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00:0113h, 14h, Europe 1 13h.
00:03Europe 1 13h, la suite avec vous Céline Géraud et deux débatteurs, Olivier D'Artigol et Yvan Riouffol.
00:08Et parlons maintenant de ce rassemblement, du rassemblement national, un an après son triomphe aux élections européennes.
00:15Les 16 partis politiques qui composent l'alliance patriote au Parlement ont été conviés, notamment le Premier ministre hongrois, on l'a dit, Victor Orban et le vice-premier ministre italien Matteo Salvini.
00:25Et l'objectif, c'est véritablement montrer que le RN, comme ses alliés européens, peut gouverner en France.
00:31On va écouter le hongrois Victor Orban, il a donné une interview à LCI hier soir.
00:37Vous espérez la victoire de Madame Le Pen en 2027, pour vous c'est un événement ?
00:41Oui, je boirai des magnums de champagne.
00:45Elle a toujours soutenu la position des Etats souverains.
00:47Il ne me reste qu'un seul compagnon de lutte.
00:50Madame Le Pen.
00:52Voilà, Victor Orban.
00:54Hier soir sur LCI.
00:56Voilà, vraiment prouver que le RN est en capacité de gouverner.
01:00C'est l'objectif, un des objectifs de ce rassemblement, Olivier d'Artigle.
01:03Oui, et après les élections européennes, il y a eu la dissolution.
01:07Donc une année s'est écoulée.
01:08Le Figaro aujourd'hui titre, depuis les législatives anticipées, la lampe descente aux enfers du Rassemblement national.
01:15Avec l'échec du plan Matignon, puisque le RN a eu un nombre très conséquent de députés, mais sans obtenir une majorité absolue, une majorité relative forte.
01:26L'inégibilité de Marine Le Pen, donc cette actualité judiciaire qu'on a beaucoup commentée ici, commentée ici avec l'exécution provisoire.
01:35Des défaites sur les élections législatives partielles, deux défaites.
01:38L'exclusion de deux députés par le RN dernièrement.
01:41Et si ce n'est des doutes, une réflexion au sein du RN sur le candidat pour 2027, dont l'année écoulée a été en effet à l'aune de ce que je viens de rappeler.
01:54Pour autant, c'est là où je conteste un peu le titre du Figaro, le RN est installé de manière très forte dans le paysage politique.
02:03Puisqu'il semblerait que ce soit le seul parti qualifié presque à coup sûr pour la prochaine élection présidentielle au second tour.
02:13Quand je lis tous les sondages qui sont faits sur le RN, il le donne vainqueur dans tous les cas de figure.
02:22Parce que dans le fond, cela répond à un bouleversement politique qui est apparu depuis quelques années, qui est la fin du mondialisme.
02:28La fin précisément de la politique qui est encore incarnée en France par Emmanuel Macron et par tout ce groupe central qui pense encore qu'une vision supranationale serait une vision qui serait attendue des peuples.
02:41Mais l'élan s'est légèrement estompé quand même.
02:43On peut le dire ou pas ?
02:44J'attends de voir. Il y a eu des péripéties judiciaires en effet qui pourraient entraver la marche de Marine Le Pen.
02:49Mais en tout cas, si on veut encore qu'on voit qu'en France il y aurait un parti paria qui serait le RN, ce parti paria n'est pas paria sur le reste de l'Europe.
02:59Parce que vous avez dans beaucoup de pays d'Europe centrale, en Pologne encore dernièrement, vous avez cette vague conservatrice qui commence à tout balayer.
03:06Et le RN rappelle très simplement qu'il est dans le sens de cette histoire qui s'écrit.
03:11Qui s'écrit à partir des Etats-Unis avec malgré tout la révolution conservatrice, la révolution du bon sens comme il l'appelle de Donald Trump.
03:17Même si on ne peut ne pas apprécier Donald Trump, ce qui est mon cas, je n'aime pas sa personnalité.
03:20Mais enfin, il a aussi, il sent le vent tourner et ce vent est en train de balayer beaucoup d'idéologies.
03:25Et puis encore une fois, à travers même la Roumanie ou à travers la Pologne, à travers la Hongrie, à travers tous ces pays, la Hollande, bref.
