02 On ne l'oublie pas, ça reste le sujet numéro un dans l'immédiat.
17:06 La remontée du risque géopolitique dans une région clé.
17:11 Qui vient brouiller les idées que peuvent avoir les investisseurs, sachant qu'on a
17:16 déjà tellement de sujets de réflexion.
17:18 Oui, ça ramène une dimension géopolitique sur le devant de la scène qui n'est pas la
17:21 dimension avec laquelle les investisseurs sont le plus à l'aise.
17:24 D'ailleurs, petite parenthèse à ce titre, le parallèle qui est évoqué sur la crise
17:29 encore récente, ça fait 18 mois de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, est assez intéressant
17:33 parce que de mémoire, on avait eu une réaction très violente des marchés obligataires à
17:38 la hausse, mais qui avait duré une dizaine de jours, à tout casser peut-être deux semaines,
17:42 et qui s'était très largement inversée juste après.
17:46 Donc on va voir.
17:48 Là pour l'instant, effectivement, la réaction à la surprise de certains personnes un peu
17:52 extérieures au marché, c'est de dire qu'il y a du risque sur l'approvisionnement en
17:56 énergie, même si la région du Proche-Orient est loin, mais on sait bien que les parties
18:00 prenantes...
18:01 - Par le Moyen-Orient au sens...
18:04 - Et une réaction en tout cas immédiate des marchés de taux d'intérêt orientés à
18:10 la baisse sur les taux.
18:11 Mais effectivement, là on sent plus que le marché commence, en dépit d'une activité
18:17 encore soutenue aux Etats-Unis, de se faire des soucis pour la croissance 2024 et 2025.
18:22 Donc premières réactions sont de cet ordre-là.
18:24 Je ferme cette parenthèse pour revenir au sujet, mais ça a été très bien décrit,
18:29 parce qu'en termes de taux, la pontification de la courbe des taux aux USA, c'est une
18:35 repontification après un mouvement d'inversion qu'on avait connu.
18:39 - Majeur.
18:40 - Majeur.
18:41 Donc voilà, il faut remettre ça dans le contexte.
18:43 Et puis effectivement, je partage l'idée qu'on est revenu globalement, quand on prend
18:46 beaucoup de recul, dans l'environnement actuel, sur des taux d'équilibre, en tout cas sur
18:52 le marché américain.
18:53 Effectivement, on retrouve un taux moyen de très longue période.
18:56 Quand on regarde déflater en taux réels entre le 10 ans et l'inflation, mesurée par
19:01 les TIPS, on est sur du 2,5.
19:03 - Oui, c'est ça.
19:04 - C'est-à-dire que ce sont des niveaux qu'on a eu à peu près en moyenne dans la période
19:08 2010, jusqu'à la crise financière.
19:12 Donc voilà, ce sont des choses qui nous ramènent à la normale, sachant qu'à plus court terme,
19:18 on a un aspect technique, presque de marché vraiment survendu sur le marché obligataire
19:23 américain, avec des positions short qui ont été importantes.
19:26 Alors certes, une attitude de la Banque centrale qui n'est plus acheteuse depuis pas mal de
19:30 mois maintenant, et donc une demande, une pression acheteuse qui explique aussi en partie
19:34 ces mouvements.
19:35 Mais disons qu'à très court terme, on a du mal à voir comment le marché pourrait
19:40 encore déraper très brutalement à la baisse.
19:44 - Voir les taux continuer de s'envoler bien au-delà des niveaux qu'on a connus.
19:47 - Voilà, ça je comprends.
19:48 - Sur le texan, tout le monde se dit qu'on verra peut-être 5%, ce serait magnifique
19:53 dans les livres d'histoire pour ça.
19:55 Mais on y est allé quasiment il y a 10 jours.
19:58 - Sachant que les besoins des États, comme vous l'avez signalé, vont être de plus en
20:02 plus importants.
20:03 Enfin là, on a toujours ces gros sujets qu'on a depuis des années qui se renforcent.
20:07 Mais en même temps, dans le calendrier annuel, il semble que les, comme on dirait, suite
20:11 à la nouvelle problématique du plafond de la dette aux États-Unis, que le calendrier
20:16 était quand même très chargé sur les 9 premiers mois de l'année, que la fin d'année
20:20 sera un peu plus légère de ce point de vue-là.
20:23 Et donc on a un ensemble de facteurs qui tentent à prouver qu'à court terme, en tout cas,
20:28 les choses pourraient, toutes choses étant égales par ailleurs au niveau politique,
20:31 géopolitique, un peu se stabiliser.
20:33 Et donc explique aussi pourquoi de ce point de vue-là, les marchés actions ne seront
20:38 pas, vous allez dire, hypersensibles à ces mouvements très brutaux qu'on a, surtout
20:43 sur les taux, effectivement.
20:44 - Oui, parlons de la résilience des marchés actions, effectivement, gardez la parole.
20:49 Comment vous regardez les choses ? J'ai l'impression qu'il y a ceux qui pensent que ça n'a pas
20:55 assez baissé et qui sont convaincus que ça va devoir baisser beaucoup plus.
20:59 Et puis il y a ceux qui sont peut-être rentrés aussi un peu tard, j'en sais rien, et qui
21:05 estiment que ça tient quand même finalement pas si mal.
21:08 Il y a vraiment deux positions.
21:10 Et pour l'instant, j'ai l'impression que personne ne passe d'un camp à l'autre, d'une
21:14 certaine manière.
21:15 - Pour l'instant, on est sur des marchés à court terme très fragiles, mais sur une
21:19 tendance à moyen terme qui, pour l'instant, à mon sens, à ma lecture, n'a pas été
21:25 altérée sur sa tendance haussière.
21:28 Voilà, la saisonnalité est de nouveau, on rentre dans la phase favorable.
21:35 Mais moi, ce qui me marque avant tout, ma réflexion, c'est l'écart et qui se creuse
21:39 encore entre Etats-Unis et Europe.
21:43 Si on analyse l'évolution des primes de risque, alors un moyen de répondre à la question
21:48 comment se fait-il que ces marchés étaient aussi résilients, il faut bien voir que la
21:52 prime de risque sur les actions européennes a été, j'allais dire presque gigantesque,
21:58 elle l'a été pendant très longtemps.
21:59 Donc là, on a un phénomène d'amortissement, d'encaissement, sachant que sur la croissance
22:04 des bénéfices, qui a été tout à fait résistante, là c'est vraiment le sujet sur lequel en
22:12 Europe, on peut se poser un certain nombre de questions.
22:14 Pour le trimestre, pour l'ensemble de l'année 2023, il y a résistance, mais il n'y a rien
22:20 de plus.
22:21 Et même 2024, on est sur des progressions sensiblement modestes, on va dire.
22:27 Côté américain, on peut se faire des soucis quand on regarde l'évolution de la prime
22:31 de risque.
22:32 Il n'y en a plus.
22:33 Donc tout repose sur le moteur croissance.
22:37 Et le moteur croissance, il repose sur un certain nombre de valeurs de secteurs qui
22:41 ont des fondamentaux et des évolutions à court terme excellentes, mais dont on sait
22:46 qu'il ne faut pas que ça cale.
