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- il y a 10 mois
Le texte de loi légalisant l'euthanasie et le suicide assisté arrive bientôt sur les bancs du Sénat. Deux jours plus tôt, dimanche 18 janvier, la Marche pour la vie vous donne rendez-vous à Paris et vous appelle à dire "non" à ce projet dangereux pour nos vies. Marie-Lys Pellissier, porte-parole de la Marche pour la vie et fondatrice de la Lejeune Académie, nous alerte sur les conséquences d'une telle loi. Elle nous décrit les combats du mouvement pro-vie.
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00:00Chers téléspectateurs, bonjour. Notre zoom du jour va porter sur un sujet grave qui sera
00:11peut-être un des sujets cruciaux de l'année 2026, la vie, alors que la loi sur l'euthanasie
00:16revient dans quelques jours au Parlement. Pour en parler, nous recevons Marie-Lise Pellissier.
00:21Marie-Lise Pellissier, bonjour. Alors Marie-Lise Pellissier, vous êtes
00:24porte-parole de la marche pour la vie. Le grand rassemblement annuel aura lieu dans quelques
00:30jours à Paris, le dimanche 18 janvier, c'est-à-dire deux jours avant le retour de la loi euthanasie au
00:37Parlement, au Sénat plus précisément. Alors on peut penser que cette marche pour la vie 2026 est
00:43plus que jamais nécessaire. Oui, il est toujours crucial de se mobiliser pour le respect de la vie,
00:48mais cette année, la marche pour la vie est bien la seule organisation qui mobilise les personnes dans
00:55la rue contre cette loi euthanasie. Et donc il est crucial d'être nombreux pour montrer aux sénateurs
01:00qui vont, quelques jours après la marche pour la vie, voter et débattre sur ce projet de loi qui a été
01:06adopté le 27 mai 2025 à l'Assemblée nationale en première lecture. Le projet à Mantefoy a été repoussé,
01:14ça fait depuis 2023 que nous en parlons, mais il a donc été voté en première lecture et nous
01:20attendons vraiment de la part des sénateurs qu'ils soient repoussés. Ce projet de loi est grave
01:26puisqu'il représente un véritable basculement anthropologique, civilisationnel, en faisant passer
01:33la mort provoquée comme un soin, le fait de tuer comme un soin et comme un droit.
01:39Le vrai fléau, c'est que donner la mort est assimilé aux soins, ce qui est un renversement
01:45complet.
01:46Oui, et d'ailleurs c'est ce qu'on voit dès l'article 1er. L'article 1er de la loi consiste
01:52à changer le code de la santé et à introduire l'aide à mourir, ce qu'ils appellent l'aide
01:57à mourir, parce qu'ils ont même enlevé le terme de active et ils ont évidemment enlevé
02:02le terme d'euthanasie et de suicide assisté pour le remplacer par ce terme très flou
02:10d'aide à mourir. Ils mettent cette aide à mourir dans le droit à avoir une fin de
02:15vie digne, ce qui déjà présuppose une signification du terme de dignité qui n'est pas celle que
02:23la marche pour la vie défend.
02:24Oui, voilà, parce que c'est extrêmement dangereux d'employer ce terme de dignité
02:29de ce point de vue-là, puisqu'une personne malade, une personne grabataire serait indigne.
02:37Exactement, c'est ce qui...
02:38C'est ce qui peut même pousser les gens à demander ce suicide assisté.
02:40C'est ce qui est totalement supposé par cette loi et qui, en fait, cet usage erroné
02:47du terme de dignité vient de l'ADMD, de l'Association pour le droit à mourir dans
02:51la dignité, qui est un lobby très puissant qui insiste pour que cette loi soit votée,
02:56surtout avant la fin du quinquennat, puisque c'est une grande priorité.
02:59Et ce terme de dignité, effectivement, laisserait penser que c'est une personne qui est juge
03:05de sa dignité et que la société peut dire que quand une personne ne se juge plus digne
03:11de vivre et que, selon certains critères, on pourrait lui donner la mort, la tuer en définitive.
