- il y a 1 an
- #faceafaceete
Deux personnalités aux points de vues opposés confrontent leurs idées dans #FaceaFaceEte
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00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans le Face à Face, ce soir je suis avec Julien Drey, bonsoir Julien et Alexandre Devecchio, bonsoir.
00:07Bonsoir Elodie.
00:08On va commencer vos échanges, vos débats dans un instant, d'abord le tour de l'actualité avec Hélène Charpy.
00:14A la une de ce journal, cette saisie de drogue historique en Polynésie française.
00:19Plus de 1646 kilos de cocaïne et 232 kilos de méthamphétamine ont été interceptés,
00:26ainsi que 11 armes de poing et 24 chargeurs.
00:29Sur le réseau social X, Bruno Rotaillot félicite l'office anti-stupéfiants et les gendarmes pour cette opération, je le cite, exceptionnelle.
00:37Les Etats-Unis promettent davantage d'aide humanitaire à Gaza après la visite de l'émissaire américain Steve Wyckoff.
00:44Hier, un premier largage français a été effectué.
00:46Emmanuel Macron avait annoncé mener cette opération avec l'aide de partenaires jordanien, émirien et allemand.
00:52Selon l'ONU, la bande de Gaza est menacée d'une famine généralisée et totalement dépendante de l'aide humanitaire internationale.
01:02Et puis un équipage de 4 personnes dont un russe est arrivé ce samedi à bord de la Station Spatiale Internationale.
01:08C'est la capsule Crew Dragon de SpaceX qui les a emmenés dans l'espace.
01:13Il s'agit de la 11e mission de rotation d'équipage vers l'ISS.
01:17Dans le cadre du programme commercial Crew de la NASA,
01:19les 4 astronautes doivent y séjourner pendant 6 mois.
01:24Voilà pour l'essentiel de l'actualité.
01:26Je viendrai, on aurait pu aussi dire un mot du Tour de France dans ce journal.
01:29Oui, parce que c'est une grande journée pour le sport français.
01:31D'abord en natation et puis en cyclisme.
01:33On a quand même une championne qui a fait une démonstration exceptionnelle.
01:36Oui, et comme on parle du sport qui a pris le maillot jaune.
01:39J'espère que demain, elle sera la première vainqueur du Tour de France depuis Jany Longo.
01:4334 ans, c'est pas mal.
01:44Écoutez, on suivra ça.
01:45Évidemment, voilà pour l'essentiel de l'actualité complété par notre journaliste sportif de qualité,
01:50Julien Dray.
01:51On va maintenant parler de ce témoignage exclusif recueilli par CNews.
01:54Vous vous en rappelez, le 23 juillet dernier,
01:56un groupe d'une cinquantaine d'adolescents français de confession juive
01:59rentrés de leur colonie de vacances en Espagne.
02:01Ils avaient été expulsés d'un vol organisé par la compagnie Wailing.
02:05Et donc, dix jours après cette affaire,
02:06la monétrice de cette colonie qui a souhaité rester anonyme a témoigné.
02:10Et à notre micro, témoignage recueilli par Régine Delfont, le récit de Sarah Varny.
02:15Ce mercredi 23 juillet, 44 enfants et huit moniteurs d'une colonie de vacances
02:20montent à bord d'un avion Wailing.
02:22Les adolescents de confession juive sont alors débarqués de l'engin sans aucune explication.
02:27La guardia civile me répond en me disant que c'est les ordres du pilote,
02:29qu'ils font leur travail, que le pilote les a avertis qu'il y avait un danger à bord
02:33et qu'il fallait évacuer ce danger.
02:37Je me retrouve dans la passerelle, dans les portes de l'avion,
02:42avec tous les enfants en rang en face de moi et la guardia civile juste à côté de moi.
02:46Et c'est à ce moment-là que la guardia civile a demandé
02:48à ce que tous les enfants sortent leur téléphone
02:50pour qu'ils puissent supprimer les vidéos qu'ils auraient pris dans l'avion.
02:52La jeune femme s'interpose et c'est à ce moment-là que la guardia civile l'amenote au sol.
02:57Après ça, une fois au sol, je continue à lui hurler de douleur
03:01et j'ai commencé à le suppléer, on va dire, à dire « por favor »
03:05pour qu'il comprenne que j'ai mal et à ce moment-là, il s'est complètement moqué de moi
03:07en me disant en espagnol « maintenant tu dis por favor ».
03:09La jeune femme s'est vue prescrire 15 jours d'incapacité totale de travail
03:13et est encore sous le choc.
03:15Je ne comprends pas pourquoi autant de violences.
03:17Nous avons récupéré deux autres témoignages,
03:19d'autres passagers qui sont venus à nous spontanément
03:21pour nous dire « il ne s'est rien passé ».
03:24Aujourd'hui, on pose ce terrible constat et ce terrible diagnostic
03:29que cette affaire est une affaire d'antisémitisme et que c'est une affaire très grave.
03:33De son côté, la compagnie Vueling indique que les adolescents
03:36avaient une attitude conflictuelle avec le personnel de bord
03:39et auraient manipulé du matériel de sécurité.
03:42Une version contestée par l'avocate de la colonie de vacances.
03:47Alexandre De Viquio, ce qu'on voit dans cette histoire, en tout cas,
03:50c'est qu'on attend toujours des explications plus claires de la compagnie
03:53parce qu'il y a eu ces communiqués de presse qui se sont très vite confrontés
03:56aux témoins qui ne disaient pas du tout la même chose.
03:58Tout le monde a reconnu que même s'il y avait une enquête en cours,
04:01il y a eu une totale disproportion entre ce qui aurait pu se passer
04:03et comment a été traitée cette monitrice qui nous a confié son témoignage.
04:07Oui, on attend surtout les images.
04:09Tout est filmé désormais dans les avions.
04:11Il y avait un moyen facile de se disculper,
04:15montrer des images de chahut, de violences des enfants.
04:19Moi, j'avoue que j'étais très prudent sur cette affaire
04:21parce que la guardia civile peut agir de manière musclée,
04:28de manière générale.
04:29Ce n'était pas forcément une affaire d'antistémitisme.
04:31Mais face à un cas de chahut dans un avion,
04:34on sait que c'est un endroit sensible aujourd'hui.
04:37On pouvait imaginer que la version de la compagnie
04:43et de la guardia civile était réelle.
04:45Mais enfin, plus le temps passe, plus on voit bien
04:47qu'il n'y a pas d'éléments de preuves,
04:51alors qu'il serait facile de les fournir.
04:55Par ailleurs, il y a eu la réaction du ministre des Transports espagnol,
04:59qui est quand même très étonnante,
05:01parlant de gamins israéliens, alors qu'ils sont français,
05:04parlant de patriotisme,
05:06alors que je pense que le patriotisme,
05:07c'est justement de faire la lumière sur cette affaire
05:09pour s'assurer qu'une compagnie espagnole
05:11n'est pas associée à une affaire d'antisémitisme.
05:15Donc ça fait beaucoup,
05:16et ça nous conduit peut-être à nous poser la question
05:19du climat qui règne en Espagne.
05:22Alors, loin de moi de faire de l'Espagne
05:24un pays totalement antisémite.
05:26Par contre, le gouvernement espagnol,
05:30Pedro Sanchez, est dans une coalition
05:32avec l'extrême-gauche, Podemos d'un côté,
05:35ce qui l'a poussé à reconnaître l'État palestinien avant nous.
05:38D'ailleurs, est prise en otage
05:43par les indépendantistes catalans.
05:45Donc c'est un gouvernement extrêmement radical,
05:48finalement, qui a une majorité extrêmement faible
05:50et qui peut-être permet ce climat décomplexé
05:56sur d'antisémitisme.
05:59Ça, c'est peut-être une possibilité.
06:00En tout cas, la réaction du ministre des Transports
06:02n'est pas à la hauteur.
06:04Et maintenant, c'est à la diplomatie française
06:06de jouer son rôle.
06:08Voiling a des intérêts en France,
06:10a des clients français.
06:12Je serai le ministre des Affaires étrangères.
06:16Je dirais, si on n'a pas d'explication, pas d'excuse,
06:18peut-être qu'il y a des mesures de coercition
06:20à mettre en place pour faire cette compagnie.
06:22Oui, parce que, Julien, effectivement,
06:24au début, tout le monde a été prudent et tant mieux.
06:26Mais ce qui interroge, c'est les photos
06:28et les vidéos de ces jeunes qu'on demande de supprimer,
06:30les photos ou vidéos de l'avion qu'on n'a toujours pas,
06:32et se communiquer de la compagnie
06:33que tous les spécialistes de l'aéronautique
06:35ont jugé excessif.
06:36Quand ils commençaient à dire qu'il y avait d'abord un chahut
06:38et qu'après, ils ont tenté d'enlever des éléments de sécurité
06:41dont les masques à gaz,
06:43on dit que c'est impossible qu'un enfant ait pu faire ça.
06:45Donc, on voit aussi la surréaction de la compagnie aérienne
06:49sème le doute.
06:51Alors, plusieurs choses.
06:51D'abord, dès les premières heures,
06:53on a des éléments qui sont, je dirais, très clairs.
06:56C'est-à-dire que c'est des passagers
06:57qui n'ont rien à voir avec la colonie de vacances,
06:59disent eux-mêmes qu'on a été extrêmement surpris
07:01par ce qui s'est passé.
07:02Il n'y avait pas de chahut.
07:03Il y a plusieurs passagers qui disent
07:05qu'on était même agréablement surpris
07:07parce qu'on a eu une colonie de vacances,
07:08on s'est dit qu'il va y avoir du chahut.
07:10Et on voyait que c'était très sage.
07:12Il y a juste un gosse qui a crié quelque chose
07:14et c'est à partir de là que ça a dégénéré.
07:16Et après, le comportement de la guardia civile
07:18qui est quand même démesuré
07:19par rapport à la réalité des choses.
07:21Ils se mettent à trois sur une jeune monitrice,
07:23ils la mettent par terre.
07:24On se rend compte qu'il y a quelque chose qui ne va pas.
07:26Après, la compagnie Welling,
07:27elle est totalement responsable.
07:29Et d'après moi, elle cache quelque chose.
07:32Elle cache quelque chose dont vous voyez bien
07:34qu'on a du mal à avoir des clarifications.
07:36C'est qui est ce pilote ?
07:38Et quel est son passé ?
07:39Et pourquoi il est là ?
07:41Et sachant que le capital de Welling
07:43n'est pas n'importe quel capital non plus
07:45puisque c'est le Qatar qui est l'actionnaire
07:47majoritaire de la compagnie.
07:49Ce pilote a été...
07:50Alors il dit maintenant, il dit
07:51je les ai brièvement formés.
07:53Mais il a quand même été...
07:54Il a formé les deux terroristes
07:56qui ont attaqué les tours du 11 septembre.
07:59Les Américains lui avaient supprimé sa licence
08:01et l'ont expulsé.
08:03Il a été quand même embauché.
08:04Bon, peut-être qu'il était innocent.
08:06Mais quand même, il a quand même...
08:07Ce n'est quand même pas dedans.
08:08Voilà.
