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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:00Bonjour à tous et merci de votre fidélité à Midi News.
00:00:04La France a-t-elle suffisamment pris la mesure de ce que représentait Boilem Sansal pour notre pays, pour notre
00:00:11culture, pour notre affect personnel ?
00:00:14A-t-on trop vite oublié que cet homme de 81 ans est souffrant et sous traitement qu'il a
00:00:19passé une année entière dans les geôles algériennes ?
00:00:21Pleuré pendant sa détention, Boilem Sansal est maintenant sur certains plateaux de télévision présentés comme un écrivain médiocre qui ne
00:00:29vend que très peu.
00:00:30On lui reproche des fréquentations, on lui reproche d'avoir choisi un nouvel éditeur.
00:00:35C'était édifiant, ce clair-obscur, comme d'un jour à l'autre, vous pouvez être catalogué, renié, bafoué.
00:00:40On en oublie votre talent, votre poésie, les soutiens d'hier deviennent les affronts d'aujourd'hui et j'en
00:00:45suis sûr, certains d'entre vous, chers téléspectateurs, ont vécu cela aussi.
00:00:48Boilem Sansal a eu le tort ou au contraire la raison d'avoir dit la vérité.
00:00:51En premier lieu, sur le régime algérien, sur la décennie noire, sur les crimes, les massacres, ceux encore décrits par
00:00:58Kamel Daoud pour un livre qui a reçu le Goncourt en 2024.
00:01:01Que va-t-il se passer maintenant ? Va-t-on maintenant dire que Kamel Daoud est lui aussi un
00:01:06écrivain médiocre ?
00:01:08Restons concentrés, il revient à Boilem Sansal d'être respecté.
00:01:11On va en parler dans ce Midi News et d'autres sujets bien sûr après les dernières informations présentées par
00:01:16Somaïa Labidi.
00:01:17Bonjour Somaïa.
00:01:18Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:20L'actualité rythmée par le procès en appel du financement supposé de la campagne présidentielle de 2007 par la Libi
00:01:28de Nicolas Sarkozy.
00:01:29Nicolas Sarkozy qui a été une nouvelle fois interrogé par les juges.
00:01:33Des questions liées notamment à deux lettres envoyées à la cour par Claude Guéant mis en cause lui aussi mais
00:01:38absent du procès.
00:01:39et dans lesquelles il laisse entendre que l'ancien président lui aurait demandé d'aider un proche de Muammar Kadhafi.
00:01:46Tanguy Hamon, des accusations vivement rejetées ce matin par Nicolas Sarkozy.
00:01:50Racontez-nous.
00:01:53Oui exactement Somaïa.
00:01:54Nicolas Sarkozy c'est une nouvelle fois longuement défendu face à la cour d'appel.
00:01:59Concernant les propos de Claude Guéant, il a affirmé que jamais son ancien collaborateur et lui-même n'ont eu
00:02:06l'intention d'aider Abdallah Senoussi.
00:02:08Abdallah Senoussi c'est le beau-frère de Muammar Kadhafi qui a été condamné pour terrorisme.
00:02:13Jamais même ils n'ont voulu donner ce sentiment aux Libyens.
00:02:16Mais alors, a demandé le président de la cour d'appel, pourquoi Claude Guéant dirait ça ?
00:02:21Je ne sais pas, je ne suis pas dans sa tête, a répondu Nicolas Sarkozy.
00:02:25Je ne peux pas parler à sa place, je ne dis pas actuellement volontairement mais sa mémoire peut évoluer.
00:02:31Nicolas Sarkozy a tenu à rappeler qu'il avait toujours pris position pour exclure toute idée de grâce justement pour
00:02:38Senoussi
00:02:38et qu'il n'y avait donc aucune raison d'espérer un accord.
00:02:42L'ancien président de la République a aussi répété ce qu'il dit depuis le début du procès.
00:02:48Je pense que jamais un centime d'argent libyen n'est arrivé dans les caisses de ma campagne présidentielle.
00:02:55Merci pour ce point complet Tanguy, merci également à Laurent Cellarié qui vous accompagne.
00:03:00Et merci à vous Somaïa Labidi, vous revenez tout à l'heure pour d'autres informations, sont autour de la
00:03:06table aujourd'hui.
00:03:06Paul Amard, bonjour cher Paul, merci de nous accompagner.
00:03:09Alexandre Deveco est là, du Figaro, bonjour Alexandre, Pierre-Marie Seige également, bonjour directeur de l'Institut pour la justice.
00:03:16Célia Barotte nous a rejoint, bonjour journaliste police-justice de Senus puisque parmi les différents sujets que nous allons aborder,
00:03:23on va parler tout à l'heure du foot parce que quand même vous connaissez mon appétence pour le football,
00:03:28n'est-ce pas ?
00:03:29Mais même moi j'ai regardé et j'ai trouvé ça absolument incroyable ce qui s'est passé hier avec
00:03:33PSG Bayern.
00:03:34On parlera, je vous le disais, de Bolem Sansal, de l'Algérie, du regroupement familial, ce sont les 50 ans
00:03:39aujourd'hui.
00:03:40Et de la fin de vie puisque le texte revient et il va être à nouveau examiné.
00:03:46Mais d'abord parlons de ce qu'on appelle l'affaire Manon Rolando, du nom de cette femme qui a
00:03:52disparu.
00:03:53Son conjoint a été interpellé en Algérie avec leur fille de 15 mois.
00:03:57Rappel des faits et points sur l'enquête avec Nicolas Roger.
00:04:01Manon Rolando a-t-elle été tuée par son conjoint ?
00:04:04Ses proches ont signalé sa disparition et celle de sa fille de 15 mois le 3 avril dernier,
00:04:10au lendemain du départ de son conjoint pour l'Algérie.
00:04:13Cet homme, âgé de 41 ans, a été interpellé ce lundi par les autorités algériennes.
00:04:18L'enfant du couple a été retrouvé au moment de l'arrestation.
00:04:22Du côté de Saint-Étienne de Montluc, dans la Loire-Atlantique,
00:04:26Aucune trace de la victime présumée, malgré la mobilisation des gendarmes.
00:04:30On a mis en oeuvre depuis le début de la semaine des moyens de niveau nationaux
00:04:34qui vous seront présentés, avec notamment la recherche par drone.
00:04:38Et puis on aura aussi un survol hélicoptère qui va être effectué aujourd'hui.
00:04:44Donc c'est vraiment dans le cadre d'une montée en puissance
00:04:47qu'aujourd'hui on est sur ce type d'opération.
00:04:50Le suspect était déjà connu de la justice française.
00:04:54Il avait été condamné en 2019 à Nantes pour des violences conjugales sur sa compagne de l'époque.
00:05:00Manon Rolando se sentait elle aussi menacée.
00:05:03Elle avait contacté une association qui vient en aide aux femmes victimes de violences.
00:05:07Lors d'une interview, la mère de l'agricultrice s'est adressée indirectement au suspect Karim B.
00:05:12Maintenant j'espère que Karim va dire la vérité, va dire ce qui s'est passé, va répondre à toutes
00:05:20mes questions.
00:05:21Dans l'affaire, deux autres personnes ont été mises en examen pour association de malfaiteurs en vue de la préparation
00:05:27d'un crime.
00:05:28Malgré les éventuelles poursuites judiciaires, le compagnon de Manon Rolando pourrait ne pas être extradé en France selon un accord
00:05:35avec l'Algérie.
00:05:37Voilà donc, et en effet il est toujours en Algérie avec leur fille de 15 mois, Célia Barotte.
00:05:43Qu'est-ce qu'on sait à ce stade de l'affaire ?
00:05:46Eh bien, toutes les pistes sont envisagées puisque l'enquête ne fait que commencer, notamment avec cette interpellation qui marque
00:05:53quand même aussi un promis.
00:05:57Je vous en prie, mais effectivement c'est une affaire assez grave.
00:06:01On sait que le conjoint a donc été interpellé en Algérie avec leur fille de 15 mois.
00:06:08Vous avez entendu cet appel au secours de la maman de Manon Rolando.
00:06:14Je vous propose qu'on la réécoute dans la longueur.
00:06:17Elle témoignait au micro de nos confrères d'RTL ce matin.
00:06:21J'ai été soulagée d'apprendre que Karim Boukharie était arrêtée.
00:06:25La petite est en sécurité chez la maman Karim.
00:06:28Donc, si elle m'entend, je la remercie d'en prendre soin et j'espère qu'elle reviendra vite en
00:06:33France.
00:06:33Maintenant, j'espère que Karim va dire la vérité, va dire ce qui s'est passé, va répondre à toutes
00:06:41mes questions.
00:06:41L'âme de ma petite, je ne sais pas si elle est au ciel, je ne sais pas si elle
00:06:45est en détresse.
00:06:47J'en peux plus.
00:06:48Donc, peut-être que Manon m'entend.
00:06:50Ma chérie, garde ta force.
00:06:52Tu sais, on t'aime et puis on t'aidera à remonter ça.
00:06:56Moi, j'en peux plus, mais je garde ma force et puis je la garde pour Manon, pour Inaya et
00:07:02puis que justice soit faite.
00:07:04On comprend la détresse de cette maman Pierre-Marie Sèvres.
00:07:08Bien sûr, le pire pour l'Institut pour la justice, on travaille beaucoup avec des victimes.
00:07:11Et on sait que l'incertitude, c'est un des sentiments les plus difficiles à vivre, qui placent sous tension,
00:07:18parfois pendant des très longues durées.
00:07:19Parfois, on n'a jamais le fin mot de certaines affaires.
00:07:22Donc, ça peut être absolument terrible.
00:07:24Donc, on le sent là, évidemment, on ne peut n'être que touché par...
00:07:29On se souvient de cette maman aussi dans un autre contexte qui était celui de l'incendie du Constellation à
00:07:34Grand-Montana.
00:07:35Une dame qui revenait souvent sur les antennes et qui n'avait aucune nouvelle de son garçon.
00:07:41Et elle était complètement épleurée, complètement sous l'émotion.
00:07:44Ensuite, quand on l'a revue et quand elle a su que son enfant...
00:07:48C'est terrible de perdre un enfant de 10, 11, 12 ans était mort.
00:07:52Ce n'est pas qu'elle était apaisée, mais en tout cas, il y avait, comme vous le dites, le
00:07:56plus dur, c'est l'incertitude.
00:07:58Est-ce qu'elle est morte ? Est-ce qu'elle n'est pas morte ? Est-ce qu'elle
00:08:01est justement séquestrée, comme elle le sous-entend dans cette interview à RTL ?
00:08:07Le fait de ne pas savoir, c'est peut-être ce qu'il y a de plus tard.
00:08:10Oui, et ce qui est aussi terrible, c'est que parfois, les coupables, qui sont bien souvent des êtres particuliers,
00:08:16les criminels, qui peuvent faire montre d'une certaine perversité...
00:08:20En l'occurrence, j'ai vu des informations plus tôt dans la journée, le coupable semblerait dire que non, non,
00:08:27elle est en vie, qu'elle se cache, etc.
00:08:29Ce qui ne peut évidemment que rajouter de l'incertitude et que remuer la douleur des parents.
00:08:35Donc évidemment, c'est le premier sentiment qui me vient, c'est cette difficulté liée à cette incertitude.
00:08:41Et il y a un autre point, moi, qui en plus me paraît important dans cette affaire-là, c'est
00:08:46que malheureusement, la personne, le suspect principal, a fui.
00:08:51Il a quitté la France, ce qui implique qu'il n'est plus dans notre juridiction française.
00:08:56Il n'est plus, on n'a plus la possibilité de l'arrêter, de l'interpeller, de l'amener devant
00:09:00un magistrat.
00:09:01Et en l'occurrence, il n'a pas fui n'importe où, il a fui dans son pays d'origine,
00:09:05mais l'Algérie n'est pas n'importe quel pays.
00:09:08Et là, on sort uniquement du domaine du droit et de la justice pour arriver dans le domaine des relations
00:09:12internationales.
00:09:13Et c'est ça qui est terrible, c'est que des procès dans lesquels il y a des Algériens qui
00:09:16sont mis en cause, comme c'est le cas en l'occurrence,
00:09:19ils doivent passer par la procédure d'extradition qui peut être extrêmement complexe et qui devient une procédure de relations
00:09:24internationales.
00:09:25Et vous savez que les relations avec l'Algérie sont très mauvaises.
00:09:27Donc, il n'est pas sûr du tout qu'ils soient amenés devant la justice un jour.
00:09:32Célia Barotte, je rappelle effectivement le contexte.
00:09:36Un mois après la disparition de Manon Rolando, près de Nantes, son conjoint a été interpellé en Algérie avec leur
00:09:41fille de 15 mois.
00:09:43Qu'est-ce qu'on sait à ce stade de cette affaire ?
00:09:45Eh bien, on sait que ce conjoint, cet homme, a quitté Nantes le 2 avril dernier, jour qu'il explique
00:09:53avoir pour la dernière fois eu des nouvelles de Manon.
00:09:57Il explique aussi dans un live TikTok auquel il a participé quelques jours avant son arrestation ce week-end,
00:10:04il explique qu'il y avait beaucoup de différends entre eux.
00:10:07Il évoque aussi une formation à laquelle Manon devait participer.
00:10:11Mais il dit que pour lui, Manon est toujours vivante, il dit qu'elle est toujours en vie et qu
00:10:16'elle est présente chez ses parents.
00:10:17Je vous propose d'écouter sa participation à un live TikTok auquel il a participé avec des pseudo-enquêteurs.
00:10:24Un jour où vous allez comprendre que moi, je n'ai rien à dire, que Manon est bien en vie
00:10:31et qu'elle donne un signe de vie, je rentre.
00:10:34Moi, je sais qu'elle est chez ses parents. La dernière fois que j'ai parlé, c'était le 2.
00:10:37Si elle est chez ses parents, pourquoi sa famille la recherche alors ?
00:10:41Pourquoi sa famille la recherche ? Eh bien, puisqu'elles n'ont toujours pas de nouvelles depuis le 27 mars
00:10:46dernier.
00:10:47Un conjoint qui va devoir répondre aux questions des enquêteurs.
00:10:51On le sent dans cette participation au live TikTok que ses propos sont un peu incohérents, qu'il parle de
00:10:56mobiles assez incohérents.
00:10:58Et puis, des moyens qui vont être déployés pour retrouver Manon.
00:11:02Puisque même s'il y a eu l'interpellation de cet homme, les recherches se poursuivent pour retrouver Manon, retrouver
00:11:07une trace.
00:11:08Il va y avoir la mobilisation de drones, d'hélicoptères ou encore de nombreux gendarmes sur place
00:11:12pour retrouver une trace tout au moins de Manon.
00:11:16Donc, un drone qui va survoler la zone, une zone très rurale, marécageuse le jour.
00:11:21Et puis, la nuit, un autre drone qui va permettre de retrouver des traces thermiques
00:11:25ou encore des changements de la cartographie de cette zone.
00:11:28Alors, il a publié en fait ce compagnon de Manon Rolando, des messages TikTok jugés confus, provocateurs
00:11:38pour encore une fois tenter de justifier justement cette fuite.
00:11:42Oui, c'est depuis l'Algérie, lorsqu'il se trouvait, dit-il, chez ses parents.
00:11:46Donc, avant son interpellation de lundi, qu'il participait à des live TikTok.
00:11:51Il donnait sa version des fées.
00:11:54Il parlait aussi de son couple, de son quotidien à la ferme.
00:11:57On le voit sur son compte TikTok.
00:12:00Il a publié de nombreuses vidéos avec les animaux, avec les animaux de la ferme de Manon.
00:12:06Il parle de la santé fragile, d'un état mental assez fragile de Manon.
00:12:12Il explique qu'elle faisait parfois des crises de colère pour des motifs très futiles.
00:12:16Mais en tout cas, il affirme qu'elle est bien vivante, qu'elle est même chez elle et que lui
00:12:22ne dort plus, qu'il s'inquiète,
00:12:23qu'il attend même son go, son top départ pour quitter l'Algérie.
00:12:27Il attendait notamment son autorisation pour la rejoindre car il dit qu'elle aurait honte.
00:12:32En tout cas, c'est vrai qu'on est sur un mobile incohérent avec des indices qui sont vraiment incompréhensibles.
00:12:39Mais en tout cas, un homme qui sort du silence alors qu'il est recherché et qu'il se trouve
00:12:43en Algérie.
00:12:43À tout le moins confus.
00:12:45Et évidemment, il va y avoir sans doute une procédure d'extradition peut-être pour entendre cet homme.
00:12:50Paul Amart, c'est terrible cette affaire.
00:12:52C'est terrible et c'est une double tragédie, une séparation et une disparition.
00:12:57La séparation d'une petite fille arrachée à sa mère, la disparition, celle de la maman,
00:13:01dont on ne sait pas si elle est vivante, avec une suspicion très très forte des enquêteurs en France.
00:13:07Voilà pourquoi c'est une tragédie aggravée par le fait qu'il s'agit d'un couple mixte.
00:13:12J'ai souvent présenté des émissions sur les divorces ou les séparations entre l'homme et la femme
00:13:19qui sont de nationalités différentes ou d'origines différentes.
00:13:21Il est déjà arrivé que l'homme parte avec ses enfants ou son enfant dans un pays du Maghreb, que
00:13:26ce soit l'Algérie.
00:13:27Ou après, évidemment, l'affaire est beaucoup plus difficile parce qu'on ne peut plus l'extraire de son pays.
00:13:33Alors il y a un progrès.
00:13:34Il y a un progrès, je vous ai entendu tout à l'heure attentivement, c'est qu'il a été
00:13:38interpellé.
00:13:39Et compte tenu des relations plus que dégradées entre la France et l'Algérie,
00:13:47moi j'ai été même surpris qu'ils soient interpellés.
00:13:50Il faut savoir que, je le dis sous votre contrôle, que l'Algérie n'extrape pas.
00:13:54Donc est-ce que l'Algérie va faire un effort et va remettre cet individu aux policiers français ?
00:14:00C'est une grande question.
00:14:01Mais déjà, le fait qu'il soit interpellé est déjà considéré, en tout cas à mes yeux, comme un progrès.
