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Transcription
00:00 - Le journal de cette heure sur Europe 1, Christophe Lamarre. Bonjour Christophe. - Bonjour Dimitri, bonjour à tous.
00:05 Ça ressemble à une mauvaise pièce de théâtre. Le psychodrame qui secoue les républicains s'est joué en plusieurs actes hier et cette tragique comédie
00:12 n'est peut-être pas terminée.
00:14 Exclu de son fauteuil, Eric Ciotti refuse de quitter la présidence du parti en attendant la bataille juridique.
00:19 Il en engage une autre, celle des investitures. Dans ce crameur contre crameur nouvelle version,
00:25 le député des Alpes-Maritimes est persuadé d'avoir la bonne analyse et les militants avec lui. Alexandre Chauveau.
00:30 - Je suis président des Républicains et je le reste. J'ai la confiance des militants, très majoritairement.
00:36 - Droit dans ses bottes, Eric Ciotti récuse son exclusion du parti prononcé hier.
00:41 - Ce qui s'est passé est naturellement totalement illégal et contraire à nos statuts.
00:46 - Le président des Républicains, seul contre tous, acte la rupture définitive avec les cadres du parti.
00:51 - Ils sont tellement décalés de la réalité, convoqués, le danger fascisme.
00:58 - On aurait dit que je faisais une alliance terrifiante qui mettait en péril le PIB.
01:03 - Les Français y jugent cela avec moi, tellement ridicule.
01:07 Face au péril, selon lui, de l'alliance des gauches, lui fait le pari de l'union des droites.
01:12 - Quand je suis dans la rue, on me dit "mais unissez-vous".
01:15 - Sur beaucoup de sujets, vous dites la même chose.
01:17 - La gauche s'unit, pourquoi la droite ne pourrait-elle pas le faire ?
01:20 Éric Ciotti annonce enfin que 80 candidats seront investis sous la double étiquette LR-RN,
01:25 une version contestée par le reste du parti,
01:28 qui investira de son côté ses propres candidats de manière indépendante.
01:32 Alexandre Chauveau du service politique d'Europe 1, le député des Alpes-Maritimes,
01:35 qui aura face à lui un candidat LR dans sa circonscription.
01:39 La commission d'investiture du parti guidée par un principe et une seule ligne, comme l'a rappelé Gérard Larcher hier.
01:44 Le président du Sénat était sur TF1.
01:46 - Les Républicains présenteront leur projet pour répondre aux interrogations des Français,
01:52 qui s'appellent pouvoir d'achat, qui s'appellent sécurité, qui s'appellent maîtrise de l'immigration,
01:57 qui s'appellent souveraineté alimentaire et autres.
02:00 Nous porterons un projet devant les Français. Ce projet sera le nôtre.
02:05 La ligne des Républicains, elle est claire. Nous irons sous nos couleurs, autonomes, indépendants,
02:11 avec double regard, l'accord honteux entre LFI, le Parti Socialiste et les Verts, pardonnez-moi,
02:18 quand on pense ce qui s'est passé pendant la campagne européenne, la manière dont M. Glucksmann a été piétiné,
02:24 et puis l'autre accord honteux, qui aurait été l'accord proposé par M. Ciotti, il n'aura pas lieu.
02:29 Les LR auront une position claire.
02:31 - Gérard Larcher, président du Sénat.
02:32 - La droite, plus que jamais menacée d'implosion, a reconquête le rétour règlement de compte.
02:38 Marion Maréchal est exclue du parti.
02:40 - Une précision de son président Éric Zemmour qui parle de trahison.
02:44 Marion Maréchal, sanctionnée notamment pour avoir appelé à voter pour les candidats du Rassemblement National.
02:49 Trois autres cadres dont les deux vice-présidents du parti, Guillaume Pelletier et Nicolas Bess,
02:53 sont également exclus pour les mêmes motifs.
02:55 - Alors dans le camp de la majorité présidentielle maintenant, cette redistribution des cartes est observée de près.
03:00 Emmanuel Macron en est convaincu, il pourrait tirer son épingle du jeu, même en cas de défaite.
03:05 - La longue conférence de presse du chef de l'État hier, quelques annonces et un constat.
03:09 Le paysage politique est en voie de radicalisation, une montée aux extrêmes
03:13 qui nécessite une recomposition autour d'un bloc central modéré.
03:17 Emmanuel Macron, convaincu de pouvoir garder la main, même en cas de défaite et de cohabitation,
03:22 le jeu des alliances restera ouvert, y compris après les législatives.
03:26 Jacques Serret.
03:27 - Dans sa logique de rassembler les élus de gauche et de droite qui ne font pas d'alliances,
03:31 ni avec les Insoumis, ni avec le RN, Emmanuel Macron ne fixe pas de limite de temps.
03:36 Le président l'a dit lors de sa conférence de presse.
03:39 - Je souhaite que nous puissions le faire dans cette logique d'ouverture,
03:42 de construction avant et après l'élection.
03:45 Avant et après l'élection, des accords pourront être passés.
03:49 - Nous sommes prêts à intégrer les propositions,
03:51 soit en matière d'ordre républicain, de justice sociale, d'écologie.
03:54 Une précision temporelle qui a son importance.
03:57 L'entourage du chef de l'État y voit là une éventuelle solution
04:00 en cas de défaite aux législatives.
04:02 Si le Rassemblement national ne devait avoir qu'une majorité relative, par exemple,
04:07 le président pourrait ainsi ne pas avoir à nommer Jordan Bardella.