03:18Et en fait, on remarque que la dignité d'une personne dépend du regard qu'on porte sur
03:24elle. Or, si on fait passer cette loi, en fait, on envoie un message à toutes les
03:29personnes qui sont dans un état de vulnérabilité. On envoie le message que leur vie n'est peut-être
03:35plus digne d'être vécue. Et donc, comme notre regard sur elle n'est plus juste, eh bien,
03:41leur regard sur elle-même va aussi ne plus être juste et elles vont se sentir être un
03:45fardeau. Et donc, elles vont pouvoir demander cette aide à mourir. C'est ce qu'on constate
03:51d'ailleurs dans tous les pays étrangers qui ont légalisé l'aide active à mourir,
03:55enfin, le suicide assisté ou l'euthanasie. En fait, au départ, il y a un certain nombre
03:59et chaque année, le nombre de demandes augmente. Puisqu'il y a l'offre, donc le nombre
04:03de demandes augmente.
04:04Parce que là, nos parlementaires, enfin, ceux qui sont favorables à cette proposition de loi,
04:09jouent tous la main sur le cœur qu'il y aura des gardes fous. Mais on l'a vu en Belgique,
04:14aux Pays-Bas, dans certains états des États-Unis et du Canada, les gardes fous sautent très
04:19vite et le nombre d'euthanasies explose.
04:21Comme dans toutes les lois sociétales, dans tous les cas, à partir du moment où on met
04:25le pied dans la porte, en fait, à partir du moment où on dit que certains ont ce droit,
04:30pourquoi tout le monde n'y aurait pas droit ? Ils disent d'ailleurs, par exemple, un des critères,
04:34c'est d'être majeur. Il faut avoir 18 ans pour être majeur.
04:37Alors, Sandrine Rousseau a dit elle-même qu'il faudra passer à une euthanasie pour
04:43les mineurs. Donc, en fait, ils ne le cachent pas du tout. L'ADMD le dit. Ils veulent pour
04:48l'instant une première loi et pour ensuite pousser à une loi plus élargie. Donc ça,
04:53la question des gardes fous est un leurre et on peut le voir avec la question de l'avortement,
04:58avec la question de la PMA, ça a toujours été le cas.
05:01Oui, on parle d'exception et progressivement, l'exception se généralise. Alors, la marche
05:06pour la vie, c'est toujours l'occasion de témoignages, des témoignages en rapport
05:10avec l'avortement ou avec l'euthanasie. Est-ce que cette fois, vous avez de nouveau
05:14des témoignages forts de personnes qui vont parler de leur vécu et de leur sensibilisation
05:20par rapport à cette question de l'euthanasie ?
05:21Oui. Alors, sur la question de l'euthanasie, nous aurons un jeune d'une vingtaine d'années
05:25qui est malade d'une maladie neurodégénérative et donc qui est directement concerné par
05:32cette loi euthanasie. Il serait éligible à l'euthanasie, euthanasie ou suicide assisté.
05:38Dans la loi, vous savez que c'est suicide assisté avec exception d'euthanasie quand la personne
05:42ne peut pas se suicider elle-même. Et donc, ce jeune va venir témoigner. Tout comme
05:50aussi, on a des témoignages de celui qui est passé sur CNews. Je n'ai plus son nom.
05:58Louis Bouffard, qui est un très beau témoignage sur CNews aussi. En fait, il y a beaucoup
06:02de personnes comme ça qui disent la violence avec laquelle ils reçoivent cette loi. Il y a
06:08eu un manifeste, le manifeste des 110, toutes les personnes qui sont handicapées ou malades
06:13et qui montrent à quel point ils sont contre cette loi. Et donc, on a ce jeune qui va venir
06:20témoigner. On aura aussi d'autres témoignages sur l'avortement.
06:23Voilà, parce qu'évidemment, on se doute que l'euthanasie devrait être au cœur des préoccupations
06:28de la démarche pour la vie. Bien entendu, on parle toujours de l'avortement qui, malheureusement,
06:31est toujours d'actualité. C'est désormais rentré dans la Constitution. On est les deuxièmes
06:36au monde après la Yougoslavie communiste avoir fait cette mesure. Il y a toujours un nombre
06:45d'avortements effrayants, plus de 250 000 au cours de l'année 2024. On attend encore
06:50les chiffres pour l'année 2025. On a peur que ce ne soit pas triste non plus. Comment
06:56en est-on arrivé là ? Et justement, qu'est-ce qu'a la marche pour la vie ? On répond justement.