00:14:06Ou est-ce que les policiers vont pouvoir l'interroger sur place en allant en Algérie ?
00:14:10C'est une possibilité. Effectivement, à ce stade, tout est possible.
00:14:13Moi, j'ai le souvenir, l'année dernière, il y a eu une affaire dans laquelle l'Algérie demandait l
00:14:18'extradition d'un ancien ministre algérien.
00:14:20Et la France l'a refusé.
00:14:22Alors que c'était un Algérien, ce n'était pas un national français.
00:14:25Il est tout à fait, même très probable, puisque comme je vous le disais, on sort de la justice,
00:14:29on va dans les relations internationales, qu'on est dans une nouvelle phase de négociation.
00:14:33Donc ils l'ont peut-être interpellé pour laisser la porte ouverte à la négociation,
00:14:39en disant peut-être potentiellement on l'a interpellé, on pourrait vous l'extrader,
00:14:41mais on n'est pas obligé de le faire non plus.
00:14:43Donc à mon avis, on est dans ce sujet-là.
00:14:47Alexandre Devecchio, comment est-ce que vous regardez cette affaire ?
00:14:50Comme tout le monde, effectivement, comme un drame.
00:14:53Maintenant, si on veut rentrer dans l'aspect le plus politique des choses,
00:14:56c'est vrai qu'il y a un paradoxe extraordinaire avec l'Algérie.
00:15:00Ils ne veulent pas récupérer leurs ressortissants délinquants
00:15:04et ils ne veulent pas nous les extrader non plus.
00:15:07Enfin, on va voir quand on en a besoin pour mener une enquête.
00:15:12Donc là, c'est un véritable problème, je dirais, diplomatique.
00:15:17Et puis ça pourrait faire précédent.
00:15:19Admettons que l'Algérie le garde.
00:15:22Tous ceux qui voudront commettre des infractions,
00:15:24qui se sentiront proches d'être attrapés par la police,
00:15:28s'enfuiront dans leur pays d'origine.
00:15:30Donc c'est à la fois une affaire, je dirais, singulière,
00:15:36mais qui pose des problèmes politiques plus larges.
00:15:39Politique alors qu'on n'a pas encore entendu
00:15:41de responsable politique monter au créneau sur cette affaire.
00:15:45Je veux dire, je ne vais pas faire toujours le parallèle
00:15:47avec l'affaire Léonarda de François Hollande à l'époque.
00:15:52Mais il y a eu aussi d'autres exemples par le passé
00:15:54où c'était carrément le président de la République
00:15:56qui était monté au créneau.
00:15:57Là, c'est un silence...
00:15:59Alors, est-ce que c'est un silence prudent ?
00:16:02Pour les besoins de l'enquête aussi.
00:16:03C'est important que les relations soient bonnes
00:16:07entre l'Algérie et la France pour permettre cette extradition,
00:16:10pour permettre aussi que l'enquête avance.
00:16:13Il y a parfois, l'enquête avance plus vite
00:16:15que ce qu'elle n'est aussi officialisé dans les médias.
00:16:18Et puis, il faut aussi penser à cette jeune fille,
00:16:20à ce bébé de 15 mois.
00:16:23Que va devenir l'enfant ?
00:16:25Eh bien, elle peut être remise à son parent légal,
00:16:27qu'il s'agisse de la mère ou du père.
00:16:29Là, dans le cas où l'un est entre les mains de la justice
00:16:32et puis la mère disparue,
00:16:34le droit algérien fait état que, normalement,
00:16:36c'est un membre de la lignée maternelle
00:16:38présent sur son territoire qui récupère l'enfant.
00:16:42Et le cas échéant ?
00:16:43Et le cas échéant.
00:16:44La garde est prioritairement confiée quand même à cette dernière.
00:16:47Dans cette affaire, la fillette pourrait être ainsi
00:16:49placée sous la responsabilité de la grand-mère maternelle
00:16:51du principal suspect.
00:16:53À défaut, la garde reviendrait à la grand-mère paternelle.
00:16:56En tout cas, pour l'instant, elle est chez la grand-mère paternelle
00:16:59puisque la maman de Manon Rolando a...
00:17:01Elle le dit dans l'interview à RTL
00:17:04qu'elle a toute confiance en cette dame
00:17:06qui est, pour l'instant...
00:17:07Qui a dû peut-être coopérer aussi avec la police algérienne
00:17:10lors de cette interpellation.
00:17:11On ne connaît pas les conditions de cette interpellation.
00:17:14Mais en tout cas, l'enfant est entre de bonnes mains
00:17:16selon la grand-mère maternelle.
00:17:18Mais on est sur une famille qui se déchire
00:17:20et avec un mystère aussi encore sur...
00:17:22Il y a un aspect qui a été...
00:17:24Je veux dire, qui tourne autour de cette affaire.
00:17:27C'est un mot sur lequel il faut être très très prudent.
00:17:29C'est féminicide.
00:17:30Mais même dans l'AFP, l'agence France Presse,
00:17:33qui généralement est très très prudente
00:17:36parce que c'est une institution
00:17:38et qui fait attention justement
00:17:39à ne pas dire n'importe quoi,
00:17:41c'est le très probable...
00:17:43J'ai vu hier soir quand c'est tombé,
00:17:45très probable féminicide.
00:17:47C'est-à-dire que l'agence France Presse,
00:17:48elle-même, s'avance sur quelque chose
00:17:51qu'on ne connaît pas encore.
00:17:53Dès le début, il y a eu la piste de l'homicide
00:17:55qui a été envisagée,
00:17:57qui n'a pas été exclue par les enquêteurs.
00:17:59Mais le fait que ça ne soit pas exclu
00:18:01et qu'on dise que c'est un probable féminicide,
00:18:03il y a, je parle sous votre contrôle,
00:18:05qui est celle de l'histoire et de la justice,
00:18:06c'est les antécédents judiciaires du conjoint.
00:18:11Si l'AFP dit probable féminicide,
00:18:14c'est que l'AFP dispose d'informations.
00:18:17Il y a aussi un point qui a retenu mon attention,
00:18:19c'est que cet homme a déjà été condamné
00:18:21pour violences conjugales.
00:18:22En 2019, sur une autre femme.
00:18:24Voilà, sur une autre femme.
00:18:25Et puis, moi, j'ai le souvenir
00:18:27que Marlène Schiappa, à peu près à cette époque-là,
00:18:31poussait politiquement
00:18:32pour qu'elle soit expulsée systématiquement.
00:18:34Alors, moi, je suis pour l'expulsion systématique
00:18:36de tous les étrangers qui commettent des crimes
00:18:37ou des délits graves.
00:18:38Point barre.
00:18:39Mais Marlène Schiappa avait quand même le mérite
00:18:41de pousser pour une expulsion automatique
00:18:44de tous les étrangers
00:18:45qui commettaient des violences conjugales.
00:18:46Eh bien, je constate une fois de plus
00:18:47que ça n'a pas été fait.
00:18:49Encore une fois, on nous a fait miroiter
00:18:51cette mesure de bon sens.
00:18:52Il n'y a pas d'autre mot.
00:18:53Une personne qui vient de l'étranger
00:18:54et qui commet des violences sur sa compagne,
00:18:56qu'elle soit étrangère ou française d'ailleurs,
00:18:58est clairement incompatible
00:18:59avec la société française,
00:19:01donc doit retourner en prison
00:19:03et, le cas échéant, dans son pays d'origine.
00:19:05Mais ça n'a pas été fait en l'occurrence.
00:19:07Donc, encore une fois, il y a...
00:19:09Parce que la justice a la possibilité
00:19:10de prononcer des interdictions.
00:19:11Cette personne-là,
00:19:12non pas que je veuille vous corriger,
00:19:14mais dans le cas que vous dites,
00:19:16cette personne devrait aller soit en prison,
00:19:18mais que ce soit dans son pays
00:19:19ou dans un autre.
00:19:20Mais en tout cas, il faut que la justice soit saisie.
00:19:22Ah, bien sûr.
00:19:22Il faut évidemment que ça passe d'abord
00:19:24par la casse-prison.
00:19:24Il n'y ait pas une possibilité
00:19:26qui soit juste en liberté.
00:19:27Il s'est auto-expulsé et auto-expulsé.
00:19:30Oui.
00:19:30Mais il aurait été quand même préférable
00:19:32qu'il...
00:19:33S'il avait déjà commis...
00:19:35Mais il s'est auto-expulsé.
00:19:36Il aurait été préférable
00:19:37qu'il soit expulsé.
00:19:37Elle serait peut-être aujourd'hui...
00:19:39Et là, il s'est auto-expulsé
00:19:40pour les raisons que Paul a dit tout à l'heure.
00:19:42C'est-à-dire qu'il s'est senti protégé
00:19:43en fait dans son pays d'origine.
00:19:44Mais c'est évident.
00:19:45Et il est protégé.
00:19:45Moi, je pense que là,
00:19:46on parle beaucoup de l'enquête,
00:19:47on parle de l'homme.
00:19:48On ne parle pas assez
00:19:49de la petite fille
00:19:50qui est naturel, je suppose.
00:19:51Et donc, je pense que l'urgence,
00:19:54c'est qu'elle retrouve sa mère patrie
00:19:56dans tous les sens du terme.
00:19:57Et sa mère et sa patrie.
00:19:58Vraiment.
00:19:59Et donc, là, vous dites...
00:20:01Il faut...
00:20:01Non, non, mais attendez, Paul.
00:20:03Vous dites, que fait la police ?
00:20:04Vous dites, que fait...
00:20:05Que font les autorités ?
00:20:07Est-ce qu'il n'y a pas quelqu'un
00:20:08pour monter au créneau,
00:20:10au Quai d'Orsay ou ailleurs,
00:20:11pour dire, tiens,
00:20:12il faudrait peut-être s'occuper de la petite ?
00:20:13Quand un enfant disparaît,
00:20:15il y a l'alerte enlèvement.
00:20:16Voilà.
00:20:17Et bien, je pense que...
00:20:18Sur toutes les antennes...
00:20:19On est d'accord ?
00:20:19Et toutes les heures,
00:20:20on a un message.
00:20:21Un enfant a disparu,
00:20:22on sait, il se trouve, d'ailleurs.
00:20:23Oui.
00:20:23Et donc, je pense que l'État
00:20:25doit mobiliser ses moyens
00:20:27pour au moins permettre
00:20:28à cette petite fille
00:20:29de retrouver sa patrie,
00:20:31le pays où elle est née,
00:20:32et sa maman a supposé,
00:20:33a espéré que sa maman
00:20:35soit encore vivante.
00:20:35C'est peut-être même un élément
00:20:37qui a permis à la police algérienne
00:20:39de coopérer.
00:20:40Finalement, la présence de cet enfant,
00:20:43un enfant français,
00:20:45qui est donc sous les mains
00:20:46d'une personne recherchée,
00:20:47sous un mandat de recherche,
00:20:48mais c'est vrai que pour lui,
00:20:50en tout cas,
00:20:50il avait fait,
00:20:51il explique dans ce live
00:20:53assez confus
00:20:54qu'il avait déjà fait
00:20:55un aller-retour en Algérie
00:20:56quelques jours avant.
00:20:57Il avait préparé ce déplacement
00:20:59et ensuite,
00:21:00le 2 avril,
00:21:01il est retourné en Algérie
00:21:02pour confier l'enfant
00:21:03à sa mère
00:21:04et lui sûrement fure.
00:21:05Je vais vous poser une question.
00:21:05Est-ce qu'il est franco-algérien
00:21:06ou seulement algérien ?
00:21:07Seulement algérien.
00:21:07Alors, vous en plus.
00:21:08Mais l'enfant doit être
00:21:09franco-algérien, j'imagine.
00:21:11Nous n'avons pas eu le détail.
00:21:12On ne sait pas ce qu'il a dit
00:21:13de passeport.
00:21:14Oui, je crois que c'est assez probable.
00:21:15En tout cas, il a montré
00:21:16un passeport sur TikTok
00:21:18où il y avait quand même
00:21:19eu la mention,
00:21:20des mentions en Algérien.
00:21:21Mais est-ce que l'enfant
00:21:22a deux passeports ?
00:21:24C'est vrai que la nationalité
00:21:25de l'enfant...
00:21:26Il a montré un passeport
00:21:26algérien de la petite ?
00:21:27Voilà.
00:21:28Pour confirmer
00:21:29que c'était bien sa fille,
00:21:31que le passeport
00:21:31était entre ses mains.
00:21:32Mais nous ne savons pas
00:21:33la nationalité de...
00:21:34Et on sait comment,
00:21:35avec l'affaire Boilem-Sensal,
00:21:37on sait comment l'Algérie
00:21:37traite les franco-algériens.
00:21:39Quand ça les arrange,
00:21:40en tout cas,
00:21:41elle traite tout son bien.
00:21:41Et moi, j'ai beaucoup
00:21:44de tendresse et de sympathie
00:21:45pour cette maman
00:21:46qu'on a entendue tout à l'heure.
00:21:48C'est déchirant.
00:21:49Voilà, je garde ma force
00:21:50mais j'en peux plus.
00:21:51On imagine dans quel état
00:21:52elle est de ne pas savoir.
00:21:53Ça, c'est vraiment terrible.
00:21:54On va marquer une pause
00:21:55dans Midi News.
00:21:56Et dans un instant,
00:21:57on se retrouve bien sûr
00:21:57avec Somaya
00:21:58pour les dernières informations.
00:21:59Et après,
00:22:00les dernières annonces
00:22:01ou non-annonces
00:22:03du gouvernement
00:22:03sur votre pouvoir d'achat
00:22:05et notamment sur le carburant.
00:22:06A tout de suite.
00:22:10Retour sur le plateau
00:22:11de Midi News.
00:22:12Et dans un instant,
00:22:13on va parler de votre pouvoir d'achat
00:22:14après les dernières informations
00:22:15de Somaya Labidi.
00:22:17Après les violences
00:22:18qui ont éclaté ce week-end
00:22:19et face à une situation
00:22:20sécuritaire extrêmement volatile,
00:22:23le quai d'Orsay recommande
00:22:24aux ressortissants français
00:22:25présents au Mali
00:22:26de prévoir, je cite,
00:22:27un départ temporaire
00:22:28dès que possible
00:22:29par les vols commerciaux
00:22:30encore disponibles.
00:22:32A la une également,
00:22:33Donald Trump pose le ton.
00:22:34Face à Téhéran,
00:22:36les Iraniens ont intérêt
00:22:37à devenir intelligents
00:22:38et vite.
00:22:38Des propos publiés
00:22:40sur son réseau social
00:22:41avec une photo
00:22:42où il se met en scène
00:22:42arme à la main
00:22:43sur fond de territoire en guerre
00:22:45avec ce commentaire.
00:22:46Monsieur gentil,
00:22:47c'est terminé.
00:22:48Et puis,
00:22:49bilan des tensions
00:22:50qui ont éclaté hier soir
00:22:51aux abords du Parc des Princes
00:22:52en marge du match PSG-Bayern.
00:22:55Six individus ont été interpellés
00:22:57et placés en garde à vue
00:22:58pour violences volontaires
00:22:59et outrages.
00:22:59Deux policiers ont été
00:23:00légèrement blessés
00:23:01et cinq poubelles incendiées.
00:23:03Merci beaucoup Somaïa Labidi.
00:23:06D'autres informations tout à l'heure.
00:23:07À 14h,
00:23:08ils sont toujours présents
00:23:09Alexandre Devecchio,
00:23:10Pierre-Marie Sèvres,
00:23:11Paul Amard,
00:23:11Elodie Huchard.
00:23:12Bonjour, chère Elodie,
00:23:13du service politique
00:23:14de CNews.
00:23:16Conseil des ministres,
00:23:17aujourd'hui,
00:23:18et en Conseil des ministres,
00:23:19le gouvernement a présenté
00:23:20son projet de loi
00:23:20sur le 1er mai
00:23:21qui prévoit d'autoriser
00:23:23certains salariés
00:23:24à travailler ce jour férié
00:23:25dans des secteurs précis.
00:23:27On a parlé des boulangers,
00:23:28des fleuristes notamment.
00:23:29Reste à préciser
00:23:30quel commerce au final,
00:23:31quelles professions
00:23:32seront concernées ?
00:23:32Réponse avec Alexis Prince.
00:23:35Où pourra-t-on consommer
00:23:36ce vendredi 1er mai ?
00:23:38Difficile d'y voir clair
00:23:39avec le flou laissé
00:23:40par le code du travail,
00:23:41alors tour d'horizon.
00:23:43La nouveauté 2026
00:23:44concerne les artisans fleuristes
00:23:45et les boulangeries-pâtisseries.
00:23:47Grâce à une mesure annoncée
00:23:48par l'exécutif il y a dix jours,
00:23:50ces deux corps de métier
00:23:51qui le réclamaient depuis longtemps
00:23:52pourront faire travailler
00:23:53leurs salariés
00:23:54sur la base du volontariat
00:23:55et d'un accord écrit
00:23:56donné à l'employeur.
00:23:58Comme le prévoit la loi
00:23:59pour tous ceux qui travaillent
00:24:00le 1er mai,
00:24:01ils seront payés double.
00:24:02En revanche,
00:24:03bouchers et poissonniers
00:24:04ne bénéficient pas
00:24:05de cette nouvelle dérogation.
00:24:06Ceux qui décideront d'ouvrir
00:24:08s'exposeront à des verbalisations
00:24:10de l'inspection du travail.
00:24:11Pour les autres métiers de bouche,
00:24:13la jurisprudence inclut
00:24:14les restaurants et fast-food
00:24:15parmi les commerces
00:24:16ne pouvant interrompre
00:24:17leur activité.
00:24:18Ils peuvent donc rester ouverts.
00:24:20Du côté des courses alimentaires,
00:24:22une règle simple,
00:24:22les patrons qui veulent travailler
00:24:24ne pourront le faire que seuls
00:24:25ou avec des membres
00:24:26de leur famille non salariés.
