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  • il y a 3 ans
Olivier Benkemoun revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #lemeilleurdelinfo

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00:00 -Bonsoir à tous. Merci d'être avec nous.
00:02 Dans un instant, je vous présenterai
00:04 les deux hommes qui vont m'accompagner ce soir
00:07 pour commenter l'actualité,
00:09 mais pour commencer cette nouvelle rubrique,
00:11 "Le meilleur des punchlines, du meilleur de l'info".
00:15 Sur l'AMFI, Gaza, Sciences Po, d'abord.
00:18 Amfi bloqué par des étudiants pro-palestiniens,
00:21 voire pro-Hamas, qui ont empêché une étudiante juive
00:24 de rentrer. Le commentaire de Kevin Bossuet.
00:27 -Moi, je comprends qu'on puisse être
00:29 pro-palestinien. Ce qui se passe à Gaza, c'est horrible.
00:32 Je comprends qu'on puisse manifester,
00:34 qu'on puisse montrer son écœurement,
00:37 mais là, on arrive à de la chasse aux Juifs,
00:39 et ça, c'est très grave. Je ne pensais pas revivre
00:42 un jour cela dans mon pays.
00:44 -Sur cette ligne rouge franchie, comme le dirait le gouvernement,
00:48 l'UEJF a porté plainte.
00:49 Gabriel Attal annonce qu'une plainte sera déposée.
00:52 On y reviendra.
00:53 -Autre polémique, le refus de la FED de foutre
00:56 d'interrompre les matchs pour rompre le jeûne.
00:59 On va commenter sur ces news
01:00 les philosophes et islamologues. Radhika Asnani.
01:03 -Ces revendications, comme le voile et le jeûne,
01:09 s'inscrivent dans cette envie d'imposer sa religion.
01:13 Je pense que la décision de la Fédération française du football
01:18 est tout à fait ce qu'il fallait faire,
01:21 étant donné qu'instaurer ce genre de pause,
01:24 c'est instaurer une certaine atmosphère ramadanesque,
01:28 comme je l'appelle.
01:29 -Je voulais vous faire écouter le commentaire de Charlotte Dornelas
01:33 sur le "Aïa kanamoura bashing".
01:35 La chanteuse aurait été choisie par Emmanuel Macron
01:38 pour chanter du piaf à l'ouverture des JO.
01:41 C'est ce qui se profilerait.
01:42 Je trouve que, comme souvent, Charlotte a eu les mots justes.
01:46 -Elle est ultra écoutée,
01:50 elle est ultra appréciée chez les jeunes.
01:52 C'est un fait. C'est une artiste.
01:54 Les responsables de ce pays
01:56 pourraient éviter de jeter l'huile sur tous les feux.
01:59 Là, c'est un débat politique,
02:01 pas du tout artistique, pas du tout culturel.
02:04 -C'est pas que de la faute d'Emmanuel Macron.
02:06 -Ca tourne même au racisme.
02:08 On aura peut-être l'occasion d'en parler.
02:11 Minute de silence à l'Assemblée et au Sénat
02:13 pour rendre hommage à Philippe de Gaulle,
02:16 le fils du général, avec 102 ans,
02:18 Jacques Vendreau, neveu du général et donc cousin de l'amiral.
02:22 -Arrêtez.
02:23 -C'est avec une grande tristesse
02:25 que nous avons appris la disparition
02:27 de l'amiral Philippe de Gaulle.
02:29 -En mémoire de la haute figure de l'amiral de Gaulle,
02:32 je vous demande de bien vouloir observer une minute de silence.
02:36 ...
02:40 -Au-delà de toute sa carrière militaire,
02:43 sa carrière politique,
02:44 parce qu'il a été sénateur de Paris avec le RPR et l'UMP,
02:48 mais c'était quelqu'un qui était très famille,
02:51 et surtout, il avait un amour démesuré
02:53 pour sa maman, Tante Yvonne.
02:55 Il s'en est beaucoup occupé.
02:57 Il était extrêmement présent avec elle
02:59 sur les derniers moments de sa vie.
03:02 Il a quatre enfants, Pierre, Jean, Yves et Charles.
03:05 -Voilà, le début du Meilleur de l'Info ce soir.
03:08 Benjamin Haddad, bonsoir. -Bonsoir.
03:11 -Député Renaissance de Paris,
03:12 qui connaît très bien les affaires internationales.
03:15 Pierre Lelot,
03:17 chancemnis spécialiste de politique internationale.
03:20 Vous me disiez, en regardant cette séquence,
03:22 que vous aviez croisé il y a quelque temps.
03:25 -Il n'y a pas longtemps.
03:26 Il y a un mois, je pense, au moment de la messe pour la paix
03:30 aux Invalides, où il résidait.
03:33 Et...
03:36 J'avais croisé maintes fois à l'hôtel de ville
03:38 du temple de Jacques Chirac.
03:40 Et oui, ben...
03:41 Il avait 102 ans.
03:44 -Vous avez entendu ce qu'a dit Pascal Praud
03:46 à propos de l'amiral et de son père.
03:49 -J'avais jamais vu son père en pyjama.
03:51 Bon. On va parler de sujets plus...
03:54 Plus durs, en tout cas, ce soir.
03:57 Il y en a un en particulier qui peut lui faire peur,
04:00 c'est la menace nucléaire.
04:02 Poutine a ressorti la menace nucléaire.
04:04 Ca fait bondir.
04:05 Elle a réussi un énorme arsenal nucléaire
04:08 porté par des missiles puissants.
04:10 Quand Poutine dit "nous sommes prêts",
04:12 il faut être attentif.
04:16 -Notre triade, la triade nucléaire,
04:18 est plus moderne que n'importe quel autre triade.
04:21 Nous sommes les seuls, avec les Américains,
04:25 à disposer d'une telle triade.
04:27 Et nous sommes beaucoup plus avancés dans ce domaine.
04:30 Nous sommes prêts à utiliser des armes,
04:34 n'importe quelle arme, y compris les armes
04:37 que vous avez mentionnées,
04:38 s'il s'agit de l'existence de l'Etat russe
04:41 ou d'une atteinte à notre souveraineté
04:43 et à notre indépendance.
04:44 -Bon, encore une fois, je le disais,
04:46 je ne sais pas la première fois que Vladimir Poutine
04:49 parle de l'arme nucléaire, le dit,
04:51 mais à chaque fois, il faut être très attentif.
04:54 D'abord, parce que ça fait peur,
04:56 parce qu'il a la puissance entre les mains,
04:59 et que quand on est menacé, semble-t-il,
05:01 on a tendance à pouvoir faire n'importe quoi.
05:04 -Il faut espérer que non.
05:05 Ce qui est clair, c'est qu'effectivement,
05:08 les Russes manient de façon relativement
05:11 agressive le fait qu'ils ont des armes nucléaires,
05:15 pas seulement depuis 2022,
05:18 depuis le 24 février 2022,
05:20 mais dès la première opération crimée en 2014,
05:25 les Russes avaient déjà, Poutine lui-même,
05:28 sorti cet argument, "Ne vous emmêlez pas,
05:31 "j'ai des armes nucléaires."
