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  • il y a 4 mois
Chaque jour, Karine de Ménonville vous accompagne de 14h à 17h dans BFM Non-Stop.

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00:00:00– Bonjour à tous, il est 15h, je suis ravie de vous retrouver dans l'actualité.
00:00:05C'est deux nouvelles plaintes contre Patrick Brouel, 48h après sa mise en examen dans quatre procédures.
00:00:10Une liste qui s'allonge à mesure que les jours passent.
00:00:13On fait le point dans un instant avec Paul Conge.
00:00:16La signature probable d'un protocole d'accord dans les 24h pour mettre fin à 106 jours de guerre
00:00:22entre l'Iran et les Etats-Unis, c'est le Pakistan qui l'annonce une signature électronique
00:00:26le jour de l'anniversaire de Donald Trump.
00:00:31L'enquête plus que jamais pour confondre le meurtrier de Liana Jérôme Barrella, suspect numéro 1,
00:00:35n'a toujours pas été réentendue depuis la découverte du corps de l'enfant.
00:00:38Dans la ligne de mire des enquêteurs, la téléphonie, la voiture du suspect et les analyses qui font suite à
00:00:43l'autopsie.
00:00:45Et à 15h30, notre document ligne rouge à présent.
00:00:49Liana, révélation sur le drame qui choque la France au lendemain des obsèques de cet enfant de 11 ans à
00:00:54Florence.
00:00:55Reste une immense émotion faite de colère et de questions sur les possibles manquements de la justice.
00:01:00Mais aussi les nouvelles révélations sur la famille de Jérôme Barrella.
00:01:11On le disait, une liste qui s'allonge à mesure que les jours passent.
00:01:14On a appris aujourd'hui que deux nouvelles plaintes ont été déposées hier contre Patrick Bruel.
00:01:19L'une pour viol, l'autre pour tentative de viol et agression sexuelle.
00:01:23Deux nouvelles plaintes, 48 heures après la mise en examen du chanteur qui a été placée sous contrôle judiciaire.
00:01:29Rudy Cossec.
00:01:30Pour la première plainte, les faits remonteraient à 2007.
00:01:34Patrick Bruel est accusé de tentative de viol et d'agression sexuelle en marge de sa venue au festival du
00:01:39film de la Réunion.
00:01:40La seconde accuse le chanteur de viol et d'agression sexuelle en 2012 cette fois.
00:01:45Pour l'avocate de ces deux nouvelles plaignantes, l'affaire n'en serait qu'à ses prémices.
00:01:49Ces plaintes viendront s'ajouter aux faits auxquels le chanteur devra répondre.
00:01:53De très larges investigations restent encore à mener.
00:01:56De nouvelles plaintes, alors que Patrick Bruel est mis en examen depuis mercredi pour des faits similaires dans quatre affaires.
00:02:02Le chanteur de 56 ans a été placé sous contrôle judiciaire.
00:02:05La parole se libère de plus en plus.
00:02:07Je pense que c'est multifactoriel.
00:02:09La rapidité de la justice sur ce dossier n'y est pas pour rien.
00:02:13On a quand même une mise en examen rapide.
00:02:15On a une mise sous contrôle judiciaire rapide.
00:02:18Ça pousse les femmes à parler.
00:02:19Depuis quelques jours, les témoignages et les accusations se multiplient.
00:02:23Encore hier soir, j'ai deux plaignantes qui m'ont contactée.
00:02:25Une mannequin et une hôtesse de l'air.
00:02:28Elles m'ont elles-mêmes dit qu'elles avaient des connaissances qui avaient été victimes.
00:02:33Donc je pense qu'on va être complètement sous l'eau.
00:02:36C'est assez impressionnant.
00:02:39D'après les avocates des plaignantes,
00:02:41l'affaire Patrick Bruel pourrait évoluer rapidement.
00:02:43Ce qui pourrait donner lieu à de nouvelles mises en examen.
00:02:47Et on va en parler avec vous, Paul Conch.
00:02:49Bonjour du service de la justice de BFM TV.
00:02:51Paul, on va tout d'abord faire le point sur les procédures en cours.
00:02:54Patrick Bruel est mis en examen dans quatre dossiers.
00:02:56Oui, depuis mercredi soir, après un non interrogatoire devant quatre juges d'instruction.
00:03:00Ces derniers ont décidé de le mettre en examen pour quatre faits.
00:03:03Un viol commis en 2008 à Neuilly-sur-Seine, dénoncé par Florima Treiber, ancienne Miss Alsace.
00:03:09Une tentative de viol en 2010 à Bruxelles, dénoncée par Karine Wieser, attachée de presse.
00:03:14Et aussi des faits d'agression sexuelle et de harcèlement sexuel à Perpignan en 2019.
00:03:18C'est une masseuse.
00:03:19Et un fait de harcèlement sexuel en 2019 à Ajaccio.
00:03:22Donc à l'issue de cette comparution, de cet interrogatoire,
00:03:26il a été placé sous contrôle judiciaire.
00:03:29Il a échappé à la détention provisoire, mais il est donc soumis quand même à certaines obligations.
00:03:33Notamment le fait de ne pas entrer en contact avec les victimes,
00:03:36de ne pas se présenter à leur domicile.
00:03:38Il a aussi interdiction de fréquenter les salons de massage.
00:03:40Il doit suivre des soins psychologiques et verser une caution de 500 000 euros.
00:03:43Alors Paul, comment ça va se passer pour ces deux nouvelles plaintes dont on vient de parler ?
00:03:47Elles vont venir se rajouter. Quel est le process ?
00:03:50Elles subiront le même traitement que les plaintes précédentes.
00:03:53A savoir qu'elles sont donc déposées au tribunal judiciaire de Nanterre,
00:03:55qui centralise toutes les procédures contre Patrick Bruel.
00:03:58Donc ces deux plaintes, elles vont être examinées par le parquet de Nanterre
00:04:01et par les juges d'instruction qui décideront des suites
00:04:04à leur donner très probablement, à minima, des auditions de ces nouvelles plaignantes,
00:04:08mais aussi des auditions de leurs proches, des personnes à qui elles auraient pu se confier.
00:04:12Et sans doute, ces plaintes rejoignent à l'Ontel,
00:04:14donc les plaintes déjà étudiées auparavant.
00:04:16Et peut-être se solderont-elles par de nouvelles mises en examen pour Patrick Bruel.
00:04:19Merci beaucoup, merci beaucoup Paul.
00:04:21On en vient à cet accord de paix.
00:04:24C'est probablement, chaque mot à son importance, concrétisé entre les Etats-Unis et l'Iran
00:04:30dans les 24 heures au bout de 106 jours de guerre.
00:04:33Un protocole, d'accord, pour être précis, plus symbolique que concret,
00:04:37on va le détailler dans un instant, mais qui ouvrirait la voie enfin à des négociations.
00:04:42C'est le Pakistan solide intermédiaire qui l'affirme.
00:04:44On vous retrouve à Islamabad, on dîne de Gaulle, on dîne, on évoque une signature électronique.
00:04:50Alors oui, effectivement, c'est ce que le Premier ministre Sherbaz Sharif a annoncé sur les réseaux sociaux.
00:04:55Donc une signature indirecte virtuelle pour cet accord cadre,
00:04:58et non en face-à-face comme ça avait pu circuler ces dernières heures.
00:05:01Le Premier ministre pakistanais évoque aussi des discussions qui doivent se tenir la semaine prochaine
00:05:05à un niveau technique, sans donner davantage de précision ni sur le lieu, ni sur les participants.
00:05:09Le Pakistan dit rester en contact étroit avec les deux parties pour finaliser cet accord.
00:05:14On se souvient que le Pakistan était parvenu à réunir les deux parties à la même table des négociations,
00:05:18ici même à Islamabad, les 11 et 12 avril derniers.
00:05:21Ces pourparlers n'avaient pas débouché sur un accord, mais ils avaient permis de relancer le dialogue.
00:05:25Ensuite, les discussions se sont poursuivies de manière indirecte avec le Pakistan,
00:05:28qui faisait la navette entre les deux belligérants,
00:05:31notamment via le maréchal Hassim Mounir, le chef de l'armée,
00:05:33qui bénéficie d'un accès privilégié à Trump.
00:05:35Et il y a quelques jours seulement encore, le 7 juin,
00:05:37on sait que le ministre pakistanais de l'Intérieur, Mohsin Nagvi,
00:05:40également très impliqué sur ce dossier, et qui à l'oreille des Iraniens,
00:05:44était à Téhéran pour faire passer des messages dans le cadre de cette médiation.
00:05:47Donc ici à Islamabad, on accueille cette avancée avec beaucoup de satisfaction.
00:05:51– Jeanine De Gaulle en direct d'Islamabad au Pakistan,
00:05:53on prend la direction de Washington où on vous retrouve Axel Meunier.
00:05:57Axel, Donald Trump qui veut finalement s'offrir la signature d'un protocole d'accord pour son anniversaire.
00:06:04– Oui, disons que c'est un week-end parfait effectivement
00:06:07pour la signature de cet accord.
00:06:09D'abord parce qu'effectivement, Donald Trump va fêter demain ses 80 ans,
00:06:12ici même à la Maison-Blanche, avec ce grand combat de MMA qu'il avait appelé de ses voeux.
00:06:17Ensuite, parce que cela lui permettrait aussi d'arriver en vainqueur lundi au G7,
00:06:22lorsqu'il se rendra en Europe.
00:06:24Et puis, il y a aussi un autre symbole, ce 13 juin,
00:06:27ça fait un an que les États-Unis et Israël avaient lancé les attaques de la guerre des 12 jours
00:06:31contre l'Iran.
00:06:32Bref, beaucoup de symboles, mais il faut rester prudent.
00:06:35Certains experts estiment notamment que le fait que les combats se poursuivent au Liban
00:06:40entre Israël et le Hezbollah peut poser problème.
00:06:43Il y a encore des choses à signer,
00:06:45il y a encore des petites choses sur lesquelles il faut se mettre d'accord.
00:06:49Et puis surtout, ce n'est qu'un protocole d'accord.
00:06:52Cela ouvrirait une page de 60 jours de négociations beaucoup plus techniques
00:06:56qui comprendrait notamment tous les points d'achoppement
00:06:58et à commencer par le programme d'uranium iranien.
00:07:02Bref, il y a encore beaucoup de choses, mais c'est une avancée.
00:07:05Et surtout, on voit que l'optimisme et l'enthousiasme sont partagés par désormais toutes les parties.
00:07:10Axel Monnier en direct de Washington.
00:07:12Et cette dernière minute qui nous vient des médias officiels, médias d'État d'Iran,
00:07:17il n'y aura pas de signature d'un quelconque protocole d'accord avec l'Iran.
00:07:20Sous-entendu, Téhéran n'entend pas faire ce cadeau d'anniversaire à Donald Trump,
00:07:24ce qui ne remet pas en cause cette signature électronique dans les jours qui viennent.
00:07:28On va justement en parler avec le général Jérôme Pellistrandi.
00:07:30Bonjour, général.
00:07:31Bonjour.
00:07:31Consultant défense BFMTV.
00:07:33À vos côtés, Olivier Ravanello, éditorialiste politique internationale BFMTV.
00:07:36Bonjour.
00:07:37Et Adèle Bakawan, directeur du European Institute for Studies on the Middle East and North Africa.
00:07:42Général, très clairement, il y a eu tout d'abord cette petite mise au point de Téhéran
00:07:46à laquelle il fallait s'attendre.
00:07:47Pas question pour l'Iran de faire un cadeau d'anniversaire à Donald Trump.
00:07:50Ou en tout cas, ça aurait été un cadeau, il faut être honnête, un cadeau empoisonné
00:07:53parce que 106 jours de guerre pour arriver à un protocole disant qu'il va y avoir des discussions
00:08:00techniques qui vont s'engager ultérieurement.
00:08:04Bon, et les Iraniens, ils maîtrisent parfaitement le temps et ils ont compris qu'il était hors
00:08:10de question de faire ce, entre guillemets, ce cadeau d'anniversaire demain.
00:08:13Parce que tout, c'est ça ce qui est absolument fascinant, c'est que tout converge vers demain,
00:08:19les 80 ans, le combat de MMA.
00:08:22Et sachant que Donald Trump doit arriver au sommet du G7, il pensait arriver avec un
00:08:28papier disant voilà j'ai gagné.
00:08:30Et les Iraniens, très habilement, ils gagnent du temps.
00:08:33Il va falloir voir ce qui va se passer dans les heures à venir et quelles vont être les
00:08:38réactions de Washington puisqu'on est au début de la matinée là-bas.
00:08:43Olivier, protocole d'accord annoncé par le Pakistan, c'est crédible ?
00:08:46Oui, c'est crédible parce que justement, les pays qui servent d'encadrant de médiateurs,
00:08:52le Pakistan et aussi le Qatar, sont très optimistes.
00:08:56Donc on est quand même dans un moment où on sent qu'on n'est pas loin d'une issue.
00:09:01Mais c'est normal d'entendre l'une des deux parties jusqu'au dernier moment dire non,
00:09:04non, non, parce qu'il faut encore lâcher.
00:09:05De quoi on parle ? On parle d'un protocole qui est en deux volets en fait, c'est ça
00:09:08qu'il faut bien avoir en tête.
00:09:09Le premier volet concernerait le détroit d'Hormuz et la réouverture progressive du
00:09:13détroit d'Hormuz.
00:09:14En échange de quoi ? En échange du déblocage des 24 milliards, c'est la somme dont on parle
00:09:20pour l'instant, d'avoir Iraniens qui sont gelés dans différentes banques internationales.
00:09:25Ce qui bloque en ce moment, c'est à quel moment est-ce que les Iraniens voient la couleur
00:09:29de cet argent ? Eux souhaiteraient avoir 12 milliards tout de suite, là c'est le signe,
00:09:34et puis 12 milliards une fois qu'on se sera mis d'accord sur l'ensemble.
00:09:38Trump essaye lui au contraire de faire l'inverse et de dire vous aurez le premier dollar une
00:09:42fois qu'on se sera mis d'accord sur tout.
00:09:44Et c'est là où ça bloque.
00:09:46La bonne nouvelle dans tout ça, c'est qu'on parle de gros sous et que se mettre d'accord
00:09:50sur des histoires de gros sous, c'est beaucoup moins compliqué que de trouver un accord sur
00:09:55le nucléaire qui engage des questions militaires, de sécurité, de défense, de souveraineté,
00:10:02des questions techniques, les fameux 400 kg d'uranium enrichi.
00:10:06Tout ça, c'est une négociation qui commencerait pour au moins 60 jours et qui va être extrêmement
00:10:12compliquée comme on en a connu cette négociation pendant des dizaines d'années.
00:10:16Donc il faut bien avoir en tête qu'on a deux volets.
00:10:19Ce qui peut se débloquer dans l'immédiat, encore une fois, c'est un deal autour d'Hormuz
00:10:24et en gros, vous me donnez combien pour que je débloque Hormuz ?
00:10:27Adèle, c'est un deal certes, mais quand on regarde le fond du dossier, ils ne sont
00:10:32d'accord sur rien.
00:10:33Que ce soit sur Hormuz où l'Iran ne mettrait plus son péage, sur l'uranium encore moins
00:10:39puisque Téhéran refuse de céder ses 400 kg, ils doivent rester sur le sol iranien.
00:10:44C'est un protocole d'accord pour se mettre d'accord pour… Allez, on commence à discuter
00:10:49de tout le reste, mais les buts de guerre, on n'y est pas.
00:10:52Déjà, permettez-moi d'être un peu sceptique par rapport à cette annonce du Premier ministre
00:10:56parce que ça ne se sent déjà pas très très correct et honnête.
00:11:00Pourquoi ? Parce que là, je viens relire encore une fois pour la troisième fois son tweet.
00:11:05Il parle d'un accord et non pas d'un protocole d'accord.
00:11:08Or, tout le monde sait qu'on parle d'un protocole d'accord.
00:11:11Alors, ce n'est pas honnête de la part du Premier ministre paquistanais de dire
00:11:15l'accord, la signature de cet accord.
00:11:18Donc là, ce n'est pas honnête, ce n'est pas correct.
00:11:21Un. Deux. Personne à cette heure-là, à cette minute-là, à cette seconde-là,
00:11:27parce que ça change par seconde, personne n'a eu le texte du protocole de l'accord.
00:11:32Ni les Iraniens, ni les Américains, personne n'a mis en ligne,
00:11:36ni les Paquistanais, ni les Qataris, tout ce qu'on a.
00:11:38Vraiment, Karine, tout ce qu'on a, c'est la version du Meher,
00:11:42c'est-à-dire l'agence de presse proche des gardiens de la révolution islamique.
00:11:4514.
00:11:46Et Axios, Axios pour les Américains.
00:11:48Donc, Axios pour les Américains, Meher pour les Irans.
00:11:51Lorsqu'on compare les deux versions,
00:11:53mais on est dans des récits totalement opposés sur le Détroit d'Hormoz.
00:11:59Mais on est dans des récits pour les opinions publiques aussi.
00:12:01Oui, mais seulement, on n'a que ça.
00:12:04Enfin, à part ça, on n'a rien.
00:12:05On n'a rien du tout.
00:12:06Et une déclaration d'un Premier ministre qui nous parle d'un accord qui n'existe pas.
00:12:10C'est un protocole d'accord.