03:33Vous avez un certain nombre de pays d'Européens qui ne sont pas des pays fascistes et au contraire qui suscitent une antidote à tout totalitarisme.
03:40Parce que tous ces gens, tous ces régimes sont des régimes profondément libéraux.
03:44Et donc, moi, je ne connais pas de meilleure antidote à la menace fasciste dont on nous dit qu'elle serait incarnée par tous ces régimes dits populistes,
03:53qui sont en fait des régimes libéraux malgré tout.
03:55Et donc, cela me rassure plutôt sur la capacité des peuples.
03:59Des régimes libéraux aussi.
04:01Sur la capacité, je ne sais pas trop ce que ça veut dire, des libéraux.
04:04Parce que si on parle de régimes libéraux, je pense que le régime macronien devient de plus en plus libéral de son côté.
04:09Olivier Lartigol.
04:10Je suis heureux d'être invité au grand entretien avec Yvan Rieffol.
04:14Non mais, allons voir, je plaisantez.
04:16Allons voir, allons voir, c'est une plaisanterie.
04:20Allons voir du côté normal, la manière à la situation faite aux minorités,
04:26notamment à ceux dont le choix sexuel est de vivre avec quelqu'un du même sexe.
04:30Allons voir la manière dont ça se passe pour la presse, pour la magistrature, pour la justice.
04:35Il y a des choses à suivre de très près.
04:37On voit d'ailleurs ce qui se passe aux Etats-Unis,
04:39et la manière dont tout cela est en train de prendre une tournure, ma foi, assez intéressante à suivre.
04:44Et cette victoire, cette fête de la victoire, l'objectif aussi numéro 2,
04:48c'est aussi d'afficher l'unité après la petite zone de turbulence qu'a traversé le binôme Jordan Bardella et Marine Le Pen.
04:56Et on va écouter à ce sujet Philippe Ballard, député Rennes de l'Oise,
04:59qui considère que Marine Le Pen est la candidate naturelle du parti,
05:03et il n'y a pas de nuage dans la relation.
05:05La candidate naturelle, c'est Marine Le Pen.
05:06Elle a été candidate en 2012, en 2017, en 2022.
05:09Pour mémoire, elle fait 17% en 2012, elle fait 33% en 2017,
05:14et elle fait 42% en 2022.
05:17Donc c'est notre candidate naturelle.
05:19Mais les choses sont très claires.
05:21Si par malheur, elle ne pouvait pas se présenter,
05:23oui, Jordan Bardella, je vais reprendre l'expression qu'a eu Louis Alliot,
05:27dans une émission politique dominicale,
05:29où il disait, mais Jordan Bardella a déjà été tête de liste deux fois des élections européennes,
05:33une élection européenne, c'est une mini-présidentielle.
05:35Et il a fait le job quand même, on est tous d'accord.
05:38Donc oui, il pourrait être candidat, si c'est le scénario qui se présentait.
05:42Comment ça va entre eux ?
05:43Ça va très bien, oui, mais vous avez essayé de trouver la petite phrase,
05:45l'attitude qui fait que, ça y est, il y a des divergences.
05:50Non, non, pas du tout.
05:51Voilà, Philippe Ballard, c'était sur France Info ce matin.
05:55Pas de turbulence, tout va bien.
05:57Alors que, le dernier sondage, vous avez vu ?
06:00Yvan Riaufol, 32,5%, que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen,
06:05s'il y avait des législatives.
06:06Écoutez, là-dessus, je ne veux pas m'aventurer,
06:07parce que je ne sais pas, ni vous, ni moi, ni personne,
06:10ne savons exactement ce qui se passe entre ces deux.
06:12A priori, ils ont l'air de bien s'entendre,
06:13il y a un pacte de confiance qu'en tout cas, Bardella ne veut pas rompre.
06:17Et on peut, a priori, il semble sincère.
06:18Maintenant, si c'est Bardella qui devait suppler Marine Le Pen,
06:22qui serait empêchée par la justice,
06:23je ne suis pas sûr que Bardella aurait les épaules
06:25pour essayer de convaincre les Français de les lire à la présidence de la République.
06:31Il a beaucoup de talent, mais il est encore très jeune,
06:34il n'a pas beaucoup souffert, si je puis dire.
