- il y a 3 ans
Olivier Benkemoun revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #lemeilleurdelinfo
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00:00 Bonsoir à tous, merci d'être avec nous pour le meilleur de l'info.
00:04 Il y a un beau plateau ce soir.
00:06 Bonsoir Patrick Vignal, député Renaissance de Leraud.
00:09 Il y a quelques jours encore, Gabriel Attal était chez vous.
00:12 Vous l'avez confronté à la jeunesse.
00:14 La jeunesse a parlé à Gabriel Attal.
00:15 Peut-être qu'on écoutera une séquence tout à l'heure.
00:17 C'est assez amusant.
00:19 Bonsoir Maxime Thibault, Aroca, Philippe Doucet, membre du bureau national du PS.
00:23 On va vous retrouver, vous êtes des vieux collègues, me semble-t-il.
00:26 Des réformateurs.
00:27 On était ensemble à l'Assemblée nationale quand il était à gauche.
00:30 C'est un excellent parlementaire, mon ami Philippe.
00:32 Et Yoann Huysaï qui nous a rejoint.
00:34 Je vous rappelle qu'il faut faire court ce soir.
00:36 On a beaucoup de séquences à vous montrer.
00:38 D'abord, vous remontrez la journée entière de Gabriel Attal.
00:41 Alors juste une image pour commencer.
00:43 Je vous avais promis une porte, on voit il y en a une.
00:45 Donc ce soir, il y a la porte de Matignon, il y aura la porte de l'Elysée.
00:48 Ce soir, dîner de travail, évidemment.
00:50 Et pourquoi un dîner de travail ?
00:51 Pour travailler à la composition d'un gouvernement.
00:54 La composition d'un gouvernement qui risque de prendre un peu de temps.
00:56 Quand même, on n'est pas certain de l'avoir dans la semaine.
00:58 On a une photo.
00:59 Je crois qu'on a une photo.
01:00 La première photo qui a été postée par Emmanuel Macron avec Gabriel Attal.
01:03 "Cher Gabriel, je sais pouvoir compter sur votre énergie, votre engagement
01:06 pour mettre en œuvre le projet de réarmement et de régénération
01:10 que j'ai annoncé dans la fidélité et l'esprit de 2017.
01:12 Dépassement et audace au service de la nation et des Français."
01:15 Mot clé, dépassement, audace et jeunesse, évidemment.
01:20 Bon, ça ne vous inspire pas.
01:22 Non, non, c'est le mot régénération.
01:25 Parce que ça n'existe pas ?
01:27 Si, mais c'est connoté.
01:29 C'est un mot des années 30, la régénération.
01:32 Ah, qu'est-ce qu'on a utilisé ?
01:34 Qui était par la droite et l'extrême droite française à l'époque.
01:37 La régénération.
01:38 C'est un mot...
01:40 Moi je dirais continuer.
01:41 Si, si, regardez.
01:43 On va vérifier.
01:44 En tout cas, ça n'est pas volontaire.
01:45 Gabriel Attal est donc devenu ce midi plus jeune Premier ministre de l'Histoire.
01:49 34 ans, mieux que Fabius.
01:51 On va revenir sur sa première journée marathon qui a commencé.
01:53 Vous allez m'aider à commenter.
01:55 Réunion devant les recteurs, aujourd'hui.
01:57 Oui, fin de matinée.
01:58 C'était ce matin, avant sa nomination.
02:00 Comme si de rien n'était, d'ailleurs.
02:01 Absolument, absolument.
02:03 C'est ça la tâche.
02:04 La nomination tombe au moment où il est en visioconférence avec les recteurs.
02:08 Il ne le savait pas avant.
02:09 Il le savait, naturellement, bien sûr, il le savait.
02:11 Mais l'annonce officielle est faite à ce moment-là.
02:13 Il y a une chose qu'il a dit dans son discours.
02:15 La vérité, je vous dirai la vérité.
02:17 C'est pas un petit mensonge, mais bon, c'est pas grave.
02:19 Puis, vers midi, confirmation, urgent dans toutes les rédactions.
02:23 La nomination est officielle.
02:25 Du ministère de l'Éducation à Matignon, il y a quoi ?
02:28 800 mètres, à peu près.
02:30 C'est très rapide.
02:31 4 minutes à pied, tout sourire, décontraction.
02:33 Pas de déclaration, quelques coucou à la foule qui n'étaient pas très nombreuses.
02:36 Mais quand même, est-ce que dans cette première image, le stylathale est déjà là, Maxime Thiebaud ?
02:41 Le stylathale, il est là depuis le mois de septembre.
02:43 Avant, il n'était que le communicant du gouvernement.
02:46 Au mois de septembre, il a incarné une position politique différente,
02:49 et notamment de rupture par rapport à ce qu'avait fait Papendaye.
02:52 Donc, il a su petit à petit s'approprier un territoire politique.
02:56 Et aujourd'hui, il se place dedans en tant que Premier ministre.
02:59 Et enfin, arrivé dans la cour de Matignon,
03:01 embrassade avec Elisabeth Borne et après un entretien d'un petit quart d'heure,
03:05 passation de pouvoir, premier extrait pour dire merci.
03:08 Alors, je prends mes fonctions.
03:14 C'est d'abord au Président de la République que j'adresse mes remerciements les plus sincères.
03:20 Je veux avoir une pensée pour Edouard Philippe,
03:23 qui fut le premier à me faire confiance en me nommant au gouvernement il y a plus de cinq ans.
03:28 Une pensée, évidemment, pour toi, Elisabeth, que je remercie à nouveau pour ta confiance.
03:33 Et je pense, évidemment, à Jean Castex,
03:36 avec qui j'ai tant appris ici à Matignon en tant que secrétaire d'État auprès de lui,
03:41 porte-parole du gouvernement.
03:43 J'ai appris ici avec lui à ses côtés le fonctionnement de Matignon,
03:46 l'exigence de la tâche de Premier ministre et aussi l'importance de l'amitié en politique.
03:52 Je veux lui dire que je sais ce que je lui dois,
03:54 ce que notre famille politique lui doit et ce que la France lui doit.
03:58 Maîtrise de la communication et une forme d'humilité en quelque sorte.
04:03 Non mais Gabriel Attal, de toute façon, c'est une bête politique.
04:07 Sa génération, il n'y en a pas beaucoup.
04:09 C'est une bête politique, c'est une bête médiatique.
04:12 Et je peux vous assurer qu'on va le voir partout.
04:14 Il aura un déplacement par jour, il aura une annonce par jour.
04:17 Ça va être un Premier ministre mais ultra, ultra présent,
04:20 un peu à la Sarkozy si vous voulez.
04:22 Quatre merci d'un coup.
04:23 Gabriel Attal, c'est une mène de fer dans un gant de velo.
04:26 Parce qu'on l'a vu pendant le ministère de l'Éducation,
04:29 il est capable d'avoir de l'autorité, je vous en parlerai de son déplacement,
04:33 puisqu'il est venu deux jours dans ma circonscription.
04:35 Et les gens ont vu à la fois de la fermeté, de l'autorité, de l'empathie et de l'humilité,
04:40 ce qui est souvent rare en politique.
04:42 De la vraie humilité ou de l'humilité fâche ?
04:45 Si il fait le lien avec Castex, c'est aussi parce qu'il y a peut-être de la jeunesse,
04:50 mais du coup la jeunesse c'est le manque d'expérience.
04:52 Donc il essaye d'expliquer aussi qu'il a beaucoup appris
04:55 en étant à Matignon avec Jean Castex.
04:57 Donc il essaye de récupérer, de montrer qu'il a eu cette expérience-là.
05:01 Non, Philippe, il ne récupère pas.
05:02 Castex a été un excellent Premier ministre.
05:04 Il montre qu'il a travaillé avec Castex et donc il a appris la matière.
05:09 Il a appris la machinerie de Matignon, qui est une machinerie qui s'est fait particulière.
05:12 C'est sûrement le premier Premier ministre macroniste.