08:08Il y a quand même une part de doute.
08:10Et donc, je pense que tout ça est aussi...
08:12Les choses se lient les unes avec les autres.
08:16Et j'ajoute...
08:16Et là-dessus, je suis d'accord avec Alexandre,
08:17mais moi, je suis encore plus sévère.
08:18Et oui, pourtant, c'est un gouvernement socialiste.
08:20Non, c'est pas...
08:21On en parle très peu, d'ailleurs.
08:22Moi, je trouve qu'on en parle très peu
08:23du gouvernement Sanchez.
08:25Il y aurait beaucoup de choses à dire,
08:26y compris sur la corruption,
08:28son rapport à la justice.
08:29Je vais me dire.
08:30Mais c'est pas...
08:32On peut essayer de dire
08:33qu'il est prisonnier des radicaux, etc.
08:35C'est une position traditionnelle,
08:36malheureusement, de M. Sanchez,
08:38qui est un des chefs d'État
08:40les plus engagés aux côtés,
08:42depuis le 7 octobre,
08:43dans la négation de ce qui s'était passé.
08:45Il y a très peu de condamnations
08:46de l'Espagne après le 7 octobre.
08:47Il y a tout de suite eu
08:48une campagne en Espagne
08:51sur le thème génocide, etc.
08:52Ça a été les premiers
08:53à prendre des mesures, etc.
08:54Ils ont pucer l'Europe.
08:56On peut regretter, d'ailleurs,
08:56que la France, finalement,
08:58ait suivi cela.
08:59Et l'Espagne,
09:00on peut raconter ce qu'on veut.
09:01C'est le pays où il y a
09:02une explosion des actes d'antisémitisme.
09:04C'est le pays en Europe
09:05qui a le plus d'actes d'antisémitisme.
09:07Alors, je ne vais pas être sévère.
09:09Je ne vais pas dire
09:09que c'est une vieille tradition espagnole.
09:11Bon, au nom de l'histoire,
09:12de l'inquisition, etc.
09:13Mais je suis sévère
09:14avec le gouvernement de M. Chanchez.
09:16Et j'ajoute, et je finis,
09:17je ne comprends pas
09:18que le gouvernement français
09:19soit encore en train
09:20de prendre des gants
09:20avec le ministre espagnol
09:22qui a traité
09:23ces jeunes citoyens français
09:24de racailles israéliennes.
09:25Et là, on a plus de mal
09:26à comprendre, justement,
09:27la nuance.
09:28Parce que ce qu'on disait
09:28au début,
09:29que Jean-Noël Barraud
09:29ne surréagisse pas tout de suite,
09:31le temps qu'il y a une enquête,
09:32on peut le comprendre.
09:32En revanche,
09:33alors certes,
09:34après on nous dit
09:34que le ministre des Transports,
09:35chez nous, Philippe Tabarro,
09:36a appelé son homologue,
09:37lui a demandé de retirer ce tweet.
09:38Mais quoi qu'il en soit,
09:39là, on peut l'attaquer
09:40sur ce tweet-là.
09:41C'est ce que je disais.
09:42D'autant plus, je le rappelle,
09:43Walling a des intérêts en France.
09:44Donc il y a un rapport de force.
09:45Et là, comme d'habitude,
09:46la France refuse
09:47d'être dans le rapport de force.
09:49Mais là, ce n'est pas Walling.
09:50Elle se couche.
09:51Alexandre, là, ce n'est pas Walling.
09:52C'est le gouvernement espagnol.
09:53Oui, en plus, oui.
09:53C'est que normalement,
09:54dans tous les cas...
09:55Mais même le gouvernement espagnol
09:56n'a pas intérêt
09:57à avoir une compagnie
09:59aussi importante que Walling.
10:00Non, mais le gouvernement espagnol
10:01a des intérêts à ménager
10:03avec ses relations
10:04avec les Émirats,
10:05y compris sur le plan financier.
10:07Exactement, mais c'est pour ça
10:07qu'on devrait engager
10:08et un rapport de force
10:10avec le gouvernement espagnol
10:11et avec cette compagnie.
10:12Mais comme d'habitude,
10:13on préfère la soumission
10:14au rapport de force.
10:15Je voudrais quand même
10:16vous répondre sur la question.
10:16Je voudrais juste dire,
10:19normalement,
10:20dans la logique institutionnelle,
10:21le Premier ministre français
10:22aurait dû téléphoner
10:23au Premier ministre espagnol
10:24en lui demandant des excuses
10:25au nom de son gouvernement
10:27parce que c'est le chef du gouvernement...
10:28C'est pour faire accélérer
10:28aussi un petit peu les choses.
10:29On a l'impression
10:29que plus personne ne s'en préoccupe.
10:31Il aurait dû le demander,
10:32le ministre des Transports, etc.
10:32Mais c'est quand même incroyable.
10:34Alors, il a un nom très particulier.
10:36Je ne vais pas plaisanter sur son nom.
10:37C'est le ministre des Transports,
10:38mais tout le monde comprend
10:39ce que je veux dire.
10:40Mais c'est inadmissible.
10:43Inadmissible.
10:44Je vais terminer les sens.
10:44Non, non, mais on est d'accord là-dessus.
10:46Un point peut-être
10:47où j'aimerais répondre à Julien Dresse,
10:49c'est quand il remonte à l'Inquisition
10:51pour parler de l'antisémitisme.
10:52J'ai dit que je ne voulais pas
10:54aller trop loin.
10:55Vous avez raison de ne pas le faire
10:57parce qu'effectivement,
10:58il y a une explosion des actes antisémites.
11:00On peut se demander pourquoi.
11:02On peut aussi peut-être faire un lien.
11:04Je n'ai pas de chiffres,
11:05mais il y a une coïncidence quand même
11:06entre le fait que le gouvernement Sanchez
11:09ait ouvert les vannes de l'immigration
11:11et cette explosion de l'antisémitisme.
11:12Par ailleurs, le fait qu'il y ait
11:14de l'extrême gauche
11:15et que Sanchez lui-même
11:16soit un socialiste assez rouge,
11:17vous l'avez rappelé,
11:19peut-être explique aussi ce climat.
11:22Je ne pense pas que ce soit
11:23le retour d'une vieille tradition catholique
11:25en Espagne.
11:26Je pense que c'est quelque chose
11:27de nouveau,
11:27qui est d'ailleurs très similaire
11:29à ce à quoi on assiste en France.
11:32Heureusement,
11:32c'est un gouvernement
11:33qui ne tient plus qu'à un fil,
11:34mais il fait beaucoup de dégâts.
11:35Et je pense que la réaction
11:36sera une réaction populiste.
11:38Comme souvent,
11:39on va avoir un parti populiste
11:40arriver au pouvoir
11:41parce qu'il va falloir
11:43un retour de bâton
11:44dans le sens inverse
11:45après cette dérive
11:47de bloquistes.
11:48Je vais juste dire un dernier mot.
11:51On ne va pas revenir
11:51à l'Inquisition,
11:52d'accord,
11:53mais rappelez-vous quand même
11:54qu'il y a cinq ans,
11:55le gouvernement espagnol
11:56a ouvert une procédure spéciale
11:57permettant à des citoyens
12:00juifs espagnols
12:01qui pouvaient prouver
12:03leur lien avec l'Espagne
12:04avant l'Inquisition
12:05de redevenir citoyens espagnols.
12:06C'est une bonne chose,
12:07c'est pour ça que...
12:08Mais juste pour finir,
12:09il a interrompu cela
12:11après les événements
12:11du 7 octobre.
12:12Oui,
12:12du gouvernement socialiste.
12:14Oui, d'accord.
12:15Mais c'est vrai
12:15parce qu'on est socialiste,
12:16on est bien...
12:16On a bien compris.
12:16C'est tout,
12:17mais on peut être aussi droit
12:17et pas bien...
12:18Je ne crois pas que Pedro Sanchez
12:19soit un fervent catholique,
12:22nostalgique de l'Inquisition.
12:23Non, mais ce qui est vrai,
12:25c'est qu'une partie
12:26de la gauche espagnole
12:27a toujours eu une tendresse
12:27très poussée
12:28pour les organisations islamistes
12:31et qu'il y a quelque chose
12:33qui ne va pas du tout.
12:33Et je pense d'ailleurs,
12:34vous avez raison sur le fond,
12:36que ce gouvernement
12:36qui par ailleurs est rattrapé
12:37par les sales affaires de corruption
12:38n'a pas de beau jour devant lui.
12:40Allez, on va changer de sujet
12:42avec cette polémique
12:44qui est montée
12:44puisque le service médico-psychologique
12:46régional de la prison de Rennes
12:47a proposé une activité thérapeutique
12:50pour les détenus
12:51et ils devaient faire du surf.
12:52Une proposition immédiatement
12:54retoquée par le ministre de la Justice,
12:55Gérald Darmanin,
12:56qui avait déjà donné des consignes
12:58justement pour faire précisément l'inverse.
13:00On regarde le résumé des faits
13:01avec Anaïs Bauché.
13:03Du surf thérapeutique
13:05pour les détenus
13:06sur les vagues de Saint-Malo.
13:08C'est le projet d'activité
13:09émis pour la rentrée
13:10par le SMPR,
13:12Service médico-psychologique régional
13:13de la prison de Rennes-Vézin.
13:15Dans un communiqué
13:16publié le 31 juillet,
13:18l'Union fédérale autonome pénitentiaire
13:19a vivement dénoncé
13:20cette proposition.
13:21Le SMPR est totalement
13:23aux abonnés absents
13:24pour soigner ces détenus dangereux.
13:26Mais lorsqu'il s'agit
13:26de dépenser des crédits
13:27qu'au passage
13:28on serait heureux d'avoir,
13:30ils sont aux anges.
13:30Quand on pense aux difficultés
13:32actuelles pour boucler
13:33un budget pour la nation,
13:34ici les coffres sont pleins.
13:36Il y en a qui n'ont honte
13:37de rien.
13:38En tout cas,
13:38si ce n'est pas un joli pied de nez
13:40à monsieur le ministre
13:41de la justice,
13:41garde des Sceaux,
13:42cela y ressemble beaucoup.
13:44En février dernier,
13:45Gérald Darmanin avait ordonné
13:47l'arrêt de toute activité ludique
13:48en prison.
13:49Une décision retoquée en partie
13:50par le Conseil d'Etat
13:51en mai dernier.
13:52Si les activités ludiques
13:53sont maintenues,
13:54les activités dites provoquantes,
13:55de nature apportée atteinte
13:56au respect dû aux victimes,
13:57sont interdites.
13:59Face à cette proposition
14:00qui n'a jamais été validée
14:01officiellement,
14:02le député du RN,
14:03Thomas Ménager,
14:04a interpellé directement
14:05le ministre de la justice.
14:0740% des Français
14:08renoncent à partir en vacances.
14:09Mais les détenus
14:10du centre pénitentiaire
14:11de Rennes-Vézin
14:12vont avoir droit
14:13à une semaine
14:13de surf thérapeutique
14:14à Saint-Malo.
14:15Tout va bien,
14:16Gérald Darmanin ?