07:00Comment on en est arrivé là ? Je pense par un abandon de la question de l'accueil
07:08de la vie et puis des politiques familiales qui ne sont pas en faveur de l'accueil de
07:12la vie. Une idéologie aussi, beaucoup, parce que les écoutantes, celles qui prennent le
07:19temps d'écouter les femmes enceintes en difficulté et qui hésitent à avorter, nous
07:23disent que, ne serait-ce que depuis la constitutionnalisation de l'avortement, il y a un impact fort
07:28psychologique sur les femmes. Elles se disent, comme c'est un droit constitutionnel, je
07:34ne peux pas en souffrir, je dois pouvoir l'utiliser. Et donc, il y a aussi une grande
07:40répression sur ceux qui remettent en question ce fameux droit. Enfin, ce n'est même pas
07:46un droit, en fait, dans la législation française, mais en tout cas, cette liberté qui est
07:51constitutionnalisée. Donc, il y a, je pense, vraiment une idéologie active qui touche
07:59tous les jeunes aussi. L'avortement est vu comme une liberté, comme quelque chose qui
08:04va libérer la femme et comme un droit.
08:07Oui, une liberté, et c'est le comble, parce que parmi d'ailleurs les témoins qu'on a pu
08:10entendre lors des marches pour la vie précédente, des femmes qui ont eu recours à cet avortement
08:15le faisaient parfois sous la contrainte, contrainte de leur conjoint, par exemple, contrainte
08:21de leur entourage socio-professionnel ou étudiant.
08:24Oui, effectivement, beaucoup de témoignages montrent qu'une femme n'est pas libre et c'est
08:28comme que beaucoup de femmes ne sont pas libres quand elles avortent. Et c'est la même
08:32chose pour l'euthanasie. En fait, on parle de loi de liberté, mais dans quelle mesure
08:36une personne qui souffre et qui est soumise à des pulsions de mort, comme l'expliquent
08:39bien tous ceux qui travaillent en soins palliatifs ou ceux qui sont en psychologie, en psychiatrie,
08:43ils le disent, en fait, les personnes qui souffrent comme ça, elles ont des pulsions
08:47de mort. Et donc, dans quelle mesure une personne va être vraiment libre quand elle demande
08:52la mort ? Et on peut faire quand même un parallèle aussi, dans quelle mesure la femme enceinte
08:58qui est toute perturbée par cette annonce, qui ne sait pas comment réagir, qui a la
09:02pression parfois de son conjoint et bien souvent, ou de la pression familiale, la pression
09:07du travail, la pression financière, beaucoup de pression qui pousse effectivement une femme
09:12à avorter. On en a des exemples à l'appel. Alors, tous les cas ne sont pas comme ça.
09:17Tous les cas d'avortement ne sont pas des cas de détresse, mais on en a beaucoup. Et
09:20nous, nous les dénonçons à La Marche pour la Vie. Nous trouvons que ce n'est pas un
09:25innocent qui doit payer toutes ses contraintes et que nous devons aider ces femmes, parce
09:30que les femmes sont aussi victimes de l'avortement.
09:32Alors voilà, justement, j'ai eu un sujet des propositions que fait La Marche pour la Vie,
09:36parce que La Marche pour la Vie défend des propositions concrètes, comme une politique
09:41familiale pour combattre la précarité et encore d'autres mesures.