22:47 Et donc quand on analyse le marché actions, il faut bien distinguer les deux parties de
22:51 l'océan parce qu'on est vraiment sur des problématiques très différentes.
22:55 D'un côté, un moteur de croissance qui permet au marché de résister et de l'autre, c'est
23:00 sa prime de risque.
23:01 Pour l'instant, je m'arrêterai à cette analyse-là.
23:05 Très court terme, on voit que le marché est fragile mais malgré tout n'a pas enfoncé
23:11 de support.
23:12 Ça peut être démenti pour des raisons exogènes, mais pour l'instant, on garde cette tendance
23:17 qui, jusqu'à présent, est favorable.
23:20 Deux cas d'investissement différents entre les actions américaines et les actions européennes.
23:24 L'écart de valorisation en termes de PE a touché à nouveau des plus bas historiques
23:32 pour la valorisation relative du stock 600 par rapport au S&P 500.
23:35 C'est des cotes de 35% peut-être aujourd'hui.
23:38 Exactement.
23:39 Oui, qui est quasiment au plus haut.
23:42 J'aurais déjà un point.
23:44 On oublie qu'on est passé en régime inflationniste.
23:47 Donc quand les actions montent de 5%, ils ne font que l'inflation.
23:53 Donc attention à ça.
23:55 C'est la performance réelle qu'il faudra regarder maintenant.
23:59 En fait, en termes réels, la performance des actions n'a rien d'exceptionnel depuis
24:05 10 ans.
24:06 Le CAC fait +10, donc c'est ça, on fait +5 en termes réels.
24:09 Donc là, cette année mais l'année dernière.
24:12 C'est un point quand même qu'il faut avoir en tête.
24:16 Quand on regarde en nominal, quelqu'un qui a investi 1 euro dans les actions, il perd
24:23 de l'argent s'il reste au même niveau.
24:25 Donc je pense que c'est un point qui vous fait un peu relativiser les choses.
24:29 Après, sur la partie US contre Europe, il y a deux points qui sont clés.
24:34 Un, cet écart de valorisation s'est quand même beaucoup creusé suite à le crème.
24:40 Et ça, c'est un élément géopolitique qui est un facteur de risque supplémentaire
24:46 pour l'Europe.
24:47 Et on sait qu'historiquement, si vous regardez sur des périodes longues, le fait que les
24:52 Russes et les Européens ne s'entendent pas n'a jamais été très très favorable
24:57 pour l'Europe.
24:58 Donc il y a quand même un facteur explicatif à la fois long et aussi court.
25:05 Puisque là, le différentiel de croissance, il est en faveur des Etats-Unis par rapport
25:10 à l'Europe.
25:11 Donc ça nous semble, disons, justifiable.
25:16 Ça n'en fait pas une opportunité historique pour se ruer sur les actions européennes.
25:23 Ça n'est pas une opportunité tout simplement parce que pour que ça se résorbe, il faudra
25:27 qu'il se passe quelque chose.
25:29 Soit, il faut l'espérer, une résolution ou un accord sur ce conflit-là, ce serait
25:37 assez clairement positif pour les marchés européens en termes d'attractivité.
25:41 Parce qu'il faut le savoir que ça, ça se joue beaucoup sur les investisseurs internationaux.
25:46 Les investisseurs internationaux ont quasiment rayé l'Europe de la carte depuis 18 mois.
25:50 On entend beaucoup, finalement, le marché s'est habitué, c'est le new normal.
25:55 Oui, c'est le new normal, mais ça nous met quand même un cran en dessous.
25:57 C'est-à-dire que le jour où il y a une résolution ou une pacification du conflit
26:03 dans cette zone, vous dites, c'est quand même un couvercle qui s'enlève sur les
26:06 actions européennes.
26:07 Oui, et puis vous avez des rachats sur les fonds d'actions européens, mois après mois,
26:12 depuis 18 mois, tous les mois.
26:15 Au contraire des marchés émergents, vous avez des rentrées.
26:18 Donc voilà, c'est pas pour ça que les marchés émergents ont bien formé.
26:23 Non, non, la performance est plutôt du côté d'Europe.
26:25 Nous, acteurs de marché, on le voit bien sur la liquidité.
26:27 C'est-à-dire qu'il y a eu une dégradation de la liquidité sur les actions européennes
26:32 exceptionnelle.
26:33 C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les petits et moyennes valeurs ont perdu en liquidité.
26:37 Cet été encore, c'est ça qui est dingue.
26:40 C'est ça qui est dingue.
26:41 Ce qui d'ailleurs a des impacts.
26:43 En effet, dès que vous avez une mauvaise surprise sur une petite et moyenne valeur,
26:45 il n'y a plus de...
26:46 C'est du 40% de mouvement.
26:47 C'est un bain de sang.
26:49 Donc voilà, ça je pense que...
26:51 Donc les deux éléments, c'est celui-là.
26:54 Et le deuxième élément, ce serait un plan de relance massif de la Chine.
26:59 Pourquoi ? Parce que c'est vrai que l'Europe est un peu entre les deux.
27:02 Et ben, il bénéficierait sans doute en termes de croissance de ce plan de relance-là.
27:09 Même si je pense qu'il sera beaucoup moins massif que le...
27:12 En tout cas, nous, ce n'est pas dans notre scénario.
27:15 Mais je pense que même s'il y a lieu, il sera, je pense, avant tout local et avec beaucoup
27:21 moins d'influence sur l'économie mondiale que ça l'a été pour le précédent plan.
27:28 Alexandre, sur la résilience des indices actions et la situation, actions européennes
27:35 versus actions américaines, et puis peut-être d'autres actions émergentes, le Japon, on
27:40 en a beaucoup parlé hier, mais...
27:41 C'est vrai que depuis l'été, en tout cas dans le groupe Richelieu, on est plutôt prudent
27:47 sur les actions...
27:49 Au global.
27:50 Au global, avec une préférence pour les Etats-Unis encore.
27:53 Je rajouterais, évidemment, il y a le conflit ukrainien, effectivement, qui touche beaucoup
27:59 l'Europe.
28:00 D'ailleurs, accessoirement, on voit que le conflit israélien, paradoxalement, touche
28:03 beaucoup plus les Etats-Unis que l'Europe.
28:06 Et d'ailleurs, ça a quelques bonnes nouvelles, c'est-à-dire que sur la Chambre de représentants,
28:11 le problème de nommer un speaker sur les budgets, etc., ça va simplifier un peu les
28:15 choses politiquement aux Etats-Unis.
28:17 Ça va forcer un peu les choses dans la résolution de la crise politique au Congrès aujourd'hui.
28:23 Exactement.
28:24 Donc ça, c'est important.
28:25 Il y a une deuxième chose par rapport au conflit ukrainien, c'est toute la transition énergétique
28:30 liée au conflit ukrainien qui pose des vrais problèmes de productivité, de compétitivité,
28:36 des entreprises européennes.
28:37 L'industrie de la chimie, par rapport à une industrie de chimie aux Etats-Unis, où vous
28:39 avez le gaz pas cher, le pétrole, etc., je veux dire, tout dépend industriel.
