- il y a 3 ans
Chaque jour, découvrez la pépite du jour dans la France Bouge avec Elisabeth Assayag.
Retrouvez "La pépite" sur : http://www.europe1.fr/emissions/la-france-bouge-academie
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00:00 - Europe 1 - Le talent de la France bouge.
00:04 - Vous êtes notre talent ce soir Claire Nicolas, vous avez donc fondé Pouladome,
00:09 vous vivez en Seine-et-Marne, c'est ça, et l'entreprise a été créée en fin 2020,
00:16 c'est assez récent donc en plein pendant la crise sanitaire.
00:18 - Oui c'est ça.
00:19 - C'est osé à chaque fois que quand je vois 2020, je me dis mais que s'est-il passé ?
00:24 Vous, surtout que vous avez un parcours professionnel assez riche,
00:27 vous avez été contrôleur de gestion pendant deux ans,
00:30 vous avez passé 20 ans dans une entreprise que vous avez reprise avec votre frère,
00:34 c'est ça, en tant que patronne, en tant que PDG, que vous avez développé,
00:38 30 salariés, leader sur le marché français de quoi ?
00:41 C'était des produits en béton ?
00:42 - De la clôture en béton.
00:43 - Clôture en béton, vous l'avez revendue en 2019,
00:48 et là, ça tombait bien finalement la crise sanitaire.
00:51 - Oui, on l'a revendue en septembre 2019, donc juste avant, donc impeccable.
00:56 - Et pourquoi ? Parce que vous avez revendu,
00:59 j'imagine que vous avez bien revendu, vous avez déjà été patronne,
01:02 donc vous avez déjà été entrepreneur,
01:04 qu'est-ce qui se passe dans votre tête quand vous vous dites
01:06 "je vais encore monter une boîte et cette fois-ci dans les poules" ?
01:09 - Alors j'avais des millions d'idées pour remonter des sociétés,
01:13 mais j'avais envie d'avoir une société qui avait plus de sens pour moi,
01:18 et où je n'étais pas dans un bureau.
01:21 Je passais 20 ans à faire de la gestion ou du commerce,
01:24 et là j'avais envie d'avoir quelque chose qui était plus en relation avec la nature.
01:28 - Avec la nature, parce qu'il y a une raison,
01:30 vous, vous avez toujours vécu à la campagne, sauf pendant les études.
01:34 - Exactement, c'est ça.
01:36 Les études, j'étais à Paris, je fais une école de commerce à Paris,
01:38 et sinon à la campagne, j'étais dans l'Oise.
01:40 - Donc vous avez grandi dans l'Oise.
01:41 - Oui, j'ai grandi dans l'Oise, et je suis retournée ensuite dans l'Oise,
01:44 l'entreprise de produits en béton était dans ce petit village de l'Oise,
01:48 qui s'appelle Rosewarm-Ulssien.
01:50 - Et vous, vous avez toujours eu des poules ?
01:52 - J'ai toujours eu des poules, et je me demandais pourquoi tout le monde n'avait pas des poules,
01:55 puisque en ayant des poules, je n'avais pas de poubelle,
01:57 et en plus j'avais des bons œufs frais.
01:59 - C'est une bonne idée.
02:00 Donc vous avez créé Poules à Dôme,
02:02 vous allez nous raconter ce que c'est concrètement.
02:05 Vous avez une minute pour le pitch.
02:07 C'est à vous Claire Nicolas.
02:09 - Donc la société Poules à Dôme conçoit et installe des poulaillers
02:14 pour les entreprises, les collectivités, les EHPAD, les écoles.
02:18 Le but c'est de réduire ses déchets,
02:20 puisqu'une poule mange quand même 150 kg de biodéchets par an et par poule,
02:23 donc 4 poules 600 kg de réduction de déchets.
02:26 Et également ça rentre dans les projets RSE.
02:29 Donc on peut apporter aux entreprises du bien-être pour les salariés,
02:35 et en même temps des projets RSE pour réduire les déchets.
02:39 Pour Poules à Dôme, le concept c'est de s'occuper de tout,
02:43 on ne veut pas que l'entreprise soit embêtée, ou l'école, ou l'EHPAD avec le poulailler.
