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00:00participants.
00:01Europe 1 Soir, 18h, 20h, Hélène Roué.
00:04Vous écoutez Europe 1, il est 18h12, bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez.
00:09J'accueille mes débatteurs du soir, Gilles Boutin, journaliste en politique économique au Figaro.
00:13Bonsoir Gilles.
00:14Bonsoir Hélène.
00:14Ainsi que Michel Fayad, analyste politique et géopolitique.
00:17Bonsoir Michel.
00:18Bonsoir Hélène.
00:18Nous accueillons notre invité, Mickaël Taverne, député Rassemblement National du Nord
00:23et ancien policier et militaire.
00:24Bonsoir.
00:26Bonsoir et merci pour l'invitation.
00:27Alors vous étiez évidemment au meeting aujourd'hui de Marine Le Pen au congrès du Rassemblement
00:31National hier à Orléans et alors je voulais vous poser une question.
00:36Est-ce que Marine Le Pen est déjà présidente ?
00:38Point d'interrogation, c'est notamment la une du journal du dimanche.
00:41Louis Alliot voit en elle une force tranquille et à six mois du scrutin, c'est vrai que
00:46cette assurance, est-ce qu'on ne risque pas de virer dans l'excès de confiance au
00:50vu des sondages, Mickaël Taverne ?
00:53Non, je ne pense pas.
00:54Vous savez, il faut faire preuve un petit peu de nuance.
00:56On regarde les sondages, bien évidemment, qui sont très flatteurs.
00:59Mais vous savez, une élection n'est jamais gagnée d'avance et nous allons faire une
01:03très belle campagne qui a commencé d'ailleurs aujourd'hui avec tantôt le congrès qui était
01:07une très belle réussite, une très grande et une belle serveur autour de Marine Le Pen.
01:12Et effectivement, avec son programme, son cap pour la France et Marine Le Pen incarne
01:17l'alternance que les Français attendent.
01:19C'est une belle réussite et on peut dire que pour l'instant, cette campagne présidentielle
01:22s'annonce très bonne et en tout cas, qui pourrait nous donner la possibilité de
01:28enfin changer la politique dans ce pays.
01:29Donc, on a un peu le sentiment que maintenant, Jordan Bardella, à Matignon, s'est tacté.
01:34Je rappelle qu'il a été réélu à la tête du Rassemblement National avec 98,98% des voix.
01:40Je rappelle également que Jordan Bardella va publier Gouverner chez Fayard dans quelques
01:44semaines et il détaille déjà son futur gouvernement d'ouverture.
01:47Et puis enfin, Marine Le Pen a bien rappelé aujourd'hui donc que ce sera Jordan Bardella,
01:51son Premier ministre.
01:52Donc, Mickaël Taverne, le tandem est aussi solide qu'il le prétende.
01:57Mais bien sûr, vous savez, nous avons toujours défendu ce ticket gagnant de Marine Le Pen,
02:04Jordan Bardella.
02:05Donc, ça, on l'a dit depuis des semaines, depuis des mois, que si Marine Le Pen était
02:10élu président de la République, ce serait Jordan Bardella à Matignon.
02:13Et donc, pour le coup, certains détracteurs ont essayé de mettre un peu de flou en fait
02:19dans cette stratégie.
02:21Mais en tout cas, au Rassemblement National, nous sommes clairs.
02:23C'est que ça a été dit dès le début.
02:25Marine Le Pen à l'Elysée, Jordan Bardella à Matignon et ça a été confirmé
02:29aujourd'hui par Marine Le Pen.
02:30Je voulais vous demander également, est-ce que vous êtes confiant, si vous accédez
02:34à l'Elysée, est-ce que vous êtes confiant dans le fait que vous pourrez appliquer
02:37votre programme ? C'est vrai qu'il y a quelques semaines, c'était avant les émeutes,
02:41Richard Ferrand, le président du Conseil constitutionnel, doutait de la constitutionnalité,
02:44en l'occurrence, de votre référendum sur l'immigration.
02:47Marine Le Pen a notamment appelé à sa démission.
02:49C'est vrai qu'on se dit, est-ce que vous allez pouvoir passer vos réformes avec
02:53les institutions telles quelles de la 5e ?
02:56Vous savez, ça fait 40 ans qu'on parle d'impossibilisme.
02:59On ne peut pas faire ceci, c'est impossible, ça ne marchera pas.
03:04Et donc, vous savez, au Rassemblement National, nous ne sommes pas un parti comme les autres.
03:07Et nous sommes extrêmement responsables.