05:32 Et puis, cette fois-ci, j'ai regardé tout ça
05:35 dans beaucoup de détails, il a eu l'objet
05:38 de la première opération crimée,
05:40 il a utilisé la même détail, il l'a utilisée à plusieurs reprises,
05:44 il y a des excités autour de lui,
05:46 notamment Medvedev, l'ancien président,
05:49 qui en rajoute. Voilà.
05:50 Donc, tout ça n'est pas bon.
05:52 On est dans une...
05:54 Moi, ça fait pas loin de 40 ou 50 ans
05:56 que je travaille sur les questions internationales,
05:59 et j'ai passé beaucoup d'années à étudier les affaires nucléaires.
06:03 Je dois vous avouer, vraiment,
06:05 une certaine inquiétude.
06:07 J'ai l'impression que tout ça est en train de partir un peu en quenouille
06:12 avec des propos de plus en plus agressifs,
06:16 qui sont pas bons.
06:19 -Mais c'est un film...
06:21 C'est un signe de faiblesse ou de fébrilité ?
06:24 -Non, c'est-à-dire... D'abord, il y a un contexte électoral.
06:27 Il a des élections dans quelques jours,
06:29 il envoie un message,
06:31 "Nous avons des élections dans quelques mois,
06:34 "dans trois mois."
06:35 Et ça, c'est monté...
06:36 Quand, d'un côté, on parle de Munich,
06:39 de Munich, de Daladier,
06:41 d'un pays impérialiste inarrêtable,
06:46 et que le parallèle se fait entre Hitler et Poutine,
06:50 du point de vue de Poutine, c'est pas très agréable
06:53 dans un pays qui, lui, s'est battu beaucoup contre l'hitlérisme.
06:57 Je pense que ça passe assez mal côté moscovite.
07:00 Et de son côté à lui, naturellement,
07:04 il monte au rideau,
07:07 il annonce qu'il est prêt,
07:09 puisqu'il n'y a pas de ligne rouge, semble-t-il.
07:12 Il dit, "Puisqu'il n'y a pas de ligne rouge chez certains,
07:16 "sous-entendu, il peut y avoir des forces européennes au sol,
07:19 "il n'y en aura pas de notre côté."
07:21 Donc là, on est dans une escalade
07:23 qui ne me plaît pas du tout,
07:25 et je pense que le moment est peut-être venu
07:29 de calmer les choses.
07:30 Je note que, chez nos alliés,
07:33 personne n'est dans une rhétorique de ce genre.
07:36 -On va en parler... -Aux Etats-Unis,
07:38 Allemagne et les autres pays.
07:40 -Je permets à Benjamin de réagir.
07:42 Il a une philosophie particulière,
07:44 puisqu'il dit que les armes existent pour être utilisées.
07:47 Dans cet entretien, nous avons nos propres principes.
07:50 Je rappelle que la Russie détiendrait
07:53 5 889 ogives nucléaires
07:56 contre un peu moins de 300 en France, me semble-t-il.
08:00 Vous avez aperçu ce qui est peut-être
08:03 l'arme la plus puissante au monde, Satan 2,
08:05 ce fameux missile qui est le plus gros du monde,
08:09 qui est capable d'envoyer 50 mégatonnes,
08:13 ce qui est 2 000 fois la puissance des bombes américaines
08:16 qui ont explosé au-dessus de Nagasaki et Hiroshima,
08:19 qui est capable de transporter jusqu'à 12 têtes nucléaires.
08:23 -Ces sujets nucléaires, il faut toujours en parler
08:25 avec beaucoup de précaution et d'humilité.
08:29 Pierre Lelouch l'a dit, c'est pas la première fois
08:32 qu'on entend Vladimir Poutine brandir
08:34 ce type de menaces, de rhétoriques.
08:36 Il l'avait déjà fait au moment de l'annexion de la Crimée,
08:39 depuis le premier jour de la guerre,
08:42 il y a plus de deux ans.
08:43 Or, sur le plan purement opérationnel,
08:46 la posture nucléaire de la Russie n'a jamais changé.
08:49 Les armes nucléaires ne sont pas mises en alerte.
08:52 Fondamentalement, Vladimir Poutine,
08:54 quand il fait ce type de communication,
08:57 il parle à son opinion publique, en effet,
08:59 puisqu'il est dans un contexte électoral,
09:02 et il nous parle aussi à nous.
09:03 Il envoie un message, il essaie de faire peur.
09:06 Il essaie d'alerter, d'alarmer, plutôt,
09:09 l'opinion publique occidentale.
09:12 Donc, moi, je pense, depuis quelques années,
09:15 vous savez, il y a eu plusieurs débats régulièrement
09:18 sur l'état de santé de Vladimir Poutine,
09:21 sa santé mentale, etc.
09:22 Moi, je ne crois pas qu'il soit irrationnel ou fou.
09:27 Je pense qu'au contraire,
09:28 c'est quelqu'un qui est extrêmement rationnel,
09:31 qui comprend les logiques de rapport de force,
09:33 qui a fait probablement un mauvais calcul
09:36 il y a deux ans en envahissant l'Ukraine,
09:38 en pensant que l'Ukraine s'effondrerait
09:41 comme un château de cartes,
09:42 que les Occidentaux ne réagiraient pas,
09:45 et qui, aujourd'hui, peut-être réajuste,
09:47 mais qui ne s'est pas lancé jusqu'ici
09:50 dans une forme d'escalade totalement incontrôlée.
09:53 Donc, encore une fois,
09:54 je ne suis pas quelqu'un qui manie l'art de la propagande,
09:57 c'est un espion de formation,
09:59 mais je crois qu'il faut aussi rester assez calme, tempéré,
10:03 rappeler que l'Alliance et que notre pays
10:05 sont aussi dotés de la diffusion nucléaire,
10:08 et prendre ce type de déclarations pour ce qu'elles sont.
10:11 -Je veux donner la parole à Pierre Leloche,
10:14 mais dans l'entretien qu'il a donné à la télé russe,
10:17 Vladimir Poutine a réagi pour la première fois
10:19 au propos d'Emmanuel Macron
10:21 sur la possibilité d'envoyer des troupes européennes
10:24 aux accusations de déstabilisation contre la France,
10:27 qui prennent plusieurs formes.
10:29 Il y a les cyberattaques,
10:31 mais il y a aussi le soutien
10:32 à des pays anciennement proches de la France,
10:35 et en particulier sur le continent africain.
10:38 -Navirement, c'est plus convenant d'en abuser.
10:45 -Il est plus pratique d'être offensé
10:47 par quelqu'un sans voir ses propres problèmes.
10:50 -Ses propres problèmes.
10:52 Peut-être qu'une réaction aussi aiguë et hautement émotionnelle
10:56 de la part du président français
10:58 est également liée à ce qui se passe dans certains Etats africains.
11:02 -Ca est lié, en particulier,
11:04 à ce qui se passe dans certains Etats africains.
11:07 -Nous n'instigons personne et ne cherchons à retourner personne
11:10 contre la France.
11:12 Pour être honnête, nous n'avons en général pas de tâches nationales
11:15 au niveau de l'Etat russe là-bas.
11:17 Nous ne faisons qu'être amis avec eux, c'est tout.
11:20 -C'est une question de réconciliation.
11:22 -Cet homme ment, évidemment.