02:47 Donc on le conçoit, on l'installe, il est clé en main,
02:50 c'est-à-dire que quand on part, il y a les poules, il y a le matériel,
02:53 on a formé les gens pour s'en occuper,
02:55 derrière on a des services de gardiennage, on a des services pour revenir, etc.
02:59 Et nos poulaillers sont fabriqués en France,
03:02 avec du bois français dans notre atelier de menuiserie.
03:05 - Merci Paul Pitch, je suis conquise !
03:08 - J'imagine qu'il faut une certaine place,
03:10 est-ce qu'on ne peut pas le faire sur la terrasse d'Europe 1 ?
03:13 - Alors en fait on peut mettre un poulailler à peu près partout,
03:17 l'idéal c'est quand même d'avoir un petit espace vert
03:19 parce que les poules ont besoin de gratter.
03:21 Ensuite on n'est pas obligé de mettre beaucoup de poule,
03:24 gratter c'est-à-dire qu'elles ont besoin naturellement de pouvoir gratter le sol.
03:28 - Ah oui d'accord, c'est leur truc à elles.
03:30 - C'est leur truc en fait.
03:32 - C'est comme nous quand on va boire des coups à la tente.
03:37 - C'est là où elles font leur nid de poule, elles se poudrent de sol.
03:42 - D'accord, donc il faut quand même un espace naturel.
03:44 - Tout espace vert, voilà.
03:46 - Je pense à celles qui sont en cage, ça elles oublient.
03:49 - Oui oui, c'est vrai qu'il faut du vert,
03:51 elles ont besoin de compléter leur nourriture.
03:53 - C'est quoi petit, c'est quelle dimension ?
03:56 - Alors si on prend que deux poules,
03:58 on peut avoir un parc de 4 mètres carrés, ça suffit.
04:03 - Donc vous vous arrivez dans l'entreprise,
04:05 dans les collectivités, dans les écoles, dans les EHPAD,
04:07 avec votre petite cage, on peut dire ça comme ça, une cage ?
04:11 - Alors en fait nous on conçoit sur mesure,
04:13 donc on va commencer par aller voir les prospects
04:15 et savoir de quoi ils ont besoin.
04:17 Combien de poules ils veulent, quel espace justement,
04:20 et comment une poule je veux.
04:21 En fait ça dépend aussi de l'espace,
04:22 si on me dit effectivement on n'a que 4 mètres carrés,
04:24 on ne mettra pas plus de deux poules.
04:26 L'idée ce n'est pas de faire un élevage,
04:27 l'idée c'est que les poules soient bien
04:29 et que ça devienne un animal de compagnie.
04:32 - Ça peut être un animal de compagnie ?
04:33 - Oui c'est très sociable une poule.
04:34 C'est très très sociable, ça court vers vous,
04:37 ça peut faire des câlins, on peut les attraper.
04:41 - Alors ça franchement, je n'ai jamais entendu ça.
04:45 - Je n'ai jamais entendu parler de ça.
04:46 - Absolument, les poules sont attachantes.
04:49 - Les poules sont attachantes ?
04:50 - Des vraies poules.
04:51 - Et quand elles ont des prénoms ?
04:53 - Ah bien sûr, dans les entreprises c'est le grand jeu,
04:55 en fait ils donnent les noms généralement des patrons aux poules,
04:58 comme ça c'est rigolo.
05:00 - C'est drôle, ça devient la mascotte après.
05:03 - Je vous laisse faire Franchement.
05:04 - On a une coach qui vit avec un rat,
05:06 donc ça ne m'étonne même plus.
05:08 - Donc tout est possible.
05:10 - Donc vous allez chez le futur potentiel client,
05:13 vous faites une sorte d'audit,
05:15 et là vous voyez combien de mètres carrés ils disposent
05:18 pour pouvoir installer vos poulaillers sur mesure,
05:22 fabriqués en France, en bois.
05:24 Et là vous apportez vous-même la poule ?
05:26 - Oui, alors ensuite on choisit les poules,
05:29 puisqu'on peut aussi choisir la poule,
05:31 c'est-à-dire que ce sera des poules fermières
05:33 parce qu'ils ont plus envie d'avoir des œufs,
05:35 ou des jolies poules de collection.