00:12:11Moi, ce qui m'a frappé dans les 14 points qui ont été publiés par les Iraniens,
00:12:15c'est que pour l'essentiel, il y en a 12 qui concernent Hormuz,
00:12:20la levée des sanctions, l'argent, etc.
00:12:22Et un point qui dit, l'Iran va s'engager à respecter le traité de non-prolifération,
00:12:28c'est-à-dire de dire, je ne fabriquerai pas une bombe atomique,
00:12:31ce qu'ils ont déjà fait.
00:12:32Donc, ça me paraît...
00:12:34Pour dire, par rapport à les 24 milliards de dollars qui doivent être dégelés ou débloqués,
00:12:41les Qataris, selon les informations, dans les coulisses encore une fois,
00:12:45bien évidemment, ce sont mes informations, mais à vérifier par BFM,
00:12:49c'est que les Qataris ont décidé de prêter, je dis bien prêter,
00:12:5324 milliards de dollars aux Iraniens juste pour débloquer la négociation.
00:12:56Et donc, Donald Trump, il peut dire, moi, je ne donne pas un seul dollar aux Iraniens,
00:13:01ce sont les Qataris qui donnent 24 milliards de dollars,
00:13:04et au moment où Donald Trump débloque, les Qataris vont récupérer les 20 milliards.
00:13:07Mais au-delà de ce montage financier pour arracher un protocole d'accord
00:13:13qui semble assez vide pour la suite, même s'il a le mérite d'ouvrir le champ aux discussions,
00:13:19si on prend la question du nucléaire qui était à la base l'objectif, le but de cette guerre,
00:13:24quand on prend les dernières déclarations, notamment du côté de CNN,
00:13:28qui affirme que l'Iran aurait miné les endroits où il y a les stocks d'uranium,
00:13:31c'est dire la défiance générale ?
00:13:34Oui, complètement, et on voit bien que le dossier nucléaire est d'une complexité colossale.
00:13:38Il y a donc les 440 kilos, il y a 10 tonnes de matériel uranium enrichi à 20%,
00:13:46il y a les installations, et donc en minant les accès, notamment autour d'Ispaan,
00:13:53là aussi les Iraniens envoient un message parce qu'il semblerait que le Pentagone
00:13:58a planifié une opération pour aller sur place.
00:14:02Donc on voit bien que ça va prendre, de toute façon autour du nucléaire,
00:14:06des semaines, des mois, voire des années pour déboucher sur quelque chose.
00:14:10Ils ont fait l'accord sur une seule chose, une seule chose,
00:14:14c'est qu'ils ont fait un accord pour négocier ensemble, juste pour négocier, c'est tout.
00:14:18C'est un accord pour commencer à discuter ensemble,
00:14:21et on va continuer bien entendu à en parler dans les toutes prochaines minutes,
00:14:23dans les prochaines éditions.
00:14:25Il est quasiment 15h14, si vous nous rejoignez,
00:14:28l'enquête plus que jamais pour confondre le meurtrier de Liana.
00:14:31Jérôme Barrella a été mis en examen le 1er juin dernier
00:14:34pour enlèvement et séquestration, placé en détention.
00:14:37Depuis, il n'a pas été à nouveau entendu depuis la découverte du corps de l'enfant.
00:14:40Les enquêteurs cherchent à renforcer le dossier en vue de son audition
00:14:44dans la ligne de mire, la téléphonie, la voiture du suspect principal
00:14:48et les analyses qui font suite à l'autopsie.
00:14:50Les dernières informations tout d'abord avec Boris Karlamoff depuis Florence-Algers.
00:14:55Cela fait désormais 8 jours, 8 jours que le corps de Liana a été retrouvé.
00:14:59Les investigations menées par la section de recherche de Toulouse se poursuivent.
00:15:03Vous le savez, la première autopsie du corps de Liana n'a pas permis de déterminer les causes de sa
00:15:09mort.
00:15:09Il y a donc des expertises complémentaires qui ont été ordonnées
00:15:12et qui sont toujours en cours dans un laboratoire.
00:15:15Un travail minutieux qui peut prendre encore beaucoup de temps,
00:15:18peut-être une quinzaine de jours.
00:15:19Voilà ce que confiait une source proche de l'enquête à BFMTV.
00:15:22Et puis, il y a cet élément qui est au cœur des investigations,
00:15:25à savoir le véhicule de Jérôme Barrella,
00:15:27puisque c'est à l'intérieur même de cette voiture que Liana a été vue pour la toute dernière fois.
00:15:32C'était le 29 mai dernier.
00:15:35D'après nos informations, ces expertises sur le véhicule, elles sont désormais terminées.
00:15:40Mais les enquêteurs doivent désormais exploiter toutes les données qui ont été récoltées dans cette voiture.
00:15:46C'est un modèle ancien, ce véhicule.
00:15:48Il y a donc moins d'informations à récolter que dans un véhicule moderne,
00:15:52ce qui complique la tâche des enquêteurs.
00:15:56Beaucoup de questions chez les habitants de Florence,
00:15:58mais chez une bonne partie des Français finalement.
00:16:00Et ces questions-là, justement, elles vont être posées au principal suspect dans cette affaire,
00:16:05à savoir Jérôme Barrella, puisqu'il sera convoqué pour un nouvel interrogatoire
00:16:10dans le bureau du juge d'instruction au tribunal judiciaire d'Agin.
00:16:13Il va devoir s'expliquer sur son éventuelle implication dans la mort de Liana.
00:16:18Cette enquête, on en parle avec vous, Bruno Kezak.
00:16:20Bonjour, vous êtes ancien commandant de la section de recherche de gendarmerie de Nancy.
00:16:25On le disait, le principal suspect, Jérôme Barrella, va certainement être convoqué
00:16:28dans les prochains jours pour être à nouveau entendu.
00:16:31Il ne l'a pas encore été depuis la découverte de cet enfant.
00:16:34Les enquêteurs, donc, travaillent dur pour amener des pièces au dossier.
00:16:38Leurs priorités, on l'a vu, la voiture, la téléphonie.
00:16:41Comment fait-on ? Quel est leur travail au quotidien ?
00:16:43Le travail des enquêteurs de la cellule nationale d'enquête
00:16:46qui a été mis en place après la découverte de la mérosiana,
00:16:49c'est d'amener à la construction d'un scénario
00:16:54qui soit suffisamment probant et crédible
00:16:57pour confondre le principal suspect dans cette affaire.
00:17:00Donc, vous avez une combinaison d'actions par les enquêteurs
00:17:04qui vont porter sur le recueil des témoignages,
00:17:07c'est-à-dire le travail sur l'humain.
00:17:09Donc, tous les gens qui connaissaient cet enfant,
00:17:11ses proches, ses amis, ses camarades de classe,
00:17:13qui vont pouvoir expliquer certainement
00:17:15la façon dont le suspect a approché cet enfant,
00:17:18l'a mis en confiance jusqu'à pouvoir l'emmener dans sa voiture
00:17:20en toute tranquillité et arriver à l'irréparable.
00:17:24Et puis, ils vont travailler aussi sur tous les aspects techniques,
00:17:27scientifiques et médico-légaux
00:17:28qui sont actuellement en cours à l'Institut de recherche criminelle
00:17:31de la gendarmerie.
00:17:32Donc, quand je parle de cellule nationale d'enquête,
00:17:33vous avez un travail fait sur le terrain
00:17:35par la section de recherche de Toulouse
00:17:36et la brigade de recherche de Hoche
00:17:38et vous avez le concours de l'unité nationale de police judiciaire
00:17:42et notamment de sa branche scientifique,
00:17:44de la gendarmerie scientifique,
00:17:45qu'est l'Institut de recherche criminelle.
00:17:47Le travail est extrêmement méticuleux.
00:17:50Il faut laisser autant aux experts
00:17:53la possibilité d'aller recueillir un maximum de traces
00:17:56dans le véhicule de l'intéressé,
00:17:58de travailler aussi sur la téléphonie,
00:18:00comme vous l'avez expliqué, mais pas simplement.
00:18:02On va parler peut-être plus largement
00:18:04de toutes les traces numériques
00:18:05qui ont pu être laissées par le suspect
00:18:07dans sa navigation Internet et autres messageries.
00:18:11Et le travail va après consister
00:18:12à combiner l'ensemble de ces informations
00:18:16pour aboutir à la constitution d'un scénario
00:18:18qui va permettre de dire à l'intéressé
00:18:20devant le juste d'instruction
00:18:21« Voilà ce qu'on vous reproche,
00:18:23voilà ce qui s'est passé
00:18:24et dites-nous réellement
00:18:26quelle est votre position par rapport à ces faits. »
00:18:29Pour être le plus clair possible,
00:18:30pour le moment, ce que l'on sait,
00:18:32c'est que cet enfant a été vu pour la dernière fois
00:18:34montant dans la voiture
00:18:35du principal suspect, Jérôme Barrella.
00:18:37Mais avant d'être mis en examen pour meurtre,
00:18:41il faut présenter le dossier
00:18:43le plus solide possible,
00:18:44c'est-à-dire pas seulement avec des preuves indirectes,
00:18:46ce qu'il faut, c'est des preuves directes, en fait.
00:18:48Aujourd'hui, on ne se contente plus de témoignages.
00:18:51Donc la place de la police technique et scientifique
00:18:54ou de la criminalistique est désormais essentielle.
00:18:58Peut-être que d'aucuns considéreront qu'elle l'est trop
00:19:00puisque justement, elle allonge les délais d'enquête
00:19:02et elle demande beaucoup de travail d'expertise
00:19:04qui peut parfois amener à différer une audition,
00:19:08ce qui est un point essentiel à expliquer aux téléspectateurs.
00:19:10Est-ce que ça peut sembler long
00:19:12qu'une semaine après la découverte du corps de cet enfant,
00:19:15le principal suspect n'ait pas à nouveau été entendu ?
00:19:18Alors, il ne peut plus être entendu par les enquêteurs,
00:19:20dans la même mesure où il est mis en examen.
00:19:21Donc, les juges d'instruction vont s'efforcer
00:19:26de recueillir un maximum d'éléments
00:19:28pour pouvoir confronter l'intéressé
00:19:31à la réalité de ce qu'ils ont entre les mains.
00:19:33Et là, aujourd'hui, la combinaison de l'humain,
00:19:35comme je vous l'ai dit au départ,
00:19:36c'est-à-dire les témoignages
00:19:37et toutes les traces de police technique et scientifique
00:19:40et toutes les analyses sur le numérique,
00:19:43la vie numérique, sont indispensables.
00:19:45J'ajoute, qui ajoute à la complexité de l'affaire,
00:19:48c'est-à-dire qu'en fait, l'auteur présumé des faits n'est pas seul.
00:19:52Il est quand même issu d'une famille qui est pour le moins atypique.
00:19:58Je vais rester…
00:20:00En tout cas, qui a eu prise avec la justice.
00:20:01Et donc, en fait, on a un suspect,
00:20:05mais on a tout autour de lui un environnement familial
00:20:07qui justifie pleinement que les enquêteurs
00:20:11des unités de recherche de la gendarmerie saisie,
00:20:13comme les magistrats instructeurs,
00:20:14s'entourent de toutes les précautions
00:20:16et récupèrent le maximum d'informations
00:20:18avant de le réentendre dans le cadre de l'instruction.
00:20:21– Merci, on va continuer d'en parler, bien évidemment,
00:20:24dans les toutes prochaines minutes,
00:20:25puisque vous pourrez assister à votre long format,
00:20:28notre document Ligne Rouge,
00:20:29Liana, révélation sur le drame
00:20:30qui choque, bien évidemment, la France.
00:20:32Au lendemain, des obsèques de cet enfant
00:20:34reste une immense émotion faite de colère,
00:20:36de questions aussi,
00:20:37sur le possible manquement de la justice.
00:20:39A tout de suite.
00:20:40– Il est 15h30, si vous nous rejoignez,
00:20:45deux nouvelles plaintes contre Patrick Gouel,
00:20:4648 heures après sa mise en examen dans quatre procédures,
00:20:49il est qui s'allonge à mesure que les jours passent,
00:20:51on fait le point dans un instant.
00:20:53– La signature probable d'un protocole d'accord
00:20:57dans les jours à venir pour mettre fin
00:20:59à 106 jours de guerre entre l'Iran et les Etats-Unis,
00:21:02c'est le Pakistan qui l'annonce,
00:21:03une signature électronique qui n'aura pas lieu,
00:21:05en tout cas demain, jour anniversaire de Donald Trump,
00:21:07Teheran affirme avoir besoin de temps
00:21:09et ce ne sera pas demain.
00:21:12L'enquête plus que jamais pour confondre
00:21:15le meurtrier de Liana, Jérôme Barrella,
00:21:17suspect numéro un, n'a toujours pas été réentendue
00:21:19depuis la découverte du corps de l'enfant.
00:21:21Dans la ligne de mire des enquêteurs,
00:21:23la téléphonie, la voiture du suspect
00:21:25et les analyses qui font suite à l'autopsie.
00:21:29Le jour d'après, les obsèques de Liana
00:21:32pour la famille et tout un territoire
00:21:34appuient qu'à ce qu'il y ait le silo
00:21:35où a été découvert le corps de l'enfant
00:21:37est devenu un lieu de recueillement.
00:21:40Sur place, Mathéo Rivière avec Léa Sombré.
00:21:48Paul, on va faire le point tout de suite
00:21:53sur l'enquête du meurtre de Liana.
00:21:57On va faire le point sur les derniers éléments.
00:21:58Ce qui interpelle, Paul, c'est que le principal suspect,
00:22:02Jérôme Barrella, n'a toujours pas été à nouveau entendu.
00:22:05Qu'attendent les juges, finalement ?
00:22:07Eh bien, ils attendent d'avoir suffisamment d'éléments,
00:22:09suffisamment de preuves, d'indices,
00:22:11d'éléments à lui opposer au cours d'un interrogatoire.
00:22:13Pour le moment, Jérôme Barrella, effectivement,
00:22:15est mis en examen depuis le 1er juin
00:22:16pour enlèvement et séquestration de mineurs.
00:22:19Mais avant de le mettre en examen pour meurtre
00:22:21ou du moins de l'interroger pour meurtre,
00:22:22eh bien, ils doivent déterminer déjà les causes
00:22:24de la mort de Liana.
00:22:25Et ces causes ne sont toujours pas connues.
00:22:27Après la première autopsie,
00:22:28des examens complémentaires ont été demandés,
00:22:31des prélèvements de tissus,
00:22:33des examens radiologiques,
00:22:35des examens toxicologiques
00:22:36pour essayer de déterminer
00:22:37de quoi est morte la fillette.
00:22:40Ensuite, il y a tout l'examen approfondi
00:22:43de la voiture de Jérôme Barrella
00:22:45qui a été transporté à l'Institut de recherche criminelle
00:22:48de la gendarmerie
00:22:49afin de trouver des traces ADN,
00:22:51d'éventuelles traces de fluides corporels,
00:22:53de sang.
00:22:53Tout ça a été fait.
00:22:54Mais maintenant, c'est l'ordinateur de bord
00:22:56de la voiture qui intéresse les enquêteurs
00:22:58pour déterminer s'ils peuvent y trouver
00:22:59des traces GPS
00:23:00pour savoir où se trouvait Jérôme Barrella
00:23:02pendant les trois heures
00:23:03où la fillette a disparu.
00:23:04Merci beaucoup, Paul.
00:23:06On va donc appuyer à ce qui est le silo
00:23:08où a été découvert le corps de l'enfant
00:23:10et devenu un lieu de recueillement.
00:23:13Sur place, Mathéo Rivière
00:23:14avec Léa Sombré.
00:23:16Oui, ce silo agricole
00:23:17où a été retrouvé le corps de Liana
00:23:19où l'on observe depuis plusieurs heures maintenant
00:23:21des personnes venir déposer des bouquets de fleurs
00:23:25par dizaines, des peluches,
00:23:27mais également des bougies
00:23:28où l'on peut lire des messages,
00:23:30des messages de soutien,
00:23:31des messages remplis d'amour.
00:23:32On t'aime, Liana,
00:23:33même si on ne te connaît pas,
00:23:35des portraits qui sont sur ce silo agricole,
00:23:39des portraits avec également
00:23:40accompagnés de cette pancarte
00:23:42« Paix et justice, je suis Liana »,
00:23:45un message de soutien
00:23:46que l'on entend depuis plusieurs jours
00:23:48maintenant ici dans le Gers,
00:23:49mais également partout
00:23:51lors des rassemblements en France.
00:23:52Et vous le voyez,
00:23:53ce portrait de la jeune Liana
00:23:55qui revient également sur cette porte
00:23:56scellée par la gendarmerie nationale.
00:23:59Et ici, on observe également
00:24:00sur les réseaux sociaux
00:24:02des habitants
00:24:03qui demandent à ce que ce silo agricole
00:24:05qui est à l'abandon
00:24:06depuis plusieurs années
00:24:07soit détruit
00:24:07pour qu'une stèle y soit désormais déposée.
00:24:11Notre document en ligne rouge
00:24:13à présent, révélation
00:24:14sur ce drame
00:24:15qui choque la France
00:24:16au lendemain
00:24:17des obsèques
00:24:18de cet enfant de 11 ans
00:24:19à Florence
00:24:19reste une immense émotion
00:24:21faite de colère
00:24:22et de beaucoup de questions
00:24:23sur les possibles manquements
00:24:24de la justice.
