- il y a 3 mois
- #faceafaceete
Deux personnalités aux points de vues opposés confrontent leurs idées dans #FaceaFaceEte
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00:00Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver dans le face-à-face comme chaque dimanche avec Gilles-William-Gonaldé.
00:05Oui, certainement, bonsoir.
00:06Et Julien Dray.
00:07Absolument.
00:08On commence avec l'actualité internationale.
00:11D'abord la guerre en Iran qui a pris ces dernières heures une nouvelle tournure,
00:16avec notamment la mort de ces deux soldats américains
00:19et puis évidemment des représailles venues des Etats-Unis.
00:22On refait le point d'abord sur les dernières frappes avec Kylian Salé.
00:26Pour la huitième nuit consécutive, les Etats-Unis ont durement frappé l'Iran
00:31et les Américains promettent d'intensifier ces frappes.
00:34Sur cette vidéo, on aperçoit des tirs américains sur l'île de Kech en Iran.
00:39Ces images sont rares car de nombreuses coupures Internet ont lieu dans le pays.
00:44Cette nuit, les Etats-Unis ont décidé de frapper fort.
00:47Une dizaine de villes iraniennes ont été touchées.
00:56En réponse, l'Iran a attaqué le consulat américain en Irak.
01:00Sur ces images, on voit un missile iranien s'abattre sur la ville irakienne d'Erbil, au nord du pays.
01:06Toujours dans cette ville, ces images montrent la défense aérienne irakienne en action.
01:10La tension est montée d'un cran entre l'Iran et les Etats-Unis.
01:14Dans la nuit de vendredi à samedi, les Iraniens ont frappé cette base américaine en Jordanie.
01:19Ce missile balistique iranien s'est abattu sur la base.
01:22Deux militaires américains ont été tués, un autre est porté disparu.
01:26Depuis le début de la guerre, le 28 février, 16 militaires américains ont perdu la vie.
01:31De son côté, depuis le 27 juin, le ministère iranien de la Santé fait état d'au moins 50 morts
01:37et plus de 500 blessés.
01:40Julien Dray, est-ce que ce retour du conflit avec ces frappes intensives des deux côtés était à prévoir ?
01:46On se rappelle qu'on a parlé de cesser le feu, de négociations en cours.
01:50Tout cela semble déjà très loin.
01:52Il n'y avait que les incrédules qui pouvaient penser que tout cela allait déboucher sur une sorte de Pax
01:56Americana.
01:56Je ne sais pas laquelle d'ailleurs.
01:58On voyait bien que même les termes du document qui a été signé, avec le grand sourire d'Emmanuel Macron,
02:03l'est de Versailles, je crois que je vous avais dit, je vous ai dit, tous les documents de paix
02:06qui sont signés à Versailles portent malheur dans l'histoire.
02:09Ils auraient eu raison, une fois de plus.
02:11Non, pas une fois de plus, mais voilà, ça ne tenait pas debout.
02:14Les questions qui étaient posées sérieuses n'étaient pas traitées.
02:17Alors, ce qui se passe, c'est ça qui est compliqué à lire, c'est qu'en fait, le problème,
02:21c'est que les Américains discutent,
02:23mais ils ont des interlocuteurs maintenant, et qu'à chaque fois qu'ils se mettent d'accord avec les uns,
02:28les autres s'ingénient à empêcher que cet accord marche.
02:32Maintenant, ce qui est en train de se passer, qui est beaucoup plus grave, c'est que le peuple iranien
02:36subit les conséquences de tout ça.
02:39Alors, pour l'instant, les frappes, comme on dit, sont chirurgicales, sont ciblées, etc.
02:43Mais c'est quand même tout l'Iran qui est aujourd'hui en train d'être détruite.
02:46C'est-à-dire que c'est une logique totalement suicidaire conduite par les gardiens de la Révolution,
02:49c'est-à-dire la frange la plus dure, qui pensent que la montre joue pour eux,
02:53et que même si le pays est totalement rasé, ce n'est pas grave, c'est une logique totalement suicidaire.
02:57Le fameux logique un peu qu'avait employé Hitler quand il a parlé de la guerre totale,
03:01à partir de 1943, où il pensait que tout ça allait lui servir.
03:05On est un peu dans la même situation du point de vue des gardiens de la Révolution.
03:08Ce qu'on rappelle aussi, Gilles William, c'est que les objectifs initiaux de guerre,
03:11notamment des États-Unis, de toute façon, étaient très loin d'être atteints.
03:15Et c'est vrai que même dans les négociations, quand il y en avait qui étaient en cours,
03:18à des fois qu'elles aboutissent, vraiment, on disait que, de toute façon,
03:22pour les deux parties, finalement, ce conflit n'était pas du tout réglé.
03:25Écoutez, je ne suis pas sûr d'avoir une plus-value particulière pour vous expliquer le conflit.
03:32Je pense que personne ne m'a le plus.
03:33Oui, mais non, c'est pour ça que je n'aurai pas un complexe particulier non plus.
03:39Vous n'êtes pas le genre à être complexé.
03:40Comment vous dire ? Je pense sur moi.
03:41Comment vous dire ? Je pense que M. Trump avait depuis longtemps renoncé à ses objectifs initiaux
03:51qui étaient de mettre à bas la dictature islamique et d'obtenir la fin de la menace nucléaire.
03:59Le minimum qui le préoccupe encore, c'est que le détroit d'Hormuz ne soit pas livré au bon gré
04:10financier des Iraniens.
04:14Et ça, eux, ils y tiennent encore.
04:16Je ne suis pas sûr de partager le fait que les gardiens de la révolution aient une logique suicidaire.
04:24Alors, certes, ils accordent un intérêt très limité à leur peuple.
04:29Ils sont résignés à ce qu'il ne reste pas grand-chose en Iran.
04:35Mais par contre, ils tiennent à leur pouvoir et ça n'a rien de suicidaire ni de stupide.
04:43Bon, alors, pour l'instant, les Américains continuent le travail.
04:47Mais M. Trump est capable d'arrêter tout demain matin à 8 heures.
04:52Alors, donc, j'attends, je vois.
04:54Avec un enjeu aussi intérieur pour M. Trump de pouvoir justifier cette guerre à son peuple.
04:59Ce qui est vrai, c'est d'ailleurs un des problèmes pour lui.
05:01C'est d'ailleurs là-dessus que joue aussi une partie des gardiens de la révolution.
05:03Il pense que l'échéance électorale va peser et que ça va amener M. Trump à avoir peur de subir
05:09une défaite aux élections intermédiaires.
05:12Je crois qu'il se trompe parce que je pense que M. Trump, sur le fond, n'a rien à
05:15faire de ses élections intermédiaires.
05:16Ça ne gênera pas.
05:17Il sait, pour une part, que c'est souvent une défaite pour le pouvoir en place.
05:20Donc, c'est un calcul politique qui est moyen.
05:23Maintenant, ce qui est vrai, c'est que dans l'équipe américaine autour de M. Trump, il y avait deux
05:29écoles.
05:29Il y avait celle de M. Rubio qui considérait qu'il n'y avait pas d'accord possible et qu
05:32'il fallait plutôt pousser à la chute du régime.
05:35Et donc, il jouait plutôt avec l'israélien, il faut être honnête.
05:38Et de l'autre côté, il y a M. Vance qui lui considérait, poussé d'ailleurs par l'Arabie saoudite,
05:43que l'accord était possible, qu'il allait trouver une solution.
05:45Et c'est lui qui a été en première ligne.
05:46Et c'est lui qui est aujourd'hui en extrême difficulté parce qu'il voit bien que les partenaires avec
05:50lesquels il discutait ne sont pas fiables.
05:53Et que deuxièmement, l'Arabie saoudite elle-même a changé maintenant sa position parce qu'au départ, elle voulait calmer
05:57les choses.
05:58Maintenant, comme elle a vu qu'elle était une cible, elle veut au contraire radicaliser les choses.
06:01Donc, c'est ça aussi qui se passe, je dirais, dans ces aternements.
06:06C'est que Donald Trump, il est tiraillé entre ces deux équipes en permanence.
06:09Et c'est M. Vance qui avait pris le dessus ces deux dernières semaines.
06:13Et vous remarquez d'ailleurs qu'il parle moins, qu'il ne sait plus bien où se situer et qu
06:16'il ne sait plus où aller.
06:17Parce que maintenant, il a été à Islamabad, il a été faire des accords, mais il n'y a plus
06:21rien derrière.
06:22On va changer de sujet, revenir en France avec cette alerte qui a été lancée par Bruno Rotaillot sur les
06:28réseaux sociaux concernant le syndicat de la magistrature.
06:30Puisque l'un de ses membres a participé à une conférence de presse, elle était organisée par LFI.
06:36Je vous donne le titre « Non au permis de tuer XXL ».
06:39C'est une conférence de presse qui évoquait la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre.
06:44Et pour ce syndicaliste, c'est non.
06:46Cette loi ne serait pas démocratique, il faut défiler contre.
06:50On regarde les précisions de François Tiskevitch.
06:53Il dénonce la collusion entre le syndicat de la magistrature et l'extrême gauche.
06:57Bruno Rotaillot a vivement réagi après le discours tenu par le secrétaire national de l'organisation
07:02lors d'un événement initié par la France Insoumise.
07:06Le syndicat de la magistrature, principal syndicat des magistrats,
07:09qui participe à une conférence de presse organisée par LFI
07:12et qui appelle à manifester contre une loi votée démocratiquement.