05:16 Parce qu'on a eu Edouard Philippe qui n'était pas macroniste.
05:18 On a eu deux technos, Castex et Borne, qui sont des technocrates à proprement parler.
05:23 Et là on a le premier Premier ministre macroniste qui est né de la politique macroniste.
05:27 On va voir concrètement ce qu'est le macronisme.
05:29 Alors il a promis de dire la vérité.
05:31 Moi ça m'a étonné dans son discours. Il a dit "je vous promets la vérité".
05:34 On nous mentait jusque-là ?
05:36 Oui, c'est vrai.
05:38 Là, la séquence que vous avez montrée, le remerciement à Elisabeth Borne à un autre moment est plutôt correct.
05:44 Là, la séquence où il remercie tout le monde alors qu'Elisabeth Borne est à côté, je trouve ça un peu dur pour elle.
05:50 Il a aussi promis de discuter avec les oppositions.
05:53 Alors ça me semble un changement de style aussi.
05:55 Parce qu'Elisabeth Borne est à côté et on sait très bien que les oppositions à Elisabeth Borne, c'était pas la discussion tous les jours.
06:02 Enfin quand même, on va faire un vrai débat et je ne sais pas si Philippe sera d'accord.
06:06 On a trois blocs aujourd'hui.
06:08 Renaissance, 250 parlementaires.
06:10 Un bloc Nupes solide avec des militants qui lâchent rien à la limite d'être fous furieux et de transformer l'hémicycle en bac à sable.
06:18 Et le RN qui attend que ça tombe.
06:20 Donc nous, avec Philippe en 2012, on avait une majorité.
06:24 On pouvait même s'amuser d'avoir des troublions puisqu'on était 300 mètres, 330.
06:27 Donc cette majorité relative nous engage à penser autrement.
06:32 Et donc je pense que Gabriel Attal peut faire, parce que c'est un génie de la politique, parce qu'il sait faire, parce qu'il sait traiter les gens.
06:40 Peut-être, peut-être qu'il pourra faire en sorte qu'on puisse travailler avec certains.
06:45 Génie de la politique, on va peut-être modérer.
06:47 Oui, pour son âge, oui.
06:48 Génie de la communication.
06:49 Non, non, non.
06:51 On verra en fonctionnement que la difficulté qu'il va avoir, qui est celle d'Elisabeth Borne et qui est le péché originel du macronisme du deuxième mandat,
06:58 c'est qu'il n'y a pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale et qu'il va chercher, comme Elisabeth Borne a trouvé des majorités,
07:04 parce que c'est injuste de voir Elisabeth Borne aller chercher en discutant, y compris de la loi immigration et tout.
07:10 Le problème de la majorité relative à l'Assemblée nationale, génie de la communication, est toujours là.
07:15 Non, mais il n'y avait pas de majorité à l'Assemblée nationalière, il n'y en aura pas demain.
07:19 Et j'allais dire au contraire, parce qu'avec la loi immigration, les députés LR se sont rendus compte de leur pouvoir de nuisance
07:26 et de ce qu'ils pouvaient obtenir en retour. Donc leur voix va valoir beaucoup plus cher aujourd'hui qu'elle ne le valait hier.
07:32 On écoute les trois chantiers donnés par Gabriel Attal tout à l'heure, parce que c'est très clair. Il y a trois axes qui sont très clairs.
07:40 J'emmène avec moi, ici, à Matignon, la cause de l'école. Je réaffirme l'école comme étant la mère de nos batailles,
07:51 celle qui doit être au cœur de nos priorités et à qui je donnerai, comme Premier ministre, tous les moyens d'action nécessaires pour sa réussite.
08:00 Je pense en particulier aux classes moyennes, cœur battant de notre pays, artisan de la grandeur et de la force de notre nation française.
08:08 Avec le président de la République, j'aurais un objectif, garder le contrôle de notre destin, c'est lutter pour la maîtrise de notre modèle social.
08:15 C'est agir pour la solidarité entre les Français. C'est assumer de faire de l'autorité et du respect de l'autre une valeur politique de premier ordre.
08:23 Et de la sécurité, un objectif absolument prioritaire.
08:27 Trois axes très clairs, très précis.
08:30 Oui, mais c'est un assemblage de mots. Après, il va falloir concrètement voir comment il va le faire et avec qui.
08:34 Parce que la vraie question qui se pose aujourd'hui, c'est comment il va travailler avec M. Darmanin, comment il va travailler avec M. Le Maire.
08:39 Si M. Le Maire reste, il va falloir arriver à constituer un gouvernement.
08:42 Et pour l'heure, on ne connaît pas ce gouvernement et on voit que ça va être difficile d'imposer l'image de Gabriel Attal en tant que chef de gouvernement.
08:50 Parce que c'est ça l'objectif. Il n'est pas directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, il doit être chef de gouvernement.
08:54 Mais pas que les choses vont changer. Est-ce qu'on a besoin d'un chef de gouvernement ou d'un manager de gouvernement ?
08:59 Moi, je vais être clair, cher monsieur, mais oui, le monde a changé.
09:03 Quand on a des poids lourds, la chance d'avoir Le Maire, Darmanin, Véran, Dupond-Moreti, Sélix...
09:09 - Attendez, Patrick Vignal, il y a deux minutes, c'était un génie de la politique et aujourd'hui, c'est un manager.
09:17 - Mais cher monsieur, le problème, il est là, en politique.
09:22 Aujourd'hui, avec la majorité relative, ça va nous demander de travailler en groupe.
09:27 Plus que l'on a fait pendant les premiers quinquennats.
09:30 - Il avait raison qu'il ait en capacité de parler à toutes les oppositions, mais Mme Borne ne le pouvait pas.
09:33 Donc ça peut être une plus-value.
09:34 - Il est exactement un manager qu'on a besoin.
09:36 - D'abord, on a une information extraordinaire que vous nous donnez, M. Vignal.
09:39 Vous nous dites qu'il y a un remaniement, mais qu'on va garder les mêmes.
09:42 Donc on apprend qu'Olivier Véran va rester, il a tout réussi, c'est formidable, c'est incroyable.
09:46 Gérald Darmanin, Bruno Le Maire, donc voilà, finalement, tout va changer, mais rien ne change.
09:51 C'est formidable, première nouvelle que vous nous annoncez.
09:55 Deuxième chose, si je puis me permettre, la sécurité, les mots qu'a eu Gabriel Tal sur la sécurité,
10:00 dire que c'est l'une des priorités, c'est la priorité,
10:03 Elisabeth Borne n'aurait jamais dit cela, c'est vrai que c'est un véritable changement.
10:06 Sur l'école, enfin, je ne sais pas qui sera ministre de l'Education nationale,
10:11 il aura un rôle extrêmement important, mais en même temps, je le plains,
10:14 parce qu'il va à la fois être sous la tutelle du Premier ministre et du chef de l'État,
10:17 qui en a fait le domaine réservé.
10:19 - Ce qui est bien avec Johan, c'est qu'il répond aux questions, trois axes, il répond.
10:23 - Deux réponses claires, nous avons dans cette majorité des ministres de poids et de qualité,
10:29 ceux-là, il faut qu'ils restent.
10:30 Moi, depuis ce matin, j'ai des mails constamment où on me dit,
10:33 "Monsieur Vignal, je suis un enseignant de gauche, j'adore Gabriel Tal, il quitte le navire."
10:41 Mais non, je dis aux enseignants qu'ils auront la chance d'avoir un Premier ministre
10:46 et vous oubliez tous que le président de la République s'est engagé lui-même à garder l'éducation,
10:52 sachant se garder.
10:53 Donc je dis aux enseignants, ça fonctionnera.
10:56 Et monsieur, on va changer les choses.
10:58 - Mais vous allez changer les choses avec les mêmes personnes.
11:00 - Mais pourquoi le même féminisme ?
11:02 - Ça fait 7 ans que vous êtes en responsabilité,
11:07 donc il me semble que dire que la sécurité et l'autorité, c'est un point clé.
