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Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##VV_PARLER_FRANCE-2026-06-22##

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Transcription
00:00Voix font parler la France, Philippe David.
00:04Bienvenue dans les vraies voix font parler la France, le premier de la semaine,
00:08puisque nous sommes lundi, le lundi 22 juin, c'est bien cela.
00:11Vous êtes à jour, Philippe, 22 juin.
00:13Bonsoir François-Louis Bourneau.
00:14Comment allez-vous ?
00:15Ça va très bien et vous ?
00:16Je suis en pleine ferme, un peu chaud.
00:18Je vous trouve excellent pour lancer la météo.
00:19C'est vrai, c'est un plaisir d'échanger avec notre cher Rémi André.
00:22Vous l'avez entendu, soyez très prudent, si vous êtes fragile,
00:25surtout pensez à vous hydrater, c'est le plus important.
00:28Voilà, c'était le petit mot prévention de la début d'émission.
00:31On va parler de canicule, puisque vraiment tout le pays est frappé.
00:35Quand on voit la carte de France, elle est rouge, écarlate.
00:38Comme votre chemise.
00:39Sur toutes les gènes de télévision.
00:40Oui, vous êtes la carte de France, Philippe David.
00:44Effectivement, les fortaleurs, ça va être ce sujet dont on va parler.
00:46Vous êtes très nombreux à vouloir témoigner.
00:48Vous avez peut-être déjà un logement où il fait plus de 25, 30 degrés.
00:52Je sais que par exemple, chez moi, il fait plus de 30 degrés.
00:54C'est assez insupportable, surtout quand on est un peu fragile,
00:57dont on a la santé fragile.
00:58Voilà, il faut penser à s'hydrater, faire attention.
01:00Est-ce que vous, justement, cette chaleur, vous réussissez à la supporter ou pas ?
01:050826 300 300, pardon, pour témoigner.
01:07On a aussi appris une triste nouvelle, puisque deux enfants de 2 et 4 ans
01:11ont été retrouvés en arrêt cardio-respiratoire dans la voiture de leur maman
01:14cet après-midi à Carpentras.
01:16Voilà, Philippe, c'est des annonces qui ne font pas toujours plaisir.
01:18C'est-à-dire, si vous voulez témoigner à un seul numéro,
01:20les personnes âgées sont-elles assez protégées, selon vous ?
01:23N'hésitez pas à prendre la parole.
01:24Et puis, Philippe, on parlera d'un autre sujet,
01:25puisque aujourd'hui, c'est la journée nationale du don d'organes.
01:29Absolument.
01:29Et vous avez voulu témoigner de votre vécu après avoir reçu un organe.
01:33Et on aura de très beaux témoignages.
01:35Vous voulez témoigner ?
01:38Des gens nous ont appelés pour en parler, Philippe.
01:40Donc, faites comme eux avec ce numéro de téléphone qui vous est ouvert jusqu'à 20h.
01:44Il faut savoir que près de 1 000 personnes ont perdu la vie en 2025,
01:48faute d'avoir trouvé un donneur.
01:50C'est quand même des chiffres à ne pas mettre de côté, Philippe,
01:52et on va en parler dans cette émission.
01:54Absolument.
01:55Tout de suite, les fortes chaleurs, au total 1 352 écoles ou établissements scolaires
02:00ferment, s'étaient fermées aujourd'hui à cause de ces fortes chaleurs.
02:04Plus de 4 000 ont procédé à des aménagements,
02:06notamment au niveau des horaires.
02:07Est-ce que vous, ça vous concerne tout de suite ?
02:09On a, s'il ne me trompe pas, Sabrina.
02:11Ça, Sarah qui est avec nous.
02:12Bonsoir, Sarah.
02:13Bonsoir, Sarah.
02:15Bonsoir, bonsoir à toute l'équipe.
02:17Alors vous, vous nous appelez du Gard,
02:18un département naturellement chaud, mais encore plus chaud en ce moment.
02:22Surtout que vous êtes professeure, Sarah.
02:24Donc, on vous écoute.
02:25Je suis professeure en collège, mais effectivement, comme vous dites,
02:29nous, la chaleur, on a l'habitude, si vous voulez.
02:31On commence à cuire à partir de la nuit-mer.
02:34C'est carrément étouffant en juin.
02:35Les gamins tombent dans les pommes.
02:37Le brevet des collèges se termine entre le 29 et le 3 juillet.
02:42On a régulièrement des évaluissements dans des salles non climatisées.
02:47Il fait entre 39 et 42 degrés dans la salle d'examen.
02:51On a des gamins qui tombent dans les pommes et ça ne dérange personne.
02:55Quand c'est comme ça, Sarah, est-ce qu'il faut pour vous,
02:58quand il y a des pics de chaleur, fermer justement les écoles complètement ?
03:02Ou alors un aménagement est suffisant, selon vous ?