14:17Contacté par la rédaction,
14:18une source proche
14:19du ministère de la justice
14:20nous a expliqué
14:21que Gérald Darmanin
14:22a demandé l'annulation immédiate
14:23de cette activité,
14:24conformément aux directives
14:26qu'il avait instaurées
14:26peu de temps
14:27après sa nomination.
14:29Il faut être très précis,
14:30on rappelle que c'était bien
14:31une proposition
14:32et qu'effectivement
14:33il n'était pas question
14:33qu'on aille au bout.
14:35Julien Drey,
14:36l'idée de Gérald Darmanin
14:37quand il est devenu
14:37ministre de la justice,
14:38c'était plutôt
14:39entre guillemets
14:39du bon sens,
14:40dire on n'interdira pas
14:41les activités ludiques
14:42style lecture ou autre.
14:45Le but évidemment
14:45n'est pas de priver
14:46les détenus de tout.
14:47Par contre,
14:47le surf,
14:47les massages
14:48ou le kart,
14:48c'est non.
14:50Or,
14:51sur le fond,
14:52il avait raison.
14:53Il y a d'autres
14:53activités ludiques,
14:54y compris sur le plan sportif.
14:56Il faut y en avoir en prison,
14:57ne pas laisser enfermer
14:58dans les cellules.
15:00Justement,
15:00parce que ces activités ludiques
15:02normalement sont des éléments
15:03qui préparent la réinsertion.
15:05Donc elles doivent être conçues
15:06comme étant des activités
15:07qui préparent dans le sport.
15:09Bon,
15:09peut-être que le surf
15:10peut permettre la réinsertion.
15:12Le surf thérapeutique,
15:13c'est une discipline
15:13encore plus poussée, Julien.
15:15Peut-être que le surf thérapeutique
15:16peut permettre ça.
15:16Bon,
15:17je n'ai pas été un grand
15:17pratiquant de surf,
15:18donc je ne sais pas.
15:19Mais il y a d'autres activités,
15:21y compris des disciplines
15:22je pense en termes physiques
15:24qui peuvent permettre
15:25avec des bons moniteurs
15:26d'aider à cela.
15:26Donc oui,
15:27il faut qu'il y ait des activités,
15:28mais ces activités
15:29doivent être conçues
15:29dans un plan de réinsertion
15:30de l'éducation.
15:31Comme le travail aussi
15:32doit être fait.
15:34Il n'est pas obligatoire
15:35en prison de travail.
15:36C'est vous qui décidez,
15:36etc.
15:37Comme les horaires
15:38de fonctionnement de la prison
15:39où normalement
15:40on doit avoir des horaires stricts
15:41et on ne sert pas
15:42le petit déjeuner
15:43à n'importe quelle heure.
15:44Donc la prison,
15:46c'est une rééducation
15:47à la discipline.
15:48Et si elle donne le sentiment
15:50que ce n'est pas ça,
15:51évidemment il y a un défaut.
15:53Mais vous savez,
15:54c'est toute l'institution pénitentiaire
15:56qui est en crise.
15:57Et je pense que
15:58d'un certain point de vue,
15:59même si j'ai parfois
16:00des désaccords
16:00avec l'UFAP,
16:01je pense que l'UFAP
16:03a raison de dire
16:03que vraisemblablement
16:05c'est un petit clin d'œil
16:06communiste
16:06qui a été fait
16:07avec cette proposition
16:07de l'activité.
16:08Oui,
16:09deux choses.
16:10Sur le fond,
16:12ça a quelque chose
16:13quand même
16:14d'insultant
16:15quasiment
16:16pour les Français.
16:17parce que
16:19ça peut donner
16:19le sentiment
16:20que vous êtes condamné
16:21parfois pour des faits
16:23de violence.
16:24En fait,
16:24on vous récompense,
16:25on vous paye
16:26des vacances
16:27au surf.
16:28On va faire du surf
16:29à Saint-Malo.
16:30Oui,
16:30c'est là où il faut peut-être
16:30trouver la limite
16:31et l'équilibre.
16:32Ça ressemble quand même
16:33à ça.
16:33Que les détenus lisent,
16:35éventuellement,
16:35qu'ils fassent du sport,
16:37je crois que personne
16:37n'est contre.
16:38Mais là,
16:39ça ressemble bien
16:40à une provocation.
16:41Et je crois
16:42que c'est révélateur
16:43de deux choses.
16:44d'une part,
16:45c'est un certain délire
16:46idéologique
16:47dans le monde
16:48de la justice
16:49avec des magistrats.
16:51Alors là,
16:52ce n'est pas les magistrats,
16:52mais le monde de la justice
16:53au sens large
16:54qui,
16:56si vous voulez,
16:56ne voit plus
16:57la peine d'emprisonnement
16:58d'ailleurs,
16:59d'abord comme un moyen
17:00de protéger la société,
17:02mais comme quelque chose
17:03qu'il faudrait éradiquer.
17:04En fait,
17:04ils sont contre la prison
17:07et si la prison existe,
17:08ça doit être avant tout
17:10pour réinsérer.
17:10C'est bien
17:11si ça permet aux gens
17:12de se réinsérer,
17:13d'avoir une rédemption,
17:13mais c'est simplement
17:15dans un deuxième temps.
17:15Donc,
17:16il y a ce délire idéologique
17:18et en même temps,
17:19ce combat en fait très dur
17:21face aux politiques,
17:23je crois.
17:23Et Gérald Darmanin,
17:24que je n'ai pas épargné
17:26quand il était ministre
17:27de l'Intérieur,
17:27là,
17:27essaie de faire des choses
17:29en tant que garde des sceaux.
17:32Et en fait,
17:33on voit bien
17:34qu'il y a un bras de fer
17:35et que le monde
17:37de la justice
17:37au sens large
17:38ne reconnaît plus
17:39l'autorité du politique.
17:40Et ça,
17:40c'est un problème
17:41et c'est un problème démocratique
17:43parce que la légitimité politique,
17:45la légitimité démocratique,
17:46elle est entre les mains
17:47de ceux que nous avons élus,
17:49elle est entre les mains
17:49du gouvernement
17:50et le monde de la justice,
17:52il est là pour appliquer la loi.
17:53Et donc là,
17:54il y a un moment donné,
17:54il va falloir remettre
17:55l'église au milieu du village.
17:57Oui.
17:57Attention,
17:58ne généralisons pas.
17:59Le monde de la justice,
18:01comme vous le dites vous-même,
18:03c'est un monde.
18:04Il y a une partie importante
18:07du monde de la justice.
18:07Il y a quand même
18:08un nombre de magistrats
18:09qui font leur travail correctement,
18:11qui le font dans des conditions
18:12très difficiles
18:12parce qu'il manque de moyens
18:14de greffier,
18:15de pouvoir traiter plus rapidement.
18:16Il y a des services
18:17de réinsertion
18:18qui fonctionnent bien,
18:19mais il y a des poches
18:19qui sont des poches nostalgiques
18:21d'un certain passé
18:22et qui considèrent effectivement
18:23que ces détenus
18:24sont des victimes
18:25du système,
18:26de la société
18:27et qu'en fait,
18:28il y a une forme de tendresse
18:29à avoir à leur égard
18:29et ça,
18:30ils se trompent fortement
18:31et surtout,
18:32ce qui est plus grave,
18:33c'est qu'ils rendent
18:33un très mauvais service
18:34aux détenus
18:35parce qu'en leur faisant
18:37faire cela,
18:38la prison devient quasiment
18:39une balade.
18:40Or,
18:40elle doit être vécue.
18:41Elle n'est pas pour la suite.
18:42Voilà,
18:43c'est un très mauvais service
18:44qui est rendu à ces jeunes-là
18:45parce qu'après,
18:45quand ils sortent,
18:46ils racontent.
18:47Ils disent,
18:47ouais,
18:47j'étais fœur du sœur.
18:48Et c'est pas très dissuasif.
18:49Voilà,
18:49j'ai été refaire les dents.
18:52Ils récidivent
18:53et ils récidivent souvent
18:55avec des crimes plus graves.
18:57On va parler maintenant
18:58de cette initiative
18:59du préfet des Hauts-de-Seine.
19:00C'est d'ailleurs l'ancien directeur
19:02de cabinet de Gérald Darmanin
19:03qui applique à la lettre
19:05ce que lui demande
19:05le ministre de l'Intérieur,
19:07notamment sur l'immigration.
19:09Il a déjà réalisé
19:09plusieurs centaines d'expulsions
19:11et là,
19:11récemment,
19:12quatre personnes fichées
19:13pour leur radicalisation
19:14à caractère terroriste
19:15ont été expulsées.
19:17Tous sont retournés
19:17dans leur pays d'origine.
19:19Les profils avec Valentin Rouillon.
19:21C'est un signal fort
19:23pour le préfet des Hauts-de-Seine.
19:25Rien qu'au mois de juillet,
19:26parmi 70 éloignements réalisés,
19:28Alexandre Brugère a expulsé
19:29quatre individus fichés
19:31FSPRT.
19:33Il s'agit du fichier
19:34de traitement des signalements
19:35pour la prévention
19:36de la radicalisation
19:37à caractère terroriste.
19:39Parmi ces quatre hommes,
19:40MFAM était suspecté
19:42de préparer une action violente
19:44sur le territoire français.
19:46M. Assou faisait l'objet
19:47d'une OQTF
19:48et d'une assignation à résidence
19:49dont il ne respectait pas
19:51les obligations de pointage.
19:53Le troisième concerné
19:54est un Syrien.
19:55Inscrit au fichier
19:55des personnes recherchées,
19:57M. Allemandsour
19:57a fait l'objet
19:58d'un signalement
19:59pour des visionnages
20:00de vidéos de l'État islamique.
20:02Son statut de réfugié
20:03lui a été retiré.
20:05Enfin,
20:06M. Akroud,
20:07lui, est un Marocain.
20:08Soupçonné de tenir
20:09des discours
20:09anti-français
20:10et anti-policiers,
20:11il s'entraînait la nuit
20:12pour frapper
20:13et se préparer
20:14à rejoindre une terre
20:14de djihad.
20:15Dans son téléphone,
20:17plusieurs vidéos
20:17de propagande.
20:19À son domicile,
20:20un pistolet automatique
20:21et plusieurs couteaux
20:22avaient été retrouvés.
20:23Tous ont été expulsés
20:25du territoire national
20:26et renvoyés
20:26dans leur pays d'origine.
20:28Une mesure d'éloignement
20:29record.
20:30Depuis le début de l'année
20:30dans les Hauts-de-Seine,
20:31plus de 370 éloignements
20:33d'étrangers
20:34en situation irrégulière
20:35ont été réalisés.
20:36Alexandre Devicchio,
20:39on voit qu'il y a une volonté,
20:40ça marche.
20:41En revanche,
20:42on ne voit pas, par exemple,
20:42de personnes renvoyées
20:43en Algérie.
20:44On voit qu'il y a sans doute
20:45la limite aussi
20:45pour le préfet des Hauts-de-Seine
20:47de choisir des profils
20:48dont il sait
20:49qu'il va pouvoir
20:50les expulser.