00:24:25Depuis cette semaine,
00:24:26l'affaire prend encore
00:24:27une nouvelle dimension
00:24:28et clabousse la famille
00:24:29de Jérôme Barrella
00:24:30impliquée dans plusieurs procédures
00:24:32pour viol et inceste.
00:24:34C'est un document en ligne rouge
00:24:35de Jérémy Paire,
00:24:36Fabrice Babin,
00:24:37Raphaël Redon,
00:24:38Stéphanie Zenati
00:24:39avec Manuela Brome
00:24:40et Sophie Herbé.
00:24:52Dans le silence le plus total,
00:24:55le convoi funéraire
00:24:56arrive dans le cimetière de Fleurent.
00:25:00La famille, ici au premier rang,
00:25:02guide le cortège.
00:25:04Elle a souhaité
00:25:04qu'une partie de la cérémonie
00:25:06soit publique.
00:25:07Les journalistes
00:25:08sont autorisés
00:25:09à filmer
00:25:09à distance.
00:25:18Nous ne disons pas au revoir
00:25:19à un symbole,
00:25:20une lutte,
00:25:22mais à une enfant
00:25:23de 11 ans et demi,
00:25:25Liana.
00:25:27Sur la pelouse du cimetière,
00:25:29des proches,
00:25:30mais aussi une foule d'anonymes
00:25:31venus rendre hommage
00:25:32à Liana.
00:25:35sa plus grande beauté
00:25:37vivait dans son âme.
00:25:39Une âme lumineuse,
00:25:42douce
00:25:44et bienveillante.
00:25:46Sous un soleil de plomb,
00:25:49tous respectent
00:25:50une minute de silence.
00:25:53Avant de s'éclipser,
00:25:57l'inhumation se déroule
00:25:59dans la plus stricte
00:26:00intimité familiale.
00:26:06À l'extérieur,
00:26:08Yvette est dévastée.
00:26:10Elle ne connaissait pas Liana
00:26:11ni même ses parents,
00:26:13mais elle se devait
00:26:14d'être là.
00:26:14Parce que je suis
00:26:15arrière-grand-mère
00:26:16de deux gamines
00:26:17de l'âge de Liana.
00:26:19Je me mets à leur place
00:26:20et j'imagine
00:26:21que ça aurait pu être
00:26:21les miennes.
00:26:22C'est tellement émouvant,
00:26:24tellement,
00:26:24tellement injuste
00:26:26qu'elle repose
00:26:27en belle apport.
00:26:28Comme elle,
00:26:29de nombreux Gersois
00:26:31viennent signer
00:26:32le registre de condoléances
00:26:34et parfois,
00:26:35les mots sont difficiles
00:26:36à trouver.
00:26:37On ne sait pas trop
00:26:38quoi exprimer,
00:26:40mis à part
00:26:41des condoléances
00:26:42que leur fille
00:26:43continue
00:26:44à veiller sur eux
00:26:46et je crois
00:26:49qu'en fait,
00:26:51il y a beaucoup
00:26:52de monde
00:26:52qui n'ont pas les mots
00:26:55pour cette tragédie.
00:26:57C'est inhumain.
00:27:01Quand on s'aperçoit
00:27:03dans la semaine
00:27:04que le frère,
00:27:05il a fait les mêmes choses,
00:27:07hier,
00:27:07on découvre
00:27:08que le père
00:27:09a également fait
00:27:10les mêmes choses,
00:27:11jusqu'où ça va aller.
00:27:14je suis en colère,
00:27:15je suis triste,
00:27:16c'est une histoire
00:27:17pas possible
00:27:18pour qu'on en arrive là,
00:27:18pour que les choses
00:27:19bougent,
00:27:20on va dire ça comme ça.
00:27:22Moi, j'ai peur,
00:27:24je ne suis presque
00:27:25à plus vivre,
00:27:26c'est malheureux,
00:27:27je vis dans la peur.
00:27:31Une émotion immense
00:27:32et une colère
00:27:33et une colère
00:27:34qui depuis Florence
00:27:34irradie partout en France
00:27:38jusque sous les fenêtres
00:27:39du ministère
00:27:40de la Justice.
00:27:41Plus jamais ça !
00:27:43Plus jamais ça !
00:27:45Plusieurs rassemblements
00:27:53qui mettent l'exécutif
00:27:54sous pression.
00:27:55Les choses ne se sont pas
00:27:57passées comme elles
00:27:57auraient dû se passer,
00:27:58c'est une évidence
00:27:59et donc c'est inacceptable.
00:28:01S'il y a des défaillances
00:28:03qui sont mises en avant,
00:28:04je prendrai mes responsabilités.
00:28:07Alors que les circonstances
00:28:09exactes de la mort
00:28:09de Liana restent mystérieuses,
00:28:12comment expliquer,
00:28:13malgré les alertes,
00:28:15que ce drame
00:28:15n'ait pas pu être évité ?
00:28:17Pourquoi,
00:28:18au-delà de Jérôme Barrella,
00:28:20c'est désormais
00:28:21toute sa famille
00:28:22qui se retrouve éclaboussée ?
00:28:24Jusqu'où s'étendront
00:28:25les répercussions
00:28:27de la tragédie
00:28:28de la mort de Liana ?
00:28:34Au cœur de l'affaire Liana,
00:28:36une invraisemblable cascade
00:28:38de lenteur administrative
00:28:39et judiciaire.
00:28:41A commencer par celle
00:28:43qui aurait pu tout changer.
00:28:44Celle dont la plainte,
00:28:45si elle avait été traitée
00:28:46plus rapidement,
00:28:47aurait peut-être pu empêcher
00:28:49la mort de Liana.
00:28:51Mardi dernier,
00:28:52accompagnée par son avocat,
00:28:53Audrey,
00:28:54la voix tremblant
00:28:55et les larmes aux yeux,
00:28:56s'installe devant les micros.
00:28:59J'ai la culpabilité
00:29:00que je n'ai pas assez faite,
00:29:02que j'ai été par la hauteur
00:29:04en tant que maman.
00:29:08L'été dernier,
00:29:10Audrey apprend
00:29:10l'impensable.
00:29:12Sa fille,
00:29:13Rosa,
00:29:1412 ans,
00:29:15lui raconte avoir été violée
00:29:16à plusieurs reprises
00:29:17entre septembre 2024
00:29:19et mai 2025
00:29:20par le père d'une amie,
00:29:22Jérôme Barrella.
00:29:25Immédiatement,
00:29:26l'adolescente et sa mère
00:29:27portent plainte.
00:29:28Rosa est entendue
00:29:30par les gendarmes
00:29:31examinés par des médecins
00:29:32qui confirment des lésions.
00:29:35Mais neuf mois plus tard,
00:29:36silence radio,
00:29:37le suspect n'a jamais été inquiété.
00:29:41Tout le lundi matin,
00:29:42le temps que ma fille,
00:29:43elle était chez le psychologue,
00:29:46moi,
00:29:46je l'ai appelée
00:29:47la gendarmerie.
00:29:47La gendarmerie d'Hoche ?
00:29:48La gendarmerie de Florence,
00:29:50la gendarmerie de Lecture,
00:29:52la gendarmerie d'Hoche.
00:29:54Et chaque fois,
00:29:56j'ai eu des réponses.
00:29:57L'affaire,
00:29:58il est en cours.
00:29:59La justice,
00:30:00il n'a pas fait son travail.
00:30:02Pour l'avocat
00:30:03de cette mère de famille,
00:30:05le système judiciaire
00:30:07tout entier a failli.
00:30:08Aucun enquêteur
00:30:09n'a trouvé utile
00:30:11d'interpeller l'intéressé.
00:30:12Aucun procureur,
00:30:13que ce soit à Toulouse
00:30:14ou à Hoche,
00:30:14n'a trouvé pertinent
00:30:16de donner les instructions
00:30:17pour que l'intéressé
00:30:18soit interpellé.
00:30:20Et donc aujourd'hui,
00:30:21encore une fois,
00:30:22je le dis,
00:30:22il faut saisir cette occasion
00:30:24unique de pouvoir
00:30:25taper un grand coup
00:30:26dans la fourmilière
00:30:26et faire en sorte
00:30:27que la justice
00:30:28retrouve son éclat
00:30:29et qu'on arrête
00:30:29de la reléguer
00:30:30au dernier rang,
00:30:31comme c'est le cas
00:30:32depuis trop longtemps.
00:30:33C'est la raison pour laquelle
00:30:33nous déposons plainte.
00:30:34D'abord,
00:30:35une plainte pour faute lourde
00:30:36contre l'État
00:30:37par rapport à ce
00:30:38dysfonctionnement majeur
00:30:39des services publics
00:30:40et je le répète,
00:30:41c'est malheureusement
00:30:42pas un cas isolé.
00:30:44Pourquoi Jérôme Barrella
00:30:46n'a-t-il pas alors
00:30:46été placé en garde à vue
00:30:48à ce moment-là ?
00:30:49Y a-t-il eu un manquement
00:30:50de la part de la justice ?
00:30:52D'autant plus que même
00:30:54les autorités américaines
00:30:55avaient alerté
00:30:55leurs homologues français.
00:30:58Nos confrères du monde
00:30:59ont révélé
00:30:59que la NECMEC,
00:31:00l'organisme américain
00:31:01de lutte contre
00:31:02la pédocriminalité,
00:31:03avait fait à plusieurs reprises
00:31:05des signalements
00:31:06auprès de la France,
00:31:08auprès de l'Office national
00:31:09des mineurs
00:31:10concernant un internaute
00:31:12qui s'est avéré
00:31:13depuis être
00:31:14Jérôme Barrella.
00:31:15Est-ce que ces signalements
00:31:16avaient été traités
00:31:17à temps ?
00:31:18Est-ce qu'ils avaient
00:31:19permis de remonter
00:31:20jusqu'à Jérôme Barrella ?
00:31:21Pour l'instant,
00:31:22l'enquête est en cours
00:31:23et n'a pas apporté
00:31:24de réponse
00:31:24sur ce thème-là.
00:31:28A plusieurs reprises,
00:31:30le nom de Jérôme Barrella
00:31:31apparaît au sein
00:31:32des services de police
00:31:33et de gendarmerie.
00:31:35Comme dans cette autre affaire,
00:31:37trois mois avant la mort
00:31:38de Liana
00:31:39qui aurait pu alerter
00:31:40la justice.
00:31:42Le 12 mars dernier,
00:31:44l'aide sociale
00:31:45à l'enfance
00:31:45fait un signalement.
00:31:47Une collégienne
00:31:48de 11 ans
00:31:49placée sous sa responsabilité
00:31:51relate une soirée pyjama
00:31:53qui se serait déroulée
00:31:54en août 2025
00:31:55au domicile
00:31:56de Jérôme Barrella
00:31:58et qui l'aurait
00:31:59fortement perturbée.
00:32:03Elle rapporte
00:32:04qu'alors
00:32:05qu'elle dormait
00:32:05chez son amie,
00:32:06elle aurait constaté
00:32:07la présence
00:32:08de M. Barrella
00:32:09derrière elle
00:32:10à hauteur de ses fesses.
00:32:12Selon ses déclarations,
00:32:14M. Barrella
00:32:15aurait effectué
00:32:15des gestes
00:32:16qu'elle qualifie
00:32:17de déplacés.
00:32:21Un rapport
00:32:22transmis
00:32:22à la cellule
00:32:23de recueil
00:32:24des informations
00:32:24préoccupantes
00:32:25du GERS.
00:32:27Nous les avons
00:32:28contactées
00:32:28par téléphone.
00:32:32Je me permets
00:32:32de vous contacter
00:32:33dans le cadre
00:32:34de l'affaire
00:32:34de la petite Liana.
00:32:35Non, je suis désolée,
00:32:36on n'est pas autorisé
00:32:37à vous répondre.
00:32:38Non, non,
00:32:38mais je me permets
00:32:39de vous appeler
00:32:40parce qu'un signalement
00:32:41avait été adressé
00:32:42concernant une enfant
00:32:43de l'ASE
00:32:43dans un signalement
00:32:45en mars dernier.
00:32:45Je voulais savoir
00:32:46si ce signalement
00:32:47avait été...
00:32:48Je ne suis pas autorisée
00:32:49à vous répondre.
00:32:50vous pouvez vous adresser
00:32:51au service de communication
00:32:52du conseil départemental,
00:32:53mais je suis autorisée
00:32:54à vous répondre.
00:32:55Merci beaucoup.
00:32:55Merci.
00:32:56Au revoir.
00:32:59À la suite
00:33:00de ce signalement,
00:33:01la jeune plaignante
00:33:03de l'aide sociale
00:33:03à l'enfance
00:33:04n'a jamais été
00:33:04entendue par la justice.
00:33:08Son père a décidé
00:33:09de porter plainte
00:33:10la semaine dernière.
00:33:13Je trouve la justice
00:33:15que c'est vraiment
00:33:16du grand n'importe quoi.
00:33:19Comme j'ai dit
00:33:19à la gendarmerie ce matin,
00:33:21ils ont eu de la chance
00:33:22que c'est la gendarmerie
00:33:23qui les a attrapés avant.
00:33:25Parce que si ça aurait été moi,
00:33:26ça n'aurait pas fait
00:33:26la même discussion.
00:33:28Je n'aurais pas fait de cadeau.
00:33:29Il aurait passé un quart d'heure,
00:33:30ça c'est sûr.
00:33:31Mais je l'aurais moi-même
00:33:33amené à la gendarmerie.
00:33:34Mais je ne sais pas
00:33:35dans la gendarmerie.
00:34:05un détenu ultra-surveillé
00:34:08au cœur d'un scandale national,
00:34:10très loin du souvenir
00:34:12que s'en fait Yannick.
00:34:15Il l'a très bien connu.
00:34:17C'était il y a 23 ans
00:34:19pendant leur adolescence
00:34:20dans le Gers.
00:34:22Quand je vois ces photos,
00:34:24quand je me replonge
00:34:25dans les discussions
00:34:26avec les camarades de l'époque
00:34:29et repenser à toutes
00:34:30ces belles années,
00:34:31moi c'était vraiment
00:34:33des très très belles années.
00:34:34ça évoque une certaine nostalgie
00:34:38et je me dis
00:34:39waouh,
00:34:40enfin,
00:34:41je n'ai pas l'impression
00:34:44de voir la personne
00:34:46que je vois maintenant
00:34:50dans les médias.
00:34:52alors, c'est compliqué.
00:34:57Compliqué de...
00:34:59Ce qu'il a fait,
00:35:00c'est impardonnable,
00:35:00bien évidemment.
00:35:04Entre 2001 et 2003,
00:35:06Yannick a partagé
00:35:07la même chambre
00:35:08que Jérôme Barrella
00:35:09dans l'internat
00:35:10qu'il fréquentait
00:35:11à Hoche.
00:35:12Au fil du temps,
00:35:13comme on était copains,
00:35:15du coup,
00:35:16on échangeait pas mal de choses.
00:35:17Vous savez,
00:35:18les adolescents
00:35:19sur les bancs du lycée,
00:35:20rire, joie, pleure,
00:35:21on se partage tout.
00:35:22En plus,
00:35:22l'internat,
00:35:23ça renforce encore plus
00:35:24les liens.
00:35:25Puis c'était quelqu'un
00:35:25de plutôt timide,
00:35:27plutôt réservé,
00:35:28pas trop démonstratif
00:35:30sur certaines choses,
00:35:31on ne parlait pas trop
00:35:32de sa vie privée en général,
00:35:34mais quelqu'un
00:35:35de très gentil
00:35:35et très souriant.
00:35:36Tout l'inverse
00:35:37de ce que je vois maintenant
00:35:38à la télévision,
00:35:39quelqu'un qui était bienveillant.
00:35:41Autant lui,
00:35:42il n'exprimait pas
00:35:42trop de choses,
00:35:43mais si quelqu'un du groupe,
00:35:44notamment,
00:35:45moi j'ai eu des moments
00:35:47de doute,
00:35:48des moments de peine,
00:35:49il était là
00:35:49pour me réconforter.
00:35:51La semaine dernière,
00:35:53c'est une amie
00:35:54de la bande de lycéens
00:35:55qui lui annonce
00:35:56la nouvelle.
00:35:58Elle m'envoie un texto,
00:35:59elle me dit
00:36:00« Tu travailles ce soir ? »
00:36:02il faut que je t'appelle. »
00:36:03« Ok,
00:36:03qu'est-ce qui se passe ? »
00:36:05« C'est au téléphone. »
00:36:06Puis elle me dit
00:36:07« Est-ce que tu es en train
00:36:08de parler
00:36:08de la disparition ? »
00:36:09Je fais oui
00:36:10à Florence,
00:36:11la jeune fille,
00:36:12la semaine dernière.
00:36:13Elle me dit
00:36:14« Jérôme B. »
00:36:16Et là,
00:36:16je lui dis
00:36:17« Jérôme Barrella ? »
00:36:19« J'espère que ce que
00:36:20tu me racontes,
00:36:20c'est une grosse bug quand même. »
00:36:22Elle me dit
00:36:22« Pas du tout. »
00:36:23J'ai l'impression
00:36:24que c'est
00:36:26pas le Jérôme
00:36:27que j'ai connu à l'époque.
00:36:31Daniel
00:36:32a lui aussi
00:36:33été très proche
00:36:33de Jérôme Barrella.
00:36:36Pendant près de 15 ans,
00:36:37durant toute son enfance.
00:36:41Il se souvient
00:36:42d'un petit garçon
00:36:43très calme,
00:36:44casanier et solitaire.