03:06Déjà, il faut arrêter de faire durer l'année scolaire aussi longtemps avec le réchauffement climatique.
03:10Ça ne sert justement à rien.
03:12Les élèves ont leur album, ils sont fatigués.
03:14Vous avez vu que les ministres n'arrêtent pas de dire qu'on va rallonger l'année scolaire.
03:18C'est complètement aberrant.
03:19En Italie, ils ont trois mois de congé scolaire.
03:22Par contre, redistribuer, en arrêtant de faire des programmes aberrants avec des gamins qui travaillent de 8h du matin à
03:2918h,
03:30les Allemands, ça marche très bien.
03:32Mais pour ça, il faut alléger les électives scolaires.
03:34Personne ne veut s'attaquer aux vrais problèmes.
03:36Alors, on fait des grandes déclarations.
03:37Mais en fait, s'attaquer aux vrais problèmes d'effectifs et de temps utiles à l'école, c'est une
03:44réflexion qu'on ne sait pas.
03:45Mais comment on fait ?
03:46Parce que, désolé, 39 à 42 degrés dans une salle, même en ouvrant les fenêtres,
03:51vous n'avez pas eu droit au moins à des ventilos en ouvrant les fenêtres pour brasser un peu d
03:55'air ?
03:55Parce que là, c'est carrément dantesque.
03:58Quand on a de la chance, on a des ventilos, mais c'est très rare.
04:01Je vous dis, il n'y a pas d'équipement, il n'y a pas d'argent.
04:04Quand vous voyez qu'on met 655 millions sur l'intelligence artificielle,
04:10et on ne met pas...
04:11Moi, encore, je suis dans le secondaire, mais les petits loups en primaire,
04:14que les écoles primaires ne soient pas équipés, moi, je trouve ça scandaleux.
04:18Non, mais c'est complètement fou.
04:20Je ne connais pas un endroit de travail depuis 20 ans qui ne soit pas climatisé.
04:25Alors, évidemment, il y en a, mais c'est complètement fou.
04:28Restez avec nous.
04:30Il y en a qui sont équipés.
04:31C'est le bureau du principal et le secrétariat, très important.
04:34Et nous, les profs, tout le monde s'en fout de la salle des profs.
04:37On n'a même pas le Wi-Fi.
04:38Par contre, je peux vous dire que les services administratifs, ils sont équipés.
04:41Vous n'avez même pas le Wi-Fi ?
04:43Mais non, on n'a pas de Wi-Fi.
04:45Internet, il est réservé au secrétaire et au principal, vous voyez ?
04:49Non, mais c'est hallucinant.
04:50Restez avec nous, Sarah.
04:51On va avoir Stéphane qui nous appelle au 0826 300 300.
04:54Bonsoir, Stéphane.
04:55Bonsoir, Stéphane.
04:57Bonsoir, Philippe.
04:58Alors, déjà, on espère que vous supportez cette chaleur.
05:01Stéphane, vous allez nous dire justement comment ça se passe.
05:04Est-ce que votre logement est frais ? Dites-nous tout.
05:07Alors, mon logement est plutôt frais, oui.
05:10Enfin, c'est assez ombragé.
05:12On a une petite cour, on ventile, on ferme la journée.
05:16Et voilà, en fait, ce que je voulais dire,
05:18c'est que je pense qu'il faut traiter cette histoire de chaleur avec curiosité,
05:25mais aussi avec un peu de mépris, dans le sens où, en fait, le corps, il s'adapte.
05:30Alors, il fait très chaud, mais on a l'impression que c'est un cataclysme,
05:34alors qu'en fait, à 40 degrés, vous pouvez marcher tranquillement,
05:39vous mettez un petit chapeau, tranquillement, vous buvez un peu et le corps s'adapte.
05:43Si vous vous mettez à l'ombre, il fait plus de 30 degrés.
05:46Si vous arrivez à trouver un arbre ou un peu de verdure, il fait plus que 24-25 degrés,
05:51même quand on est sous canicule.
05:53Donc ça, c'est une première réflexion, c'est-à-dire qu'il ne faut pas non plus traumatiser les
05:56gens,
05:57c'est terrible, il faut faire attention, il ne faut pas faire n'importe quoi.
05:59Oui, mais quand on est dans une pièce fermée, là, on n'a pas le choix.
06:02Oui, justement, ça, c'est pour la personne qui marche.
06:07Ensuite, effectivement, il faut aussi s'adapter, il faut essayer de mettre des stores,
06:12des choses comme ça, pour qu'ils fassent un peu plus frais, un peu de ventilation.
06:15Ça, c'est pour les particuliers.
06:17J'entendais un monsieur ce matin qui disait qu'il fallait absolument tout équiper,
06:20que c'était scandaleux, que l'État devait encore investir, subventionner,
06:24on avait une super entreprise, donc il fallait, comme d'habitude,
06:27en fait, 3-4 milliards d'euros de choses pour les particuliers qui ne vont servir à rien.
