Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 ans

Tous les jours dans la matinale d’Europe 1, Olivier de Lagarde scrute et analyse la presse du jour. Aujourd’hui, le rejet de la loi Immigration, le PSG menacé d'élimination avant les phases finales de la Ligue des champions et le vrai nom de Tintin.

Retrouvez "La revue de presse" sur : http://www.europe1.fr/emissions/la-revue-de-presse2

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00 La revue de presse d'Europe à Olivier Delagarde où l'on parle d'étrangers en situation irrégulière dans les journaux ce matin.
00:07 C'est une petite information trouvée dans le monde mais qui prend évidemment une dimension particulière au lendemain du Waterloo parlementaire.
00:14 Le ministre de l'Intérieur vient d'être épinglé par le Conseil d'État car il a expulsé le 14 novembre dernier un Ousbec.
00:21 L'homme de 39 ans était pourtant visé par une interdiction administrative du territoire,
00:26 recensé au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation terroriste.
00:31 Il est aussi soupçonné de proximité avec la mouvance djihadiste.
00:34 Sa demande d'asile a été définitivement rejetée en 2022.
00:38 Mais alors quel est le problème allez-vous me dire ?
00:40 Et bien cet homme a saisi la Cour européenne des droits de l'homme
00:43 qui a immédiatement ordonné au gouvernement de ne pas l'expulser avant qu'elle se prononce.
00:48 Ce qu'il n'a pas fait et la justice exige donc son retour en France.
00:54 - Une histoire hallucinante. Sinon à la Une également ce matin, il y a le rejet de la loi immigration toujours.
00:58 - Et les collectionneurs de Une ne manqueront pas celle de Libération aujourd'hui.
01:03 Libé qui s'est amusé à pasticher l'affiche de "Maman j'ai raté l'avion".
01:07 Un blockbuster américain bien connu des boomers.
01:10 Cela donne une photo de Darmanin rajeuni et apeuré devant une fenêtre
01:15 derrière laquelle on aperçoit un Macron et une borne au visage menaçant.
01:19 "Macron j'ai raté ma réforme" titre le journal.
01:23 En attendant tout cela ne fait absolument pas rire le président de la République.
01:26 Dans les échos, Cécile Cornudet raconte l'ambiance crépusculaire du Conseil des ministres hier.
01:32 En plus les sondages des prochains jours s'annoncent catastrophiques pour l'exécutif.
01:36 Et quand deux ministres se croisent explique-t-elle chacun de se demander si Macron peut changer.
01:42 Éternelle question qui se pose à chaque crise.
01:46 Changer.
01:47 Pour commencer il faudrait changer de ton,
01:50 Vincent Trémolet de Villers à Henri de Nuit-Figaro.
01:53 Abandonner ce je ne sais quoi de supérieur.
01:56 Cette condescendance qui aura fait tant de mal au macronisme.
02:00 Comme s'il incarnait définitivement la raison et ses oppositions la folie.
02:04 Cette dialectique crispe tout le monde prévient-il et mène tout droit à la révolte démocratique.
02:10 Et pourtant à ce même Conseil des ministres, Gérald Darmanin lui n'a pas pu s'empêcher d'ironiser.
02:16 Raconte Marshall Westfred du Parisien Aujourd'hui en France.
02:19 En entrant dans la salle raconte-t-il, il aurait lancé à ses collègues
02:23 "Vous allez voir maintenant ce que c'est qu'un texte d'immigration de droite".
02:27 Manière de dire que le rejet de sa loi qui a provoqué une explosion de joie sur les bancs de la gauche
02:31 va entraîner son durcissement.
02:34 Et d'ailleurs c'est aussi l'opinion d'un commentateur politique atypique.
02:38 Vous le lirez en page 5 de Libération.
02:40 Il s'appelle Moussa, il est sans papier, il vit dans un foyer à Montreuil
02:45 et il est passionné par la vie politique française.
02:48 "Ces derniers mois j'ai beaucoup surveillé les infos", explique-t-il au journal.
02:51 "J'avais un espoir, je n'ai rien dit à ma femme et mes enfants,
02:54 je ne voulais pas leur dire que c'était possible d'être régularisé
02:56 et leur donner un faux espoir.
02:58 Aujourd'hui c'est violent, la France ne me fait aucun cadeau".
03:02 On change de sujet Olivier Delagarde et d'abord un mot de football.
03:06 Avec des journaux qui espèrent que le PSG ne va pas faire une Darmanin ce soir.
03:10 Pour la première fois sous l'air qatari, les joueurs de la capitale
03:13 sont effectivement menacés d'élimination avant les huitièmes de finale.
03:17 Alors pour éviter la motion de rejet, il va peut-être falloir mouiller le maillot.
03:21 L'équipe affirme qu'en moyenne, le PSG court quatre kilomètres de moins
03:26 que ses adversaires durant un match.
03:28 - C'est beaucoup !
03:30 - Sinon, quelques nouvelles en provenance du Wauquistan, à Sciences Po Paris d'abord.
03:35 Lisez l'article de Caroline Bayard du Figaro qui raconte comment le campus
03:39 a été bloqué par une cinquantaine d'étudiants, épaulés par Sandrine Rousseau,
03:43 en raison de suspicions de violences conjugales du directeur Mathias Vichra.
03:47 - C'est le wauquisme qui se mord la queue, ricane un professeur !
03:51 Depuis son arrivée, Vichra s'est montré intransigeant sur les violences sexistes,
03:55 parfois à tort.
03:57 Aujourd'hui, c'est l'arroseur arrosé.
04:00 Sinon, un nouveau nom à rajouter sur la liste terrible des victimes d'inceste,
04:05 celui de Tintin.
04:06 Si, en dernière page de Libération, vous lirez le portrait d'un philosophe
04:10 qui vient de publier un ouvrage dont la thèse est que Hergé, enfant,
04:14 aurait été violée et que cela transpirerait dans tous ses albums,
04:18 le livre est parfois brillant, écrit Quentin Gérard,
04:22 parfois abracadabrantesque, et effectivement, l'auteur explique quand même
04:27 que Tintin, c'est d'abord Totor, nom du premier héros de Hergé.
04:31 Totor avec deux o qui ont disparu au profit de deux i,
04:36 autrement dit, et suivez-moi bien,
04:38 Tintin, c'est un nom dont les deux o ont été pénétrés par deux i.
04:44 Il fallait évidemment y penser et s'indigner.
04:46 Mais avant que vous vous mettiez à réfléchir à tout ce qui a pu se passer
04:49 entre les voyelles d'un nom comme Pavlenko,
04:52 je voudrais vous livrer cette info lue dans le Parisien,
04:54 cette polémique depuis que le maire des Lilas a décidé de baptiser
04:58 l'une des nouvelles stations de métro de la ville, Serge Gainsbourg.
05:02 3 500 féministes ne l'entendent pas de cette oreille, décollée évidemment.
05:07 Elle dénonce dans une pétition les violences envers les femmes
05:11 et les tendances pédocriminelles, voire insatiables, du chanteur disparu en 91.
05:16 Voilà ce qu'il s'appelle un enterrement de première classe,
05:19 ou plus exactement, une deuxième façon de mettre Gainsbourg dans le trou.
05:24 Je fais des trous, des petits trous, encore des petits trous,
05:28 des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous,
05:31 des trous de seconde classe, des trous de première classe.
05:36 Je fais des trous, des petits trous, encore des petits trous,
05:40 des petits trous, toujours des petits trous, toujours des petits trous.
05:42 Décidément, ils vont tous y passer les uns après les autres, c'est ahurissant !

Recommandations