00:36:46Pour conserver son anonymat,
00:36:48nous avons enregistré
00:36:49ses propos
00:36:50et reconstitué
00:36:51l'interview.
00:36:52Il préférait être
00:36:54de dingue
00:36:54avec la PlayStation.
00:36:56Il a eu
00:36:57je ne sais pas
00:36:57combien de consoles.
00:36:59À l'école,
00:37:01il n'était pas
00:37:01dans les premiers,
00:37:02il n'était pas
00:37:03dans les derniers.
00:37:04Un homme très mignon,
00:37:05très réservé,
00:37:07qui ne parlait pas beaucoup.
00:37:08Un gosse normal,
00:37:09tout à fait normal.
00:37:13Des souvenirs,
00:37:14ceux d'une enfance
00:37:15et d'une adolescence
00:37:16pour Jérôme Barrella,
00:37:17marqués par l'absence
00:37:18de son père.
00:37:20Il m'aimait bien.
00:37:22Il était en manque
00:37:23d'affection.
00:37:24Et son père,
00:37:24il n'aurait jamais.
00:37:25C'était assez compliqué.
00:37:28Il n'aimait pas son père.
00:37:29Et son père,
00:37:30je pense qu'il ne les aimait
00:37:32pas non plus.
00:37:34Daniel voit régulièrement
00:37:36Jérôme Barrella
00:37:37jusqu'à ses 19 ans.
00:37:38Quelques années plus tard,
00:37:40il est invité
00:37:40à son mariage.
00:37:42C'est ce jour-là
00:37:43qu'il fait la connaissance
00:37:44de sa femme
00:37:45et de ses deux enfants
00:37:46et qui lui parle
00:37:47pour la dernière fois.
00:37:49Mais avec la disparition
00:37:51de Liana,
00:37:52d'un seul coup,
00:37:53le nom de Jérôme Barrella
00:37:55refait surface
00:37:55dans la vie de Daniel.
00:37:57Pour lui,
00:37:58le choc est immense.
00:37:59Je tombe des nuits
00:38:01quand je pense.
00:38:03Et puis,
00:38:04surtout,
00:38:05la relation qu'il a eue
00:38:07avec Rosa.
00:38:08Là,
00:38:08là,
00:38:10là,
00:38:11c'est l'enfer.
00:38:14Et puis,
00:38:15j'ai prié le bon Dieu
00:38:17pendant trois jours
00:38:18pour qu'il y ait
00:38:19un arbre vivant.
00:38:21Au moins,
00:38:22j'ai dit
00:38:22qu'il soit vivant.
00:38:25Et vous me décompte ?
00:38:30Je voulais qu'elle soit vivante,
00:38:31cette fille.
00:38:35C'est impardonnable.
00:38:37Ce qu'il a fait là,
00:38:38c'est impardonnable,
00:38:40inqualifiable.
00:38:41Et puis,
00:38:42j'en veux
00:38:44à la procureure.
00:38:45j'en veux à la police
00:38:46pour qu'il ait arrêté Jérôme.
00:38:49Elle serait vivante.
00:38:52Liana serait vivante,
00:38:53Jérôme,
00:38:54mais il serait un poil.
00:38:55mais il n'aurait pas tué.
00:38:58Mais vous vous rendez compte,
00:39:00c'est inqualifiable,
00:39:02ce qu'il a fait là.
00:39:03Jamais je lui pardonnerai.
00:39:05Jamais,
00:39:06jamais,
00:39:07jamais.
00:39:12Les enquêteurs se rendent compte,
00:39:13en creusant dans l'entourage
00:39:14de Jérôme Barrella,
00:39:16qu'il y a en fait
00:39:16plusieurs autres personnes
00:39:18qui sont mises en cause
00:39:19par la justice.
00:39:20Par exemple,
00:39:20concernant son frère
00:39:21Yannick Barrella,
00:39:22ils se sont rendus compte
00:39:23que cela faisait deux ans
00:39:25qu'il y avait une procédure
00:39:26le concernant,
00:39:27un peu laissée de côté,
00:39:28de plainte
00:39:29pour viols conjugaux.
00:39:31L'une de ces deux jeunes femmes
00:39:32qui avait porté plainte contre lui
00:39:34était même mineure
00:39:35au moment des faits.
00:39:36Il a donc été mis en examen
00:39:38cette semaine
00:39:38pour viols conjugaux
00:39:39et notamment viols sur mineurs.
00:39:41Tout ceci dresse le portrait
00:39:43d'une famille
00:39:44qui apparaît véritablement dysfonctionnelle.
00:39:50Le père biologique
00:39:52de Jérôme Barrella
00:39:53est lui aussi mis en cause
00:39:55par deux de ses petites filles
00:39:56par alliance.
00:39:57En 2018,
00:39:59les procédures n'aboutissent pas.
00:40:02À l'aune des derniers événements
00:40:04couvrant l'actualité,
00:40:06le procureur de Béziers
00:40:08a décidé de rouvrir l'enquête
00:40:11concernant l'une des deux filles.
00:40:14Maéva,
00:40:15âgée de 12 ans à l'époque,
00:40:17explique avoir été agressée
00:40:18sexuellement à de nombreuses reprises
00:40:20par Joël Barrella
00:40:21pendant un mois,
00:40:22l'été 2018.
00:40:25Ce qui s'est passé,
00:40:26c'est que du coup,
00:40:26il est venu se mettre
00:40:27sous les mêmes draps que moi.
00:40:29Il a enlevé son pantalon.
00:40:30J'étais dos à lui,
00:40:31donc il se frottait derrière moi
00:40:35et par simple réflexe,
00:40:37je bougeais.
00:40:38Je bougeais,
00:40:39je tournais mon dos.
00:40:40Ça ne l'empêchait pas.
00:40:41Il continuait de se frotter à moi.
00:40:43Il avait des mains baladeuses.
00:40:45Je me souviens que les premières fois,
00:40:47je fermais la porte
00:40:48dès qu'il était parti.
00:40:50Le lendemain,
00:40:51j'avais peur.
00:40:51Je me disais,
00:40:52il a fait une fois,
00:40:53il ne le refera pas deux fois.
00:40:54Mais en fait,
00:40:54manque de bol pour moi.
00:40:55Il a refait encore et encore
00:40:57et ça ne s'est pas arrêté.
00:40:59Par exemple,
00:40:59dans la piscine,
00:41:01pareil,
00:41:01il faisait en sorte
00:41:02à ce que je m'assoie sur lui
00:41:03sur la piscine.
00:41:05Et quand j'essayais
00:41:05de me détacher,
00:41:06il rigolait
00:41:07et il me serrait contre lui
00:41:09alors que
00:41:11je n'en avais pas envie en fait.
00:41:15En suivant l'affaire Liana
00:41:17à la télévision,
00:41:18elle se rend compte
00:41:19que son agresseur présumé
00:41:21n'est autre que le père
00:41:22de Jérôme Barrella.
00:41:24On parle de Jérôme,
00:41:25mais on parle aussi de Joël.
00:41:27Parce que Jérôme
00:41:27est le fils de Joël.
00:41:29Donc en fait,
00:41:29on m'a agressé moi,
00:41:31on m'a agressé ma soeur.
00:41:32Son fils a agressé
00:41:34mais je ne sais
00:41:34combien de petites filles
00:41:35parce que Liana,
00:41:38ça a été la dernière,
00:41:39mais ce n'était pas la première.
00:41:40En fait,
00:41:41c'est toute une histoire de famille
00:41:42et je trouve ça
00:41:43mais c'est impressionnant.
00:41:45On se dit
00:41:45que ça n'arrive qu'aux autres,
00:41:46mais en fait, non.
00:41:49Pour l'instant,
00:41:50les causes de la mort de Liana
00:41:52sont un mystère.
00:41:55L'analyse des résultats
00:41:57de l'autopsie
00:41:57est toujours en cours.
00:42:01Jérôme Barrella,
00:42:02lui,
00:42:03reste présumé innocent.
00:42:08Il est 16h,
00:42:09si vous nous rejoignez
00:42:10à la une,
00:42:11la signature probable
00:42:12d'un protocole d'accord
00:42:14dans les jours à venir
00:42:14pour mettre fin
00:42:15à 106 jours de guerre
00:42:17entre l'Iran
00:42:17et les Etats-Unis.
00:42:19C'est le Pakistan
00:42:20qui l'annonce
00:42:20une signature électronique
00:42:22qui n'aura pas lieu
00:42:22demain,
00:42:23jour anniversaire
00:42:24de Donald Trump.
00:42:25Téhéran affirme
00:42:26avoir besoin
00:42:26de plus de temps.
00:42:29De nouvelles plaintes
00:42:30contre Patrick Bruel
00:42:3148 heures
00:42:32après sa mise en examen
00:42:33dans 4 procédures.
00:42:35Une liste qui s'allonge
00:42:36à mesure que les jours passent.
00:42:37On va faire le point
00:42:38dans un instant.
00:42:40L'enquête plus que jamais
00:42:41pour confondre.
00:42:42Le meurtrier de Liana,
00:42:44Jérôme Barrella,
00:42:45suspect numéro 1,
00:42:45n'a toujours pas été entendu
00:42:46depuis la découverte
00:42:47du corps de l'enfant
00:42:49dans la ligne de mire
00:42:49des enquêteurs.
00:42:50La téléphonie,
00:42:51la voiture du suspect,
00:42:53les analyses
00:42:53qui font suite
00:42:54à l'autopsie.
00:42:56...
00:43:03Une signature d'accord probable
00:43:05dans les jours à venir
00:43:06après 106 jours de guerre.
00:43:08On va en parler en plateau
00:43:10avec vous,
00:43:11Adèle Bacawain,
00:43:11directeur du European Institute
00:43:12for Studies
00:43:13and the Middle East
00:43:14à North Africa.
00:43:15Merci à vous d'être là.
00:43:16Le général Jérôme Prélis-Trandi,
00:43:18consultant de défense
00:43:18BFM TV
00:43:20et Olivier Ravanello.
00:43:21Bonjour.
00:43:22Bonjour.
00:43:22D'abord, une question.
00:43:23Bon, pas dans les 24 heures
00:43:25visiblement,
00:43:25puisque Théran ne souhaite pas
00:43:26faire ce cadeau à Donald Trump,
00:43:28mais c'est crédible, Olivier.
00:43:30Oui, je crois qu'on n'a jamais
00:43:31été aussi proche d'un accord.
00:43:33Il y a beaucoup de signaux
00:43:34qui nous le font penser.
00:43:35Tout d'abord,
00:43:38la multiplicité des interlocuteurs.
00:43:40Ce n'est pas simplement Trump
00:43:41qui, pour la 39e ou 40e fois,
00:43:43répète qu'un accord
00:43:44est à portée de main.
00:43:45Ce sont des puissances
00:43:46et des pays
00:43:47qui participent
00:43:48à ces négociations,
00:43:49qui sont des intermédiaires.
00:43:50Ce sont aussi certains médias iraniens
00:43:52qui rentrent dans les détails
00:43:54d'un protocole
00:43:54qui serait en train
00:43:56d'être négocié.
00:43:57Donc, on voit bien
00:43:57qu'on est dans quelque chose
00:43:59de très proche.
00:44:01Il reste un point de blocage.
00:44:03Ce qu'il faut bien comprendre,
00:44:04c'est ce qui est négocié.
00:44:05C'est un accord en deux temps.
00:44:07Le premier temps,
00:44:08c'est débloquer Hormuz.
00:44:10Le deuxième temps,
00:44:11c'est se donner
00:44:12à minima 60 jours
00:44:13pour régler la question du nucléaire.
00:44:15Je dis à minima
00:44:15parce que pour régler
00:44:16la question du nucléaire
00:44:17avec les Iraniens,
00:44:17je pense que 60 jours
00:44:19n'y suffiront pas.
00:44:19Et pour débloquer Hormuz,
00:44:21ce que demandent les Iraniens
00:44:22en échange,
00:44:23c'est qu'on débloque
00:44:24leurs milliards
00:44:25qui sont bloqués
00:44:26dans différentes banques
00:44:29étrangères.
00:44:29On parle de 24 milliards.
00:44:31Ce que demandent les Iraniens,
00:44:33c'est d'en avoir 12 tout de suite.
00:44:34Ce que Trump proposait,
00:44:36c'est que vous aurez
00:44:36l'ensemble des 24 à la fin.
00:44:38Ce qui semble se dessiner,
00:44:40c'est que le Qatar joue un peu,
00:44:41comme vous savez,
00:44:43un notaire qui va mettre
00:44:44une somme sous séquestre.
00:44:45Le Qatar propose ça.
00:44:46Les 24 milliards,
00:44:47on les avance,
00:44:48on les met sous séquestre.
00:44:49Ils sont là.
00:44:49Vous finirez bien par les avoir.
00:44:51On est dans ce genre
00:44:52de détails
00:44:53qui sont des détails
00:44:55financiers, en fait,
00:44:56commerciaux,
00:44:57et qui, de mon point de vue,
00:44:58sont beaucoup moins bloquants
00:45:00que lorsque l'on va parler
00:45:01de sujets sur le nucléaire
00:45:02où il s'agit de défense nationale,
00:45:04de souveraineté pour l'Iran.
00:45:05Alors, on va prendre la direction
00:45:06d'Islamabad au bord
00:45:08de 106 jours de guerre.
00:45:10Un protocole d'accord,
00:45:11on l'a dit,
00:45:12un accord cadre
00:45:13plus symbolique que concret,
00:45:15mais qui ouvre la voie
00:45:16enfin aux négociations.
00:45:17C'est le Pakistan solide,
00:45:19intermédiaire,
00:45:19qui l'affime.
00:45:20On vous retrouve, du coup,
00:45:21en digne de Gaulle
00:45:21à Islamabad.
00:45:23Côté pakistanais,
00:45:24on évoquait une signature électronique
00:45:26dans les 24 heures,
00:45:27mais Téhéran a fait savoir
00:45:28qu'ils avaient besoin
00:45:29de plus de temps.
00:45:31Alors oui, effectivement,
00:45:32il y a quelques heures
00:45:32sur les réseaux sociaux,
00:45:33le Premier ministre Sherbaz Sharif
00:45:35a annoncé que le texte final
00:45:36du traité avait été accepté
00:45:38par les deux parties
00:45:38et serait probablement signé
00:45:40dans les prochaines 24 heures.
00:45:41Il a aussi évoqué des discussions
00:45:42à un niveau technique
00:45:43pour la semaine prochaine,
00:45:44sans donner davantage de précision.
00:45:46Mais on voit que du côté iranien,
00:45:48effectivement,
00:45:48le ton est plus prudent.
00:45:50Ce protocole d'accord
00:45:51ne sera pas signé
00:45:52dans les 24 heures,
00:45:53selon le porte-parole
00:45:54du ministère iranien
00:45:55des Affaires étrangères.
00:45:56Mais il a annoncé
00:45:57qu'il n'était pas exclu
00:45:58qu'il soit signé
00:45:59dans les prochains jours.
00:46:00Donc malgré cette différence
00:46:01de calendrier
00:46:02entre Islamabad et Téhéran,
00:46:03cet accord 4 semble bien
00:46:04être dans sa phase finale
00:46:05de négociation.
00:46:06Et pour le Pakistan,
00:46:07l'enjeu est important
00:46:08parce qu'il y va aussi
00:46:09de sa crédibilité
00:46:10en tant que médiateur
00:46:12engagé depuis plusieurs semaines
00:46:13sur ce dossier.
00:46:15Islamabad affirme d'ailleurs
00:46:16rester en contact étroit
00:46:17avec les deux camps
00:46:18et poursuit sa diplomatie
00:46:20de la navette
00:46:20entre Washington et Téhéran
00:46:22et se coordonnent également
00:46:23sur ce dossier
00:46:24avec d'autres pays
00:46:25de la région
00:46:25en permanence.
00:46:26On sait que le maréchal
00:46:27Hassim Mounir,
00:46:28le chef de l'armée
00:46:29est l'homme clé
00:46:29de ses médiations.
00:46:31En raison de ses liens
00:46:31privilégiés avec la Maison-Blanche,
00:46:33s'est rendu plusieurs fois
00:46:34à Téhéran,
00:46:34tout comme le ministre
00:46:35pakistanais de l'intérieur,
00:46:36Mohsin Nagvi,
00:46:37qui est proche
00:46:38des autorités iraniennes
00:46:39et qui était encore à Téhéran
00:46:40il y a quelques jours
00:46:40le 7 juin.
00:46:42Ondine de Gaulle
00:46:42en direct d'Islamabad.
00:46:44On prend la direction
00:46:45de Washington
00:46:46où on vous retrouve
00:46:47Axel Mounir.
00:46:48Il y a bien
00:46:48une réaction
00:46:49de Donald Trump
00:46:51à ces faits.
00:46:52Il vient de retweeter
00:46:53un message.
00:46:54Expliquez-nous.
00:46:58Oui, effectivement,
00:46:59Donald Trump
00:46:59qui n'a pas pris la parole
00:47:00directement sur son réseau social
00:47:02mais qui s'est contenté
00:47:03de reprendre
00:47:04le message envoyé
00:47:06tout à l'heure
00:47:06par le Pakistan
00:47:07qui parle d'un accord
00:47:09plus près que jamais
00:47:10qui pourrait être
00:47:11signé dans les prochaines
00:47:1224 heures
00:47:13et qui serait un accord
00:47:14historique.