05:39 - C'est quoi une poule de collection ?
05:42 - Vous avez des poules qui sont absolument magnifiques.
05:45 - Yves de Lafourche-Lardière.
05:46 - La poule soie par exemple,
05:48 on ne voit même pas ses yeux tellement elle a des plumes sur la tête.
05:52 La poule marron est une poule qui fait des œufs roux,
05:55 qui est assez étonnante.
05:57 Donc il y a plein de races de poules.
05:58 - Il y a énormément de races de poules.
05:59 - Ça j'ai toujours voulu savoir,
06:01 pourquoi il y a des coquilles marrons et des coquilles blanches ?
06:03 - Alors c'est vraiment totalement génétique.
06:05 - C'est sûr, c'est de l'essentiel.
06:07 - Non, c'est totalement génétique.
06:09 L'alimentation peut jouer un peu, mais très peu.
06:11 - Ah donc les œufs blancs c'est génétique ?
06:12 - Ah oui, totalement génétique.
06:14 Les pays du nord de l'Europe sont souvent avec des œufs blancs.
06:17 Les États-Unis, on voit des œufs blancs.
06:19 - Oui, les États-Unis, au Canada, il y a beaucoup de...
06:22 Nous, on est plutôt beige, marron.
06:25 - Oui, marron, des œufs roux.
06:26 - Oui, c'est blanc, c'est blanc, c'est vraiment blanc.
06:29 Les poules blanches, les œufs blancs, sont beaucoup plus productifs.
06:31 Je crois que c'est pour des raisons un peu rationnelles comme ça
06:32 qu'ils les utilisent aux États-Unis.
06:33 - Donc c'est plutôt de l'élevage en batterie ?
06:35 - Nous, c'est plutôt une culture poules rousses.
06:38 - Oui.
06:39 Donc, Claire Nicolas, vous avez fondé Poules à Dôme.
06:42 Si vous êtes parmi nous ce soir,
06:44 c'est aussi parce que vous avez des besoins.
06:47 Là, pour l'instant, vous avez tout fait avec des fonds personnels.
06:50 - Oui, tout à fait.
06:51 - Tout est autofinancé.
06:53 Il faut dire une chose et préciser, c'est que c'est du haut de gamme.
06:56 C'est quand même des poules haillées sur mesure avec du bois,
07:00 du bois écologique.
07:02 Tout est fabriqué en France, c'est de la menuiserie.
07:04 C'est du vrai travail de munition.
07:05 - C'est de la menuiserie.
07:06 Le but, c'est aussi d'avoir un joli poulailler.
07:08 C'est que dans les entreprises ou les écoles,
07:10 ou les EHPAD, ça soit joli.
07:12 Ça ressemble à un petit chalet en bois.
07:14 Et quand on dit on fait sur mesure,
07:15 c'est-à-dire que les gens vont aussi choisir la couleur de la toiture.
07:17 Est-ce qu'ils veulent une grande fenêtre, une petite fenêtre ?
07:19 Le pondoir à droite, à gauche ?
07:21 On a fait aussi en sorte qu'il soit très facile à nettoyer.
07:25 Donc, on a une trappe, on peut mettre la brouette en dessous.
07:27 Tout ça s'étudie pour que ça soit aussi facile pour l'entretien
07:31 et que l'entretien soit très limité.
07:33 - Et c'est vous qui faites ?
07:34 Parce que là, pour l'instant, vous n'êtes que deux dans l'entreprise,
07:36 chez Poulaydom ou Claire Nicolas.
07:37 Donc, vous, vous faites tout ?
07:39 - Oui.
07:40 - Vous faites de la menuiserie ?
07:41 Où avez-vous appris à faire de la menuiserie ?
07:43 - Je me suis formée à la menuiserie.
07:44 J'ai fait des stages pour me former à la menuiserie.
07:48 Et c'est ce qui me plaît aussi dans ce métier aujourd'hui,
07:50 c'est de pouvoir tout faire vraiment de A à Z
07:53 et de mettre les mains à la pâte.