00:24:27Sur ce même principe,
00:24:29les hypermarchés
00:24:30qui mobiliseraient
00:24:31une main-d'oeuvre
00:24:31trop importante
00:24:32fermeront leurs portes,
00:24:34tandis que seuls
00:24:35certains supermarchés
00:24:36équipés de caisses automatiques
00:24:37pourront accueillir
00:24:38de la clientèle.
00:24:40Logique identique enfin
00:24:41pour les enseignes de bricolage
00:24:42et les magasins vestimentaires,
00:24:44les vendeurs de prêt-à-porter
00:24:45ne pourront travailler
00:24:46que sans leurs salariés
00:24:47et n'espérez pas faire du shopping
00:24:49dans les centres commerciaux.
00:24:50Si vous vous trouvez
00:24:51à Paris par exemple,
00:24:52tous les grands magasins
00:24:53seront fermés.
00:24:54Tout professionnel
00:24:55contrevenant à ces règles
00:24:56s'expose à une amende
00:24:57de 750 euros par salarié.
00:25:00Bon, alors,
00:25:01on n'y voit plus clair,
00:25:02mais c'est toujours
00:25:02pas tout à fait clair.
00:25:03Écoutons ce que dit
00:25:04le ministre Serge Papin.
00:25:06Pour les boulangers-pâtissiers,
00:25:08ce sont les artisans,
00:25:09comme l'a dit Jean-Pierre,
00:25:12donc les artisans,
00:25:13boulangers, pâtissiers,
00:25:15au sens où,
00:25:18au moment de leur création,
00:25:20ce sont des entreprises
00:25:22qui comptaient moins de 11 salariés.
00:25:25C'est cette catégorie-là
00:25:27d'artisans
00:25:28qui auront le droit d'ouvrir
00:25:30dans les conditions
00:25:30qui ont été données
00:25:32par le ministre du Travail.
00:25:33Pour ce qui concerne
00:25:35la filière artisans fleuristes,
00:25:40c'est de la même manière,
00:25:42ce sont les artisans
00:25:42qui sont concernés.
00:25:43Et là aussi,
00:25:45il y avait une inéquité
00:25:46puisqu'il pouvait y avoir
00:25:49une espèce de tolérance
00:25:51sur les ventes à la sauvette
00:25:53alors que les professionnels
00:25:55n'avaient pas le droit d'ouvrir.
00:25:56Donc c'était profondément injuste
00:25:58ce qui justifie quand même
00:26:00que pour ces deux professions
00:26:01il y ait la possibilité d'ouvrir.
00:26:05– Moi, ce que je retiens,
00:26:06c'est que les commerces
00:26:07autorisés à ouvrir le premier
00:26:08seront soit de moins de 11 salariés
00:26:10lors de la création du commerce en question.
00:26:13Tout le monde n'est pas d'accord là-dessus
00:26:15au sein du gouvernement, Elodie ?
00:26:16– Oui, parce que, d'ailleurs,
00:26:17Serge Papin y a fait référence
00:26:18lors de son compte-rendu.
00:26:20Gérald Darmanin,
00:26:21le ministre de la Justice,
00:26:22s'y est opposé.
00:26:23Il explique que c'est un débat
00:26:24un peu trop parisien, selon lui,
00:26:26et que notamment dans le Nord,
00:26:28les ouvriers,
00:26:28c'est une journée extrêmement
00:26:30importante pour eux.
00:26:31Et Serge Papin a dit justement
00:26:32qu'il avait été sensible,
00:26:33qu'il avait entendu le discours
00:26:35de son collègue,
00:26:36mais néanmoins, évidemment,
00:26:38la décision reste prise.
00:26:39Je rappelle quand même
00:26:40que ça fait plus d'un an
00:26:41que cette proposition
00:26:42de pouvoir travailler le 1er mai,
00:26:44on le rappelle, vraiment,
00:26:45pour certains commerces,
00:26:46avec une certaine taille, etc.,
00:26:48en étant payé double.
00:26:49Ça fait plus d'un an
00:26:50que cette proposition se balade
00:26:51entre le Sénat
00:26:53et l'Assemblée nationale.
00:26:54On se rappelle aussi
00:26:55que le Premier ministre,
00:26:56devant les syndicats,
00:26:57avait finalement freiné.
00:26:58Pas de commission mixte paritaire.
00:27:00On voit bien aussi
00:27:01tout le bulgi-bulga
00:27:02qu'il y a autour.
00:27:02Tout cela, juste pour travailler
00:27:03le 1er mai.
00:27:05Et le ministre Serge Papin
00:27:06a aussi dit
00:27:07qu'il n'avait pas donné
00:27:08d'instructions
00:27:08aux inspecteurs du travail.
00:27:10Il compte sur leur intelligence
00:27:11parce que pour ce 1er mai,
00:27:13en l'occurrence celui qui arrive
00:27:15après, demain,
00:27:16il n'y a pas encore
00:27:17de loi en vigueur.
00:27:18Donc, ça sera une sorte
00:27:18de tolérance.
00:27:19Si les commerces ouvrent,
00:27:20en théorie,
00:27:21ils ne seront pas sanctionnés.
00:27:22Alexandre Devecchio,
00:27:24ça précise en fait
00:27:25l'angle de la présidentielle.
00:27:29C'est-à-dire qu'on a
00:27:29deux camps qui s'opposent
00:27:31et on l'allume très bien
00:27:32dans le Figaro hier.
00:27:33C'est-à-dire,
00:27:33c'est Gilles Boutin
00:27:34qui avait écrit cet article
00:27:36qui montre que
00:27:37la gauche va tout faire
00:27:38pour faire moins travailler les gens
00:27:40et la droite va tout faire
00:27:41pour faire plus travailler les gens.
00:27:43Et là,
00:27:43on est au cœur du débat.
00:27:45Oui, effectivement,
00:27:46on est au cœur du débat.
00:27:46Après,
00:27:47la position de Darmanin
00:27:48est intéressante
00:27:48puisqu'on sait qu'il essaie
00:27:49de parler également
00:27:50aux classes populaires.
00:27:51Donc, il rappelle
00:27:52le fait qu'il vient du nord,
00:27:54d'une région ouvrière.
00:27:57Donc, c'est stratégiquement...
00:27:58La France,
00:27:59ce n'est pas que le nord.
00:28:00C'est-à-dire que dans ce cas-là...
00:28:01ce n'est pas que le nord.
00:28:01Imaginez,
00:28:02on a un ministre de l'économie
00:28:05qui est de l'Est
00:28:05et qui va dire
00:28:06nous, dans l'Est,
00:28:07autrement,
00:28:07un ministre d'Espoir
00:28:08qui va nous à Toulouse.
00:28:10Je crois qu'au nord aussi,
00:28:11les gens veulent travailler,
00:28:12mais c'est intéressant
00:28:13comme positionnement
00:28:14de la part de Gérard Darmanin
00:28:15parce que je pense
00:28:16que, justement,
00:28:17il veut s'adresser
00:28:19à un public
00:28:20un peu différent.
00:28:21Après, moi,
00:28:22je crois que la question
00:28:22n'est pas seulement
00:28:23de faire travailler
00:28:24plus les Français,
00:28:26mais de faire travailler
00:28:28plus de Français.
00:28:29Je crois que le problème
00:28:30du travail en France,
00:28:31c'est aussi celui
00:28:32des inactifs.
00:28:33On est dans un pays
00:28:35record du monde
00:28:37d'inactifs,
00:28:38de prestations sociales
00:28:40et, à mon avis,
00:28:41moi, je suis tout à fait
00:28:42pour que les petits commerçants
00:28:44puissent ouvrir
00:28:45le premier mai,
00:28:46mais, à mon avis,
00:28:46le débat sur le travail
00:28:47doit aussi porter
00:28:49sur comment on réduit
00:28:50les prestations sociales
00:28:51et comment on réduit
00:28:52le nombre d'inactifs
00:28:54parce qu'en fait,
00:28:55ceux qui travaillent
00:28:55travaillent déjà beaucoup
00:28:57et ils travaillent
00:28:58pour les autres.
00:28:58Moi, je crois
00:28:59que c'est comme ça
00:28:59qu'il faut poser aujourd'hui
00:29:02le débat aujourd'hui.
00:29:03Il faut réduire
00:29:03les aides sociales
00:29:04puisque certains se disent
00:29:05si je commence à prendre
00:29:06un petit boulot,
00:29:07je toucherai moins
00:29:08que si je continue
00:29:10à toucher les aides sociales
00:29:11et je regarde
00:29:12les aides sociales.
00:29:13Je ne suis pas compte
00:29:13si c'est un filet de sécurité
00:29:15pour des gens
00:29:15qui ont vraiment
00:29:16un coup dur,
00:29:17mais ça ne doit pas être
00:29:18un système
00:29:19qui remplace le travail.
00:29:20Ici même, un entrepreneur
00:29:22qui était le patron
00:29:23du groupe H8
00:29:25Jean-Philippe Cartier
00:29:26disait, moi par exemple,
00:29:27j'ai une mesure
00:29:28très impopulaire à dire,
00:29:29c'est que le chômage
00:29:30pour les moins de 30 ans
00:29:31c'est 3 mois.
00:29:323 mois,
00:29:33si vous ne retrouvez pas
00:29:33de boulot pendant 3 mois,
00:29:34tant pis pour vous,
00:29:35mais au moins ça vous active
00:29:37et pas 18 mois
00:29:38comme aujourd'hui.
00:29:39Paul Amart,
00:29:39est-ce que ça a toujours existé
00:29:40ce débat ?
00:29:41Oui, liberté aux contraintes,
00:29:43oui.
00:29:44Mais moi j'imagine
00:29:44le repas du 1er mai.
00:29:45Donc entrée
00:29:47baguette tradie,
00:29:49le plat
00:29:50pain aux olives
00:29:50pour un peu l'assaisonner
00:29:51et dessert avec des gâteaux.
00:29:53Et ni poisson
00:29:54ni viande,
00:29:55il y a quelque chose
00:29:55qui m'intrigue.
00:29:57Oui, vous parlez
00:29:57pourquoi les boulangers
00:29:58et pas les bouchers ?
00:29:59Et pourquoi pas les bouchers
00:30:00ou les poissonniers ?
00:30:01Je ne comprends pas
00:30:02et l'argument
00:30:03de moins de 11 salariés
00:30:04ça ne tient pas.
00:30:05On connaît des bouchers
00:30:07ou des poissonniers
00:30:08qui emploient
00:30:08moins de 11 salariés.
00:30:10Je ne comprends pas.
00:30:11Voyage en absurdie.
00:30:13Oui, c'est ça.
00:30:13À la création.
00:30:14C'est-à-dire
00:30:14aujourd'hui,
00:30:15ils peuvent avoir 450
00:30:16et ça peut être
00:30:17un hypermarché.
00:30:18Moi, ce que je trouve
00:30:19aberrant,
00:30:20c'est d'une complexité folle.
00:30:22Vous imaginez le temps
00:30:22qu'on perd dans les ministères
00:30:24à trouver des petits
00:30:25micro-détails
00:30:26à faire évoluer ?
00:30:27Avec l'aide de McKinsey.
00:30:29Et au Parlement d'ailleurs.
00:30:29Et au Parlement,
00:30:30oui.
00:30:30Et puis vous avez
00:30:31dans les ministères
00:30:32les gens de chez McKinsey
00:30:33qui facturent,
00:30:33qui facturent,
00:30:34avec votre argent et le mien
00:30:36et qui vous disent
00:30:37on va trouver
00:30:38une bonne solution
00:30:38pour le 1er mai.
00:30:39Simpler is always better
00:30:40comme dit les anglo-sations.
00:30:42Le simple,
00:30:42c'est toujours mieux
00:30:43sur McKinsey.
00:30:44Il y a une enquête en cours
00:30:45sur McKinsey
00:30:46aux Etats-Unis.
00:30:46Ah oui ?
00:30:48Ils avancent dans l'enquête.
00:30:49Sur les relations
00:30:50avec le pouvoir actuel.
00:30:52Absolument.
00:30:52Ah oui, d'accord.
00:30:53Ça, c'est intéressant.
00:30:54Bon, on ne sait pas
00:30:54où ça va aller.
00:30:55C'est exactement pareil
00:30:56pour le pouvoir d'achat.
00:30:57Nouvelle hausse à la pompe.
00:30:58Carburant qui repasse
00:30:59au-dessus des 2 euros le litre.
00:31:00Colère et inquiétude
00:31:01chez les automobilistes.
00:31:03Explication de Célia Judas,
00:31:04Coralie Auberti
00:31:05et Astrid Yalik.
00:31:0886 euros
00:31:09sur une petite voiture
00:31:10alors qu'avant
00:31:11c'était 65.
00:31:12Presque 20 euros
00:31:13de différence
00:31:14sur un plein.
00:31:15De quoi faire
00:31:16pâlir les automobilistes ?
00:31:18Je suis clairement mécontent.
00:31:19Ça a été mal géré.
00:31:21Quand bien même
00:31:21le prix a augmenté
00:31:2280% c'est de la taxe.
00:31:24Donc l'Etat
00:31:24pourrait faire en sorte
00:31:25que ça baisse
00:31:25mais ils ne le font pas
00:31:26parce que ça remplit les caisses.
00:31:27On se fait flouer
00:31:29depuis 40 ans.
00:31:30Pourquoi ça changerait maintenant ?
00:31:31Après une baisse timide
00:31:33pendant quelques jours.
00:31:34Hier à la pompe,
00:31:35le sans-plomb 95
00:31:37dépassait à nouveau
00:31:38la barre symbolique
00:31:40de 2 euros du litre.
00:31:41Face à la hausse
00:31:42des prix du carburant,
00:31:44les Français
00:31:44n'ont d'autre choix
00:31:45que de trouver
00:31:46des solutions
00:31:47pour réduire
00:31:48les dépenses.
00:31:49On se baisse
00:31:50sur les courses
00:31:51et puis voilà.
00:31:52Faire attention
00:31:53à limiter
00:31:54ces trajets.
00:31:56Moi j'ai rechargé
00:31:57mon navigo
00:31:57on va dire.
00:31:58Des prix qui grimpent
00:32:00et la crainte
00:32:00d'une pénurie d'essence.
00:32:02Hier,
00:32:02le gouvernement
00:32:03s'est voulu rassurant.
00:32:05A priori,
00:32:06aucun risque
00:32:07quant à l'approvisionnement
00:32:08en carburant
00:32:09pour les semaines
00:32:10à venir.
00:32:11Voilà donc
00:32:11exactement
00:32:12la même incertitude
00:32:14au niveau
00:32:15des carburants
00:32:16et on va entendre
00:32:16ce qu'en dit
00:32:17la porte-parole
00:32:18du gouvernement
00:32:19et ministre
00:32:20de l'Energie,
00:32:21Maude Bréjou.
00:32:22Pour autant,
00:32:23et là je reprends
00:32:24les mots
00:32:24du président
00:32:25de la République,
00:32:26nous sommes
00:32:27dans un contexte
00:32:28géopolitique
00:32:29qu'il a qualifié
00:32:30d'autement
00:32:31incertain.
00:32:32Et à ce titre,
00:32:33il a demandé,
00:32:34et c'est bien légitime,
00:32:35aux ministres
00:32:36et à l'ensemble
00:32:38du gouvernement
00:32:39de continuer
00:32:40à recevoir
00:32:41les professions
00:32:42concernées
00:32:43par la hausse
00:32:44du prix de l'énergie
00:32:45et spécifiquement
00:32:46par la hausse
00:32:46du prix des carburants,
00:32:48ministère par ministère,
00:32:50pour apporter
00:32:51et construire
00:32:51avec eux
00:32:52d'éventuelles
00:32:53nouvelles réponses,
00:32:54réponses d'appui
00:32:55à la trésorerie
00:32:56d'une part,
00:32:57réponses ciblées
00:32:58évidemment
00:32:59d'autre part,
00:33:01là encore
00:33:01pour anticiper
00:33:02les semaines à venir,
00:33:04vous avez vu
00:33:05qu'on a une approche
00:33:07mensualisée
00:33:07si je puis dire
00:33:08de la gestion de crise,
00:33:08on a d'abord
00:33:09mis des aides en place
00:33:10pour avril,
00:33:11on les a recondues
00:33:11amplifiées pour mai,
00:33:12je viens d'en parler
00:33:13et donc il convient
00:33:14bien sûr d'ores et déjà
00:33:16de commencer
00:33:17à travailler
00:33:18sur les semaines à venir.
00:33:19Voilà,
00:33:19travailler sur les semaines à venir
00:33:20et en fait
00:33:21le gouvernement
00:33:21a une boîte de pansements
00:33:22alors ils sont bleus,
00:33:23roses,
00:33:24de toutes les couleurs,
00:33:24là on ne sait pas
00:33:25lequel on va mettre
00:33:26sur la fameuse jambe de bois
00:33:27pour justement
00:33:28pallier ce problème.
00:33:29Oui mais on sait déjà
00:33:30que le pansement
00:33:30ne sera pas assez gros
00:33:31par rapport à la plaie,
00:33:32ça en revanche
00:33:33on l'a compris,
00:33:33alors effectivement
00:33:34c'est toujours cette logique
00:33:35des aides ciblées,
00:33:36ce qu'on comprend
00:33:37dans ce que dit Maude Bréjean
00:33:38c'est que en fait
00:33:39ces aides devraient être
00:33:40reconduites avec peut-être
00:33:41un peu plus de trésorerie,
00:33:43on verra,
00:33:43quand elle dit
00:33:44on le fait au mois,
00:33:46effectivement c'est ce que
00:33:46fait le gouvernement,
00:33:47est-ce que ça correspond
00:33:48parce qu'elle dit
00:33:48on mensualise quelque part
00:33:49pour une entreprise,
00:33:50les entreprises ne peuvent
00:33:51pas se permettre
00:33:52de ne pas savoir
00:33:53si le mois prochain
00:33:54il y aura des aides
00:33:54et de combien,
00:33:55donc l'incertitude
00:33:57elle reste
00:33:57et puis Maude Bréjean
00:33:58elle dit aussi
00:33:59un peu plus loin
00:33:59qu'il faut être
00:34:00aux côtés des français
00:34:01les plus modestes
00:34:02mais que tout ça
00:34:02ne se fait pas
00:34:03dans un claquement
00:34:04de doigts
00:34:05et surtout quand il y a
00:34:05des questions de confrères
00:34:07pour essayer de trouver
00:34:08d'autres pistes
00:34:08elle dit notamment
00:34:09que le gouvernement
00:34:10ne s'interdit pas
00:34:11de taxer les super profits
00:34:12des pétroliers,
00:34:13ne s'interdit pas,
00:34:14ça ne veut pas dire
00:34:15qu'on le fait
00:34:16mais on voit en tout cas
00:34:17un gouvernement
00:34:17qui est toujours
00:34:18un petit peu hors tard
00:34:19sur ce sujet
00:34:20et qui reste en tout cas
00:34:21sur les aides
00:34:22sur une réponse
00:34:23qui est véritablement
00:34:24des aides très ciblées.