00:47:15Cela veut bien dire
00:47:15que Donald Trump
00:47:16est sur la même ligne
00:47:17qu'il attend
00:47:18que cet accord
00:47:19soit signé rapidement
00:47:20et qu'il espère
00:47:20que l'Iran le fasse
00:47:21même si, on l'a bien vu,
00:47:23les Iraniens ont décidé
00:47:24de prendre tout leur temps
00:47:26pour signer cet accord cadre.
00:47:28Mais ça veut dire
00:47:28qu'il y a beaucoup
00:47:29d'impatience ici
00:47:30côté américain.
00:47:32On le sait
00:47:32depuis plusieurs mois
00:47:33désormais maintenant
00:47:34les Etats-Unis
00:47:35veulent sortir au plus vite
00:47:36de cette guerre
00:47:37qui leur coûte cher
00:47:38à la fois politiquement
00:47:39et économiquement.
00:47:40et puis surtout
00:47:41il y avait le symbole
00:47:42de cet anniversaire
00:47:43de Donald Trump
00:47:43qui fêtera demain
00:47:44ici à la Maison-Blanche
00:47:46ses 80 ans
00:47:47avec ce grand combat
00:47:48de MMA
00:47:48et puis avant le départ
00:47:49au G7.
00:47:50Ce ne sera probablement
00:47:51pas le cas
00:47:52et il faut rester prudent
00:47:53parce qu'il y a encore
00:47:54des antagonismes
00:47:56évidemment entre les deux pays
00:47:57mais toujours des points
00:47:58d'achoppement
00:47:58même si la plupart
00:47:59de ces derniers
00:48:00sont repoussés
00:48:01à plus tard
00:48:01à 60 jours
00:48:02de négociations techniques
00:48:04à travers cet accord.
00:48:05Cela veut aussi dire
00:48:06qu'il y a un peu de place
00:48:08encore pour les dernières étapes.
00:48:10On sait par exemple
00:48:11que depuis le début
00:48:12les Iraniens souhaitent
00:48:13un cessez-le-feu total
00:48:14au Liban
00:48:15or les combats
00:48:16s'y poursuivent.
00:48:17Est-ce que ça peut être
00:48:18encore une entrave
00:48:19dans ces négociations ?
00:48:20La question est là.
00:48:21En tout cas Donald Trump
00:48:22lui se veut positif
00:48:23et optimiste
00:48:25puisqu'on le voit
00:48:26à travers ce reposte
00:48:28de messages
00:48:29du Premier ministre pakistanais.
00:48:32Il montre
00:48:33qu'il est tout à fait
00:48:34d'accord avec lui.
00:48:36Axel Meunier
00:48:36en direct de Washington.
00:48:38Adèle Bakawan.
00:48:39Donald Trump
00:48:40a retweeté
00:48:41le tweet
00:48:42du Premier ministre pakistanais
00:48:44mais pas les Iraniens.
00:48:45Le porte-parole
00:48:46du ministère
00:48:47des Affaires étrangères
00:48:48iraniennes
00:48:49vient faire
00:48:49une déclaration
00:48:50très importante
00:48:51en disant que
00:48:52ce n'est pas exact
00:48:54lorsque le Premier ministre pakistanais
00:48:56parle d'un accord.
00:48:57Ce n'est qu'un mémorandum.
00:48:59Il est clair.
00:49:00Il est beaucoup plus authentique
00:49:02que Donald Trump
00:49:03et que le Premier ministre pakistanais.
00:49:05Et donc ce mot
00:49:06est très important.
00:49:07C'est que je pense
00:49:09que le porte-parole
00:49:10du ministère
00:49:11des Affaires étrangères
00:49:11iranien
00:49:12est beaucoup plus authentique
00:49:13à la fois que Donald Trump
00:49:14et le Premier ministre pakistanais.
00:49:16Et dans ce mémorandum
00:49:17il n'y a zéro accord.
00:49:19Il n'y a que quatre éléments
00:49:20sur lesquels
00:49:21il s'engage
00:49:22à négocier.
00:49:23Un,
00:49:23c'est le programme atomique.
00:49:25Deux,
00:49:25c'est le 400 kg uranium
00:49:27enrichi.
00:49:27Trois,
00:49:28le détroit d'Hormos.
00:49:29Quatre,
00:49:29les avoir gelés
00:49:30des Iran.
00:49:30C'est quand même
00:49:31extrêmement important.
00:49:32Non, non, non,
00:49:33il n'y a pas d'accord.
00:49:34Il y a un accord
00:49:35pour négocier.
00:49:36Et donc,
00:49:37on va à Genève
00:49:38pour négocier.
00:49:40Autrement dit,
00:49:40il y a zéro accord
00:49:41sur les cartels.
00:49:42J'entends Adèle,
00:49:42mais c'est quand même
00:49:43un premier pas
00:49:43qui est extrêmement important.
00:49:45En fait,
00:49:45pour remettre les choses
00:49:46à leur place,
00:49:47Général Pellistrandi,
00:49:47on est dans 106 jours de guerre.
00:49:49Alors,
00:49:49pas de guerre effective,
00:49:50mais on l'a vu quand même
00:49:51ces derniers temps,
00:49:51il y a eu aussi
00:49:52des attaques de drones
00:49:53qui se sont multipliées.
00:49:54Et là,
00:49:54ça serait en quelque sorte
00:49:56un protocole d'accord
00:49:57qui poserait les bases
00:49:59pour des discussions.
00:50:00Donc,
00:50:00en fait,
00:50:00on a eu,
00:50:01la première phase,
00:50:01c'était la guerre.
00:50:02Ensuite,
00:50:03depuis le cessez-le-feu,
00:50:04on a eu,
00:50:04on n'était ni guerre,
00:50:06ni paix.
00:50:06Et là,
00:50:07on serait dans une phase
00:50:08de non-guerre
00:50:10et donc de discussion.
00:50:12Ce qu'il faut comprendre,
00:50:14c'est que le dispositif
00:50:15militaire américain
00:50:15va rester.
00:50:16D'ailleurs,
00:50:16CENCOM vient de communiquer
00:50:19sur la présence
00:50:19du porte-avions
00:50:20en disant que tout...
00:50:21Justement,
00:50:21Général,
00:50:21puisque vous en parlez,
00:50:22on va voir ce poste
00:50:23du CENCOM,
00:50:24le commandement général américain
00:50:26qui a posté ceci,
00:50:29qui montre que,
00:50:30OK,
00:50:30peut-être on va signer
00:50:31un protocole d'accord,
00:50:32mais les Américains
00:50:33sont toujours prêts
00:50:34à la guerre.
00:50:35Exactement.
00:50:35Et donc,
00:50:35en fait,
00:50:36on maintient le dispositif
00:50:37militaire,
00:50:38on maintient la pression
00:50:40sur les Iraniens
00:50:41avec,
00:50:41bien sûr,
00:50:42le point névralgique
00:50:44que constitue
00:50:44le détroit d'Ormousse
00:50:45puisque,
00:50:46d'un côté,
00:50:48les Américains disent
00:50:49que la navigation,
00:50:49ça fonctionne bien,
00:50:51alors que,
00:50:51dans la réalité,
00:50:52ça ne fonctionne pas
00:50:53si bien que ça.
00:50:54Donc,
00:50:54on va être dans cette situation
00:50:56avec le risque permanent
00:50:58de petits incidents,
00:50:59un drone,
00:51:00une vedette iranienne
00:51:02et,
00:51:02en fait,
00:51:04ces frictions.
00:51:05Même s'il y a
00:51:06un mémorandum
00:51:07qui est signé,
00:51:09de toute façon,
00:51:09il faut bien comprendre
00:51:10que la pression militaire
00:51:12va demeurer,
00:51:13les Américains d'un côté
00:51:14et puis les Iraniens
00:51:15qui,
00:51:15de toute façon,
00:51:16vont poursuivre
00:51:17la reconstruction
00:51:19de leur appareil de défense.
00:51:20Olivier,
00:51:20ça veut dire qu'on est parti
00:51:21pour des semaines,
00:51:22voire des mois
00:51:23à rester sur cette ligne de crête ?
00:51:26Si cette première phase
00:51:27est actée
00:51:29dans les jours qui viennent,
00:51:30en effet,
00:51:31on va entrer dans une négociation
00:51:32sur le nucléaire
00:51:33qui va être très longue.
00:51:34Elle va être très longue
00:51:35parce qu'elle touche
00:51:36à la souveraineté de l'Iran,
00:51:38parce qu'elle touche
00:51:39à un programme
00:51:40qui est extrêmement technique.
00:51:42On va encore une fois
00:51:43parler de combien
00:51:44de centrifugeuses,
00:51:45lesquelles est-ce qu'on autorise,
00:51:46lesquelles est-ce qu'on n'autorise pas.
00:51:48Et puis,
00:51:49il va y avoir la question
00:51:49de ces 400 kg d'uranium enrichi
00:51:52qui font presque figure
00:51:54de totem.
00:51:55Celui qui repartira avec ça
00:51:57pourra dire
00:51:58« j'ai gagné la guerre ».
00:51:59Et c'est ce que Trump
00:52:00avait en tête.
00:52:01Et d'ailleurs,
00:52:01CNN nous dit aujourd'hui
00:52:03qu'une opération
00:52:04a été envisagée,
00:52:05planifiée,
00:52:06qu'elle aurait été prête
00:52:07et qu'en réponse,
00:52:08les Iraniens ont miné
00:52:09ces 400 kg d'uranium enrichi
00:52:12pour ne pas qu'ils puissent
00:52:13être emportés.
00:52:14On avait parlé
00:52:15d'une hypothèse
00:52:16de les donner
00:52:16à un pays tiers.
00:52:17Ça pourrait être le Pakistan
00:52:18qui a une puissance nucléaire
00:52:19pour le neutraliser.
00:52:21Mais on voit bien
00:52:22que dans tout ça,
00:52:23il y a une chose
00:52:23qui manque à Trump.
00:52:24C'est une victoire symbolique.
00:52:26Et dans tout ce qui est évoqué,
00:52:28je ne la vois pas,
00:52:29cette victoire symbolique.
00:52:30Et ça aussi,
00:52:31je pense que ça risque
00:52:32de faire durer
00:52:33la deuxième partie
00:52:35d'une négociation
00:52:36si elle commence
00:52:36parce que Trump
00:52:37ne pourra pas partir sans rien.
00:52:39Adèle, rapidement,
00:52:40d'un mot.
00:52:40si ce protocole d'accord
00:52:42était signé
00:52:43dans les jours à venir.
00:52:45Trump est un perdant
00:52:46pour vous ?
00:52:47Ah oui,
00:52:47à ce stade-là,
00:52:48le perdant
00:52:49le plus important
00:52:50de cette histoire,
00:52:51c'est Donald Trump
00:52:51parce qu'il y a 105 jours,
00:52:535-6 jours,
00:52:54les Iraniens étaient
00:52:55à la table de négociation
00:52:56pour parler
00:52:57de programme atomique.
00:52:58440 kg d'uranium
00:53:00enrichi,
00:53:02programme balistique
00:53:04et les milices
00:53:05de la République islamique
00:53:06d'Iran au Moyen-Orient.
00:53:07Aujourd'hui,
00:53:08il n'y a que le programme
00:53:10atomique
00:53:10et le détroit d'Hormuz.
00:53:12On ne parle plus
00:53:12du balistique ?
00:53:13Absolument.
00:53:14Donc oui,
00:53:14c'est le plus grand perdant
00:53:16de cette histoire.
00:53:16Merci messieurs,
00:53:17on va continuer bien entendu
00:53:18à parler de ce protocole
00:53:19d'accord et des chemins
00:53:20qui l'ouvrent ou pas.
00:53:21On en vient maintenant
00:53:22à cette liste
00:53:23qui s'allonge
00:53:24à mesure que les jours passent.
00:53:25On a appris aujourd'hui
00:53:26que deux nouvelles plaintes
00:53:27avaient été déposées
00:53:28contre Patrick Bruel.
00:53:29L'une pour viol,
00:53:30l'autre pour tentative
00:53:31de viol et agression sexuelle.
00:53:33Deux nouvelles plaintes,
00:53:3448 heures
00:53:35après la mise en examen
00:53:36du chanteur
00:53:37qui a été placé
00:53:38sous contrôle judiciaire.
00:53:39Rudi Cossec.
00:53:40Pour la première plainte,
00:53:42les faits remonteraient
00:53:42à 2007.
00:53:44Patrick Bruel
00:53:44est accusé
00:53:45de tentative de viol
00:53:46et d'agression sexuelle
00:53:47en marge de sa venue
00:53:48au festival du film
00:53:49de La Réunion.
00:53:51La seconde
00:53:51accuse le chanteur
00:53:52de viol et d'agression sexuelle
00:53:54en 2012,
00:53:55cette fois.
00:53:55Pour l'avocate
00:53:56de ces deux nouvelles plaignantes,
00:53:57l'affaire n'en serait
00:53:58qu'à ses prémices.
00:53:59Ces plaintes
00:54:00viendront s'ajouter
00:54:01aux faits auxquels
00:54:02le chanteur devra répondre.
00:54:03De très larges investigations
00:54:05restent encore à mener.
00:54:06De nouvelles plaintes
00:54:07alors que Patrick Bruel
00:54:08est mis en examen
00:54:09depuis mercredi
00:54:10pour des faits similaires
00:54:11dans quatre affaires.
00:54:12Le chanteur de 56 ans
00:54:13a été placé
00:54:14sous contrôle judiciaire.
00:54:15La parole se libère
00:54:16de plus en plus.
00:54:17Je pense que c'est
00:54:19multifactoriel.
00:54:19La rapidité
00:54:20de la justice
00:54:21sur ce dossier
00:54:22n'y est pas pour rien.
00:54:23On a quand même
00:54:23une mise en examen rapide.
00:54:25On a une mise
00:54:26sous contrôle judiciaire rapide.
00:54:28Ça pousse les femmes
00:54:28à parler.
00:54:29Depuis quelques jours,
00:54:30les témoignages
00:54:31et les accusations
00:54:31se multiplient.
00:54:33Encore hier soir,
00:54:34j'ai deux plaignantes
00:54:34qui m'ont contactée,
00:54:35une mannequin
00:54:36et une hôtesse de l'air.
00:54:38Elles m'ont
00:54:39elles-mêmes dit
00:54:40qu'elles avaient
00:54:41des connaissances
00:54:42qui avaient été victimes.
00:54:43Donc je pense
00:54:43qu'on va être
00:54:45complètement sous l'eau.
00:54:46C'est assez impressionnant.
00:54:49D'après les avocates
00:54:50des plaignantes,
00:54:51l'affaire Patrick Bruel
00:54:52pourrait évoluer rapidement,
00:54:53ce qui pourrait donner lieu
00:54:55à de nouvelles
00:54:55mises en examen.
00:54:57Paul Conge
00:54:58du service police-justice
00:54:59de BFM TV
00:54:59nous a rejoints
00:55:00en plateau.
00:55:01Paul,
00:55:01il y a ces deux nouvelles plaintes
00:55:03qui viennent s'ajouter
00:55:04à quatre dossiers,
00:55:06quatre procédures en cours
00:55:07pour lesquelles Patrick Bruel
00:55:08a été mis en examen
00:55:09cette fois.
00:55:10Oui absolument.
00:55:10C'était mercredi
00:55:11tard dans la soirée
00:55:12après trois heures
00:55:13d'interrogatoire
00:55:13devant des juges d'instruction
00:55:14du tribunal judiciaire
00:55:15de Nanterre.
00:55:16Il a donc été décidé
00:55:17de le placer en examen,
00:55:18de le mettre en examen
00:55:19pour quatre faits.
00:55:20Un viol commis en 2008
00:55:22à Neuilly-sur-Seine,
00:55:23une tentative de viol
00:55:24commise en 2010 à Bruxelles,
00:55:25une agression sexuelle
00:55:26et un harcèlement sexuel
00:55:28à Perpignan en 2019
00:55:29et un fait de harcèlement sexuel
00:55:31à Ajaccio en 2019.
00:55:32Là aussi,
00:55:34en vérité,
00:55:34pour chacune de ces affaires,
00:55:35s'il a été mis en examen,
00:55:36c'est parce que les juges
00:55:37ont considéré
00:55:37qu'il y avait assez d'indices
00:55:39suffisamment graves
00:55:39et concordants
00:55:40pour justifier de sa mise en examen.
00:55:42Il a donc été laissé libre
00:55:43sous contrôle judiciaire
00:55:45à l'issue de cet interrogatoire
00:55:47et donc aujourd'hui,
00:55:48il est soumis à des obligations,
00:55:50par exemple,
00:55:51de ne pas contacter les victimes
00:55:54ou de s'approcher de leur domicile
00:55:55ou même de fréquenter
00:55:56des salons de massage.
00:55:57Merci beaucoup, Paul.
00:55:59On en vient à Liana,
00:56:01l'enquête plus que jamais
00:56:02pour confondre le meurtrier
00:56:03de cet enfant de 11 ans.
00:56:05Jérôme Barrella a été mis en examen,
00:56:06vous le savez,
00:56:07le 1er juin dernier
00:56:08pour enlèvement et séquestration.
00:56:10Il a été placé
00:56:11en détention provisoire.
00:56:12Il n'a pas été réentendu
00:56:13depuis la découverte
00:56:14du corps de l'enfant
00:56:15il y a plus d'une semaine.