28:44 L'Europe est industrielle au départ.
28:46 Même le nombre de valeurs, c'est des valeurs industrielles.
28:49 On ne parle pas du luxe, etc.
28:50 Et il n'y a pas que l'Allemagne, c'est l'Italie, c'est aussi le pays, bien sûr.
28:56 Vous pouvez naturellement souffrir de compétitivité.
28:58 Donc vous êtes investisseur international, vous faites rapidement en disant où finalement
29:04 l'énergie sera la moins chère et vous avez tout un pan qui va forcément être délaissé,
29:08 en tout cas par les investisseurs internationaux.
29:10 Sur les Etats-Unis, il y a un deuxième aspect aussi qui a permis cette hausse des primes
29:15 de risque aux Etats-Unis par rapport à l'Europe, c'est le phénomène de l'intelligence artificielle.
29:19 Enfin, les Nvidia, il y a tout un pan du marché qui va profiter de ça et qui a fait finalement
29:25 la surperformance du marché américain sur les derniers mois.
29:28 Si on enlève ces valeurs-là, c'est du même acabit.
29:33 C'est la croissance, c'est ce que j'évoquais.
29:34 Le SNP équipondéré est à peine positif.
29:38 C'est quand même la croissance se fait sur un centre d'économie très concentré
29:44 où il y a de l'innovation et ça a véritablement changé la perception des investisseurs.
29:48 Et voilà, sur les grandes GAFAP, etc.
29:50 Et c'est justifié quand même parce que nous, on est quand même assez appauvris sur les technologies
29:56 et encore plus sur l'intelligence artificielle.
29:59 On est quasiment absent.
30:00 Alors, il y a quelques sociétés de semi-conducteurs, il y a des sociétés qui vont croiser.
30:03 Le stock 50 est quand même un peu plus croissant ce qu'il ne l'était il y a 10 ou 15 ans.
30:08 Il y a un peu moins de banques, un peu plus de SML.
30:10 Mais je suis d'accord.
30:13 Ce n'est pas effectivement, quand vous pensez grande technologie,
30:16 vous pensez plus sur l'autre côté de la croisille.
30:19 Et finalement, les marchés américains, c'est le marché mondial.
30:21 C'est-à-dire que des Nvidia, des Microsoft,
30:24 ça attire autant d'investisseurs à l'extérieur que des investisseurs américains.
30:28 A SML, même si c'est une belle valeur, ça va attirer des investisseurs européens
30:32 et pas forcément des investisseurs japonais, américains.
30:36 Il y a une attractivité quand même du marché européen.
30:38 On parlait des fondamentaux de l'énergie,
30:40 mais même une attractivité du marché européen qui va être un peu plus compliquée,
30:42 il faut des catalyseurs.
30:44 Juste un exemple, l'IRA aux États-Unis, ça a été déployé avec force et vigueur très rapidement
30:49 et ça a créé de la croissance.
30:50 Nous, notre plan de relance, c'est compliqué.
30:52 Justement, un point par rapport à ça,
30:54 puisque si on met en avant le différentiel de croissance et la croissance résiliente,
30:58 toujours au-delà du potentiel sans doute aux États-Unis, etc.,
31:01 un truc qui ne colle pas dans ce tableau, c'est le Russell 2000.
31:04 C'est de voir quand même la vitesse à laquelle le Russell 2000
31:07 a pu baisser tout au long de l'été.
31:09 Historiquement, c'est quand même les boîtes de moyenne capitalisation américaine
31:14 très branchées sur l'économie américaine
31:17 et qui ne sont pas comme ça les 7 magnifiques globales, worldwide,
31:21 qui sont établies partout dans le monde.
31:23 Et là, c'est un moteur qui ne fonctionne pas sur la partie boursière.
31:26 C'est un moteur qui ne fonctionne pas, il y a quelques raisons.
31:28 Nous, au deuxième trimestre, on avait été plutôt positif en disant que ça allait repartir.
31:35 C'était cohérent avec l'idée qu'il y a de la croissance aux États-Unis.
31:38 Sauf que dans le Russell 2000, vous avez énormément d'entreprises,
31:40 certes d'innovation, mais qui ne sont pas rentables.
31:45 Et là, aux États-Unis, quand même, il y a un phénomène qui va s'amplifier
31:49 et que les gérants obligataires qui ont moins de 10 ans d'expérience n'ont pas vu,
31:52 c'est que les sociétés moins rentables, quand l'État monte,
31:55 les refinancements sont compliqués.
31:57 On aura le temps un jour d'en reparler.
31:59 Oui, oui, c'est pour nous, ça arrive.
32:01 Ce nouveau monde pour ces sociétés non performantes,
32:04 c'est un monde qui est un peu plus délicat.
32:07 C'est beaucoup, ces 40% du Russell 2000.
32:11 Non rentable.
32:12 Et effectivement, quand le levier entre un projet pas rentable...
32:16 Le vrai jet est pas rentable.
32:17 Avant, vous levez le jet pour qu'il soit rentable,
32:19 maintenant, ce n'est plus possible.
32:21 C'est un changement de paradigme complet.
32:22 Et puis, il y avait les banques régionales qui étaient extrêmement fragiles.
32:28 On parlait au tout début de JPMorgan, etc.
32:29 Les grandes banques ont pratiquement profité de cette situation-là,
32:32 mais vous avez tout un secteur de banques fragiles
32:35 qui ont utilisé le levier, qui ont optimisé leur bilan,
32:38 et là, c'est compliqué.
32:39 Et donc, c'est une des raisons pour lesquelles ce Russell 2000,
32:42 avec des petites sociétés d'innovation,
32:44 où il y a des fusions-acquisitions, etc.,
32:46 souffre par rapport à l'attrait des grandes sociétés.
32:49 Donc, acheter l'indice Russell 2000,
32:50 ce n'est pas forcément la meilleure manière
32:52 de s'exposer à une bonne croissance américaine aujourd'hui.
32:55 Pour l'instant, tant qu'on a des doutes sur l'inflation,
33:00 ça peut être compliqué.
33:03 C'est un vecteur de baisse des taux.
33:05 Enfin, à jouer en phase de baisse des taux,
33:07 et là, on n'est pas dans ce schéma-là.
33:09 Oui, je comprends.
33:10 On pourra peut-être l'être.
33:13 Mais pour l'instant, effectivement,
33:15 j'adhère à ce qui a été dit.
33:17 Et juste pour revenir au sujet,
33:19 et boucler sur cette décote européenne,
33:24 cette décote géopolitique,
33:25 effectivement, le vrai moteur derrière tout ça,
33:27 c'est cette sensibilité,
33:30 cette dépendance à l'énergie, en fait,
33:33 qui génère cette décote de valorisation au bout de 18 mois,
33:37 et de prime, d'ailleurs, aussi de la bourse américaine,
33:41 puisque les États-Unis sont vraiment dans un schéma totalement inverse.
33:46 Autonome et exportateur.
33:48 Autonome, exportateur, et mineur.
33:49 Record d'exportation à 4 millions de barils par jour
33:51 au premier semestre pour les États-Unis.
33:53 Le chèque, il reprend graduellement, etc.