07:16Cette collusion avec l'extrême gauche doit cesser.
07:19Il faut profondément réformer l'exercice syndical des magistrats.
07:22En cause, la présomption d'usage légitime des armes pour les forces de l'ordre,
07:27approuvée par l'Assemblée nationale le 7 juillet dernier.
07:30Par 313 voix pour et 199 contre, le texte continue de diviser l'opinion.
07:35Cette présomption opère un renversement de la charge de la preuve
07:39et pose le principe selon lequel un policier national
07:42ou un gendarme qui a fait usage de son arme
07:44l'a fait légitimement jusqu'à preuve du contraire.
07:47Le syndicat de la magistrature s'est engagé par le biais de tribunes,
07:50communiqués et conférences de presse
07:52pour alerter sur les risques mortifères d'une telle réforme.
07:55Une pétition contre ce texte a été initiée.
07:58Le texte, porté par le député Les Républicains LR, Éric Pogé,
08:03doit désormais passer devant le Sénat.
08:05Gilles William, c'est un syndicaliste,
08:07donc il porte évidemment des idées, des convictions,
08:09mais il va quand même très loin.
08:10Il explique que c'est un permis de tuer pour les forces de l'ordre.
08:12Il explique que la loi qui a été votée à l'Assemblée nationale,
08:16elle ne serait pas démocratique,
08:17qu'il ne faut pas l'appliquer, qu'il faut la combattre.
08:19C'est quand même un magistrat qui parle,
08:20ce n'est pas un homme politique.
08:21Oui, c'est un magistrat, mais sans aucune retenue maintenant.
08:25Ils sont lâchés.
08:26Ça fait déjà plusieurs mois que j'alerte
08:28sur l'extrême politisation de la justice française.
08:35Certes, le syndicat de la magistrature,
08:38il existe depuis longtemps,
08:40mais là, il est sans filet.
08:43Il a des contacts maintenant ouverts,
08:48assumés, revendiqués,
08:50avec un parti d'extrême-gauche.
08:53Comme le dit très bien M. Retailleau,
08:55il s'élève contre une loi
08:57votée par l'Assemblée nationale.
08:59C'est le contraire de ce que devrait faire
09:02un magistrat qui est chargé d'appliquer la loi.
09:06Mais si vous voulez, moi, mon souci est encore beaucoup plus loin.
09:11C'est un syndicat qui représente quand même
09:13un tiers des magistrats syndiqués.
09:17Et ne me faites pas croire que lorsque ce syndicaliste-là,
09:22lorsqu'il est en tee-shirt et basket le dimanche,
09:26qui me paraît que par le syndicalisme,
09:28lorsque le lundi, il est au tribunal de Bobigny ou de Rouen,
09:33ne croyait pas un seul instant
09:36que tout d'un coup, il ait évacué toute son idéologie.
09:39D'ailleurs, l'idéologie du syndicat de la magistrature,
09:42c'est d'être pour le salarié contre le patron,
09:45pour la femme contre l'homme,
09:48pour...
09:50Ils sont comme ça.
09:51Donc imaginez, moi, par exemple,
09:53j'arrive et je suis contre
09:56contre un député LFI
09:59qui a commis, selon moi,
10:01une apologie du terrorisme.
10:04Et je suis en face d'un magistrat comme lui.
10:07Je fais comment ?
10:08Bon, eh bien,
10:09pour d'autres problèmes qui sont moins politiques,
10:13mais tout aussi idéologiques,
10:14et il y en a plein,
10:16ça n'est que ça.
10:17On a affaire à ça.
10:18Et ça fait quand même beaucoup de monde.
10:20Et il y a aussi des magistrats
10:22qui ne sont pas syndiqués
10:24et qui pensent comme lui.
10:25Ça fait...
10:26Ça me fait peur
10:28et ça devrait faire peur à beaucoup de monde.
10:30Voilà.
10:30Et quant au souhait de M. Retailleau,
10:34malheureusement, je pense qu'il s'agit
10:35pour l'instant d'un vœu pieux.
10:37Parce qu'effectivement, Julien,
10:38la question, c'est...
10:39Les Français qui font de moins en moins confiance
10:41à leur justice,
10:42quand ils tombent sur cette vidéo,
10:44il y a la réflexion, effectivement,
10:45de Gilles William de se dire
10:46mais est-ce que quand ils sont
10:48dans le cadre de leur travail,
10:50est-ce que ces magistrats sont capables
10:52de rendre la justice
10:52de manière objective
10:54et non pas politique ?
10:56Dans la discussion,
10:57il y a trois choses.
10:59Un Parlement peut voter une loi,
11:00on peut être contre cette loi
11:01et on a le droit même
11:02de manifester
11:03pour qu'on revienne sur cette loi,
11:05qu'on la broche,
11:05qu'on soit droite ou gauche,
11:06ça arrive à chacun
11:07de se retrouver dans cette situation.
11:08Donc la loi,
11:09même s'il faut la respecter
11:11une fois qu'elle est votée,
11:12elle peut continuer
11:13à être discutée
11:14et même elle peut après
11:15être remise en cause.
11:17Ça, c'est une première chose.
11:19Maintenant,
11:19la deuxième chose,
11:20c'est quand on est un magistrat,
11:21ce n'est pas la même chose
11:22parce qu'un magistrat,
11:23il est chargé
11:24d'appliquer la loi
11:25et donc à partir du moment
11:26où il est contre cette loi
11:28à titre individuel,
11:29c'est une chose,
11:29mais quand il y a une confusion
11:32qui s'établit
11:32et qui effectivement
11:33peut créer la suspicion
11:35de savoir
11:35quand il est dans le prétoire
11:37et quand il intervient,
11:38il intervient
11:40comme il devrait l'être
11:40de manière indépendante,
11:42en jugeant,
11:43ou alors est-ce qu'il est déjà
11:44marqué par cette idéologie ?
11:46Normalement,
11:47en plus,
11:47et c'est la troisième chose,
11:48il y avait avant
11:49une tradition française
11:50auquel moi je trouve
11:52qu'avait du bon,
11:53plus exactement,
11:54ce qu'on appelait
11:54l'indépendance syndicale
11:56qui revendiquait
11:57la charte d'Amiens
11:58et qui séparait bien
11:59les partis politiques.
12:00Force Ouvrière
12:01en avait fait
12:02même une thématique
12:03très forte
12:04dans sa vie
12:05pour justement
12:06combattre à l'époque
12:08les mains mises
12:08de tel ou tel parti.
12:09À l'époque,
12:10pour Force Ouvrière,
12:11c'était la main mise
12:12du Parti communiste
12:13sur la CGT,
12:13mais cette question
12:14en indépendance syndicale,
12:15elle était,
12:15je crois,
12:16un bon principe.
12:17Et le problème
12:17du syndicat d'administrature,
12:19c'est que là,
12:19il est en train
12:20de sortir de ce cadre
12:21de l'indépendance syndicale.
12:22Il intervient
12:23comme une force politique.
12:24Ce n'est plus
12:24de la même nature.
12:25Ce n'est plus
12:25de la même nature.
12:26Il n'est pas là
12:26pour défendre
12:27les intérêts matériels
12:27et moraux
12:28des magistrats
12:29pour discuter.
12:30Là,
12:30il devient une force politique.
12:31Ça change la nature
12:32de son intervention.
12:33Évidemment,
12:34ça jette une suspicion
12:34après sur l'autorité judiciaire.
12:37Vous parliez justement
12:38de ce souhait
12:39de Bruno Retailleau
12:40qui dit
12:41qu'il faut profondément
12:42réformer l'exercice syndical
12:43des magistrats.
12:44Vous parlez d'un vœu pieux
12:46parce que c'est totalement
12:47impossible,
12:48parce que c'est illusoire,
12:49parce qu'il faut garder
12:50cet exercice syndical.
12:52Oui,
12:53j'ai une imagination
12:54assez débridée.
12:55Donc,
12:55on peut imaginer
12:56qu'avec un changement
12:58de pouvoir,
13:00eh bien,
13:00peut-être qu'une loi
13:01serait adoptée
13:03à la majorité
13:03pour dire que maintenant,
13:05ce n'est plus possible.
13:05Il ne faut plus
13:06qu'il y ait de syndicats
13:07chez les magistrats.
13:08Eh bien,
13:08vous voyez,
13:09avec mon esprit chagrin également,
13:11je vois bien
13:13le Conseil constitutionnel
13:16avec le président actuel
13:18de ce Conseil constitutionnel
13:20dire que c'est contraire,
13:22que cette loi est contraire
13:23à la liberté
13:24de se syndiquer.
13:26Donc,
13:27pardon
13:27d'être un peu pessimiste,
13:29d'être plus pessimiste
13:30que M. Retailleau.
13:31Il y a,
13:32on en parlera peut-être
13:33avec ce qui arrive
13:34au Conseil d'État,
13:36nonobstant le pouvoir politique,
13:38il y a,
13:38je crois,
13:38la notion d'État profond
13:40qui est profondément
13:42ancrée à l'extrême-gauche.
13:43Revenir sur cet exercice
13:44syndical
13:45pour les magistrats,
13:46Julien ?
13:47Non,
13:47je pense que le principe
13:48du droit,
13:49c'est constitutionnel
13:50le droit de se syndiquer.
13:52Et les magistrats,
13:53comme les policiers,
13:54d'ailleurs,
13:54ont ce droit-là
13:55parce qu'ils ont des intérêts
13:56à défendre,
13:57parce qu'ils ont
13:58des choses à se faire entendre.