00:56:16Les enquêteurs
00:56:17qui cherchent à renforcer
00:56:18le dossier
00:56:18en vue de son audition
00:56:20dans la ligne de mire,
00:56:21la téléphonie,
00:56:22la voiture du suspect,
00:56:24les analyses
00:56:25qui font suite à l'autopsie.
00:56:26Les dernières informations
00:56:27avec Boris Karlamoff.
00:56:29Cela fait désormais
00:56:308 jours,
00:56:318 jours que le corps de Liana
00:56:32a été retrouvé.
00:56:33Les investigations
00:56:34menées par la section
00:56:35de recherche de Toulouse
00:56:37se poursuivent.
00:56:38Vous le savez,
00:56:39la première autopsie
00:56:39du corps de Liana
00:56:40n'a pas permis
00:56:41de déterminer
00:56:42les causes de sa mort.
00:56:43Il y a donc
00:56:44des expertises complémentaires
00:56:45qui ont été ordonnées
00:56:46et qui sont toujours
00:56:47en cours dans un laboratoire.
00:56:49Un travail minutieux
00:56:50qui peut prendre encore
00:56:51beaucoup de temps,
00:56:52peut-être une quinzaine
00:56:53de jours.
00:56:54Voilà ce que confiait
00:56:54une source proche
00:56:55de l'enquête
00:56:55à BFM TV.
00:56:56Et puis,
00:56:57il y a cet élément
00:56:57qui est au cœur
00:56:58des investigations,
00:56:59à savoir le véhicule
00:57:00de Jérôme Barrella
00:57:01puisque c'est à l'intérieur
00:57:02même de cette voiture
00:57:03que Liana a été vue
00:57:05pour la toute dernière fois.
00:57:06C'était le 29 mai dernier.
00:57:09D'après nos informations,
00:57:11ces expertises sur le véhicule,
00:57:13elles sont désormais terminées,
00:57:14mais les enquêteurs
00:57:15doivent désormais exploiter
00:57:17toutes les données
00:57:18qui ont été récoltées
00:57:19dans cette voiture.
00:57:20C'est un modèle ancien,
00:57:21ce véhicule.
00:57:22Il y a donc moins
00:57:23d'informations à récolter
00:57:24que dans un véhicule moderne,
00:57:26ce qui complique
00:57:27la tâche des enquêteurs.
00:57:30Beaucoup de questions
00:57:30chez les habitants de Florence,
00:57:32mais chez une bonne partie
00:57:33des Français finalement.
00:57:34Et ces questions-là,
00:57:35justement,
00:57:35elles vont être posées
00:57:37au principal suspect
00:57:38dans cette affaire,
00:57:39à savoir Jérôme Barrella
00:57:41puisqu'il sera convoqué
00:57:42pour un nouvel interrogatoire
00:57:44dans le bureau
00:57:44du juge d'instruction
00:57:45au tribunal judiciaire d'Agin.
00:57:47Il va devoir s'expliquer
00:57:48sur son éventuelle implication
00:57:50dans la mort de Liana.
00:57:52Le rôle des enquêteurs,
00:57:53on en parle avec vous,
00:57:54colonel Bruno Kizak,
00:57:55vous êtes aussi ancien commandant
00:57:56de la section de recherche
00:57:57de gendarmerie de Nancy.
00:58:00Cet enfant a été enterré hier,
00:58:02son corps a été découvert
00:58:03il y a une semaine.
00:58:04Le principal suspect
00:58:05est toujours en détention provisoire,
00:58:07mais pour enlèvement
00:58:08et séquestration.
00:58:09Les enquêteurs donc
00:58:10récoltent un maximum d'indices
00:58:12pour fournir au juge
00:58:14avant sa nouvelle audition,
00:58:15c'est ça ?
00:58:15Oui, c'est extrêmement délicat
00:58:18de parler de façon technique
00:58:19d'un drame pareil
00:58:20dans la mesure où
00:58:22actuellement,
00:58:23le chef d'inculpation,
00:58:25de mise en examen,
00:58:26pardon,
00:58:26est celui d'enlèvement
00:58:27et de séquestration.
00:58:28Ce qui veut bien dire
00:58:28que dans l'état actuel
00:58:30des éléments tenus
00:58:31par les enquêteurs
00:58:32et les magistrats instructeurs,
00:58:35l'assassinat n'est pas encore consolidé.
00:58:38En tout cas,
00:58:38c'est une déduction
00:58:38qu'on peut en faire.
00:58:41Donc tout le travail
00:58:42des enquêteurs
00:58:42va être de mettre
00:58:44en cohérence
00:58:46à la fois la masse
00:58:47de témoignages
00:58:48recueillis sur le terrain,
00:58:50à ma connaissance
00:58:51plus d'une cinquantaine,
00:58:52sans parler d'un nombre
00:58:53important de témoins
00:58:54qui ont été identifiés
00:58:55par le porte-à-porte
00:58:56traditionnel
00:58:57fait par les unités
00:58:58de gendarmerie locale
00:58:59et toutes les traces
00:59:02dites techniques
00:59:02et scientifiques
00:59:03qui vont permettre
00:59:04de se combiner
00:59:04avec les différents témoignages
00:59:06pour faire en sorte
00:59:07qu'à la fin
00:59:09de cet ensemble
00:59:10d'investigation,
00:59:10la section de recherche
00:59:12de Toulouse
00:59:12et la brigade de recherche
00:59:13d'Auge
00:59:13puissent établir
00:59:15un scénario
00:59:16qui mette clairement
00:59:17en évidence
00:59:18la responsabilité
00:59:19de l'intéressé
00:59:20dans la mort
00:59:20de cette jeune fille.
00:59:21De façon très pratique,
00:59:23ce qu'il faut aux enquêteurs,
00:59:24c'est des preuves directes
00:59:26du concret
00:59:27pour renforcer
00:59:28ce dossier
00:59:29pour le juge
00:59:29qui va entendre
00:59:30le principal suspect,
00:59:31c'est ça ?
00:59:32Qu'est-ce que vous appelez
00:59:33des preuves directes ?
00:59:34C'est une trace ADN,
00:59:35c'est une présence
00:59:36affirmée par,
00:59:38par exemple,
00:59:38un bornage téléphonique,
00:59:40mais un téléphone,
00:59:41ça peut se prêter,
00:59:42un ADN,
00:59:42on peut expliquer
00:59:43par moult façons
00:59:44Donc un maximum de preuves
00:59:45qui se croisent
00:59:46et qui se renforcent ?
00:59:47Un élément,
00:59:48une trace particulière
00:59:49ne fait pas en elle-même
00:59:50une preuve.
00:59:51C'est-à-dire qu'il faut
00:59:51qu'on ait un ensemble
00:59:52de traces
00:59:52qu'on va combiner
00:59:54les unes entre les autres
00:59:54pour arriver effectivement
00:59:57à en déduire
00:59:58qu'on a une preuve pénale
00:59:59suffisante
01:00:00qui permette de.
01:00:01C'est tout le travail
01:00:02et toute la difficulté
01:00:05des enquêteurs
01:00:06de la gendarmerie actuellement.
01:00:07Et la grande difficulté
01:00:08aussi pour eux,
01:00:09c'est de travailler
01:00:10hors de la pression
01:00:11qui a été générée
01:00:12par cette dramatique affaire.
01:00:14Et ne pas confondre
01:00:15vitesse et précipitation.
01:00:17Malheureusement,
01:00:17aujourd'hui,
01:00:18il faut être raisonnable,
01:00:21maintenir le tempo
01:00:23méticuleux et précis
01:00:24qui a été engagé
01:00:25pour faire en sorte
01:00:26qu'à la sortie,
01:00:27il n'y ait pas d'échappatoire
01:00:28parce que ce qui ressort
01:00:29quand même
01:00:29de l'ensemble des témoignages
01:00:30que vous avez évoqués
01:00:31dans l'émission précédente,
01:00:32c'est qu'il y a
01:00:33un concours de circonstances
01:00:35incroyable qui fait
01:00:36que cette famille
01:00:36passe entre les gouttes
01:00:37depuis des années.
01:00:38Et ça, il va falloir
01:00:38quand même qu'on comprenne
01:00:39pourquoi.
01:00:40Alors, puisque vous évoquez
01:00:41la pression,
01:00:42je me tourne vers
01:00:43Anthony Lobos
01:00:43du service politique
01:00:44de BFM TV.
01:00:46Anthony, depuis la disparition
01:00:48et la mort de cet enfant,
01:00:49une question demeure.
01:00:49Comment ce drame
01:00:50a pu se produire
01:00:51alors que le suspect,
01:00:52Jérôme Barrella,
01:00:52a été visé
01:00:53par plusieurs procédures ?
01:00:54Le ministre de la Justice
01:00:55a demandé une enquête
01:00:56administrative
01:00:57pour éclaircir clairement
01:00:58la chaîne des responsabilités.
01:01:00La colère ne retombe pas.
01:01:02Très forte pression
01:01:03avant la publication
01:01:04de cette enquête
01:01:05administrative
01:01:05qui est imminente.
01:01:06Oui, c'est pour
01:01:09vendredi prochain,
01:01:09le 19 juin précisément.
01:01:11Et la pression
01:01:11ne retombe pas non plus
01:01:12sur le gouvernement.
01:01:13Il y a d'abord
01:01:13la pression politique
01:01:14avec ses appels
01:01:15incessants
01:01:16à la démission
01:01:17qui vise Gérald Darmanin
01:01:18venu du PS,
01:01:19de LFI,
01:01:19du Rassemblement national.
01:01:20Gérald Darmanin,
01:01:21le ministre de la Justice,
01:01:22ne veut pas démissionner.
01:01:24Il a d'ailleurs reçu
01:01:24le soutien de Sébastien Lecornu,
01:01:25le Premier ministre,
01:01:26cette semaine.
01:01:26Mais il y a surtout
01:01:27la pression populaire.
01:01:2882% des Français
01:01:30estiment que le gouvernement
01:01:31n'est pas assez mobilisé
01:01:32sur les violences
01:01:33faites aux mineurs.
01:01:34Ça, ça vient du dernier sondage
01:01:35et là pour BFM TV.
01:01:37Et il y a la crainte,
01:01:37c'est vrai,
01:01:38dans l'exécutif,
01:01:39qu'il y ait une rupture
01:01:40avec l'opinion
01:01:42tant ce drame
01:01:44a été une forme
01:01:45d'onde de choc
01:01:46et a provoqué
01:01:47beaucoup d'émotions
01:01:47chez les Français.
01:01:48Vous évoquiez
01:01:49une enquête administrative.
01:01:50En fait, il y en a deux.
01:01:51Il y en a deux
01:01:51qui ont été lancées,
01:01:52deux inspections
01:01:53par Gérald Darmanin
01:01:54à côté justice,
01:01:55par Laurent Nunez
01:01:56à côté gendarmerie
01:01:57pour le ministère
01:01:59de l'Intérieur
01:01:59pour tenter d'identifier
01:02:00ces dysfonctionnements.
01:02:01Ces conclusions
01:02:02doivent être rendues publiques
01:02:03le 19 juin.
01:02:04C'est une échéance politique
01:02:05majeure, effectivement.
01:02:07Ce sera vendredi prochain.
01:02:10D'autant que cette enquête,
01:02:11ces deux enquêtes administratives
01:02:13ont été demandées
01:02:14par Emmanuel Macron
01:02:15la semaine dernière
01:02:16qui a demandé
01:02:16à ce que ces enquêtes
01:02:17se déroulent très, très rapidement
01:02:18pour pouvoir très, très vite
01:02:19identifier
01:02:20des responsabilités individuelles.
01:02:23Le chef de l'État
01:02:23qui a complètement balayé
01:02:24tout argument de moyens
01:02:27et l'exécutif
01:02:28qui rappelle
01:02:28ces derniers jours
01:02:29que le budget de la justice
01:02:30a augmenté de 7 à 10 milliards
01:02:32ces dix dernières années.
01:02:33Mais beaucoup d'oppositions
01:02:36insistent sur le fait
01:02:37que l'exécutif
01:02:38ne peut pas non plus
01:02:38s'exonérer
01:02:39de ses responsabilités politiques
01:02:40puisque ce sont eux
01:02:41qui étaient aux manettes
01:02:41ces dix dernières années.
01:02:42Et donc,
01:02:43face à cette pression,
01:02:45le gouvernement
01:02:45veut montrer
01:02:46qu'il agit
01:02:48et qu'il veut répondre rapidement
01:02:49en tentant d'amender
01:02:50notamment ce projet de loi
01:02:51sur la protection des enfants
01:02:53en y ajoutant
01:02:53deux arbitrages,
01:02:55notamment
01:02:55cette perpétuité réelle
01:02:57pour les viols sériels
01:02:58et ce délai maximal
01:02:59de trois mois
01:02:59pour les actes
01:03:00qui concerneraient
01:03:02des enquêtes
01:03:02pour violences
01:03:03sur les mineurs.
01:03:04Merci beaucoup Anthony.
01:03:06Prochaine édition
01:03:07dans quelques minutes
01:03:08on reviendra bien évidemment
01:03:08sur ce protocole d'accord
01:03:10qui se profile
01:03:11entre l'Iran
01:03:11et les Etats-Unis.
01:03:12Signature électronique
01:03:13dans les 24 heures
01:03:14réaffirme le Pakistan
01:03:15de son côté Téhéran
01:03:16d'y avoir besoin
01:03:17de plus de temps
01:03:18visiblement par envie
01:03:19de signer un accord
01:03:20non plus demain
01:03:21qui est le jour
01:03:21de l'anniversaire
01:03:22de Donald Trump.
01:03:25Il est 16h30
01:03:27si vous nous rejoignez
01:03:27cette information.
01:03:28La signature probable
01:03:29d'un protocole d'accord
01:03:31dans les heures,
01:03:32dans les jours à venir
01:03:33pour mettre fin
01:03:33à 106 jours de guerre
01:03:34entre l'Iran
01:03:35et les Etats-Unis.
01:03:36C'est le Pakistan
01:03:37qui l'annonce
01:03:37une signature électronique
01:03:39qui n'aura pas lieu
01:03:39demain jour anniversaire
01:03:41de Donald Trump
01:03:41affirme Téhéran.
01:03:43Le Pakistan réaffirme
01:03:44que oui,
01:03:44on va essayer
01:03:45de tirer ça au clair.
01:03:47Deux nouvelles plaintes
01:03:48contre Patrick Bruel
01:03:4948 heures après sa mise
01:03:50en examen
01:03:51dans quatre procédures.
01:03:52Une liste qui s'allon
01:03:53jour après jour
01:03:54à mesure que le temps passe.
01:03:56On va faire le point
01:03:56dans un instant.
01:03:58L'enquête plus que jamais
01:03:59pour confondre
01:04:00le meurtrier de Liana
01:04:01Jérôme Barrella
01:04:02suspect numéro 1
01:04:03n'a toujours pas été réentendu
01:04:05depuis la découverte
01:04:06du corps de cet enfant
01:04:07dans la ligne de mire
01:04:08des enquêteurs.
01:04:09La téléphonie,
01:04:09la voiture du suspect,
01:04:11les analyses
01:04:11qui font suite
01:04:12à l'autopsie.
01:04:21Un accord de paix
01:04:23probablement concrétisé
01:04:24dans les heures
01:04:25ou les jours qui viennent
01:04:27entre les Etats-Unis
01:04:28et l'Iran
01:04:28au bout de 106 jours
01:04:30de guerre.
01:04:31Un accord cadre,
01:04:32on l'a dit,
01:04:32plus symbolique
01:04:33que concret,
01:04:34mais il ouvre enfin
01:04:34la voie à des négociations.
01:04:36C'est le Pakistan
01:04:37solide intermédiaire
01:04:38qui l'affirme.
01:04:39On vous retrouve
01:04:40à Islamabad,
01:04:40on dîne de Gaulle.
01:04:41Londine, côté pakistanais,
01:04:43on évoquait une signature
01:04:44électronique dans les 24 heures.
01:04:46Téhéran dit avoir besoin
01:04:47de plus de temps,
01:04:48mais Islamabad
01:04:49réaffirme son calendrier.
01:04:51Alors oui,
01:04:52effectivement,
01:04:52il y a quelques heures
01:04:53sur les réseaux sociaux,
01:04:54le Premier ministre
01:04:54Sherbaz Sharif
01:04:55a annoncé
01:04:56que le texte final
01:04:56du traité
01:04:57avait été accepté
01:04:58par les deux parties
01:04:59et serait probablement signé
01:05:00dans les prochaines 24 heures
01:05:02de manière virtuelle.
01:05:04Il a également évoqué
01:05:05des discussions
01:05:05à un niveau technique
01:05:06pour la semaine prochaine
01:05:07sans donner davantage
01:05:08de précision.
01:05:08On voit bien
01:05:09que du côté iranien,
01:05:10le ton est beaucoup plus prudent.
01:05:13Certains observateurs optimistes
01:05:14annonçaient une signature
01:05:16dès ce dimanche,
01:05:17mais le porte-parole
01:05:19du ministère iranien
01:05:19des Affaires étrangères
01:05:20a indiqué
01:05:22qu'il ne serait pas signé
01:05:23aujourd'hui,
01:05:23mais qu'il n'était pas exclu
01:05:24qu'il soit signé
01:05:25dans les prochains jours.