06:32Alors qu'on peut, effectivement, prendre le vrai sujet où il faudrait intervenir,
06:36c'est le public, c'est-à-dire les écoles, les hôpitaux, les entreprises privées,
06:433 fois sur 4, vous avez des ventilateurs ou de la clim, tout ça fonctionne, je sais, très bien.
06:47Chez les particuliers, on peut s'adapter.
06:49Par contre, effectivement, ce qui est vraiment scandaleux,
06:52c'est cette façon, comment dire, de réagir de l'État ou de ne pas réagir.
06:57Au dernier moment, alors le pompon, c'était Attal, l'ancien ministre,
07:02qui était au budget, qui nous a coulé le pays,
07:04et qui se fondait d'un auto-satisfait, c'est-à-dire qui se grattait le bidou,
07:09là, en se disant, je suis un super gars, un top gars,
07:12j'ai été ministre de l'Éducation 10 minutes et 35 secondes,
07:16et moi, j'avais lancé une réforme d'équipement, de machin,
07:19enfin, il était au pouvoir de 10 ans, il n'y a rien fait.
07:22Alors là, c'est scandaleux, parce qu'il n'y a absolument rien de fait,
07:24et même sans parler d'investissement, c'est-à-dire qu'on peut tout à fait,
07:27je crois, comme le proposait la dame précédemment, adapter les horaires,
07:32c'est-à-dire qu'à partir du mois de juin, on fait des journées allégées,
07:37et d'ailleurs, y compris dans les entreprises, c'est-à-dire qu'on peut tout à fait avoir,
07:41enfin, être flexible au niveau du temps, quand il fait très chaud,
07:43on travaille un peu moins, quand il fait moins chaud, on travaille un peu plus.
07:46Déjà, si ce n'est pas climatisé, alors déjà, je veux vous dire,
07:48si vous avez un bureau climatisé, un appart ou une maison qui ne l'est pas,
07:51vous êtes beaucoup mieux au travail qu'à la maison.
07:54Pour être dans un studio et d'une rédaction climatisée
07:57et vivre dans un appartement non climatisé,
07:59je peux vous dire qu'on est beaucoup mieux ici.
08:01Non, mais c'est sûr, c'est sûr.
08:03Mais voilà, en fait, on peut traiter ça avec pragmatisme.
08:06Il y a des endroits où il faudrait agir, il faudrait être flexible sur les horaires,
08:09et puis les particuliers, plutôt que les exciter de leur dire qu'ils vont mourir,
08:12les désinformer, en fait, de ce qu'il faut faire, de ce qu'il ne faut pas faire.
08:15Et puis l'autre grand point où on peut faire des choses,
08:18c'est l'investissement, cette fois-ci, massif, de nos mairies dans des arbres,
08:23des choses comme ça.
08:23Là, à Bordeaux, vous commencez à avoir un peu d'herbes,
08:25un peu d'arbres, ce qui n'avait pas été le cas dans les mandats précédents.
08:30Et sachant, je vous rapprochais d'un parc où c'est boisé,
08:32vous arrivez à 24, 25 degrés, en fait.
08:34Oui.
08:35Et là, on a de gros efforts à faire dans nos vies, de gros...
08:38De végétalisation ?
08:39De remèdes, bien sûr.
08:40De revégétalisation, pardon.
08:42Tout à fait, revégétalisation.
08:44Bon, dis-moi l'eau.
08:45Merci Stéphane.
08:46Stara, le mot de la fin là-dessus.
08:48Est-ce que ce ne serait pas bien de revégétaliser un peu,
08:51notamment les cours de récré, etc. ?
08:54Bien sûr, vous avez tout à fait raison.
08:56Il y a énormément de choses à faire, mais on ne le fait pas, c'est tout.
08:59Mais la question, c'est pourquoi on ne le fait pas ?
09:02Parce que si vous voulez,
09:03on a des gens qui sont complètement déconnectés.
09:06Les ministres, ils sont dans leur bureau climatisé,
09:08rue de Grenelle.
09:09Quand ils vont visiter les établissements,
09:10ils vont dans les établissements,
09:11ils vont dans les établissements climatisés.
09:12S'ils venaient voir un établissement de base comme le mien,
09:15mais ça ne les intéresse pas, si vous voulez.
09:17Et entre nous, les journalistes non plus.
09:19Moi, je ne vois jamais de journaliste à l'école.
09:21Venez voir comment ça se passe.
09:23Venez voir un peu dans quelles conditions de travail.
09:25Vous allez voir.
09:26Merci beaucoup, Stara.
09:27Alors, restez avec nous, restez au frais, si vous le pouvez.
09:30On va continuer à parler, justement,
09:31de ces fortes chaleurs au 0826 300 300.