11:11 Mais enfin, Gérald Darmanin, les dernières années, il faisait quoi ?
11:14 Macramé, peinture sur soie, bulle bouclée.
11:16 - Mais il n'a pas dit ça, Gabriel Tal.
11:17 Il a dit que c'était un sujet important.
11:19 - C'est un sujet, mais déjà avant, c'était un sujet important.
11:21 Les classes moyennes, le permis.
11:23 - Elisabeth Borne, il y a quelques jours seulement dans la presse écrite,
11:25 parlait d'un sentiment d'insécurité.
11:28 - Mais, d'accord, mais...
11:30 - Changement de discours.
11:31 Il y a eu un vrai changement de discours.
11:32 - Mais, enfin, Gérald Darmanin, c'est un ministre de poids.
11:36 - Mais, mais, mais...
11:38 - Après, il ne faut pas dire simplement que jusqu'à présent,
11:41 le problème de ça, c'est que les mots, c'est bien.
11:43 La réalité des questions de sécurité, ils sont là.
11:45 Les classes moyennes, c'est bien.
11:46 Les classes populaires, elles ont disparu.
11:48 Tous les gens qui sont là, que au resto du cœur et tout ça,
11:50 ça fait comment ?
11:51 Les classes populaires, eux, ça n'existe plus dans le propos du provice.
11:53 - On va écouter Gérald Darmanin tout à l'heure, si vous voulez bien.
11:56 Mais, on a laissé Gabriel Attal à Matignon tout à l'heure.
11:58 - Mais, cela arrivait quand même.
12:00 - Vous n'êtes pas sages. Vous n'êtes pas sages.
12:02 On a laissé Gabriel Attal à Matignon.
12:04 Trois heures après, il était au relais du lac,
12:06 c'est à Clermaret, c'est ça ?
12:08 Clémaret, Clémaret.
12:09 Dans le Pas-de-Calais, pour une première sortie,
12:11 il est pied pas très loin de l'eau.
12:14 Il n'est pas vraiment les pieds dans l'eau,
12:15 mais enfin, il a salué, il a commencé par saluer les pompiers,
12:17 les sauveteurs, ceux qui sont intervenus pendant les inondations dramatiques.
12:19 Maintenant, il y a du gel.
12:21 Puis, les élus et surtout les sinistrés,
12:23 à qui le Premier ministre a dit garder le moral.
12:26 - Ne vous démoralisez pas.
12:31 Vous êtes l'incarnation de cette France qui travaille, laborieuse,
12:36 qui se lève tout le matin pour accueillir des clients,
12:39 pour faire vivre tout un village.
12:41 - Oui, tout à fait.
12:42 - C'est des heures où on passe.
12:44 - Mais, c'est agréable aussi.
12:46 C'est ce que je voulais faire.
12:49 Et puis, tout d'un coup, à 58 ans, on voit des catastrophes pareilles.
12:54 Moi, j'arrive à baisser les bras.
12:57 - Vous ne baisseriez pas les bras ?
12:59 Ça se sent.
13:01 - On sera là pour vous.
13:03 - Je ne suis pas certaine, mais on sera là pour vous.
13:05 - Je sais que si.
13:07 - Le style latal, je parle directement,
13:10 je tiens le bras, je tiens la main.
13:12 De la bonne communication.
13:14 - Là, il vient de comprendre que la réalité va être compliquée.
13:17 S'il a fait le tour de France, qu'il aille dans le Nord-Pas-de-Calais,
13:19 il a dû voir de nombreux villages où il faut se retourner
13:21 pour pouvoir lire les panneaux d'entrée.
13:23 Vous avez les agriculteurs avec une colère qui est en train de monter
13:25 qui va être considérable.
13:26 Vous avez la crise sociale, l'inflation qui se maintient.
13:28 Ça va être très compliqué pour lui.
13:31 Il a deux expériences qui ne sont pas mauvaises.
13:33 Il y en a une assez courte, celle de ministre de l'Éducation nationale,
13:36 une un peu plus longue au compte public.
13:38 Mais je pense qu'il a compris qu'il a un poids sur ses épaules
13:41 à seulement 34 ans qui est quand même colossal.
13:44 - Vous savez, je pense que les ministres doivent sortir
13:46 des cabinets ministériels et aller sur le terrain.
13:48 Les Français, ils attendent de nous, de nous voir.
13:51 Et c'est peut-être la force de Gabriel Attal.
13:53 Et tout à l'heure, pour répondre, oui,
13:55 l'hémicycle est bloqué en ce moment.
13:57 Eh bien, alors, redonnons du pouvoir au maire,
13:59 redonnons du pouvoir au syndicat et allons sur le terrain.
14:01 - Moi, je vais vous dire une chose.
14:03 On a regardé une chose, on s'est dit, tiens,
14:05 Gabriel Attal, 34 ans, combien il touche ?
14:07 Et vous allez voir qu'on est un peu en décalage
14:10 par rapport à ce que pensent les Français.
14:12 Premier ministre, ça touche 15 900 euros bruts par mois.
14:16 Et ministre, 10 647 euros bruts par mois.
14:20 Alors, relativement, si on compare les emmerdements
14:25 entre ministre et premier ministre,
14:27 c'est pas grand-chose, hein ?
14:29 5 000 euros bruts, mais c'est quand même beaucoup d'argent.
14:32 Donc voilà, ça, c'est la réalité de ce que touche un ministre.
14:34 C'est pas honteux, c'est tout ce que vous voulez,
14:36 c'est la hauteur, si vous voulez, de...
14:38 Gabriel Attal, c'est Paris, École Alsacienne,
14:42 Sciences Po, c'est le ralentissement d'un côté,
14:44 on passe du 6e au 7e.
14:46 C'est-à-dire que toute sa vie, il l'a passé
14:49 dans un microcosme parisien, à risque.
14:51 - Parce que c'était pas le cas des éléphants du PS, peut-être.
14:54 Alors, franchement, vous êtes quand même confus de dire ça.
14:56 - Non, non, je voulais ça répondre, chère Amonzine.
14:59 - Alors, franchement... - Ça nous fait plaisir.
15:01 - Alors, ça... - Non, mais c'est faux, pardon.
15:03 - Mais Philippe Doucet n'est pas un éléphant, d'abord.
15:06 - Non, mais c'est ça, pardonnez-moi,
15:08 moi, j'étais élu sur Argenteuil et on sait comment ça marche.
15:10 Ségolène Royal, une circonscription dans les deux serfs,
15:12 même François Hollande, en Corrèze, au fin fond,
15:15 en impliquant la logique, et qui était celle de France,
15:17 le médecin en direct, chère Amonzine, par rapport à ça,
15:19 donc c'est totalement faux, ce que vous dites.
15:21 Les éléphants du PS que vous dites, ou les élus du PS,
15:23 ils sont les pieds dans la glace par rapport à ça.
15:25 - Mais c'est parachuté, c'est clair.
15:27 - Non, mais, attendez, je dis pas parachuté.
15:29 - Non, mais c'est énervant. - En attendant,
15:31 le camarade Hollande, il a cassé du caillou en Corrèze pendant
15:34 des années, pendant plus de 20 ans.
15:36 - Au Parti socialiste, personne n'a vécu dans les beaux arrondissements.
15:38 - C'est pas ce que je dis, je dis que par rapport à ça,
15:41 le parcours politique et l'expérience par rapport à ça
15:43 de la vie concrète, c'est pas celle-là.
15:45 Donc c'est inexact, ce que vous dites, monsieur.
15:47 C'est exact et c'est injuste. - Non.
15:49 - Non, c'est inexact et c'est injuste. - Chers collègues.
15:51 - Vous l'avez vraiment énervé, là.
15:53 - Oui, parce que c'est beau.
15:55 Des accords sur des aspects politiques, c'est normal,
15:57 c'est normal. - Alors, chers collègues,
15:59 parce qu'on est des collègues, et on est des collègues.