09:45Oui, on nous accuse souvent d'être liberticides, de nous opposer, etc. La Marche pour la Vie
09:51veut d'abord porter un message positif, un message d'espérance et dire qu'il y a des
09:57solutions. Parce que s'il y a autant d'avortements en France et si l'avortement a été légalisé
10:02en 1975, c'est forcément qu'il y a un problème. Et je fais encore le parallèle avec la loi
10:07fin de vie. Si on veut aujourd'hui légaliser le zone nazi, c'est aussi parce qu'il y a
10:11un problème. 50% des personnes qui en auraient besoin ne peuvent pas bénéficier des soins
10:17palliatifs selon la Cour des comptes. Donc, on a un problème d'abord, la question de
10:22l'accueil de l'enfant à naître. Et donc, comment on y répond ? La Marche pour la Vie
10:27défend plusieurs propositions, 10 propositions chaque année que nous remettons à jour en
10:32fonction de l'actualité, mais qui restent à peu près les mêmes. Sur la question de l'avortement,
10:35nous proposons déjà qu'une étude soit faite pour comprendre les conséquences et les
10:40causes de l'avortement, puisqu'on ne peut pas trouver des solutions si on ne comprend
10:44pas tous les facteurs qui poussent une femme à avorter. Et puis, nous avons, par exemple,
10:51écouté le cœur du bébé pour que la femme prenne conscience de ce qu'il en est, qu'à
10:56trois semaines déjà, le cœur du bébé bat. Et souvent, ça fait prendre conscience
11:02à la femme que non, elle veut garder son enfant. Vous avez aussi la question de l'accouchement
11:07sous X, qui est beaucoup oubliée et qui, pourtant, est une vraie solution, puisqu'il
11:10y a beaucoup de couples qui sont en attente pour pouvoir adopter en France. Et donc, ça
11:14serait une solution pour que l'enfant, s'il ne peut pas être accueilli par sa mère biologique,
11:20il puisse être accueilli par un autre foyer. Bien sûr, toutes les questions financières,
11:24pour nous, il est inadmissible qu'un foyer ne puisse pas accueillir un enfant pour des raisons
11:29financières. Donc, nous voulons vraiment que le gouvernement aide ses foyers. Et puis,
11:33on a la question aussi du délai de réflexion.
11:38Le délai de réflexion de trois jours, oui. C'est quelque chose de troublant qu'une décision
11:44aussi grave, même si elle est légale, puisse être prise sans délai de réflexion. C'est
11:51comme si on jouait avec la vie, comme si la vie était quelque chose d'anodin sur laquelle
11:56on peut prendre une décision inconsidérée sur un coup de tête.
12:00Et ce délai de réflexion existait auparavant. Il était de dix jours, puis de sept jours.
12:05Et aujourd'hui, il a totalement été supprimé, ce qui est quand même assez troublant.
12:09Pourquoi faudrait-il à tout prix supprimer le délai de réflexion comme si on était à
12:15un jour près pour l'avortement ? Et on peut voir quand même derrière un lobby vraiment
12:21du planning familial qui, pour le coup, très souvent accueille, alors ce n'est pas toujours
12:25le cas, mais souvent accueille des femmes et leur dise quand est-ce qu'on planifie l'avortement
12:28alors que la femme est encore en train de se poser des questions. Donc, on a vraiment
12:31une volonté active chez certains d'accélérer.
12:35De mise sous pression.
12:38C'est vrai que vous avez évoqué la question de demander une étude sur l'avortement qui
12:42peut être faite par une commission d'enquête parlementaire. C'est même très surprenant
12:45qu'en fait, les députés sénateurs n'aient pas eux-mêmes pris une telle initiative, surtout
12:49avant le vote sur la constitutionnalisation. C'est aussi en partie ce que font les députés
12:53et les sénateurs. Outre voter la loi, ils font des commissions d'enquête. Ça peut
12:56être sur l'efficacité de l'appareil judiciaire. Ça peut être sur les réformes apportées
13:01à l'école, par exemple. Pourquoi ne pas faire une commission d'enquête sur les conséquences
13:06de l'avortement, de la législation de l'avortement 50 ans après ?
13:09Je pense parce que les réponses seraient trop dérangeantes pour nos politiques et pour
13:14la société en général. D'ailleurs, quand nous avons des femmes qui prennent la
13:19parole pour parler de l'avortement, je trouve ça très courageux de leur part, vraiment.
13:23Et donc, on en aura une à la Marche pour la vie ce dimanche 18 janvier. Et en fait,
13:30même elles, on ne leur donne pas la parole. Parce que dire que ce qui est vu comme un
13:35droit presque sacré de la République pose autant de problèmes et fait autant souffrir,
13:40ce n'est pas audible.
13:41C'est-à-dire une des questions qui est évoquée au début du vote sur la constitutionnalisation.
13:48Il avait été question que ça passe par un référendum. Mais le problème, c'est que
13:53de nombreuses personnes pro-avortement en faveur de cette constitutionnalisation ne voulaient
13:59pas d'un référendum. Pourquoi ? Ça ne peut pas être surprenant. Parce que c'est évident
14:02que je pense que le oui l'aurait emporté à plus de 51%. Mais ils ne voulaient pas d'un tel
14:06référendum parce qu'une campagne référendaire oblige à donner un temps de parole équitable
14:12au pour et au contre. Et donc, il y a quand même eu une personne, un candidat aux élections
14:18législatives qui n'a pas été élu député, qui a dit ne donnons pas aux anti-IVG une
14:24tribune inespérée pour eux.
