00:00Et ces nouvelles ambitions affichées par la Russie qui fragilisent encore un peu plus toute perspective de paix.
00:07Moscou dit maintenant vouloir attaquer la région de Tnipropetovsk qui borde Donetsk et Zaporizhia.
00:14Côté ukrainien, pas de commentaires sur ce sujet à ce stade de Zelensky,
00:18mais des soldats ukrainiens qui sont sur place témoignent et disent qu'ils avancent.
00:22Ils avancent très lentement, mais ils avancent.
00:25Pourquoi c'est une information importante ?
00:26On en parlera dans votre choix du 20h BFM, Olivier Ravanello.
00:29Mais on voulait aussi parler de cette information qui concerne le conflit ukrainien
00:33et plus particulièrement une entreprise française, Renault,
00:37qui confirme donc aujourd'hui avoir été contacté par le ministère de la Défense
00:41pour s'implanter en Ukraine afin d'y produire des drones destinés à l'armée ukrainienne.
00:48Il y a beaucoup de retenues et beaucoup de conditionnels utilisés autour de cette information
00:52et ça n'est pas un hasard, Olivier.
00:54Oui, parce que c'est un déploiement assez inédit et assez périlleux d'aller jusque sur une zone de conflit,
01:00aussi près en tout cas.
01:02Ce qu'il faut avoir en tête, c'est que ce que tout le monde dit, c'est que si cette guerre a un bruit,
01:05c'est le bruit des drones qui sont en permanence au-dessus des combattants.
01:09Les Ukrainiens auront utilisé en 2025, si on en reste à ce rythme, 4,5 millions de drones
01:15qu'ils ont fait évoluer depuis deux ans en drones de surveillance, en drones d'attaque
01:19et donc ils ont acquis une expertise.
01:21L'objectif qui a été répété par le ministre de la Défense, c'est de déployer une technologie française
01:27mais qui va aussi, et c'est l'idée d'un deal gagnant-gagnant,
01:30apprendre des Ukrainiens pour se doter d'un armement de drones que nous n'avons pas jusqu'à présent,
01:37en tout cas pas avec le même retour d'expérience.
01:39Et donc de les fabriquer sur place pour, au jour le jour, les faire évoluer
01:43et faire en sorte qu'ils soient les plus opérationnels possibles.
01:45Il y a urgence parce que de leur côté, les Russes ont accéléré leur production.
01:50Ils sont capables aujourd'hui d'en déployer 500 par jour, ce qui n'était pas du tout le cas auparavant.
01:55Si c'est bien Renault qui doit aller sur place, il y a évidemment des questions de sécurité qui vont se poser.
01:59Il y a aussi des questions stratégiques, c'est-à-dire que Renault, depuis les sanctions, s'est retiré du marché russe.
02:05Il était vaguement question qu'il puisse y revenir un jour.
02:08Si cette option est prise, pour le groupe, c'est sûr que c'est se fermer définitivement,
02:13ou pour du moins longtemps, les portes de la Russie.