00:34:25Le seul fait
00:34:26qu'ils le mettent
00:34:27sur la table
00:34:28c'est que c'est déjà
00:34:29envisagé.
00:34:30Sinon il ne leur aurait pas dit
00:34:31une petite pression
00:34:31tranquillement.
00:34:32Sinon il ne leur aurait pas dit
00:34:33parce qu'ils passent aussi
00:34:34leur temps
00:34:35et ça a été notamment
00:34:36le cas lors du vote
00:34:38du budget
00:34:38à dire
00:34:39voilà
00:34:40LFI,
00:34:41la gauche,
00:34:42le PS,
00:34:43les écolos
00:34:43ne trouvent rien d'autre
00:34:44à dire qu'il faut taxer
00:34:45les super profits
00:34:46des pétroliers
00:34:47et puis là comme par hasard
00:34:48ça vient de la bouche
00:34:48du gouvernement
00:34:49donc ça ça veut dire
00:34:50qu'il y a peut-être
00:34:51un McKinsey d'ailleurs
00:34:52qui a dit
00:34:53peut-être que vous devriez
00:34:54taxer les super profits
00:34:55des pétroliers
00:34:56bon c'est quand même
00:34:57assez étonnant
00:34:58et j'allais dire
00:34:59presque injuste
00:34:59envers Patrick Pouyanné
00:35:01je parle de Total
00:35:03qui a quand même
00:35:04capé les prix
00:35:05à 1,99
00:35:06mais on va encore
00:35:07j'entendais encore
00:35:08l'autre jour
00:35:09sur une chaîne concurrente
00:35:10M. Corbière
00:35:11il disait
00:35:12la première chose
00:35:13c'est qu'il faut aller
00:35:14faire les poches de Total
00:35:15et comme ça
00:35:15on aura
00:35:16voilà
00:35:16ça c'est une vieille rengaine
00:35:18Mais on paie les effets
00:35:20de la dette abyssale
00:35:21que ce pouvoir nous laisse
00:35:22tout simplement
00:35:23il faudrait lui apprendre
00:35:23à fricoter
00:35:24parce que je note le contraste
00:35:25à tricoter
00:35:26oui à tricoter
00:35:26entre le pouvoir
00:35:27et les français
00:35:28quasiment tous les français
00:35:30ont un bas de laine
00:35:31livré d'épargne
00:35:32en tout cas ils épargnent
00:35:33en cas de coup dur
00:35:33et ils ont cet argent
00:35:34c'est un argent de sécurité
00:35:36en cas de coup dur
00:35:37je note que ce gouvernement là
00:35:38Bac plus 8
00:35:39Bac plus 10
00:35:40ne s'est pas tricoté
00:35:41et n'a pas su
00:35:42faire son bas de laine
00:35:43en cas de coup dur
00:35:44et on y est
00:35:45bon moi non plus
00:35:46je ne sais pas tricoter
00:35:47mais vous m'apprendrez
00:35:48Paul Amard
00:35:49et ça m'aidera
00:35:50à faire effectivement
00:35:51des bas de laine
00:35:51regardez ce sondage
00:35:53CSA pour CNews Europe 1
00:35:54et LGDD
00:35:5456% des français
00:35:55estiment que la France
00:35:56manque de courage
00:35:57face à l'Algérie
00:35:59je vous le disais
00:35:59dans l'édito
00:36:00concernant Boilem Sansal
00:36:01on en a parlé tout à l'heure
00:36:02avec effectivement
00:36:03ce ressortissant
00:36:04algérien conjoint
00:36:07de Manon Rolando
00:36:08qui s'est extradé lui-même
00:36:12en Algérie
00:36:13un chiffre en baisse
00:36:14par rapport à juillet 2025
00:36:16ils étaient 64% à le penser
00:36:18et à noter quand même
00:36:19que 19% ne partagent pas cet avis
00:36:23et surtout
00:36:23voilà
00:36:2424% ne savent pas
00:36:26ça c'est quand même assez étonnant
00:36:27quand on pose la question
00:36:29c'est la preuve de la modestie
00:36:31des français
00:36:31c'est une forme d'audibilité
00:36:33moi je trouve ça intéressant
00:36:35modestie
00:36:36ou peut-être
00:36:37est-ce que c'est quelque chose
00:36:39qui effectivement
00:36:39ne les intéresse pas
00:36:40plutôt qu'ils ne savent pas
00:36:42c'est difficile à dire
00:36:43oui c'est difficile à dire
00:36:44effectivement
00:36:44difficile à dire
00:36:45en tout cas
00:36:46Laurence Ferraï ce matin
00:36:47a été avec Éric Ciotti
00:36:50qui n'a pas bâché ses mots
00:36:52concernant Emmanuel Macron
00:36:54et son rapport à l'Algérie
00:36:56Éric Ciotti parle d'un président
00:36:58qui s'incline en permanence
00:37:00on va s'agenouiller
00:37:02dit-il devant un régime
00:37:03qui est un régime
00:37:04dictatorial
00:37:05qui oppresse les opposants
00:37:06qui emprisonne les français
00:37:08on a un président de la république
00:37:09qui en permanence
00:37:10s'incline
00:37:11devant l'Algérie
00:37:13Paul Amar
00:37:13c'est un mystère
00:37:14honnêtement pour moi
00:37:15c'est un mystère
00:37:17voilà
00:37:17Emmanuel Macron
00:37:19qui a une posture
00:37:20de très grande fermeté
00:37:21vis-à-vis de Poutine
00:37:23de très grande fermeté
00:37:24de plus en plus d'ailleurs
00:37:25vis-à-vis de Donald Trump
00:37:26et qui est mutique
00:37:28face à l'Algérie
00:37:29je ne comprends pas
00:37:30ou je comprendrai trop bien
00:37:33il faudra un jour
00:37:34élucider ce mystère
00:37:35et se poser des questions
00:37:36sur la relation
00:37:38qu'il a établie
00:37:38avec l'Algérie
00:37:39une relation
00:37:40de très grande confiance
00:37:41de connivence même
00:37:42en 2017
00:37:43il était candidat
00:37:44il va en Algérie
00:37:45il est très bien reçu
00:37:46et il commet lui
00:37:47candidat à la présidence
00:37:48de la république
00:37:49donc ça prétend
00:37:50à incarner la France
00:37:51en cas de victoire
00:37:52ce qui a été le cas
00:37:52il a une phrase incroyable
00:37:55moi qui suis né en Algérie
00:37:56la France a commis
00:37:57un crime contre l'humanité
00:37:59sur le sol algérien
00:38:00sans un mot
00:38:01pour les atrocités
00:38:02commises par le FNL
00:38:04donc l'une de miel
00:38:05entre l'Algérie
00:38:06et la France
00:38:06pendant plusieurs années
00:38:07et d'ailleurs
00:38:08le Maroc était furieux
00:38:09contre Emmanuel Macron
00:38:11le roi du Maroc
00:38:11ne voulait plus lui parler
00:38:12parce que Emmanuel Macron
00:38:14avait pris le parti d'Algérie
00:38:15dans l'affaire du Sahara occidental
00:38:16et puis retournement
00:38:17juste avant
00:38:18en plein milieu de l'été
00:38:19je me souviens
00:38:20juste avant
00:38:20l'élection présidentielle
00:38:22Emmanuel Macron
00:38:23demande à son groupe
00:38:24de voter une motion
00:38:24de soutien
00:38:25au Maroc
00:38:26et donc rupture
00:38:27avec l'Algérie
00:38:29pour des raisons obscures
00:38:30dont on ne connait pas
00:38:32encore les raisons
00:38:32en retournement
00:38:33donc l'Algérie
00:38:34il en a terriblement voulu
00:38:35d'où la prise en otage
00:38:36de Boilem Sansal
00:38:37d'où la prise en otage
00:38:38de Christophe Glez
00:38:39qui est toujours détenu
00:38:41en Algérie
00:38:41et ce mutisme total
00:38:43cette faiblesse
00:38:45et encore je suis gentil
00:38:47en prononçant ces termes
00:38:48vis-à-vis de l'Algérie
00:38:50mystère
00:38:50et on y reviendra
00:38:51tout à l'heure
00:38:51parce qu'il sera question
00:38:53de Boilem Sansal
00:38:54mais moi je n'ai pas entendu
00:38:56beaucoup
00:38:57dernièrement en tout cas
00:38:58M. Macron
00:38:59sur Boilem Sansal
00:39:01sur son cas
00:39:01sur le fait
00:39:02qu'il est décrié
00:39:03on a quand même vu
00:39:05sur des plateaux de télévision
00:39:07Boilem Sansal
00:39:09une journaliste
00:39:10qui disait
00:39:10de toute façon
00:39:11c'est un écrivain médiocre
00:39:12il vend très peu
00:39:13comment est-ce qu'on peut dire ça ?
00:39:14on l'a vu se prononcer
00:39:15on l'a vu se prononcer
00:39:16sur Grasset
00:39:16le président de la république
00:39:17mais effectivement
00:39:17pas sur Boilem Sansal
00:39:20c'est d'une certaine manière
00:39:23qu'il a choisi son camp
00:39:24pour rebondir sur ce qu'a dit Paul
00:39:26il y a peut-être effectivement
00:39:27une relation spéciale
00:39:28avec l'Algérie
00:39:29pour des raisons qu'on ignore
00:39:30mais je remarque
00:39:31que l'absence de fermeté
00:39:33il l'a également
00:39:34à l'égard de l'Iran
00:39:36c'est-à-dire
00:39:38ou du Hezbollah libanais
00:39:41donc il y a quand même
00:39:42un prisme
00:39:43chez Emmanuel Macron
00:39:44et là
00:39:45je ne peux pas
00:39:46l'expliquer autrement
00:39:47que par
00:39:49peut-être une forme
00:39:49de peur
00:39:50par rapport
00:39:52au diaspora français
00:39:54Bruno Retailleau
00:39:54qui a dit
00:39:55la crainte vous paralyse
00:39:56lettre à Emmanuel Macron
00:39:57de Bruno Retailleau
00:39:59qui a été publiée
00:39:59par Thigarou
00:40:00alors moi ça me semble
00:40:01absurde
00:40:01parce qu'encore une fois
00:40:02je pense que c'est
00:40:03quasiment un préjugé raciste
00:40:05je pense que
00:40:06il y a des problèmes
00:40:07d'intégration très graves
00:40:08en France
00:40:09il y a un problème
00:40:09avec l'islamisme
00:40:10et je crois quand même
00:40:11que la majorité
00:40:12des franco-algériens
00:40:13ne se reconnaissent pas
00:40:15dans ce régime-là
00:40:16je pense que
00:40:17les musulmans
00:40:18en France
00:40:19ne sont pas forcément
00:40:21tous du côté
00:40:22des mollats
00:40:22donc c'est presque
00:40:24un préjugé raciste
00:40:26du président
00:40:28de la République
00:40:29et je crois
00:40:30que le problème
00:40:31c'est qu'il envoie
00:40:31un très mauvais signal
00:40:32à ceux qui sont
00:40:33vraiment des islamistes
00:40:34ceux qui sont vraiment
00:40:35hostiles à la France
00:40:36il montre que la France
00:40:37est à genoux
00:40:39et donc ceux
00:40:40qui veulent finalement
00:40:42une conquête silencieuse
00:40:43de la France
00:40:44et bien face au président
00:40:46de la République
00:40:47ils voient qu'il n'y a pas
00:40:48d'autorité de l'État
00:40:49on va en parler après 14h
00:40:51de l'affaire Bolem Sansal
00:40:52de la position de la France
00:40:53par rapport à l'Algérie
00:40:55je voudrais qu'on se quitte
00:40:56en cette première heure
00:40:57avec ces images exceptionnelles
00:41:00de PSG Bayern
00:41:01hier en demi-finale
00:41:03allée de la Ligue des Champions
00:41:045 buts à 4
00:41:06c'est totalement inouï
00:41:08avec un festival de buts
00:41:10un festival offensif
00:41:12toute la presse étrangère
00:41:14en parle de ce match
00:41:15qui pour certains
00:41:17est le match du siècle
00:41:18un chef d'oeuvre
00:41:19c'est les titres
00:41:20des journaux
00:41:21vous entendez
00:41:21les commentaires
00:41:22de Canel Plus
00:41:24sur ce match
00:41:25totalement inouï
00:41:26on voudrait passer
00:41:27les buts
00:41:29les 9
00:41:29et surtout les 5
00:41:30du PSG
00:41:31mais on n'aura pas le temps
00:41:32voilà écoutez
00:41:33ils sont tous magnifiques
00:41:34et bien sûr
00:41:35on peut revoir
00:41:36ce match
00:41:37en replay
00:41:38dans un instant
00:41:38Boilem Sansal
00:41:40dans Midi News
00:41:40restez avec nous
00:41:41à tout de suite
00:41:47dans un instant
00:41:48on parle de Boilem Sansal
00:41:49avec cette une
00:41:50du JD News
00:41:51sur effectivement
00:41:52cette enquête
00:41:53ils veulent faire taire
00:41:54Boilem Sansal
00:41:55après les dernières informations
00:41:56de Somaïa Labidi
00:41:57bonjour Somaïa
00:41:58bonjour Pierre
00:41:59et bonjour à tous
00:42:00à la une de l'actualité
00:42:01après l'arrestation
00:42:02de son conjoint
00:42:03lundi en Algérie
00:42:04les recherches
00:42:05pour tenter de retrouver
00:42:06Manon Rolando
00:42:06se poursuivent
00:42:08le lieutenant-colonel
00:42:09Gonzague Cafard
00:42:10donne plus de détails
00:42:11sur les moyens
00:42:11utilisés par la gendarmerie
00:42:14donc on va dire
00:42:16qu'on a 3 temps
00:42:17et puis 3 niveaux
00:42:19de moyens
00:42:20d'engagement
00:42:21de la gendarmerie
00:42:22dans ce type de recherche
00:42:23donc on a fait
00:42:24une première phase
00:42:25on a fait des recherches
00:42:27et un gros déploiement
00:42:28de moyens
00:42:28au niveau de la compagnie
00:42:30du département
00:42:30puis après
00:42:31au niveau
00:42:32de la région
00:42:33et aujourd'hui
00:42:34on va mettre en oeuvre
00:42:36des moyens
00:42:37et on a mis en oeuvre
00:42:37depuis le début
00:42:38de la semaine
00:42:38des moyens
00:42:39de niveau nationaux
00:42:40avec notamment
00:42:41la recherche
00:42:42par drone
00:42:43on a aussi
00:42:44le groupe
00:42:44synophile national
00:42:45qui est présent
00:42:47sur site
00:42:47et puis on aura aussi
00:42:49un survol hélicoptère
00:42:50qui va être
00:42:51effectué
00:42:52aujourd'hui
00:43:21A la une de l'actualité
00:43:23au ministre
00:43:23au ministre
00:43:24et à l'ensemble
00:43:25du gouvernement
00:43:26de continuer
00:43:27à recevoir
00:43:28les professions
00:43:29concernées
00:43:30par la hausse
00:43:31du prix de l'énergie
00:43:32et spécifiquement
00:43:33par la hausse
00:43:34du prix des carburants
00:43:35ministère par ministère
00:43:37pour apporter
00:43:38et construire
00:43:39avec eux
00:43:39d'éventuelles
00:43:40nouvelles réponses
00:43:41réponses
00:43:42d'appui à la trésorerie
00:43:44d'une part
00:43:44réponses
00:43:45ciblées
00:43:46évidemment
00:43:47d'autre part
00:43:48là encore
00:43:48pour anticiper
00:43:50les semaines à venir
00:43:51vous avez vu
00:43:52qu'on a une approche
00:43:54mensualisée
00:43:54si je puis dire
00:43:55de la gestion de crise
00:43:56on a d'abord
00:43:56mis des aides en place
00:43:57pour avril
00:43:58on les a recondues
00:43:59amplifiées pour mai
00:43:59je viens d'en parler
00:44:01et donc il convient
00:44:02bien sûr
00:44:02d'ores et déjà
00:44:03de commencer
00:44:04à travailler
00:44:04sur les semaines à venir
00:44:06C'est l'autre actualité
00:44:08de ce mercredi
00:44:09Nicolas Sarkozy
00:44:10cherche son ancien bras droit
00:44:11Claude Guéant
00:44:13interrogé ce matin
00:44:13dans le cadre
00:44:14de son procès
00:44:15en appel
00:44:15pour le financement
00:44:16présumé
00:44:16de sa campagne électorale
00:44:18de 2007
00:44:18par la Libye
00:44:19l'ancien président
00:44:20a réfuté
00:44:21les informations
00:44:22selon lesquelles
00:44:22il lui aurait demandé
00:44:23d'aider un proche
00:44:24de Muammar Kadhafi
00:44:25et puis on termine
00:44:27avec les images
00:44:28de la cérémonie
00:44:29en l'honneur
00:44:29des athlètes français
00:44:30médaillés
00:44:31aux Jeux Olympiques
00:44:32et Paralympiques
00:44:332026 de Milan Cortina
00:44:35cérémonie présidée
00:44:36évidemment par Emmanuel Macron
00:44:38en fin de matinée
00:44:39à l'Elysée
00:44:40qui en a profité
00:44:41pour saluer
00:44:41le palmarès
00:44:42des médaillés
00:44:43mais aussi l'exemple
00:44:44que ces champions
00:44:45donnent aux jeunes
00:44:46écoutez
00:44:47oui ces épopées
00:44:48d'Italie
00:44:49ont soulevé
00:44:49la France
00:44:50et le monde
00:44:50et je sais
00:44:51que nos athlètes
00:44:52n'ont pas fini
00:44:53de gravir
00:44:53les sommets
00:44:54et de nous impressionner
00:44:57tous ont brillé
00:44:58qu'ils aient l'or
00:45:00l'argent
00:45:01le bronze
00:45:02et même
00:45:03ceux qui
00:45:04ont eu à affronter
00:45:05des déceptions
00:45:06parce que
00:45:07se sont aussi
00:45:07préparés
00:45:08dans ces jeux
00:45:09la suite
00:45:11et à travers
00:45:12votre exemple
00:45:13mesdames et messieurs
00:45:14des athlètes
00:45:14ce sont aussi
00:45:15nos jeunes
00:45:15qui vont s'inscrire
00:45:16dans nos clubs
00:45:17avec le coeur
00:45:18et l'esprit
00:45:19avec présent en eux
00:45:21les exploits
00:45:21que vous avez
00:45:22fait partager
00:45:23ce que vous avez
00:45:24fait vivre
00:45:25vous avez permis
00:45:26de créer
00:45:26des vocations nouvelles
00:45:28voilà ce qu'on pouvait dire
00:45:29de l'actualité
00:45:30Pierre
00:45:31merci Sommaya
00:45:32à tout à l'heure
00:45:32pour d'autres informations
00:45:33tout de suite
00:45:34l'écho
00:45:44et donc après
00:45:45une courte pause
00:45:46les prix du carburant
00:45:48remontent en France
00:45:48ils dépassent