14:26Oui, totalement.
14:27Troublant, ne débattons pas de ce sujet. Alors que justement, si ce sujet est grave, il
14:31faut en débattre. Alors, de manière plus large, comment êtes-vous entendus par les autorités
14:36politiques, par les responsables politiques, les élus, sur ces questions de l'avortement
14:41et de l'euthanasie ?
14:42Alors, déjà, la marche pour la vie a d'abord un combat métapolitique. C'est-à-dire
14:46qu'avant de parler aux députés, on parle à la société, je dirais. On rappelle haut
14:51et fort à la société tout notre message, le respect de la vie du début à sa fin.
14:56Mais nous parlons évidemment aussi, bien sûr, aux députés, à nos représentants, aux parlementaires.
15:01Comment est-ce que c'est reçu ? Certains le reçoivent très bien. Nous écrivons,
15:06souvent les jeunes qui se mobilisent pour la défense de la vie écrivent aux députés
15:11en leur nom propre pour leur dire leur inquiétude, puisque c'est une inquiétude réelle, notamment
15:16vis-à-vis de l'euthanasie. Et certains nous répondent, nous disent qu'ils vont maintenir,
15:22qu'ils vont voter contre et qu'ils comprennent notre inquiétude. D'autres ne nous répondent
15:28jamais et d'autres ne nous considèrent pas. Nous regrettons qu'à la marche pour la
15:33vie, il n'y ait pas davantage de parlementaires qui viennent en tant que parlementaires à
15:37la marche pour la vie, parce que la marche pour la vie représente quand même une certaine
15:40quantité de citoyens qui pensent ce que nous pensons. Et encore, c'est qu'un échantillon
15:47de tous ceux qui, en France, pensent la même chose et qui ne peuvent pas se mobiliser,
15:51même si des gens viennent de très loin pour la marche pour la vie.
15:53Alors, en octobre, vous êtes rendue au Parlement européen. Quel était l'enjeu
15:59de cette visite et comment avez-vous été reçue ?
16:02Alors, au Parlement européen, enfin, dans l'Union européenne, en ce moment, se joue
16:07quelque chose sur la question de l'avortement. C'est le collectif My Voice, My Choice qui
16:13veut inscrire l'avortement dans les droits fondamentaux de l'Europe. Et donc, plusieurs se
16:21mobilisent, enfin, des députés et des associations se mobilisent contre ce vote. C'est dans ce
16:30cadre que nous sommes intervenus, quelqu'un de la Jeune Académie qui est intervenu avec
16:34une autre femme qui est aussi témoignée de son avortement. Et nous avons été reçus
16:40assez mal, on va dire, parce que dans le cadre de l'Assemblée nationale, enfin, du Parlement
16:45européen, pardon, nous n'avons pas le droit, enfin, les députés n'ont pas le droit
16:49de manifester et ne peuvent pas s'opposer, manifester une opposition. Et lorsque nous
16:57sommes rentrés dans la salle du Parlement européen, il n'y a pas eu, enfin, il y a eu,
17:03pardon, des députés européens qui étaient avec des pancartes et qui nous, qui criaient,
17:09enfin, qui ne criaient pas justement, mais qui nous disaient « chain, chain » et qui
17:14manifestaient leur opposition et leur haine vis-à-vis de nous. Ce qui est totalement
17:19indémocratique.
17:21Alors, dans plusieurs pays européens, on a des Marches pour la Vie, il y en a eu une
17:25en Roumanie, alors avec quels certains membres de la Marche pour la Vie française sont
17:29allés. Comment ça se passe dans les autres pays ? Est-ce qu'il y a plus de sérénité
17:33dans les débats, plus de liberté d'expression par rapport à la France ? Je prends l'exemple
17:38de la Roumanie, par exemple, ou de l'Hongrie, la Pologne, la Belgique même aussi ?