16:01 Désolé, mais que ce soit les parlementaires ou les ministres
16:05 de cette majorité de Macron, ils sont tous plutôt
16:08 chefs d'entreprise, ils gagnent plutôt très bien leur vie
16:11 que certains éléphants du PS qui ont fait toute carrière politique
16:15 tout le temps. Tu es d'accord au moins sur ça ?
16:17 D'ailleurs, ça nous a gênés des fois.
16:19 - Dans le cas de Gabriel Attal, lui, pour le coup,
16:22 il a pas travaillé dans le privé et tout ça,
16:24 il a un parcours purement politique, uniquement
16:26 sur trois arrondissements de Paris. - Mais non !
16:28 - Et donc dans la connaissance de la France, parce que derrière,
16:30 un des choix d'Emmanuel Macron, c'est-à-dire le cursus honorum,
16:33 on commence, conseil municipal, on construit, ça n'existe plus.
16:36 Derrière, aujourd'hui, étant un des exemples, parmi plein d'autres,
16:39 et heureusement, que derrière, tous ceux qui, à un moment donné,
16:42 à gauche, avaient un parcours de réussite,
16:44 ils pouvaient être nés dans les beaux quartiers,
16:46 ou habiter dans les beaux quartiers, ils étaient dans des circonscriptions
16:48 et dans des territoires sur lesquels il fallait faire son chemin.
16:50 - C'est vrai. - Il fallait faire son chemin.
16:52 - Et son apprentissage. - Son apprentissage.
16:54 - Si on avait suivi une logique méritocratique,
16:57 c'est M. Darmanin ou M. Le Maire qui devraient être premiers ministres.
17:01 Là, on a eu un choix purement politique.
17:03 Et effectivement, Mme Borne, on pouvait l'apprécier ou ne pas l'apprécier,
17:06 elle avait une carrière de haut fonctionnaire, reconnue,
17:09 elle avait comme directeur de cabinet M. Combreussel,
17:11 qui a été président de la section du contentieux du Conseil d'État,
17:14 c'était quand même des poids lourds de l'administration française.
17:16 M. Gabriel Attal, il n'a aucune expérience,
17:18 ni dans la haute fonction publique, ni en qualité d'élu local.
17:21 Et il va devoir se construire à partir de peu de choses.
17:24 Alors, je ne dis pas que la compétence n'existe pas, ce n'est pas ça,
17:27 mais c'est quand même un sacré challenge pour lui dans un contexte hyper compliqué.
17:31 - Gabriel a été élu local à 22 ans. - Oui, il n'a jamais été maire,
17:35 il n'a jamais eu cette...
17:37 - Sondage CNews, le GD de Europe,
17:41 a-t-il fait de vous confiance à Gabriel Attal pour diriger la France ?
17:43 Non. À 53, 52 %, 52, 53.
17:49 Ça va apparaître normalement.
17:51 En tout cas, c'est non.
17:53 C'est 52 % non, 5 points de moins qu'Elisabeth Borne lorsqu'elle a pris le poste,
17:57 il y a 20 mois.
17:59 - On ira rencontrer les 48 % ou les 52 % qui sont pour le non.
18:03 Enfin, quand même, de quoi on parle, là ?
18:05 Là, on parle de la France.
18:07 Je veux bien, cher monsieur, qu'il y ait des sondages.
18:09 Le vrai débat, le président de la République a décidé de nommer un Premier ministre.
18:13 Ce Premier ministre, moi je l'ai reçu, vous le savez,
18:16 il y a quelques jours dans ma circo, et j'avais reçu, avec Philippe, en 2016,
18:20 le même ministre de l'Economie, que tu connaissais, qui était de gauche avec nous,
18:24 qui je crois s'appeler Emmanuel Macron.
18:26 Et j'ai retrouvé chez Gabriel Attal, si vous voulez,
18:30 cette envie, cette énergie, ce côté disruptif et de dépassement de soi.
18:34 Moi, je pense que Gabriel Attal, s'il sait s'entourer à la fois de fondations,
18:39 des Darmanin, des Dupont-Moreti, des Bruno Le Maire,
18:42 un groupe qui sait de quoi il parle, et de renouvellement,
18:45 un gouvernement resserré, et qu'on puisse, nous, les parlementaires,
18:49 nous retrouver dans la majorité, ça fonctionnera.
18:52 Sinon, ça ne fonctionnera pas. Il n'est pas non plus le génie.
18:55 Est-ce qu'on peut avoir deux coques dans la même basse-cour ?
18:57 C'est quoi deux coques, cher monsieur ?
18:58 On va avoir M. Macron et M. Attal.
19:00 Et plus le temps passe, plus le temps est en défaveur de M. Macron,
19:03 parce qu'il ne peut pas se représenter.
19:04 Et M. Attal, lui, a de l'ambition et la possibilité de devenir président de la République.
19:08 Pourquoi Emmanuel Macron ?
19:09 En cas où les énergies vont s'affronter, ça ne marche pas.
19:11 Le président nomme un jeune, effectivement, qui, médiatiquement, est un...
19:15 Mais parce que je crois que le président a compris une chose,
19:18 et moi, en tout cas, j'espère que ça sera ça.
19:20 Il reste 40 mois pour qu'on redresse la barre.
19:22 Oui, la France est en difficulté.
19:24 Et même moi, je suis ambitieux avec ce groupe,
19:28 c'est que le président fasse une feuille de route pour les 10 ans à venir.
19:32 Alors, Patrick Vignale, ça c'est chez vous, ça, il y a au moins 9 ans.
19:37 Alors, je vous l'explique, si vous voulez.
19:39 J'ai décidé de faire des questions au gouvernement
19:41 avec 80 jeunes des conseils municipaux,
19:43 des jeunes qui ont préparé des questions, comme les grands.
19:46 Il y avait le préfet, la rectrice,
19:48 il y avait tous les maires de ma circonscription,
19:50 il y avait 300 personnes.
19:51 Et je vais vous dire, là où Gabriel...
19:53 Je ne sais pas si vous mettrez la séquence.
19:55 Gabriel Attal, une demoiselle qui fait Sciences Po, lui dit
19:59 "Mais vous êtes trop jeune, vous êtes à 22 ans, vous êtes ministre."
20:03 Et il lui dit, un dîner avec Nicolas Sarkozy, il a dit "Petit, t'es trop jeune,
20:08 quand tu te retourneras, tu seras trop vieux."
20:10 Donc à un moment donné, il faut oser les choses.
20:12 Et bien Attal, c'est quelqu'un qui ose.
20:14 Et ça c'est important.
20:15 Est-ce qu'il va oser couper des têtes ?
20:17 C'est le poids lourd du gouvernement.
20:18 Alors, il y a deux types de réactions chez les ministres.
20:20 Il y a ceux qui n'ont fait que remercier Elisabeth Borne,
20:22 comme Rima Abdel-Malak.
20:24 Bon, ben, on pense que c'est fait, pour la ministre de la Culture.
20:27 Quand vous ne remerciez qu'Elisabeth Borne
20:29 et vous ne félicitez pas le nouvel arrivant,
20:32 c'est qu'a priori vous êtes sur le départ.
20:35 Mais, c'est une supposition.
20:36 Et puis, il y a ceux qui félicitent chaleureusement,
20:38 qui postent des photos.
20:40 Bruno Le Maire, vous allez le voir,
20:42 il a eu sous son aile, à Bercy,
20:44 visiblement, il s'entend encore très bien.
20:46 Mais ça, c'est très clair.
20:47 Hier, vous aviez un doute, Johan, sur l'entente ?
20:50 - C'est une entente cordiale.
20:52 Alors, effectivement, dans l'entourage de Bruno Le Maire,
20:54 on nous dit "tout va bien, ils ont d'excellentes relations, etc."
20:58 Bruno Le Maire, il ne voit pas d'un bon oeil l'arrivée de Gamayel Attal.
21:02 - Il a posté la photo !