33:55 Mais ce qui tourne permet d'exporter aujourd'hui
33:58 4 millions de barils par jour.
33:58 Absolument.
34:01 Sur les actions, je voulais bien qu'on dise un mot du luxe,
34:05 parce que ça a été là aussi.
34:06 Non, mais l'événement de la semaine,
34:07 après LVMH, on verra, les autres publications arrivent,
34:10 mais dans les petits signaux faibles,
34:12 j'ai lu aussi Mercedes qui nous dit
34:13 "Ah, la classe S, ça se voit moins bien".
34:15 C'est des prises de commandes ou des ventes en baisse de 10%,
34:19 à deux chiffres, sur les modèles haut de gamme
34:21 de la gamme Mercedes, etc.
34:24 Je lisais un analyse d'Odo, j'ai bien aimé sa formule,
34:26 qui dit "Peut-être que les gens, tout simplement,
34:28 en ont marre d'acheter autant de produits de luxe".
34:30 Et c'est vrai que les 3-4 dernières années,
34:32 même si c'est faute de LVMH, je le reconnais,
34:34 ça a été les "roaring twenties", comme il dit.
34:39 C'est clair.
34:39 Non, mais là-dessus,
34:41 alors moi, je ne m'avancerais pas,
34:44 parce que moi, ça fait 10 ans que je dis le luxe.
34:46 Les gens achètent trop de produits de luxe
34:47 et continuent d'en acheter encore plus.
34:49 Non, je pense que si on prend un peu de recul,
34:52 la vraie réussite du luxe,
34:53 c'est d'avoir transformé un marché
34:54 qui était avant tout européen en un marché mondial.
34:57 Et vous avez sans doute des gens qui se lassent d'acheter du luxe,
34:59 mais vous en avez plein,
35:01 ils rêvent d'en acheter.
35:02 Et donc, la balance des deux.
35:03 Et là, on est assez mal placé,
35:06 parce que ce n'est pas chez nous.
35:07 D'ailleurs, l'Europe a été plutôt un point de faiblesse
35:09 dans la publication de Luxembourg.
35:10 Je me méfierais de...
35:12 Je comprends.
35:13 Je me méfierais de cette vision un peu sociétale.
35:15 Il y a quand même beaucoup...
35:17 À bout d'arguments, il faut bien trouver quelque chose à un moment.
35:19 Il y a beaucoup de gens qui sont dans l'aspirationnel.
35:21 Et voilà, là-dessus...
35:23 Cette force, elle existe toujours.
35:24 Elle existe toujours.
35:26 Après, si on prend un peu de recul,
35:29 c'est le dernier secteur Covid-winner,
35:32 ce qu'on a appelé les grands gagnants du Covid,
35:33 qui ralentit.
35:34 - D'accord.
35:35 Tous les autres ont déjà ralenti ?
35:36 - Ils ont tous ralenti.
35:37 Aujourd'hui, vous aviez l'avertissement de Sartorius,
35:40 qui était un Covid-winner par excellence.
35:42 Ça fait maintenant 4 primes,
35:44 que c'est très difficile pour ce segment de valeur.
35:48 Voilà, donc c'est vraiment le dernier.
35:50 Ils avaient prévenu.
35:51 Ils avaient dit, voilà,
35:52 on va passer du double digit à R single digit.
35:55 Maintenant, la clé est, en effet,
35:58 est-ce qu'on ne va pas avoir une période de digestion plus complexe ?
36:02 Et si on va vers du low single digit,
36:04 voire du légèrement négatif, ça changera.
36:06 - Ah oui, bien sûr.
36:07 L'ajustement, le directing est peut-être pas encore terminé.
36:10 - D'autant que, vous voyez, dans le monde des spiritueux,
36:14 c'est assez violent aux Etats-Unis.
36:17 Parlez-en à Rémi Coineau.
36:19 - Rémi, Parnot, oui, effectivement.
36:21 - Donc on peut tout à fait avoir des périodes d'ajustement
36:24 qui sont longues.
36:27 Après, c'est quand même des sociétés qui, un, sont agiles,
36:32 deux, ont très bien géré ce mouvement de globalisation mondiale
36:37 et en profitent encore,
36:40 donc avec un marché adressable qui peut continuer à grandir.
36:45 Donc moi, je ne m'inquiète pas trop sur, disons,
36:48 le fait que structurellement,
36:49 ce soit des sociétés qui croissent plus vite.
36:51 Maintenant, c'est comme tout.
36:53 Vous avez eu une période de surcroissance extraordinaire.
36:57 On peut peut-être revenir sur des croissances
36:59 beaucoup plus normalisées.
37:00 Mais on n'a pas, disons, de...
37:03 Donc ça jouera sur les ratios.
37:05 Voilà, les ratios que vous payez.
37:07 On est déjà...
37:08 - Ça s'est un peu dégonflé, j'imagine.
37:10 - Ça s'est bien dégonflé.
37:11 - Bon, après, si les perspectives sont moins bonnes...
37:13 - Mais c'est tout à fait normal.
37:14 - Peut-être pas si peu cher que ça, mais...
37:15 - Voilà, c'est tout à fait normal.
37:17 Voilà.
37:18 Maintenant, c'est comme tout dans toutes ces périodes de transition
37:21 avec le marché que l'on a,
37:22 qui est un marché quand même, en Europe,
37:24 qui sanctionne très fortement,
37:25 c'est-à-dire que ce qu'on disait,
37:28 c'est que vous avez des valeurs qui sont montées au pinacle.
37:31 Ils sont montés au pinacle.
37:32 Et nous, en Europe, on en a une,
37:34 c'est nos bonheurs disques, tous les jours.
37:36 - Encore aujourd'hui.
37:37 - Voilà, encore aujourd'hui.
37:38 Voilà.
37:39 Et après, dès qu'on a des signaux d'affaissement,
37:44 un peu de croissance,
37:45 là, il n'y a plus beaucoup d'acheteurs.
37:47 Donc les directings peuvent être violents et rapides.
37:50 - Oui, je comprends.
37:51 - Alors ça crée des opportunités moyen terme.
37:53 Voilà, maintenant, c'est...
37:54 - Mais la psychologie de marché, une fois qu'elle a tourné,
37:57 ça peut mettre du temps à rebasculer dans le transforme.
38:01 - Ce qui est sûr, c'est que le rating rapide du luxe,
38:04 dans les deux prochains mois,
38:06 hors plan de relance chinois...
38:07 - Il semble compromis.
38:08 - Oui, je comprends.
38:09 - On peut vivre sans le...
38:10 - Les indices européens,
38:12 c'est aussi une des leçons de la semaine.
38:15 Bon, ce n'est pas une grande semaine, évidemment,
38:17 sur le plan des performances boursières,
38:19 mais on a eu quand même la baisse de LVMH.
38:21 Bon, le CAC a un peu sous-performé,
38:22 mais au final, ça n'a pas entraîné non plus...
38:25 - Non, mais ça génère de la contre-performance,
38:27 parce que c'est le marché américain,
38:29 parce que ça a un poids quand même important.
38:31 Mais je crois que tout a été très bien dit.