03:09Et on le voit à l'Assemblée Nationale.
03:10Nous avons défendu des textes et proposé des textes extrêmement importants.
03:15Certains nous ont dit pendant des années que, par exemple, la loi immigration,
03:19ça ne pourrait pas se mettre en place, la loi narcotrafique,
03:23vous allez une nouvelle fois indiquer que des choses seraient possibles,
03:27alors que vous savez qu'au fond, ça ne sera pas possible de mettre ça en place, etc.
03:30Et en fait, ça fait déjà 30 ou 40 ans qu'on dit qu'on ne peut pas avancer.
03:35Il y a l'impossibilisme généralisé.
03:37Donc, en tout cas, avec nous, ce qui est clair, c'est que Marine Le Pen et Jean-Marc Bardella
03:41feront ce qu'ils disent, c'est-à-dire appliquer une politique ferme.
03:46Et on l'a vu aujourd'hui avec nos trois slogans.
03:50C'est la renaissance, effectivement, la puissance et surtout ensuite l'État,
03:56l'État qui reprend le contrôle de sa politique.
03:59Et puis, en tout cas, Marine Le Pen, en tout cas, elle, agira dans l'intérêt de la France et
04:03des Français.
04:03Et alors, avec quelle manœuvre budgétairement parlant ?
04:06C'est vrai qu'on sait à quel point vous le dites, vous les premiers,
04:09qu'effectivement, la dette, le déficit, l'État économique de la France est dans un État absolument catastrophique.
04:14Donc, est-ce que vous avez changé d'avis, notamment sur les économies et affaires ?
04:18On sait que vous parlez de 140 milliards pour le prochain budget.
04:21Est-ce que le Rassemblement National, aujourd'hui, est aussi le parti de l'ordre de manière générale
04:24et aussi le parti de l'ordre économiquement parlant ?
04:27Bien sûr, ça a été d'ailleurs rappelé aujourd'hui.
04:30Nous rétablirons l'ordre dans la rue et nous rétablirons l'ordre dans les comptes publics.
04:35Vous savez, nous avons présenté notre contre-budget, Jean-Philippe Tanguy, Marine Le Pen et Jean-Anne Bardella,
04:40il y a maintenant 15 jours.
04:42Et effectivement, pour le coup, il faut rassurer les Français.
04:45Et aujourd'hui, en fait, nous assistons à une descente aux enfers concernant les finances publiques.
04:51On voit qu'aujourd'hui, il n'y a quasiment plus de marge de manœuvre.
04:54Et ce sont des fois purement politiques.
04:56Donc nous, en tout cas, ce que nous disons, c'est qu'il faut faire des économies sur l'immigration.
05:00Personne n'a eu courage de le faire.
05:01Il faut faire des économies également sur la contribution du budget de la France à l'Union Européenne.
05:06Il faut faire des économies sur les agences d'État qui nous cotent énormément d'argent.
05:12Et en tout cas, pendant la loi de la simplification de la vie économique que nous avons débattue l'année
05:15dernière,
05:16seul le Rassemblement National avait voulu faire des économies sur les agences d'État.
05:21Donc en tout cas, comme je le disais, c'est une volonté politique.
05:23Il faut avoir du courage de le faire, d'appliquer nos mesures.
05:26Et en tout cas, c'est ce que nous ferons si les Français nous font conscience en débutant de l
05:30'État.
05:30Gilles Boutin.
05:31Oui, bonsoir, Monsieur le Député.
05:33Pardonnez-moi, mais Marine Le Pen a dit que le problème des retraites était dérisoire par rapport au montant des
05:37déficits.
05:38Mais elle oublie que les déficits sont dus à notre système des retraites.
05:42Puisque, dois-je le rappeler, 80% de la hausse des dépenses publiques, c'est dû aux retraites et à
05:47la santé.
05:47Donc, pardonnez-moi, mais votre candidate me donne le sentiment d'être vraiment en dessous de la réalité économique.
05:52Je ne dis pas qu'il faut faire rendre gorge aux retraités, ce n'est pas ça.
05:56Ce que je veux dire, c'est qu'il faut au moins reconnaître la réalité, l'origine de nos déficits.
06:01Et elle, elle semble pratiquer un déni absolu sur l'origine de ce déficit monumental de 150 milliards.
06:08Et que le système de répartition est à bout de souffle, quoi qu'on en dise.
06:10Michael Taverne.
06:12Mais vous savez, nous avons un discours de vérité auprès des Français.
06:16Et il y a un moment, il faut arrêter de toujours s'en prendre eux-mêmes.