13:59à faire entendre,
14:00c'est normal,
14:01y compris sur le déroulement
14:02des procédures,
14:03ils ont aussi des avis
14:05à donner en tant que
14:06force syndicale,
14:07associative,
14:08tout ce que vous voulez.
14:09Le problème,
14:09c'est quand ils franchissent
14:10la barre,
14:11c'est-à-dire quand,
14:12et notamment dans la situation
14:13dans laquelle on est,
14:15on n'y peut rien,
14:16mais la France insoumise,
14:17ce n'est pas n'importe qui
14:17dans le paysage politique
14:18aujourd'hui.
14:20ce n'est pas l'union
14:21des centristes modérées
14:22de la Seine-et-Loire.
14:23Bon,
14:24avec tout le respect que j'ai
14:25pour la Seine-et-Loire.
14:26On nous embrasse.
14:26Voilà,
14:27c'est une force politique
14:28qui est sur les chiquiers politiques
14:30extrêmement conflictuelles
14:31et très agressives.
14:33Et à partir du moment
14:33où un syndicat de magistrats
14:34s'affiche aux côtés
14:36de cette force-là,
14:37je pense qu'il porte discrédit
14:39à l'ensemble de sa profession.
14:41Alors après,
14:42il est minoritaire,
14:43c'est ça le problème,
14:44c'est que c'est lui
14:44qui parle beaucoup,
14:45mais dans la profession,
14:46il est très minoritaire.
14:47Enlève le trait,
14:48on lève le trait.
14:50Le minoritaire ?
14:5030%,
14:51ce n'est pas très minoritaire.
14:5330% des syndiqués.
14:54Mais parce que,
14:54voilà,
14:55c'est ça,
14:57le taux de syndicalisation
14:58n'est pas très fort,
14:59c'est 30% des syndiqués,
15:00donc ça représente quelque chose.
15:01Mais c'est vrai
15:02que pendant un temps,
15:03moi,
15:04quand j'ai connu
15:05dans le temps
15:05le syndicat de la magistrature,
15:06c'était une référence
15:07dans le débat.
15:08Il apportait quelque chose.
15:09Aujourd'hui,
15:09malheureusement,
15:10sa fréquentation
15:11avec la France insoumise,
15:13sa surpolitisation
15:14l'affaiblit énormément
15:15dans l'autorité de sa parole.
15:17Je n'ai pas assez de mémoire
15:18pour me souvenir
15:19quand est-ce que le syndicat
15:20de la magistrature
15:21a apporté quelque chose
15:22de positif au débat ?
15:24Dans la contestation
15:24d'un certain nombre de lois.
15:25Vous approuviez
15:26que je désapprouvais.
15:28Non, mais avec la meilleure
15:30volonté du monde,
15:31on ne peut pas
15:31grand-chose contre la sociologie.
15:33La sociologie des magistrats,
15:34c'est la même
15:35que les journalistes.
15:36On ne peut pas changer ça.
15:37On ne peut pas chercher
15:38le peuple non plus.
15:39Ça, effectivement,
15:40vous avez raison.
15:41C'est méchant,
15:41parce que comme ça se féminise
15:42beaucoup,
15:42ça veut dire que vous mettez
15:43en cause la féminisation
15:44de la profession.
15:45Tant sur l'idéologie,
15:47je pense que sur le genre.
15:48N'essayez pas de m'entraîner
15:49sur cette pente.
15:50Allez, on change de sujet
15:52pour éviter de partir
15:53sur d'autres.
15:54On va parler maintenant
15:56d'une journée importante
15:56et d'un week-end
15:57de commémorations évidemment
15:59importants avec la France
16:00qui commémore
16:00la rafle du Veldiv.
16:02On le rappelle,
16:03il y a 84 ans,
16:03ce sont plus de 13 000 juifs
16:05et 4 000 enfants
16:06qui ont été arrêtés
16:07par la police française
16:08et qui ont été déportés
16:09vers des camps.
16:10Une cérémonie évidemment
16:11sous le signe de l'émotion,
16:13mais vous allez le voir aussi
16:14avec un certain nombre
16:15de messages politiques
16:16qui ont été passés.
16:18Inès Alican.
16:19Recueillement
16:20et devoir de mémoire
16:22ce dimanche matin
16:23à Paris.
16:24Politiques et représentants
16:25de la communauté juive
16:26et familles de victimes
16:28se sont réunies
16:29pour commémorer
16:30la rafle du Veldiv.
16:31Le 16 juillet n'est pas seulement
16:33une tragédie juive
16:35mais aussi une tragédie française.
16:37Si trois quarts des juifs
16:39ont survécu,
16:41proportion exceptionnelle
16:44dans le bilan de la Shoah,
16:45on le doit avant tout
16:47à un environnement humain
16:50dont les valeurs chrétiennes
16:52ou laïques
16:53avaient été forgées
16:55par les curés
16:56et par les instituteurs.
16:58À l'heure où les actes antisémites
17:00demeurent préoccupants,
17:01les prises de parole
17:02ont insisté
17:03sur la nécessité
17:04de transmettre l'histoire
17:05aux jeunes générations
17:07et de rester vigilants
17:08face à la haine.
17:09Quand, dans une inversion morale,
17:12on instrumentalise
17:13la mémoire de la Shoah
17:13pour la retourner
17:14contre les juifs,
17:16quand on dénonce
17:17le sionisme
17:18comme le crime ultime
17:19en se parant
17:20des habits
17:21de l'humanisme,
17:22quand la haine des juifs
17:24se présente désormais
17:25sous le visage
17:25du progressisme,
17:27il nous faut trouver
17:28comme lui
17:28la force de nous lever
17:30et de résister.
17:31Depuis 1993,
17:33cette journée nationale
17:35rend hommage
17:36aux victimes
17:36des crimes racistes
17:37et antisémites
17:38ainsi qu'aux Justes de France.
17:40Je le disais,
17:41une journée, bien sûr,
17:42de commémoration,
17:42d'émotions,
17:43mais il y a eu pas mal
17:43de messages politiques
17:44aussi qui ont été passés.
17:46Serge Klarsfeld aussi
17:47qui dit qu'il faut
17:48absolument repousser
17:49tous les nouveaux tribuns
17:50de l'antisémitisme.
17:51On a vu vraiment aussi
17:53beaucoup de parallèles
17:53entre l'époque,
17:55il y a 84 ans,
17:56et notre époque actuelle.
17:57Moi, vous savez,
17:58Élodie,
17:59ça fait longtemps
18:00que j'alerte
18:01sur les dangers
18:03du nouvel antisémitisme
18:04qui n'a rien de nouveau.
18:05L'extrême-gauche
18:09représente pour moi
18:10le principal danger
18:12d'antisémitisme
18:13que je suis déjà
18:14plusieurs décennies.
18:15Et même une partie
18:17de la communauté juive
18:17organisée
18:18n'a pas voulu
18:19le voir à temps.
18:20Et je vais aller plus loin
18:22sur le terrain
18:23de la franchise.
18:24Et Dieu sait
18:25si j'ai du respect,
18:27de l'affection,
18:28de l'admiration
18:29pour Serge Klarsfeld.
18:31Mais moi,
18:31mon propre ressenti,
18:33c'est le mien,
18:34il n'appartient qu'à moi.
18:35J'ai beaucoup de mal
18:37à m'émouvoir
18:41sur ceux
18:42qui rendent hommage
18:44aux Juifs morts
18:46alors que je sais
18:47qu'ils ne ressentent rien
18:48aux Juifs
18:50récemment pogromisés.
18:52Et je me demande même
18:54ceux qui sont comme ça,
18:57comment ils se seraient conduits
18:58lorsque les nazis
19:00tenaient le haut du peuple.
19:01C'est votre ressenti à vous,
19:02évidemment.
19:03Pardon ?
19:03Je dis
19:03c'est votre ressenti
19:04à vous.
19:05Je l'ai précisé
19:05pour le point
19:07que vous me dériez.
19:08Vous avez évidemment raison,
19:10Julien,
19:10avec l'importance aussi,
19:11on l'a entendu véritablement,
19:12de transmettre cette mémoire
19:13alors qu'on le rappelle,
19:15il y a quelques jours,
19:15c'était une plaque
19:16en hommage
19:16des Justes
19:17qui était dégradée
19:19en plein Paris.
19:19On voit sans doute
19:20plus qu'avant encore
19:21le besoin
19:22de transmettre
19:23cette mémoire.
19:24Oui,
19:25permettez-moi de commencer
19:25par rendre hommage
19:26à quelqu'un
19:27qui a joué
19:27un rôle très important
19:29du point de vue
19:30de l'histoire
19:30dans la reconnaissance
19:31officielle
19:32de ce qu'a été
19:32la rafle du Veldivre.
19:34Je parle évidemment
19:35de Jacques Chirac
19:35et ce discours
19:36extrêmement émouvant
19:37qu'il avait tenu
19:38en 1995.
19:39Il avait pris
19:41beaucoup d'autorité
19:42politique à contre-pied
19:43et je pense
19:44que c'est un acte
19:45extrêmement courageux.
19:46J'étais là
19:47quand il avait prononcé
19:48ce discours.
19:48Je me rappelle lui avoir
19:49dit que ça m'avait
19:50extrêmement ému.
19:52Je sais qu'il y avait
19:52un débat
19:53sur la reconnaissance
19:54de la France.