38:33 L'essentiel, c'est le dernier secteur
38:35 qui réagit à la période post-Covid.
38:37 Si on prend le cas de LVMH comme benchmark,
38:40 en fait, on a une correction sur les plus hautes
38:43 d'il y a quelques mois de quoi, de 25 %, je crois.
38:45 - Oui, c'est ça, oui.
38:46 - Le sujet, maintenant, on passe d'un double digit
38:49 à une croissance, on revient, une normale,
38:51 qui va être, je ne sais pas, 8, 9 % de croissance.
38:54 - On a une.
38:55 - Voilà, sur les attentes d'aujourd'hui, en tout cas,
38:57 on se retrouve à un peu en dessous 20 fois les bénéfices.
39:00 Bon, est-ce qu'avec une croissance de 8, 9, 10 %,
39:05 c'est un bon prix ?
39:07 Voilà, c'est probablement une période de digestion.
39:10 Et puis, le modèle du luxe,
39:12 même si ce n'est pas la sobriété,
39:14 de consommer beaucoup de luxe, va revenir.
39:16 Et puis, le dernier point, c'est qu'après,
39:18 bon, LVMH étant le grand groupe dans le monde,
39:21 après, il y a luxe et luxe, il y a le luxe du luxe.
39:23 Et celui-là, il est encore plus insensible.
39:26 Et finalement, là, on travaille sur la valorisation
39:29 versus les taux de croissance aussi.
39:32 Voilà, c'est encore un autre sujet.
39:34 Le segment qui a le plus souffert, effectivement,
39:37 ce sont les spiritueux, et un peu partout, d'ailleurs.
39:39 Donc, ça, c'est un sujet un peu,
39:42 qui est à la lisière du luxe, quelque part.
39:44 - Oui, c'est ça.
39:45 Il y a peut-être plus de fragilité.
39:46 - Il faut l'intégrer dans le raisonnement.
39:48 On dirait, est-ce que le modèle est cassé ?
39:49 Non, je ne crois pas.
39:50 - Je veux bien qu'on dise aussi,
39:52 alors, ça a été un des secteurs, évidemment,
39:54 malheureusement, vedette cette semaine,
39:55 le secteur de la défense et de l'armement, quand même.
39:57 Non, mais, il faut quand même bien en parler,
40:00 parce que je sais que ce n'est pas le secteur
40:02 qu'on met en avant, forcément,
40:04 dans les investissements qu'on peut réaliser
40:06 ou dans la gestion des actifs.
40:08 Mais, Thalès, c'est au plus haut.
40:11 Et les budgets militaires sont promis à des augmentations,
40:17 sans doute, pour longtemps.
40:19 Il se pose même la question,
40:21 et c'est un sujet qu'on a déjà abordé avec des investisseurs,
40:24 de savoir si ces segments-là deviennent ESG compatibles,
40:27 aujourd'hui, dans le monde de l'investissement privé
40:30 et responsable.
40:31 Je ne sais pas si...
40:33 Je ne vise personne.
40:35 Non, mais, si.
40:36 C'est forcément des questions qui doivent vous animer
40:40 et animer vos clients, une certaine manière.
40:42 Alors, Alexandre ?
40:43 Après, ce n'est pas parce que ce sont des valeurs de défense
40:46 qu'elles ne sont pas ESG compatibles.
40:48 Déjà, à la base.
40:49 Déjà.
40:50 On a plus un problème, par exemple, nous, dans notre groupe,
40:53 quand on regarde les sociétés de défense,
40:55 on a plus un problème sur les sociétés américaines
40:57 qui vont en profiter,
40:58 parce que les États-Unis n'ont pas signé tous les protocoles
41:00 sur les armes à sous-munitions.
41:03 Et là, c'est un vrai sujet, pour l'investissement,
41:06 où ça devient des valeurs interdites,
41:07 alors que les Northrop Grumman, etc.,
41:09 ce sont des valeurs qui profitent,
41:10 mais là, ce sont des valeurs interdites.
41:12 Dans les pays en Europe, où on a des valeurs de défense
41:14 qui ont signé les différents protocoles
41:16 sur les mines anti-personnel, les armes à sous-munitions...
41:18 C'est investissable.
41:19 C'est investissable.
41:20 Il y a quelques valeurs qui ne le sont pas,
41:22 mais vous citiez Thalès, par exemple.
41:24 En tout cas, dans nos modèles, c'est ESG compatible.
41:27 Mais de la même manière, le pétrole,
41:29 qui est quand même non-ESG compatible,
41:31 normalement, pour certains,
41:33 ce sont quand même des valeurs qui profitent.
41:35 On l'a vu dans la première phase du conflit ukrainien.
41:38 Ce sont des valeurs qui vont profiter.
41:40 Donc, ne pas en avoir dans les portefeuilles.
41:42 Si vous n'avez pas d'énergie et pas de défense,
41:44 qui est quand même un tout petit...
41:46 - Ce n'est pas un énorme secteur.
41:48 - Ce n'est pas comme l'énergie.
41:50 Thalès, dans l'euro-stock, ce n'est pas un énorme...
41:52 - Je suis d'accord.
41:53 - Mais vous êtes à peu près sûr de faire former votre indice
41:56 si vous n'avez pas ces deux segments-là
41:58 et que vous faites du stock-picking sur les valeurs industrielles.
42:00 Ça paraît évident.
42:01 Donc, la question doit se poser.
42:03 Après, c'est aussi un choix des clients.
42:05 C'est aussi un choix de la réglementation.
42:07 La règle du jeu est comme ça.
42:08 Mais en tout cas, ce n'est pas parce que vous êtes une valeur de défense
42:10 que vous n'êtes pas forcément...
42:11 - Mais là, vous avez raison.
42:12 Effectivement, ce n'est pas les GAFAM en termes sectoriels.
42:15 Effectivement, si on veut suivre son indice,
42:18 on est obligé d'en avoir un peu.
42:19 Mais ça reste des poches limitées dans un portefeuille...
42:23 - Oui, étant par exemple des sociétés françaises,
42:25 un pays qui a signé les protocoles,
42:27 je veux dire, ça ne va pas de mine antipersonnelle, etc.
42:31 - Pierre-Alexis.
42:32 - Non, mais je pense qu'aussi,
42:33 ça va dépendre un peu de l'arrivée à maturité de l'ESG.
42:35 Parce que voilà, vous allez avoir de l'ESG très stricte,
42:38 qui va dire, moi, de toute façon,
42:39 je ne veux que des valeurs avec des modèles durables.
42:42 - On exclut ça, ça, ça, ça, tout ça.
42:44 - Et donc, la durabilité, ça inclut.
42:45 - D'accord.
42:46 - Et donc, vous allez les exclure.
42:47 Et vous allez avoir des modèles ESG plus de transition.
42:51 Voilà.
42:52 Et donc là, là-dessus, je pense qu'on va...
42:54 Parce que ce qui est sûr, c'est que si on met tout l'ESG,
42:57 on va vers le grid machine.
42:58 Ça, c'est évident.
42:59 Donc ça, c'est pas...
43:00 - C'est les discussions qu'on a en ce moment à Bruxelles.