06:18C'est-à-dire à ceux qui ont travaillé et ceux qui travaillent.
06:21Mais on parle pas de 100% moins, on parle de nommer les choses.
06:24Quand l'État, et bien justement, c'est ce que je suis en train de dire, c'est que quand
06:27on veut faire des économies, on s'en prend systématiquement eux-mêmes.
06:30C'est-à-dire qu'on fait des économies sur les malades, on fait des économies sur ceux qui travaillent,
06:35on fait des économies sur les retraites.
06:36On vient de rejeter le projet de loi de finances de la sécurité sociale.
06:39Et je peux vous assurer qu'à chaque fois, on s'en prend toujours eux-mêmes.
06:42Il n'y a pas de mesures courageuses qui ont été prises pendant quelques années.
06:46Mais est-ce qu'on fait des économies sur l'immigration ?
06:49Je rappelle juste que dans quasiment tous les pays du monde, on ne donne pas des aides non-contributives aux
06:55étrangers qui vivent sur le territoire national.
06:56C'est quasiment 20 milliards d'euros par an.
06:58Nous, nous l'avons proposé.
06:59Les Allemands le font.
07:00Les Allemands, par exemple, il faut 5 ans de présence sur le territoire national pour avoir des aides non-contributives,
07:06je le rappelle.
07:07Et nous, en fait, nous avons proposé ça, c'est 20 milliards.
07:09Est-ce que des gouvernements l'ont appliqué cette mesure ?
07:13Non.
07:13En tout cas, nous, nous le disons et nous le ferons.
07:14Ensuite, le budget de l'Union Européenne, la contribution.
07:18Nous avons décidé avec Marine Le Pen que ce soit plafonné à 5 milliards.
07:23Donc ça, une nouvelle fois, ce sont des choix purement politiques.
07:25On va se faire bien à l'Union Européenne.
07:29Concernant, vous savez, il y a des pays qui ont tenu des rabais.
07:32L'Allemagne et les Pays-Bas, ils sont toujours dans l'Union Européenne.
07:34Donc pourquoi les Allemands et les Hollandais auraient droit et sauf nous ?
07:37Et je prends une nouvelle fois l'exemple, par exemple, sur les retraités.
07:44Systématiquement, comme je le disais, on s'en prend à eux.
07:46Mais le problème, ce n'est pas les retraités.
07:48Le problème, c'est qu'il faut que nos jeunes entrent plutôt dans le travail.
07:55Mais oui, mais bien sûr, c'est ça, en fait, la politique qu'il faut mener aujourd'hui.
07:59C'est, effectivement, il faut que nos jeunes entrent plus vite dans le marché du travail
08:04pour pouvoir cotiser et financer le système des retraites.
08:08Mais vous savez, Marine Le Pen présentera, en fait, sa réforme des retraites dans quelques jours.
08:12Et vous y verrez plus clair.
08:13Mais en tout cas, ce qui est certain, c'est que c'est un choix de société.
08:17Et nous, en tout cas, nous avons défendu notre retraite.
08:19Et si les Français nous font confiance, on l'appliqueront.
08:21Michel Fayad.
08:22Est-ce que vous reviendrez aussi sur le nombre d'heures de travail ?
08:26Parce que les retraités que vous défendez, ce sont des retraités qui, généralement, ont travaillé 39 heures.
08:32Pas parfois, enfin, plus même que les 37 heures.
08:35Donc là, est-ce qu'on va continuer à demander aux jeunes de travailler, enfin aux travailleurs,
08:39de travailler 35 heures pour cotiser pour des gens qui ont travaillé plus, enfin, qui ont travaillé davantage qu'eux
08:45?
08:46Ou est-ce qu'on va remettre tout le monde à égalité, dans le sens où on va demander aux
08:49gens de travailler aussi plus d'heures ?
08:51Parce qu'il y a deux choses, enfin, deux tabous que la gauche a faits sur lesquels on n'est
08:59pas revenus.
09:00La première, c'est sur la fameuse loi des 35 heures.
09:04Et la deuxième, c'est lorsque Hollande a remis la taxation des heures supplémentaires.
09:09Chose que Nicolas Sarkozy avait enlevé, la défiscalisation des heures supplémentaires.
09:13Michael Zanlern.
09:15Oui, vous savez, nous sommes pour la France du travail.
09:17Donc, il est bien évident que cette politique et cette loi des 35 heures, effectivement, peut poser beaucoup de problèmes.
09:23Mais nous, en tout cas, nous défendons la possibilité de faire des heures supplémentaires défiscalisées.