21:04 - Mais bien sûr, il poste la photo, il a envie de rester ministre de l'économie.
21:07 Donc, évidemment, il a tout intérêt à montrer qu'il s'entend extrêmement bien
21:11 et qu'il n'y a pas, entre les deux, l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette,
21:14 comme dirait l'autre.
21:15 - Alors, Philippe...
21:16 - Non, mais si on se dit les choses par rapport à ça...
21:18 - On se dit tout.
21:19 - Si on se dit les choses par rapport à ça,
21:20 Macron, il fait aussi de la politique avec beaucoup d'intigence,
21:23 il fait aussi un coup tactique en nommant Gabriel Attal.
21:25 Un, il met quelqu'un face à Bardella pour les européennes, de fait,
21:29 pour conclure avec l'européenne.
21:30 Deux, ce qui ne nous arrange pas de nous par ailleurs,
21:32 il peut aussi se dire qu'il met quelqu'un pour empêcher la progression de Raphaël Guzman.
21:36 Trois, dans sa logique, dans sa majorité, il tasse Bruno Le Maire,
21:41 Darmanin et même Édouard Philippe.
21:43 Voilà, il tasse tout le monde.
21:44 Donc, il fait banco, il se dit de toute façon,
21:46 là, pour le moment, je suis dans la colle, je suis bloqué,
21:48 je fais tapis, je tente mon opération sauvetage,
21:51 je mets Gabriel Attal et j'essaye de sauver les élections européennes.
21:54 Parce que s'il fait les élections européennes avec Darmanin à 40 et lui à 15,
21:57 c'est sûr que ça va être compliqué.
21:59 Gérald Darmanin, c'est intéressant.
22:01 Il n'a pas posté de photo.
22:03 Il l'a félicité de manière assez courte, on peut dire, dans son message.
22:09 Mais face à nos caméras, alors, c'est ça.
22:12 Félicitations à Gabriel Attal, je lui souhaite une pleine réussite au service des Français.
22:15 C'est sommaire.
22:16 C'est sommaire.
22:17 On peut dire que c'est une menthe à l'oeuvre.
22:18 Mais attendez, on va écouter quand même Gérald Darmanin,
22:21 parce qu'il dit quand même, je vais rester, j'ai des trucs à faire encore.
22:27 Je pense que chacun a vu que je n'avais pas fini ma mission au ministère de l'Intérieur.
22:30 Et que je ne suis pas homme à me dérober quand il y a des policiers, des gendarmes, des préfets,
22:35 qui à quelques jours, on est à 100 jours du relais de la flamme,
22:38 on est à 200 jours des Jeux Olympiques, vont risquer leur vie, mettre leur réputation en jeu.
22:44 Moi, je suis un homme d'honneur, je suis un homme de devoir.
22:46 Et vous savez, de là où je viens, d'une province, d'une famille populaire,
22:50 on aime bien terminer ce qu'on fait.
22:52 Après, il appartient au président de la République de disposer évidemment des postes ministériels.
22:55 Je suis à sa disposition.
22:57 Mais je veux dire aux policiers et aux gendarmes que je n'ai pas l'habitude de compter
23:00 sur un quelconque avenir personnel lorsque je les ai engagés dans une voie.
23:04 Voilà, je n'ai pas fini, je veux rester.
23:07 Et je viens d'une famille populaire.
23:09 Non mais Philippe, disons la vérité, moi je peux comprendre que ce soit des prétendants
23:16 aux postes de Premier ministre soient déçus ce soir.
23:19 Vous savez, on n'est pas des robots, on n'est pas avec l'intelligence artificielle
23:22 qui nous dit qu'on a des sentiments, les politiques.
23:24 Donc moi je peux comprendre ce soir, de la part de Bruno Le Maire, de se dire
23:28 je suis un ministre important, j'aurais pu devenir Premier ministre.
23:31 Mais moi je veux être clair.
23:32 - Vous croyez que vous êtes le patron du FMI ?
23:34 - Mais attendez, pendant la loi immigration, moi j'étais tous les soirs avec Gérald Darmanin.
23:38 Et on avait essayé de faire une jambe, fermeté et humanité.
23:41 Gérald Darmanin, il vient d'une classe populaire.
23:43 Lui, il n'avait pas d'ascenseur, il n'a pas de cuillère dorée.
23:46 Et Gérald Darmanin, on me dira, ce qu'on voudra, c'est quelqu'un qui est à la tâche.
23:49 Et je peux vous dire que moi j'étais certain qu'il ne lâcherait pas Darmanin.
23:53 Et je vais vous dire, si Darmanin il faut soutenir quelqu'un, même s'il n'aime pas, il le fera.
23:57 - 21h30, le rappel des titres, Simon Guyla, salut Simon.
24:00 - Bonsoir Olivier et...
24:02 Bonsoir Olivier et bonsoir à tous.
24:05 L'armée israélienne annonce la mort de 9 de ses soldats dans la bande de Gaza aujourd'hui.
24:10 C'est l'un des bilans quotidiens les plus lourds depuis le début de l'opération militaire terrestre dans l'enclave palestinienne.
24:15 Au total, 185 soldats israéliens ont été tués au combat depuis le 27 octobre.
24:20 En France, le service statistique du ministère de l'Intérieur a rendu son rapport aujourd'hui et le constat est alarmant.
24:27 Les violences sexuelles sont en hausse sur le territoire, +7% en 2023 par rapport à l'année précédente.
24:33 Avec donc 87 000 faits recensés, soit près de 240 faits par jour.
24:38 Et puis soyez bien sûr très prudent sur la route.
24:40 Après la neige, place au verglas avec des températures négatives sur presque tout le territoire jusqu'à jeudi.
24:45 8 départements ont d'ailleurs été placés en vigilance orange par Météo France pour neige verglas.
24:50 Alors que le pays a connu aujourd'hui l'une des journées les plus froides depuis 6 ans, cher Olivier.
24:55 Merci Simon. Peut-être à nouveau l'image de l'Elysée où je crois que le dîner a pu commencer.
25:01 On dîne un peu tard ce soir à l'Elysée.
25:03 On dîne tard, mais t'as une heure trente, oui. C'est un peu tardif.
25:06 Pour le souper.
25:07 On a un président qui dort jamais.
25:09 En tout cas, il est urgent de se mettre à la tâche parce que composer ce gouvernement, ça ne va pas être facile.
25:15 Ça peut prendre plusieurs jours et on n'est pas certain d'avoir un gouvernement avant la fin de la semaine.
25:19 Alors qui part ? On a fait un petit tableau.
25:22 On se disant, attendez.
25:24 On va jouer au chess.
25:25 Vendredi avec Philippe, on s'est vu.
25:27 On a changé le tableau.
25:29 Est-ce que Philippe Doucet intègre le gouvernement ?
25:32 Oh non, c'est un peu plus hors de banlieue.
25:35 C'est pas en tendance.
25:36 On a été très pudique, on a appelé ça les ministres en danger.
25:39 Clément Beaune.
25:40 C'est pas en IRS, pas en tribunal.
25:42 Écoutez, moi je ne sais pas.
25:44 Si, moi je sais.
25:46 Je vais vous le dire.
25:47 Moi j'estime que les ministres, quand on est ministre, on ferme sa gueule ou on émissionne.
25:53 Différemment du parlementaire.
25:55 Clément Beaune, une croix.
25:58 Sylvie Retailleau.
25:59 Ils suivent tous.
26:01 Rima Abdelmalak.
26:03 Elle est déjà partie.
26:05 Elle est plus là, elle ne tweet plus.
26:07 Il n'y a plus de...
26:08 Bon.
26:09 Alors le cas d'Olivier Dussopt et d'Agnès Firmin-Lebaudeau, c'est plus intéressant.
26:13 Parce qu'ils vont partir.
26:14 C'est faire la justice.
26:15 Et donc, ils partent ou ils restent ?
26:17 Je ne sais pas.
26:18 Moi, s'ils sont condamnés, ça sera différent.