19:55J'avais eu même
19:55ce débat
19:56avec François Mitterrand
19:56à l'époque
19:57parce que François Mitterrand
19:58était dans l'école
19:59que la France,
20:00Pétain,
20:01ce n'était pas la France
20:01et donc la France
20:02n'avait pas à reconnaître.
20:03C'est un débat
20:03qu'on a mis du temps
20:04à trancher vraiment.
20:04Mais c'est un moment
20:05très important.
20:06Et si vous me permettez,
20:07en ce moment,
20:08sur une chaîne
20:09qu'on aime bien,
20:10rediffuser le film
20:13La RAF
20:13dans lequel joue
20:15merveilleusement bien
20:16Jean Reynaud
20:17qui est un ami
20:18que je salue
20:19et je l'ai revu
20:20il n'y a pas longtemps,
20:21une nuit,
20:21en pensant
20:22à ce que nous vivions.
20:23Je l'avais vu à l'époque
20:24et j'ai replacé
20:26toutes ces émotions
20:27que suscite ce film
20:28et qui sont terribles
20:29regardent ça.
20:30Et je me disais
20:30donc tous ceux
20:31qui nous parlent,
20:32ceux qui nous abreuvent
20:33de maux,
20:34de génocide,
20:35etc.,
20:36en regardant ce film
20:37et en comparant
20:38avec la réalité,
20:39je pense qu'on voit,
20:40on comprend
20:41l'usurpation,
20:43la malhonnêteté intellectuelle
20:44qu'il y a.
20:44Ça ne veut pas dire
20:45qu'il n'y a pas une guerre,
20:45ça ne veut pas dire
20:46qu'il n'y a pas des morts,
20:46etc.
20:47Mais voilà,
20:48quand on voit
20:48ce qui s'est passé.
20:49Donc je pense que,
20:50d'abord,
20:51cette reconnaissance
20:52est importante.
20:53C'est vrai qu'il y a
20:54une part d'hypocrisie
20:55certaine chez les uns
20:56ou chez les autres,
20:57mais je pense que
20:58c'est important
20:58que la République
20:58ait marqué cela.
20:59Je pense que c'est important
21:00que cette histoire
21:01soit là.
21:03Et je suis d'accord
21:03avec Serge Karsfeld.
21:04L'histoire,
21:05l'enseignement de l'histoire
21:06et raconter ce qui s'est passé
21:08en bien et en mal.
21:09Parce que Serge Karsfeld
21:10a raison de dire
21:11que toute une partie
21:12du peuple français
21:13n'a pas collaboré,
21:15en tous les cas,
21:15au début,
21:16il était un peu passif,
21:17mais après est rentré
21:18aussi en résistance.
21:19Et nous avons
21:19des multiples témoignages
21:20de Françaises et de Français
21:21qui se sont portés de devant,
21:23de familles juives
21:24qui les ont hébergées.
21:25Malheureusement,
21:26on a aussi des multiples témoignages
21:27de lettres anonymes
21:28qui arrivaient à la commandanture
21:29et qui dénonçaient
21:30les voisins et les voisines.
21:31Mais c'est tout ça
21:32qu'il faut enseigner.
21:33Et si on l'avait bien enseigné,
21:34parce que c'est ça
21:35le reproche qu'on peut se faire,
21:36peut-être qu'un certain nombre
21:37de jeunes esprits
21:38ne seraient pas aussi fragiles
21:39devant les campagnes
21:40qui sont menées.
21:41Gilles William,
21:42je vous sentais partagé
21:43sur ce que disait Julien,
21:44sur cette volonté d'enseigner ?
21:45Non, je n'étais pas partagé
21:46du tout sur ce que disait Julien,
21:48mais il y a des cérémonies
21:49qui m'ont fait du mal.
21:54Je veux dire,
21:54la cérémonie où je crois
21:55c'était en l'honneur
21:57de Marc Bloch.
21:58Oui, au Panthéon.
22:00Au Panthéon.
22:00La panthéonisation.
22:01Non, celle où on voit
22:03la fille de...
22:04La panthéonisation.
22:04Oui, c'est ça.
22:05Où on voit la petite fille.
22:07Qui porte le kéfier.
22:08Et qui invite les élus.
22:09La petite fille, voilà.
22:10Cette cérémonie-là
22:11où on suit,
22:11on voit la petite fille
22:13serrée tendrement
22:14dans ses bras
22:16le chef du parti antisémite
22:18qui me fait penser
22:19étrangement à Doriot.
22:21J'ai du mal
22:21avec ce genre de commémoration.
22:23Pour elle, c'est normal.
22:24Elle était militante
22:25de la même organisation
22:26que Jean-Luc Mélenchon.
22:27Oui, mais...
22:28Quand elle était jeune.
22:29Mais ça reste...
22:29Mais ça reste intolérable.
22:31Mais moi aussi, pour moi...
22:32Ça reste intolérable.
22:33Ce qui était intolérable pour moi,
22:35que les élus,
22:35les filles soient là,
22:36mais on ne peut pas interdire
22:37aux élus de la République
22:37d'être dans des cérémonies.
22:38Mais qu'à aucun moment,
22:40le protocole ne soit pas approché
22:41de cette dame
22:42et qu'il n'y ait pas demandé
22:43de retirer...
22:45Après, le kéfier,
22:45chacun peut le porter
22:46avec lui,
22:46mais on sait qu'en ce moment,
22:48il a une portée symbolique
22:49qui est d'une autre nature
22:50que simplement un vêtement...
22:52Ce n'est pas simplement
22:52un fleur pris au hasard.
22:53Et qu'on ne lui aurait pas dit
22:54écoutez, ça n'a pas sa place
22:55dans ce moment-là.
22:56Après, c'est vos opinions politiques,
22:57vous avez le droit de les avoir.
22:58Mais pas ici.
22:59Pas comme ça.
22:59C'est même une insulte.
23:01Puisque je rappelle
23:02que Marc Bloch
23:03ne revendiquait pas
23:05son identité juive.
23:06Il ne disait qu'il n'était juif
23:07que quand il était face
23:08aux antisémites.
23:09Pour le reste,
23:10ce n'était pas pour lui
23:11quelque chose d'essentiel.
23:12Dans le moment actuel,
23:13je pense qu'il aurait eu
23:14des choses à dire.
23:14Et puis c'est pareil.
23:15Le dernier mot,
23:16Gilles William.
23:17Et M. Macron
23:18qui rend hommage
23:19à Dreyfus,
23:21mais tout en refusant
23:22de marcher contre l'antisémitisme
23:24pour ne pas effrair,
23:25pour ne pas contrarier
23:26les banlieues.
23:27Pardon,
23:28mais je préfère
23:28qu'il ne fasse rien.
23:29En ce qui me concerne,
23:30c'est ma sensibilité.
23:31On va marquer une pause
23:32dans ce face-à-face.
23:33On reviendra
23:34en évoquant
23:34le Conseil d'État.
23:36On l'a mentionné
23:36rapidement tout à l'heure
23:38l'ancienne directrice
23:39de cabinet
23:39de Christiane Taubira
23:40alors qu'elle était
23:41ministre de la Justice
23:42qui se retrouve
23:43à la tête
23:44de la section
23:44la plus stratégique
23:45du Conseil d'État.
23:46Que doit-on en penser ?
23:47On en parle
23:48juste après la pause.
23:49Restez avec nous.
23:50Deuxième partie
23:51du face-à-face.
23:52On va parler maintenant
23:52de cette nomination
23:53au Conseil d'État,
23:55celle de Christine Mogué.
23:57C'est l'ancienne directrice
23:58de cabinet
23:59de Christiane Taubira,
24:00alors ministre de la Justice.
24:02Et elle va prendre
24:02la tête
24:03de la section
24:03du contentieux
24:04du Conseil d'État.
24:05C'est une section
24:06qui est extrêmement
24:06prestigieuse,
24:07très stratégique.
24:09On va regarder justement
24:10en quoi consiste
24:11cette section,
24:12quel est son rôle,
24:12quel est son poids.
24:13Une nomination
24:14qui pose question
24:15puisqu'elle-même
24:16visiblement
24:16n'était pas candidate
24:17à ce poste.
24:18Alors pourquoi
24:19cette nomination ?
24:20Réponse avec
24:21Inès Salican.
24:22C'est une nomination
24:24qui fait réagir.
24:25Christine Mogué
24:26prend la présidence
24:28de la section
24:28du contentieux
24:29du Conseil d'État,
24:31véritable cœur judiciaire
24:32de l'institution.
24:33Cette section
24:34rend des décisions
24:35majeures
24:36qui peuvent faire plier
24:37un gouvernement,
24:38le contraindre à agir
24:40ou l'obliger à se retirer.
24:42Elle peut également
24:43annuler des actes
24:44de l'administration
24:44ou arbitrer des conflits
24:46entre services publics.
24:48Un poste
24:49hautement stratégique
24:50pour une personnalité
24:51déjà contestée.
24:52Christine Mogué,
24:54haute fonctionnaire,
24:55connaît bien
24:55les rouages de l'État.
24:57Son passage
24:57au ministère
24:58de la justice,
24:59entre 2013 et 2014,
25:01comme directrice
25:02de cabinet
25:02de Christiane Taubira,
25:04reste le plus marquant
25:05de sa carrière.
25:06Une période
25:07marquée par de profondes
25:08réformes judiciaires,
25:10la création
25:10du parquet national financier
25:12et plusieurs dossiers
25:14sensibles.