20:52Oui, parce qu'il y a
20:53la question du rapport
20:54de force
20:55avec les pays
20:57qui veulent ou non
20:58reprendre
20:59leurs ressortissants.
21:00Et ça,
21:01c'est quelque chose
21:02qui, je crois,
21:02est du ressort
21:03de la diplomatie
21:04du président
21:05de la République.
21:06Et le ministre
21:07de l'Intérieur seul
21:08ne peut pas tout faire,
21:09même si pour ce qui est
21:10de l'Algérie,
21:11il a quand même...
21:12Il a essayé.
21:13Il a essayé
21:14et il a essayé
21:15d'aller dans
21:16un rapport de force
21:17avec une stratégie
21:18qui, à mon avis,
21:19aurait été beaucoup plus
21:20efficace
21:21que celle
21:22qui a été suivie.
21:24Donc,
21:25il faut s'en réjouir
21:26qu'on puisse expulser
21:28certains terroristes.
21:30Maintenant,
21:30tout le monde sait
21:31que ça ne suffit pas,
21:32que les marges
21:32de manœuvre politiques
21:33dans ce gouvernement
21:35sont très faibles.
21:38L'une des marges
21:39de manœuvre
21:39qui existe,
21:40c'est justement
21:40de donner plus
21:41de pouvoir
21:41aux préfets.
21:42Ça,
21:42c'est une bonne chose.
21:44Mais ensuite,
21:44il faudra
21:45des réformes radicales
21:48et notamment,
21:48on parlait de la justice
21:49tout à l'heure,
21:50il y a effectivement
21:51les pays
21:51qui ne veulent pas
21:52reprendre leurs ressortissants,
21:54mais il y a quand même
21:54la question du droit
21:56et de l'état de droit
21:57qui est beaucoup
21:58trop en faveur
22:00de ceux
22:00qui dérogent
22:01à la loi.
22:02Il y a trop
22:02de procédures
22:03et c'est bien
22:03trop compliqué
22:04d'expulser
22:05les personnes
22:08en situation irrégulière.
22:10Donc là,
22:10il y a une réforme
22:11majeure
22:11de la justice
22:12à faire
22:12pour que les juges
22:13ne puissent plus
22:15s'appuyer
22:15soit sur le droit
22:16européen,
22:17soit sur des textes
22:18extérieurs
22:19pour faire en sorte
22:20de faire traîner
22:22les choses.
22:22ça passera sans doute
22:23par un référendum
22:24parce que moi je crois
22:25que la seule manière
22:26de donner justement
22:28de la force
22:29à un gouvernement
22:30c'est qu'il s'appuie
22:31sur une volonté populaire
22:33clairement affirmée.
22:35Le dernier mot Julien
22:35sur ce thème.
22:36Alors d'abord
22:37plusieurs choses.
22:38Je suis un peu prudent.
22:40Vous pouvez.
22:40Pourquoi ?
22:40Je vais vous expliquer pourquoi.
22:41Parce que M. Retailleau
22:42a un objectif politique
22:44très clair maintenant
22:45affiché.
22:45Il se prépare
22:46à l'élection présidentielle.
22:47Ça fait plusieurs mois
22:48qu'il est ministre de l'Intérieur
22:49et il sentait bien
22:50qu'il commençait à naître
22:51une petite musique
22:51sur le fait
22:52qu'il faisait un peu trop
22:53de plateaux de télé
22:54et je n'en ai pas le dernier
22:55à le dire
22:55et un peu moins d'efficacité.
22:57C'est pour ça que je suis
22:58un peu prudent
22:58parce qu'il y a quatre
22:59tant mieux
23:00il y a un nombre
23:01qui est affiché
23:01mais je ne voudrais pas
23:02que ce soit
23:03qu'une simple opération
23:03de communication
23:04à un moment donné
23:04bon
23:05donc il va falloir regarder ça
23:06dans le temps
23:07c'est-à-dire
23:07est-ce que c'est vraiment
23:08quelque chose qui change
23:09qu'on expulse sérieusement
23:12qu'on se donne les moyens
23:13etc.
23:14d'expulser
23:14et après
23:15par rapport à ce que dit Alexandre
23:17on peut faire
23:17tous les référendums qu'on veut
23:18je pense que
23:20tant qu'on n'aura pas mis en place
23:21une politique de quota
23:22qui permet à partir de là
23:23d'expulser rapidement
23:25ceux qui ne sont plus
23:25dans les quotas
23:26on ne s'en sortira pas
23:27et dernière chose
23:28c'est pas la justice
23:29elle est en cause
23:29mais c'est aussi maintenant
23:30la justice
23:31elle est confrontée
23:32à des avocats
23:32qui ont des moyens considérables
23:34et c'est eux qui paralysent
23:35l'institution
23:36parce qu'ils multiplient
23:37les recours
23:37ils connaissent quasiment
23:39toutes les vices de procédure
23:40ils sont d'ailleurs
23:40totalement spécialistes de cela
23:41ils sont totalement spécialistes
23:43ils prennent de l'argent
23:44c'est pas gratuit tout ça
23:45et des fois souvent
23:47parfois aussi
23:48sur des braves gens
23:49voilà
23:50donc c'est là où ça se passe
23:51alors il y a des juges
23:52peut-être qui sont plus complaisants
23:53et tout
23:53mais c'est pour ça que je pense
23:54que le système tel qu'il est là
23:56ne marchera pas
23:56et même si vous dites
23:58on va expulser etc.
23:59vous verrez
23:59que vous aurez toujours
24:00des avocats très malins
24:01qui vont trouver
24:01des vices de procédure
24:02et qui s'en sortiront
24:03je maintiens depuis des années
24:05que la politique de quota
24:06permet l'expulsion automatique
24:08et c'est comme ça
24:09qu'on pourra s'en sortir
24:10en 10 secondes
24:11je connais votre sclétorique
24:13là-dessus
24:13mais je vois pas pourquoi
24:14il serait possible
24:14d'expulser des gens
24:15qui sont incitrés
24:16parce que c'est automatique
24:17c'est-à-dire
24:18si l'automaticité
24:20elle découle de la chose suivante
24:21votons l'automaticité
24:22quand quelqu'un est en situation
24:24régulière
24:24et paralogique
24:25ils sont expulsés automatiquement
24:27du point de vue de l'Europe
24:28en 10 secondes Julien
24:28c'est la pause
24:28du point de vue de l'Europe
24:29si vous faites ça
24:30vous vous retrouvez pas
24:31dans des procédures interminables
24:32vous dites à l'Europe
24:33c'est comme ça
24:34nous respectons un certain
24:35nombre de choses
24:35et l'Europe sera obligée
24:36de plier
24:37je pense qu'il faut
24:38juste un mot
24:38mais cette fois
24:39c'est vraiment le dernier
24:40sinon je sais
24:41c'est vraiment un mot
24:42Julien Drey dit
24:43même si vous voulez expulser
24:45vous ne pourrez pas
24:46etc
24:46effectivement
24:47je ne savais pas
24:47qu'on ne pouvait pas
24:48je dis que c'est compliqué
24:48c'est compliqué
24:50tout le monde le sait
24:50mais je crois qu'il faut aussi
24:51envoyer un signal
24:52et ce référendum
24:54c'est un signal envoyé au juge
24:55mais c'est un signal
24:56envoyé aux populations
24:57qui voudraient venir en France
24:58il faut montrer aussi
25:00que la France
25:00n'accueille pas
25:01à bras ouverts
25:02Merci messieurs
25:04on marque une pause
25:05et évidemment
25:05on se retrouve d'ici
25:05quelques secondes
25:06pour ce face à face
25:07avec les autres sujets
25:09restez avec nous
25:09à tout de suite
25:10De retour pour le face à face
25:15avec Julien Drey et Alexandre Devecchio
25:16je vous propose
25:17qu'on parle maintenant
25:18de cette tribune
25:19dans les colonnes du Figaro
25:20de Mathieu Bocoté
25:22on va voir d'abord
25:23le titre de cette tribune
25:24avec l'affaire
25:25Nour Atala
25:26découvre-t-on vraiment
25:27que les attentats du 7 octobre
25:30furent célébrés
25:31à Gaza et ailleurs
25:32on voit un certain nombre
25:33de citations
25:34de cette tribune
25:35qu'on choisit de vous soumettre
25:36d'abord la première
25:37dans un monde normal
25:38un tri minimal
25:39aurait été opéré
25:40parmi les réfugiés
25:41elle n'aurait jamais
25:41mis les pieds en France
25:42dans un monde normal
25:43toujours
25:43elle quitterait demain
25:44le territoire national
25:45dans un monde normal
25:46enfin ce seraient
25:47les pays arabes
25:48qui accueilleraient
25:48les réfugiés
25:49Gazaouis
25:50Alexandre Devecchio
25:51effectivement Mathieu Bocoté
25:52qui met aussi en avant
25:54la naïveté d'un certain nombre
25:55de politiques
25:56voire de dirigeants
25:57qui nous disaient
25:57on va accueillir tout le monde
25:59on verra comment ça se passe
26:00il y avait peu de doute
26:00sur le fait
26:01qu'en accueillant
26:02des réfugiés
26:03Gazaouis
26:04il pouvait y avoir le risque
26:05qu'ils viennent
26:06avec leur idéologie
26:07oui c'est une affaire
26:08qui a surpris
26:09mais moi je m'étonne
26:10qu'on soit surpris
26:11et effectivement
26:12je suis d'accord
26:13avec Mathieu Bocoté
26:14ça révèle un problème
26:15beaucoup plus systémique
26:17le problème
26:19d'hommes politiques
26:21qui font de la politique
26:24des bons sentiments
26:25et qui ignorent
26:26la culture
26:27la géographie
26:28l'histoire
26:28ce qui est quand même
26:29inquiétant
26:30parce qu'en plus
26:31c'est un programme
26:32diligenté apparemment
26:34par le ministère
26:34des affaires étrangères
26:35donc ils devraient eux
26:36avoir conscience
26:38que les pays
26:39ont des histoires
26:40des racines différentes
26:42des cultures différentes
26:43non non mais
26:44je ne vous parle même pas
26:45des vérifications
26:45oui ils auraient dû faire
26:46les vérifications
26:47parce qu'ils étaient bien
26:48placés pour savoir ça
26:50mais voilà
26:50nous savons tous
26:51que les palestiniens
26:55et bien oui
26:56ils ont quand même
26:57dans un premier temps
26:57voté pour le Hamas
26:59ils ont continué
27:00de le soutenir
27:01ils se sont félicités
27:02pour une grande partie
27:04des attentats
27:05du 7 octobre
27:06donc évidemment
27:07que ces ressortissants
27:09sont antisémites
27:11ont des valeurs
27:13une culture
27:14sans doute
27:14pour beaucoup
27:15incompatible
27:16avec la culture française
27:18donc sachant cela
27:19il fallait prendre
27:21toutes les précautions
27:22il fallait que
27:23les services
27:24de renseignement
27:25enquêtent
27:26et ça n'a pas été fait
27:27on se dit que
27:28s'ils n'ont pas vu
27:29quelque chose
27:29d'aussi énorme
27:30parce que ça nécessitait
27:325 minutes
27:32pour voir
27:34et d'ailleurs
27:34ça reflète
27:35un certain état d'esprit
27:36parce qu'elle n'a même pas
27:37pris la peine
27:37de se cacher
27:38donc ça montre
27:38à quel point
27:40les gens arrivent
27:41en France
27:42en pensant
27:42que c'est open bar
27:43mais qu'il n'ait pas vu ça
27:45ça peut laisser penser
27:47que peut-être
27:47que dans le lot
27:48il y avait des individus
27:50encore plus dangereux
27:51et qu'il y a avancé
27:52un peu plus masqué
27:53et que les services
27:55de renseignement
27:56n'ont pas
27:58criblé
27:58ces personnes-là
27:59donc c'est très inquiétant
