00:00 La revue de presse d'Europe à Olivier Delagarde où l'on parle d'étrangers en situation irrégulière dans les journaux ce matin.
00:07 C'est une petite information trouvée dans le monde mais qui prend évidemment une dimension particulière au lendemain du Waterloo parlementaire.
00:14 Le ministre de l'Intérieur vient d'être épinglé par le Conseil d'État car il a expulsé le 14 novembre dernier un Ousbec.
00:21 L'homme de 39 ans était pourtant visé par une interdiction administrative du territoire,
00:26 recensé au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation terroriste.
00:31 Il est aussi soupçonné de proximité avec la mouvance djihadiste.
00:34 Sa demande d'asile a été définitivement rejetée en 2022.
00:38 Mais alors quel est le problème allez-vous me dire ?
00:40 Et bien cet homme a saisi la Cour européenne des droits de l'homme
00:43 qui a immédiatement ordonné au gouvernement de ne pas l'expulser avant qu'elle se prononce.
00:48 Ce qu'il n'a pas fait et la justice exige donc son retour en France.
00:54 - Une histoire hallucinante. Sinon à la Une également ce matin, il y a le rejet de la loi immigration toujours.
00:58 - Et les collectionneurs de Une ne manqueront pas celle de Libération aujourd'hui.
01:03 Libé qui s'est amusé à pasticher l'affiche de "Maman j'ai raté l'avion".
01:07 Un blockbuster américain bien connu des boomers.
01:10 Cela donne une photo de Darmanin rajeuni et apeuré devant une fenêtre
01:15 derrière laquelle on aperçoit un Macron et une borne au visage menaçant.
01:19 "Macron j'ai raté ma réforme" titre le journal.
01:23 En attendant tout cela ne fait absolument pas rire le président de la République.
01:26 Dans les échos, Cécile Cornudet raconte l'ambiance crépusculaire du Conseil des ministres hier.
01:32 En plus les sondages des prochains jours s'annoncent catastrophiques pour l'exécutif.
01:36 Et quand deux ministres se croisent explique-t-elle chacun de se demander si Macron peut changer.
01:42 Éternelle question qui se pose à chaque crise.
01:46 Changer.
01:47 Pour commencer il faudrait changer de ton,
01:50 Vincent Trémolet de Villers à Henri de Nuit-Figaro.
01:53 Abandonner ce je ne sais quoi de supérieur.
01:56 Cette condescendance qui aura fait tant de mal au macronisme.
02:00 Comme s'il incarnait définitivement la raison et ses oppositions la folie.
02:04 Cette dialectique crispe tout le monde prévient-il et mène tout droit à la révolte démocratique.
02:10 Et pourtant à ce même Conseil des ministres, Gérald Darmanin lui n'a pas pu s'empêcher d'ironiser.
02:16 Raconte Marshall Westfred du Parisien Aujourd'hui en France.
02:19 En entrant dans la salle raconte-t-il, il aurait lancé à ses collègues
02:23 "Vous allez voir maintenant ce que c'est qu'un texte d'immigration de droite".
02:27 Manière de dire que le rejet de sa loi qui a provoqué une explosion de joie sur les bancs de la gauche
02:31 va entraîner son durcissement.
02:34 Et d'ailleurs c'est aussi l'opinion d'un commentateur politique atypique.
02:38 Vous le lirez en page 5 de Libération.
02:40 Il s'appelle Moussa, il est sans papier, il vit dans un foyer à Montreuil
02:45 et il est passionné par la vie politique française.
02:48 "Ces derniers mois j'ai beaucoup surveillé les infos", explique-t-il au journal.
02:51 "J'avais un espoir, je n'ai rien dit à ma femme et mes enfants,
02:54 je ne voulais pas leur dire que c'était possible d'être régularisé
02:56 et leur donner un faux espoir.
02:58 Aujourd'hui c'est violent, la France ne me fait aucun cadeau".
03:02 On change de sujet Olivier Delagarde et d'abord un mot de football.
03:06 Avec des journaux qui espèrent que le PSG ne va pas faire une Darmanin ce soir.
03:10 Pour la première fois sous l'air qatari, les joueurs de la capitale
03:13 sont effectivement menacés d'élimination avant les huitièmes de finale.
03:17 Alors pour éviter la motion de rejet, il va peut-être falloir mouiller le maillot.
03:21 L'équipe affirme qu'en moyenne, le PSG court quatre kilomètres de moins
03:26 que ses adversaires durant un match.
03:28 - C'est beaucoup !
03:30 - Sinon, quelques nouvelles en provenance du Wauquistan, à Sciences Po Paris d'abord.
03:35 Lisez l'article de Caroline Bayard du Figaro qui raconte comment le campus
03:39 a été bloqué par une cinquantaine d'étudiants, épaulés par Sandrine Rousseau,
03:43 en raison de suspicions de violences conjugales du directeur Mathias Vichra.
03:47 - C'est le wauquisme qui se mord la queue, ricane un professeur !
03:51 Depuis son arrivée, Vichra s'est montré intransigeant sur les violences sexistes,
03:55 parfois à tort.
03:57 Aujourd'hui, c'est l'arroseur arrosé.
04:00 Sinon, un nouveau nom à rajouter sur la liste terrible des victimes d'inceste,
04:05 celui de Tintin.
04:06 Si, en dernière page de Libération, vous lirez le portrait d'un philosophe
04:10 qui vient de publier un ouvrage dont la thèse est que Hergé, enfant,
04:14 aurait été violée et que cela transpirerait dans tous ses albums,
04:18 le livre est parfois brillant, écrit Quentin Gérard,
04:22 parfois abracadabrantesque, et effectivement, l'auteur explique quand même
04:27 que Tintin, c'est d'abord Totor, nom du premier héros de Hergé.
04:31 Totor avec deux o qui ont disparu au profit de deux i,
04:36 autrement dit, et suivez-moi bien,
04:38 Tintin, c'est un nom dont les deux o ont été pénétrés par deux i.
04:44 Il fallait évidemment y penser et s'indigner.
04:46 Mais avant que vous vous mettiez à réfléchir à tout ce qui a pu se passer
04:49 entre les voyelles d'un nom comme Pavlenko,
04:52 je voudrais vous livrer cette info lue dans le Parisien,
04:54 cette polémique depuis que le maire des Lilas a décidé de baptiser
04:58 l'une des nouvelles stations de métro de la ville, Serge Gainsbourg.
05:02 3 500 féministes ne l'entendent pas de cette oreille, décollée évidemment.
05:07 Elle dénonce dans une pétition les violences envers les femmes
05:11 et les tendances pédocriminelles, voire insatiables, du chanteur disparu en 91.
05:16 Voilà ce qu'il s'appelle un enterrement de première classe,
05:19 ou plus exactement, une deuxième façon de mettre Gainsbourg dans le trou.
05:24 Je fais des trous, des petits trous, encore des petits trous,
05:28 des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous,
05:31 des trous de seconde classe, des trous de première classe.
05:36 Je fais des trous, des petits trous, encore des petits trous,
05:40 des petits trous, toujours des petits trous, toujours des petits trous.
05:42 Décidément, ils vont tous y passer les uns après les autres, c'est ahurissant !