06:36Or, il faut quand même, malgré tout, qu'un président de la République
06:38ait passé des épreuves.
06:40Encore une fois, ce que je vois pour l'instant,
06:42c'est qu'il y a une dynamique, il y a une alternative.
06:44Cette alternative, aujourd'hui, on l'appelle populiste,
06:46moi, je l'appelle souverainiste,
06:47et c'est une alternative qui veut, aujourd'hui,
06:49écouter les peuples qui veulent que l'on retrouve
06:51le goût des enracinements, des nations, des frontières,
06:55des identités protégées.
06:57Et c'est tout ceci qui porte Marine Le Pen,
06:58mais qui pourrait porter aussi bien,
07:00je ne suis pas du tout en train de faire,
07:02de tresser des lauriers à Marine Le Pen,
07:03qui pourrait aussi bien porter les Républicains,
07:06si les Républicains acceptaient également,
07:09mais de coller au discours du Rassemblement National,
07:11et donc de se rapprocher de lui.
07:12Bruno Retailleau, que Marine Le Pen accuse de lui piquer ses idées,
07:17de lui piquer ses slogans,
07:17qui occupe le terrain quand même,
07:19qui prend la lumière.
07:20C'est aussi l'occasion, cette fête de la victoire,
07:21de rappeler que le parti est bien présent,
07:24et veut rester leader.
07:26Il s'inquiète très certainement de la montée en puissance
07:29avec une élection spectaculaire
07:31à la tête des Républicains de Bruno Retailleau.
07:34Est-ce que c'est un phénomène uniquement sondagier,
07:36un retour de la droite,
07:37mais quand on regarde les intentions de vote,
07:39ça n'est qu'une première étape.
07:41Après, il y a quand même, sur les dernières semaines,
07:44quelques petites dissonances au sein du duo
07:46à la tête du RN.
07:48On l'a vu avec la phrase de Marine Le Pen
07:50sur la Nouvelle Calédonie.
07:52Oui, elle a effacé tout ça en disant
07:54qu'il n'y avait pas de problème.
07:54Oui, mais bon, ça existe quand même.
07:57Il y a eu la une de valeur actuelle.
07:58Mais tout ça, c'est la faute, selon vous,
07:59du coup de force de Bruno Retailleau ?
08:02Non, je dis simplement qu'il y a...
08:03Ce qui provoque un peu de fébrilité
08:04du côté du Rassemblement National ?
08:05Ce qui nous était présenté comme un ticket, d'ailleurs.
08:07La question du ticket n'existe pas en politique française
08:09comme elle existe aux Etats-Unis,
08:11c'est-à-dire Marine Le Pen à l'Elysée
08:13et Jean-Anne Bardella à Matignon.
08:14Ça existe, en tout cas, c'est le projet qu'ils ont.
08:16Il y a eu, sur les derniers jours, en effet,
08:20quelques dissonances à la tête du RN,
08:22sur la Nouvelle Calédonie.
08:23La une de valeur actuelle qui n'a pas plu
08:25au très proche de Marine Le Pen,
08:27présentant Jean-Anne Bardella
08:30comme le futur candidat.
08:32Il aura 31 ans en 2027.
08:35Donc, c'est vrai qu'il a un sujet
08:36sur sa maturité politique,
08:38sur sa capacité à pouvoir aller à l'Elysée.
08:43Et puis, il y a, concernant le cercle
08:45très rapproché autour de Marine Le Pen,
08:48la volonté de la laisser candidate naturelle
08:51jusqu'à l'issue du processus judiciaire.
08:54Et ça, on le comprend bien.
08:5613h41, on reste ensemble.
08:57Dans quelques instants avec vous,
08:58Yves-Henri Oufol, Olivier D'Artigol,
08:59on continue à parler de l'actualité,
09:00notamment de cette petite phrase
09:01qui fait beaucoup de bruit.
09:03Emmanuel Macron qui nous demande
09:05de parler écologie
09:07plutôt que de nous indigner
09:08sur l'invasion du pays
09:09et les derniers faits divers.
09:10Est-ce qu'il est hors sol, le Président ?
09:12On va se poser la question.
09:1313h14, vous écoutez Céline Giraud
09:14sur Europe 1.
09:16Europe 1 13h.

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