09:28Ça, effectivement, c'était une mesure qui a été mise en place de manière comme la Sarkozy, qui était assez
09:32populaire.
09:33Et en fait, c'était dans, si vous voulez, la logique de travailler plus pour gagner plus.
09:39Donc là, je ne peux pas vous dire ce qu'on fera une fois qu'on sera en responsabilité sur
09:43les 35 heures.
09:44Mais en tout cas, ce qui est certain, c'est qu'on défend la France du travail.
09:48On veut enlever toutes ces normes, toutes ces contraintes qui pèsent sur les travailleurs, qui pèsent sur les entreprises.
09:54Notamment, baisser les taxations, la CVE, la C3S, qui pénalisent effectivement nos entreprises dans la compétitivité.
10:02Et cela nous permettrait d'être beaucoup plus compétitifs avec cette concurrence absolument sauvage.
10:08Mais en tout cas, nous, ce qui est certain, c'est qu'on défendra la France du travail et une
10:13baisse d'impôts pour pouvoir relancer la machine économique.
10:16Vous écoutez Europe 1, il est 18h22.
10:18Mickaël Taverne, en plus, vous êtes député du Rassemblement National.
10:21Vous avez également une expérience en tant que policier et en tant que militaire.
10:25Donc, on va ouvrir la page, évidemment, sur les violences du 17 octobre, sur également les événements qui se sont
10:29passés hier.
10:30Je voulais vous parler de cette commission d'enquête du 17 octobre.
10:33Étant donné que vous avez été un des premiers concernés, Mickaël Taverne,
10:36vous étiez candidat pour être rapporteur de la commission d'enquête.
10:38Et vous avez été battu au troisième tour après le retrait du LFI Thomas Porte, au profit de l'écologiste
10:43Pourria Amir Chahi.
10:44Oui, l'ERN a dénoncé une mascarade et a boycotté la commission.
10:48Ma première question, ça va être comment vous avez réagi, effectivement, à cette nouvelle-là.
10:52Et surtout, ma deuxième question, son argentine a recevé Laurent Marcangé, le président des députés Horizon.
10:57Et alors, le parti n'est toujours pas sûr de siéger dans cette commission d'enquête pour une seule raison,
11:01c'est que vous n'êtes pas rapporteur.
11:03Et il juge, effectivement, que c'est quelque chose qui est antidémocratique.
11:07Et alors, c'est vrai que quand il nous a dit ça, c'est quand même assez inédit.
11:09C'est-à-dire que Horizon refuserait peut-être de siéger dans une commission parce que l'ERN n'a
11:13pas été élu rapporteur.
11:14Je me suis dit que les choses avaient vraiment changé, Mickaël Taverne.
11:18Oui, c'est assez paradoxal parce que, déjà, comme vous l'avez dit, Marine Le Pen avait proposé que je
11:24sois rapporteur.
11:25Et d'ailleurs, c'était normalement le deal qui avait été mis en place et puis affirmé en conférence des
11:33présidents.
11:33C'est-à-dire que les trois blocs devraient être représentés, donc la gauche, le bloc central et le Rassemblement
11:39National avec ses alliés de l'UDR.
11:42Mais bon, quand on est arrivé en commission et qu'il y a eu un vote, on a su tout
11:46de suite que, bon, effectivement, cet accord ne serait pas respecté.
11:51Et nous sommes, effectivement, arrivés à une situation où je me suis retrouvé face à un candidat écologiste.
11:57Et les macronistes, et puis même à Horizon, se sont défilés, c'est-à-dire qu'ils ont voté blanc.
12:05Et ce qui a permis aux candidats de gauche d'être élus.
12:09Donc, c'est bien de venir sur les plateaux télé ou alors dans les stations de radio et puis dire,
12:14oui, ce n'est pas normal parce que le Rassemblement National n'est pas là.
12:17Bon, je rappelle juste qu'ils avaient qu'à être en commission et puis voter pour le candidat du Rassemblement
12:21National.
12:23Donc, Mme Fiermin-Le Bonneau était toute contente d'être élue co-rapporteure.
12:28Mais au final, quand elle se retrouve avec un socialiste et un écolo profondément anti-flics et qui incarneront, en
12:36fait, non pas, une commission d'enquête partielle.
12:40Inpartielle, mais plutôt partielle.
12:42Je rappelle que ces deux députés parlent de violences systémiques dans la police nationale.
12:48Ils parlent de contrôle au faciès.
12:50Donc, cette commission d'enquête ressemblera plutôt à un procès contre les forces de l'ordre plutôt qu'une commission
12:55d'enquête impartielle.
