00:00 - Face aux critiques sur la loi immigration, Emmanuel Macron a défendu hier soir un bouclier qui nous manquait,
00:04 même s'il a reconnu que certaines mesures ne le faisaient pas sauter au plafond,
00:08 comme la caution demandée aux étudiants et étrangers.
00:12 Je vous propose peut-être d'écouter Bruno Le Maire qui, lui, défendait ce matin cette loi.
00:18 - La loi s'impose à tous, surtout quand on est élu, on est élu par le peuple français.
00:23 Ces lois sont adoptées par le peuple français, par les représentants du peuple français,
00:27 en section dépositaire de la souveraineté nationale.
00:31 Donc c'est très sympathique de mettre la main sur le cœur et de dire "je vais m'opposer".
00:34 Mais il y a une démocratie et je pense qu'il est bon que tout le monde respecte les décisions de la souveraineté populaire,
00:41 en particulier les élus.
00:42 - Ils affirment que c'est la solidarité et l'humanité et que vous en seriez dépourvus.
00:47 - Mais vous pensez que c'est l'humanité de dire à nos compatriotes que des personnes étrangères
00:52 qui sont sur notre sol et qui doivent quitter le territoire français ne le quittent pas ?
00:57 Ça s'appelle le laxisme, ça ne s'appelle pas l'humanité.
01:00 Vous pensez que c'est l'humanité de laisser déstabiliser toutes les nations européennes,
01:04 comme c'est le cas aujourd'hui, par des flux migratoires qui ne sont pas contrôlés,
01:08 de laisser faire des passeurs qui sont des vendeurs de mort et des vendeurs de misère ?
01:12 C'est pas l'humanité, c'est l'aveuglement.
01:15 - Plutôt efficace Bruno Le Maire dans ce discours.
01:19 Les départements de gauche, vous l'aurez compris, ont déclaré qu'ils n'appliqueront pas la loi,
01:22 notamment le durcissement du versement de prestations sociales aux étrangers.
01:26 Je pense, ce que je vous disais tout à l'heure, que ça sera compliqué
01:30 parce que c'est le préfet qui peut avoir autorité et saisir le tribunal administratif.
01:34 Mehdi est avec nous. Mehdi souhaitait réagir sur ce dossier-là.
01:39 - Oui, bonjour.
01:40 - Bonjour Mehdi. Alors il est double le dossier,
01:43 d'abord ce qu'a dit le président de la République sur cette loi immigration
01:45 et puis effectivement ces départements de gauche qui refuseraient d'appliquer la loi.
01:51 Vous avez envie de réagir sur quoi ?
01:53 - Alors dans un premier temps, c'était surtout hier, j'étais dans ma voiture
01:56 et j'écoutais votre émission et c'était au moment où vous parliez des APL
02:00 accordées aux étudiants étrangers.
02:03 C'était sur ce point que je voulais réagir.
02:06 - J'ai l'impression que le son n'est pas extraordinaire d'ailleurs.
02:09 Je ne sais pas si on va sécuriser la ligne ou pas.
02:11 En attendant, Louis, vous êtes en train de... Mehdi, vous êtes en train de bouger non ?
02:16 - Ah non, non du tout, excusez-moi. Je ne bouge pas.
02:20 - Vous avez Louis, Pascal.
02:22 - On va essayer avec Louis en attendant de rétablir la ligne avec Mehdi.
02:27 Louis, votre sentiment. Bonjour.
02:29 Vous avez envie de parler de la loi immigration
02:32 ou des départements de gauche qui déclarent qu'ils ne l'appliqueront pas ?
02:36 - On peut parler des deux. La première chose que je tiens à dire sur la loi immigration,
02:39 c'est que c'est un tout petit pas, mais c'est un pas quand même.
02:42 Et moi je suis extrêmement heureux que ça ait été voté.
02:47 Voilà, ça c'est mon point de départ.
02:51 Maintenant, sur le fait qu'il y ait des départements qui...
02:55 Pour être exact, des hommes politiques et des femmes politiques de certaines formations
03:01 qui décident de ne pas appliquer des lois votées à l'Assemblée nationale, c'est un scandale.
03:06 Vous vous rendez compte ?
03:08 Darmanin nous a beaucoup parlé de la sécession dernièrement.
03:11 Il nous a dit "Oui, il y a des gens qui veulent ne plus faire France, vivre de leur côté".
03:16 Mais qu'est-ce que c'est ça ? Si c'est pas de la sécession, je sais pas ce que c'est.
03:19 - C'est la gauche morale, ça s'appelle.
03:22 C'est la gauche morale qui pense qu'elle est résistante.
03:27 Et j'ai entendu parfois les mots de Vichy quand même sur la loi.
03:31 Je vous assure, j'ai entendu cela.
03:33 Donc ces gens-là parfois pensent qu'ils sont à Londres et qu'il faut pouvoir résister.
03:37 Moi, les points clés du texte, je l'ai dit hier, je veux bien le redire aujourd'hui.
03:40 Les points clés du texte, je prends vraiment tous les auditeurs à témoin.
03:45 Allongement du délai pour toucher les prestations sociales.
03:47 Les étrangers devront travailler 30 mois de présence sur le territoire pour toucher des prestations sociales.
03:52 Ça ne me paraît pas scandaleux.