09:34On le rappelle, soyez très prudents, hydratez-vous
09:36et dites-nous comment ça se passe de votre côté.
09:38Est-ce que vous avez arrivé à supporter cette chaleur ?
09:40Est-ce que vous êtes allé travailler ?
09:41Tiens, cette semaine, vu qu'on a des températures records,
09:44est-ce que votre emploi vous autorise le télétravail ?
09:47Dites-le-nous.
09:48Un seul numéro, le 0826 300 300.
09:50On se retrouve tout de suite.
09:5219h20, les vraies voix font parler la France.
09:55France, Philippe David.
09:58Retour des vraies voix font parler la France
10:00et vous témoignez sur la canicule qui frappe vraiment tout le pays.
10:04François-Louis Bourneau, une canicule
10:06où on voit la France en couleur écarlate sur les écrans de télévision.
10:10D'ailleurs, on se demande, est-ce que vous trouvez que les villes
10:12sont assez adaptées aux canicules qui sont maintenant à répétition ?
10:16Est-ce que même vous, vous êtes équipé d'un ventilateur
10:18ou d'une climatisation dans votre maison ou dans votre appartement ?
10:21Un seul numéro, le 0826 300 300.
10:23Tiens, on a Claudine de New York qui nous a appelé.
10:25Bonsoir Claudine.
10:26Bonsoir.
10:27Oui, bonsoir.
10:28Bonsoir Philippe.
10:29Bonsoir l'équipe.
10:30Bonsoir.
10:31Alors, comment ça se passe de votre côté ?
10:32Est-ce que déjà, vous n'avez pas trop chaud chez vous ?
10:35Oh ben, il fait 30...
10:37Dans la maison, il fait 30,5 là.
10:41Ah oui, c'est quand même pas mal.
10:42Vous n'avez pas de climatisation du coup, je suppose ?
10:45Non, je n'ai pas de climatisation
10:47parce que je n'ai pas les moyens de payer de l'électricité
10:50pour me refroidir, si je puis dire.
10:52Et puis, je n'aime pas les ventilos
10:55parce que ça me fiche des problèmes de rhino
11:01ou de trucs comme ça.
11:03Donc, pas de courant d'air.
11:05D'accord.
11:06Et vous savez, parce que New York,
11:07c'est quand même pas, les deux Sèvres,
11:09c'est quand même pas la zone la plus chaude de France.
11:11Ce n'est pas comme le Gard où on avait Sarah tout à l'heure
11:14ou Stéphane dans la Gironde.
11:16C'est la plus forte canicule que vous ayez vue ?
11:19Vous étiez là-bas en 2003, par exemple ?
11:22Moi, j'étais là-bas en 2003.
11:24En plus, à l'époque, j'avais une maison
11:26avec une mezzanine,
11:30donc avec un Vélux.
11:34J'aime la chaleur.
11:35Moi, je ne suis pas très, très dérangée, là, quand même.
11:37Il faut quand même le dire.
11:39Mais à l'époque, il faisait 34 cette nuit-là.
11:44Il y a eu une nuit au moins à 34
11:46et j'ai été obligée de dormir par terre, quand même.
11:50Ah oui ?
11:51Parce que là, quand même,
11:53même moi qui, bon, je ne crache pas sur la chaleur,
11:57franchement, là, c'était chaud, si je puis dire.
11:59Je vais vous poser une question indiscrète.
12:01Par terre, chez vous, c'est du carrelage.
12:04On espère que ce n'est pas de la moquette,
12:05parce que la moquette, ça tient chaud,
12:06mais un carrelage frais,
12:08alors ce n'est pas très confortable,
12:09mais ça doit rafraîchir, là, quand même, non ?
12:11À l'époque, c'était du parquet flottant.
12:14Parquet flottant ?
12:14Ah oui, pourtant, ce n'est pas le truc le plus frais qui existe.
12:17Ben non, mais de toute façon,
12:19c'était impossible de rester dans le lit, quoi.
12:22Ah oui, oui.
12:22C'était vraiment...
12:23Même pour moi, quoi.
12:24Je veux dire, il faut savoir quand même
12:26que même dans le midi,
12:27à 30 degrés,
12:28à 30 degrés, je dors avec la couette.
12:30Ah oui, non, non, non.
12:31Ah oui ?
12:33Oui.
12:33Ah donc, vous ne traitez vraiment pas la chaleur, ça, oui.
12:36Donc, voilà.
12:36Donc, si vous voulez, là,
12:38si ce n'est pas que j'ai une hyperthyroïdie actuellement, là,
12:41si ce n'est pas ça,
12:43moi, la chaleur, ça me va bien, quoi.
12:45Mais moi, je suis bien à partir de 25, en fait.
12:48Donc là, moi, ça ne me pose pas de problème.
12:51Et puis, je vais vous dire une chose.