07:56 Et de concevoir le poulailler aussi, à chaque fois, de l'améliorer.
07:59 Voilà, d'améliorer le système.
08:01 À chaque fois qu'on en refabriquait, on rajoutait un petit truc
08:03 et on se disait "Ah bah tiens, ça serait bien, ça serait mieux".
08:05 - C'est la vraie entrepreneur, je trouve, hein Luc ?
08:07 Et juste une chose, aujourd'hui, vous êtes présente où ?
08:11 Poulaydom, c'est où ?
08:12 Il y en a déjà dans des écoles ?
08:13 - Oui, bien sûr, oui.
08:14 Donc, il y en a en Ile-de-France,
08:17 il y en a aussi en Normandie.
08:21 Et puis...
08:22 - C'est des écoles publiques ?
08:24 - Alors, des écoles publiques et privées.
08:26 - D'accord.
08:27 - Alors, c'est plus...
08:28 En Normandie, c'est une entreprise,
08:30 les écoles, c'est plus en Ile-de-France.
08:32 - En Ile-de-France.
08:33 - Sachant qu'on peut avoir en plus une aide,
08:35 l'école publique peut avoir une aide quand elle met en place un poulailler.
08:38 - Ah mais ça, il faut le savoir, il faut prévenir.
08:40 - Une aide régionale.
08:41 - Il faut prévenir.
08:42 Ça signifie qu'au sein même d'une classe,
08:44 il y a des petits poussins qui peuvent naître ?
08:46 - Oui, alors, c'est la nouveauté 2024.
08:48 En fait, on va proposer de faire éclore les œufs en classe.
08:52 Donc là, pareil, on essaie de faire du service tout inclus.
08:55 - Je trouve ça génial.
08:56 - C'est génial pour les gosses.
08:57 - On amène la couveuse, on forme les enseignants,
09:00 on fait aussi une animation pour les enfants,
09:02 pour leur expliquer comment ça se passe,
09:05 la reproduction, l'œuf, etc.
09:07 que l'œuf ne vient pas du supermarché, mais qui vient de la poule.
09:09 Et puis ensuite, on leur laisse les œufs, la couveuse,
09:13 et au bout de 21 jours, ils ont les petits poussins.
09:15 Donc on leur fournit aussi une petite poussinière avec la lampe chauffante,
09:18 comme ça, ils peuvent les garder autant qu'ils veulent.
09:20 Et à la fin, on vient tout rechercher.
09:22 Et les poussins, soit ils les donnent,
09:25 ou soit ils décident de prendre un poulailler et de garder les poussins.
09:29 Et s'ils ne peuvent pas, on les récupère, les poussins.
09:31 Et nous, on les redonne par ailleurs.
09:33 - La France Bouge, c'est une main tendue vers les entrepreneurs qui se lancent.
09:37 Donc je vais me tourner vers le coach de ce soir, vers Luc Le Sénécal.
09:41 - Europain.
09:43 - Le réseau La France Bouge.
09:45 Luc, je suis sûr que ça vous a plu.
09:48 - Oui, absolument.
09:50 - Elisabeth me connaît bien.
09:52 Parce que vous avez quatre valeurs fondamentales dans votre entreprise,
09:55 que j'ai bien aimées.
09:56 La proximité, vous êtes basé en France,
09:58 vous travaillez avec des fournisseurs locaux.
10:01 Vous êtes des produits de qualité,
10:03 parce qu'ils sont fabriqués, vos poulaillers, chez vous, par vous.
10:06 Expertise, vous avez quand même eu avec vous une étude de professionnel.
10:10 - Elle s'est formée, elle a dit que c'est des experts.
10:13 - Et puis ce qui est intéressant, c'est que vous proposez un programme d'accompagnement,
10:17 parce que ce n'est pas tout de construire le poulailler,
10:19 de mettre les poules et de laisser tout le monde...
10:22 Donc pour ces quatre valeurs, le projet m'a plu.
10:24 - Donc déjà, bravo, là vous cochez plein de cases.
10:28 Yves Delafouchard, vous êtes le patron de la coopérative des fermiers de louer.
10:33 Quel regard portez-vous ?
