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00:01Europe 1, le journal permanent.
00:03Europe 1, il est 19h45, le rappel des titres, c'est avec Frédéric Joncheret.
00:07Il n'y a qu'une seule communauté, c'est la communauté nationale.
00:10Marine Le Pen entend l'inscrire dans la Constitution.
00:12La candidate aérienne à l'Elysée a tenu son premier grand meeting à Orléans devant 8500 personnes.
00:17Elle a affirmé par ailleurs en France, on vit comme des Français.
00:21L'espace public appartient à tous et que n'avoir qu'un seul peuple, c'est aussi ne laisser personne
00:26au bord de la route.
00:27Le temps est à une plus grande fermeté.
00:30Un casseur, un pilleur n'est pas un manifestant, mais un délinquant et doit être traité comme tel.
00:34Déclaration du co-rapporteur de la loi casseur-payeur, le sénateur LR David Marguerite, qui était l'invité d'Europe
00:401 matin.
00:41Benyamin Netanyahou affirme que l'Iran et ses alliés pourraient tenter de perturber les élections législatives prévues mardi en Israël.
00:48Le Premier ministre israélien met en garde la République islamique contre toute attaque.
00:53Ne nous mettez pas à l'épreuve.
00:54Vous subirez des représailles disproportionnées, a-t-il assuré ?
00:58Et en rugby, La Rochelle, Bordeaux-Bex et l'affiche de clôture de la septième journée de top 14.
01:03Un beau duel entre le quatrième et le troisième à suivre à 21h sur Canal+.
01:07Merci Frédéric, on vous retrouve à 20h sur Europe 1 pour votre journal.
01:11Europe 1 soir.
01:1318h, 20h.
01:14Hélène Roué.
01:14Alors évidemment, quand il y a un événement aussi grave que ce qui s'est passé le 17 octobre, vous
01:19avez évidemment des lots d'idées.
01:21Parfois elles sont bonnes, parfois elles sont saugrenues.
01:23Je vous propose d'écouter Laurent Marcangeli.
01:25C'est le patron des députés Horizon.
01:27Dans une interview à Radio-J, il a suggéré que la France Insoumise contribue financièrement au remboursement des dégâts causés
01:33par les manifestations.
01:33Quand je vois que LFI reçoit à peu près 4 millions d'argent public par an, tout ça c'est
01:39de la dotation publique,
01:40donc c'est de l'argent qui vient de nos impôts, qui vient des Françaises et des Français.
01:45Quand je vois les destructions de biens publics, si demain dans des manifestations qui tournent mal,
01:49vous avez dans les cortèges des élus, des députés de LFI qui disent qu'il faut y aller, il faut
01:54continuer à manifester,
01:55et donc que ça tourne mal, il va falloir peut-être se poser la question,
01:59est-ce qu'un moment pour rembourser, pour réparer la dotation publique de LFI, elle ne doit pas contribuer au
02:05remboursement ?
02:07Jules Torres, vous avez d'un côté le patron des députés Horizon, Laurent Marcangeli,
02:10il suggère de puiser dans la dotation publique de LFI, c'est plus de 4 millions d'euros par an.
02:15Et de l'autre côté, vous avez également une autre idée, elle vient du garde des Sceaux cette fois-ci,
02:18de Gérald Darmanin,
02:19elle a prononcé cette phrase, on ne vote pas aux prochaines élections quand on a pillé des magasins ou attaqué
02:24des policiers.
02:26Qu'est-ce que vous pensez de ces deux idées ?
02:27Moi je trouve que ces deux idées sont très très bonnes, la première me semble un petit peu quand même
02:32surannée,
02:33dans le sens où je crois qu'elle existe déjà, parce qu'il y a l'article 24 de la
02:36loi du 29 juillet 1881,
02:38qui prévoit déjà 450 000 euros d'amende je crois, et 5 ans d'emprisonnement,
02:42pour toutes les personnes qui encouragent ou revendiquent, même si ce n'est pas suivi des faits,
02:48des violences, des vols, des pillages.
02:51Donc je pense que déjà la France insoumise pourrait déjà être poursuivie au titre de cet article,
02:54je ne sais pas pourquoi ce n'est pas le cas, et ensuite on pourra avoir un débat judiciaire bien
02:57sûr,
02:57et ensuite Gérald Darmanin, bien évidemment, c'est d'ailleurs un petit peu dans la veine de ce qu'il
03:02a demandé aux procureurs généraux,
03:03c'est-à-dire de requérir la privation des droits civiques, l'interdiction de manifester, le bannissement numérique,
03:09et même l'information aux employeurs.