43:02 - C'est pas ce qu'il faut faire.
43:03 - Tout article 8, donc il n'y a plus rien, quoi.
43:06 - Exactement.
43:07 Mais je pense qu'il faut qu'on arrive à avoir,
43:09 de la part à la fois des investisseurs et des clients,
43:12 une vision qui est équilibrée en disant,
43:13 ben voilà, là, je fais des fonds à impact,
43:16 des fonds durables,
43:17 des fonds avec des thématiques très précises.
43:20 - Et il y aura de la place pour ces thématiques de défense.
43:23 - Et après, je fais des fonds plus sur la transition,
43:25 sur, voilà, sur l'émission régalienne de l'Etat et autres,
43:30 sur lequel, ben là, vous avez évidemment la nécessité
43:34 d'aborder l'indépendance énergétique,
43:37 d'aborder la défense et autres,
43:40 qui sont des sujets, bon, qui sont essentiels, quand même.
43:44 - Ben oui, c'est-à-dire qu'on le voit bien dans le monde tel qu'il évolue.
43:48 Sans sécurité, il n'y a pas de paix.
43:52 Sans paix, il n'y a pas de souveraineté,
43:54 il n'y a pas d'indépendance, il n'y a pas de démocratie,
43:55 il n'y a pas tout ça, quoi.
43:56 - Non, mais enfin, je veux dire,
43:57 on peut développer les arguments dans ce sens-là aussi.
43:59 - Ben oui, ça peut s'entendre.
44:01 - Il faut la transparence par rapport à la façon dont on fait tout.
44:03 - Je comprends.
44:04 - Merci beaucoup, messieurs.
44:05 Merci d'avoir été les invités de Planète Marché ce soir
44:07 pour conclure ensemble cette semaine.
44:10 Pierre-Alexis Dumont, groupe AMA Asset Management,
44:12 Alexandre Rézé, Richelieu Finance,
44:14 et Yves Maillot, YAM Capital,
44:16 étaient nos trois invités en plateau.
44:28 Le dernier quart d'heure de Smart Bourse,
44:30 c'est le quart d'heure thématique.
44:31 Et une fois par mois, nous avons rendez-vous
44:33 avec les équipes de Yomoni pour décrypter
44:36 les dernières tendances au sein de l'industrie ETF.
44:38 Et c'est le directeur des investissements de Yomoni,
44:40 Olivier Maltès, qui est à mes côtés.
44:42 Bonsoir, Olivier.
44:43 - Bonsoir, Grégoire.
44:44 - Merci beaucoup d'être avec nous et de nous faire partager
44:46 chaque mois les enseignements de cet observatoire ETF
44:50 qui existe depuis maintenant longtemps chez Yomoni.
44:53 L'occasion de dire un mot quand même de Yomoni
44:56 avant de partager avec nous ses éléments mensuels
44:59 sur l'industrie ETF.
45:01 Déjà, un premier milestone réalisé,
45:03 puisque vous avez dépassé la barre du milliard d'euros
45:05 d'encours sous gestion chez Yomoni.
45:07 C'est toujours un moment important quand même
45:09 dans la vie d'une société de gestion.
45:11 - Après 8 ans, c'est la première étape qui est franchie.
45:14 Je pense qu'il y a 8 ans, au moment de la création d'Yomoni,
45:16 peu pensaient qu'on arriverait à atteindre un milliard.
45:20 - Donc modèle light, digital, vous faisiez partie
45:23 de la vague pionnière ETF, digital natif et gestion passive.
45:28 - Et voilà, on a franchi la barre de 1 milliard.
45:30 On est très heureux et c'est une satisfaction
45:33 parce que c'est aussi la confirmation que les clients nous suivent
45:36 et que progressivement, tranquillement, on suit notre chemin
45:39 et on finit par se faire connaître et agrossir
45:42 avec la gestion initiale globalement dans son ensemble.
45:45 - Avec là aussi une gamme qui est en train de s'élargir,
45:48 de s'étoffer, qui prend compte des nouvelles enveloppes
45:53 qui existent sur le marché.
45:55 On fête les 3 ans du PER ?
45:58 - Oui, 3 ans.
46:00 - Je perds mes années, mais en tout cas, on a célébré
46:03 il n'y a pas très longtemps l'anniversaire du PER.
46:05 Là aussi, ça fait partie désormais des enveloppes
46:08 que vous pouvez proposer.
46:10 - Depuis lundi, on élargit.
46:11 On avait déjà un PER, un PER bancaire,
46:13 qu'on conserve et qu'on va continuer à gérer
46:15 de la même manière qu'on le gérait précédemment.
46:17 On a uniquement investi en ETF.
46:19 On a également, depuis lundi, créé un PER assurantiel
46:23 qui existe en 2 versions.
46:25 C'est vraiment compléter la gamme.
46:26 Aujourd'hui, on a une gamme vraiment complète
46:28 et la plus complète sur le marché,
46:29 notamment sur les différents supports,
46:31 PER bancaire, PER assurantiel.
46:33 Ce PER assurantiel, on le décline sur 2 versions.
46:35 La version classique, sur le niveau IC,
46:37 qui va utiliser uniquement nos fonds labellisés,
46:39 à base d'ETF.
46:41 Nos clients nous connaissent bien.
46:43 - L'ADN Yeomony ?
46:44 - Exactement.
46:45 C'est une version multi-asset qui vient en plus compléter,
46:48 avec l'ASC immobilière qu'on a lancée cette année,
46:50 pour rajouter de l'immobilier.
46:52 On rajoute également du private equity
46:54 sur nos investissements longs,
46:55 qu'on va chercher ailleurs,
46:57 en l'occurrence dans les équipes d'APAX.
46:59 On élargit.
47:00 Ce n'est pas du tout ce qu'on a des questions
47:02 de clients qui nous interrogent.
47:03 "Vous remettez en cause des ETF ?"
47:04 Pas du tout.
47:05 C'est toujours le moteur et c'est toujours essentiel
47:07 sur tout ce qui est listé,
47:08 mais sur du long terme.
47:10 Rajouter de l'immobilier,
47:11 surtout sur une nouvelle société civile
47:13 qui est en phase d'avancement,
47:14 et qui ne subit pas de rachat,
47:16 contrairement à beaucoup de concurrents.
47:18 Plus du private equity sur du long terme dans la retraite.
47:20 Ça fait tout à fait du sens
47:21 et ça complète bien l'univers ETF.
47:24 Très intéressant ce développement industriel.
47:26 Que dire des mouvements de flux
47:28 qu'on a pu observer sur le mois écoulé,
47:32 sur le mois de septembre,
47:33 avec les données que vous collectez
47:34 et que vous partagez une fois par mois avec nous, Olivier ?
47:37 C'est un petit mois de collecte.
47:38 C'est un peu plus de 7 milliards.
47:39 7 milliards, 4 pour être précis.
47:41 C'est un petit mois.
47:42 Si on regarde le verre à moitié plein,
47:43 c'est un petit mois de collecte ce mois-ci.