17:43Alors, c'est vrai que c'est assez encourageant de voir qu'il y a des Marches pour la Vie
17:46à peu près dans tous les pays, enfin, en tout cas dans beaucoup de pays. Ça, c'est
17:50un petit message à ceux qui considèrent que la Marche pour la Vie ne sert à rien
17:53et qu'il faudrait d'autres manières de faire. Alors, il faut mille manières de défendre
17:57la vie, mais je pense que la Marche pour la Vie reste un moment très important, unique
18:02dans l'année, où publiquement, nous disons à la société et nous nous réunissons pour
18:09nous encourager et pour rappeler ce message essentiel. Donc, ça, c'est un petit message
18:13pour ceux qui pensent que la Marche pour la Vie ne sert à rien et la preuve, c'est
18:17que tout le monde en fait. Beaucoup de pays en font, donc c'est bien qu'on en a vu les
18:21fruits, même s'ils ne sont pas législatifs. Comment ça se passe dans les autres pays ? C'est
18:27très varié. En Roumanie, les provinces sont assez mal vues à cause du passé communiste
18:33et de toute l'histoire de l'avortement qui est lié au communisme parce que le Parti
18:38communiste a interdit l'avortement pendant un temps, etc. Donc, c'est assez délicat
18:44dans le paysage politique. Mais par exemple, je suis allée en Allemagne. Alors, en Allemagne,
18:50il y avait une très forte opposition, mais au niveau de politiquement, ils ne sont pas du
18:56tout au même stade que nous, par exemple. Ce qui est sûr, c'est que moi, quand je me
18:59déplace dans un autre pays, disons que j'ai un peu honte de la France parce que nous,
19:03nous sommes allés jusqu'à inscrire l'avortement dans sa constitution. Donc, nous sommes un peu
19:07l'image de l'extrême dans le progressisme, on va dire, pro-avortement et même sur la
19:17question de la vie parce qu'en fait, il y a plein de pays pour qui, enfin en Roumanie
19:20par exemple, jamais, en tout cas pour l'instant, ils ne pensent absolument pas
19:25à l'euthanasie. Ils ont un tel respect des anciens que ce n'est pas du tout un sujet.
19:29Donc, nous, quand on dit qu'on en est au point de légaliser l'euthanasie ou de
19:32suicidacité, on nous regarde avec des gros yeux.
19:35C'est quoi ces Français ?
19:36Voilà.
19:36Alors, donc, revenons en France précisément. Il y a la Marche pour la vie à Paris dans
19:41quelques jours, mais il y en a aussi un peu partout en France. Il y a celle de Lyon
19:45qui existe depuis quelques années, celle de Lille qui existe depuis l'année
19:49dernière. Il y a aussi tous les petits groupes Génération Pro Vie qui fleurissent
19:54un peu dans toutes les villes de France et de Navarre. En fait, où que vous habitiez
19:56en France, il y a la possibilité de s'engager pour défendre la vie.
19:59Oui, je pense qu'il y a mille manières de faire et effectivement, nous essayons de
20:04développer cette mobilisation locale. Alors, une mobilisation locale qui n'est pas
20:09que militante, on va dire, de rue, mais qui est aussi, on propose la prière pour
20:15ceux qui veulent, on propose l'aide aux associations qui accueillent des femmes
20:18enceintes, qui vont voir les personnes dans les EHPAD. Les jeunes de la
20:23Génération Pro Vie font ça aussi, vont voir les personnes en fin de vie, etc.
20:27Parce que, voilà, la défense de la vie, c'est bien de le dire, c'est bien de
20:32porter cette parole, mais il faut aussi être dans le concret. Et je remercie
20:37tous ceux qui travaillent dans les EHPAD, dans les hôpitaux en soins
20:41pédiatifs qui font un travail remarquable et qui sont souvent bien oubliés et bien
20:45bafoués, notamment par cette loi euthanasie qui va les obliger. Enfin, petit aparté
20:51quand même, la loi euthanasie va, même s'il y a l'objection de conscience pour les
20:55médecins et encore pas pour tous, puisque par exemple, ça n'a pas lieu pour les
20:59pharmaciens, eh bien, il n'y aura pas d'objection pour les établissements de santé.
21:07Donc, tous les établissements de santé devront proposer un service
21:11d'euthanasie et de suicidacité, ce qui est quand même très
21:16lourd à porter pour des soignants.
21:21Donc, voilà, il y a mille manières de soutenir aussi ces soignants
21:25et d'être présents au niveau local.