03:11Bien sûr que moi si aujourd'hui je suis rédacteur en chef sur le site du journal du dimanche,
03:16s'il y a un de mes journalistes qui va tabasser des flics, s'il y a un des journalistes
03:20de mon service qui va, je ne sais pas,
03:22commettre des pillages, j'aimerais bien que le ministère de la justice, le ministère de l'intérieur me le dise.
03:27La semaine dernière, vous avez lu l'infiltré Hélène, vous avez vu qu'on a révélé qu'un salarié de
03:31MediaOne,
03:32donc l'entreprise de Mathieu Pigasse, de Xavier Niel et de Pierre-Antoine Capeton,
03:35avait participé au saccage et à l'attaque extrêmement violente contre les bureaux de CNews d'Europe 1 et du
03:41journal du dimanche.
03:42Bon ben voilà, Pierre-Antoine Capeton, il l'a su grâce à la presse.
03:45Je peux vous dire qu'il est au courant et je peux vous dire qu'il va sans doute y
03:48avoir des réactions.
03:49Mais donc évidemment, ça me paraît être une mesure de bon sens, on ne peut pas tolérer aujourd'hui dans
03:53ce pays
03:53la violence en permanence et la violence complètement impunie.
03:56Sébastien Ligné, vous êtes d'accord ou pour vous c'est plus un coup de com' ?
04:00Non mais c'est de la com' et puis surtout là où c'est plus inquiétant selon moi c'est
04:03que c'est...
04:04C'est assez sain comme mesure.
04:05Oui mais c'est du cosmétique de la part de personnes qui refusent en réalité de voir le réel.
04:10Le 17 octobre, on n'a pas appris que l'extrême gauche soufflait sur les braises,
04:15qu'il y avait des dizaines de milliers de casseurs professionnels issus des rangs de l'extrême gauche et des
04:21black box etc.
04:22Ce qu'on a vraiment appris et je me mets moi dans le sac aussi parce que j'ai totalement
04:25sous-estimé l'ampleur des violences du 17 octobre.
04:29Vous n'êtes pas ministre de l'intérieur ?
04:30Non, c'est la masse immense, imprévisible de jeunes, de gens qui ne sont pas des casseurs,
04:41qui ne sont pas des professionnels, des opportunistes, des pilleurs, amateurs de certaine manière,
04:46des pilleurs qui profitent du chaos pour participer et participer encore plus aux violences.
04:51Cette masse-là, qui n'existait pas il y a 10 ou 15 ans, de jeunes gens qui parfois n
04:56'ont pas de casier judiciaire,
04:57ne sont pas des délinquants, ne sont pas des black box, ne sont pas liés à l'ultra-gauche,
05:00mais ont une vision de la société française tellement dégradée, ont un rapport à la violence tellement débridé,
05:07qu'aujourd'hui ils participent à ces pillages.
05:08C'est cette masse-là qu'on n'arrive pas à comprendre.
05:10Ensuite, tout le reste, je trouve ça cosmétique.
05:12Enlever le droit de vote à quelqu'un qui pille, très bien, pourquoi pas,
05:15faire payer quelques dizaines de milliers d'euros à la France en ce mises d'accord,
05:18ça ne réglera pas le sujet.
05:19Le sujet, c'est qu'on a une société française qui s'est complètement facturée,
05:22qu'on a une violence qui est complètement débridée,
05:23et qu'aujourd'hui on est capable, en une journée, d'avoir peut-être 100 000,
05:27peut-être si ce n'est plus, jeunes pilleurs qui, parce qu'ils ont vu une boutique avec une vitrine
05:33cassée,
05:33se disent « tiens, je rentre pour piller », alors qu'avant ils ne l'auraient pas fait.
05:36C'est cette logique-là contre laquelle il faut lutter,
05:39pas le droit de vote d'un pire d'extrême-gauche qui, ça se trouve, ne vote même pas d
05:43'ailleurs.
05:43Je vous propose d'ouvrir une page politique, Jules Thorez,
05:46dans le baromètre du journal du dimanche, l'exécutif à l'impopularité record.
05:50C'est le toboggan, mais en même temps, vu ce qui s'est passé le 17 octobre, ce n'est
05:53pas étonnant.
05:54Sébastien Lecornu, Premier ministre, perd 5 points de popularité,
05:57Emmanuel Macron en perd 7, et sachez également que chez les 18-24 ans,
06:02Emmanuel Macron perd 23 points.
06:04Il cumule donc aujourd'hui à 16% de satisfaits,
06:07et toujours très intéressant quand on regarde ses sondages,
06:09quand on regarde ses baromètres, de regarder le pourcentage de très satisfaits.