11:24 -Bien sûr que les Russes sont très actifs en Afrique
11:28 et font toutes sortes de méchanceté en France.
11:31 Ca fait partie du jeu pendant les crises internationales.
11:34 On ne va pas s'en étonner.
11:36 Il y a une chose qui me dérange dans ce qu'il a dit aujourd'hui.
11:40 Il a dit que les armes, comme toutes les armes,
11:42 sont faites pour être utilisées.
11:45 Le problème avec ça, c'est que...
11:47 Tout le monde a oublié ça,
11:49 mais le 2 ou 3 janvier 2022,
11:56 donc huit semaines avant l'attaque de l'Ukraine,
12:01 les cinq membres du Conseil de sécurité
12:03 avaient signé une déclaration disant le contraire,
12:06 que les armes nucléaires n'avaient pas vocation à être utilisées.
12:10 Et Poutine a signé ça.
12:12 Le fait qu'on entende parler d'une utilisation potentielle
12:15 pour la première fois est un problème.
12:18 Il ne dit pas que les armes nucléaires sont faites pour être utilisées.
12:22 -Oui, mais c'est dans le contexte où il parle des armes nucléaires.
12:25 Je voudrais revenir sur un point fondamental de cette affaire.
12:29 Il faut bien comprendre les choses.
12:31 C'est la première fois
12:33 que plusieurs puissances nucléaires
12:37 sont face à face sur un théâtre d'opération
12:40 où, là, vous avez Tomor dans un état tampon
12:44 entre deux alliances.
12:45 D'un côté, l'alliance occidentale, où il y a trois puissances,
12:49 les Etats-Unis, l'Angleterre et la France,
12:51 de l'autre, la Russie, avec son immense potentiel nucléaire.
12:55 Ca fait deux ans que ça dure.
12:56 C'est une guerre par procuration,
12:58 dans laquelle il y a des règles qui se sont imposées dès le début,
13:02 par les Américains, notamment.
13:04 Pas d'hommes, pas de troupes de l'OTAN sur le territoire ukrainien.
13:08 En revanche, on dose de façon très précise,
13:11 avec l'OTAN, le type d'armes qui est envoyé,
13:13 et on fait en sorte que la guerre soit confinée le plus possible
13:17 sur le territoire ukrainien, de sorte que ça ne déborde pas
13:20 et qu'on n'ait pas une situation d'escalade.
13:23 Je veux dire que c'est...
13:26 très sérieux comme situation,
13:28 parce que la seule fois où les superpuissances
13:31 se sont trouvées face à face,
13:33 c'était à Cuba, en 1962, ça avait duré dix jours.
13:36 C'était pas au sol, c'était par un beau custaval.
13:39 On était passés... -Crise des missiles.
13:42 -Tout près d'une crise nucléaire mondiale.
13:44 C'est la première fois, depuis 1962,
13:47 que les deux superpuissances ont soigneusement évité
13:51 de se trouver face à face sur un théâtre d'opération
13:53 où une guerre conventionnelle pourrait être escaladée
13:56 au niveau nucléaire. Donc, c'est en ce sens-là
13:59 que lorsque le président de la République française
14:02 a dit ce qu'il a dit sur l'envoi éventuel,
14:05 tout en insistant sur le fait qu'il n'y a pas de consensus,
14:08 et pour cause, pour envoyer des forces sur le terrain,
14:11 ça changerait totalement les règles du jeu
14:13 en ce moment dans la guerre en Ukraine.
14:16 Peut-être que ça n'aurait pas de conséquences,
14:18 mais peut-être que ça en aurait,
14:20 et dès lors que vous avez deux alliances nucléaires
14:23 face à face sur un même théâtre d'opération,
14:26 les risques de dérapage sont considérables.
14:29 -Avec, et on l'a tous entendu,
14:31 on a vu Emmanuel Macron se retrouver tout seul,
14:35 tout seul à envisager cette... -Pour la raison que je viens de dire.
14:38 -C'est intéressant.
14:40 Est-ce que si Emmanuel Macron n'avait rien dit,
14:42 on aurait entendu le même Vladimir Poutine
14:45 menacer et brandir la menace nucléaire,
14:47 puisqu'il a été question d'Emmanuel Macron ?
14:50 On l'a entendu dans cette interview.
14:53 Donc Emmanuel Macron a énervé, a excité,
14:57 a fait réagir Vladimir Poutine.
14:59 -Je crois que face à Vladimir Poutine en Ukraine,
15:02 il faut accepter de parler son langage.
15:04 Il faut utiliser des mots durs, plus que des mots,
15:07 il faut assumer un rapport de force,
15:09 et Vladimir Poutine,
15:10 il y en a certains qui parlent de négocier,
15:12 de faire la paix, mais il ne veut pas négocier.
15:15 Premièrement, ses objectifs de guerre
15:17 n'ont jamais changé depuis le 24 février 2022.
15:20 Il veut se débarrasser du régime à Kiev, des néonazis,
15:23 toute la propagande à laquelle on est habitué,
15:25 que ce soit lui ou Medvedev, son ancien Premier ministre.
15:28 Et puis, il a le sentiment que l'OTAN joue en sa faveur
15:31 parce qu'il va y avoir les élections américaines demain
15:35 et que Donald Trump sera réélu.
15:36 Il va abandonner le soutien à l'Ukraine,
15:39 avec les conséquences que ça aura sur l'architecture
15:41 de sécurité européenne, en particulier si les Américains
15:44 venaient à remettre en question l'Alliance atlantique.
15:47 Donc, il faut assumer ce rapport de force.
15:50 Il faut aussi secouer nos partenaires européens.
15:52 Je voudrais dire que ce n'est pas vrai qu'on est seul.
15:55 Les lignes bougent.
15:56 Ces derniers jours, on a pris des décisions
15:59 sur l'envoi de missiles de longue portée,
16:01 sur les munitions, on a augmenté la gamme.
16:03 Au-delà de ça, on voit des pays
16:05 qui, historiquement, ne nous faisaient pas confiance,
16:08 qui sont en première ligne face à Moscou,
16:10 que l'on a souvent laissé seuls, les Pays-Baltes, les Polonais,
16:14 les Roumains, les Tchèques,
16:15 qui saluent la fermeté de la France.
16:17 C'est eux qu'on doit embarquer si on veut que l'Europe
16:20 soit capable d'assumer sa sécurité.
16:22 -On va aller discuter avec eux plutôt que de laisser l'Allemagne
16:26 discuter avec ces pays. -Absolument.
16:28 -Ces propos n'ont pas eu de conséquence
16:30 sur le choix des sénateurs de soutenir l'accord de sécurité.
16:34 La France vient d'avoir lieu.
16:35 Après l'assemblée hier,
16:37 le Sénat a voté largement pour ce soir.
16:39 La France s'engage à apporter jusqu'à 3 milliards d'euros
16:43 d'aide militaire supplémentaire pour l'Ukraine en 2024.
16:46 Il poursuit son aide sur tous les plans.
16:48 Fourniture de matériel, coopération entre industries de défense,
16:52 formation, renseignement, aide civile, etc.
16:54 En préambule au vote, Gabriel Attal s'est également adressé
16:58 aux sénateurs.
16:59 -Vous avez un mot ?