03:54 Le RSA, c'est 5 ans.
03:56 La régularisation des sans-papiers sera faite par les préfets qui auront toute latitude
04:01 pour accorder des titres de séjour aux sans-papiers travaillant dans les métiers en tension.
04:04 Donc c'est une possibilité qui est laissée.
04:07 L'aide médicale d'État sera réformée en 2024.
04:09 La déchéance de nationalité, les binationaux condamnés
04:13 pour homicide volontaire d'une personne dépositaire de l'ordre public,
04:16 de l'autorité publique, pourront être déchus de leur nationalité.
04:19 Ça ne me paraît pas scandaleux.
04:20 Le droit du sol.
04:21 Certains disent le droit du sol est remis en cause.
04:24 Pas du tout. C'est l'automaticité du droit du sol qui est supprimée.
04:28 Et les personnes nées en France de parents étrangers
04:31 devront simplement faire une demande d'obtention de nationalité entre 16 et 18 ans.
04:37 Et s'ils demandent, ils le seront automatiquement.
04:39 Donc lorsque j'entends "les valeurs de la République sont par terre",
04:43 lorsque j'entends "le régime de Wi-Fi", c'est une blague.
04:47 Et pour terminer, le regroupement familial, parce que là aussi c'est intéressant,
04:52 c'est vrai qu'on demande, il est durci, puisqu'on demande,
04:55 le demandeur devra justifier d'une durée minimale de séjour de 24 mois.
05:00 C'est pas très long quand même, 24 mois.
05:02 Il devra disposer de ressources stables, régulières, suffisantes,
05:06 ainsi qu'une assurance maladie, pour faire venir avec lui, par exemple, son compagnon ou sa compagne.
05:12 Enfin, de quoi on parle ?
05:15 Vous trouvez que c'est particulièrement scandaleux ce que je viens de lire ?
05:17 Et y'a rien d'autre dans la loi que ça. Y'a rien d'autre dans la loi que ça.
05:21 Bon, bah, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
05:24 Donc ça s'appelle la gauche morale, et le psychodrame qu'on vit depuis quelques jours est sidérant.
05:30 Pourquoi ? Parce que 80% des Français sont d'accord avec ce que je viens de dire.
05:34 En plus, vous vous rendez compte, le décalage qu'il y a entre eux,
05:39 et j'ai pas peur de le dire, Pascal, il faut appeler un chat un chat,
05:42 entre ces sécessionnistes de gauche, parce que c'est ça,
05:45 ils appliquent que les lois qui leur plaisent, donc ils font plus partie du pays,
05:49 ils s'extraient d'eux-mêmes, le décalage entre les politiques sécessionnistes de gauche et le peuple français.
05:55 C'est inadmissible, c'est intolérable,
05:57 y'a des groupes patriotes nationalistes qui ont été dissous pour beaucoup moins que ça.
06:03 Vous vous rendez compte, le décalage, c'est énorme.
06:05 Moi je suis scandalisé. Honnêtement, je suis scandalisé.
06:09 - Merci Louis, vous vous apprêtez à célébrer Noël ? Vous êtes dans quelle région ?
06:13 - Oui, je suis en Tourennes. On va fêter Noël en famille, on est très heureux.
06:18 - Vous êtes de Tours ? - Oui, exactement, la bonne ville de Tours.
06:23 - Comment s'appelle la grande avenue de Gramont ?
06:27 - Gramont, vous avez raison. - Bravo, bien sûr, la grande avenue de Gramont.
06:31 - On s'y connaît ! - J'ai fait le tour de France, monsieur.
06:35 - Vous avez bien vécu. - J'ai voyagé, si vous voulez,
06:39 le stade de la Vallée du Cher, y'a un stade de football qui jouait en Bleu Ciel.
06:44 Je sais pas en quoi ils sont à Tours aujourd'hui. - En national je crois.
06:48 - Bon bah merci Louis, vous serez en famille ?
06:51 - Oui, bien sûr, on sera en famille avec des bonnes...
06:55 Pardon, on est nombreux parce qu'on va chez mes beaux-parents, avec les enfants, les petits-enfants.
07:01 - Vous êtes combien ? - Trentaine.
07:03 - Ah oui, mais là c'est un buffet ou c'est un dîner assis ?
07:05 - Grande famille, à 30. - Mais c'est une grande maison, il faut avoir une grande maison pour mettre 30 personnes.
07:12 - Et dans la campagne, c'est déjà plus facile, mais oui, il faut une grande maison.
07:18 Mais c'est chouette, c'est des moments à Noël où on est tous rassemblés,
07:21 et puis les rillettes de Tours, le couvret, tout ça, vous voyez ?
07:25 - Les rillettes de Tours pour Noël, c'est le minimum.
07:28 11h52, la pause, joyeux Noël !
07:31 Qui est le mot le plus subversif du moment ? Joyeux Noël !
07:34 - Eh bah dis donc, vous êtes militant !
07:36 - Joyeux Noël, et non pas bonne fête de fin d'année. Joyeux Noël !
07:41 - Bonjour, très bien, vous écoutez Pascal Praud, et vous pouvez pour réagir ou composer ce numéro de téléphone.
07:45 Appelez Pascal Pro au 01 80 20 39 21.