27:59mais pour en revenir
28:00à la tribune
28:02de ma tête
28:02qui est au bon côté
28:03je crois que le problème
28:03est beaucoup plus systémique
28:05et qu'on n'aurait pas dû
28:07faire ce type
28:07de programmes spéciaux
28:08et par ailleurs
28:09la décision
28:10qui a été prise
28:11par la SNDA
28:12d'accorder
28:16le statut
28:16de réfugié
28:17finalement
28:18à tous les palestiniens
28:20de manière quasi
28:21automatique
28:22c'est une décision
28:23je dirais
28:24très grave
28:25c'est une extension
28:26du droit d'asile
28:28qui n'a pas lieu d'être
28:30le droit d'asile
28:31et le statut
28:32de réfugié
28:32devraient être accordés
28:33finalement
28:34qu'aux combattants
28:34de la liberté
28:35là il est accordé
28:37à tous ceux
28:37qui sont dans des pays en guerre
28:38or les personnes
28:39qui sont dans des pays en guerre
28:40d'abord il y a énormément
28:41de pays en guerre
28:42les personnes qui sont
28:43dans ce type de pays
28:44représentent parfois
28:45des menaces
28:46et souvent
28:47des menaces
28:48pour la sécurité
28:49intérieure
28:50on a une classe politique
28:51qui ne veut pas le voir
28:52qui pense que les individus
28:53sont interchangeables
28:54qu'on peut les déplacer
28:55comme ça
28:55et que ça n'a pas de conséquences
28:57on va regarder justement
28:58la réaction de Jean-Noël Barraud
28:59et je vous donne la parole
29:00Julien
29:00dans 10 secondes
29:02Nour Attala
29:03n'a rien à faire en France
29:04il mise les affaires étrangères
29:05plus aucune évacuation
29:06d'aucune sorte
29:06ne se tiendra avant
29:08que nous n'ayons tiré
29:09toutes les conséquences
29:10de l'enquête interne
29:10que nous avons diligentée
29:11avec le ministre de l'Intérieur
29:12avec le ministère intérieur
29:13c'était pour faire la précision
29:14de la réaction
29:15de la diplomatie française
29:16plusieurs choses
29:17d'abord une nuance
29:18tous les Gazaouis
29:19ne sont pas antisémites
29:19je n'ai pas dit ça
29:20non
29:20j'ai dit une grande partie
29:22laissez-moi finir
29:22je ne vous ai pas interrompu
29:23donc je dis
29:25je maintiens
29:26non mais ce n'est pas une nuance
29:27puisque je n'ai pas dit le contraire
29:28tous les Gazaouis
29:29mais je préfère la faire
29:30tous les Gazaouis
29:31ne sont pas antisémites
29:32et je rappelle quand même
29:33que la première chose
29:34qu'a fait le Hamas
29:34quand il a pris le pouvoir
29:35à Gaza
29:36c'est qu'il a éliminé
29:37des centaines
29:38de militants
29:39de l'autorité palestinienne
29:40et qu'il continue
29:41à en éliminer
29:42et qu'il continue
29:43à massacrer
29:43une partie des Gazaouis
29:44qui veulent justement
29:45s'émanciper de lui
29:46ou qui accèdent
29:47à l'aide humanitaire
29:48donc faisons attention
29:49à cela
29:49parce que l'intérêt
29:50qu'on a
29:51c'est que les Gazaouis
29:52se séparent définitivement
29:53du Hamas
29:54c'est ça la sortie
29:55de la situation
29:55et qu'on puisse
29:56à partir de là
29:57construire une solution politique
29:58nouvelle
29:59ça c'est la première chose
30:00deuxièmement
30:01le problème auquel
30:02on se heurte là
30:02il y a deux choses
30:03d'abord il y a eu
30:04une tradition
30:05et pas mauvaise
30:07d'ailleurs
30:07de ce point de vue là
30:08c'est d'essayer
30:08de permettre
30:09à un certain nombre
30:10d'enfants
30:10qui vivaient à Gaza
30:12de pouvoir suivre
30:13des cursus universitaires
30:14et normalement
30:15on les suit
30:16on les suit correctement
30:17pour leur permettre
30:18justement
30:18d'avoir un avenir
30:19donc ça
30:21c'était pas une mauvaise
30:21intention au départ
30:22par contre
30:23ce qui s'est passé
30:24ce que je crois
30:24c'est qu'il y a une forme
30:26de tendresse là aussi
30:27qui s'est installée
30:28on n'a pas trop regardé
30:29alors moi je crois pas
30:30que c'est le lot
30:30qui était
30:31comment dire
30:33c'est pas les 150 enfants
30:34qui étaient tous
30:35des terroristes en puissance
30:35des enfants
30:36des jeunes adolescents
30:37ou des jeunes étudiants
30:39je crois que
30:40le Hamas
30:41qui est malin
30:42a glissé
30:43par le biais
30:45et c'est ça
30:46le problème
30:46par le biais
30:47de relations amicales
30:48qui sont maintenues
30:49avec le gouvernement français
30:50on a découvert
30:51des documents
30:51qui montrent
30:52que les contacts
30:53étaient lieux
30:53et ces contacts
30:54ont lieu à travers
30:54le consulat
30:55puisque vous savez
30:56comment c'est
30:56les choses
30:57c'est-à-dire
30:57l'ambassade
30:58s'occupe d'Israël
30:59et le consulat
31:00s'occupe des Palestiniens
31:02et notamment aussi
31:03du Hamas
31:03quoi qu'il en dise
31:04d'un point de vue visible
31:06c'est pas vrai
31:06les contacts existent
31:07et vous allez voir
31:08que dans les semaines à venir
31:09on va retrouver
31:09ces contacts-là
31:10dans la préparation
31:11de l'Assemblée Générale
31:12des Nations Unies
31:12je n'ai pas dit
31:13que les 150
31:13je ne vous accuse pas de ça
31:15je dis juste
31:16que là
31:17il y a une faiblesse
31:18administrative
31:19mais il y a surtout
31:20une faiblesse politique
31:21c'est clair
31:22mais il n'y a pas que ça
31:23pour en revenir
31:24alors d'abord
31:24je ne pense pas
31:25que les 150
31:26l'étaient
31:27mais je suis sûr
31:28que si vous faites des recherches
31:29je ne suis pas sûr
31:29qu'elles sont faites
31:30d'ailleurs
31:30on n'est même pas allé voir
31:32ces réseaux sociaux
31:33par exemple
31:33on en a déjà trouvé
31:35un deuxième
31:35je pense qu'on va en trouver
31:38peut-être pour les raisons
31:40que vous indiquez
31:41parce que le Hamas
31:42en plus
31:43a glissé des individus
31:44dedans
31:45ce qui
31:45quand je disais
31:46qu'il y avait même
31:47un risque terroriste
31:48mais je crois
31:49pas seulement
31:50c'est là
31:50où je suis d'accord
31:51avec Mathieu Bocoté
31:52parce que malgré tout
31:54oui
31:54il y a des gens
31:55qui résistent là-bas
31:56et ceux-là
31:57méritent le statut
31:58de réfugiés
31:59mais
31:59voilà
32:00encore une fois
32:01il y a une culture
32:02il y a une histoire
32:02vu la confrontation
32:04avec Iskraël
32:05on peut comprendre
32:07qu'on est des indédiés
32:08très hostiles
32:09à Israël
32:10c'est simplement
32:11que les hommes politiques
32:13Julien Dray
32:15a parlé de tendresse
32:16oui
32:16par idéologie
32:17par bienveillance
32:18mettent en danger
32:19leur population
32:21et
32:22moi je parle aussi
32:23de la décision de justice
32:24hormis ces convois spéciaux
32:26parce que
32:26le ministre des affaires
32:28étrangères nous dit
32:29bon
32:29à partir de maintenant
32:30il n'y aura plus de convois spéciaux
32:31mais il y a des gens
32:32ça ne va pas se passer aussi facilement
32:33alors
32:34les convois
32:35j'espère qu'il n'y aura pas
32:36pas de choses
32:36directement diligentées
32:38par le gouvernement
32:38mais il y a bien des gens
32:39qui vont venir
32:40qui vont demander
32:41le statut de réfugié
32:42et qui vont
32:43l'obtenir
32:45alors je ne dis pas
32:45que dans aucun cas
32:46il faut donner
32:47le statut de réfugié
32:49mais le faire
32:49quasiment automatiquement
32:51comme ça a été
32:52comme ça a été décidé
32:55je pense que c'est une
32:56fouille
32:57alors attention
32:57juste Lomar
32:58le statut de réfugié politique
33:00il est étudié
33:01donc on dépose
33:03un dossier
33:03donc si c'était
33:04une réfugiée politique
33:05ça veut dire qu'elle était
33:06en situation de danger
33:07à Gaza
33:08et que donc le dossier
33:09aurait dû permettre
33:10vous avez vu qu'on considère
33:11toute personne à Gaza
33:12en situation de danger
33:13vous ne me laissez pas
33:14finir mon développement
33:15c'est à dire que normalement
33:16on n'a pas respecté
33:17la procédure traditionnelle
33:18tu viens de Gaza
33:19t'es un réfugié politique
33:19par principe
33:20ou en tous les cas
33:20on ne regarde pas
33:22les procédures
33:22là il y a une faute
33:23administrative, claire, nette et précise
33:25la deuxième chose
33:27si vous me permettez
33:28il y a un témoignage
33:30quand même
33:30qui m'a particulièrement frappé
33:32et qui est inquiétant
33:33c'est le témoignage
33:34de l'ambassadeur ici
33:35Danon
33:36qui dit qu'il a enseigné
33:37lui-même à des jeunes
33:38il a raison
33:40il dit les jeunes
33:40ont moins de 20 ans
33:41donc ils n'ont connu
33:42que le pouvoir
33:43du Hamas sur Gaza
33:44donc ils sont totalement
33:45biberonnés
33:46à l'idéologie du Hamas
33:47et ça pour nous tous
33:48c'est inquiétant
33:49parce que ça veut dire
33:49qu'il y a tout un travail
33:50de déradicalisation
33:51comme on dit
33:52qui va être fait
33:53et qui ne va pas être facile
33:54voilà
33:55et je voudrais qu'on regarde
33:56une autre citation
33:57de Mathieu Bocoté
33:57toujours dans cette tribune
33:58dans les collènes du Figaro
34:00la France connaît moins
34:01aujourd'hui la renaissance
34:02d'un antisémitisme autochtone
34:03que l'arrivée
34:04d'un antisémitisme
34:05d'importation
34:06s'implantant au rythme
34:07des vagues migratoires
34:08on commençait à en parler
34:09Alexandre
34:10en début de cette partie
34:12parce qu'effectivement
34:12non seulement
34:13on importe
34:14le conflit
34:15ça on l'a déjà vu
34:16et en important
34:17avec le conflit
34:18on importe aussi
34:19l'idéologie
34:19qui est derrière
34:20on a vu très clairement
34:21cette personne
34:22qui était pour le fait
34:24qu'on tue des juifs
34:24très clairement
34:25c'est ce qui était écrit
34:25sur ces réseaux sociaux
34:26oui c'est pour ça
34:26que je pense que c'est
34:27un problème beaucoup plus vaste
34:28je parlais de l'extension
34:29du droit d'asile
34:30mais ça pose la question
34:32de nos politiques migratoires
34:33est-ce qu'on peut accueillir
34:35vraiment des gens
34:37qui sont dans des pays
34:39en guerre
34:39des pays qui ont une idéologie
34:41ou une culture
34:42radicalement éloignée
34:44de la nôtre
34:45sans doute dans certains cas
34:46très précis en réalité
34:48mais là ça a été fait
34:49on voit qu'on a une immigration
34:51qui vient de beaucoup de pays
34:53en difficulté
34:55soit parce que le droit d'asile
34:56a été dévoyé