26:19 Olivier Dussopt, qui vient de chez nous d'ailleurs, il s'est éligé avec nous.
26:22 Je pense que le mec, il a fait le job pendant la loi travail.
26:25 Il a fait le boulot.
26:26 Là, maintenant, s'il est condamné, ça sera compliqué.
26:29 Il a pris des coups.
26:30 Oui, franchement.
26:31 Il a pris des coups, mais on ne peut pas dire que...
26:35 Je l'ai montré, le fait d'être un politique hors normes, avec une aura extraordinaire.
26:40 Vous avez raison, il faut de tout.
26:42 Il y a des communicants, il y a des TSE.
26:44 Heureusement.
26:45 J'entends bien.
26:46 S'il n'y a que des hâtales, on fait commun.
26:47 On gagne au premier tour la prochaine fois.
26:49 Pendant la loi, effectivement, moi, je trouve qu'il n'a pas été très, très bon, disons les choses clairement.
26:56 Qu'est-ce qu'on attend d'un ministre ?
26:58 C'est quoi être bon pour un ministre ?
27:00 C'est d'abord trouver une majorité.
27:02 Dans le cas actuel, il faut trouver une majorité.
27:05 C'est une vraie question.
27:06 Mais qu'est-ce qu'on attend d'un groupe qui fait un gouvernement ?
27:09 Si vous avez 15 Dupont-Moretti, 15 Darmanin, moi, ça me plairait.
27:15 Parce que vous ne parlez pas de Dupont-Moretti, c'est le seul.
27:18 On va regarder le petit tweet qu'il a fait.
27:21 Plutôt sympathique, plutôt engageant, plutôt positif.
27:25 Je ne sais pas si on l'a, parce que je ne l'ai pas écrit sur ma feuille.
27:28 Il faut que je le lise sur l'écran. Le voilà.
27:30 Félicitations à Gabriel Attal.
27:32 Sa nomination est une excellente nouvelle pour la justice de notre pays.
27:35 Lorsqu'il était à Bercy, c'est avec lui que s'était décidée la trajectoire historique de la loi de programmation 2023-2027.
27:41 Son arrivée à Matignon est porteuse d'espoir.
27:44 Quand vous voulez rester, vous faites un tweet comme celui-là.
27:46 C'est l'un des seuls qui l'a inscrit dans une continuité gouvernementale.
27:49 Les autres lui lèchent un petit peu les bottes.
27:51 Lui, il l'a inscrit dans une logique en expliquant qu'à Bercy, il a servi la justice.
27:54 Il reste.
27:55 - Oui, je suis comme P., mais du Pontmoretti, j'ai porté ma loi, changement du nom, issue de la filiation,
28:00 notamment pour les femmes victimes d'inceste ou violées.
28:03 J'ai fait une loi avec quelqu'un d'exceptionnel.
28:05 Alors, il est caractériel, du Pontmoretti, pas de problème.
28:08 Mais c'est un mec qui avait des convictions.
28:10 C'est un mec qui a envie d'avancer.
28:12 Donc, en tout cas, je ne sais pas ce que tu en penses.
28:14 - C'est incogneur aussi.
28:15 - On en a besoin.
28:16 - Ce que je pense, c'est qu'il est indispensable.
28:18 Aujourd'hui, souvent, les personnalités politiques issues de la société civile, ça ne marche pas.
28:23 - Il a réussi son parcours au moins au niveau ministériel et il aide Emmanuel Macron.
28:29 Il a un autre avantage pour la justice française.
28:31 Et c'est vrai, c'est que c'est la première fois qu'il y a un budget, des budgets de rattrapage.
28:35 - 50% !
28:36 - Par rapport à l'état de l'opération de la Légion.
28:39 - Ecoutez, écoutez, il est arrivé avec des casseroles.
28:44 Il a été nommé avec une casserole énorme.
28:46 Et il a fait face.
28:47 - Oui, il a su faire du bruit de ses casseroles aussi.
28:49 Mais je dirais surtout que le cordonnier est souvent le moins bien chaussé.
28:52 Et que malheureusement pour les droits de la défense, ça n'a pas été le ministre qui a le plus défendu les avocats.
28:56 Il faut quand même savoir aujourd'hui que le nombre de perquisitions chez les avocats augmente.
29:00 Oui, mais malgré tout, les droits de la défense sont petit à petit rognés.
29:03 Et on tend petit à petit à aller vers une tangente qui n'est pas tout à fait celle d'un état de droite.
29:07 - Rapidement, vous savez, c'est la première fois, Philippe, qu'on a un vrai travail commun entre Darmanin et Dupont-Moretti, justice et police.
29:15 Et il faut continuer avec ça, avec l'éducation.
29:17 - Moi, j'ai entendu les policiers syndicats de police tout à l'heure dire, on aimerait que ce soit le cas.
29:21 Peut-être qu'on écoutera monsieur Jacob.
29:23 - Pire, le problème de la police, c'est la justice.
29:25 - Voilà, on écoutera monsieur Jacob tout à l'heure, mais ce sera après la pub.
29:28 La suite du Meilleur de l'Info à l'Elysée.
29:35 Donc on vous rappelle que ce soir, le premier dîner de travail à l'Elysée,
29:39 donc pour Gabriel Attal avec Emmanuel Macron et sans Elisabeth Borne.
29:43 - Ah oui, oui.
29:45 - Vous avez remarqué ?
29:47 - Non, mais ça va durer, alors on nous dit jusqu'au moins vendredi, la formation d'un gouvernement.
29:51 - Mais...
29:53 - Allez-y.
29:54 - Attendez, on va faire un gouvernement pour les 40 mois, ou alors vite...
29:58 - 40 mois, 40 ministres.
29:59 - Non, mais dans la précipitation, on sera un gouvernement où là, il y a une feuille de route.
30:03 Gabriel Attal a des choses à dire, a des choses à amener.
30:06 Philippe a parlé, effectivement, on a une échéance importante, c'est l'Europe.
30:10 Donc, ou le président, il nomme 20 gugus ou 30 gugus en disant, voilà, j'ai des gens.
30:15 On prend le temps, on ne peut plus se tromper non plus.
30:17 Donc, avoir des ministres, pour moi, c'est des femmes et des hommes, le couteau entre les dents,
30:21 avec des convictions et des valeurs, parce qu'on a besoin de ça pour la France.
30:25 Parce que moi, je pose une question, est-ce que faire de la politique aujourd'hui,
30:28 ça peut changer la vie des Français ?
30:31 Avec ça, on compose un gouvernement avec des femmes et des hommes qui ont envie de faire en ça.
30:35 - Oui, mais c'est quoi le projet ? Parce que moi, je ne comprends plus rien, en réalité.
30:37 C'est sympa, mais depuis 2018, on a eu du En Même Temps Permanent,
30:40 on a eu Blanquer, on a eu Papendaye, ensuite on a eu M. Attal.
30:44 M. Attal est aujourd'hui Premier ministre.
30:46 - 3 ministres de l'éducation.
30:48 - Mais cher maître, vous avez l'âge de Gabriel Attal. Rêvez-vous aussi de la jeunesse ?
30:52 - Non mais Thomas Mann disait "être jeune, c'est être spontané, c'est secouer les chaînes d'une civilisation périmée".
30:58 Est-ce qu'il va secouer les chaînes d'une civilisation périmée,
31:00 ou est-ce qu'il va plutôt perdre du temps à faire du macronisme en même temps ?
31:03 - Écoutez, en tout cas, déjà, Gabriel Attal, il a secoué le concotier, il est Premier ministre.
31:08 À court d'huit ans, au moins.
31:09 - C'est vrai qu'il devait ranger un os, il a dévoré ses adversaires.
31:12 - Il a bien joué. - Non mais il est brillant.
31:14 - Il est brillant. - Il a déformé.
31:16 - C'est un peu tôt pour répondre à cette question.
31:18 - Bien sûr. - Attendons déjà le discours de politique générale de Gabriel Attal.