25:14Sa nomination
25:15proposée
25:16pour un mandat
25:17de 5 ans
25:17ne fait pourtant
25:18pas l'unanimité
25:19au sein du Conseil d'État.
25:21Certains membres
25:22estimaient que
25:23d'autres candidats
25:23jugés plus expérimentés
25:25en contentieux
25:26étaient mieux placés.
25:27Pour d'autres,
25:28ce choix reflète
25:29avant tout
25:30d'une volonté
25:30de renforcer
25:31la place des femmes
25:32au sommet
25:32de l'institution.
25:33Christine Mogué
25:34devient aujourd'hui
25:35la seule femme
25:37à présider
25:37l'une des sept sections
25:39du Conseil d'État.
25:40Je viendrai
25:41qu'il y ait
25:42des amis
25:43recasés
25:44un peu à droite
25:44à gauche.
25:45Ça a toujours
25:45quand même existé.
25:46Ça peut quand même
25:47poser question
25:47parce que
25:48toutes ces nominations
25:49seront encore
25:50effectivement effectives
25:51après l'élection
25:52de 2027
25:53et donc le pouvoir
25:54qui arrivera
25:54devra faire
25:55aussi
25:55avec des personnalités
25:57quand même
25:57pour en tout cas
25:58notamment
25:59cette Christine Mogué
26:00qui sont très ancrées
26:01à gauche.
26:02C'est une tradition
26:03que malheureusement
26:05dans la dernière année
26:05de l'exercice du pouvoir
26:07souvent on se sert
26:08de ces nominations
26:08pour recaser
26:10un certain nombre
26:11de compagnons de route
26:12comme on dit
26:12ou de compagnes de route.
26:14Ce n'est pas la meilleure
26:15des traditions
26:15de la République
26:17et ceux qui la pratiquent
26:18ne s'honorent pas.
26:19Je sais que c'est un débat
26:20que j'avais eu
26:20avec François Hollande
26:21dans sa dernière année
26:22et il m'avait dit
26:23à l'époque
26:24je ne le ferai pas.
26:26D'autres
26:28exemple d'Emmanuel Macron
26:29ne font que ça.
26:31elles le font beaucoup
26:31là ça s'accélère.
26:32Là maintenant
26:32toutes les nominations
26:33font et ça pose un problème
26:35sur effectivement
26:36la réalité.
26:37je ne connais pas cette dame
26:38je ne connais pas
26:38ses capacités juridiques
26:40visiblement
26:40elle doit en avoir
26:41quand même quelques-unes
26:41puisqu'elle a une vraie carrière
26:43mais c'est vrai que
26:44la sélection du contentieux
26:45au Conseil d'État
26:46ce n'est pas rien
26:47et c'est une machine.
26:48Alors juste pour
26:51le fonctionnement institutionnel
26:52le Conseil d'État
26:54il agit
26:54mais le gouvernement
26:56n'est pas forcé
26:56de se plier
26:57aux décisions du Conseil d'État
26:58il peut passer outre
26:59en général
26:59quand il passe outre
27:00ça lui porte malheur
27:00mais il peut le faire.
27:02Gilles William
27:03c'est vrai que c'est cette question
27:04surtout un peu
27:04d'une impression
27:05on essaye de verrouiller
27:06un peu l'appareil d'État
27:08Emmanuel Macron
27:08on sait que d'ici quelques mois
27:09il ne sera pas président
27:11de la République
27:11mais avec des nominations stratégiques
27:13on peut parler
27:14d'Amélie de Monchard
27:15à la Cour des Comptes
27:15par exemple
27:16Richard Ferrand
27:16au Conseil constitutionnel
27:17tout cela
27:18en plaçant des copains
27:19on verrouille
27:20et en cas par exemple
27:21d'élection de Marine Le Pen
27:22en 2027
27:23on imagine
27:24que ça peut ralentir
27:26un petit peu le pouvoir
27:26toutes ces nominations.
27:27Je vous ai parlé
27:28de la politisation
27:29des magistrats
27:30je vous ai parlé
27:31de l'État profond
27:33en nommant
27:33effectivement
27:34parlant également
27:35de M. Richard Ferrand
27:37donc indépendamment
27:38du choix
27:39par le peuple français
27:41de sa destinée
27:43au plan politique
27:44le peuple français
27:45va malgré tout
27:46voir sa liberté
27:48ses désirs
27:50largement
27:51largement
27:52amputés
27:52par ces gens-là
27:53qui n'incarnent pas
27:54la majorité
27:55loin s'en faut
27:56aujourd'hui
27:57pardon
27:58avoir été dirigé
27:59les affaires
28:00de Mme Taubira
28:01à un moment
28:02où il y a eu
28:03vraiment
28:04une gaugisation
28:05de la justice
28:06c'était pas rien
28:07Mme Taubira
28:08on expliquait
28:09à cette époque
28:09que la prison
28:12la prison
28:13c'était la fabrique
28:15du crime
28:15non mais c'était comme ça
28:17c'est à cette époque-là
28:18aussi où il y a eu
28:19des trucs bizarres
28:20l'histoire
28:21des écoutes
28:23entre Sarkozy
28:24et son avocat Herzog
28:26c'est cette période-là
28:27aussi
28:28et puis il y a eu
28:28un désir
28:29vraiment il y a un désir
28:32il y a
28:33la visiteuse
28:35des prisons
28:35c'est une ancienne
28:37du cadar enchaîné
28:38la défenseure
28:40des droits
28:40elle s'en va
28:41alors là
28:42on a choisi
28:42quelqu'un
28:43de plus modéré
28:44mais il faut voir
28:45ce qu'on entend
28:46il y a des pétitions
28:47le malheureux
28:48il a eu une malheur
28:50il y a eu
28:50François Deluffek
28:51qui a dû lui-même
28:51s'expliquer
28:52revenir sur ses polémies
28:53parce que tout ça
28:53parce qu'à une certaine époque
28:54il le regrette
28:55avec l'avancement
28:57des mœurs
28:58il n'était pas très favorable
29:00au mariage homosexuel
29:03ça ne doit pas être quand même
29:04au mariage pour tous
29:05au mariage pour tous
29:06donc ça ne doit pas quand même
29:08être une tâche
29:09indélébile
29:12et éternelle
29:13sur son CV
29:13et bien on fait ça
29:15donc il y a vraiment
29:17une mainmise
29:18je suis désolé de le dire
29:19contre la volonté
29:21du peuple français
29:22on en est là
29:23en même temps
29:24le conseil d'état
29:25c'est une institution
29:26délibérative
29:27donc le président
29:28de la section du content
29:29là où la présidente
29:30du contentuel
29:31ne fait pas ce qu'elle veut
29:32c'est tenu par des avis
29:33c'est pas
29:34c'est pas
29:35c'est pas un super pouvoir
29:36ni limité non plus
29:37enfin ça plus ça
29:38ça plus ça
29:39ça fait beaucoup
29:40ça fait beaucoup
29:42la caractéristique même
29:43du conseil d'état
29:43c'est que c'est une assemblée
29:44délibérative
29:45et qui d'ailleurs
29:46est chahuteuse
29:46on va continuer
29:48à parler de politique
29:50un peu plus politicienne
29:51cette fois avec
29:52Bernard Cazeneuve
29:53qui s'adresse aux français
29:55qui leur adresse une lettre
29:56pour dire quelles sont
29:57un petit peu
29:58ses ambitions
29:59on va en voir
30:00une partie
30:01Bernard Cazeneuve
30:01qui dit ceci
30:02sur la situation politique
30:04donc c'est par un contrat
30:05qui me lie au français
30:06que je présente
30:06ma candidature
30:08c'était une information
30:09du Parisien
30:10et voilà ce qu'il dit
30:10dans le détail
30:12Bernard Cazeneuve
30:13on va voir la citation
30:14dans un instant
30:15quand on le demande
30:16s'il participera
30:17à la primaire
30:17ce n'est pas à une primaire
30:18qu'on nous invite
30:19mais je le redoute
30:20à une dernière
30:21faute d'un récit national
30:22à raconter
30:22et d'un trop plein
30:23d'acteurs sur scène
30:24convaincus
30:25qu'on leur doit un rôle
30:25les jeux d'appareils
30:27à la distance
30:27desquels je me tiens
30:28résolument
30:28depuis l'alliance conclue
30:29avec LFI
30:30ont tout abîmé
30:31pour ma part
30:32je suis libre
30:32dans une clarté
30:33de ligne et de démarche
30:34je pense surtout
30:35que le risque
30:35que représente le RN
30:36appelle un large rassemblement
30:38qui va bien au-delà
30:39des périmètres
30:39des primaires étriquées
30:41le moment est gaullien
30:42il n'est pas molletiste
30:44dit Bernard Cazeneuve
30:45comment vous avez vu
30:46cette information
30:47Julien Dré ?