34:58soit même
34:58en termes d'immigration légale
35:00je pense que
35:02les français ont bien compris
35:03que ça contribuait
35:05à la montée
35:05de la violence
35:07à la montée
35:08de l'antisémitisme
35:09à la montée
35:10du communautarisme
35:11d'un certain racisme
35:12anti-français aussi
35:13et que c'est pas supportable
35:15et que c'est tout ça
35:16qu'il faut revoir
35:17parce qu'il y a la question
35:18des palestiniens
35:18dont on parle aujourd'hui
35:20on pourrait parler
35:21de la question des afghans
35:22quelle société
35:23plus différente
35:25que la nôtre
35:25que l'Afghanistan
35:27on accueille des gens
35:28qui n'ont pas vu
35:29une femme dévoilée
35:30quasiment
35:31qui n'ont pas du tout
35:32les mêmes règles sociales
35:33d'égalité
35:34c'est la même règle
35:35on pourrait accueillir
35:36selon le droit
35:38toutes les femmes afghanes
35:40par exemple
35:40alors les femmes
35:41ne sont pas celles
35:41qui posent plus de problèmes
35:42mais on voit bien
35:44que c'est quelque chose
35:45et certaines posent des problèmes
35:47qui n'est pas réaliste
35:49d'accueillir tout le monde
35:50donc je parlais de l'Afghanistan
35:51qui est un des cas
35:52les plus extrêmes
35:53et même l'Algérie
35:54on voit les problèmes
35:55de la politique migratoire
35:57avec l'Algérie
35:57avec des gens
35:58qui sont ici
35:58qui parfois soutiennent
36:00le régime
36:01qui parfois manifestent
36:02une forme de haine
36:03à l'égard de la France
36:04donc c'est de tout ça
36:05dont parle Mathieu Bocoté
36:07je crois que les français
36:08sont tout à fait conscients
36:09de tout ça
36:09visiblement
36:10on a une classe politique
36:12qui continue à faire preuve
36:13de cécité
36:13L'immigration
36:16c'est un problème
36:18qu'il faut aujourd'hui maîtriser
36:19des choses que vous avez évoquées
36:21mais ne vous réfugiez pas
36:23il y a l'idée
36:23que la question de l'antisémitisme
36:25se réduit simplement
36:26à la question des flux migratoires
36:27parce que je crois
36:28que si vous voulez
36:29les plus antisémites
36:30ces derniers temps
36:30ce n'est pas forcément
36:31les populations
36:32d'origine étrangère
36:33je pense que
36:34l'évolution
36:35de la France insoumise
36:36les prises de position
36:37des dirigeants
36:38de la France insoumise
36:39et d'un certain nombre
36:40de militants
36:40va bien au-delà
36:41des positions
36:42d'un certain nombre
36:42d'immigrés
36:43ou même d'une majorité
36:44de la population français
36:45de confessions musulmanes
36:47c'est vrai
36:47et loin de moi
36:48ils ont réinventé
36:49un antisémitisme
36:50historique
36:51qui existait à gauche
36:52avant Zola
36:53et Jaurès
36:55et c'est un problème majeur
36:56et c'est pour ça
36:57qu'il faut faire attention
36:58de ne pas se donner
37:00bonne conscience
37:00en disant
37:01c'est qu'un problème migratoire
37:02mais on n'affronte pas
37:03la réalité
37:03aujourd'hui
37:04permettez-moi
37:05d'avoir bonne confiance
37:05vis-à-vis de l'extrême gauche
37:07parce qu'on ne peut pas dire
37:08que donc loin de moi
37:09l'idée de les défendre
37:11vous avez raison
37:12et sur le plan idéologique
37:13vous avez raison
37:14c'est en partie
37:15la résurrection
37:15d'un vieil antisémitisme
37:17de gauche
37:17parce qu'on parle toujours
37:18de vieil antisémitisme
37:19de droite
37:19il n'a existé
37:20pas de problème
37:20on l'a quasiment éradiqué
37:22et ceux qui sont encore là
37:24il faut évidemment
37:25les combattre
37:26même si je pense
37:27qu'ils sont marginales
37:28mais il y a depuis toujours
37:29un antisémitisme de gauche
37:31Julien Drey a raison
37:32mais là
37:33dans la France insoumise
37:34il y a deux choses
37:34il y a cette résurgence
37:35de l'antisémitisme de gauche
37:37et il y a aussi
37:37un antisémitisme opportuniste
37:39par clientélisme électoral
37:41donc là on revient
37:42au problème
37:42de l'immigration
37:43par ailleurs
37:44je ne parlais pas
37:44que de l'antisémitisme
37:45l'antisémitisme
37:46est un problème très grave
37:47mais ça pose
37:48d'autres problèmes
37:49Julien
37:49et on change de sujet
37:50derrière
37:51je suis d'accord
37:52qu'il y a peut-être
37:53un opportunisme électoral
37:54c'est évident
37:55en partie
37:55mais quand vous écoutez
37:56par exemple
37:57sur les vidéos
37:58le discours de Jean-Luc Mélenchon
38:00en Espagne
38:00et la manière
38:02dont il présente
38:03le découpage du monde
38:04et son découpage
38:07est très simple
38:07il dit désormais
38:08il y a un ennemi
38:10le mal absolu
38:11c'est l'impérialisme américain
38:13qui a parti directement lié
38:14à Israël
38:15et aux juifs
38:16j'ai commencé
38:16par vous donner la raison
38:17voilà
38:18donc vous voyez
38:18et ça c'est
38:19et ça c'est
38:20c'est une mutation idéologique
38:21très forte
38:22y compris chez Jean-Luc Mélenchon
38:23on va repartir
38:25à l'international
38:26pour évoquer
38:27Donald Trump
38:28qui a fait une annonce
38:29sur son réseau social
38:30puisqu'il se dit
38:31lui-même
38:31déçu
38:33des propos de l'ancien président russe
38:35Dimitri Medvedev
38:36il avait écrit
38:36que chaque nouvel ultimatum
38:38fixé par le président américain
38:39pour mettre fin à la guerre
38:40était une menace
38:41et bien voilà
38:41la réponse de Donald Trump
38:43suite aux déclarations
38:44hautement provocatrices
38:45de l'ancien président russe
38:46Medvedev
38:47aujourd'hui vice-président
38:48du conseil de sécurité
38:49de la fédération de Russie
38:51j'ai ordonné
38:52le déploiement
38:53de deux sous-marins nucléaires
38:55dans les zones concernées
38:56au cas où ces déclarations
38:57incendies et incendiaires
38:58seraient plus graves
39:00le président américain
39:01qui ajoute
39:01les mots sont très importants
39:03et peuvent souvent avoir
39:04des conséquences
39:05inattendues
39:06Julien Drey
39:07est-ce que Donald Trump
39:08attendait le bon prétexte
39:11finalement
39:11pour aller vers cette escalade
39:12je ne sais pas
39:13s'il a donné le bon prétexte
39:14mais il était obligé
39:15de tirer les conséquences
39:16de ce qu'il a essayé de faire
39:17et qui n'a pas marché
39:18il pensait qu'il pouvait avoir
39:19des relations commerciales
39:20traditionnelles
39:21avec monsieur Poutine
39:22mais monsieur Poutine
39:23c'est pas
39:23on ne discute pas
39:24les droits de douane avec lui
39:25on discute de rapports de force
39:27et il ne comprend que ça
39:28parce qu'il a été formé
39:29à l'école du KGB
39:30à l'école du FSB
39:31c'est la question du rapport de force
39:32et s'il a l'impression
39:33qu'en face de lui
39:34il a un adversaire
39:35qui hésite
39:36qui est immoré
39:36il avance
39:37et c'est ce qu'il a fait
39:39et donc il a baladé
39:40Donald Trump
39:40en lui faisant croire
39:41des choses qui étaient inverses
39:42parce que si vous regardez
39:43la situation aujourd'hui
39:44elle devient dramatique
39:45pour l'Ukraine
39:46parce que chaque soir
39:47c'est des dizaines de drones
39:48qui tombent
39:49et qui ne sont pas arrêtés
39:50parce que les Ukrainiens
39:50n'ont pas les armes nécessaires
39:51pour les arrêter
39:52donc j'espère
39:53qu'on ne va pas avoir encore
39:54un volte-face de monsieur Poutine
39:56et qu'on va montrer
39:57qu'il y a des lignes jaunes
39:58à ne pas franchir
39:59et vous verrez que si c'est fait
40:00à ce moment-là
40:01il se remettra
40:02à une table de négociation
40:03monsieur Poutine
40:03et puis on rappelle
40:04cet ultimatum
40:05c'était à la fin de la semaine
40:07qui vient normalement
40:08que Poutine devait céder
40:10et on voit que Donald Trump
40:11effectivement
40:12est aussi maintenant
40:13dans le rapport de force
40:14il disait qu'il allait mettre fin
40:15à cette guerre
40:15très rapidement
40:16il n'y arrive pas
40:17et en plus il a un Vladimir Poutine
40:18qui lui résiste
40:19oui tout à fait
40:20et je suis d'accord
40:22avec Julien Drey
40:23à peu près sur tous les plans
40:24je pense que c'est un changement
40:25stratégique
40:25chez Donald Trump
40:26mais ça montre aussi
40:27qu'il est pragmatique
40:28et qu'il ne compte pas
40:31laisser Poutine
40:32donner un blanc-seing
40:33à Poutine
40:34contrairement à ce que disaient
40:35beaucoup
40:36un peu bêtement
40:36quasiment
40:37il était une marionnette
40:39du KGB
40:40Donald Trump
40:41pardon
40:41mais ces gens-là
40:42sont des complotistes
40:43je le dis au passage
40:44je pense d'ailleurs
40:44qu'en vrai
40:45Julien Drey est assez d'accord
40:46avec moi sur ce plan-là
40:48ensuite
40:49j'ai une petite nuance
40:51par rapport à Julien Drey
40:52c'est que Julien Drey a dit
40:53Donald Trump pensait
40:55qu'il pouvait faire du business
40:58avec Vladimir Poutine
40:59certes
41:00Donald Trump
41:00est un businessman
41:01il pratique
41:02l'art du deal
41:03mais je crois
41:04qu'il ne faut pas
41:04lui enlever
41:05ses convictions
41:05réelles
41:06plutôt pacifiques
41:08non interventionnistes
41:09c'est une constante
41:10dans sa politique
41:12et je trouve
41:12que ça l'honore
41:13plutôt
41:14et que ça l'honorait
41:14plutôt
41:15de chercher
41:15une solution diplomatique
41:17il a échoué
41:17c'est vraiment
41:18son véritable échec
41:19d'ailleurs
41:20depuis le début
41:21de son mandat
41:23il change de stratégie
41:24je crois parce qu'il n'a pas le choix
41:26il ne le fait pas
41:26de guilleté de cœur
41:28mais il a raison de le faire
41:29parce qu'effectivement
41:31Vladimir Poutine
41:32est en train de prouver
41:33qu'il ne veut pas la paix
41:34et on ne peut pas le laisser
41:35prendre toute l'Ukraine
41:37ce serait dramatique
41:38pour l'Europe
41:39et pour le camp occidental
41:40tout entier
41:41donc on voit que les Etats-Unis
41:42finalement
41:42n'ont pas changé de camp
41:44restent dans le camp occidental
41:46malgré tout
41:47et ce serait une défaite
41:49aussi pour les Etats-Unis
41:50si Poutine prenait
41:52toute l'Ukraine
41:53alors moi je n'ai pas
41:54les yeux de Chimène
41:55que vous avez à l'égard
41:56de M. Trump
41:56bon ça je vous laisse
41:58cette responsabilité
41:59ce n'est pas les yeux de Chimène
41:59est-ce que ce que j'ai dit
42:00est faux ?