00:45:49à nouveau
00:45:49les 2 euros
00:45:50le litre
00:45:51une hausse
00:45:51qui agace
00:45:51les automobilistes
00:45:53déjà en difficulté
00:45:54sujet de Célia Judas
00:45:5786 euros
00:45:58sur une petite voiture
00:45:59alors qu'avant
00:46:00c'était 65
00:46:01presque 20 euros
00:46:02de différence
00:46:03sur un plein
00:46:04de quoi faire
00:46:05pâlir
00:46:05les automobilistes
00:46:06je suis clairement
00:46:07mécontent
00:46:08ça a été mal géré
00:46:09quand bien même
00:46:10le prix
00:46:10il a augmenté
00:46:1180%
00:46:12c'est de la taxe
00:46:13donc l'Etat
00:46:13pourrait faire en sorte
00:46:14que ça baisse
00:46:14mais ils ne le font pas
00:46:15parce que ça remplit
00:46:16les caisses
00:46:16on se fait flouer
00:46:18depuis 40 ans
00:46:18pourquoi ça changerait
00:46:19maintenant
00:46:20après une baisse timide
00:46:21pendant quelques jours
00:46:23hier à la pompe
00:46:24le samplomb 95
00:46:26dépassait à nouveau
00:46:27la barre symbolique
00:46:28de 2 euros du litre
00:46:30face à la hausse
00:46:31des prix du carburant
00:46:32les français
00:46:33n'ont d'autre choix
00:46:34que de trouver
00:46:35des solutions
00:46:36pour réduire
00:46:37les dépenses
00:46:38on se baisse
00:46:39sur les courses
00:46:40et puis voilà
00:46:41faire attention
00:46:41à limiter
00:46:43ces trajets
00:46:45moi j'ai rechargé
00:46:46mon navigo
00:46:46on va dire
00:46:47des prix qui grimpent
00:46:48et la crainte
00:46:49d'une pénurie d'essence
00:46:50hier
00:46:51le gouvernement
00:46:52s'est voulu
00:46:53rassurant
00:46:53a priori
00:46:55aucun risque
00:46:56quant à l'approvisionnement
00:46:57en carburant
00:46:58pour les semaines à venir
00:47:00c'était votre programme
00:47:01avec bien ici
00:47:02on est bien ici
00:47:03trouvez votre futur logement
00:47:05par vie de quartier
00:47:06et temps de trajet
00:47:07sur bien ici.com
00:47:09voilà donc
00:47:09sur l'économie
00:47:11le carburant
00:47:11on en a parlé
00:47:12dans un instant
00:47:13on parlera de
00:47:14Boilem Sansal
00:47:15Pascal Ménédier
00:47:15nous a rejoint
00:47:16bonjour
00:47:16au JDD
00:47:18et la couverture
00:47:19du JDD News
00:47:20est consacrée
00:47:21à l'auteur
00:47:22Boilem Sansal
00:47:22ils veulent faire taire
00:47:23Boilem Sansal
00:47:24ils
00:47:25vous allez nous dire
00:47:25qui
00:47:26mais d'abord
00:47:26on voudrait quand même
00:47:27revenir sur
00:47:28ce que disait
00:47:29Bruno Retailleau
00:47:30également
00:47:30sur
00:47:31comment dirais-je
00:47:33la position
00:47:33d'Emmanuel Macron
00:47:35et le dit Huchard
00:47:35puisqu'il a donc
00:47:37adressé
00:47:37une lettre
00:47:38au Président
00:47:38de la République
00:47:39exactement
00:47:39une lettre
00:47:40qu'on a pu
00:47:41se procurer
00:47:41il ne mâche pas
00:47:42ses mots
00:47:42Bruno Retailleau
00:47:43et il fait un peu
00:47:44un état des lieux
00:47:45quelque part
00:47:46de tout ce qu'a loupé
00:47:47Emmanuel Macron
00:47:48il rappelle
00:47:49les divergences
00:47:50évidentes
00:47:50sur cette question
00:47:51qu'il avait
00:47:51avec
00:47:52et qu'il a toujours
00:47:53avec le Président
00:47:53de la République
00:47:54il rappelle notamment
00:47:55qu'il voulait
00:47:56que le ministre
00:47:56de l'Intérieur
00:47:57ait la main
00:47:57sur les visas
00:47:58ce qui n'a pas été le cas
00:47:59il a proposé
00:47:59une riposte graduée
00:48:00vous l'avez enrayé
00:48:02dit-il
00:48:03et puis surtout
00:48:03il y a un certain nombre
00:48:04de phrases
00:48:05qui sont assez directes
00:48:06il dit
00:48:07si je n'étais pas impuissant
00:48:08j'étais cependant
00:48:09empêché
00:48:10il n'hésite pas
00:48:10à dire à Emmanuel Macron
00:48:11que sa politique
00:48:13de réconciliation
00:48:14est une impasse
00:48:15évidemment je cite
00:48:15le patron
00:48:16des Républicains
00:48:17il dit aussi
00:48:18en ce qui concerne
00:48:20la phrase sur les maboules
00:48:21cette diversion
00:48:22a toutes les allures
00:48:23d'une capitulation
00:48:24Bruno Retailleau
00:48:25qui rappelle
00:48:25combien faudra-t-il
00:48:26de délits
00:48:27de crimes
00:48:27et même d'attentats
00:48:29pour qu'enfin
00:48:30la fermeté
00:48:31s'impose
00:48:32et puis
00:48:32il pointe aussi
00:48:33une sorte de naïveté
00:48:34de la part du président
00:48:36de la République
00:48:36vous n'ignorez
00:48:37ni la nature autoritaire
00:48:39du régime algérien
00:48:39ni ses menées
00:48:41sur le sol français
00:48:42et puis
00:48:42il analyse aussi
00:48:43cette situation
00:48:44en disant d'abord
00:48:45que notre pays
00:48:45est selon lui
00:48:46l'otage consentant
00:48:47des chantages mémoriels
00:48:48d'un régime
00:48:49qui cherche à faire
00:48:50de notre pays
00:48:50le bouc émissaire
00:48:51de ses propres échecs
00:48:53et puis vous savez
00:48:54on a beaucoup dit
00:48:54que si Emmanuel Macron
00:48:55ne s'engageait pas
00:48:56sur cette question
00:48:57c'est la fameuse peur
00:48:58de la rue
00:48:59et éventuellement
00:49:00de personnes
00:49:01et des émeutes
00:49:01et bien justement
00:49:02il répond Bruno Rataillot
00:49:03il dit
00:49:03je refuse de confondre
00:49:05le régime d'Alger
00:49:05avec les français
00:49:06d'origine algérienne
00:49:07qui vivent pacifiquement
00:49:09dans notre pays
00:49:10une lettre évidemment
00:49:11adressée au président
00:49:12de la République
00:49:12mais une lettre ouverte
00:49:13et qui avait à vocation
00:49:14justement
00:49:14à être connue
00:49:15et Bruno Rataillot
00:49:16avait déjà répondu
00:49:18par un premier communiqué
00:49:19et sur les réseaux sociaux
00:49:20mais on voit vraiment
00:49:21qu'il veut acter
00:49:21cette différence de point de vue
00:49:22et tout à l'heure
00:49:23on entendait Éric Ciotti
00:49:24et on a vu ce qu'il a dit
00:49:26ce matin sur CNews
00:49:28et sur Europe 1
00:49:30il dit toujours
00:49:30oui Bruno Rataillot
00:49:31il a été au gouvernement
00:49:32donc il aurait quand même
00:49:33pu faire plus sur l'Algérie
00:49:34et Bruno Rataillot
00:49:35qui pour la 30e, 40e, 50e fois
00:49:38dit j'ai été empêché
00:49:39j'étais pas le seul
00:49:40au gouvernement
00:49:40je pouvais pas faire
00:49:41ce que je voulais
00:49:41président de la République
00:49:43il n'avait pas justement
00:49:44les clés, les reines
00:49:46de ce dossier algérien
00:49:48qui d'ailleurs
00:49:49était partagé
00:49:50avec le Quai d'Orsay
00:49:51bien sûr
00:49:53dirigé par M. Barraud
00:49:54sur les deux gouvernements
00:49:55je voudrais qu'on écoute
00:49:56Maude Brejon
00:49:57justement sur cette question
00:49:59on peut se faire respecter
00:50:01on peut avoir
00:50:02une démarche
00:50:03de fermeté
00:50:04vis-à-vis d'un État
00:50:05sans pour autant
00:50:06entrer dans une politique
00:50:07de non-contact
00:50:07et ce que dit
00:50:08le président de la République
00:50:09c'est que
00:50:10sur un certain nombre
00:50:11d'enjeux
00:50:12qui touchent à la relation
00:50:13franco-algérienne
00:50:14la politique de non-contact
00:50:16n'a pas apporté ses fruits
00:50:17et je pense
00:50:19par exemple
00:50:19à la question
00:50:21hautement inflammable
00:50:22de l'application
00:50:24des obligations
00:50:25à quitter le territoire français
00:50:26et donc de la délivrance
00:50:27des laissés-passés consulaires
00:50:28la politique de non-contact
00:50:30qui a été essayée
00:50:31si je puis dire
00:50:32n'a pas permis
00:50:33d'augmenter
00:50:35le nombre
00:50:35de laissés-passés consulaires
00:50:36délivrés
00:50:37par l'Algérie
00:50:38Voilà
00:50:39et en attendant
00:50:40nous
00:50:40en tout cas
00:50:41au JDD
00:50:42et au JD News
00:50:43Pascal Ménédia
00:50:44on a décidé
00:50:44de consacrer
00:50:45la une du JD News
00:50:46à Boilem sans salle
00:50:48parce que
00:50:48au-delà
00:50:50du cas précis
00:50:51de Boilem
00:50:52c'est aussi
00:50:53toute l'Algérie
00:50:54qui est concernée
00:50:54évidemment
00:50:56tout à l'heure
00:50:56tout à l'heure
00:50:56vous m'interpelliez
00:50:57sur qui sont
00:50:58ils
00:50:59oui
00:50:59ils
00:51:00et bien
00:51:01ils
00:51:01c'est
00:51:03ceux qui veulent faire
00:51:04taire Boilem
00:51:04ceux qui veulent faire
00:51:05taire Boilem
00:51:06mais il faut que je vous lise
00:51:07ce qu'a écrit
00:51:10ce qu'a écrit
00:51:13l'humoriste
00:51:14Sophia Aram
00:51:15qui n'est pas soupçonnable
00:51:16de quoi que ce soit
00:51:17les mensonges
00:51:18du gouvernement algérien
00:51:19trouvent des relais complaisants
00:51:21jusque dans l'Hexagone
00:51:22tandis que ceux
00:51:23qui ne sont pas dupes
00:51:24restent discrets
00:51:25ça a été écrit
00:51:27dans le Parisien
00:51:28donc ce que je veux dire
00:51:29c'est que
00:51:30tous les connaisseurs
00:51:31du dossier
00:51:32savent
00:51:32qui sont
00:51:34ils
00:51:34c'est à la fois
00:51:37lequel leur sait
00:51:39c'est aussi
00:51:40la maison Gallimard
00:51:42qui
00:51:43avec des relais
00:51:45très puissants
00:51:45à la fois
00:51:46dans le monde
00:51:47le monde intellectuel
00:51:48le monde médiatique
00:51:51a pu
00:51:52comme on a pu le voir
00:51:53en Belgique
00:51:53rendez-vous compte
00:51:55en Belgique
00:51:57la personne
00:51:58qui a rendu hommage
00:52:00à Boalem Sansal
00:52:01est un auteur Gallimard
00:52:02qui lui a reproché
00:52:04ce qui est
00:52:05à mon sens
00:52:06c'est unique
00:52:07dans l'histoire
00:52:07des académies
00:52:09littéraires
00:52:09du monde
00:52:10qui lui a reproché
00:52:11d'avoir changé
00:52:12de maison d'édition
00:52:13je veux dire
00:52:16Noël Lenoir
00:52:17que j'ai eu
00:52:20qui était du comité
00:52:21de soutien
00:52:21pendant la captivité
00:52:22de Boalem Sansal
00:52:23était soufflé
00:52:24elle est sortie de la salle
00:52:25c'est ce que vous écrivez
00:52:26dans l'article
00:52:26en criant
00:52:27ce discours est une honte
00:52:29mais bien sûr
00:52:29que ce discours
00:52:30est une honte
00:52:30et donc vous voyez là
00:52:32qui sont les ils
00:52:33mais ce qui m'interpelle
00:52:35c'est quand vous écrivez
00:52:36dans l'article
00:52:37que Clémentine
00:52:39Golzal
00:52:40je ne connaissais pas
00:52:41sur le plateau
00:52:42de C'est ce soir
00:52:43sur France 5
00:52:46dit au journal Le Monde
00:52:50explique que
00:52:50Boalem Sansal
00:52:51n'est ni un très bon écrivain
00:52:53ni un très gros vendeur
00:52:55et c'est ce que je disais
00:52:55tout à l'heure
00:52:56dans mon édito
00:52:56c'est à dire que
00:52:58du jour au lendemain
00:52:59l'homme qu'on a adulé
00:53:01ces mêmes journalistes
00:53:03on parle les mêmes
00:53:04qui disaient
00:53:05il faut relire 2084
00:53:07il faut relire l'entretien
00:53:09de France Olivier Gisbert
00:53:11avec Boalem Sansal
00:53:12dans la revue des Deux Mondes
00:53:13qui explique à quel point
00:53:15ce régime algérien
00:53:17dans les années noires
00:53:18les années 90
00:53:18où le GIA
00:53:20massacrait les gens
00:53:21tout simplement
00:53:22c'est également le thème
00:53:23du roman
00:53:24Ouri
00:53:25de Kamel Daoud
00:53:27qui a reçu
00:53:28le prix Goncourt
00:53:28en 2024
00:53:30tous ces gens-là
00:53:31qui disaient
00:53:31voilà la situation
00:53:32est grave
00:53:33il faut lire ses écrits
00:53:34parce qu'ils sont importants
00:53:35aujourd'hui
00:53:36ils disent
00:53:36non mais attendez
00:53:36c'est un petit auteur
00:53:38il vend très peu
00:53:39du jour au lendemain
00:53:40on est complètement
00:53:41bafoué
00:53:42alors certains téléspectateurs
00:53:43vont se dire
00:53:43mais attendez
00:53:44ça existe dans
00:53:44toutes les entreprises
00:53:45un jour vous êtes dans
00:53:46la lumière
00:53:47et ensuite vous êtes
00:53:48dans le mode
00:53:48du visuel
00:53:49n'en parlons pas
00:53:50mon cher Paul Amard
00:53:51voilà
00:53:52mais là quand même
00:53:53c'est une stature
00:53:55Boalem Sansal
00:53:56c'est un écrivain
00:53:57et il reste les prix
00:53:58il reste la reconnaissance
00:54:00de ses pairs
00:54:04il a reçu peut-être
00:54:06une quarantaine de prix
00:54:08que ce soit en Allemagne
00:54:11parce qu'en Allemagne
00:54:12en Belgique
00:54:13dans tout le monde
00:54:14francophone
00:54:15il ne faut pas rester
00:54:16sur le monde français
00:54:17il a été reconnu
00:54:18par tout le monde
00:54:18Le village de l'Allemand
00:54:19qui est un roman
00:54:20extraordinaire
00:54:21que je conseille
00:54:22à tous les
00:54:24tous les téléspectateurs
00:54:27il a été vendu
00:54:29à plus de 100 000 exemplaires
00:54:31rue Darwin
00:54:32qui
00:54:34aussi
00:54:34donc
00:54:35je veux dire
00:54:36bien évidemment
00:54:37on va trouver
00:54:38oui
00:54:39son dernier livre
00:54:42peut-être
00:54:42c'est vendu
00:54:43un peu moins
00:54:44mais
00:54:45je veux dire
00:54:46c'est une polémique
00:54:48qui a pas cours
00:54:49on a tort
00:54:52de considérer
00:54:53que ce il
00:54:55dont vous parlez
00:54:56qui mène une campagne
00:54:57de lynchage
00:54:58contre Boilem Sansal
00:54:59on a tort
00:55:00de considérer
00:55:00que c'est uniquement
00:55:01lié au fait
00:55:02qu'il ait décidé
00:55:02de quitter Gallimard
00:55:03pour grasser
00:55:05on a tort
00:55:06parce que ce il
00:55:07qui s'exprime
00:55:08violemment
00:55:08et vous l'avez très bien
00:55:09exprimé tout à l'heure
00:55:10contre Boilem Sansal
00:55:12s'était déjà manifesté
00:55:13quand il était détenu
00:55:15par un silence
00:55:16coupable
00:55:16ce sont les mêmes
00:55:18qui déjà
00:55:19avant même
00:55:20ces histoires
00:55:21de boutique
00:55:22d'édition
00:55:22ont quitté Gallimard
00:55:23pour grasser
00:55:24avant même
00:55:25que ces événements
00:55:25ne se produisent
00:55:26et donc là
00:55:27ça interpelle
00:55:28et là je reviens
00:55:29à ce que vous suggériez
00:55:30tout à l'heure
00:55:31comme l'existence
00:55:33d'une cinquième colonne
00:55:34d'un réseau
00:55:34très activiste
00:55:35croyez-moi
00:55:36et vous le savez
00:55:37au service
00:55:39de l'Algérie
00:55:40Boilem Sansal
00:55:41aujourd'hui
00:55:42c'est Albert Camus
00:55:42hier
00:55:43ce sont les mêmes
00:55:44c'est le procès
00:55:45stalinien
00:55:45qui lui est fait
00:55:46comme les amis
00:55:47de Sartre
00:55:48et Sartre lui-même
00:55:48faisaient le même
00:55:49procès stalinien
00:55:50à Albert Camus
00:55:51parce qu'il voulait être
00:55:52Camus
00:55:52à égale distance
00:55:54des uns et des autres
00:55:54au moment de la guerre
00:55:55d'Algérie
00:55:55dans un souci de justice
00:55:57même s'il avait préféré
00:55:58sa mère à la justice
00:55:59et il condamnait
00:56:00lui-même le terrorisme
00:56:01et bien ce sont les mêmes
00:56:02qui lui font ce procès
00:56:04à Boilem Sansal
00:56:05un procès stalinien
00:56:06parce qu'il condamne
00:56:07aujourd'hui l'islamisme
00:56:08parce qu'il condamne
00:56:09le terrorisme
00:56:10parce qu'il condamne
00:56:11les dictatures
00:56:11même celles d'un pays
00:56:13où il est né
00:56:14et où il n'a plus droit
00:56:15d'y aller
00:56:16Oui non tout à fait
00:56:17comme il y avait
00:56:18effectivement
00:56:18les idiots utiles
00:56:19ou les complices
00:56:21du stalinisme
00:56:22du communisme
00:56:23aujourd'hui
00:56:24il y a les idiots utiles
00:56:25et les complices
00:56:26de l'islamisme
00:56:27et effectivement
00:56:28au moment même
00:56:28où il était
00:56:30encore dans les geôles
00:56:31algériennes
00:56:31certains lui faisaient
00:56:33des procès
00:56:33en extrême droitisation
00:56:35alors même que
00:56:36Boilem Sansal
00:56:37a été quelqu'un