12:54Moi, je me souviens de mes grands-parents en 76.
12:57Oh oui.
12:57Moi, je m'en souviens aussi.
12:58J'avais 10 ans, mais quel été ?
13:00Voilà.
13:01Et en plein soleil,
13:03il tournait le foin à la fourche.
13:06Donc, je pense que je suis bien, quand même, là, vous voyez,
13:09parce que, bon, je suis quand même à l'ombre.
13:10J'ai tout fermé.
13:12Bon, il fait 30, oui.
13:14Mais enfin, bon, voilà.
13:15Mais dehors, il fait quand même 43, 44 aujourd'hui.
13:19Ah oui, là, c'est vraiment violent.
13:22Claudine, restez avec nous.
13:23On va continuer de donner la parole au 08-16-300-300.
13:25On va accueillir Jean-Paul, qui nous appelle de Pau.
13:28Bonsoir, Jean-Paul.
13:29Bonsoir, Jean-Paul.
13:30Bonsoir à tous.
13:31Bon, du côté de Pau, vous êtes à combien de degrés, là, actuellement, Jean-Paul ?
13:3640-41 à l'ombre.
13:3840-41.
13:39Vous êtes à Pau, hein, Tramuros ?
13:41Non, je suis à 20 km de Pau.
13:44En allant vers la plaine ou en allant vers la montagne ?
13:48Non, en allant vers le Gers.
13:50D'accord, donc en allant vers la plaine.
13:52Vers la plaine, tout à fait.
13:54C'est 40-41 à l'ombre.
13:55Et moi, je trouve qu'on fait beaucoup de blabla,
13:59parce qu'il va faire à 40 degrés pendant 3-4 jours,
14:03après s'avoir baissé.
14:04En 2003, on avait pris 40 degrés, mais pendant 10 jours.
14:09Personnellement, je fais des traitements phytosanitaires.
14:12Je ne traite que de nuit.
14:13C'est-à-dire que je commande ça 2-3 heures du matin,
14:15et j'arrête à 7 heures.
14:16Vous êtes agriculteur ?
14:18Oui, je suis entrepreneur agricole, prestataire au service.
14:21D'accord.
14:21Si tout le monde le faisait comme ça,
14:23il y a des ateliers qui ouvrent le matin à 6 heures
14:26et qui ferment à 13 heures.
14:28Voilà, il faut s'adapter à la chaleur,
14:30mais remettre tout en cause,
14:32investir des millions d'euros
14:33pour 7 jours par an,
14:35moi, je trouve qu'il y a d'autres choses à faire.
14:39Les classes, c'est pareil.
14:40Les classes, il fait trop chaud,
14:41on arrête pendant 3-4 jours, c'est pas grave.
14:43Donc voilà, s'adapter.
14:45En Espagne, 40-45 degrés,
14:47ils s'adaptent déjà.
14:48Ah oui, mais c'est sûr.
14:49Notamment dans le sud de l'Espagne, en Andalousie,
14:51j'y suis allé en plein été, c'est redoutable.
14:53Mais vous, donc, vous faites 3 heures, 7 heures du matin,
14:56Jean-Paul ?
14:58Oui, je me lève, je me lève à des Cahina Fétra,
15:01une fin degrés, à un moment donné,
15:02là, je me leve tous les matins à 2 heures.
15:04Oui.
15:04Je monte sur mon tracteur à 2 heures et demie,
15:06et j'arrête à descendre à 7 heures, à 7 heures et demie,
15:08j'arrête de traiter.
15:09Et comme je suis ouvertif, je monte sur l'aventure,
15:11et je vais continuer la journée.
15:13Ah oui.
15:14Et vous, parce que, excusez-moi,
15:15mais je vais vous poser une question indiscrète.
15:18En vous levant à 2 heures du matin,
15:20en bossant de 2 à 7 pour une activité,
15:22et après pour une autre,
15:23j'ose espérer que pour vous,
15:24vous faites une petite sieste après le déjeuner,
15:26parce que sinon, vous allez être...
15:28Vous me passerez l'expression,
15:29c'est pas un jeu de mots avec la canicule,
15:31mais carbonisé.
15:33Non, mais j'ai un truc,
15:35c'est que je n'ai pas besoin de beaucoup de sommeil.
15:38La sieste, des fois, je la fais,
15:39mais une heure, pas plus.
15:41Mais des fois, je ne peux pas, je n'ai pas le temps.
15:43Mais j'ai un truc, je dors 4 heures,
15:46c'est une heure, ça ne suffit.
15:47Ah oui.
15:47Et les agriculteurs avec qui vous travaillez,
15:50ils ont fait comme vous,
15:51ils ont changé leur rythme de travail avec la canicule ?
15:55Ah oui, oui, oui.
15:56Ils conviennent très tôt le matin,
15:58même avec les phares en siphon.