21:29Et puis, beaucoup viennent même à la marche pour la vie, là, même s'ils viennent
21:33de loin, pour se relancer justement dans ce combat pour la vie.
21:37Et il y a aussi une autre organisation dont vous êtes, il me semble, à l'origine,
21:41c'est là, Le Jeune Académie.
21:43Alors, présentez-nous donc là, Le Jeune Académie.
21:45Alors, Le Jeune Académie vient du constat qu'à la marche pour la vie, il y a beaucoup
21:50de jeunes.
21:51On a une moyenne d'âge de 20 ans et on s'est dit, voilà, tous ces jeunes, ils
21:55veulent défendre la vie parce que je suis la génération post-Loi Veil.
22:00Nous sommes nés dans une société où l'avortement était déjà banalisé ou était déjà brandi
22:05comme une liberté.
22:06Et nous, nous trouvons ça anormal.
22:09Les lois dites de société vont à toute allure.
22:13Tout passe, la PMA, etc.
22:16Et nous, on ne peut pas laisser passer ça sans rien dire.
22:19Donc, nous voulons nous engager à notre manière et savoir, en fait, défendre ses convictions.
22:27Donc, beaucoup de jeunes se confrontent dans leur lycée, dans leur fac, à d'autres
22:31qui sont parfois très violents face à eux parce qu'ils sont très haineux de notre
22:38position.
22:39Et ces jeunes ont besoin d'une formation.
22:41Donc, nous avons créé, là, Le Jeune Académie qui a pour but de donner aux jeunes une formation
22:46tant intellectuelle, argumentative que pratique, c'est-à-dire que chacun a ses talents.
22:51Certains sont faits pour parler sur des plateaux et d'autres sont faits pour créer des vidéos
22:56sur Internet ou pour plutôt être dans l'écoute des femmes enceintes, même si on peut avoir
23:00plusieurs talents.
23:01Eh bien, comment on va s'engager personnellement dans le combat pour le respect de la vie ?
23:07C'est ce à quoi veut répondre la Le Jeune Académie via une université d'une semaine
23:12en août et des week-ends de formation pendant l'année où nous formons donc sur ces sujets
23:18cruciaux, surtout sur le début et la fin de vie pour que, déjà, on sache quoi penser,
23:23les jeunes sachent quoi penser, sachent tenir dans les moments difficiles, au moment où
23:27on pourra être confronté à ces questions d'avortement, d'euthanasie parce qu'on
23:30est un peu tous concernés et puis qu'on sache porter ce message autour de nous.
23:35Et pour finir, quelques questions pratiques quant à la Marche pour la Vie dit 18 janvier.
23:41Comment faire pour venir ? Qu'en faire pour se loger quand vous êtes de l'autre bout
23:46de la France ?
23:47Alors, tout le monde est bienvenu à la Marche pour la Vie.
23:50Des bus viennent donc de Toulouse, Lyon, peut-être de Strasbourg, de Angers.
23:57Ce détail doit être sur le site de la Marche pour la Vie.
23:59On se retrouve sur notre site et sur nos réseaux sociaux.
24:02Donc, tout le monde est vraiment bienvenu parce qu'encore une fois, il faut être nombreux
24:07et encore plus cette année.
24:09Même si on n'est pas nombreux, on sera toujours là.
24:12Ça, c'est sûr.
24:13Même si on est trois, quatre, on sera toujours là.
24:15Mais le fait d'être nombreux envoie quand même un message à notre société.
24:19Et donc, venez nombreux.
24:20Il y a des bus organisés qui sont pris en charge financièrement par la Marche pour la Vie,
24:24quand même, à noter.
24:25Nous pouvons loger aussi les bénévoles qui viennent à la Marche pour la Vie la veille,
24:30le samedi.
24:31Et le samedi, il y a une formation bénévole toute l'après-midi, justement,
24:34pour qu'on allie l'action à la formation.
24:38Et le soir, il y a une veillée de prière pour la vie aussi,
24:42pour un week-end bien complet sur la défense de la vie.
24:46Merci, Marie-Lise Pellissier.
24:49Chers téléspectateurs,
24:50le père Sous-Zoum a retenu votre attention.
24:52Et nous vous disons peut-être au 18 janvier.
24:56Et sinon, à très bientôt.
24:57Sous-titrage Société Radio-Canada
25:02Sous-titrage Société Radio-Canada