00:56:37plutôt
00:56:38s'il a eu des engagements
00:56:39politiques
00:56:39c'est à gauche
00:56:40au moment de l'indépendance
00:56:42de l'Algérie
00:56:44et donc
00:56:45le traité d'extrême droite
00:56:47c'était une manière
00:56:47de le disqualifier
00:56:49et finalement
00:56:50de dire
00:56:50ça ne vous regarde pas
00:56:51il pourrait rester
00:56:52dans les geôles algériennes
00:56:54et je crois
00:56:55qu'il y a aussi
00:56:55une dimension
00:56:57presque
00:56:58d'antiraciste
00:56:59mais encore une fois
00:57:00un antiracisme dévoyé
00:57:01en racisme
00:57:04inconscient
00:57:04c'est Kamel Dawoud
00:57:05qui a eu le même
00:57:06style de procès
00:57:07qu'il disait
00:57:09les gens veulent
00:57:10une partie de la gauche
00:57:12est contre moi
00:57:13parce que je suis
00:57:14je ne suis pas
00:57:15le bon arabe
00:57:16et le bon arabe
00:57:17pour la gauche
00:57:17c'est l'arabe
00:57:19victimaire
00:57:19c'est celui
00:57:20qui dit que la France
00:57:21est raciste
00:57:24celui qui
00:57:26est pour
00:57:27l'islamisme
00:57:28intégré
00:57:29c'est en fait
00:57:29c'est ce que n'accepte pas
00:57:31toute une partie
00:57:31de l'intelligence
00:57:32de l'Asia de gauche
00:57:32finalement
00:57:33c'est le combat
00:57:34de Boalem
00:57:34sans salle
00:57:35contre l'islamisme
00:57:37et son amour
00:57:38de la France
00:57:38il y a une gauche
00:57:40qui déteste la France
00:57:41et à partir du moment
00:57:41où on aime la France
00:57:42on est classé
00:57:43extrême droite
00:57:43un petit mot
00:57:44un petit mot
00:57:45pour dire
00:57:45vous avez évoqué
00:57:46la journaliste du monde
00:57:47vous savez que
00:57:48c'est devenu une star
00:57:49en Algérie
00:57:50la séquence
00:57:51est passée
00:57:51dans toutes
00:57:54les télévisions publiques
00:57:55parce qu'elle parle
00:57:56au nom de la France
00:57:57en étant journaliste
00:57:58française
00:57:58et donc quand elle dit
00:58:00ça a déclenché
00:58:01dans la presse algérienne
00:58:03et tout le monde
00:58:04peut le voir
00:58:04aller consulter
00:58:05El Watan
00:58:06aller consulter
00:58:07toute la presse
00:58:08aux ordres
00:58:10mais un déchaînement
00:58:12de haine
00:58:13absolument stupéfiant
00:58:15alors je vous signale
00:58:16parce qu'on va parler
00:58:17du regroupement familial
00:58:18dans un instant
00:58:19et on reviendra
00:58:19sur cette actualité
00:58:20qui vient de tomber
00:58:21dans le journal
00:58:22de 14h30
00:58:23à une attaque
00:58:24au couteau
00:58:25dans un quartier
00:58:26juif
00:58:26de Londres
00:58:28le premier ministre
00:58:28britannique
00:58:29Kerstarmer
00:58:30a fait part
00:58:31de son inquiétude
00:58:34vous avez les images
00:58:36en direct
00:58:36à Londres
00:58:37qui nous sont fournies
00:58:38dans ce quartier
00:58:40nous avons tous
00:58:41dit Kerstarmer
00:58:42affirmé clairement
00:58:43notre détermination
00:58:44à lutter
00:58:44contre ce type
00:58:45d'attaque
00:58:45dont nous avons
00:58:46vu trop d'exemples
00:58:48ces derniers temps
00:58:49voilà une série
00:58:50d'incendies
00:58:51tentatives d'incendies
00:58:52ont visé
00:58:53ces dernières semaines
00:58:54des lieux
00:58:55justement liés
00:58:56à la communauté juive
00:58:57dans la capitale
00:58:59britannique
00:59:00on y reviendra
00:59:00tout à l'heure
00:59:01dans le journal
00:59:02de 14h30
00:59:04il est 14h15
00:59:06vous êtes sur CNews
00:59:07on parlait de l'Algérie
00:59:08le regroupement familial
00:59:10fait ses 50 ans
00:59:12les ressortissants
00:59:13de l'Algérie
00:59:14bénéficient
00:59:14d'un accord spécifique
00:59:15avec des conditions
00:59:16d'accès jugées
00:59:16plus rapides
00:59:17plus faciles
00:59:18dispositif aujourd'hui
00:59:19contesté
00:59:20et jugé obsolète
00:59:21explication
00:59:22de Célia Judas
00:59:23en France
00:59:25pour faire venir
00:59:26sa famille
00:59:27un étranger
00:59:28doit remplir
00:59:28plusieurs conditions
00:59:29il faut en général
00:59:31vivre sur le territoire
00:59:32depuis 18 mois
00:59:33avoir un logement
00:59:34adapté
00:59:35et des revenus
00:59:36suffisants
00:59:36mais pour les Algériens
00:59:38les règles ne sont pas
00:59:39tout à fait les mêmes
00:59:40en cause
00:59:40l'accord franco-algérien
00:59:42de 1968
00:59:43signé
00:59:44après l'indépendance
00:59:45de l'Algérie
00:59:46et permettant
00:59:47des conditions
00:59:48souvent plus souples
00:59:49et des démarches
00:59:50plus rapides
00:59:51exemple
00:59:52un ressortissant
00:59:53algérien
00:59:53peut demander
00:59:54un regroupement
00:59:54familial
00:59:55après seulement
00:59:5612 mois
00:59:57de présence
00:59:57sur le sol français
00:59:58leur accès
00:59:59à certaines prestations
01:00:01sociales
01:00:01comme le minimum
01:00:02vieillesse
01:00:03est facilité
01:00:04et les parents
01:00:05algériens
01:00:05d'un enfant français
01:00:06n'ont pas à prouver
01:00:08qu'il contribue
01:00:09à son éducation
01:00:10pour obtenir
01:00:11un titre de séjour
01:00:12résultat
01:00:13l'immigration
01:00:13des Algériens
01:00:14en France
01:00:15explose
01:00:15durant les 30 glorieuses
01:00:17multipliées par 33
01:00:18entre 1946
01:00:20et 1972
01:00:22près de 60 ans plus tard
01:00:23l'Algérie reste
01:00:24la nationalité étrangère
01:00:26la plus présente
01:00:27en France
01:00:27avec près de 650 000 titres
01:00:30de séjour en cours
01:00:31en 2024
01:00:32mais aussi
01:00:33la première
01:00:34à faire des demandes
01:00:35de regroupement familial
01:00:37juste avant
01:00:38le Maroc
01:00:38et la Tunisie
01:00:41voilà donc
01:00:42pour ce sujet
01:00:43de Célia Judas
01:00:44le regroupement familial
01:00:451976
01:00:46on s'en souvient
01:00:47et aujourd'hui encore
01:00:50on dit que c'est
01:00:51Valéry Giscard d'Estaing
01:00:52alors qu'en réalité
01:00:52le décret avait été signé
01:00:53par Jacques Chirac
01:00:54et quand vous entendez
01:00:55effectivement
01:00:55Louis Giscard d'Estaing
01:00:56et que vous l'interviewez
01:00:58aujourd'hui
01:00:58il dit non non
01:00:58c'est pas mon père
01:00:59qui a signé
01:01:00c'était un décret
01:01:01signé du président
01:01:01je vous confirme
01:01:02j'étais accrédité
01:01:02à l'Élysée
01:01:03donc je suivais
01:01:03Valéry Giscard d'Estaing
01:01:05à l'époque
01:01:05mais il l'avait validé
01:01:09et effectivement
01:01:10on était passé
01:01:10de ce qu'on appelait
01:01:12l'immigration du travail
01:01:13à au regroupement familial
01:01:15autrement dit
01:01:15on faisait venir
01:01:17les personnes du Maghreb
01:01:18par exemple
01:01:19à leur donner du travail
01:01:19en leur donnant
01:01:20en quelque sorte
01:01:20un CDD
01:01:21courte durée
01:01:22et puis le regroupement familial
01:01:23c'est devenu un CDI
01:01:24tout simplement
01:01:25c'est bien
01:01:26tout simplement
01:01:27et donc on a permis
01:01:29aux familles de rejoindre
01:01:31il y a eu une rumeur
01:01:32un peu complotiste
01:01:33qui a couru
01:01:34à ce moment là
01:01:34vous savez qu'on était
01:01:35en plein choc pétrolier
01:01:37et donc les pays européens
01:01:38avaient besoin de pétrole
01:01:39et donc il y a eu
01:01:40une rencontre
01:01:41avec les pays pétroliers
01:01:42la rumeur disait ceci
01:01:43mais elle n'a jamais été confirmée
01:01:46c'est que
01:01:47pétrole contre immigration
01:01:49pétrole contre accueil
01:01:51de populations musulmanes
01:01:52elle n'a jamais été confirmée
01:01:53on attend une déclassification
01:01:54éventuellement
01:01:55d'un document
01:01:56qui sera archivé
01:01:57pour savoir si elle est vraie
01:01:58ou pas
01:01:58mais c'est vrai
01:01:59que l'immigration de masse
01:02:00a commencé
01:02:01à partir de cette décision
01:02:03regroupement familial
01:02:04donc là on parle de pétrole algérien
01:02:05bien sûr
01:02:06ou est-ce que ça serait
01:02:08plus là
01:02:09dans la région
01:02:11accueillir les populations musulmanes
01:02:12elles ont besoin de travailler
01:02:13etc etc
01:02:13mais encore une fois
01:02:14ce n'est qu'une rumeur
01:02:15oui
01:02:15Pierre-Marie Selle
01:02:16il y a un point aussi
01:02:17qui me paraît important
01:02:18c'est que
01:02:20Jacques Chirac signe ce décret
01:02:21mais deux ans plus tard
01:02:22son successeur Raymond Barre
01:02:24tente de revenir dessus
01:02:25et qui
01:02:26même pas deux ans
01:02:27un an
01:02:28et qui bloque
01:02:29cette tentative
01:02:30de revenir sur ce décret
01:02:31donc d'annulation de ce décret
01:02:33les juges
01:02:34le conseil d'état
01:02:35il y a un arrêt
01:02:36qui est l'arrêt GISTY
01:02:37donc GISTY
01:02:38du nom de cette association
01:02:39qui était requérante
01:02:39dans cette affaire-là
01:02:40qui elle voulait maintenir
01:02:41le regroupement familial
01:02:42et le conseil d'état
01:02:43donc le plus haut tribunal
01:02:45administratif français
01:02:46donne raison à GISTY
01:02:48maintient le regroupement familial
01:02:49contre l'avis du gouvernement
01:02:51le gouvernement
01:02:51qui suivait
01:02:52le gouvernement Raymond Barre
01:02:53et depuis
01:02:54alors non seulement
01:02:55il aurait fallu
01:02:56c'est un petit peu technique
01:02:57mais le conseil d'état
01:02:58a estimé que le droit
01:02:59à une vie familiale normale
01:03:00était un principe général du droit
01:03:02principe général du droit
01:03:03dans la hiérarchie
01:03:03des normes juridiques françaises
01:03:05c'est assez bas
01:03:06donc il aurait fallu
01:03:07il aurait suffi d'une loi
01:03:08pour revenir là-dessus
01:03:09ça n'a pas été fait
01:03:10mais sauf qu'entre temps
01:03:11aujourd'hui on ne pourrait plus
01:03:12revenir avec une simple loi
01:03:13puisqu'entre temps
01:03:13ça a été constitutionnalisé
01:03:14c'est défendu au niveau européen
01:03:16donc le regroupement familial
01:03:17aujourd'hui
01:03:18c'est extrêmement complexe
01:03:20juridiquement
01:03:20de revenir dessus
01:03:21mais il faut bien souvenir
01:03:23que ce sont des magistrats
01:03:24qui les premiers
01:03:25des magistrats du conseil d'état
01:03:27qui les premiers
01:03:28ont instauré le regroupement familial
01:03:29contre la vie
01:03:30à l'époque
01:03:31des français
01:03:32on regarde les sondages
01:03:33dès qu'on a fait des sondages
01:03:34sur la question de
01:03:35y a-t-il trop de travailleurs
01:03:35immigrés en France
01:03:36les français ont dit oui
01:03:37et qu'est-ce qu'ils ont eu
01:03:38toujours plus d'immigration
01:03:39vous avez raison
01:03:40et ce conseil d'état
01:03:41donnait une protection juridique
01:03:43énorme
01:03:44à ces immigrés
01:03:44qui devenaient
01:03:45donc qui pouvaient se regrouper
01:03:46mais il avait posé
01:03:47quand même des conditions
01:03:48et l'une de ces conditions
01:03:49était la suivante
01:03:50il fallait respecter
01:03:51l'ordre public
01:03:52donc on pourrait
01:03:53si on tenait compte
01:03:55de cette condition
01:03:55qui est précisée
01:03:56par le conseil d'état
01:03:56on pourrait revenir
01:03:57sur ce regroupement familial
01:03:59si l'ordre public
01:04:00était tombé
01:04:01mais je crois que c'est
01:04:02dans certains programmes
01:04:03qui commence à être échafaudés
01:04:05pour la présidentielle
01:04:06de 2027
01:04:07notamment dans certains
01:04:08partis de droite
01:04:08de revenir justement
01:04:10sur ce fameux
01:04:11regroupement familial
01:04:12on commence
01:04:13à en entendre parler
01:04:15dans les fameux échanges
01:04:16informés
01:04:17il faut un référendum
01:04:18c'est tout le problème
01:04:18la victoire maricef
01:04:19c'est que c'est le début
01:04:20en fait du gouvernement
01:04:21des juges
01:04:22et l'architecture juridique
01:04:25ça fait que se renforcer
01:04:27elle est aujourd'hui
01:04:28à l'échelle européenne
01:04:28donc effectivement
01:04:29il faut un référendum
01:04:31pas seulement
01:04:32sur le groupement familial
01:04:33mais justement
01:04:33sur la primauté
01:04:34du droit français
01:04:35sur le droit européen
01:04:37allez dans un instant
01:04:38on revient sur
01:04:39sur cet attentat à Londres
01:04:41deux personnes blessées
01:04:42dans une attaque au couteau
01:04:43dans le quartier londonien
01:04:44de Gold's Green
01:04:45vous voyez les images en direct
01:04:47où vit une importante
01:04:48population juive
01:04:49un suspect a été
01:04:51interpellé
01:04:52voilà ce que
01:04:53on peut dire
01:04:54à ce stade
01:04:55Kerstheimer a réagi
01:04:56on voit ça dans le journal
01:04:57de 14h30
01:04:58et juste après
01:04:59on parlera de la fin de vie
01:05:00avec Maître Spinner
01:05:02restez avec nous
01:05:03sur CNews
01:05:0714h30 sur CNews
01:05:08merci de nous rejoindre
01:05:09Sommayel Abidi
01:05:10pour les dernières informations
01:05:11on commence par
01:05:12cette attaque à Londres
01:05:13absolument
01:05:14on l'a appris
01:05:14il y a quelques minutes
01:05:15Pierre de blessé
01:05:16dans une attaque au couteau
01:05:17dans le quartier londonien
01:05:19de Golden's Green
01:05:21quartier abritant
01:05:22une importante communauté juive
01:05:24le suspect a été interpellé
01:05:26le premier ministre britannique
01:05:27Kirstheimer
01:05:28a fait part de son inquiétude
01:05:29écoutez
01:05:32une enquête policière
01:05:34est désormais en cours
01:05:35et je pense que nous devons
01:05:36faire tout ce qui est
01:05:37en notre pouvoir
01:05:37pour soutenir cette enquête
01:05:39et affirmer
01:05:40avec la plus grande clarté
01:05:41notre détermination
01:05:42à traiter ce type d'infraction
01:05:43dont nous avons malheureusement
01:05:45vu trop d'exemples récemment
01:05:48à la une de l'actualité
01:05:49également
01:05:49après les violences
01:05:50qui ont éclaté ce week-end
01:05:51et face à une situation
01:05:53sécuritaire
01:05:54extrêmement volatile
01:05:55le Quai d'Orsay
01:05:56recommande aux ressortissants
01:05:57français présents
01:05:58au Mali
01:05:58de prévoir
01:05:59je cite
01:05:59un départ temporaire
01:06:00dès que possible
01:06:01par les vols commerciaux
01:06:02encore disponibles
01:06:04et puis
01:06:05Donald Trump
01:06:05pose le ton
01:06:06face à Téhéran
01:06:07les Iraniens ont intérêt
01:06:08à devenir intelligents
01:06:10et vite
01:06:10des propos publiés
01:06:12sur son réseau social
01:06:13avec une photo
01:06:14où il se met en scène
01:06:15arme à la main
01:06:15sur fond de territoire
01:06:17en guerre
01:06:17avec ce commentaire
01:06:18M. Gentil
01:06:20c'est terminé
01:06:21voilà ce qu'on pouvait dire
01:06:22de l'actualité
01:06:23à 14h30
01:06:24il nous surprendra toujours
01:06:25M. Trump
01:06:26avec sa sémantique
01:06:28trumpienne
01:06:28comme on a l'habitude
01:06:29de le dire
01:06:29ils sont autour de la tapière
01:06:30Marie-Sève
01:06:31Alexandre De Vécu
01:06:32au Poil Amar
01:06:32nous accueillons
01:06:34Francis Spiner
01:06:34bonjour M. le sénateur
01:06:36merci d'être avec nous
01:06:36sénateur
01:06:37LR de Paris
01:06:38le Sénat qui reprend
01:06:39l'examen
01:06:40en commission
01:06:41de la réforme
01:06:42sur la fin de vie
01:06:42après un report
01:06:43de texte étudié
01:06:44puisque François Bayrou
01:06:46l'a voulu ainsi
01:06:46le texte étant
01:06:48deux volets
01:06:48les soins palliatifs
01:06:49d'un côté
01:06:49l'aide à mourir
01:06:51de l'autre
01:06:52le 7 avril dernier
01:06:53vous avez déposé
01:06:54une proposition de loi
01:06:54visant à exclure
01:06:56de la notion de soin
01:06:57la provocation active
01:06:59de la mort
01:07:00ça consiste en quoi maître ?