47:46 Si on regarde le verre à moitié vide,
47:48 par contre, si on compare,
47:49 et je crois que c'est sur votre plateau que j'ai entendu ça,
47:50 notamment la gestion active sur septembre
47:52 a tendance à décollecter,
47:53 quant à actions et cotés.
47:54 Donnez quand à Alice,
47:55 c'est Jean-François Beck qui vient là aussi une fois par mois.
47:57 Et lui, effectivement, c'est sur la gestion,
47:59 les fonds actifs.
48:00 Il peut différencier ETF et gestion active,
48:02 mais sur la gestion active, ça décollecte.
48:04 Sur la gestion indicielle et sur les ETF en particulier,
48:06 ça continue de collecter,
48:07 donc avec 7 milliards, un peu plus calme,
48:09 mais un mois de collecte.
48:10 Sur les actions et sur les obligations,
48:12 avec plus de collecte sur les actions que sur les obligations.
48:15 Donc ça, c'est l'événement qui était un peu surprenant sur cette année.
48:19 C'était que ça collectait beaucoup sur les marchés obligataires.
48:21 Là, on revient sur quelque chose d'un peu plus classique.
48:23 Et une décollecte, par contre, sur les matières premières,
48:25 d'un milliard six,
48:26 donc une décollecte relativement importante sur les matières premières.
48:29 Qu'est-ce qu'on peut dire, justement,
48:30 classe d'actifs par classe d'actifs,
48:32 de la collecte en actions ?
48:35 Qu'est-ce qui a tiré de l'argent dans l'univers actions ?
48:37 Qu'est-ce qui en a tiré un peu moins,
48:38 voire qui a subi de la décollecte, Olivier ?
48:41 Alors, sur les actions, c'est classique pour cette année.
48:43 Je pense que c'est quand on ne sait pas trop quoi faire.
48:45 Ce qu'on fait, c'est des grosses capitalisations,
48:47 à la fois mondes et à la fois américaines.
48:49 Ça, ça a collecté également le secteur de l'énergie,
48:52 même si sur l'ensemble de l'année, ça reste négatif.
48:54 Ça reste des flux négatifs, mais sur le mois de septembre,
48:56 on a vu de la collecte sur les actions liées au secteur de l'énergie.
49:00 Ce qui décollète globalement, c'est le secteur financier,
49:03 les actions asiatiques, à l'exception du Japon, hors Japon.
49:06 La Chine aussi, au niveau des ETF, continue à décollecter.
49:09 Et les valeurs de rendement américaines aussi
49:12 ont décollecté sur le mois de septembre.
49:14 Bon, sur la partie obligataire, intéressant de noter,
49:18 c'est la discussion du moment,
49:19 est-ce que c'est le moment de revenir sur l'obligataire ou pas ?
49:22 Quand on suit les flux,
49:23 ce n'était pas un gros mois de collecte pour l'obligataire.
49:26 Ce n'était pas un gros mois de collecte obligataire, tout à fait.
49:28 Par contre, si on regarde un peu plus en détail,
49:29 c'est un mois un peu "risk-off" là aussi,
49:31 parce qu'on revient, il y a un retour sur les obligations souveraines,
49:34 que ce soit américaine, européenne ou anglaise.
49:37 Donc c'est vraiment un retour sur le souverain.
49:40 Et puis sur le corpo, c'est plutôt euros court terme.
49:43 Donc là, vraiment, on va chercher des maturités courtes.
49:45 Et un peu d'aïl d'euros, mais ça c'est très très faible.
49:49 Et ce qui va par contre décollecter, c'est ce qui va être émergent.
49:52 Les obligations émergentes en devise locale ont fortement décollecté.
49:55 Et le high yield au niveau mondial.
49:57 Donc ça sent vraiment le "risk-off" sur le mois de septembre.
50:00 C'est en ligne avec ce qu'on a pu observer sur le comportement du mois de septembre.
50:04 Et puis décollecte sur les produits indiciels matières premières.
50:08 Exactement, sur tous les secteurs, mais essentiellement sur les métaux précieux,
50:13 qui là sont en forte décollecte sur le mois et depuis le début de l'année.
50:19 C'est une décollecte sur les...
50:22 C'est ce qu'on disait aussi.
50:23 Alors l'or connaît une remontée, effectivement,
50:26 avec la remontée du risque géopolitique.
50:28 Mais c'est vrai que quand on a des rendements réels, positifs ou moins négatifs,
50:32 ça dépend comment on regarde les choses,
50:34 c'est sûr que pour l'or c'est une concurrence très sérieuse.
50:37 Exactement, donc une décollecte sur les matières premières.
50:40 Bon, que dire des produits ESG ?
50:44 On constatait avec vous qu'il y avait eu peut-être un petit ralentissement
50:48 de la collecte ESG au cours des derniers mois, Olivier.
50:51 Et ce mois-ci aussi, là aussi c'est très différent entre le marché action et le marché obligataire.
50:56 Sur le marché action, on est vraiment sur un petit mois.
50:58 On est à 12% en proportion de collecte sur l'ESG par rapport au volume totaux de collecte.
51:04 Ça nous rappelle le mois de mars qui était vraiment un tout petit mois.
51:07 Il faut avoir en tête qu'on a environ 22% des encours globalement qui sont sur l'ESG,
51:12 donc 12% c'est vraiment petit.
51:13 Par contre sur l'obligataire, là c'est beaucoup plus volatile en général.
51:16 On est à 40%, donc ce qui est plutôt un mois de collecte côté ESG obligataire.
51:20 Sachant que l'univers est beaucoup moins développé.
51:22 C'est ça, c'est plus compliqué.
51:24 C'est plus simple sur tout ce qui va être obligation d'entreprise, évidemment, pour faire des filtres.
51:28 Sur le souverain, même si on voit de plus en plus de stratégies qui prennent en compte,
51:32 c'est plus compliqué.
51:34 Mais là, c'est un bon mois de collecte côté ESG obligataire sur ce mois-ci.
51:39 Bon, que dire du palmarès des émetteurs ?
51:43 On avait été surpris au mois d'août de ne pas retrouver BlackRock sur la première marche du podium.
51:49 Eh bien, on avait justifié en disant que c'était certainement lié à une faible collecte obligataire,
51:55 parce que c'est vrai que l'offre de BlackRock au niveau obligataire est très complète.
51:59 Ils sont sur tout, mais ils sont vraiment très complets par rapport aux autres sur les obligataires.
52:03 Et donc ils sont encore 3e ce mois-ci, pour le deuxième mois consécutif.
52:07 C'est rare comme série !
52:10 Et donc on a toujours DWS et Amundi devant.
52:14 DWS qui fait une très bonne année en termes de collecte globalement cette année.
52:19 Alors si on regarde sur le niveau, évidemment, depuis le début de l'année,
52:23 BlackRock reste évidemment en tête, suivi par DWS et Amundi.
52:30 Et on a Avantgarde, toujours Invesco qui suivent.
52:33 Donc c'est vraiment le palmarès des 5 premiers de l'année.
52:36 Et donc voilà, deuxième mois consécutif, BlackRock est 3e.
52:39 Hâte de voir ce qu'il en fera pour le mois d'octobre.
52:41 Avec vous Olivier, le mois de septembre c'est un mois de rentrée,
52:45 et donc beaucoup de lancements de produits.