04:10 Il suffirait de mettre les Républicains,
04:12 qui ne sont pas sur la ligne d'Eric Ciotti, devant leur responsabilité,
04:15 en leur proposant une alliance post-élection.
04:18 Reste que cette démarche interroge au sein même du camp présidentiel.
04:22 Cela pourrait créer de la frustration chez les électeurs du RN,
04:25 qu'on sait d'un cadre de renaissance.
04:27 Jacques serait du service politique d'Europe 1.
04:29 Emmanuel Macron, contraint par le calendrier international à prendre du champ,
04:32 il est attendu aujourd'hui au G7 en Italie,
04:35 avant d'enchaîner samedi avec le sommet pour la paix en Ukraine,
04:38 qui lui est organisé en Suisse.
04:39 Alors ce qui revient souvent dans cette pré-campagne,
04:42 c'est le thème du pouvoir d'achat renié par les prix de l'énergie.
04:45 Emmanuel Macron en a d'ailleurs parlé hier matin au cours de sa conférence de presse.
04:49 Il a même annoncé une future baisse des prix,
04:51 alors que celui du gaz doit augmenter de 12% en moyenne au 1er juillet.
04:56 Une contre-mesure destinée à neutraliser les promesses du RN sur ce thème.
05:00 Baptiste Morin, pourquoi le coût de l'énergie prend-il autant d'importance ?
05:05 Première raison, c'est un sujet de pouvoir d'achat ultra concernant.
05:09 Nous payons tous une facture d'énergie,
05:11 quelques 1 700 euros par an par foyer en moyenne.
05:15 Deuxième raison, c'est un sujet sensible.
05:17 Nous sortons tout juste d'une crise et nous payons toujours cher.
05:21 La formule de calcul des prix de l'électricité est ainsi faite
05:24 qu'elle prend en compte les prix des deux dernières années.
05:27 Autrement dit, le prix d'aujourd'hui prend encore en compte le pic de 2022.
05:32 Et puis, troisième raison, le sujet s'impose aussi
05:36 parce qu'il concerne l'Europe.
05:37 Parler d'énergie, c'est clarifier son rapport à l'Union Européenne.
05:41 D'ailleurs, le Rassemblement National, comme la France Insoumise,
05:44 est pour une sortie de la France du marché européen de l'énergie,
05:47 sortie vue comme la solution pour faire baisser le prix de la facture d'énergie,
05:52 même si rien n'est moins sûr.
05:54 Baptiste Morin, chef du service économie d'Europe 1.
05:56 Vous écoutez Europe 1 Matin, il est 7h07.
05:58 Au procès, on appelle de l'attentat de Nice qui a fait 86 morts.
06:02 Le 14 juillet 2016, verdict attendu ce soir.
06:05 20 ans de réclusion, c'est ce qu'a réclamé l'avocat général
06:07 de la Cour d'assises spéciales de Paris à l'encontre des deux accusés,
06:11 soit la peine maximale prévue pour "association de malfaiteurs terroristes".
06:15 Louis Arnaud est libre, ce Français détenu en Iran depuis deux ans
06:17 était accusé d'avoir pris part aux manifestations après la mort de Masha Amini.
06:21 Il sera de retour dans la matinée à Paris.
06:24 Trois autres Français sont toujours prisonniers du régime des mollahs iraniens.
06:27 Et dans le Var, le feu est désormais fixé.
06:29 600 hectares ravagés par les flammes en 48 heures.
06:32 Premier gros incendie de l'année et sans doute pas le dernier, s'inquiète les autorités.
06:36 La météo très pluieuse ne change pas la donne, bien au contraire, Louis Salé.
06:40 Beaucoup de pluie avant l'été, c'est peut-être le pire des scénarios.
06:43 Benoît Thomé, directeur des relations institutionnelles de Météo France.
06:46 C'est très favorable à la croissance de la végétation
06:48 et en particulier de la petite végétation dans les sous-bois.
06:52 En cas de sécheresse, cette végétation supplémentaire,
06:55 elle sera autant de combustible qu'il favorisera le risque d'éclosion et de propagation d'un feu.
06:59 Et cette année, les prévisionnistes spécialisés dans les feux de forêt étendent leur vigilance.
07:03 Ce travail d'expertise, il était fait uniquement pour le sud de la France
07:07 et depuis cette année, on va l'élargir à la région ouest.
07:09 Parce que le risque feu s'étend, mais avec le changement climatique,
07:12 il touche maintenant des régions qu'il ignorait jusqu'à maintenant,
07:15 notamment en Bretagne ou dans l'est de la France.
07:18 Les secours aussi se tiennent prêts.
07:19 Pas de sous-effectifs même avec les JO.
07:21 Une cinquantaine de colonnes de renfort de sapeurs-pompiers
07:24 peuvent intervenir dès que les moyens territoriaux sont dépassés.
07:27 Et pour éviter les incendies d'ampleur, les autorités misent sur la prévention
07:31 car 9 feux sur 10 sont d'origine humaine.
07:34 Pas de jets de mégots en forêt, attention aux travaux et au barbecue en plein air
07:38 et des broussaillages obligatoires dans les départements à risque.
07:41 - Louis, allez, le sport, il n'y a pas que le football dans la ville,
07:43 il y a aussi le basket, Monaco sacré, champion de France pour la deuxième fois consécutive face à Paris.
07:48 Les Monégasques vainqueurs hier soir, 115 à 76,
07:51 remportent la finale disputée au meilleur des cinq manches.
07:54 - Merci Christophe Lamarre, c'était votre journal.

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