17:00 -Je vais vous offrir un peu de politique, si vous le permettez.
17:03 Hier, il y a eu des propos un peu insupportables,
17:06 et ça vous concernait aussi, Pierre Lelouch.
17:09 C'est-à-dire que si vous n'êtes pas dans le camp d'Emmanuel Macron,
17:12 vous n'êtes pas dans le bon camp.
17:14 Si vous n'êtes pas dans le camp du bien, vous êtes dans le camp du mal.
17:18 Si vous n'êtes pas tout à fait d'accord,
17:21 vous êtes dans le camp des collabos.
17:23 Dites non, mais j'aimerais d'abord écouter Pierre Lelouch là-dessus.
17:27 -Avant de répondre sur ce point, je voudrais revenir
17:30 sur le vote de ce texte.
17:31 Personne ne l'a noté.
17:33 Il a été dit hier soir sur un plateau ici.
17:35 Je vais le redire.
17:36 Je vais le redire devant un jeune député.
17:39 Moi, j'ai été député longtemps.
17:40 Voilà les règles.
17:42 Hier, le gouvernement a utilisé l'article 50,
17:46 aligné à 1 de la Constitution,
17:49 pour faire voter ce texte sans engager sa responsabilité.
17:53 Donc, il fait voter sur une déclaration
17:56 par laquelle il y avait ce texte.
17:59 Or, l'article, la Constitution prévoit
18:03 que lorsqu'il y a des obligations financières
18:06 à la charge de l'Etat,
18:08 un traité international doit être ratifié par une loi.
18:12 Donc, ce que je dis à M. Haddad ce soir,
18:16 c'est que ce qu'il a voté hier, juridiquement,
18:19 n'a aucune valeur sur le plan financier.
18:22 Les 3 milliards prévus,
18:24 tant qu'ils ne sont pas votés par une loi, par le Parlement,
18:27 n'existent pas.
18:28 -Il va falloir...
18:29 -Les 2 milliards précédents n'ont pas été ratifiés.
18:34 Le 1,7 milliard, il y a 2 ans, n'a pas été ratifié.
18:37 -Il y a 2 hypothèses.
18:38 Ou bien c'est une erreur du gouvernement.
18:41 -Les premières sont déjà budgétées.
18:43 -Ou bien c'est une erreur du gouvernement,
18:46 ce qui m'étonnerait quand même.
18:48 Ou bien ils ont reculé devant l'idée de faire voter sur les crédits,
18:52 en se disant que des gens vont se radicaliser là-dessus.
18:56 Il me mène à l'autre point.
18:58 -D'abord, réponse de Benjamin.
18:59 -Je veux dire que je suis, en tant que juriste
19:02 et ancien député, quand même,
19:05 assez surpris par la liberté, la légèreté
19:09 avec laquelle un traité qui prévoit les engagements financiers
19:13 de la part de la France est adopté dans un article
19:16 qui ne permet pas de ratifier le paiement de cet argent.
19:21 Vous avez promis de l'argent à l'Ukraine
19:23 que vous n'allez pas voter.
19:26 -Mais si. Alors...
19:27 Pierre Louche a raison, c'est un 50-1,
19:29 qui n'a pas de valeur juridique contraignante,
19:32 parce que ce n'est pas un traité.
19:34 Non, ce n'est pas un traité.
19:36 -C'est marqué dessus.
19:38 -C'est un accord.
19:39 C'est pour ça que nos partenaires,
19:41 tous les autres pays, le Royaume-Uni, les Etats-Unis,
19:45 ou l'Allemagne, qui ont aussi signé
19:47 ce type d'accord de sécurité avec l'Ukraine,
19:50 ça ne passe pas par la voie parlementaire.
19:53 -Bon, alors pourquoi vous l'avez fait voter ?
19:55 -Quand on a eu, par exemple,
19:57 la ratification de la décision de la Suède et la Finlande à l'OTAN,
20:01 nous l'avons débattue et votée à l'Assemblée nationale.
20:05 Mais là, ce n'est pas un traité.
20:07 Les engagements financiers sont déjà budgétés.
20:10 Ils ont été budgétés dans la loi de programmation militaire.
20:13 -Mais ils ne sont pas dans la loi de programmation militaire.
20:17 Vous allez retirer 3 milliards au budget de la LPM,
20:20 qui ne prévoyait pas ça du tout.
20:22 Vous êtes en train de déshabiller Pierre
20:25 pour habiller Paul.
20:26 -Les Français ont droit à des choses...
20:29 -Non, mais c'est pas vrai.
20:30 -Vous ne pouvez pas précéder dans la LPM.
20:33 -Ils sont budgétés dans les différents PLF,
20:36 les projets de loi financiers.
20:37 Et de la même façon, parfois,
20:39 il y a eu des PLF à des projets de loi financiers.
20:42 -C'est une décision toute récente du président de la République.
20:46 -Pour expliquer ces 3 milliards,
20:48 on passe d'une logique de cession de matériel
20:51 où on livrait directement des armes à l'Ukraine,
20:54 où aujourd'hui, on rapproche les Ukrainiens
20:56 de notre industrie de défense,
20:58 on aide financièrement les Ukrainiens
21:01 à faire des commandes en France auprès de notre industrie.
21:04 En réalité, cet argent va aussi ouvrir des usines,
21:07 créer des emplois et faire vivre notre industrie de défense.
21:11 -La façon dont vous vous dépensez...
21:13 -Pourquoi faire ce débat ?
21:14 Parce que la plupart des groupes d'opposition
21:17 ont pour autant demandé un débat et un vote.
21:20 -Je ne vous reproche pas de faire un débat.
21:23 -On est des débats de politique étranger.
21:25 -Avez-vous l'impression qu'il y a eu un débat
21:28 dans lequel les Français ont été impliqués ?
21:30 On a eu une succession de gens qui sont venus à la tribune
21:34 donner leur point de vue.
21:35 -On était dans la caricature de la com'.
21:38 Il y avait ceux qui étaient avec Macron...
21:40 -Non.
21:41 -C'est profondément inacceptable.
21:43 Quand on entend le genre de discours que j'ai entendu,
21:46 les références permanentes à Hitler, à Chamberlain,
21:49 à Daladier, à Tantzic, je me pince.
21:52 Si on peut étudier l'histoire de l'Europe,
21:54 c'est juste pas comparable.
21:56 Comment peut-on présenter aux Français un choix binaire
21:59 entre "vous êtes avec moi Macron"
22:01 ou "vous êtes avec Poutine, c'est inacceptable" ?
22:04 -C'est tout sauf un peu binaire.
22:06 -Vous avez fait cet exercice
22:08 parce que ce n'était pas une ratification sérieuse.
22:11 -Vous regardez le résultat du vote.
22:13 Vous avez presque 400 voix pour.
22:15 Nous, on est en majorité relative.
22:17 Les Républicains, les socialistes, les Verts,
22:20 ils ont fait des discours très durs contre nous.
22:23 C'est pas des membres de la majorité.
22:25 Mais je veux quand même le dire,
22:27 parce qu'on parle souvent de cette assemblée
22:30 qui est violente, qui est clivante,
22:32 qui est des 49-3.
22:33 Sur les sujets comme l'Ukraine...