01:05:27Donc on voit
01:05:27que malgré cette différence
01:05:28de calendrier annoncé,
01:05:29cet accord 4
01:05:30semble bien être
01:05:31dans sa phase de finalisation
01:05:32avec des déclarations optimistes
01:05:34dans tous les camps,
01:05:35mais on sent bien
01:05:36la méfiance des Iraniens
01:05:37vis-à-vis de la partie américaine.
01:05:40Pour le Pakistan,
01:05:41ce protocole d'accord
01:05:42est extrêmement important
01:05:43parce qu'il y va
01:05:44de sa crédibilité
01:05:45en tant que médiateur.
01:05:46Donc le Pakistan
01:05:47devrait continuer
01:05:49d'activer ses contacts
01:05:50pour que ce protocole d'accord
01:05:52soit signé
01:05:53le plus rapidement possible.
01:05:55Le Premier ministre
01:05:56pakistanais a rappelé
01:05:56que le Pakistan
01:05:57restait actuellement
01:05:58en contact étroit
01:05:59avec les deux camps.
01:06:00Et d'ailleurs,
01:06:01le ministre pakistanais
01:06:02de l'Intérieur,
01:06:02Mohsen Nagvi,
01:06:03était en déplacement
01:06:04à Téhéran
01:06:04il y a quelques jours
01:06:06et on sait aussi
01:06:06que le Pakistan
01:06:07est en contact permanent
01:06:08avec d'autres pays
01:06:09de la région
01:06:10pour évoquer ce dossier.
01:06:12Andine De Gaulle
01:06:13en direct d'Islamabad,
01:06:14on prend la direction
01:06:15de Washington
01:06:15où on vous retrouve
01:06:16Axel Meunier.
01:06:17Axel,
01:06:17Donald Trump
01:06:18qui a réagi
01:06:19en retweetant
01:06:19le message pakistanais
01:06:21indiquant une signature
01:06:22sous 24 heures.
01:06:26Oui,
01:06:27ça veut dire
01:06:27que le président américain
01:06:29non seulement
01:06:30est d'accord
01:06:31avec ses assertions
01:06:32mais surtout
01:06:33probablement
01:06:34la souhaitent.
01:06:34Il faut rappeler
01:06:35qu'en termes de symboles
01:06:36ce serait fort
01:06:37d'abord parce qu'aujourd'hui
01:06:38nous sommes un an
01:06:39après le lancement
01:06:40de la guerre
01:06:40des 12 jours
01:06:41lancé par les Etats-Unis
01:06:42avec Israël
01:06:43contre l'Iran
01:06:43que demain
01:06:44Donald Trump
01:06:45fête ses 80 ans
01:06:46ici même
01:06:47à la Maison-Blanche
01:06:48et ça le placerait
01:06:49en position victorieuse
01:06:51avant d'assister
01:06:52au G7 en Europe
01:06:53à partir de lundi.
01:06:54Bref,
01:06:55c'est une volonté
01:06:55de Donald Trump
01:06:56mais on sent aussi
01:06:57l'optimisme
01:06:58de toutes les parties
01:07:00mais il y a encore
01:07:01un peu de prudence
01:07:02ici parmi certains experts
01:07:04et parmi certains membres
01:07:06aussi de l'administration
01:07:07qui disent
01:07:08attention,
01:07:08il y a encore des combats
01:07:09notamment au Liban
01:07:11entre Israël
01:07:12et le Hezbollah
01:07:13et ça,
01:07:14on avait vu
01:07:14les derniers jours
01:07:15que ça pouvait
01:07:17tendre un petit peu
01:07:18les relations
01:07:19du côté iranien
01:07:20qui réclament
01:07:20un cessez-le-feu total
01:07:21du côté libanais.
01:07:23Bref,
01:07:23il y a encore
01:07:24un peu de choses
01:07:25à finaliser.
01:07:26Il faut rester prudent
01:07:27mais d'après
01:07:28tout l'optimisme
01:07:29partagé
01:07:30par désormais
01:07:31toutes les parties
01:07:31il semble
01:07:32que cet accord cadre
01:07:33puisse être
01:07:34en bonne voie
01:07:35d'être signé
01:07:36oui
01:07:36mais il faut rappeler
01:07:37aussi
01:07:37que c'est un accord
01:07:39à minima
01:07:39qui permettra
01:07:40avant tout
01:07:41aux deux pays
01:07:42de lancer
01:07:42des négociations
01:07:43techniques
01:07:43notamment
01:07:44sur la question
01:07:44du nucléaire
01:07:45durant 60 jours
01:07:46ce n'est donc
01:07:47que le tout début
01:07:48des grosses négociations
01:07:49entre Téhéran
01:07:50et Washington.
01:07:51Axel Monnier
01:07:52en direct
01:07:52de Washington
01:07:53Patrick Sos
01:07:54nous a rejoint
01:07:54au plateau.
01:07:55Bonjour.
01:07:55Alors,
01:07:56on sent bien
01:07:57beaucoup d'indécisions
01:07:59autour de cette signature
01:08:00dans les prochaines heures
01:08:01demain jour anniversaire
01:08:02de Donald Trump
01:08:03non dit Téhéran
01:08:04oui dit le Pakistan
01:08:05néanmoins
01:08:06il y a des informations
01:08:07BFM TV
01:08:07qui montrent
01:08:08qu'il se passe quelque chose.
01:08:09Oui,
01:08:10selon nos informations
01:08:11on se posait des questions
01:08:11sur le timing
01:08:12et tout semblait concorder
01:08:14pour une signature
01:08:15même électronique
01:08:16avant le début du G7.
01:08:18Eh bien,
01:08:18selon une source
01:08:20proche des négociations
01:08:21à BFM TV
01:08:22que je peux vous donner
01:08:23une réunion
01:08:24de très haut niveau
01:08:25je n'irai pas tellement
01:08:26plus loin sur le nom
01:08:27des personnalités
01:08:28mais on ne peut pas faire
01:08:29beaucoup plus haut
01:08:30que ces deux personnalités
01:08:33elles vont se rencontrer
01:08:34une américaine
01:08:35une iranienne
01:08:36très certainement
01:08:37jeudi
01:08:37vendredi
01:08:38donc en marge
01:08:39du sommet du G7
01:08:41ce sera en Suisse
01:08:42selon nos informations
01:08:43mais pas forcément
01:08:44à Genève
01:08:45un peu plus
01:08:45dans la partie
01:08:47allemande
01:08:47mais donc
01:08:48il va y avoir
01:08:48une rencontre
01:08:49directe
01:08:50entre ces deux personnalités
01:08:52pour une signature
01:08:53aller jusqu'à une poignée
01:08:54de main
01:08:54on ne sait pas encore
01:08:55mais
01:08:56c'est en tout cas
01:08:57en train d'être
01:08:58véritablement préparé
01:08:59et c'est pour ça
01:08:59qu'on comprend
01:09:00qu'il y a la nécessité
01:09:01pour les uns
01:09:02et pour les autres
01:09:02de gérer la communication
01:09:04et de montrer
01:09:04qu'ils ont le lead
01:09:06ou qu'ils mènent
01:09:06tout ça
01:09:07mais le fait est
01:09:08que le principe
01:09:08il est acquis
01:09:09et il va être concrétisé
01:09:12sans doute
01:09:12à la fin
01:09:13toute fin
01:09:13de ce G7
01:09:14je rappelle
01:09:14le G7
01:09:15il se termine
01:09:16mercredi
01:09:16donc comptez
01:09:17peut-être jeudi
01:09:17ou vendredi
01:09:18Général Pélissandi
01:09:19on parle donc
01:09:20de la signature
01:09:20d'un protocole d'accord
01:09:21en jour là
01:09:23oui a priori
01:09:24et de toute façon
01:09:26les deux parties
01:09:28ont intérêt
01:09:29à trouver
01:09:30un dispositif
01:09:31pour discuter
01:09:32parce qu'il faut bien
01:09:32comprendre d'abord
01:09:33par exemple
01:09:34que le dispositif militaire
01:09:35américain
01:09:35qui est sur zone
01:09:36et qui va rester sur zone
01:09:37ça coûte horriblement cher
01:09:39et que là aussi
01:09:41il y a une pression
01:09:41de la part
01:09:42de l'opinion publique américaine
01:09:43pour arrêter
01:09:44cette guerre
01:09:45et de l'autre côté
01:09:46les Iraniens
01:09:47même s'ils sont très habiles
01:09:48dans la négociation
01:09:49ont aussi besoin
01:09:50en quelque sorte
01:09:51notamment de récupérer
01:09:52les avoirs
01:09:53donc il faut à un moment donné
01:09:54qu'il y ait une forme
01:09:54de convergence
01:09:55maintenant
01:09:55de là à ce que l'on signe
01:09:57un accord de paix
01:09:59complet
01:09:59là ça va prendre
01:10:01beaucoup plus de temps
01:10:02on est juste
01:10:03en fait
01:10:03on est passé de
01:10:04ni paix ni guerre
01:10:05à pas de guerre
01:10:07et après on verra
01:10:08Adèle Bakawan
01:10:09on est d'accord
01:10:10sur le fait
01:10:10qu'il ne s'agit
01:10:10que d'un protocole
01:10:12d'accord
01:10:12et non pas d'un accord
01:10:13avec des points de convergence
01:10:14mais c'est tout de même
01:10:15un point important
01:10:16et c'est le Pakistan
01:10:17qui l'affirme
01:10:17c'est donc très crédible
01:10:18venant du Pakistan
01:10:19oui c'est très très crédible
01:10:22seulement moi
01:10:22mon scepticisme
01:10:25c'est par rapport
01:10:26à la terminologie
01:10:27du premier ministre
01:10:28pakistanais
01:10:29qui n'est pas honnête
01:10:30dès le départ
01:10:31dès le départ
01:10:31il nous parle d'un accord
01:10:32or il sait parfaitement
01:10:35que ce n'est pas un accord
01:10:35c'est un protocole
01:10:36c'est un mémorandum
01:10:38c'est une feuille de route
01:10:39pourquoi ?
01:10:40pour que les américains
01:10:41et les iraniens
01:10:42se retrouvent autour
01:10:43d'une table de négociation
01:10:44et négocier
01:10:45négocier quoi ?
01:10:46il faut être factuel
01:10:48c'est pas parce que
01:10:49demain
01:10:49dans la journée
01:10:50il signe
01:10:51son mémorandum
01:10:52que le détroit d'Hormos
01:10:53sera réouvert
01:10:55et que les iraniens
01:10:56vont récupérer
01:10:56les 24 milliards de dollars
01:10:58et que non
01:10:58ils vont négocier
01:11:00pour savoir
01:11:01comment passer
01:11:03par la réouverture
01:11:04du détroit d'Hormos
01:11:04les iraniens
01:11:05ils disent
01:11:05c'est d'accord
01:11:06mais avec nos conditions
01:11:07les américains
01:11:08ils disent
01:11:08non
01:11:09ce n'est pas
01:11:09avec vos conditions
01:11:10les américains
01:11:12ils disent
01:11:12ok
01:11:12on va vous donner
01:11:13les 24 milliards de dollars
01:11:14mais à nos conditions
01:11:15les iraniens
01:11:16ils disent
01:11:16non
01:11:16autrement dit
01:11:17ils vont négocier
01:11:19tous ces éléments
01:11:20à ce jour-là
01:11:21ce protocole d'accord
01:11:23ce mémorandum
01:11:24est vide
01:11:25en termes d'accord
01:11:26il y a juste
01:11:27un ordre de jour
01:11:28pour négocier
01:11:29Patrick
01:11:30un face-à-face
01:11:31potentiel
01:11:32donc en Suisse
01:11:33ça veut dire
01:11:33qu'on ne passe plus
01:11:34par l'intermédiaire pakistanais
01:11:36mais qu'on se parle
01:11:37vraiment
01:11:37oui
01:11:38il y a de fortes chances
01:11:39pour satisfaire tout le monde
01:11:40que même si ça se passe
01:11:42en Suisse
01:11:42je crois que là aussi
01:11:43le principe est acquis
01:11:44on l'appelle
01:11:45ce texte
01:11:46dont on connaît maintenant
01:11:47le contenu
01:11:48c'est-à-dire très succinct
01:11:49qu'on appelle cet accord
01:11:51l'accord d'Islamabad
01:11:52qui sera un mémorandum
01:11:53un accord cadre
01:11:55qui ne sera pas un accord de paix
01:11:57mais qui sera bien
01:11:57l'accord d'Islamabad
01:11:58et c'est pour ça
01:11:59et là
01:12:00on est déjà dans le concret
01:12:01et pas dans le conditionnel
01:12:03ou selon nos informations
01:12:04le Premier ministre
01:12:05le ministre des Affaires étrangères
01:12:06pakistanais
01:12:07il n'y est pas encore
01:12:07mais il a prévu de se rendre
01:12:09pour le coup
01:12:09en Suisse
01:12:10pour préparer
01:12:11cette rencontre
01:12:12il est à Genève
01:12:13cette rencontre
01:12:14encore une fois
01:12:15selon nos informations
01:12:15elle se situera
01:12:16à quelques centaines
01:12:18de kilomètres
01:12:19en tout cas vraiment
01:12:19de l'autre côté
01:12:20de la Suisse
01:12:20dans un canton
01:12:21alémanique
01:12:22mais on sent que
01:12:23les Pakistanais
01:12:24vont vraiment être mis
01:12:25là aussi
01:12:25au milieu du jeu
01:12:27les deux parties
01:12:28les Iraniens
01:12:28comme les Américains
01:12:29savent quand même
01:12:31ce qu'ils doivent
01:12:31à cette médiation
01:12:32pakistanaise
01:12:33et vous sentez
01:12:34le chrono est pakistanais
01:12:36mais c'est bien
01:12:37un timing
01:12:38irano-américain
01:12:39ce serait la moindre
01:12:41des politesses
01:12:41de laisser une petite place
01:12:42pour le ministre Sharif
01:12:44Général
01:12:45un mot
01:12:46côté américain
01:12:47Donald Trump
01:12:48s'est contenté
01:12:49de retweeter
01:12:50mais en même temps
01:12:51le Senkom
01:12:52a aussi fait son tweet
01:12:53en montrant
01:12:53comment les avions
01:12:54comment portavions
01:12:55tout restait en place
01:12:56on reste sur une ligne de crête
01:12:58on reste sur une ligne de crête
01:12:59avec le maintien
01:13:01d'un dispositif
01:13:02militaire américain
01:13:02conséquent
01:13:03notamment autour du portavion
01:13:04on a donc
01:13:04cette communication
01:13:05de Senkom
01:13:06et il faut bien comprendre
01:13:08que même s'il y a
01:13:09des discussions
01:13:10vous avez en permanence
01:13:11des drones américains
01:13:12qui surveillent
01:13:13et il y aura
01:13:14le maintien
01:13:15d'un dispositif
01:13:16militaire
01:13:16de toute façon
01:13:17avec aussi
01:13:19le risque
01:13:20de petits incidents
01:13:21parce que
01:13:22tel bateau
01:13:23non iranien
01:13:24aura essayé
01:13:25de franchir
01:13:26donc il va falloir
01:13:27rester vigilant
01:13:29cette nuit
01:13:30il n'y a pas eu
01:13:31d'emballement
01:13:32suite à la destruction
01:13:33des drones
01:13:33et ce type
01:13:34de petits incidents
01:13:35pourraient demeurer
01:13:37et avec
01:13:38bien sûr
01:13:39la pression
01:13:40militaire américaine
01:13:41qui est réelle
01:13:43Adel
01:13:43un sujet
01:13:44très très important
01:13:45pour les Iraniens
01:13:46c'est le Liban
01:13:46il faut que
01:13:47les Israéliens
01:13:48cessent de frapper
01:13:49le Liban
01:13:50il faut que
01:13:50les Libanais
01:13:51le Hezbollah
01:13:51cessent de frapper
01:13:52Israël
01:13:52et si jamais ça continue
01:13:54il est fort probable
01:13:55que les Iraniens
01:13:55ne nous signent pas
01:13:56or on sait très bien
01:13:57que ni le Hezbollah
01:13:58ni Israël
01:13:59ne sont pas disposés
01:14:00à cesser le feu
01:14:01ça fera partie
01:14:01des sujets sur la table
01:14:02merci à vous
01:14:0316h40
01:14:04on en vient à cette liste
01:14:06qui s'allonge
01:14:06à mesure que les jours passent
01:14:08on a appris aujourd'hui
01:14:09que deux nouvelles plaintes
01:14:10ont été déposées
01:14:11contre Patrick Doen
01:14:12l'une pour viol
01:14:13l'autre pour tentative
01:14:15de viol et agression sexuelle
01:14:16deux nouvelles plaintes
01:14:1748 heures après la mise
01:14:19en examen du chanteur
01:14:20dans quatre autres dossiers
01:14:21où il a été placé
01:14:22sous contrôle judiciaire
01:14:24une plainte
01:14:24qui n'étonne pas
01:14:25l'avocate de plusieurs plaignantes
01:14:26écoutez
01:14:28pas du tout surprise
01:14:29et je m'y attendais
01:14:30quand la justice
01:14:31met quatre juges d'instruction
01:14:33c'est qu'elle s'attend
01:14:34elle-même
01:14:35à avoir beaucoup de plaintes
01:14:36encore hier soir
01:14:37j'ai deux plaignantes
01:14:38qui m'ont contacté
01:14:39une mannequin
01:14:40et une hôtesse de l'air
01:14:41elles m'ont
01:14:42elles m'ont