52:48 18 lancements.
52:51 Ce qui m'a surpris, c'est que sur les 18 lancements, il y en a 10 effectués par DWS.
52:57 Ah bah tiens !
52:59 Donc ils ont fait plus de la moitié des lancements sur le mois de septembre.
53:02 C'est peut-être pas normal de les retrouver sur la première place avec une dynamique aussi forte.
53:05 Et comme souvent, même si on voit que la collecte sur l'EG par moment patine,
53:08 cette année 2023, on voit toujours qu'il y a beaucoup de lancements sur l'EG.
53:13 La majorité des nouveaux produits lancés sont ESG ou Accord de Paris,
53:19 ou en tout cas dans cet univers-là.
53:21 Exactement. Donc on voit que tous les constructeurs, distributeurs d'ETF
53:25 vraiment se préparent à continuer à avoir des flux et l'intérêt des investisseurs sur l'EG.
53:29 Même si là, certainement, post Performance 2022, il y a un retrait.
53:34 Toute l'industrie continue à s'organiser, à se mettre en place.
53:38 Donc voilà, DWS qui lance 18 produits, 3 obligataires, vraiment très très court.
53:43 Ça aussi c'est intéressant.
53:44 Très très court, du moins d'un an, de zéro à un an.
53:47 Donc vraiment très court en termes obligataires.
53:49 Et puis des usines monétaires quoi, c'est ça.
53:51 Exactement, pour concurrencer les offres monétaires, qui fonctionnent bien aujourd'hui.
53:55 Et pour le reste, c'est que de l'action.
53:57 Et c'est à chaque fois lié avec des thématiques EG,
53:59 que ce soit sur la biodiversité, que ce soit sur la transition énergétique
54:02 au niveau des marchés émergents.
54:04 Mais à chaque fois, c'est vraiment de l'EG.
54:06 BNP aussi, deux fonds obligataires liés aussi à l'EG.
54:09 BNP est très engagé sur cette démarche EG.
54:13 Bon, et puis là aussi, c'est des sujets industriels, mais qui intéressent tout le monde.
54:19 À commencer par les clients et ceux qui utilisent des ETF.
54:22 On voit beaucoup d'ETF qui sont existants et qui deviennent ESG,
54:28 qu'on transforme en ETF ESG.
54:31 Alors BNP Amundi l'a fait, mais d'autres également.
54:35 On en voit beaucoup et c'est vrai qu'Amundi, aussi avec la fusion avec Clixor,
54:39 au lieu de fusionner les ETF, ont eu un plan en se disant,
54:42 au lieu de fusionner, ce qui pourrait être fait classiquement,
54:45 on va garder les deux œufs et puis on va transformer progressivement les ETF Amundi en ESG.
54:52 Et donc c'est ce qu'ils font progressivement.
54:54 Ce qui coince un petit peu en termes de communication,
54:57 c'est une élévation des coûts qui n'est pas forcément comprise ou bien perçue par les clients.
55:03 Parce que l'ESG s'accompagne, pas nécessairement,
55:06 mais souvent s'accompagne aussi d'une hausse des frais de gestion.
55:09 Qui sont justifiés comment ?
55:11 Dans la conception, on peut le comprendre, on a besoin de plus de données aussi,
55:15 plus de réflexion sur le service.
55:16 Et c'est de la donnée qui coûte cher.
55:17 Et c'est de la donnée qui coûte cher.
55:19 Après, ça se met en place, nous on surveille, nos clients aussi nous interrogent.
55:25 On fait très attention en termes de coûts, parce qu'on s'engage sur des coûts maximaux.
55:29 C'est la promesse de la gestion passive historique.
55:31 Donc on reste sur des frais de gestion passive, mais des frais qui augmentent.
55:35 Et forcément, quand on transforme, des clients aussi qui disent "mais moi j'ai rien demandé".
55:39 Vous m'auriez proposé un autre.
55:41 Exactement, donc il faut gérer.
55:44 Bon, ça c'est la transition des ETF historiques vers les ETF ESG.
55:49 Mouvement inflationniste aussi.
55:51 De toute façon, oui, je n'ai pas osé rebondir.
55:55 On est dans un régime inflationniste aujourd'hui.
55:58 Donc les frais augmentent un peu partout.
56:01 Un mot de la gestion chez Yomoney, de la manière dont vous dirigez ou pilotez aujourd'hui
56:08 les investissements pour le compte de vos clients.
56:11 Olivier, dans une phase qui n'est pas évidente, on a essayé de décrire la semaine
56:16 avec les intervenants qui étaient juste avant vous.
56:19 C'est compliqué, les mouvements sont heurtés, on a très peu de visibilité quand même.
56:24 Donc les logiques d'investissement ne sont pas évidentes.
56:27 Nous, on était revenu au bench en termes d'exposition risque-obligataire.
56:31 On est resté comme ça malgré les tensions qu'on a vues, en se disant que les taux montaient beaucoup trop vite.
56:37 Et qu'en fait, c'était plutôt une bonne nouvelle que l'économie américaine soit résiliente.
56:40 Et le discours des banques centrales, rien n'avait changé.
56:42 Et c'était vraiment la perception des investisseurs qui d'un coup se disaient
56:45 "ils vont continuer à monter les taux et donc les mauvaises nouvelles redevenaient des bonnes nouvelles" et ainsi de suite.
56:50 Donc nous, on est resté en se disant que les taux montent beaucoup trop vite,
56:53 le taux réel est beaucoup trop important.
56:55 Donc on pense que ça va se calmer et que ça va s'arrêter.
56:57 Donc on est resté avec ce positionnement-là.
56:59 On a un biais plutôt accommodant pour les actions américaines,
57:03 on préfère les actions américaines, et aussi sur le secteur de la santé.
57:06 Pour l'instant, on a gardé ces deux paris tactiques-là,
57:08 qui se comportent plutôt bien dans le secteur de la santé,
57:10 et qui sont aussi plus défensifs, ça nous a aussi un petit peu aidé dans le mouvement de repli.
57:14 Et on attend et on espère que la saison des résultats,
57:16 qui commence vraiment aujourd'hui aux Etats-Unis avec les banques,
57:20 va venir aussi déplacer un peu la réflexion macro aussi sur le micro,
57:25 et va nous permettre aussi de regagner un petit peu d'air,
57:29 et repartir aussi pour gagner un petit peu d'alent.
57:32 Et pour l'instant, on surveille attentivement, on verra,
57:35 mais pas de raison de s'inquiéter outre mesure,
57:37 et d'ailleurs le marché est bien revenu sur les...
57:39 Neutre, c'est ce que j'entends beaucoup maintenant, c'est neutre.
57:42 Non mais, ni trop, ni pas assez, c'est neutre.
57:46 Merci beaucoup Olivier, merci de venir nous voir une fois par mois
57:50 pour nous apporter tous ces éléments d'analyse au cœur de l'industrie ETF.
57:54 Olivier Malteste, le directeur des investissements de Yeomanie,
57:57 était avec nous en plateau pour ce dernier quart d'heure de SmartBourse.
58:00 [Musique]

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