22:35 -Est-ce qu'il faut aider l'Ukraine ?
22:37 Tout le monde est pour dans le pays.
22:39 Le débat, c'est pas être pour Macron ou pour Poutine.
22:43 La question, c'est la façon dont le débat a été posé.
22:46 Cette caricature de débat est inacceptable.
22:49 -Vous n'avez pas voté les finances
22:51 dont vous promettez à l'Ukraine.
22:53 C'est un lieux, quand même.
22:54 -La question qui était posée est simple.
22:57 C'est pas pour ou contre Macron.
22:59 On veut ou non soutenir l'Ukraine ?
23:01 Dans cet accord, il dit de façon simple,
23:03 on continue dans les prochaines années
23:06 à donner le soutien financier, économique et militaire.
23:09 -Est-ce que M. Lelouch suit M. Macron ?
23:13 Est-ce que vous êtes d'accord ? -Sur l'aide à l'Ukraine ?
23:17 -Je suis pas d'accord. -Vous êtes dans le camp du bien.
23:20 -C'est pas une question de l'aide à Macron.
23:22 -Je le déteste.
23:24 Je déteste son régime, je déteste son entourage.
23:27 J'ai un ami qui s'appelle Kara Murza
23:29 qui vient de prendre 25 ans de prison.
23:31 Je suis pas pour ce régime.
23:33 Je considère que l'agression contre l'Ukraine
23:36 était plus que malvenue.
23:37 C'est contraire au droit international.
23:40 Faut-il aider ce pays agressé ? Bien sûr.
23:42 Est-ce qu'on est obligés de monter au rideau
23:45 pour sortir Hitler, Churchill, etc. ?
23:47 C'est surtout... Je termine parce que c'est fondamental.
23:51 Quand on fait ce genre d'escalade verbale,
23:54 on a la réponse de M. Poutine, peu importe,
23:56 mais quand on dit ce qu'on dit,
23:58 je suis prêt à toutes les éventualités,
24:01 pas de ligne rouge, je peux aller au sol,
24:03 je lui dis que je lui parlerai demain à la télé,
24:06 "soyez à la hauteur du moment".
24:08 Si c'est ça que vous pensez, demain, vous faites la conscription
24:11 et vous organisez un réarmement pour la France
24:14 et pas le budget de défense qu'on a actuellement,
24:17 qui n'est pas à la hauteur pour faire ce qu'il dit.
24:20 -On l'a dit hier. -Ca, c'est un point...
24:22 C'est un point fondamental de cohérence vis-à-vis des Français.
24:27 Vous avez voté des coupes budgétaires
24:29 au budget des armées.
24:30 Je n'ai voté que des augmentations du budget de l'armée.
24:34 Sur deux mandats d'Emmanuel Macron,
24:36 on double le budget des armées.
24:38 -Vous allez pas me reprocher. -Pendant 25 ans,
24:41 vous avez voté des budgets de baisses,
24:43 moi, des budgets de hausses.
24:45 -J'ai essayé d'avoir de l'argent alors que l'Europe
24:48 était en train de désarmer. -C'est ça, la réalité.
24:51 -En deux mandats d'Emmanuel Macron,
24:54 on double de 32 à 69 milliards.
24:56 Il faut continuer à faire des efforts en arrière.
24:59 On a la guerre qui revient.
25:01 -Vous allez pas faire le procès de Pierre Lelouch.
25:04 -Je ne fais pas le procès de Pierre Lelouch.
25:06 On a eu des décennies...
25:08 -Je vous renvoie à tout ce que j'ai dit.
25:11 -Je sais bien, mais simplement,
25:12 on a eu des décennies de baisse des budgets militaires,
25:16 et là, pour eux, enfin, on augmente.
25:18 -Mais vous savez aussi, comme moi,
25:20 que ce qu'il y a dans le budget des forces
25:22 est insuffisant pour faire ce que le président dit qu'il veut faire.
25:26 -C'est pour ça qu'il faut travailler
25:28 avec nos partenaires européens.
25:30 -On a de quoi tenir quelques jours sur 80 km de front
25:34 alors qu'il fait 1 000 km.
25:35 -C'est pas ce type de guerre qu'on combat aujourd'hui.
25:39 La Russie nous attaque sur le plan cyber,
25:41 les ingérents, l'espace.
25:43 Il faut aussi qu'on investisse dans la technologie.
25:46 -Ecoutez la personne en face de vous.
25:48 C'est très ennuyeux de parler dans le vide.
25:51 Je dis simplement une chose simple.
25:53 Peut-être qu'il faut le faire.
25:55 Peut-être qu'il y a un vrai danger, Poutine,
25:58 et peut-être que le président a raison,
26:00 mais s'il dit ce qu'il dit, il faut que ces actes suivent.
26:03 Et puisqu'il a beaucoup parlé de réarmement,
26:06 que ce soit un vrai réarmement,
26:08 il a rendez-vous demain avec les Français.
26:11 -Est-ce que demain, on passe en économie de guerre ?
26:14 C'est aussi la question.
26:15 Est-ce qu'on a plus de 2 % de notre PIB dans l'armement ?
26:19 Ca, c'est la vraie question.
26:21 21h30, Simon Guilain, bonjour.
26:23 Salut. Je te rappelle les titres, c'est important.
26:26 -Bonsoir. C'est parti.
26:27 Bonsoir à tous, chers téléspectateurs.
26:30 La laïcité à l'école, plus que jamais menacée.
26:32 Ce sont les mots du Premier ministre
26:35 dans un entretien accordé à l'agence France Presse.
26:38 Des politiques pédagogiques seront mises en place
26:41 pour les enseignants qui en émettent le souhait.
26:44 Selon Gabriel Attal, les ennemis de la laïcité
26:46 sont politiques et religieux.
26:48 Emmanuel Macron, favorable à l'inscription du consentement
26:52 dans le droit français.
26:53 Le président de la République l'a assuré
26:56 avec l'association féministe Choisir la cause des femmes.
26:59 C'était le 8 mars dernier,
27:01 à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes.
27:05 Au Proche-Orient, un entrepôt de Luneroy
27:07 qui est la ville la plus au sud de l'enclave palestinienne.
27:10 Le porte-parole de l'ONU pour les réfugiés palestiniens
27:14 affirme que de nombreux blessés sont à déplorer sur place,
27:17 alors que le Hamas fait état de 4 morts lors de ce bombardement.
27:21 -Merci, Simon.
27:22 Je voudrais, juste avant qu'on reprenne le débat,
27:26 vous faire écouter l'analyse de Xavier Roffer,
27:30 qui était ici hier soir et à midi chez Sonia.
27:34 Il estime qu'il y a des gens en Europe,
27:36 il nous a-t-il raconté,
27:38 il y a des militaires qui font une analyse
27:40 assez inquiétante de la situation, en disant
27:43 que l'Ukraine ne peut pas gagner, ne pourra pas gagner.
27:46 Le front tel qu'il est entre les Russes et les Ukrainiens
27:50 ne bougera sans doute plus,
27:51 et ce front définira sans doute la nouvelle frontière de la Russie
27:55 avec l'Ukraine.
27:56 Il va falloir peut-être envisager cela.