10:34 - Moi j'adore tout ce qui rapproche les gens, les personnes qui vivent,
10:38 qui sont éloignés de la nature, de la nature, de la vérité, de tous les jours.
10:41 C'est tellement compliqué aujourd'hui pour les gens qui sont éloignés,
10:44 de comprendre que le temps qu'il fait est important pour un agriculteur,
10:48 que les animaux, il faut s'en occuper d'une certaine manière,
10:50 et puis il y a tellement de belles choses à observer.
10:52 - Et puis ça nous donne envie, Benjamin...
10:54 - Moi j'aimerais bien avoir des petites poules...
10:55 - Des petites poules à l'europen, ce serait formidable.
10:58 En plus c'est des animaux de compagnie, ça nous plaît,
11:00 on donnerait les prénoms des uns et des autres, ce serait très rigolo.
11:03 - Et il y a plein de bienfaits aussi.
11:04 - Et ça a beaucoup de bienfaits, Benjamin,
11:06 ça a été prouvé que les poules nous font du bien pour notre psychisme, pour notre mental.
11:11 - Oui, on connaît les bienfaits de la présence d'un animal auprès notamment des personnes âgées,
11:15 pour stimuler par exemple les relations sensorielles, il y a de l'affection,
11:19 et puis aussi pour les capacités motrices, ça fait bouger.
11:21 Et vous avez par exemple l'hépade Saint-Vincent de Paule,
11:24 qui est située en région parisienne,
11:26 qui a décidé de faire venir des poules dans l'établissement,
11:28 et donc tous les matins, vous avez les résidents et le personnel
11:31 qui prennent soin d'elles en leur apportant de l'eau fraîche et des épluchures.
11:35 - Ça aussi, j'imagine que ça fait partie de votre programme,
11:40 Claire Nicolas avec Poules à Dôme,
11:41 quand vous dites que vous allez en installer dans les hépades,
11:44 c'est aussi pour ce bienfait ?
11:45 - Exactement, oui, c'est pour ce bienfait, ça rappelle aussi aux aînés,
11:49 souvent qui avaient eux-mêmes des poules,
11:51 ça peut aussi rappeler des gestes d'antan.
11:53 - Et qui sont importants.
11:55 Luc, les points forts de Poules à Dôme,
11:58 donc c'est un concept qui est respectueux de l'environnement ?
12:01 - Oui, respectueux de l'environnement, c'est aussi une approche pédagogique.
12:07 Par contre, j'aurais peut-être quelques remarques,
12:13 - Oui, mais vous êtes là pour ça, allez-y Luc.
12:14 - Notamment, quand on appréhende avoir un poulailler,
12:18 ça veut dire des mauvaises odeurs,
12:19 alors que vous avez conçu des poulaillers justement
12:22 avec un système résistant aux odeurs,
12:24 je pense qu'il faut que vous utilisiez aussi beaucoup de témoignages,
12:28 on n'entend pas s'est parlé de vous.
12:30 Moi, j'ai une appréhension, j'ai envie,
12:32 là vous m'avez convaincu en examinant votre dossier,
12:35 mais il faut peut-être plus communiquer là-dessus.
12:38 - Le fait de rassurer.
12:40 - De rassurer que finalement, ce n'est pas tant d'entretien.
12:44 Par exemple, à l'école, qui s'occupe des poules pendant les vacances scolaires ?
12:48 - Alors, on les garde en fait, on les prend en gardiennage
12:50 pendant les vacances scolaires ?
12:51 - Ben voilà, c'est ça, je n'ai pas trouvé.
12:53 J'ai cherché un petit peu des informations,
12:55 je n'ai pas trouvé là-dessus, il faut le mettre en avant.
12:57 - Oui, et puis au niveau d'être une référence du poulailler Made in France,
13:05 est-ce que vous avez beaucoup de concurrents ?
13:07 - Alors non, on a très peu de concurrence.
13:09 - On n'a pas de concurrence.
13:10 - Ah oui, vous êtes les seuls, donc déjà c'est un bon point Luc.
13:12 - Oui, alors après, je crois que c'est 3000 euros ?
13:16 - Alors oui, on n'a pas donné le prix, c'est vrai.