06:13Emmanuel Macron n'en cumule seulement que 4%.
06:16Jules Thorez, qu'est-ce qu'il faut retenir de ce baromètre ?
06:19Emmanuel Macron, il paie en effet une semaine noire, vous avez raison de le dire,
06:22c'est extrêmement important de voir que son positionnement,
06:24qui est quand même difficile à comprendre,
06:27c'est-à-dire à la fois, semaine A, de nous dire que
06:29la doctrine du maintien de l'ordre des policiers et des gendarmes manque d'humanité,
06:32manque d'empathie, de l'autre, avoir un ton extrêmement martial,
06:37ça ne fonctionne pas parce que, vous l'avez dit,
06:39il perd 23 points chez les 10 et 24 ans,
06:42mais il perd aussi 22 points chez les commerçants et les artisans,
06:45qui sont les premiers ciblés par le mouvement du 17 octobre,
06:49par le 24 octobre aussi, puisqu'on voit que Paris était complètement barricadé,
06:52que Orléans est complètement barricadé,
06:54j'invite d'ailleurs à lire l'interview d'un représentant des commerçants d'Orléans,
06:58dans le journal du dimanche ce matin,
06:59qui représente 300 commerçants et artisans,
07:02et qui montre qu'ils ont dû arrêter de vivre pendant tout un week-end,
07:06parce qu'on avait, oui, quelques dizaines de milliers de personnes d'extrême-gauche
07:10qui étaient venues là pour empêcher la fête.
07:13Donc sur le président de la République, j'ai envie de vous dire que ça suit ce qu'on était
07:16un petit peu en train de dire,
07:17c'est-à-dire que ce président-là, de toute manière, n'a plus aucune capacité de rebond,
07:22que ce n'est pas en allant au concert de Céline Dion,
07:25ou en allant dans un voyage diplomatique de trois jours au Koweït,
07:28pendant que votre pays est à feu et à sang,
07:31que votre pays, selon lui, est en train d'être ciblé,
07:34et que la République est ciblée, non, ça ne fonctionne pas,
07:37mais les Français ne voient plus aucune raison d'espérer,
07:40ne voient plus aucune raison de croire encore à ce président de la République,
07:44ils n'attendent plus qu'une chose, c'est qu'il parte, c'est son départ,
07:46et ça aura lieu dans les six prochains mois.
07:48Parlons du Rassemblement National.
07:50Jordan Bardella, Éric Ciotti, Marine Le Pen étaient en meeting aujourd'hui à Orléans,
07:54après le congrès du Rassemblement National qui s'est tenu hier, bien sûr.
07:57Jordan Bardella a été réélu président du parti,
08:00avec 98,98% des voix.
08:02Je vous propose d'écouter Marine Le Pen,
08:05elle a décidé également de mettre le droit au beau, au concert,
08:08pendant son discours.
08:10Nos sociétés modernes ont trop souvent relégué la beauté,
08:14l'élégance, la distinction,
08:17au rang du superflu,
08:18comme si elles étaient le privilège des temps où des gens prospèrent.
08:22Oui, je le pense,
08:23la question du beau est profondément politique.
08:26Un bâtiment, une place, un lycée, un quartier, une ville, un tableau,
08:32l'art de se vêtir,
08:33tout cela reflète l'idée que nous nous faisons de l'être humain
08:36et de la considération qu'une société lui porte.
08:39Je dois vous l'avouer,
08:41je nourris un rêve secret que je suis sûre vous partagerez.
08:46Je veux que demain, que dans le monde,
08:48on puisse dire, comme ce fut le cas,
08:51c'est beau, c'est français.
08:54Sébastien Ligné, la dernière fois à Hénin-Beaumont,
08:57Marine Le Pen avait décidé d'inciter sur le logement,
08:59également sur la préférence nationale.
09:00Cette fois-ci, elle choisit de parler de beau.
09:03C'est assez original ?
09:03C'est assez original,
09:05mais je trouve que politiquement, c'est assez malin,
09:07pour tout vous dire.
09:07C'est-à-dire qu'on comprend l'idée générale de cette campagne de Marine Le Pen,
09:11c'est d'expliquer finalement,
09:12de retourner l'argument du
09:14« avec nous, ce sera le chaos ».
09:15L'idée que le bloc central mettait souvent en avant,
09:18de dire finalement, nous, nous restons le pôle de stabilité
09:21et si vous vous tournez vers l'extrême droite ou l'extrême gauche,
09:24vous aurez le chaos.
