00:00...
00:04C'est l'une des villes côtières préférées des Libanais et des touristes étrangers.
00:08Impossible de passer à côté de son port de pêche, ses sites archéologiques, ses rues étroites et colorées.
00:15Il y a la carte postale de tir avec son bord de mer et puis il y a la réalité
00:19de la guerre et les raids israéliens comme ici,
00:21avec une frappe datant du fameux mercredi noir il y a un peu plus d'un mois.
00:26Face à la mer, l'intendant de ce café-restaurant n'arrive pas à se projeter. Il n'a plus
00:32de travail depuis des mois.
00:34Quand la saison commence, on a grandi la terra jusqu'à là-bas. Normalement, il y a beaucoup plus de
00:38tables que ça, plus que 100.
00:41Les plages aussi sont désertées.
00:43Allez vous baigner !
00:44Seuls quelques habitants, comme Hassan et ses petits-enfants profitent parfois d'une baignade pour oublier le danger.
00:53J'aimerais que la plage soit noire de monde. À cause des circonstances, de la guerre, les gens ne viennent
00:59plus.
01:00Moi, j'habite juste au-dessus et je viens ici pour ne plus penser aux bombardements.
01:06Dans cet hôtel très réputé ?
01:08Aujourd'hui, on devrait avoir minimum 7 à 9 chambres. Mais là, avec la guerre, on n'a que 3
01:13chambres occupées.
01:14Le personnel est passé de 35 à 8 employés. Seuls quelques déplacés s'y sont réfugiés.
01:20Aujourd'hui, je suis détruit. Mon mental est à zéro. Je n'ai plus aucune énergie. Il n'y a
01:26plus rien ici.
01:28Financièrement, socialement et moralement, il n'y a même pas de perspective.
01:32À Tire, la menace des bombardements est quotidienne. Mais la beauté et la douceur de la ville sont le meilleur
01:38remède de ses habitants.
01:39Merci.
01:39Merci.