42:01non
42:01je crois que
42:03quand on est un vrai pacifiste
42:06on se donne les moyens
42:07d'être pour la paix
42:08et pour se donner les moyens
42:09d'être pour la paix
42:09il faut avoir de la force
42:10c'est ce qu'il a en droit
42:11c'est ce qu'il n'a pas fait au départ
42:12pour être libre
42:13il faudrait être
42:13qu'il avait joué
42:14on dit exactement la même chose
42:16non mais il n'a pas
42:17il a cru
42:17il a cru
42:18avec naïveté
42:21il a cru qu'il allait pouvoir
42:23parler affaires
42:24échanges commerciaux
42:25et qu'à partir de là
42:26il allait se retrouver
42:27comme il se retrouve aujourd'hui
42:28à la table des négociations
42:29avec un certain nombre de pays
42:30et il se rend compte
42:31que ce n'est pas la réalité
42:32et qu'il y a une difficulté pour lui
42:33mais qui ne va pas être simple non plus
42:35parce que c'est un recentrage
42:37qui passe par le fait
42:38que notamment par rapport à l'Ukraine
42:39il va falloir faire des efforts
42:40considérables sur le plan militaire
42:42je suis entièrement d'accord avec vous
42:45mais convenez
42:46que par rapport à d'autres dirigeants politiques
42:48il ne persiste pas dans l'erreur
42:51on dit que c'est quelqu'un qui tâtonne
42:53qui dit un jour une chose
42:55un jour le lendemain
42:55avec les tarifs
42:56on a bien vu que ce n'était pas le cas
42:57là il y a un vrai tournant
42:59je pense stratégique
43:00qui est compliqué pour lui
43:01effectivement parce que
43:02de toute manière
43:03ça va être compliqué
43:04qu'il n'aime pas la guerre
43:05moi je pense
43:06et qu'en plus c'est compliqué
43:07du point de vue de son opinion
43:08qu'il n'a pas du tout envie
43:09de faire la guerre pour l'Ukraine
43:10mais qu'il ne l'a pas forcément
43:11il est pour ça d'ailleurs
43:12mais il va le faire
43:13il montre encore une fois
43:14que Donald Trump
43:15marionnette du KGB
43:16Donald Trump
43:17lâchant l'Occident
43:18ce n'est pas
43:19c'est pas
43:20on s'approche d'une situation
43:21qu'on a déjà connue dans l'histoire
43:23on s'approche d'une situation
43:24qui est la crise cubaine
43:26oui c'est vrai
43:26il ne faut pas s'en réjouir
43:27j'aurais presque pas
43:28qu'il réussisse
43:28mais on s'approche d'une situation
43:30où on va tester les nerfs
43:31des uns et des autres
43:32parce qu'il ne va pas reculer comme ça
43:33Poutine
43:35il voit bien ce qui est en train de se passer
43:36donc il va pousser le bouchon
43:37plus loin
43:38rappelez-vous
43:38les bateaux américains avancent
43:41ils sont à deux doigts de lâcher
43:42et c'est au dernier moment
43:43que Khrushchev appuie sur le bouton
43:44et dit
43:44et je pense qu'on va aller
43:45dans une situation crescendo
43:46jusqu'à ce point là
43:47on va continuer à parler
43:48de Donald Trump
43:49mais cette fois
43:50plutôt sur les droits de douane
43:52et notamment la réaction
43:54de l'Union Européenne
43:55où on voit bien que
43:56selon les pays
43:57tout le monde n'a pas forcément
43:58le même avis
43:59on va écouter ce que disait
44:00François Bayrou
44:01c'était hier
44:02écoutez-le
44:03je sais que
44:05toutes les autorités françaises
44:07et en particulier
44:08le président de la république
44:09ont été ceux
44:10qui se sont battus le plus
44:11contre des
44:13contre des concessions
44:16qu'on considérait
44:18comme
44:18comme
44:19excessives
44:21est-ce que nous avons été
44:24un peu seuls
44:24oui
44:24est-ce qu'on a le sentiment
44:28qu'à l'intérieur
44:28de l'Union Européenne
44:30des forces politiques
44:33et économiques
44:34étaient plutôt
44:36sur une ligne
44:37de trouver
44:39des accommodements
44:40oui
44:40est-ce que c'est la voie
44:42de l'avenir de l'Europe
44:43ceci est une autre question
44:45on voit à quel point
44:46le premier ministre français
44:47est député
44:47et on va voir
44:48pendant ce temps-là
44:48ce qui se passe
44:49de l'autre côté de l'océan
44:51c'est Donald Trump
44:51lui qui est très très content
44:53et qui signe tout ça
44:54qui est en train de ratifier
44:56le tout
44:56quand on écoute
44:57Alexandre Devecchio
44:58François Bayrou
44:58on est un peu seul
44:59il y a des intérêts divergents
45:00au sein de l'Europe
45:01oui
45:01on savait
45:02oui c'est très intéressant
45:03d'écouter François Bayrou
45:05pour qui moi
45:06j'ai du respect
45:07mais on a l'impression
45:08de quelqu'un
45:09qui s'est battu toute sa vie
45:10pour être premier ministre
45:11qui arrive au terme
45:12de sa vie politique
45:13et qui se rend compte
45:14qu'il a raté
45:15toute sa vie politique
45:16pardonnez-moi
45:17mais que tout ce
45:18en quoi il a cru
45:19j'ai du respect virgule mais
45:20non mais c'est vrai
45:21j'ai du respect
45:21parce que je pense
45:22qu'il était sincère
45:23tout ce en quoi il a cru
45:24est en train de s'effondrer
45:25c'est-à-dire
45:26cette chimère aussi
45:27d'Europe à 27
45:28parce que si on en est là
45:29c'est pas seulement
45:30parce que l'Europe est faible
45:31c'est parce qu'elle est à 27
45:32et qu'on a des intérêts
45:33divergents
45:34donc c'était dans l'intérêt
45:35plutôt de l'Allemagne
45:36et de l'Italie d'ailleurs
45:36de négocier
45:38nous on a une balance
45:39commerciale équilibrée
45:40avec les Etats-Unis
45:41si on avait négocié seul
45:42comme les Anglais
45:43on n'en serait pas là
45:44seulement M. Bayrou
45:45fait partie de ces gens
45:46qui ont voulu
45:47tout uniformiser
45:48faire un marché unifié
45:50confier ça à des technocrates
45:51voilà le résultat
45:53de 40 ans de politique
45:55impulsé notamment
45:56par le centre-gauche
45:57et le centre-droit
45:58Bayrou était pile au centre
46:00qui nous ont gouverné
46:01alternativement
46:01pendant 40 ans
46:02on a le résultat
46:04une désindustrialisation massive
46:06une France plus faible
46:07que jamais
46:08qui n'est pas capable
46:09d'exercer une forme
46:10de rapport de force
46:11c'est triste pour François Bayrou
46:13et c'est triste pour les Français
46:13d'abord il y a un aveu
46:15c'est qu'en fait
46:16le président Macron
46:17a été le meilleur soutien
46:18de Mme van der Leyen
46:19c'est lui qui a
46:20quasiment imposé
46:21sa réélection
46:22alors qu'elle était plutôt
46:23chahutée et contestée
46:24c'est lui qui lui a donné
46:25toute son autorité
46:26et qui a entraîné
46:26y compris le gouvernement allemand
46:27à la soutenir
46:28donc ils sont pris au piège
46:30de leur propre soutien
46:31puisqu'ils lui ont laissé
46:32toutes les marges de manœuvre
46:33pour négocier
46:33par un excès de confiance
46:35dans sa technocratie
46:36dans sa capacité
46:37à maîtriser les dossiers
46:38il y a en face d'elle
46:39un vrai patron
46:40qui s'est négocié
46:41c'est à dire
46:42je te donne 30
46:4330 c'est 3
46:44alors je t'en donne 20
46:45et elle elle est complètement perdue
46:46donc elle croit
46:47qu'elle a signé un bon accord
46:47elle a signé un très mauvais accord
46:49et d'ailleurs maintenant
46:50tous les gouvernements
46:50sont en train de ramer
46:51parce qu'ils se rendent compte
46:53de la difficulté
46:54dans laquelle on est
46:55alors il reste encore
46:56des marges de manœuvre
46:57mais il va falloir les utiliser
46:58maintenant sur la crise européenne
46:59c'est là où c'est désespérant
47:01parce qu'on est dans un moment
47:02charnière
47:02où l'Europe pourrait exister
47:04et elle pourrait s'affronter
47:06à monsieur Trump
47:07en disant
47:08l'Europe ça existe
47:08et ça se laissera pas faire
47:10et économiquement parlant
47:11nous avons tous les moyens
47:12de résister
47:12nous ne sommes pas dépendants
47:13des Etats-Unis
47:14loin de là
47:15nous sommes meilleurs
47:15en termes de productivité
47:16du travail
47:17des choses comme ça
47:18même en termes de dépôt de brevets
47:19si on met tout le monde ensemble
47:20mais là l'Europe manque
47:22de grandes personnalités
47:23qui sont capables
47:24de créer un noyau dur
47:25et d'avancer
47:26et malheureusement
47:27c'est aussi d'un certain point de vue
47:28la faillite des années Macron
47:30parce qu'il aurait pu être celui
47:31au début rappelez-vous
47:32l'entrain qu'il y a en Europe
47:34derrière ce jeune homme
47:35les gouvernements allemands
47:36qui le regardent
47:37il aurait pu faire ça
47:38et il ne le fait pas
47:39et il se fait ridiculiser
47:41vous avez vu le comportement
47:42inacceptable
47:43lui il dit
47:44c'est une bonne blague
47:44non c'est pas une bonne blague
47:45pas du tout
47:46c'est ça qui est triste
47:48c'est qu'il y a une Europe
47:49qui pouvait exister
47:50et dépasser les contradictions
47:51de l'Europe à 27 etc
47:52parce qu'il y avait un noyau dur
47:54à consolider
47:54on ne l'a pas fait
47:55et on se retrouve
47:56dans une situation difficile
47:56une Europe politique