01:07:01c'est tout simplement dire
01:07:02que le rôle de la médecine
01:07:04c'est de sauver les vies
01:07:05ce n'est pas de les achever
01:07:06que le soin
01:07:07c'est aider
01:07:08à soulager les souffrances
01:07:09ce n'est pas
01:07:11les arrêter
01:07:12par la mort
01:07:12et ça veut dire
01:07:13tout simplement
01:07:14que la loi
01:07:15le code de la santé publique
01:07:16doit interdire
01:07:17l'euthanasie
01:07:19on joue avec les mots
01:07:20l'aide active à mourir
01:07:22le droit de mourir
01:07:22à la dignité
01:07:23il faut appeler les choses
01:07:24telles qu'elles sont
01:07:25c'est l'euthanasie
01:07:26et je suis contre l'euthanasie
01:07:28je pense que les français
01:07:29sont contre l'euthanasie
01:07:30quoi qu'on en dise
01:07:32et je pense que c'est un sujet
01:07:33qui mérite un débat référendaire
01:07:35les françaises sont divisées
01:07:37sur le sujet
01:07:39on a peur aussi des mots
01:07:40vous avez raison de dire
01:07:41que l'euthanasie
01:07:42ça s'appelle l'euthanasie
01:07:43mais en même temps
01:07:44on a pu le voir
01:07:47il y a des attermoiements
01:07:49à tout le moins
01:07:50sur la sémantique
01:07:52je conçois tout à fait
01:07:53d'ailleurs
01:07:54on voit que dans tous les partis
01:07:56il y a des partisans
01:07:57de l'euthanasie
01:07:58il y a des adversaires
01:07:59de l'euthanasie
01:08:00au Sénat
01:08:01la présidente du groupe communiste
01:08:02a dit qu'elle était
01:08:03contre l'euthanasie
01:08:04vous avez des socialistes
01:08:06qui sont contre
01:08:06c'est pas une question
01:08:07d'étiquette politique
01:08:08c'est une question
01:08:09de conscience
01:08:10la mort
01:08:12c'est quelque chose
01:08:13qui nous renvoie
01:08:14à ce que nous avons
01:08:15de plus intime
01:08:16et donc
01:08:17le suicide
01:08:17c'est aussi
01:08:18qu'un dialogue intime
01:08:19avec soi-même
01:08:20et ça dépend
01:08:21de nos croyances
01:08:22de nos parcours de vie
01:08:23donc oui
01:08:23les gens sont divisés
01:08:24mais je pense que
01:08:26sur un sujet
01:08:26qui engage
01:08:28toutes les générations
01:08:29y compris
01:08:30les jeunes générations
01:08:31parce que
01:08:32quand on ouvre
01:08:32la porte
01:08:33de l'euthanasie
01:08:33elle va toujours
01:08:35en s'agrandissant
01:08:36vous avez des pays
01:08:36où on vous dit
01:08:37que des mineurs
01:08:38de 13 ans
01:08:39pourraient être
01:08:40admissibles
01:08:41à l'euthanasie
01:08:41en Hollande
01:08:42on vous dit
01:08:43que ceux qui ont
01:08:4372 ans
01:08:44même s'ils se portent bien
01:08:45n'auront pas
01:08:46de justification
01:08:47à donner
01:08:48ils auront droit
01:08:49à l'euthanasie
01:08:49donc ça pose
01:08:50la question
01:08:51du prix de la vie
01:08:52c'est d'obliger
01:08:53les gens à dire
01:08:54qu'est-ce que vaut ma vie
01:08:54en tout cas
01:08:55sur le soin
01:08:56vous avez raison
01:08:57de dire
01:08:57qu'exclure
01:08:59de la notion
01:08:59de soin
01:08:59la provocation active
01:09:00à la mort
01:09:00ce sont les médecins
01:09:01qui ont toujours dit
01:09:03la mort n'est pas
01:09:04un remède
01:09:04et justement
01:09:05sur le délit d'entrave
01:09:06rajouté par les députés
01:09:07à la proposition
01:09:08de l'aide à mourir
01:09:09qui vise particulièrement
01:09:10évidemment les soignants
01:09:11qu'est-ce que le délit
01:09:12d'entrave
01:09:12détaille avec
01:09:13Anaïs Bauché
01:09:16c'est un point
01:09:16de tension majeur
01:09:17qui cristallise les débats
01:09:18sur l'aide à mourir
01:09:19son nom
01:09:20le délit d'entrave
01:09:21qui se définit
01:09:22comme le fait d'empêcher
01:09:23ou de tenter d'empêcher
01:09:24de pratiquer
01:09:24ou s'informer
01:09:25sur l'aide à mourir
01:09:27introduit en première lecture
01:09:28à l'Assemblée nationale
01:09:28en mai 2025
01:09:30il est passible
01:09:30de deux ans d'emprisonnement
01:09:31et de 30 000 euros d'amende
01:09:33un délit
01:09:34qui se décline
01:09:34en deux cas de figure
01:09:35la perturbation
01:09:37de l'accès au lieu
01:09:37où se pratique
01:09:38l'aide à mourir
01:09:39et le fait d'exercer
01:09:40des pressions morales
01:09:40ou psychologiques
01:09:41des pressions également interdites
01:09:43sur les soignants
01:09:44et les patients
01:09:44comme l'avait précisé
01:09:45le rapporteur
01:09:46de la proposition de loi
01:09:47en mai dernier
01:09:48il ne sera jamais interdit
01:09:49de convaincre quelqu'un
01:09:50de renoncer au droit
01:09:51à l'aide à mourir
01:09:52mais il sera interdit
01:09:53d'exercer des pressions morales
01:09:55psychologiques
01:09:56des menaces
01:09:56et d'entraver
01:09:57l'exercice de ce droit
01:09:58une mesure qui n'avait pas manqué
01:10:00d'alerter le corps médical
01:10:01comme l'avait relevé
01:10:02la présidente du comité d'éthique
01:10:03de la société française
01:10:04de gériatrie
01:10:05dans les colonnes du Parisien
01:10:06il est curieux
01:10:07de vouloir sanctionner
01:10:08lourdement quelqu'un
01:10:09qui propose une autre solution
01:10:10que la mort
01:10:11on pourra nous menacer
01:10:12d'aller en prison
01:10:13parce qu'on a tendu la main
01:10:14plutôt que la corde
01:10:15un projet de loi clivant
01:10:16en long parcours législatif
01:10:17lors de ces nombreuses
01:10:19étapes parlementaires
01:10:20les sénateurs
01:10:20s'étaient déjà opposés
01:10:21à ce délit d'entrave
01:10:22avant que les députés
01:10:23ne le réintroduisent
01:10:24ce mercredi
01:10:25il sera à nouveau examiné
01:10:27en commission
01:10:27au palais du Luxembourg
01:10:29je pense que
01:10:30ce que n'arrivent pas
01:10:31à comprendre
01:10:32les français
01:10:33qui nous regardent
01:10:33c'est la dichotomie
01:10:35entre le Sénat
01:10:35et l'Assemblée nationale
01:10:37c'est à quel point
01:10:38le texte peut être
01:10:40vu totalement différemment
01:10:41par les deux assemblées
01:10:42écoutez
01:10:44notre constitution
01:10:45prévoit le bicamérisme
01:10:47oui merci
01:10:47merci de le rappeler
01:10:49le Sénat
01:10:51est composé
01:10:52en général
01:10:52d'élus
01:10:54qui ont
01:10:55une plutôt grande expérience
01:10:57beaucoup ont exercé
01:10:58des fonctions de maire
01:10:59beaucoup sont
01:11:00d'anciens députés
01:11:01président d'exécutifs
01:11:04régionaux
01:11:05et donc
01:11:05il y a un recul
01:11:08il n'y a pas
01:11:09de dissolution
01:11:10il y a
01:11:11le temps
01:11:11pour le Sénat
01:11:12quand vous êtes élu
01:11:13au Sénat
01:11:13vous savez que
01:11:14sauf cas exceptionnel
01:11:15vous irez jusqu'au bout
01:11:16de votre mandat
01:11:17pour les députés
01:11:18on a vu que c'était
01:11:18une situation
01:11:19un peu plus précaire
01:11:20et je pense
01:11:21qu'il y a plus
01:11:21de sagesse au Sénat
01:11:22et puis aussi
01:11:24nous avons une composition
01:11:25de l'Assemblée
01:11:25politiquement très différente
01:11:27il n'y a pas de groupe
01:11:27LFI au Sénat
01:11:28le pire n'étant jamais sûr
01:11:30ça viendra peut-être un jour
01:11:31mais en tout cas
01:11:32pas avant de 3 ans
01:11:33nous n'avons pas
01:11:34de groupe extrême
01:11:35le Rassemblement National
01:11:36n'a que 4 élus au Sénat
01:11:38donc il y a une atmosphère
01:11:40où le Sénat
01:11:40essaye de construire
01:11:41quelque chose
01:11:42mais sur le délit
01:11:43d'entrave
01:11:44c'est une absurdité
01:11:45d'ailleurs
01:11:46j'observe très courageusement
01:11:47que M. Falorni
01:11:49rapporteur de la loi
01:11:51quitte l'Assemblée Nationale
01:11:53il a choisi
01:11:54de rester maire
01:11:56de la Rochelle
01:11:56et donc
01:11:57ce n'est plus le texte
01:11:58qu'il va porter
01:11:59ce qui montre
01:12:00que finalement
01:12:00il ne va pas jusqu'au bout
01:12:01il a quand même
01:12:02montré son impatience
01:12:03à ce que ce texte
01:12:04soit voté avant l'été
01:12:04vous l'aurez remarqué
01:12:06presque autant
01:12:07que Mme Broun-Pivet
01:12:08M. Falorni
01:12:09n'est pas maître
01:12:10de l'ordre du jour
01:12:11des travaux parlementaires
01:12:12et encore moins
01:12:13ceux du Sénat
01:12:13quelle est la trajectoire
01:12:16maintenant
01:12:16de votre proposition de loi
01:12:17comment est-ce que ça va se passer
01:12:18écoutez c'est très simple
01:12:19cette proposition de loi
01:12:20pour être examinée
01:12:22par le Conseil Constitutionnel
01:12:24doit recueillir
01:12:25le soutien
01:12:26d'un cinquième du Parlement
01:12:28donc il faut
01:12:29qu'un cinquième
01:12:31des parlementaires
01:12:32c'est-à-dire
01:12:33185 parlementaires
01:12:34enfin 184
01:12:35puisque c'est ma proposition
01:12:38184 parlementaires
01:12:39co-signent cette proposition
01:12:40de loi
01:12:41et une fois
01:12:42qu'ils l'ont co-signée
01:12:43et bien je peux la déposer
01:12:45au Conseil Constitutionnel
01:12:45vous êtes à combien ?
01:12:47pour l'instant
01:12:47alors ce matin
01:12:49j'en étais à 132
01:12:50bon
01:12:50et il vous reste
01:12:51combien de temps ?
01:12:53j'ai pas de limite
01:12:53de temps
01:12:54il n'y a pas de limite
01:12:55de temps
01:12:56je pense que
01:12:57j'espère
01:12:58que avant que le Sénat
01:13:00soit saisi
01:13:01de l'examen
01:13:01en séance publique
01:13:02je puisse déposer
01:13:04au Conseil Constitutionnel
01:13:05ce qui posera
01:13:06d'ailleurs une question
01:13:07est-ce que du coup
01:13:08le Parlement
01:13:09doit statuer
01:13:10alors que le Conseil Constitutionnel
01:13:11est saisi ?