16:00Et après, de 14h à 18h,
16:03c'est sûr qu'on ne va pas aller dehors,
16:07sauf cas exceptionnel pour changer d'un roueur,
16:09parce que les réactions, aujourd'hui,
16:10il ne faut pas arrêter.
16:12C'est entre 7-8 mm des mots de transpiration,
16:15il ne s'en va pas le jour.
16:16Mais on s'adapte.
16:18Et c'est vrai que moi, la nuit,
16:19la nuit, c'est 20 degrés,
16:22et puis je fais du bon travail pour ce que je fais.
16:24Il y a des grondétries, il n'y a pas de vagues,
16:26les palébératifs sont faibles.
16:28Mais il faut s'adapter.
16:29Moi, je trouve que les gens,
16:30les gens, ils sont montés sur des rails,
16:32et dès qu'un sort de ces rails,
16:35rien ne va plus.
16:36Ils sont habitués à des horaires,
16:38X, Y, X, Z.
16:40Et voilà.
16:41Et puis, le train tombe en bas,
16:44c'est la catastrophe,
16:44parce que je ne suis pas arrivé à l'heure.
16:46Mais la nature, elle aura toujours le dessus.
16:48Toujours.
16:49On va vous refaire ce qu'on veut.
16:50La nature, elle fera toujours le dessus.
16:54Jean-Paul, restez avec nous.
16:56Claudine, vous avez entendu, Jean-Paul,
16:58vous, vous êtes encore en activité professionnelle ?
17:00Ah non, moi, je suis en avalité,
17:03je prends ma retraite, là, au 1er août.
17:05Ah ben, bonne retraite.
17:07Quand vous entendez comment Jean-Paul adapte son rythme de travail,
17:10vous ne trouvez pas ça dingue ?
17:11Moi, je dirais dingue, mais surtout génial.
17:13Ben non, enfin, moi, d'habitude, je me lève à 8h.
17:19Là, ce matin, j'ai été levée à 5h30
17:22pour tout ouvrir,
17:24aller mettre des draps sur mes tomates
17:26pour pas qu'elle crame.
17:27Enfin, bon, ben oui, parce que...
17:31Là, les fleurs,
17:33bon, j'espère que ça va faire quelque chose, quoi.
17:35Mais bon, je veux dire, à 5h,
17:38je me suis bougée, quoi.
17:41Parce que, ben oui, effectivement,
17:43il faut s'adapter autant.
17:47Mais bon, nos grands-parents,
17:48ils faisaient comme ça, hein.
17:50Je veux dire, bon, voilà.
17:51Et puis, je vois même ma fille
17:53qui a 24 ans,
17:55elle aussi, en règle générale,
17:57elle s'adapte, hein.
17:58C'est un truc qu'elle sait faire, quoi.
18:00Ah, mais comme les copains, hein.
18:02Ben oui, mais le problème, souvent,
18:04c'est qu'on a oublié
18:06la transmission aux enfants, quoi.
18:08On en revient toujours au même, hein.
18:09Non, mais c'est un vrai sujet.
18:11C'est un vrai sujet,
18:13et vraiment...
18:13Ah, ben oui.
18:14Mais c'est...
18:15Tout bêtement, on en parlait,
18:17parce que j'ai fait un peu de route ce week-end,
18:18où on voyait les éoliennes qui tournaient pas.
18:21On se disait avec ma femme,
18:22nous, à l'époque,
18:23l'année de la canicule, en 76,
18:24je vous dis,
18:25c'est pas de la pub,
18:25elle n'est plus fabriquée depuis longtemps.
18:27Mon père avait...
18:28Mes parents avaient une GS,
18:30évidemment pas climatisée.
18:31On avait fait sans autoroute,
18:33je crois qu'il y avait un peu d'autoroute
18:35de Paris à Poitiers,
18:37jusqu'au Haut-de-Pyrénées,
18:38quasi à la frontière espagnole,
18:40sans clim.
18:41C'était dingue.
18:43On avait ouvert les quatre vitres,
18:45et c'était, mais incroyable.
18:47On se dit,
18:47on n'y arriverait plus à le faire aujourd'hui,
18:49mais on y est pourtant arrivé à l'époque.
18:50Je sais, mon cher François Louis,
18:52que 1976, pour vous,
18:53ça représente la préhistoire
18:54ou l'antiquité, je sais pas.
18:55Non, la GS me parle plus
18:57que cette époque.
18:58Ah bon, d'accord.
18:59Merci beaucoup, Claudine et Jean-Paul.
19:02Oui, on avait aussi Stéphane
19:03qui nous avait appelé,
19:04et puis Sarah Dugard.
19:05Merci à vous.
19:06Surtout, soyez très vigilants
19:08avec ces fortes chaleurs,
19:08on vous l'a dit.
19:09Hydratez-vous bien.