30:48Bernard Cazeneuve
30:49a été un député
30:51j'ai été député
30:52il était juste devant moi
30:53donc c'est aussi
30:54un camarade
30:54comme on dit
30:56qui a été un beau ministre
30:57de l'intérieur
30:58dans un moment difficile
30:59et qui au contraire
31:00n'était pas sur une ligne
31:01laxiste par rapport
31:02à la montée de la délinquance
31:04il a un chemin particulier
31:05indépendant
31:06il y a une chose
31:07que je lui reconnais
31:07c'est que depuis
31:08plusieurs années
31:09il ne s'est pas compromis
31:11dans des alliances
31:12pour le moins
31:13discutables
31:13ou discutées
31:14il a été ferme
31:15notamment dans la dénonciation
31:17de ce que faisaient
31:18les filles
31:18de ce que faisait Mélenchon
31:19Mélenchon lui a bien rendu
31:20avec des termes
31:21peu agréables
31:22voilà
31:22il participe à ce débat
31:24présidentiel
31:25et là une chose
31:25avec laquelle je suis d'accord
31:26c'est que l'élection
31:27présidentielle qui vient
31:28ça ne peut pas être
31:29l'élection des pieds de combine
31:31la France
31:31c'est dans une situation
31:32qu'on le veuille ou non
31:33souvent
31:34c'est une expression
31:35on dit
31:35il est minimum un quart
31:36on voit bien
31:37les tensions
31:39la volonté de ces pôles
31:40de s'affronter
31:41de conflictualiser
31:42donc on est dans un moment
31:43où effectivement
31:43ce n'est pas le cinéma
31:45simplement
31:45c'est-à-dire
31:46le gaullisme
31:47c'est aussi
31:47cette histoire
31:48qui montre
31:49que la France
31:50a besoin d'un sursaut
31:51et qu'il faut savoir
31:52se rassembler
31:53et alors
31:54je finis juste une remarque
31:55la primaire des socialistes
31:56des fois je regarde
31:58le parti socialiste
31:58aujourd'hui
31:59et je me dis
31:59c'est le PSU
32:00après Michel Rocard
32:01c'est-à-dire pas grand-chose
32:03voilà
32:03avec tout le respect
32:04que j'ai pour le PSU
32:05cette primaire
32:06n'a aucun intérêt
32:07aucun sens
32:07elle sert simplement
32:08à faire des petites manœuvres
32:09pour des petits marquis
32:10je les appelle comme ça
32:12qui essayent de sauver leur poste
32:13le débat politique français
32:15mérite beaucoup mieux que cela
32:16oui qui essayent de faire aussi
32:17un peu parler d'eux
32:18et d'exister médiatiquement
32:19Gilles William
32:20est-ce que c'est lui
32:21qui peut incarner
32:21je préfère un grand baron
32:23que des petits marquis
32:25est-ce que vous pensez
32:26que c'est Bernard Cazzo
32:26des petits marquis
32:27des fois ils tuent le grand baron
32:28qui peut incarner justement
32:29une gauche plus droite
32:31dans ses bottes
32:31une gauche claire
32:32par exemple
32:33par rapport à la France insoumise
32:34ah bah dans la hiérarchie
32:35de l'horreur
32:36c'est sûr
32:37que je ne le placerai pas
32:38je le placerai pas
32:39c'est un compliment ou pas
32:40du coup un peu
32:40je ne le placerai pas au sommet
32:42non non
32:42mais au-delà de ça
32:43je pense que c'est quelqu'un
32:44d'assez raisonnable
32:47mais il ne suffit pas
32:48d'être raisonnable
32:49compte tenu de la situation
32:50de la France
32:51on ne peut pas se contenter
32:52d'être un
32:54de mon point de vue
32:55un moindre mal
32:57donc
32:57mais alors ce que je n'ai pas compris
32:59c'est que dans sa lettre
33:02il dit pas qu'il est candidat
33:04alors que dans une interview
33:06dans un journal
33:07j'ai l'impression
33:08qu'il est plus affirmatif
33:09pour dire qu'il l'est
33:10oui il laisse
33:12il joue encore un petit peu
33:14la montre
33:15Julien
33:15il est assez clair
33:16quand même maintenant
33:17il aimerait l'être
33:18mais en même temps
33:18il a compris que
33:19dans le moment dans lequel on est
33:21personne ne peut s'autoproclamer
33:22candidat aussi facilement
33:23et qu'on ne peut pas jouer
33:24contre son camp
33:25donc il est plutôt
33:26dans une démarche
33:27de voir comment les choses évoluent
33:29il fait un pas
33:30il va regarder comment le paysage
33:31va évoluer autour de lui
33:32et puis à un moment donné
33:33de toute manière
33:34ce pôle qui existe maintenant
33:36parce que
33:37la défaite d'Olivier Faure
33:38et je m'en félicite
33:40et je trouve que
33:41les militants socialistes
33:42qui ont voté contre lui
33:43ont eu raison
33:43et je les en félicite
33:44et moi en tant que militant socialiste
33:46je m'en félicite
33:47ça c'est pour leur com
33:52je pense que ce pôle là
33:53aura besoin d'un seul candidat
33:54à un moment donné
33:55et que ce candidat surtout
33:57et c'est ça qui m'importe
33:58c'est qu'il ne pourra pas être
33:59le candidat socialiste
34:01au sens restrictif du terme
34:02si on n'a pas un candidat
34:03qui rassemble
34:04qui unit
34:05et qui va bien au-delà
34:06des frontières actuelles
34:08on ne s'en sortira pas
34:09et moi
34:10mon angoisse
34:11c'est effectivement
34:11que cette élection présidentielle
34:13conduise à une conflictualité
34:14qui ne rapporte rien de bien
34:15à la France
34:15je voudrais qu'on vous parle
34:17maintenant d'un concert
34:18celui de la DJ Barbara Boud
34:20je vous l'aviez peut-être vu
34:20pendant les Jeux Olympiques
34:22elle a été interrompue
34:24hier en plein concert
34:25par des militants
34:26pro-palestiniens
34:27c'était à Grenoble
34:28pourquoi ?
34:29parce qu'il lui reproche
34:29de s'être exprimé
34:30en faveur de la loi Yadant
34:32qui voulait pénaliser
34:33notamment
34:34les paroles antisémites
34:36la ville de Grenoble
34:36continue de condamner
34:39ses agissements
34:40mais quoi qu'il en soit
34:41en tout cas
34:41elle a dû interrompre
34:42son concert
34:43au bout de 20 minutes
34:44on regarde ce qui s'est passé
34:45avec Florian Doré
34:50le concert n'aura duré
34:51qu'une vingtaine de minutes
34:53avant d'être définitivement arrêté
34:55muni de drapeaux
34:56et de keffiers
34:57près de 200 militants
34:58pro-palestiniens
34:59ont perturbé
34:59la prestation
35:00de l'artiste
35:01Barbara Butch
35:02avec des chants
35:02en faveur de la Palestine
35:08une action
35:09soutenue par la section
35:10grenobloise
35:11de la France Insoumise
35:12dont plusieurs
35:13de leurs membres
35:14étaient présents
35:14dans la foule
35:15les grenoblois ont manifesté
35:17nombreux
35:17pacifiquement
35:18et Grenoble a décidé
35:19jamais nous nous tairons
35:21face au génocide à Gaza
35:22et à ceux qui soutiennent
35:23des lois
35:23pour faire taire
35:24les militants palestiniens
35:25Barbara Butch
35:26artiste connue
35:27pour son engagement LGBT
35:28est ciblée par les militants
35:30de LFI
35:31en raison de son soutien
35:32à la loi Yadant
35:33victime d'antisémitisme
35:34depuis l'enfance
35:35elle a signé une pétition
35:37en faveur de ce texte
35:38destiné à mieux lutter
35:39contre les nouvelles
35:40formes d'antisémitisme
35:41une proposition
35:42abandonnée depuis
35:43l'association
35:45retour de scène
35:46chargée de la programmation
35:47du festival
35:48assume la présence
35:49de l'artiste
35:49nous entendons
35:51et comprenons
35:51que la programmation
35:52de l'artiste
35:53suscite des réactions
35:54et sommes sensibles
35:55aux personnes
35:56que cela peut toucher
35:57ou heurter
35:58déprogrammer
35:59sur la base d'opinion
36:00est un acte fort
36:01qui reviendrait à faire
36:02des organisations culturelles
36:04des arbitres idéologiques
36:05au risque d'affaiblir
36:07à long terme
36:07la liberté artistique
36:08et le débat public
36:10de son côté
36:11la ville de Grenoble
36:12condamne fermement
36:13les menaces
36:14et apporte son soutien
36:15aux organisateurs
36:16du festival
36:18et le ministre de l'intérieur
36:19lui-même
36:19Laurent Nunez
36:20s'est exprimé
36:21à ce propos
36:21sur les réseaux sociaux
36:23je condamne
36:23avec la plus grande fermeté
36:25l'interruption
36:26du concert de Barbara Bucci
36:27hier soir au festival
36:28cabaret frappé
36:29à Grenoble
36:29par des militants
36:30pro-palestiniens
36:31dont certains membres
36:32de la France insoumise
36:33l'antisémitisme
36:34les intimidations
36:35et les pressions
36:36n'ont pas leur place
36:37dans notre république
36:38empêcher une artiste
36:38de se produire
36:39est une atteinte
36:40inacceptable
36:41à la liberté d'expression
36:42et de création
36:43Gilles William
36:44là on voit
36:44la gauche
36:45qui varie en fonction
36:46de ses combats