13:18 - Oui, alors le premier prix, on va dire c'est 3000 euros pour un poulailler,
13:22 après comme on a beaucoup d'options derrière, le parc en plus.
13:25 - Oui, ce qui est un atout, parce que vous avez tout l'équipement qui va avec.
13:28 - Effectivement.
13:29 - Vous pourriez peut-être vous rapprocher, plus vous allez grandir,
13:33 industrialiser mais tout en gardant les mêmes valeurs,
13:36 puisque pour une entreprise, pour un EHPAD, pour une collectivité,
13:40 vous avez dit qu'il y avait des aides, pour un particulier,
13:42 bon déjà 3000 euros, c'est un investissement.
13:46 Vous pourriez peut-être réduire tout en gardant la qualité.
13:49 - Voilà, c'est la raison pour laquelle aujourd'hui,
13:51 en fait, on ne travaille pas avec les particuliers,
13:52 parce qu'effectivement 3000 euros, c'est un investissement.
13:55 - Il faut travailler avec les particuliers, vous avez un terrain de jeu.
13:58 - Après, on a énormément de possibilités de développer l'entreprise,
14:02 donc aujourd'hui, on a choisi de commencer effectivement par le B2B,
14:06 après, oui, ça sera une évolution.
14:07 - Au professionnel.
14:08 - Voilà, notre atelier de menuiserie, en fait, est dimensionné
14:11 pour pouvoir faire beaucoup plus et faire descendre le prix de revient.
14:15 Voilà, aujourd'hui, on commence.
14:18 Luc, vous allez finir quelque chose, je suis sûre,
14:20 vous avez envie d'avoir un poulailler à la maison.
14:22 - Oui, moi j'habite en Vienne,
14:24 mais j'ai la chance d'avoir une terrasse de 160 m²
14:27 qui est vide pour l'instant.
14:29 - C'est une sacrée terrasse.
14:30 - Il est dans la tête de Benjamin.
14:32 - On n'est pas invités pour les soirées.
14:34 - Je n'habite pas en région parisienne, donc forcément,
14:37 on peut plus nous éloigner.
14:38 - Mais ne vous gistivez pas, si vous habitez en région parisienne,
14:40 vous avez le droit d'avoir 160 m² de terrasse.
14:42 - J'ai surtout deux jumelles,
14:44 et je trouve ce côté pédagogique, que vous l'avez très bien résumé,
14:48 on ne trouve pas que les oeufs dans les supermarchés
14:50 ou sur le marché du coin.
14:51 - Mais c'est vrai, il faut leur rappeler aux enfants.
14:52 Moi, je pense que mes enfants ne sont pas au courant non plus,
14:54 il faudrait qu'on fasse quelque chose là-dessus.
14:57 Allez-vous rester avec nous sur Europe 1 ?
14:59 On va continuer à parler des fermiers loués avec Yves Delafou-Chardière.
15:02 Avec vous Claire Nicolas, fondatrice de Poulet d'Hommes.
15:07 Luc, vous restez avec nous, Benjamin aussi.
15:09 On va écouter un disque ce soir,
15:11 une petite pause musicale avec Gaëtan Roussel et Adeline Lovo,
15:15 "Crois-moi".
15:16 Donc il y a le disque, mais on ne va pas le mettre.
15:20 C'était Gaëtan Roussel et Adeline Lovo,
15:23 "Crois-moi", excellente soirée sur Europe 1.
15:25 Europe 1, la France bouge.
15:30 Elisabeth Assayag.
15:31 Mais oui, elle bouge cette France,
15:32 et à trois jours du réveillon de Noël sur Europe 1,
15:35 nous avons la joie d'être avec le directeur de la coopérative
15:39 des fermiers de loués.
15:40 Tout est prêt, ça s'annonce très bien.
15:43 Ce n'est pas trop trop cher, c'est combien en moyenne, vous avez dit ?
15:46 Un poulet, une dinde, un chapon ?
15:48 Un chapon, une poularde, entre 15 et 17 euros le kilo.
15:52 C'est tout à fait...
15:53 C'est tout à fait abordable, accessible,
15:55 et ça fait passer un très joli moment en famille
15:58 pour cette fête de Noël.