19:10Restez au frais si vous le pouvez.
19:12Et puis tout de suite,
19:12on va parler des organes, Philippe,
19:14puisque c'est la journée nationale
19:16du don d'organes.
19:17Il faut en parler.
19:18Et on va avoir de très, très beaux témoignages
19:19en l'instant.
19:20Si vous voulez appeler le 0826 300 300,
19:22vous pouvez le faire.
19:23Ça sera Julienne
19:24qui vous accueillera au standard.
19:25A tout de suite.
19:2719h-20h,
19:28les vraies voix font parler la France.
19:30Les voix font parler la France.
19:32Philippe David.
19:34Retour des vraies voix font parler la France.
19:35Et après la canicule,
19:37c'est un autre sujet
19:38qui vous fait réagir.
19:39Un sujet qui peut tous nous concerner un jour
19:41comme donneur ou comme receveur,
19:43François-Louis.
19:44Absolument,
19:44puisque, on l'a dit tout à l'heure,
19:46Philippe,
19:46la journée nationale du don d'organes,
19:48c'est aujourd'hui.
19:49C'est ce lundi 22 juin.
19:50Je le redis,
19:51puisque c'est un chiffre important.
19:53En 2025,
19:53il y a quand même près de 1000 personnes
19:55qui ont perdu la vie
19:55faute d'avoir trouvé un donneur.
19:57C'est quand même énorme.
19:58Et justement,
19:59quand on peut faire un peu de pub
20:01pour cette journée nationale,
20:02c'est très important d'en parler.
20:04C'est des beaux témoignages
20:05qu'on va voir.
20:06Tiens,
20:06on va accueillir tout de suite Sabrina
20:07qui a voulu témoigner.
20:09Bonsoir Sabrina.
20:10Bonsoir Sabrina.
20:12Bonsoir.
20:12Vous nous appelez,
20:13si je ne me trompe pas,
20:13de Châtenay-Malabri.
20:15C'est en région parisienne ?
20:16C'est Île-de-France ?
20:17Absolument.
20:18Oui, c'est ça.
20:19Bon, parfait.
20:20Merci pour votre appel,
20:21en tout cas,
20:210816-300-300.
20:22Sabrina,
20:23on vous écoute.
20:23Alors,
20:24vous avez en plus décidé
20:25de sensibiliser les gens
20:26à cette cause
20:28parce que vous avez
20:28une page Instagram
20:29avec près de 110 000 followers.
20:32Il faut le dire, Philippe.
20:32Ah oui, il faut le dire.
20:34On vous écoute.
20:35Racontez-nous votre histoire.
20:37Écoutez,
20:37moi,
20:38je suis atteinte
20:38de la mycovisiblose,
20:40qui est une maladie génétique
20:42qui touche essentiellement
20:44les poumons
20:45et le système digestif.
20:47Et puis,
20:48à l'âge de 26 ans,
20:50les traitements
20:51n'agissaient plus
20:52pour moi du tout.
20:54Donc,
20:55dans ces cas-là,
20:57dans la mycovisiblose,
20:59comme il n'y a pas encore
21:00beaucoup de traitements,
21:01enfin,
21:01aujourd'hui,
21:02il y a des progrès,
21:02mais voilà,
21:03moi,
21:03je n'ai pas pu en bénéficier.
21:06Considérer que mon pronostic vital
21:08était engagé
21:09à court ou moins long terme,
21:11on va dire court terme,
21:12et donc,
21:13j'ai été mise
21:14sur cette liste d'attente
21:15de Grèce.
21:16J'ai attendu 10 mois
21:18et au bout de 10 mois,
21:19le téléphone a sonné
21:21et donc,
21:23j'ai reçu ces deux poumons
21:24qui m'ont sauvé la vie
21:25et qui m'ont permis
21:28de regagner en souffle
21:29puisque je suis passée
21:30de 3%
21:31à 103%
21:32de capacité respiratoire
21:34et ouais,
21:35ce n'est pas rien.
21:37Et puis,
21:39grâce à ça,
21:40j'ai récupéré une vie
21:41à peu près normale,
21:42je n'ai plus d'oxygène
21:43pour respirer,
21:44je fais du sport,
21:45je travaille
21:45et surtout,
21:46la plus belle chose
21:47que ce don m'a offert,
21:48c'est de pouvoir voir
21:50grandir mon fils
21:51qui a aujourd'hui
21:5323 ans bientôt.
21:54Quel beau message,
21:55franchement,
21:56bravo Sabrina,
21:57en tout cas,
21:58et vous l'avez dit,
21:58vous avez attendu
21:59et vous n'êtes pas la seule
22:01puisqu'il y a 23 000 patients
22:03qui sont sur liste d'attente
22:04en 2026 en France
22:06pour bénéficier
22:06d'une grève d'organes,
22:08c'est quand même un chiffre
22:09qui, encore une fois,
22:09est très important.