47:57oui mais avec un noyau dur
47:59que ce soit Van der Leyen
48:00qui négocie
48:01pose problème
48:02qui aime
48:02quelle légitimité
48:05quelle autorité politique
48:06face à Donald Trump
48:07vous l'avez dit
48:08elle était totalement perdue
48:10mais c'est quand même
48:11Emmanuel Macron
48:12est dans cette logique là
48:13est dans une logique technocratique
48:15il ne fait pas confiance
48:16aux politiques
48:16et toute la logique
48:18malheureusement
48:19de l'Europe
48:19telle qu'elle a été construite
48:20ça a été de déposséder
48:22les états-nations
48:23de leur pouvoir
48:24et bien on le voit
48:24on voit le résultat aujourd'hui
48:26mais là il y avait
48:26un bon rendez-vous
48:27qui est en train d'être raté
48:28et c'est ça qui m'angoisse
48:29parce que ça va être
48:30très compliqué
48:31il y avait le rendez-vous
48:32d'une refondation
48:32d'un noyau dur européen
48:34qui s'affronte
48:35et qui aura l'entraîné
48:36d'ailleurs à la plupart
48:36des autres pays européens
48:37qui s'affronte à Donald Trump
48:39et s'il avait eu ça
48:39les droits de l'Owen
48:40ils auraient fini comme en Angleterre
48:42et pas comme ils finissent aujourd'hui
48:43Oui parce qu'Alexandre De Vecchio
48:44il y a eu aussi
48:44cet argument pointé rapidement
48:47par Marine Le Pen
48:47c'est qu'en théorie
48:48l'Union devait faire la force
48:49qu'on était 27 contre 1
48:51et que le Royaume-Uni
48:52est parti
48:53et pour cause tout seul
48:54et s'en sort mieux que nous
48:54donc peut-être que l'Union
48:55c'est pas toujours la force
48:56Encore une pensée
48:57pour tous les commentateurs
48:58qui nous expliquaient
48:59que le Royaume-Uni
49:01allait disparaître
49:02à cause du Brexit
49:03qu'ils allaient devenir
49:04le Venezuela
49:05ou je ne sais quoi
49:05Enfin
49:07ils ont sauvé
49:07leur droit de douane là
49:08parce qu'ils sont à 10%
49:09mais la réalité
49:10de l'économie anglaise
49:11elle n'est pas terrible du tout
49:12depuis la sortie de l'Europe
49:13et je ne suis pas sûr
49:14que si on fait un référendum
49:15Si on compare avec la France
49:16tu ne penses pas que
49:17En termes d'industrialisation
49:18ils sont catastrophiques
49:19Vous savez très bien
49:20Mais là maintenant
49:21ils ont atteint le degré zéro
49:22en termes de communautarisme
49:24ils sont champions
49:25Ce n'est pas aussi simple que ça
49:26Oui
49:26C'était des tendances structurelles
49:28qui précédaient largement
49:30le Brexit
49:31Mais on ne va pas faire
49:31le débat du Brexit ici
49:34Non
49:34Oui mais par contre
49:34Oui vous avez raison
49:35sur l'Europe à 27
49:37parce que je crois
49:37qu'il aura été difficile
49:39même de faire un noyau dur
49:40parce que je l'ai dit
49:41les intérêts des uns
49:42et des autres
49:42ne sont pas les mêmes
49:44L'Allemagne
49:45exporte beaucoup
49:46aux Etats-Unis
49:48et voulait
49:50un accord
49:52idem pour
49:53l'Italie
49:54Donc je crois
49:55qu'il faudrait
49:56au contraire
49:57une Europe
49:58plus souple
49:59et peut-être
50:00permettre
50:01dans certains cas
50:01mais c'est compliqué
50:02avec le marché commun
50:03c'est impossible
50:04mais il aurait fait
50:05une Europe des nations
50:06et permettre
50:07à chaque dirigeant
50:08de défendre ses intérêts
50:09je pense que là
50:10on aurait un meilleur
50:11résultat
50:12Mais non c'est là
50:13vous vous trompez
50:13parce qu'à ce moment-là
50:15c'est pas forcément
50:16l'intellectuel
50:17mais je pense qu'il a lu
50:18les Horace et les Curias
50:19et donc il aurait fait
50:20la chose suivante
50:20il nous aurait pris
50:21les uns après les autres
50:21S'il n'y avait pas une force
50:23si vous n'avez pas
50:24un noyau dur
50:24qui va de l'Angleterre
50:26de l'Allemagne
50:26de l'Italie
50:27de la France
50:28d'un certain nombre
50:28de pays scandinaves
50:29vous serez
50:30baladé par Donald Trump
50:32qui jouera un jour
50:33avec vous
50:33un autre jour
50:34avec un autre
50:34et personne ne s'en sentira
50:35Les Anglais pensent
50:36qu'ils ont gagné quelque chose
50:37on va voir dans les mois à venir
50:38s'ils ne seront pas les premiers
50:39à se plaindre des Américains
50:40On va dire un mot
50:41de l'aide humanitaire
50:42avec d'abord le président
50:43de la République
50:44Emmanuel Macron
50:45qui hier annonçait
50:46que face à l'urgence absolue
50:47nous venons de conduire
50:48une opération de largage
50:50de vivre à Gaza
50:51merci à nos partenaires
50:52jordaniens, émiriens et allemands
50:54pour leur appui
50:55ainsi qu'à nos militaires
50:56pour leur engagement
50:56mais les largages
50:58ne suffisent pas
50:59disait le président Macron
51:00et une nouvelle réaction
51:01aujourd'hui
51:02du ministre des Affaires étrangères
51:03Jean-Noël Barraud
51:04avec la Jordanie et l'Allemagne
51:06nous poursuivons
51:06nos largages humanitaires
51:07sur Gaza
51:08un second largage est prêt
51:09nous continuerons
51:09sans relâche
51:10mais seule l'ouverture immédiate
51:12des points de passage terrestres
51:13permettra un acheminement
51:14massif
51:15et sans entrave
51:16Julien Dré
51:16Vous savez combien ça représente
51:18le largage
51:19de l'aide humanitaire française ?
51:21Rien
51:22ou quasiment rien
51:23Deux camions
51:24Voilà
51:24Vous avez raison
51:25Vous avez gagné
51:26Donc je veux bien
51:27qu'on fasse
51:28qu'Emmanuel Macron
51:29nous fasse un selfie
51:31je ne sais pas quoi
51:32etc
51:32mais on n'est que dans
51:33de la communication
51:34Voilà
51:35Maintenant la vraie question
51:36qui est posée
51:37c'est en ce sens là
51:37qu'Emmanuel Macron
51:38se trompe
51:39il faut retravailler
51:40avec le gouvernement israélien
51:41c'est pas forcément facile
51:42pour qu'il y ait des vrais couloirs
51:43humanitaires qui soient constitués
51:44des vrais centres de distribution
51:46que ces centres de distribution
51:47soient sécurisés
51:48mais à force de taper
51:49sur les israéliens
51:50ils n'ont pas forcément envie
51:51d'être la tête à claques
51:52et on n'avance pas
51:53Voilà
51:54Ceci dit
51:54je fais remarquer quand même
51:55que les couloirs humanitaires
51:56ont été mis en place hier
51:57et que maintenant
51:58il y a une aide massive
51:59qui rentre
51:59et dernière chose
52:00parce que moi je veux bien
52:01qu'on me raconte tout ce qu'on veut
52:02il y avait des dizaines
52:04et des dizaines de camions
52:04de l'ONU
52:05qui pouvaient passer
52:06les israéliens étaient d'accord
52:07c'est l'ONU qui a refusé
52:09parce qu'il a refusé
52:09d'être contrôlé par l'armée israélienne
52:11et l'armée israélienne disait simplement
52:12nous on veut regarder
52:13ce qu'il y a dans les camions
52:14parce qu'on ne veut pas
52:14qu'il fasse rentrer des armes
52:15et on veut aussi
52:16que l'aide humanitaire
52:17soit distribuée correctement
52:18c'est l'ONU qui a bloqué ça
52:20et c'est en ce sens là
52:21que l'ensemble de l'ONU
52:22et des organismes autour de l'ONU
52:23jouent contre
52:24y compris la distribution
52:25de l'aide alimentaire
52:26avec une question
52:27et je m'excuse Alexandre
52:28d'avoir été long
52:28l'aide alimentaire
52:29c'est une question
52:30éminemment politique
52:31en ce moment à Gaza
52:32celui qui tiendra l'aide alimentaire
52:34aura d'un certain point de vue
52:35le pouvoir
52:36dans les mois à venir
52:36et c'est pour ça
52:37que le Hamas
52:38fait donner tout ce qui est possible
52:40avec les photos truquées
52:41avec les témoignages etc
52:43parce qu'il veut garder
52:44cette main mise
52:44Il reste une minute Alexandre
52:46vous avez le dernier mot
52:47Oui je suis d'accord avec ça
52:49en fait
52:50c'est la continuation de la guerre
52:51par d'autres moyens
52:52le contrôle de l'aide alimentaire
52:56et tant que le Hamas contrôle
52:58ce qui rentre
53:01ce qui sort
53:01et comment les gens
53:03s'alimentent concrètement
53:04le Hamas garde
53:06une force
53:07et une puissance
53:08sur la population
53:09donc je comprends
53:10la volonté israélienne
53:12de leur confisquer cela
53:14en quelque sorte
53:15maintenant je pense
53:16que ça aurait pu être fait
53:18en s'accompagnant justement
53:19d'une vraie politique humanitaire
53:21et en plus Israël
53:22en termes d'image
53:23il aurait gagné beaucoup
53:24Je suis d'accord avec vous
53:25je pense qu'ils ont commis
53:26une énorme faute
53:27qu'ils ont sous-estimé
53:28la campagne
53:29qui est en train de s'installer
53:29Merci beaucoup
53:31à tous les deux
53:32pour ce face à face
53:33on marque une pause
53:34et je vous retrouve
53:35avec plaisir d'ici
53:35quelques secondes
53:36avec de nouveaux invités
53:37pour l'heure des pros 2
53:38restez avec nous
53:39à tout de suite
53:39et bien beaucoup
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