31:21 Attendons le grand rendez-vous avec la nation d'Emmanuel Macron.
31:25 On verra bien à quoi ça ressemble et on verra bien ce que va dire le président.
31:28 C'est là qu'il va vraiment dresser sa feuille de route.
31:30 Le gouvernement, on n'est pas à quelques jours près, que ce soit vendredi ou lundi.
31:33 - Ça ne va pas changer grand-chose. Le vrai sujet, c'est les axes que ça donne par rapport à ça.
31:37 - Moi je pense que ça sera d'ailleurs plutôt en début de semaine prochaine.
31:39 Ça va prendre du temps, la composition de ce gouvernement.
31:41 Mais honnêtement, ça n'a pas beaucoup d'ampleur.
31:43 - Tout à l'heure, on a parlé justice, police.
31:45 Vous me disiez, non, justice et police, ça marche ensemble, main dans la main.
31:48 Écoutez M. Jacob, syndicaliste.
31:50 - Ce remaniement nous inquiète parce que nous sommes en plein cœur d'une réforme de la police nationale
31:59 qui a débuté au 1er janvier 2024, qui va nécessiter un suivi, peut-être une adaptation.
32:05 Nous devions être reçus aujourd'hui par Gérald Darmanin
32:08 pour qu'on ait des réponses sur l'organisation de la sécurité des Jeux olympiques
32:14 et surtout une réponse aux inquiétudes des policiers sur leurs conditions de travail.
32:18 Si Gérald Darmanin part à six mois des JO,
32:23 ça va être, je pense, catastrophique pour la mise en musique des dispositions de sécurité pour les policiers.
32:30 - Ça fait syndicat de défense de Gérald Darmanin ou ça fait syndicat de police ?
32:35 - Mais moi, vous avez vu, les syndicats aiment Gérald Darmanin, ils veulent le garder.
32:39 - Non, c'est vrai.
32:40 - Mais ça se passe bien. Vous savez, moi je reçois ce soir à Lyon.
32:43 - Mais est-ce que Gérald Darmanin avait envie de rester ?
32:45 - Mais bien sûr qu'il a envie de rester.
32:46 - Il l'a dit tout à l'heure.
32:47 - Darmanin, c'est un fantasme, il restera.
32:50 - Si on lui avait proposé les affaires étrangères, il serait allé.
32:53 - Écoutez, par contre...
32:54 - Mais il ne sera pas sous l'autorité de M. Attal, moi je n'y crois pas.
32:56 Je pense qu'il va y avoir un accord un peu subliminal
32:59 où M. Darmanin va suivre sa ligne de route et puis M. Attal fera sa ligne de route.
33:03 - Vous savez, l'objectif c'est servir les Françaises et les Français.
33:06 Ce n'est pas s'occuper que de nous.
33:07 - Oh le bel et le bon langage, non.
33:09 - Non, non, non.
33:10 - Vous n'avez pas le droit.
33:11 - Ça fait 10 ans que je le dis.
33:12 - Non, non, non.
33:13 - C'est trop.
33:14 - Non, non, non.
33:15 - Je pense que Patrice ne va pas tarder de nous dire que tous les autres sévèles,
33:17 il n'y aurait pas la guerre.
33:18 Ça, je pense que c'est la prochaine intervention.
33:20 - Tout à l'heure, vous avez posé une bonne question.
33:22 Vous avez dit non, ça sera un bon manager.
33:24 Qui est à la manœuvre ?
33:25 Et on va voir une une de Libé.
33:28 On va même voir deux unes de Libé.
33:30 Lorsque François Mitterrand nomme son Premier ministre Laurent Fabius,
33:35 Mitterrand Premier ministre.
33:37 Et regardez Libé, ils ont refait la même.
33:38 Macron Premier ministre.
33:39 Il vous inspire quoi ?
33:40 - C'est autre chose.
33:41 De droite, je crois, libération, non ?
33:43 - C'est la réalité.
33:45 Il synthétise dans le titre ce qu'il se passe.
33:48 - Mais tout cela, c'est de la mousse.
33:49 Ce n'est pas le plus important.
33:50 Vous savez ce que je voudrais rajouter ?
33:51 Vous avez parlé d'éducation.
33:52 On aura un couple.
33:54 Le président, Gabriel Attal, qui va garder l'éducation.
33:57 Parce que cette jeunesse qui rouille au bas des immeubles,
33:59 il faut qu'elle puisse avoir le module éducation.
34:02 On a la justice, on a le classique de la santé.
34:04 C'est le logement sur lequel il faut travailler.
34:06 C'est une vraie bombe sociale.
34:08 Et le troisième but, c'est des projets de société.
34:11 - L'effondrement des constructions de logements depuis 2017, Patrick Girard.
34:14 Ça a démarré avec Donnormandie au Congrès HLM.
34:17 Ça s'effondre complètement.
34:19 Les objectifs de logement ne sont pas...
34:20 - Je suis désolé.
34:22 - Les priorités de Français, on avait un sondage.
34:25 On va le remettre.
34:26 Je crois que c'est le Parisien qui l'avait fait ce week-end.
34:29 Priorité numéro un, pouvoir d'achat.
34:32 Ensuite, sécurité.
34:33 Ensuite, immigration.
34:35 Et ensuite, les questions sociales arrivaient plus tard.
34:38 Pouvoir d'achat, sécurité, immigration, protection sociale,
34:40 transition écologique, éducation, jeunesse, inégalité,
34:43 dette, dépense publique, chômage, 14 %, tout en bas.
34:46 Et logement, que vous venez de citer, 11 %.
34:48 - Mais ça dépend des régions.
34:49 Il y a des régions chez moi où il faut construire
34:51 parce que chaque année, il arrive 10 000 personnes.
34:53 Ce que je veux dire, en fait, pour nous, en tout cas,
34:56 moi, je pense qu'il faut que le président renverse la table.
34:59 Il a décidé d'être disruptif en nommant Gabriel Attal.
35:03 Il faut qu'on soit capable d'avoir des ministres
35:05 qui travaillent ensemble, qui s'apprécient
35:07 et même qui sortent de leur couloir.
35:09 C'est la différence que j'avais...
35:11 Il y avait des bandes qui avaient dit
35:12 un ministre est dans son couloir.
35:13 Mais non, la France, aujourd'hui, elle a besoin d'énergie.
35:16 Elle a besoin de vitalité.
35:17 Donc des ministres...
35:19 Et après, c'est vrai ce que disait Johan,
35:21 ça va être très compliqué d'avoir une majorité à l'Assemblée.
35:23 On ne l'aura pas.
35:24 Vous savez quoi ?
35:25 On ira la trouver avec les maires sur les territoires.
35:27 - On va écouter les oppositions.
35:28 Deux réactions.
35:29 D'abord, Laure Lavalette, pour le RN,
35:31 a été ce soir dans "Touchline".
35:33 - Au niveau de l'éducation nationale,
35:37 c'était presque un ministre de Marine Le Pen, écoutez,
35:40 ce qui lui a d'ailleurs donné sa popularité.
35:42 Ensuite, voilà, il est au gouvernement depuis 2018.
35:46 Je veux dire, c'est quand même un des fidèles d'Emmanuel Macron.
35:49 C'est quelqu'un qui vient de la gauche.
35:51 C'est un macroniste de la première heure.
35:53 Les Français n'ont rien à attendre de ce changement.
35:56 Gabriel Attal, Premier ministre, ça ne va pas faire baisser l'immigration.
36:01 Ça ne va pas...
36:03 Il n'est absolument pas le symptôme du sursaut
36:07 qui est attendu par les Français,
36:08 tant en matière migratoire, sécuritaire,
36:10 que de pouvoir d'achat, malheureusement.
36:12 - Il est possible qu'il jette le RN.
36:14 - C'est possible que la nomination de Gabriel Attal jette le RN,
36:17 en particulier la candidature de Jordan Bardella.