36:47après les Jeux Olympiques
36:48toute la gauche
36:48avait soutenu
36:49cette DJ
36:50dont la prestation
36:51n'avait pas forcément
36:52été appréciée
36:53par tout le monde
36:54il faut le dire
36:54elle s'engage
36:55contre l'antisémitisme
36:57et là subitement
36:57on ne la défend plus
36:58on interrompt son concert
36:59celle qui était
37:00notre régérie hier
37:01devient notre ennemi
37:02c'est ça la France insoumise
37:03aujourd'hui
37:03ça montre
37:04ça montre deux choses
37:06au premier niveau
37:08ça montre
37:09le degré
37:10d'intolérance
37:12et de haine
37:13auquel est arrivée
37:15la France insoumise
37:17parce que
37:18la pauvre
37:19d'abord
37:20elle devrait avoir
37:21tout pour plaire
37:22c'est une militante
37:24de gauche
37:26LGBTQ
37:27LGBT
37:28elle devrait donc
37:29elle souffre
37:31non seulement
37:31d'homophobie
37:32mais de grossophobie
37:33elle a tout
37:34pour plaire
37:35à l'extrême gauche
37:37mais
37:38il n'y a
37:39qu'un malheur
37:40c'est qu'elle est juive
37:42et qu'elle a eu
37:43le malheur
37:43de signer
37:44une pétition
37:46pour une loi
37:47qui prévoit
37:49que l'antisémitisme
37:51soit aussi prévu
37:51lorsqu'il y a
37:52la détestation
37:53d'Israël
37:53et la loi
37:54je l'avais prédit
37:56elle n'a pas marché
37:57en raison simplement
37:58de ça
37:59elle n'a pas chanté
38:00l'hymne israélien
38:00ça n'a pas été
38:01très loin
38:02elle fait l'objet
38:05d'une détestation totale
38:06on l'empêche
38:07maintenant de se produire
38:08ça monte
38:09le degré de haine
38:10mais
38:11il y a un autre niveau
38:12qui est encore plus
38:14terrible
38:15et encore plus
38:16absurde
38:17à mes yeux
38:17c'est maintenant
38:19la focalisation
38:22totale
38:22sur la question palestinienne
38:24la question palestinienne
38:26est devenue
38:27le centre
38:29de tout
38:29et pardon
38:30derrière
38:31la fascination
38:33par rapport
38:34à la question palestinienne
38:36il y a évidemment
38:37le judéo-centrisme
38:39devenu fou
38:40totalement fou
38:41avec
38:42des promesses
38:44de drame
38:45pour le lendemain
38:46c'est un peu
38:47la révolution
38:47qui mange
38:47ses enfants
38:48comme on le dit
38:49parfois
38:49Julien
38:49c'est à dire
38:50qu'elle a été
38:51très soutenue
38:51par la gauche
38:52et aujourd'hui
38:53on veut la censurer
38:54c'est à dire
38:54qu'on a quand même vu
38:55cet élu de la France
38:56insoumise
38:56qui se félicite
38:57comme ils n'ont pas pu
38:58la déprogrammer
38:59ils se félicitent
39:00de l'avoir censurée
39:02il y a plusieurs choses
39:04si vous me permettez
39:04il va y avoir un jour
39:06et je pense d'ailleurs
39:07que c'est ça
39:08qu'il a recherché
39:09forcément
39:10autre chose
39:10simplement
39:11que des interruptions
39:12moi je serais
39:14venu
39:14à ce concert
39:15pour écouter
39:16cette DJ
39:17je vois apparaître
39:18200 individus
39:19qui brandissent
39:20je ne suis pas sûr
39:21que je vais garder mes lèvres
39:23et je salue d'ailleurs
39:24tous ceux qui acceptent
39:25et qui finalement acceptent
39:26que d'ailleurs
39:27ça soit fini
39:27que le concert n'ait pas lieu
39:29qu'ils baissent la tête
39:30parce que
39:30je m'excuse
39:31contrairement à ce que dit
39:32ce communiqué
39:32ce n'est pas la ville de Grenoble
39:33qui a décidé
39:34ce n'est pas
39:35ces 200 individus
39:36qui sont les nouveaux gardes rouges
39:38et qui décident
39:39qui a le droit de parler
39:39qui n'a pas le droit de parler
39:40évidemment
39:41les gardes rouges
39:42en général
39:42ils se dévorent entre eux
39:43à la fin
39:44mais ils commencent déjà
39:45par dévorer tous les autres
39:46donc ça
39:47c'est un problème
39:48parce que
39:49à multiplier ses actions
39:51il ne faut pas croire
39:51que tout le monde
39:52va toujours accepter
39:53qu'ils fassent la loi
39:54comme ils la font
39:55parce qu'ils s'autorisent cela
39:58ça c'est une question
39:59qui est posée désormais
40:00je pense
40:01premièrement
40:01deuxièmement
40:03j'ai oublié à ma raison
40:04elle a été légérie
40:06de tous ces gens-là
40:07le jour où
40:07elle a eu le malheur
40:08simplement de dire
40:09bon je suis quand même
40:10attachée à ce que je représente
40:12ils sont tombés dessus
40:13mais ça c'est la réalité
40:14c'est intéressant d'ailleurs
40:15ça démontre
40:16la logique de ces gens-là
40:17parce que la question
40:18la plus importante
40:18pour eux aujourd'hui
40:19ce n'est pas la Palestine
40:20ce n'est pas le roi
40:21du peuple palestinien
40:22c'est le simple fait
40:23que d'être juif
40:23fait de vous un génocidaire
40:25et puis pointe à la ligne
40:27et j'ajoute juste
40:28pour l'anecdote
40:29que ces gens-là
40:30je ne les ai pas beaucoup entendus
40:31pourtant l'ONU vient de reconnaître
40:33qu'il y a un génocide
40:34au Soudan
40:35et qu'il y a toutes les conditions
40:36et celui-là
40:36ne les intéresse pas
40:37et celui-là
40:37ne les intéresse pas
40:38personne n'en parle
40:40le peuple soudanais
40:41lui subit
40:42ces torseinières
40:43que sont les FSR
40:44voilà
40:45vous avez dit
40:46tout à l'heure
40:46Gilles-William
40:47que justement
40:47cette question palestinienne
40:49elle était partout
40:49et qu'il fallait la ramener
40:50partout
40:51y compris aux fêtes de Bayonne
40:53cette année
40:54puisque ce sont
40:54nos confrères de Sud-Ouest
40:56qui ont rencontré
40:57une Peña
40:57la Peña Pachondo
40:58qui explique
40:59qu'ils ont voulu remplacer
41:00les traditionnels foulards rouges
41:01qu'on porte en général
41:02aux fêtes de Bayonne
41:03par des keffiers
41:05des keffiers rouges
41:05regardez ce que disent
41:06notamment les organisateurs
41:08ils disent qu'ils savent
41:09que cela va faire polémique
41:11cette initiative
41:12mais ils expliquent aussi
41:14qu'il faut aller jusqu'au bout
41:15pour soutenir
41:16la cause palestinienne
41:18ils veulent soutenir
41:19ce peuple
41:20et disent-ils avoir
41:20des fonds à hauteur
41:21de 3 ou 4 000 euros
41:23ils disent
41:24voilà
41:24il faut soutenir
41:25des producteurs palestiniens
41:27avec donc ces keffiers
41:29rouges et blancs
41:30Gilles-William
41:30là c'est pareil
41:31c'est un autre exemple
41:32ce sont les fêtes de Bayonne
41:33ce sont des fêtes
41:33qui célèbrent
41:34la tradition
41:35conviviale français
41:36il est quand même urgent
41:37de ramener toujours
41:38cette thématique
41:39alors là il y a encore
41:40un autre niveau
41:40bon il y a la détestation
41:43d'Israël
41:44la fascination
41:45pour la Palestine
41:46l'obsession
41:47de Sion
41:48mais il y a un autre niveau
41:49également
41:50qu'il faut voir
41:51c'est que
41:52en remplaçant
41:54le foulard habituel
41:56basque
41:56par le keffier
41:58palestinien
41:59d'une certaine manière
42:00on dérégionalise
42:02on donne notre identité
42:04voilà
42:05l'identité originelle
42:07ne vaut plus rien
42:09à leurs yeux
42:10il en faut une autre
42:11il faut une extranéité
42:13d'une certaine manière
42:14c'est ce qu'il faut lire
42:15aussi dans leur attitude
42:17Julien Dré sur cette question
42:19moi j'ai un énorme respect
42:21pour le peuple basque
42:23en général
42:23dans ses traditions
42:24dans son histoire
42:25même si
42:26ces dernières années
42:27malheureusement
42:28l'Espagne
42:29notamment
42:30donne de mauvais exemples
42:32en tous les cas
42:32le gouvernement espagnol
42:33pas le peuple espagnol
42:34et pas le peuple basque
42:36bon
42:36là ce qui se passe
42:37c'est terrible
42:38parce qu'on est en train
42:39de salir
42:42je cherchais mon mot
42:43mais quand même
42:43de salir des événements
42:44qui sont des événements culturels
42:45et de devoir cliver tout le temps
42:47et de devoir tout salir
42:48voilà
42:49rien respecter
42:50parce que ces faits là
42:51elles méritent le respect
42:52maintenant elles deviennent
42:53effectivement un objet
42:53d'un conflit
42:54donc cette minorité là
42:55parce que c'est une minorité
42:56alors je souris
42:58parce qu'ils vont nous expliquer
42:59que c'est les 3-4 000 euros
43:00qu'ils vont collecter
43:02qui va tout changer
43:03à Gaza
43:03d'après moi
43:04ils ont envoyé une lettre au Qatar
43:05ils vont voir
43:06ils n'ont plus d'argent
43:07et puis avec la volonté
43:08pour terminer là-dessus
43:09Gilles-Louis-Anne
43:09de toujours
43:10comme on le disait