09:25Marine Le Pen dit, regardez, le chaos, vous l'avez déjà.
09:27Donc nous, on va vous proposer quelque chose d'autre.
09:29Et là où c'est intéressant,
09:30c'est que Marine Le Pen ne s'enferme pas dans le constat permanent.
09:33Elle considère, et je pense qu'elle a raison,
09:35que les Français lui accordent déjà la primauté du constat.
09:40Ça fait 50 ans que le Rassemblement national
09:42va sur les questions d'insécurité, d'immigration, de nationalisme, etc.
09:47Ça, c'est acquis.
09:48Et donc Marine Le Pen, au lieu de s'enfermer dans une campagne,
09:52une nouvelle fois sur ces sujets-là,
09:53sur le constat, sur pourquoi l'insécurité,
09:55pourquoi l'immigration, pourquoi, etc.,
09:57elle tente d'incarner une vague d'optimisme,
10:00une nouvelle page, un nouveau chapitre.
10:02Après 10 ans d'Emmanuel Macron,
10:03tenter de se dire, bon, on oublie,
10:05on passe à autre chose,
10:06et on vous explique que le futur peut être positif
10:08et que malgré l'ambiance morose
10:10qu'on ressent tous, notamment depuis une semaine,
10:13une autre France est possible.
10:15L'idée d'utiliser notamment le terme de renaissance
10:17qu'elle utilise en permanence dans cette campagne
10:20et notamment dans ce discours,
10:22c'est intéressant parce que c'est à la fois
10:23un pied de nez aux renaissances d'Emmanuel Macron
10:26et c'est aussi une manière d'incarner une autre France.
10:29Une autre France qui, en effet,
10:31serait capable de se réunir à nouveau.
10:34Donc plutôt une campagne positive,
10:35ce qui n'était pas d'habitude
10:37à l'ordre du jour au sein du Rassemblement national.
10:39Mais c'est plutôt intéressant.
10:39Je trouve ça assez normal
10:40parce que c'est la première fois
10:41que Marine Le Pen fait une campagne de second tour.
10:43Là, elle n'est pas du tout dans une campagne de premier tour.
10:46En 2017, elle était dans les favoris
10:50pour être au second tour
10:51mais elle n'était certainement pas sûre d'y être.
10:53S'il n'y avait pas l'affaire Fillon,
10:54peut-être d'ailleurs n'aurait-elle jamais été
10:57au second tour de l'élection présidentielle.
10:58En 2022, elle savait qu'elle serait au second tour
11:01mais elle savait très bien qu'elle ne pourrait pas gagner.
11:03Là, elle est dans un cas de figure complètement différent.
11:05Il y a un cas de figure inédit.
11:06Elle est la grandissime favorite.
11:08Quand on dit grandissime favorite,
11:09ça veut dire quoi ?
11:09Ça veut dire qu'elle est à 36% dans les sondages
11:11et que le deuxième, que ce soit Édouard Philippe
11:13ou Jean-Luc Mélenchon, sont à 15%.
11:14Donc, on est largement plus que du simple au double.
11:17Ça, c'est la première raison.
11:18Et ensuite, évidemment qu'elle est déjà
11:19dans une campagne de second tour
11:20pour ne pas dire déjà dans une campagne des législatives
11:22avec une campagne d'élargissement
11:24en promettant un gouvernement pluraliste
11:26dirigé par Jordan Bardella
11:27en ayant une campagne en effet joyeuse
11:29plutôt qu'anxiogène
11:30parce que quand on veut récolter 51% des suffrages,
11:3451% des voix dans une élection présidentielle,
11:37il faut rassembler et être le plus large possible.
11:39Un très grand merci, Jules Torres et Sébastien Ligné.
11:42J'en profite pour vous rappeler que mardi soir,
11:44David Lissnard est l'invité exceptionnel de CNews et Europe 1.
11:47Tension sociale, pouvoir d'achat en berne, insécurité,
11:49les Français sont en colère, la France s'inquiète.
11:52Pour répondre à ces défis,
11:53Laurence Ferrari reçoit David Lissnard,
11:55maire de Cannes et candidat déclaré à l'élection présidentielle.
11:58Objectif Élysée 2027 avec David Lissnard,
12:00c'est présenté par Laurence Ferrari
12:02et ce sera mardi à 21h en direct
12:04et en co-diffusion sur CNews et Europe 1.
12:07Tout de suite, le journal de 20h de Frédéric Joncherey.
12:09Pour ma part, j'aurai le plaisir de vous retrouver
12:11vendredi prochain de 18h à 20h.
12:13Excellente soirée sur Europe 1.