12:56Alors, parlons de la journée d'hier.
12:58Donc, 53 membres de forces de l'ordre ont été blessés contre 1144 une semaine plus tôt.
13:0324 commerces pillés hier contre plus de 1500 la semaine dernière.
13:06Vous qui avez été policier, est-ce que c'est la preuve que le dispositif fonctionne ?
13:10Plus on met 10 bleus, moins il y a de violences.
13:13Ou est-ce que c'est simplement l'ultra-gauche et certains quartiers qui ne sont pas sortis ?
13:17Quel regard vous avez sur la journée d'hier ?
13:20Tout d'abord, on apprend de ses erreurs.
13:22C'est-à-dire que le dispositif qui a été mis en place était quand même bien supérieur à celui
13:25du 17 octobre.
13:28Donc, pour le coup, il faut déjà féliciter qu'il y ait plus de policiers.
13:31Mais vous savez, on est en train de payer 30 à 40 années de laxisme,
13:36que ce soit un laxisme autoritaire, judiciaire et migratoire.
13:40Et aujourd'hui, nous sommes en train de payer la facture.
13:42Donc, bien sûr qu'il y a l'ultra-gauche qui s'immisce au sein des mouvements qui sont pacifiques.
13:48Je rappelle que c'est la technique Black Blocks.
13:50C'est-à-dire que vous avez des personnes qui manifestent parce que c'est un droit constitutionnel.
13:55Et puis, il y a des groupuscules violents, souvent mêlés au racaille de banlieue,
14:00qui viennent en fait, non pas pour défendre la France du travail, mais pour défendre la France du chaos
14:04et pour désorganiser l'action des policiers et des gendarmes.
14:07C'est-à-dire qu'ils s'immiscent dans les manifestations et puis s'en prennent à nos forces de
14:11l'ordre, etc.
14:12Et puis, si vous voulez, les forces de l'ordre répliquent, puisque c'est quand même la loi,
14:17c'est le rétablissement de l'ordre public et puis c'est surtout aussi la légitime défense.
14:21Quand des policiers prennent des cocktails Molotov, des pavés, ils ont quand même le droit de se défendre.
14:25Le problème, c'est que ces groupuscules sont dans les manifestants, avec les manifestants dans les cortèges.
14:31Donc ça, c'est très compliqué pour nos forces de l'ordre.
14:34Nous avions fait des propositions en 2023 lors de la commission d'enquête sur les groupuscules violents,
14:39notamment lors des sommations.
14:41Il y a beaucoup de pays qui utilisent des moyens lumineux, des avertisseurs sonores
14:45pour informer les manifestants qu'il va y avoir une manœuvre de police.
14:49Ça, nous l'avons proposé, nous n'avons jamais été entendus,
14:52alors que ça pourrait être une première mesure.
14:56Mais il y a aussi, bien évidemment, l'assisme judiciaire,
14:59c'est-à-dire qu'il faut remettre en place cette loi contre la loi anti-casseurs.
15:05Il faut également mettre en place cette mesure de casseurs-payeurs
15:09que nous défendons au Rassemblement National depuis longtemps,
15:11mais c'est également rétablir les peines planchées.
15:13Quand on s'en prend des policiers, à des gendarmes,
15:16dès que vous en prenez même un professeur,
15:19il faut systématiquement aller en prison.
15:21C'est ce qu'on n'a jamais voulu mettre en place les différents gouvernements.
15:26Et ça, en tout cas, au Rassemblement National,
15:28il faut vraiment affirmer cette fermeté de l'État.
15:33Il faut rétablir l'autorité de l'État.
15:34Et en tout cas, c'est ce que nous essaierons de faire, bien évidemment,
15:37si nous arrivons en responsabilité en 2027.
15:39Mais vous savez, encore une fois, il faut faire preuve de courage.
15:42Et les différents gouvernements n'ont jamais fait preuve de courage,
15:45n'ont jamais voulu rétablir l'autorité de l'État.
15:47Et avec Marine Le Pen, gendarme Bardella, c'est ce que nous ferons.
15:49Un grand merci, Mickaël Taverne, député Rassemblement National du Nord
15:52et ancien policier et militaire d'être venu dans Europe 1.
15:56On reste ensemble avec Gilles Boutin et Michel Fayad.
15:58Nous reviendrons évidemment sur les événements d'hier,
16:00les événements du 24 octobre et le dispositif policier
16:03qui a fonctionné s'il fallait un autre démenti pour la France insoumise.
16:06A tout de suite sur Europe 1.

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