01:13:13Alexandre De Vecchio
01:13:14Pierre Maricev
01:13:14un commentaire sur
01:13:15oui alors
01:13:16il devrait y avoir
01:13:17je pense un débat
01:13:18beaucoup plus profond
01:13:20sur la question
01:13:21de l'euthanasie
01:13:22et même qu'on lance
01:13:23ce débat
01:13:23comme ça
01:13:24à un an de la présidentielle
01:13:26dans une assemblée nationale
01:13:28aussi
01:13:29où il n'y a pas
01:13:30de réelle majorité
01:13:31en vérité
01:13:32je trouve que ça pose
01:13:34un problème
01:13:35c'est quasiment
01:13:36antidémocratique
01:13:37mais en plus
01:13:38qu'on soit radical
01:13:39dans cette volonté
01:13:41de faire passer
01:13:42l'euthanasie
01:13:42puisque moi je pense
01:13:43qu'interdire
01:13:44ce qu'ils appellent
01:13:45le délit d'entrave
01:13:46c'est-à-dire en fait
01:13:47faire réfléchir
01:13:48la personne
01:13:48tout simplement
01:13:49lui tendre la main
01:13:50lui expliquer
01:13:51que peut-être
01:13:51il y a d'autres solutions
01:13:53introduire ce type
01:13:54de dispositif
01:13:55dans la loi
01:13:56ça me paraît
01:13:56être une folie
01:13:58une radicalité
01:13:59et je pense
01:14:00que les Français
01:14:00même si une partie
01:14:01sont favorables
01:14:02à l'euthanasie
01:14:03ils sont pour
01:14:04que face à des questions
01:14:05aussi graves
01:14:06on prenne le temps
01:14:07de les réfléchir
01:14:08et qu'on ne transforme
01:14:09pas la mort
01:14:10en une nouvelle forme
01:14:11de bureaucratie
01:14:11j'émets les plus
01:14:12grandes réserves
01:14:15sur la conformité
01:14:17constitutionnelle
01:14:18d'une telle loi
01:14:19parce que
01:14:20la loi pénale
01:14:21puisqu'on fait
01:14:22on crée
01:14:23le délit d'entrave
01:14:24il faut qu'elle soit
01:14:25claire
01:14:26alors allez m'expliquer
01:14:29que c'est de l'entrave
01:14:30quand vous essayez
01:14:31de convaincre quelqu'un
01:14:31de ne pas avoir
01:14:32l'euthanasie
01:14:33si c'est de la pression
01:14:34si c'est de la conviction
01:14:35si c'est de l'aide psychologique
01:14:36le mot pression psychologique
01:14:38je souhaite
01:14:39je souhaite
01:14:39bien du plaisir
01:14:40au juge
01:14:41pour pouvoir définir
01:14:42ce qu'est la pression
01:14:44psychologique
01:14:44différente d'eux
01:14:45et comme en droit
01:14:46constitutionnel
01:14:47et en droit pénal
01:14:48il faut quand même
01:14:49que les infractions
01:14:50soient appréciées
01:14:52d'une manière objective
01:14:53je ne pense pas
01:14:54que ça passerait
01:14:55la route
01:14:55du conseil
01:14:55c'est quand même
01:14:56une loi
01:14:57telle qu'elle va être votée
01:14:58enfin j'espère qu'elle ne sera pas votée
01:14:59au Sénat
01:15:00le délit d'entrave
01:15:02ne sera pas voté au Sénat
01:15:03ça je vous le dis tout de suite
01:15:04telle qu'elle est présentée
01:15:05qui brouille tous les repères moraux
01:15:07dans une société
01:15:08où il n'y a déjà plus de repères
01:15:10comment vous allez expliquer
01:15:11à un enfant
01:15:12qu'on autorise
01:15:14l'euthanasie
01:15:15c'est-à-dire qu'on autorise
01:15:16à donner la mort
01:15:17dans certaines circonstances
01:15:18et par contre on punit
01:15:19ceux qui voudraient
01:15:21même pas l'empêcher
01:15:22simplement encore une fois
01:15:24faire réfléchir
01:15:25et prendre son temps
01:15:26je trouve que là
01:15:28ce qui montre la gravité
01:15:29le côté délétère
01:15:30de cette loi
01:15:31c'est qu'on ne sait plus
01:15:32où est le juste
01:15:33on ne sait plus
01:15:33où sont les repères fondamentaux
01:15:35tout simplement
01:15:35moi je dis toujours
01:15:36dans la république
01:15:38il y a la devise
01:15:39liberté
01:15:39tout le monde comprend
01:15:40l'égalité
01:15:41l'égalité des droits
01:15:42tout le monde comprend
01:15:42mais il y a la fraternité
01:15:44et je trouve que cette loi
01:15:46c'est le contraire
01:15:47de la fraternité
01:15:47le rôle de la politique
01:15:49c'est de venir au secours
01:15:50des plus faibles
01:15:51c'est d'être fraternel
01:15:52quand quelqu'un
01:15:53et si vous discutez
01:15:55sans avoir besoin
01:15:56d'être médecin ou psychologue
01:15:58mais quand il y a des gens
01:15:59qui sont dépressifs
01:16:00suicidaires
01:16:01c'est pas la mort
01:16:02la réponse
01:16:03c'est la solidarité
01:16:04c'est entourer les gens
01:16:06c'est ça la fraternité
01:16:07merci beaucoup Francis Spiner
01:16:08d'avoir été avec nous
01:16:09pour évoquer ce sujet
01:16:11hautement sensible
01:16:12et triste
01:16:13d'une certaine manière
01:16:15nous allons faire un point
01:16:16sur l'actualité internationale
01:16:17dans quelques instants
01:16:18on parlera de Londres
01:16:18mais d'abord
01:16:19Dora Abdelrazik
01:16:20nous a rejoint
01:16:20bonjour Dora
01:16:21alors que la situation
01:16:22est toujours dans l'impasse
01:16:23entre les Etats-Unis
01:16:24et l'Iran
01:16:24Donald Trump
01:16:25mise beaucoup
01:16:25sur le blocus naval
01:16:26qui est toujours en cours
01:16:27dans le détroit d'Orboul
01:16:28oui tout à fait
01:16:29selon le Wall Street Journal
01:16:30Donald Trump
01:16:31donc préfère le statut court
01:16:32celle d'un blocus prolongé
01:16:35pour asphyxier
01:16:36l'économie iranienne
01:16:37plutôt que de relancer
01:16:39les bombardements
01:16:39ou se mettre en retrait
01:16:40du conflit
01:16:41on va voir tout de suite
01:16:42un tweet
01:16:43du secrétaire
01:16:44au Trésor américain
01:16:45qui estime d'ailleurs
01:16:46que le blocus
01:16:46obligera bientôt
01:16:47l'Iran
01:16:48à réduire
01:16:49sa production pétrolière
01:16:50autrement dit
01:16:51il faut savoir
01:16:52qu'actuellement
01:16:52l'Iran déborde
01:16:54de pétrole invendu
01:16:56et elle n'a pas
01:16:57les moyens
01:16:58justement de stocker
01:16:59ce pétrole
01:17:00conséquence
01:17:00et bien les revenus
01:17:01du régime
01:17:02seraient en chute libre
01:17:03l'Iran perdrait
01:17:04environ 400 millions
01:17:06de dollars
01:17:06par jour
01:17:07selon certains analystes
01:17:09le blocage du trafic maritime
01:17:10à destination
01:17:10en provenance
01:17:11des ports iraniens
01:17:12semble donc porter ses fruits
01:17:13mais est-il total
01:17:15comme l'affirment
01:17:15bien sûr les américains
01:17:16non c'est beaucoup
01:17:17plus nuancé
01:17:18que cela
01:17:19parce que d'un côté
01:17:20on a l'armée américaine
01:17:22qui est catégorique
01:17:23et qui affirme
01:17:24que son blocus
01:17:24est infranchissable
01:17:25et de l'autre
01:17:26et bien nous avons
01:17:26les entreprises
01:17:29qui évaluent
01:17:31en temps réel
01:17:31en fait
01:17:32qui ont des données
01:17:32d'estimation
01:17:33pour savoir justement
01:17:34les bateaux
01:17:36le trafic maritime
01:17:38on va regarder
01:17:39tout de suite
01:17:40ensemble
01:17:41d'abord
01:17:42quelques estimations
01:17:43on apprend
01:17:44selon Vortexa
01:17:45qui a suivi justement
01:17:46en temps réel
01:17:46les flux mondiaux
01:17:47de l'énergie
01:17:48que 38 navires
01:17:49sont parvenus
01:17:50à contourner
01:17:50le blocus
01:17:5119 d'entre eux
01:17:52d'ailleurs
01:17:52sont des pétroliers
01:17:54liés à l'Iran
01:17:556 transportés
01:17:56du pétrole
01:17:57iranien
01:17:57selon les dernières
01:17:59estimations
01:17:59c'est environ
01:18:0010 millions
01:18:01de barils
01:18:02de pétrole
01:18:02qui sont passés
01:18:03alors vous allez me demander
01:18:04comment ils ont fait
01:18:05et bien on va regarder
01:18:06la carte tout de suite
01:18:07qui va s'afficher
01:18:08à l'antenne
01:18:09il faut savoir
01:18:10que les bateaux
01:18:11empruntent justement
01:18:12un chemin bien précis
01:18:13ils sont passés
01:18:14par les eaux territoriales
01:18:15côtières
01:18:16d'abord iraniennes
01:18:17puis pakistanaises
01:18:18et indiennes
01:18:19un passage inoffensif
01:18:20puisqu'en théoriquement
01:18:21l'armée américaine
01:18:23n'a aucun pouvoir
01:18:24attention
01:18:24tout de même
01:18:25c'est une opération maritime
01:18:26qui n'est pas sans risque
01:18:27notamment pour les très gros
01:18:29tanqueurs
01:18:29à cause notamment
01:18:31des courants marins
01:18:32qui sont
01:18:33qui pourraient représenter
01:18:35donc un danger
01:18:36pour certains bateaux
01:18:38en tout cas
01:18:38c'est l'analyse
01:18:39des experts
01:18:40merci beaucoup
01:18:41Dora Abdelrazik
01:18:42l'actualité en direct
01:18:43bien sûr
01:18:44c'est Londres
01:18:45avec cette attaque au couteau
01:18:46deux personnes grièvement blessées
01:18:47dans
01:18:47alors je répète
01:18:49deux personnes blessées
01:18:50je retire le grièvement
01:18:51parce que pour l'instant
01:18:52on n'a pas le détail
01:18:53dans le quartier
01:18:54de Golders Green
01:18:55quartier
01:18:57notamment
01:18:58habité par la communauté
01:18:59juive
01:18:59de Londres
01:19:00sinonis-debauchée
01:19:01vous êtes
01:19:01en direct
01:19:02quels sont les derniers
01:19:04détails
01:19:04dont vous disposez
01:19:06et bien oui
01:19:07vous l'avez dit
01:19:07il y a eu
01:19:08deux personnes blessées
01:19:10on ne sait pas encore
01:19:10dans quel état
01:19:11ce que l'on peut dire
01:19:12en tout cas
01:19:13c'est le quartier
01:19:13que le quartier
01:19:14de Golders Green
01:19:15c'est le quartier
01:19:16le plus
01:19:18le plus
01:19:19habité
01:19:20de la population
01:19:21juive
01:19:21c'est vraiment
01:19:22l'épicentre
01:19:23de la population
01:19:23juive
01:19:24au Royaume-Uni
01:19:25deux personnes
01:19:26ont donc été
01:19:27blessées au couteau
01:19:28le suspect
01:19:29a été arrêté
01:19:30les victimes
01:19:31ont été
01:19:31prises en charge
01:19:32par les secours
01:19:33communautaires
01:19:34les circonstances
01:19:35exactes
01:19:35restent à déterminer
01:19:38mais ce que l'on peut dire
01:19:39en tout cas
01:19:39c'est que ces derniers mois
01:19:40plusieurs incidents
01:19:41à caractère
01:19:43antisémite
01:19:44ont été
01:19:46signalés
01:19:46dans ce quartier
01:19:47il y a eu
01:19:47celle
01:19:48à la fin
01:19:51du mois
01:19:51de mars
01:19:51dernier
01:19:52une attaque
01:19:53contre les ambulances
01:19:54de la Hatzola
01:19:55il y a eu
01:19:56également
01:19:56des attaques
01:19:57contre une synagogue
01:19:58dans le quartier
01:19:58de Harrow
01:19:59dans le nord
01:19:59de Londres
01:20:00également
01:20:01et les attaques
01:20:02contre une organisation
01:20:03caritative juive
01:20:05donc même si ces attaques
01:20:06n'ont pas fait
01:20:06de victimes
01:20:07elles suicident
01:20:08quand même
01:20:08l'inquiétude
01:20:09de la communauté
01:20:10les enquêtes
01:20:12sont confiées
01:20:12à la police
01:20:13antiterroriste
01:20:14et la police
01:20:15a donc déjà
01:20:15arrêté
01:20:1625 personnes
01:20:17en lien
01:20:18avec ces attaques
01:20:19oui
01:20:20et effectivement
01:20:21si de négocier
01:20:21on se souvient
01:20:22que ces attaques
01:20:24ou en tout cas
01:20:25le climat
01:20:26très très tendu
01:20:27pour la communauté
01:20:28juive de Londres
01:20:29tout a commencé
01:20:29dès le 7 octobre
01:20:322023
01:20:33on se souvient
01:20:34de la communauté
01:20:34juive de Londres
01:20:35qui disait
01:20:36nous ne pouvons pas
01:20:36quitter nos habitations
01:20:37parce qu'on craint
01:20:38il y a des manifestations
01:20:39pro-palestiniennes
01:20:40dans Londres
01:20:42qui sont là
01:20:42et certains juifs
01:20:44d'ailleurs se tairaient
01:20:44chez eux
01:20:45le samedi
01:20:47jour où ils pouvaient
01:20:49au contraire
01:20:49justement sortir
01:20:50prendre l'air
01:20:51et promener les enfants
01:20:51qu'en est-il aujourd'hui
01:20:53est-ce que ce climat
01:20:54est toujours aussi
01:20:55tendu
01:20:56aussi anxiogène
01:20:59tout à fait
01:21:00oui le climat
01:21:01est très anxiogène
01:21:02et même si les attaques
01:21:03ne font pas forcément
01:21:04des victimes
01:21:04comme ça a été le cas
01:21:05dans l'attaque
01:21:06d'une synagogue
01:21:07également
01:21:08il faut rappeler aussi
01:21:09l'attaque à Manchester
01:21:10contre une synagogue
01:21:11qui avait elle
01:21:12fait des victimes
01:21:13donc qu'il y ait
01:21:14ou non
01:21:14des victimes
01:21:16le climat
01:21:16est vraiment
01:21:17très très anxiogène
01:21:18et c'est vrai
01:21:19que ces attaques
01:21:20ont pris
01:21:23une surenchère
01:21:23depuis l'offensive
01:21:25israélo-américaine
01:21:26contre l'Iran
01:21:27et la police antiterroriste
01:21:30étudie la possibilité
01:21:31d'un groupe
01:21:33pro-iranien
01:21:34qui en ligne
01:21:36en tout cas
01:21:38revendiquerait
01:21:38ces attaques
01:21:39oui
01:21:39effectivement
01:21:40climat très très anxiogène
01:21:42merci beaucoup
01:21:42Sidonie Gaucher
01:21:43à Londres
01:21:44pour CNews
01:21:46voilà donc
01:21:46cette nouvelle attaque
01:21:47au couteau
01:21:48Juliette Sadat
01:21:49on a effectivement
01:21:50cette population
01:21:51de Londres
01:21:52on a vu aussi
01:21:53que ce sont
01:21:53des bénévoles
01:21:54qui sont venus
01:21:55au secours
01:21:56les premiers
01:21:57ça veut dire quoi
01:21:58ça veut dire
01:21:58quelque chose
01:21:58de très structurel
01:21:59c'est à dire que
01:22:00au sein de la communauté juive
01:22:02on a d'une certaine manière
01:22:03sa propre sécurité
01:22:05avant même
01:22:06d'attendre
01:22:06les forces de police
01:22:07oui c'est un petit peu
01:22:08le caractère spécial
01:22:09dans ces quartiers
01:22:10très communautaires
01:22:12qui peut exister
01:22:13au Royaume-Uni
01:22:14ils ont leur propre
01:22:15service d'ambulance
01:22:17ils ont
01:22:18probablement
01:22:19des agents aussi
01:22:20de sécurité
01:22:21qui veillent
01:22:22à la sécurité
01:22:22sur la voie publique
01:22:24ce sont les primo-intervenants
01:22:25en effet dans cette attaque
01:22:26ils ont réussi
01:22:27à maîtriser le suspect
01:22:28en attendant
01:22:30que les forces
01:22:31de l'ordre
01:22:32l'interpellent
01:22:33et en fait
01:22:34ça se voit beaucoup
01:22:35moi j'avais été
01:22:36à Manchester
01:22:37après l'attaque
01:22:38de la synagogue
01:22:39qui avait fait
01:22:39en effet
01:22:40deux victimes
01:22:41et c'est très différent
01:22:42de ce qui se passe
01:22:43en France
01:22:43il y a vraiment
01:22:44une immigration
01:22:46très communautaire
01:22:47c'est pas
01:22:48nous on est dans
01:22:49une démarche
01:22:51d'assimilation
01:22:52d'assimilation
01:22:53les étrangers
01:22:53qui viennent
01:22:54en France
01:22:55vivent
01:22:55dans un grand
01:22:57melting pot
01:22:58les quartiers
01:22:59sont
01:23:00un grand patchwork
01:23:00effectivement
01:23:01les communautés
01:23:02sont mélangées
01:23:02c'est vraiment la démarche
01:23:03à la française
01:23:03et les habitants
01:23:07que j'avais pu rencontrer
01:23:08dans ces quartiers
01:23:09m'expliquaient
01:23:09qu'il y avait vraiment
01:23:10cette empreinte
01:23:11très communautaire
01:23:12et les gens
01:23:13vivent côte à côte
01:23:14et dans le quartier
01:23:15où ça s'était passé
01:23:16cette attaque
01:23:17à la synagogue
01:23:17on voyait beaucoup
01:23:19les juifs
01:23:21les musulmans
01:23:21vivaient côte à côte
01:23:22et maintenant
01:23:23on vit face à face
01:23:24pour reprendre la phrase
01:23:25de Gérard Collomb
01:23:26dans certains cas
01:23:28et c'est effectivement
01:23:29le cas Paul Amar
01:23:30oui
01:23:30vous avez raison
01:23:32sur les modes de vie
01:23:33sur les cultures même
01:23:34des Indosaxons
01:23:36de la Grande-Bretagne
01:23:37mais c'est la même terreur
01:23:39qui s'abat
01:23:40sur toutes les communautés
01:23:41juives
01:23:41d'Europe
01:23:42en ce moment
01:23:43vous ne rencontrez pas
01:23:44un seul juif
01:23:44qui ne se pose pas la question
01:23:45ce qui est terrible
01:23:46dois-je rester
01:23:48ou partir
01:23:49autrefois on disait
01:23:50heureux comme un juif
01:23:51en France
01:23:51aujourd'hui on dit
01:23:52malheureux
01:23:53certains partent en Israël
01:23:54alors qu'on sait
01:23:54que la situation
01:23:55est tendue
01:23:56ils font leur alia
01:23:57alors que la situation
01:23:58est quand même
01:23:58très très compliquée
01:23:59absolument
01:23:59il y a la terreur
01:24:00par les armes
01:24:01on en parle
01:24:02les médias en parlent
01:24:03mais il y a une terreur
01:24:04quotidienne
01:24:05les insultes
01:24:05les crachats
01:24:06les mots
01:24:07les agressions physiques
01:24:08la communauté juive
01:24:09se sent littéralement
01:24:11assiégée
01:24:12et l'objectif
01:24:13de ces terroristes
01:24:13par les armes
01:24:14ou par les mots
01:24:14tout simplement
01:24:15c'est la faire partir
01:24:16effectivement
01:24:16et on termine
01:24:17cette émission
01:24:18alors que vous allez
01:24:19bien sûr
01:24:20continuer à avoir
01:24:22l'information
01:24:23dans 120 minutes
01:24:24info avec Julien Pasquet
01:24:25par le tweet
01:24:25de Kirst Armer
01:24:27qui dénonce
01:24:28une attaque odieuse
01:24:29qui va s'afficher
01:24:29sur votre écran
01:24:30le tweet
01:24:31du maire de Londres
01:24:32qui dénonce
01:24:33une attaque odieuse
01:24:36voilà
01:24:36attaque odieuse
01:24:37perpétrée
01:24:37contre deux londoniens
01:24:38juifs
01:24:39à Golders Green
01:24:40restez avec nous
01:24:41merci à toutes les équipes
01:24:42merci à vous
01:24:43chers invités
01:24:44Alexandre Devecchio
01:24:45Pierre-Marie Seuf
01:24:46Paul Amard
01:24:46merci Juliette Sadat
01:24:47merci à Nathalie Le Pelletier
01:24:49Axel Thomas
01:24:50Léopold Bessi
01:24:51Pierrick Bastide
01:24:52Tanguy
01:24:53à la réalisation
01:24:54et Mathéo
01:24:54à la vision
01:24:55très bon après-midi
01:24:56merci à Nathalie Le Pelletier
01:24:58à la vision
01:24:58à Nathalie Le Pelletier
01:24:58à Nathalie Le Pelletier
01:24:59Titude
01:24:59à Nathalie Le Pelletier
01:24:59à Nathalie Le Pelletier
01:24:59Merci.