01:14:42elles-mêmes dit
01:14:43qu'elles avaient
01:14:44des connaissances
01:14:45qui avaient été victimes
01:14:46donc je pense
01:14:47qu'on va être
01:14:49complètement sous l'eau
01:14:50du nombre de plaignantes
01:14:51ou de personnes
01:14:52qui ont été victimes
01:14:53qui ne souhaitent pas
01:14:54porter plainte
01:14:55mais témoigner
01:14:56c'est assez impressionnant
01:15:00et on en parle
01:15:00en plateau avec vous
01:15:01maître Isabelle Steyer
01:15:02bonjour
01:15:02vous êtes l'avocate pénaliste
01:15:03au barreau de Paris
01:15:04spécialisée en droits
01:15:05des femmes et des enfants
01:15:06victimes de violences
01:15:07vous êtes d'accord
01:15:08avec votre consoeur
01:15:09ce n'est pas étonnant
01:15:10ces plaintes qui émergent
01:15:11là on parle de plaintes
01:15:12pour des faits
01:15:13de 2007 et 2012
01:15:15oui c'est ça
01:15:16c'est à dire qu'à partir
01:15:17du moment
01:15:17et on le voit
01:15:17dans ces dossiers
01:15:18à la faveur de
01:15:20ces nombreux dossiers
01:15:21dans lesquels
01:15:21des hommes célèbres
01:15:22sont mis en cause
01:15:23à partir du moment
01:15:24où on a une, deux, trois femmes
01:15:26qui commencent à s'exprimer
01:15:27et bien on va tirer
01:15:28la pelote
01:15:29et on va mettre
01:15:31en exergue
01:15:32un mode opératoire
01:15:33et une personnalité
01:15:35va apparaître
01:15:36on va voir comment
01:15:37il se comporte
01:15:37de façon générale
01:15:39avec les femmes
01:15:40avec des femmes professionnelles
01:15:41toutefois des masseuses
01:15:42avec des collègues de travail
01:15:44avec des femmes
01:15:45qu'il va rencontrer
01:15:46et qu'il va emmener
01:15:48sur les chemins
01:15:49du viol
01:15:50et donc
01:15:51on va avoir
01:15:53finalement
01:15:54un espèce de
01:15:55Me Too spécial
01:15:56Patrick Bruel
01:15:57quasiment
01:15:58c'est à dire que
01:15:59le fait que
01:16:00certaines plaintes
01:16:01aient réellement été
01:16:02prises en compte
01:16:03que cette personne
01:16:04très connue
01:16:05soit mise en examen
01:16:06ça permet à d'autres
01:16:08victimes potentielles
01:16:09de parler
01:16:10ça légitime
01:16:10leur prise de parole
01:16:11ça va faire en sorte
01:16:13que des femmes
01:16:14beaucoup plus fragiles
01:16:15qui jusque là
01:16:16n'auront pas pu s'exprimer
01:16:17qui n'auront peut-être
01:16:18pas eu les moyens
01:16:19de le faire
01:16:20la mobilisation psychique
01:16:21parce que déposer plainte
01:16:22c'est extrêmement lourd
01:16:23c'est être entendue
01:16:24réentendue
01:16:25confrontée
01:16:26expertisée
01:16:27être accompagnée
01:16:28d'un avocat
01:16:28faire les démarches
01:16:29pour avoir un avocat
01:16:30donc c'est se montrer
01:16:31c'est se montrer aussi
01:16:32vis-à-vis de sa famille
01:16:33de son mari
01:16:34de ses enfants
01:16:35et puis aussi un petit peu
01:16:36de la presse malgré tout
01:16:37donc le fait
01:16:38qu'il y ait d'autres personnes
01:16:39qui misent les piliers
01:16:40les piliers de cette procédure
01:16:42elles vont pouvoir
01:16:43s'arrimer finalement à ça
01:16:45et je trouve que ce qu'a fait
01:16:47Flavie Flamand
01:16:47est extrêmement intéressant
01:16:49parce que
01:16:50elle a été la personne
01:16:52qui a pu faire face
01:16:53à Patrick Bruel
01:16:54et qui a pu mettre
01:16:55sa notoriété
01:16:56son nom
01:16:57sa voix
01:16:57son histoire aussi
01:16:59sans avoir
01:17:00ni peur
01:17:01ni honte
01:17:01et elle a tendu la main
01:17:03à ces autres victimes
01:17:04de l'ombre
01:17:05pour l'instant
01:17:05qui devaient s'estimer
01:17:07alors c'est terrible
01:17:08ce que je vais dire
01:17:09mais souvent
01:17:09les femmes
01:17:10ne s'estiment pas légitimes
01:17:11à déposer plainte
01:17:12face à un homme connu
01:17:14elles estiment
01:17:15qu'elles n'auront pas
01:17:15le poids
01:17:16pas l'énergie
01:17:17pas le poids aussi
01:17:18économique
01:17:19parce qu'il faut se battre
01:17:20avec un avocat
01:17:20pas le temps
01:17:22et peut-être des fois
01:17:23pas la reconnaissance
01:17:24si on veut placer
01:17:24ce point qui peut être
01:17:25plus désagréable
01:17:26on observe que
01:17:26dans le cas
01:17:27de Patrick Bruel
01:17:28certaines plaintes
01:17:29qui avaient été classées
01:17:30sans suite
01:17:30sont ouvertes
01:17:31suite à la plainte
01:17:33de Flavie Flamand
01:17:33exactement
01:17:34donc des femmes
01:17:35comme je le disais
01:17:36qui s'estimaient
01:17:38dans l'ombre
01:17:38et qui étaient
01:17:39des masseuses
01:17:40ont vu leurs paroles
01:17:42quand même
01:17:42mises de côté
01:17:43et il a fallu
01:17:44qu'une femme
01:17:44de pouvoir
01:17:45ait connu
01:17:47vienne taper
01:17:48un grand coup
01:17:48sur la table
01:17:49pour pouvoir donner
01:17:50un autre éclairage
01:17:51donc il y a
01:17:52c'est terrible
01:17:53ce que je vais vous dire
01:17:54mais il y a quand même
01:17:54une analyse
01:17:55de classe
01:17:56et de pouvoir
01:17:57Il y a une justice différente
01:17:59en fonction de si
01:18:00on est puissant
01:18:01ou pas
01:18:02pour poser les mots
01:18:03Oui
01:18:03parce qu'il y a
01:18:04d'abord le pouvoir
01:18:06de se défendre
01:18:06qui n'est absolument
01:18:07pas le même
01:18:08alors qu'on devrait
01:18:08être tous les mêmes
01:18:09devant le juge
01:18:11donc il a cette capacité
01:18:12à amener des preuves
01:18:13à chercher des preuves
01:18:14à cette puissance-là
01:18:15qui est une énorme machine
01:18:17et puis il y a
01:18:19qui l'on est
01:18:20pourquoi est-ce que
01:18:21les masseuses
01:18:22ont vu leur plainte
01:18:23casser sans suite
01:18:24et pourquoi
01:18:25d'ailleurs Flavie Flamand
01:18:26avait vu sa plainte
01:18:27je crois que la cesse
01:18:28en suite initialement
01:18:29mais qu'elle a dû
01:18:29déposer plainte
01:18:30à des conditions
01:18:31de parti civil
01:18:31et c'est à partir
01:18:32où elle s'est exprimé
01:18:33dans les médias
01:18:34qu'un autre éclairage
01:18:37a été posé
01:18:37donc oui
01:18:38je trouve que c'est terrible
01:18:40de voir que
01:18:40des femmes de l'ombre
01:18:41n'ont pas la même écoute
01:18:43n'ont pas la même crédibilité
01:18:44et une femme de médias
01:18:46et tant mieux
01:18:47là
01:18:48est venue tendre la main
01:18:49à ces autres femmes
01:18:51mais je le vois
01:18:52quand j'ai des femmes
01:18:53dans mon cabinet
01:18:53qui me disent
01:18:54je ne suis rien
01:18:56par rapport
01:18:56à un maire
01:18:57à quelqu'un
01:18:59qui s'appelle Patrick Ruel
01:19:00et quelqu'un
01:19:01de pouvoir
01:19:01je ne suis rien
01:19:03comment allons-nous faire
01:19:04pour être entendu maître
01:19:05et c'est effectivement
01:19:07toujours
01:19:07le nombre
01:19:09qui fait qu'on va
01:19:10renverser la vapeur
01:19:11et parfois
01:19:12on a une personnalité
01:19:13ce qui fait
01:19:14qu'on doit s'attendre
01:19:15forcément
01:19:15à de nombreuses plaintes
01:19:17qui vont arriver
01:19:18une légitimation
01:19:19de ces autres femmes
01:19:21qui vont
01:19:21finalement
01:19:22se légitimer
01:19:23entre elles
01:19:25Merci
01:19:25Merci maître
01:19:26on en vient
01:19:27également
01:19:27malheureusement
01:19:28au jour d'après
01:19:29les obsèques de Liana
01:19:31pour la famille
01:19:31mais aussi
01:19:32pour tout un territoire
01:19:34on prend la direction
01:19:34depuis qu'est-ce qui est
01:19:36sur cette commune
01:19:37dans le silo
01:19:38d'une exploitation agricole
01:19:40qu'avait été retrouvé
01:19:40le corps de cet enfant
01:19:42et bien
01:19:42c'est devenu aujourd'hui
01:19:43un lieu
01:19:44de recueillement
01:19:45sur place
01:19:45Mathéo Rivière
01:19:46avec Léa Sombré
01:19:48Oui
01:19:49ce silo agricole
01:19:50où a été retrouvé
01:19:51le corps de Liana
01:19:52où l'on observe
01:19:53depuis plusieurs heures
01:19:54maintenant
01:19:54des personnes
01:19:55venir déposer
01:19:56des bouquets de fleurs
01:19:57par dizaines
01:19:58des peluches
01:19:59mais également
01:20:00des bougies
01:20:01où l'on peut lire
01:20:01des messages
01:20:02des messages de soutien
01:20:03des messages remplis d'amour
01:20:05on t'aime Liana
01:20:05même si on ne te connait pas
01:20:08des portraits
01:20:08qui sont
01:20:09sur ce silo agricole
01:20:11des portraits
01:20:12avec également
01:20:13accompagné
01:20:13de cette pancarte
01:20:14paix et justice
01:20:15je suis Liana
01:20:17un message
01:20:18de soutien
01:20:19que l'on entend
01:20:19depuis plusieurs jours
01:20:20maintenant ici
01:20:21dans le Gers
01:20:22mais également
01:20:22partout
01:20:23lors des rassemblements
01:20:24en France
01:20:25et vous le voyez
01:20:25ce portrait
01:20:26de la jeune Liana
01:20:27qui revient également
01:20:28sur cette porte
01:20:29scellée
01:20:29par la gendarmerie nationale
01:20:31et ici
01:20:32on observe également
01:20:33sur les réseaux sociaux
01:20:34des habitants
01:20:35qui demandent
01:20:36à ce que
01:20:36ce silo agricole
01:20:37qui est à l'abandon
01:20:38depuis plusieurs années
01:20:39soit détruit
01:20:40pour qu'une stèle
01:20:41y soit désormais déposée
01:20:43énorme émotion
01:20:44forcément
01:20:44on le voit au lendemain
01:20:45de ces obsèques
01:20:48colonel Bruno Kizak
01:20:49vous êtes ancien commandant
01:20:50de la section de recherche
01:20:50de gendarmerie
01:20:51de Nancy
01:20:52c'est dans ce contexte
01:20:53bien évidemment
01:20:54extrêmement particulier
01:20:55d'un drame
01:20:55qui touche toute la France
01:20:56que doivent travailler
01:20:57les enquêteurs
01:20:58et sur ce point particulier
01:20:59ils sont certes enquêteurs
01:21:01mais ils sont
01:21:02humainement
01:21:03énormément impactés
01:21:04forcément aussi
01:21:05c'est forcément
01:21:06très difficile
01:21:07de travailler
01:21:08ou ça donne
01:21:09entre guillemets
01:21:09une rage de plus
01:21:10pour trouver
01:21:11ce qui s'est passé
01:21:13c'est certain
01:21:13que c'est une onde
01:21:14de choc
01:21:15dans la gendarmerie
01:21:16aussi bien pour les personnels
01:21:17d'actifs
01:21:18que pour les retraités
01:21:20parce que c'est quand même
01:21:21une affaire exceptionnelle
01:21:22il y a
01:21:23aujourd'hui
01:21:24il y a à peu près
01:21:2450 000 plaintes
01:21:26déposées
01:21:26pour des violences
01:21:28intrafamiliales
01:21:28sur des mineurs
01:21:30le chiffre a doublé
01:21:31en 6 ans
01:21:31on est confronté
01:21:32une lame de fond
01:21:34de ces questions
01:21:35de violences
01:21:35et intrafamiliales
01:21:37et vis-à-vis des mineurs
01:21:38à laquelle
01:21:39il faut répondre
01:21:40en démultipliant
01:21:41à la fois des compétences
01:21:42la gendarmerie l'a fait
01:21:43depuis le début
01:21:44des années 2000
01:21:45et les capacités
01:21:47d'écoute
01:21:48et d'accompagnement
01:21:49donc on pourrait en parler
01:21:51il y a tout un tas
01:21:51de structures
01:21:52qui ont été mises en place
01:21:53qui visent à répondre
01:21:54à cette évolution
01:21:56la première réponse
01:21:58que je peux vous apporter
01:21:59c'est l'extraordinaire
01:22:00engagement
01:22:00de l'ensemble
01:22:01des militaires
01:22:01du groupement du GERS
01:22:03qui pendant une semaine
01:22:04ont travaillé
01:22:05jour et nuit
01:22:06pour retrouver
01:22:07cet enfant
01:22:08en espérant
01:22:08la retrouver
01:22:09vivante
01:22:10donc quand vous parlez
01:22:11de la rage au ventre
01:22:12oui
01:22:12on peut dire
01:22:13que les gendarmes
01:22:14du GERS
01:22:15et leurs camarades
01:22:16de Toulouse
01:22:17ont fait preuve
01:22:18d'une détermination
01:22:19absolument incroyable
01:22:21pour retrouver
01:22:22cet enfant
01:22:23et je pense
01:22:24qu'ils ont ressenti
01:22:25aussi beaucoup
01:22:25d'abattement
01:22:26quand malheureusement
01:22:27l'issue
01:22:27s'est révélée fatale
01:22:29le travail
01:22:30d'enquête
01:22:32maintenant
01:22:32qui suit
01:22:32cette phase
01:22:33de recherche
01:22:33intense
01:22:34est tout aussi
01:22:35important
01:22:37parce qu'il va
01:22:38consolider
01:22:38le travail
01:22:39initial
01:22:40des enquêteurs
01:22:41et permettre
01:22:43au juge d'instruction
01:22:44d'entendre
01:22:45le mis en examen
01:22:46dans des conditions
01:22:47beaucoup plus
01:22:49solides
01:22:49en argumentation
01:22:51diverses et variées
01:22:51on a entendu tout à l'heure
01:22:53que pour l'instant
01:22:53le chef de mise en examen
01:22:55était la séquestration
01:22:56donc il faut maintenant
01:22:57réussir à donner
01:22:58au magistrat
01:22:59des éléments
01:22:59qui lui permettront
01:23:00éventuellement
01:23:01avec le parquet
01:23:01de faire évoluer
01:23:02l'incrimination
01:23:03c'est un travail
01:23:04colossal
01:23:05qui demande
01:23:05du temps
01:23:06de la patience
01:23:08du recul
01:23:09de la méthode
01:23:11face à une pression
01:23:13dont tout le monde
01:23:13comprend l'origine
01:23:14la raison
01:23:15et il faut qu'on arrive
01:23:16à combiner ça
01:23:17donc le travail
01:23:19se fait
01:23:20il se fait
01:23:20méticuleusement
01:23:21il faut attendre
01:23:22les résultats
01:23:23des analyses
01:23:23des exploitations
01:23:25scientifiques
01:23:26techniques
01:23:26et numériques
01:23:27qui sont faites
01:23:27actuellement
01:23:28par les enquêteurs
01:23:29du travail colossal
01:23:30de recueil
01:23:31d'informations
01:23:31diverses
01:23:31qui a été fait
01:23:32par le groupement
01:23:32pendant la phase
01:23:33de recherche
01:23:34et donc il n'y aura
01:23:35pas de résultat
01:23:35dans l'immédiat
01:23:36mais le but
01:23:37c'est surtout
01:23:37de faire en sorte
01:23:38qu'en prenant
01:23:39ce temps nécessaire
01:23:40à l'enquête
01:23:40on arrive à définitivement
01:23:42mettre hors d'état
01:23:43de nuire
01:23:43le principal suspect
01:23:44de cette affaire
01:23:45Merci à vous
01:23:46on se retrouve
01:23:47dans quelques minutes
01:23:47pour parler
01:23:48des derniers développements
01:23:49notamment sur la situation
01:23:51au Moyen-Orient
01:23:52signature d'un protocole
01:23:53d'accord
01:23:54imminent
01:23:55dans les prochaines heures
01:23:56voire les prochains jours
01:23:57et même une rencontre
01:23:58entre des émissaires
01:23:59iraniens
01:24:00et américains
01:24:01en Suisse
01:24:01dans les prochains jours
01:24:03Sous-titrage Société Radio-Canada
01:24:03Sous-titrage Société Radio-Canada
01:24:04Merci à vous

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