27:58 -Le recul de l'armée ukrainienne
28:05 sur un certain nombre de positions
28:07 est en train fâcheusement de ressembler
28:09 à ce qui serait demain la future Ukraine de l'Ouest.
28:12 Ce qui est conquis à l'heure actuelle par la Russie
28:15 ne sera jamais rendu.
28:16 Voilà. Il va y avoir une Ukraine...
28:20 Le mot est affreux, mais j'en vois pas d'autre,
28:23 résiduelle à l'ouest du pays,
28:26 et le reste s'appellera sans doute Novorossia
28:29 ou quelque chose comme ça, et sera conservée par la Russie.
28:32 -C'est ce qui explique...
28:34 -C'est ce qui explique...
28:35 -Ce qui est immensément dangereux
28:37 pour l'Union européenne dans son ensemble.
28:40 Il se dessine une situation
28:42 dans laquelle la mer Noire, à échéance d'un ou deux ans,
28:45 sera un lac avec la Russie d'un côté, la Turquie de l'autre,
28:49 au débouché de Belt and Road, de la Grande Route des Chinois.
28:53 Et donc, vous avez à l'heure actuelle
28:55 le grand maillage géopolitique avec les corridors,
28:58 nord, sud, est, ouest, dans tous les sens,
29:00 les voies à grand gabarit, les bateaux, etc.,
29:03 contrôlés à l'heure actuelle et à 100 %
29:06 par Xi Jinping, Poutine, Khamenei en Iran
29:09 et Erdogan en Turquie.
29:10 Qu'est-ce qu'on fait en face de ça ? Pas grand-chose.
29:13 -C'est la première fois que j'entends cette analyse.
29:16 -C'est parfaitement exact.
29:18 Tout ce qu'il vient de dire sur les grands axes de demain
29:21 qui se développent, dans ce que j'appelle
29:24 le syndicat des méchants, il est sanctionné.
29:27 Le syndicat des sanctionnés, c'est Russie, Chine,
29:30 Corée du Nord,
29:31 et Iran, auxquels on peut ajouter la Turquie,
29:36 qui, bien que membre de l'OTAN, joue avec ce syndicat-là.
29:39 C'est pas de très bonnes nouvelles.
29:41 Quant à savoir ce qui va se passer sur le champ de bataille,
29:44 c'est difficile à dire. Tout va dépendre de nous
29:47 et des Américains.
29:49 Les Américains, malheureusement,
29:51 l'aide prévue pour cette année est, je pense, définitivement gelée.
29:55 Maintenant, on a les deux candidats à la présidentielle,
29:58 et Trump est littéralement assis sur le parti républicain.
30:02 Et donc, les députés de la Chambre des représentants
30:06 ne voteront pas un dollar pour aider l'Ukraine.
30:08 Donc, il va manquer 60 milliards de munitions
30:11 que l'Europe n'a pas.
30:13 -Alors, Joe Biden était hier, ces dernières heures, en Pologne.
30:17 Il a dit "Je peux plus rien faire, c'est dans les mains du Congrès.
30:20 "Il faut faire, sinon, l'Ukraine est en grand danger."
30:27 -Le Congrès doit adopter dès maintenant
30:29 le projet de loi bipartite sur la sécurité nationale,
30:32 qui prévoit un financement urgent pour l'Ukraine.
30:35 Nous devons agir avant qu'il ne soit littéralement trop tard.
30:38 Comme la Pologne s'en souvient, la Russie ne s'arrêtera pas à l'Ukraine.
30:42 Poutine continuera, mettant en danger l'Europe,
30:45 les Etats-Unis et l'ensemble du monde libre.
30:48 -Enfin, ce solaïeux, il est répété sans arrêt,
30:50 sauf qu'encore une fois, Trump est assis sur le Congrès,
30:54 il n'y a pas un dollar.
30:55 Donc, ça veut dire quoi, concrètement ?
30:57 Ca veut dire que dès que la boue va sécher en Ukraine,
31:02 on risque d'avoir une offensive forte des Russes,
31:06 et toute la question est de savoir
31:08 si on va être capable, du côté européen,
31:10 de fournir les munitions nécessaires.
31:12 Ca n'en prend pas le chemin.
31:14 -Bazhamadad, pour conclure sur ce dossier.
31:16 -Ca veut dire que c'est un enjeu de sécurité directe pour nous.
31:20 C'est nos intérêts qu'on défend.
31:22 Et à un moment où on voit l'aide américaine
31:24 à l'intérêt des aujourd'hui,
31:26 parce que la campagne américaine a commencé,
31:28 et on voit les conséquences sur le plan sécuritaire,
31:31 et demain, peut-être l'élection de Trump
31:34 qui peut remettre en question l'OTAN,
31:36 l'article 5 de défense collective de l'OTAN pour les Pays-Baltes,
31:39 l'urgence, c'est de se prendre, nous, en charge.
31:42 Cette guerre a des conséquences
31:44 sur l'architecture de sécurité européenne,
31:46 des conséquences économiques pour nous,
31:49 sur le prix de l'énergie, des céréales.
31:51 Si demain, la Russie venait à contrôler
31:54 un coup sur notre alimentation...
31:55 Et puis, on a une Russie, vous l'avez dit,
31:58 qui redouble d'agressivité à notre égard
32:00 par des cyberattaques,
32:02 des cyberattaques massives ces derniers jours
32:04 sur un certain nombre de ministères,
32:06 des ingérences, des provocations,
32:08 des insultes comme celle du président Medvedev.
32:11 Il faut se secouer, se prendre en charge
32:13 et embarquer les Européens avec nous
32:15 sur la question des munitions.
32:17 C'est pour ça qu'on a lancé un plan massif d'achats
32:20 à travers le monde.
32:21 -Mais il n'embarque personne.
32:23 Vous avez dit les Pays-Baltes.
32:25 -Non, mais si vous regardez...
32:27 Cette conférence, par exemple,
32:28 on a beaucoup parlé de ce débat sur les troupes.
32:31 Mais la conférence où il y a 20 chefs d'Etat
32:34 et de gouvernement, on a pris des décisions majeures
32:37 sur les munitions, sur les missiles longue portée.
32:40 Enfin, on commence à augmenter nos ambitions.
32:42 -Il faut arrêter de se raconter les histoires.
32:45 La situation de l'Ukraine est extrêmement difficile.
32:48 Il y a un risque que le front soit enfoncé
32:51 dans les prochains mois.
32:52 La vérité, c'est que tout le monde ne sait pas quoi faire.
32:55 On ne sait même pas si les Américains
32:58 seront encore dans l'OTAN au mois de janvier.
33:00 Il est temps de se prendre par la main et de se réveiller.
33:03 J'attends que le président de la République, demain soir,
33:07 prenne des initiatives fortes
33:09 pour mettre ce pays en état de marche
33:11 et être capable de se défendre.
33:13 Avec ce qu'il y a dans le budget de défense,
33:16 c'est très insuffisant.
33:17 Il faut un grand emprunt pour la défense,
33:20 il faut probablement refaire une conscription,
33:22 démarrer notre industrie de défense.
33:24 Il faut de l'argent.
33:26 Pour l'instant, nous n'en avons pas.
33:28 Contrairement à ce que vous dites,
33:30 la LPM ne suffira pas, malheureusement.