43:11cliver
43:11c'est-à-dire que
43:12lors des fêtes de Bayonne
43:13désormais
43:13il y a ceux
43:13qui porteront
43:14ces kéfier
43:15qui seront ceux
43:16qui veulent bien
43:16soutenir le peuple palestinien
43:18donc pour eux
43:18le camp du bien
43:19et ceux qui ne le feront pas
43:20parce qu'ils restent fidèles
43:21à la tradition
43:22parce que cette initiative
43:23ne les intéresse pas
43:24et donc qui seront
43:25dans le camp du mal
43:26c'est comme ça aussi
43:26qui réfléchissent
43:27et qui risquent
43:27même de se faire agresser
43:28comme vous le disiez
43:30tout à l'heure
43:30il risque d'y avoir
43:31après
43:31on va dire que
43:32c'est le nouveau
43:33Pays Basque
43:34et l'ancien Pays Basque
43:35c'est la nouvelle France
43:36effectivement
43:37qui passe dans
43:37le nouveau Pays Basque
43:38il nous reste peu de temps
43:39mais je voudrais quand même
43:40qu'on évoque une autre
43:41actualité
43:41une Légion d'honneur
43:42qui a été décernée
43:44à Tchavosh Ghazi
43:45il est correspondant
43:47en Iran
43:47pour un certain nombre
43:48de médias français
43:50il fait partie
43:50de la promotion
43:52du 14 juillet
43:53c'est à la demande
43:54du Premier ministre
43:54Sébastien Lecornu
43:55et un certain nombre
43:57de personnes ont réagi
43:58et cela fait polémique
44:00notamment le collectif
44:01de Mona Jaffarian
44:02qui sur les réseaux sociaux
44:04a rappelé
44:04un certain nombre
44:05de déclarations
44:06qui peuvent poser problème
44:07on va les regarder
44:09ensemble
44:09Mona Jaffarian
44:10qui dit
44:10notamment ceci
44:12nous n'arrêtons pas
44:12de dénoncer
44:13les interventions
44:14de Tchavosh Ghazi
44:15sur tous les médias français
44:16sans qu'il n'y ait
44:17aucune prise de conscience
44:18de votre part
44:19Mona Jaffarian
44:20qui prolonge
44:21avec ce collectif
44:22des femmes azadies
44:23nous avons démontré
44:24de manière factuelle
44:25qu'il était impossible
44:26durant la guerre
44:27et même après
44:27d'avoir accès à internet
44:29à moins qu'une puce spéciale
44:30soit fournie
44:31par le régime
44:32et elle termine
44:33avec cette phrase
44:34nous avons prouvé
44:36par A plus B
44:37qu'aucun journaliste indépendant
44:38ne pouvait être factuel
44:39sur la réalité
44:39de ce qui se passait
44:41en Iran
44:41sans risquer sa vie
44:43forcément c'est cela
44:44qui fait polémique
44:45Julien Drey
44:45on choisit évidemment
44:46à qui on remet
44:47à qui on décerne
44:48cette légion d'honneur
44:49et quand on voit
44:50certains de ses propos
44:51on se demande
44:52si c'était vraiment
44:53une priorité
44:53alors vous me direz
44:54il y en a d'autres
44:54on peut se demander
44:55s'il faut leur donner
44:55la légion d'honneur
44:56mais là c'est pas n'importe qui
44:57si vous me permettez
44:58pas un acteur
44:59qui a fait un film
44:59bon après des fois
45:00on peut dire
45:00celui-là
45:01est-ce qu'il a mérite
45:01là c'est un geste politique
45:03parce que
45:04ces prises de position
45:05sont des prises de position politique
45:06il n'est pas simplement
45:08celui qui raconte
45:09ce qui se passe en Iran
45:09il a une vision
45:10de la situation en Iran
45:11il a d'ailleurs expliqué
45:13qu'il y avait un complot
45:14américain
45:15qui avait été monté
45:16il a été même dénoncé
45:18voilà
45:18alors il est encore correspondant
45:19à un certain nombre de chaînes
45:20de télévision
45:21qui pensent que c'est le seul
45:22qui leur donne des informations
45:23enfin les informations
45:24sont largement discutables
45:25c'est pas parce qu'il s'est trouvé
45:26à côté du quartier général
45:27de Camény
45:28quand il a été
45:29qui lui donne
45:29toutes les vertus possibles
45:31maintenant ce personnage-là
45:32est un personnage
45:33qui joue un rôle
45:34bien sûr
45:35le rôle qu'il joue
45:36c'est effectivement
45:37d'essayer de servir
45:38le régime d'Emola
45:39et Mona Jaffarian a raison
45:41alors ça me permet
45:42de signaler simplement
45:43qu'il y a une association
45:44qui s'appelle Noura
45:45qui a aidé à la réalisation
45:46d'un documentaire
45:48qui va être publié
45:49en septembre
45:49qui sera rendu public
45:50et qui est un documentaire
45:52ceux qui l'ont vu
45:53disent insupportable
45:54pire encore
45:55que les images
45:56du 7 octobre
45:57parce que c'est
45:58les trois journées
45:59où 50 ou 80 000
46:00gagnants ont été massacrés
46:02avec des témoignages
46:03et bien je trouve
46:03que la télévision
46:05auquel il appartient
46:06il faudrait bien
46:06de diffuser ce documentaire
46:08le moment venu
46:09geste politique
46:10Gilles William
46:11d'autant plus que
46:11comme le disait Julien
46:12il y a peu de journalistes
46:13aujourd'hui en Iran
46:13et que beaucoup d'informations
46:15arrivent par son canal à lui
46:16ça pose question
46:17j'observe qu'il y a deux journalistes
46:19qui ont été honorés
46:21par la dernière livraison
46:24de médailles
46:26il y a celui-là
46:28c'est le journaliste
46:29agréé
46:30par la république islamique
46:32sinon il ne pourrait pas
46:33de tout évident
46:33travailler aussi librement
46:35c'est le journaliste officiel
46:36agréé
46:36et d'une certaine manière
46:37pardon de vous le dire
46:39c'est pratique quand même
46:40parce que
46:41je sais des pays
46:43un pays du Proche-Orient
46:44qui n'est ni le Liban
46:46ni la Syrie
46:46où tous les journalistes
46:49peuvent être à l'intérieur
46:50et je peux vous dire
46:51qu'ils montrent un esprit
46:52beaucoup plus critique
46:53par rapport à ce pays-là
46:55c'est pratique
46:55d'avoir un journaliste agréé
46:57donc il y a lui
46:57évidemment c'est un journaliste politique
46:59il y a aussi monsieur Pierre Aski
47:00monsieur Pierre Aski
47:02c'est d'une part
47:03l'éditorialiste étranger
47:05de France Inter
47:08dont je ne partage pas
47:10tout à fait le point de vue
47:11et notamment sur la question d'Orient
47:14dont il parle à 90%
47:16il s'intéresse moins au Soudan
47:17beaucoup moins au Soudan
47:19et en même temps
47:22il est aussi président
47:23de Reporters sans frontières
47:25qui est un organisme
47:27très à gauche
47:27qui s'occupe beaucoup
47:29du 4C News
47:30et il m'en veut beaucoup
47:33monsieur Per Aski
47:34parce qu'il l'a dit
47:35à monsieur Charles Aloncle
47:36lorsqu'il a été entendu
47:38c'est qu'il me reproche
47:39d'avoir dit
47:40mais je n'ai pas menti
47:41qu'il avait touché
47:43pour le compte
47:43de Reporters sans frontières
47:45de Georges Soros
47:47de l'argent
47:48notamment pour surveiller
47:50le net
47:50bon
47:51pardon
47:52pardon de le dire
47:53mais on parle
47:55on parle maintenant
47:56d'ingérence intérieure
47:58ce qui est un concept particulier
48:00mais les ingérences extérieures
48:02ce n'est pas terrible non plus
48:02surtout lorsque ces Georges Soros
48:04et ce n'est pas totalement terminé
48:05en 10 secondes s'il vous plaît Julien
48:06il faut terminer après
48:06non juste pour dire
48:08Pierre Aski est un journaliste
48:09qui a perdu
48:10dans le conflit au Proche-Orient
48:13une de ses jambes
48:13c'est un journaliste de qualité
48:15pendant toute une période
48:16il était en première ligne
48:17et je lisais avec attention
48:19tout ce qu'il racontait
48:19dans Libération
48:20dans Libération
48:21mais c'est vrai
48:21que ces derniers mois
48:22il y a une évolution
48:24qui pose problème
48:25je n'ai pas eu l'occasion
48:26d'en discuter avec lui
48:27directement
48:27mais je ne comprends rien
48:29à ce qu'il raconte
48:30et voilà
48:31alors après
48:32la Légion d'honneur
48:33vous savez
48:33on va rester sur
48:35cette dernière phrase
48:36de Julien Drey
48:36merci messieurs
48:37d'avoir été présents
48:39pour ce Face à Face
48:40tout de suite
48:40je vous accompagne
48:41avec l'heure des pros
48:42et restez avec nous
48:44puisque d'ici quelques minutes
48:45on recevra
48:46Aurore Berger
48:46la ministre chargée
48:47de l'égalité
48:48entre les femmes
48:49et les hommes
48:50et de la lutte
48:50contre les discriminations
48:52on parlera évidemment
48:53des commémorations
48:54du Veldiv
48:55et surtout de ce vote
48:56aussi de la honte
48:57vendredi dernier
48:58avec la gauche
48:59qui s'est opposée
49:00à la perpétuité
49:01pour les violeurs
49:02en série de mineurs
49:03on en parle
49:04juste après la pause
49:05restez avec nous