36:19 - C'est une vraie mauvaise surprise pour Jordan Bardella et pour Marine Le Pen.
36:22 Il y a une vraie inquiétude.
36:24 Une vraie inquiétude parce que c'est la même génération...
36:26 - Je ne pense pas que ce soit une surprise, en réalité.
36:27 - Comment ?
36:28 - Ce n'est pas plus surprenant.
36:29 - Non, mais c'est une surprise, dans le sens où ça n'était pas attendu.
36:31 Gabriel Attal, lui-même, samedi soir, ne savait pas du tout qu'il serait à Matignon.
36:35 - C'était une hypothèse, quand même.
36:36 - Non, non, pas du tout.
36:37 - Non, pas du tout.
36:38 - C'était exclu, complètement.
36:39 Gabriel Attal, il rentre de vacances dimanche matin, il ignore complètement que le dimanche soir,
36:44 il va être en réunion avec son cabinet pour parler de Matignon.
36:46 Ça s'est vraiment joué dimanche dans la soirée.
36:49 - François Bayrou a fait le jeu ?
36:51 - Non, mais je peux confirmer ce que vous dites.
36:52 - Oui.
36:53 - Samedi soir, il était ministre de l'Éducation.
36:55 Dimanche matin, d'un coup, il y a une lumière qui permet...
36:58 Mais quand même, Philippe, tu seras...
36:59 - Mais qui allume la lumière ?
37:00 - Non, mais Philippe, tu seras d'accord avec moi.
37:02 La force, comme de Manuel Macron, il est en campagne 2017, il gagne.
37:05 Edouard Philippe, qui lui tape dessus, Macron le nomme Premier ministre.
37:09 Il nomme Jean Castex, maire de Prades.
37:11 Il nomme Borne, reconnaît que le président est capable d'innover.
37:15 Alors qu'au PS, on n'innovait pas.
37:17 On avait les mêmes éléphants qui se partageaient les postes et ils tournaient.
37:20 Oui ou non ?
37:21 Les postes au niveau national, les grands postes.
37:23 Tu es d'accord ou pas ?
37:24 - Non, mais enfin, va pas me faire le coup du procès du PS.
37:27 - Mais c'est pas le coup du PS.
37:28 - Que je dire par là, que Macron soit disruptif, oui.
37:31 - Tu es d'accord.
37:32 - Mais en même temps, là, il est tellement accolé au mur.
37:34 Enfin, il faut voir son niveau de popularité aujourd'hui.
37:36 Il doit être à 26% de popularité.
37:38 Donc, il est sur son bloc électoral de noyaux d'eau qui ne dépasse pas.
37:41 Il est collé au mur après une réforme des retraites qui a été rejetée par les Français.
37:44 Et une réforme sur l'immigration qui a coupé sa majorité en deux.
37:48 Et où il espère que le conseil constitutionnel...
37:49 - Mais rappelle-toi, François, il n'était pas un meilleur...
37:51 - Donc, il essaye de trouver une porte de sortie, y compris pour sauver ses Européennes.
37:55 Donc, c'est bien joué d'un point de vue tactique.
37:57 - C'est pour ça qu'il y a une vraie inquiétude au RN, vraiment.
37:59 - Oui, je pense qu'il a fait ça.
38:00 - Il a fait ça, il a une vraie inquiétude.
38:01 - Et chez LFI, inquiétude ou pas ?
38:03 On va écouter Mathilde Panot, vous aurez deux minutes pour répondre.
38:05 - Gabriel Attal est celui qui a commencé une rentrée scolaire.
38:12 Rentrée scolaire qui est catastrophique puisque des centaines de milliers,
38:16 voire des millions d'enfants manquent des millions d'heures de cours
38:19 parce qu'il y a des professeurs non remplacés.
38:21 En préférant se focaliser sur l'habit de jeunes femmes et notamment sur l'interdiction de la baïa.
38:26 Gabriel Attal est celui qui cherche à mettre la jeunesse au pas,
38:29 notamment en défendant le service national universel.
38:32 Nous ne croyons pas une seule seconde qu'en mettant,
38:35 bon, un espèce de monsieur Macron junior, celui qui s'est spécialisé dans l'arrogance et dans le mépris,
38:42 quelque chose changera dans le pays.
38:43 - Voilà ce que pensent ce soir les oppositions.
38:45 - Philippe, est-ce que tu peux m'aider ?
38:47 Vraiment, on te trouve marocain.
38:50 - Venons, venons.
38:51 - Et on te trouve marocain de ministre.
38:53 Comment, comment ma famille PS, parce que c'est toujours ma famille,
38:57 parce que moi si je suis là, c'est grâce au PS.
39:01 Si je suis là, c'est parce que François Hollande m'a fait confiance en 2012.
39:05 Mais comment nos camarades du PS, les écolos,
39:08 peuvent être avec des gens qui insultent toute la journée ?
39:11 - Tu dois suivre le truc.
39:14 - A deux noms.
39:15 - Non mais, j'ai...
39:16 - Ramène-le à la raison.
39:17 - Non mais, un, d'abord, ma sensibilité au sein du PS,
39:19 on s'est battus contre cette affaire-là depuis,
39:21 si tu suis un peu en Corse, qu'on fait un intérieur.
39:24 Et deuxièmement, je te rappelle qu'il y a un moratoire sur ce qui s'est passé,
39:27 et que le moratoire, il dure.
39:28 Donc la NUPS, elle est terminée.
39:30 Je pense que ça n'a pas échappé.
39:31 Par contre, dans ce que dit Mathilde Panot,
39:33 il y a quand même un élément qui est vrai,
39:34 c'est que derrière aujourd'hui, le nombre de profs devant les élèves,
39:37 il n'est pas en augmentation.
39:39 Parce que c'est bien de dire le brevet de ça, très bien,
39:41 mais la réalité, c'est qu'il manque des profs,
39:43 et aujourd'hui, la revalorisation du métier prof,
39:45 ce chantier-là de l'école, il est toujours là.
39:49 Si on veut la réussite éducative de nos enfants,
39:51 il faut mettre des moyens en face avec des profs devant les élèves.
39:53 - Est-ce que tu vas nous laisser finir le mandat à gouverner
39:55 avec une partie des LR qui veulent faire les poches à Marine,
39:58 ou est-ce que le PS, le PS social et formatif,
40:01 veut venir avec nous ? C'est ça l'idée ?
40:03 - Mais derrière, c'est le problème des projets et de la ligne politique.
40:06 C'est pour ça que quand on me dit "Gabriel Attal, il vient de la gauche",
40:09 ça fait longtemps qu'il n'est plus de gauche,
40:10 le sujet, c'est la ligne politique.
40:12 Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ?
40:13 Tu vois, je l'ai dit tout à l'heure en introduction,
40:15 on est quoi pour les classes populaires ?
40:16 Et on ne peut pas faire la politique du pic pour les classes politiques.
40:19 C'est important les classes politiques,
40:20 mais il y a aussi les classes populaires.
40:21 - Philippe, je ne sais pas ce qu'on va faire aujourd'hui,
40:23 mais pour ce soir, c'est terminé.
40:24 Désolé.
40:25 Maxime, je voulais le mot de la fin, parce que vous savez ponctuer.
40:29 - J'étais en train de me dire que les Français doivent se dire
40:31 "Bouh, ils sont bien loin de nous".
40:33 - Merci beaucoup Patrick Vignal, merci d'être venu nous voir.
40:37 Des petits renaissances de l'heureux, c'était un plaisir.
40:39 Merci Johan, merci Maxime,
40:41 merci donc Philippe Doucet.
40:44 Vous avez une mission, vous avez entendu.
40:46 Une grande mission.
40:48 Dans un instant, soir info, je remercie ce soir Yael Benhamou,
40:52 Jade Roger et Goderic B, Raphaël Zrec
40:55 qui ont permis les images en direct depuis l'Elysée.
40:57 Et Matignon, bye bye, on se retrouve demain.
40:59 *Bruit de coups de pieds*
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