33:32 Il va falloir remonter.
33:34 -Un petit mot là-dessus.
33:35 Je ne vous dis pas que la LPM suffira.
33:38 On a enfin augmenté nos ambitions
33:40 après des décennies d'investissement.
33:42 Sur le grand emprunt, on le fait au niveau européen.
33:45 Comme on a su le faire sur Covid,
33:47 sur la transition environnementale,
33:49 il faut faire un grand emprunt européen sur la défense.
33:52 -On ne parle qu'une pause.
33:54 Après, on parle de ce qui s'est passé à Sciences Po.
33:57 -Ce qui s'est...
33:58 ...
34:00 -On va parler de Sciences Po.
34:02 Juste avant,
34:03 Vincent Bolloré, propriétaire du Canal+,
34:06 de CNews, a été convoqué dans le Sénat.
34:08 Commission d'enquête pour le renouvellement de la TNT.
34:11 C'est LFI qui a réclamé cette audition.
34:13 C'est le seul grand patron de chaîne
34:15 à soumettre à ce qui ressemble parfois
34:17 à un interrogatoire à charge.
34:19 Ce qu'a relevé le député RL, Laurent Jacobelli,
34:22 et Vincent Bolloré.
34:24 -Je suis un peu surpris par cette audition.
34:30 J'ai plus l'impression d'être, je dois le dire,
34:32 à un procès d'une personne, vous,
34:34 et je ne suis pas forcément étonné
34:37 quand je lis un certain nombre de déclarations.
34:39 Celle de M. Le Rapporteur, par exemple.
34:42 "Il est temps de sanctionner Bolloré
34:44 "et ses marionnettes, xénophobie et voyeurisme."
34:47 C'est vous, M. Bolloré.
34:48 "C'est la recette de la petite clique des Bolloré."
34:51 C'est l'oligarque Bolloré.
34:53 Bravo à Louis Boyard, mon collègue député,
34:56 d'avoir dit la vérité sur l'argent sale
34:58 de ce saccageur de l'Afrique,
35:00 mon collègue Boyard, ancien salarié de Canal+,
35:03 qui déclarait, lui, que le système Bolloré
35:05 entraîne le racisme et l'islamophobie.
35:08 -Le problème, c'est que le groupe est tellement vaste,
35:11 je sais pas combien il y a d'heures d'antenne,
35:14 de journaux, de livres,
35:15 que vous pouvez lui faire dire n'importe quoi.
35:18 L'autre jour, il y a quelqu'un qui m'a dit
35:21 "Vous êtes éléphi."
35:22 Boyard va pas être content.
35:23 J'ai dit "Pourquoi vous dites ça ?"
35:26 "C'est d'habitude, c'est pas ce qu'on dit."
35:28 "M. Caron, M. Boyard, Mme Machin,
35:30 "travail chez vous."
35:32 Donc on peut prendre de tout.
35:33 Je voyais que le livre de Mme Binet, de la CGT,
35:36 sortait chez Grasset ce matin, qui est chez moi.
35:39 Donc...
35:40 Vous pouvez prendre des petits bouts,
35:42 les coller ensemble,
35:44 et faire un spectacle,
35:47 enfin, une théorie.
35:50 -E. Caron, c'est vrai, a été employé à Canal+,
35:52 L. Boyard a commencé ses carrières,
35:54 peut-être qu'il doit, à sa place de député,
35:57 son mandat à Cyril Hénouna.
35:59 Voici ce que j'ai appris aujourd'hui.
36:01 Mme Binet était éditée chez Grasset,
36:04 filiale d'Achète,
36:06 qui appartient à la Gardère
36:08 et qui appartient à Vivendi.
36:09 Mais sur le principe, Pierre Lelouch ?
36:12 -Ah, moi, je suis affolé.
36:13 Honnêtement, je suis affolé
36:15 par cette espèce de procès de Moscou,
36:18 en plein Paris, à l'Assemblée nationale,
36:20 une maison que j'ai beaucoup aimée.
36:22 Jamais j'aurais imaginé qu'on fasse venir
36:25 des journalistes, des patrons de presse,
36:27 surtout un, pas les autres,
36:29 pour l'auditionner sur le contenu
36:31 de ce que disent les journalistes.
36:33 C'est invraisemblable,
36:34 au moment même où on donne des leçons de démocratie
36:37 et qu'on accuse la Russie de toutes ces turpitudes.
36:40 Mais qu'est-ce qu'on fait, là ?
36:42 Et quand on voit que le Conseil d'Etat,
36:44 là aussi, j'ai du mal à imaginer,
36:47 veut mettre des étiquettes sur les gens
36:50 qui viennent sur ce plateau en disant
36:52 "lui, il est macroniste",
36:53 "il est contre Macron".
36:55 Qu'est-ce que ça veut dire ?
36:56 -Il est vraiment macroniste.
36:58 -Peu importe, il peut aussi avoir,
37:00 sur certains sujets, une autre opinion.
37:02 J'en suis sûr. -Moi aussi.
37:04 -Je voudrais vraiment qu'on parle de...
37:06 -Je suis sur votre plateau, je suis toujours ravi de venir,
37:10 au pluralisme, au débat et à la liberté d'expression.
37:13 Et deuxièmement, je suis quand même...
37:15 Je suis vraiment frappé des questions
37:17 de la France insoumise,
37:19 parce qu'en l'occurrence, depuis quelques semaines,
37:22 c'est même plus une question de CNews ou d'Arkom.
37:25 On parle que d'Israël.
37:27 Toutes les questions de la France insoumise,
37:29 de M. Caron, de M. Saint-Auguste,
37:31 elles ont porté sur la couverture du 7 august.
37:34 Il y a une obsession sur Israël
37:36 de la part de la France insoumise
37:38 qui se glisse partout, même quand ça n'a rien à voir,
37:41 qui est choquante. -Sciences Po.
37:43 Sciences Po...
37:44 M. Porte, le FI, a dit qu'il n'y a pas eu d'antisémitisme.
37:47 Il n'y a pas...
37:49 Prouvez-le-moi.
37:50 Donc, je rappelle que, évidemment,
37:53 il y a tout un...
37:55 Tout un amphi qui s'est transformé
37:58 en amphi Gaza, à Sciences Po.
38:01 On vous a montré les images d'hier.
38:03 Amphi bloqué, étudiants juifs empêchés de rentrer,
38:06 certains insultés, slogan pro-Ramas.
38:08 Le Premier ministre a indiqué
38:13 que ce qui s'était passé était particulièrement grave,
38:15 annoncé que le gouvernement allait saisir la justice.
38:18 Une plainte va être déposée par l'UEJF,
38:21 l'Union des étudiants juifs de France.
38:23 Son président était ce matin sur CNews.
38:25 -Quand on a, à Sciences Po,
38:29 des dizaines d'étudiants qui sont là,
38:33 qui refusent l'entrée à une étudiante,
38:36 qui crient "from the river to the sea",
38:38 c'est-à-dire leur volonté, finalement,
38:41 de l'effacement des Juifs du Proche-Orient,
38:46 qui reprennent les slogans du Ramas,
38:49 il y a une sorte de pensée totalitaire qui se joue
38:51 et contre laquelle, il faut une extrême fermeté.
38:54 Ca s'appelle de l'antisémitisme.
38:56 On a des gens qui se déplacent de leur chaise
38:59 pour ne pas être à côté d'un étudiant juif.
39:02 -À Sciences Po. -À Sciences Po, tout à fait.
39:05 On me dit qu'il y a des gens qui n'ont personne
39:08 pour faire leur exposé à Sciences Po,
39:10 qu'on ne va pas se mettre avec le sioniste
39:12 pour faire son exposé.
39:14 C'est ça, la réalité, à Sciences Po ?
39:16 -Vous êtes juif, on ne s'assoit pas à côté de vous.
39:19 Vous vous retrouvez seul pour faire un exposé.
39:21 Vous n'entrez pas dans l'amphi.
39:23 Mais il n'y a pas d'antisémitisme à Sciences Po.
39:26 -A un moment, il faut nommer les choses,
39:28 c'est de l'antisémitisme. Je suis allé à Sciences Po.
39:31 -Votre collègue, hier, responsable des études supérieures,
39:35 n'a pas dit le mot "antisémitisme" tout de suite.
39:38 -Elle l'a dit, mais elle n'a pas dit.
39:40 -Vous avez vu la réaction du président de la République,
39:43 du Premier ministre, qui a été extrêmement ferme,
39:46 qui a saisi le procureur de la République.
39:49 Je suis allé à Sciences Po ce matin,
39:51 rencontrer les étudiants juifs de France
39:53 avec deux collègues de l'Assemblée nationale,
39:56 pour les écouter, pour apporter notre solidarité.
39:59 Ce que j'ai entendu, c'est un amphi qui a été occupé,
40:02 illégalement, par une association
40:04 qui n'est même pas reconnue à Sciences Po,
40:06 qui a fait un meeting sur la Palestine.
40:08 Des étudiants juifs qui n'ont pas été autorisés à rentrer,
40:12 alors que c'est interdit,
40:13 quand vous avez une association qui fait une conférence,
40:16 n'ont pas été autorisés, bloqués.
40:18 Un étudiant à qui on a demandé son nom de famille,
40:21 il avait un nom à consonance juive,
40:23 on lui a dit "C'est un nom sioniste,
40:25 crie Palestine vaincra, sinon tu ne rentreras pas."
40:28 Une étudiante m'a dit qu'elle s'était sentie intimidée,
40:31 elle m'a dit "Il va y avoir un mouvement de foule,
40:34 "donc on est partis."
40:35 -C'est une école qui est censée former l'élite du pays.
40:39 -Quel naufrage !
40:40 -Qui est censée surtout former des esprits libres,
40:43 universalistes, qui sont ouverts aux débats,
40:46 argumentés, raisonnés.
40:48 Nous, ça a toujours été notre culture,
40:50 ce n'est pas la culture des campus américains,
40:53 de l'assignation identitaire, du wokisme.
40:55 On débat, on peut être pas d'accord,
40:57 on a le droit d'ailleurs de manifester sa solidarité
41:00 avec les Palestiniens, bien sûr, dans des campus,
41:03 on débat, mais on n'interdit pas l'accès
41:06 à des étudiants juifs au campus.
41:09 -Pardon, pour vous dire à quel point...
41:13 La direction de Sciences Po, qui n'a pas réagi tout de suite,
41:16 a fait un communiqué surréaliste hier.
41:19 Lunaire, ce matin, il était écrit "Un groupe d'étudiants",
41:22 on ne qualifie pas les étudiants,
41:24 on ne sait pas, des étudiants qui jouent au jéchette,
41:27 "a occupé l'amphi en pêchant la tenue d'un cours magistral.
41:31 "C'est un cadre fixé en matière d'engagement et de vie associative."
41:34 Est-ce que le mot antisémitisme a été utilisé dans ce communiqué ?
41:38 -Absolument pas. -Je voudrais dire plusieurs choses.
41:41 Un, c'était mon école.
41:44 J'étais à Sciences Po à un moment où on pouvait débattre de tout.
41:48 Il y avait un débat politique, entre la gauche et la droite.
41:51 C'était pas ça.
41:52 Deux, je suis affolé par l'inexistence
41:56 de la direction de cette école depuis un certain nombre d'années.
42:00 Je constate que le budget a été multiplié par quatre en dix ans,
42:05 que l'école accueille la moitié d'étudiants étrangers,
42:08 donc fait pomper tout le wokisme et l'argent
42:10 qui vient d'Etats-Unis et d'Angleterre.
42:13 -Le projet, c'était de devenir un grand campus étranger.
42:16 -On a affronté le pire de ce qu'il y a dans les facs américaines,
42:20 en plein milieu de Paris,
42:21 avec, en plus, la question de l'immigration,
42:25 de la présence d'une forte minorité musulmane
42:28 liée, et on le comprend, à la Palestine.
42:31 Tout ça, ça fait une espèce de Macédoine absolument épouvantable.
42:35 Et dernière remarque, qui me fait beaucoup de peine,
42:39 c'est que jamais j'aurais imaginé, pendant ma vie,
42:43 voir plus d'antisémitisme en France, aujourd'hui, en 2024,
42:48 qu'il y avait dans les années 30 en France.
42:51 Beaucoup plus de violence et d'attaques antisémites quotidiennes,
42:55 aujourd'hui, en 2024, qu'il y avait dans les pires moments
42:59 des années 30, avec la montée des croix de feu,
43:02 des droits d'extrême droite...
43:04 -Vous pensez qu'on a atteint un pic qui nous ramène...
43:07 -C'est pas fini.
43:08 Cette affaire de Gaza est en train de créer une espèce de monstre,
43:13 de globaliser l'antisémitisme,
43:15 et surtout de lui donner, j'allais dire, un vernis de propreté.
43:20 On peut être antisémite avec bonne conscience,
43:23 parce que c'est au nom des petits-enfants tués à Gaza.
43:26 Tous les Juifs, qu'ils soient,
43:28 même s'ils sont étudiants à côté de vous,
43:31 sont complices du meurtre des petits-enfants à Gaza.
43:34 Et tant qu'on casse pas la tête à ces gens-là, juridiquement,
43:39 qu'il n'y ait pas une direction à Sciences Po
43:41 pour les virer instantanément...
43:43 C'est pas la peine de saisir la justice.
43:47 S'il y avait une autorité à Sciences Po,
43:49 ce genre de comportement est contraire à tout.
43:52 Là, il y aura un changement d'autorité.
43:54 La défense des principes de la République
43:57 sera une priorité de la nouvelle direction à Sciences Po.
44:00 On peut absolument pas le tolérer.
44:02 On voit que cette haine d'Israël est paravant à l'antisémitisme.
44:06 On dit "sioniste", alors qu'on veut dire "juif".
44:09 Il faut qu'on soit ferme.
44:10 -Merci, Benjamin Haddad, Pierre Lelouch.
44:13 Dans un instant, vous allez retrouver Maureen Vidal.
44:16 Puis, soir, info, avec Julien Pasquet.
44:18 Bonne soirée. Je remercie grandement Jade Roger,
44:22 qui m'a déjà envolé trois fois,
44:23 parce qu'on a dépassé 2 minutes.
44:25 -Merci.
44:26 ♪ ♪ ♪

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