22:11Vous,
22:11vous avez lancé
22:11votre compte Instagram,
22:12on l'a dit tout à l'heure,
22:13on citera le nom à l'antenne,
22:15vous avez plus de 100 000 abonnés,
22:16est-ce qu'en France,
22:17on a tendance peut-être
22:18à ne pas assez,
22:21comment dire,
22:22sensibiliser,
22:23voilà,
22:23sensibiliser sur cette cause ?
22:25On vous écoute justement,
22:26qu'est-ce qu'il faudrait mettre
22:27en place pour plus en parler
22:29et surtout rendre ce sujet
22:30parfois moins tabou aussi ?
22:32En fait,
22:32moi j'ai tendance
22:33à vulgariser un petit peu
22:34le sujet quand j'ai,
22:35parce que même en tout proche,
22:36c'est pas facile
22:36quand on fait des dîners
22:38avec les copains et les copines,
22:39quand on aborde
22:40le don d'organes,
22:40on sent tout de suite
22:41que ça jette un froid
22:43et que ça casse
22:44un petit peu l'ambiance.
22:45Alors vous savez,
22:46moi je prends toujours
22:46cet exemple,
22:48puisque parfois
22:49en déconnant entre amis,
22:50on va dire,
22:51tiens,
22:51moi si je meurs,
22:52je veux qu'on passe
22:53la chanson de Michael Jackson
22:54ou la chanson de Jean-Jacques Goldman
22:55à mon enterrement,
22:56mais par contre,
22:58dès qu'il s'agit de dire
23:00ce qu'on veut faire
23:00de notre propre corps,
23:02alors que c'est la chose
23:03la plus importante
23:05de notre vie,
23:06là on sent tout de suite
23:07qu'il y a un blanc,
23:08alors que ça ne devrait pas,
23:09on devrait pouvoir dire,
23:10ben voilà,
23:10moi si je meurs demain,
23:12je voudrais faire
23:13don de mes organes
23:14ou je ne veux pas,
23:14parce que l'idée
23:15ce n'est pas de juger
23:16les personnes
23:17qui ne veulent pas donner,
23:18c'est de se positionner
23:21sur le sujet,
23:22parce que dans le doute,
23:23le jour où ça arrive,
23:24même si aujourd'hui
23:26nous sommes tous
23:27potentiellement
23:27tous donneurs,
23:29aujourd'hui,
23:30si une famille
23:31se dit non
23:32au don d'organes
23:34dans le doute,
23:35et bien les organes
23:36ne sont pas prélevés.
23:37Alors vous,
23:37c'est un inconnu
23:38qui vous a donné
23:38ses poumons ?
23:39C'est ça.
23:40D'accord,
23:41vous avez mis un coup
23:42de fil et il a fallu
23:43donner.
23:43Restez avec nous Sabrina.
23:45Est-ce que je peux
23:45juste rajouter quelque chose ?
23:46Mais allez-y,
23:47allez-y.
23:47Parce que vous parlez
23:48du fait que le don d'organes
23:49était un sujet
23:50un peu compliqué
23:50pour tout le monde,
23:51il faut savoir que moi
23:52j'ai perdu énormément
23:53d'amis quand j'étais jeune
23:55par faute de don d'organes
23:56et que pendant longtemps,
23:58je ne voulais pas
23:59de don d'organes
23:59parce que je ne me sentais
24:00pas légitime
24:01d'en bénéficier.
24:02Donc ça aussi,
24:03c'est important en fait.
24:04En tant que receveur,
24:04ce n'est pas toujours simple
24:05de positionner,
24:06surtout quand il arrive
24:07des drames.
24:08Exactement.
24:09Restez avec nous Sabrina
24:10parce qu'on a Sylvain
24:11avec nous.
24:11Bonsoir Sylvain.
24:12Bonsoir Sylvain de 7.
24:13Bonsoir à toute l'équipe.
24:15Bonsoir, bonsoir.
24:16Alors vous nous aviez appelé
24:17la semaine dernière
24:18pour un problème de train
24:19et là,
24:20le sujet des grèves
24:21vous fait réagir
24:21parce que vous avez été
24:23greffé avec un donneur
24:24que vous connaissez bien
24:26puisque c'est votre
24:27propre frère.
24:28Racontez-nous.
24:30Eh bien Philippe,
24:31c'est...
24:33Il y a 4 ans,
24:34j'ai été détecté
24:35en effet par mon néphrologue,
24:37le docteur Emmanuel Dupuis,
24:39que mes deux reins
24:40ne fonctionnaient plus.
24:42Après analyse
24:43et évidemment
24:44tout ce qui s'ensuit,
24:45ils ont détecté
24:46que c'était une maladie
24:47auto-immune.
24:47Donc en fait,
24:48on ne sait pas très très bien
24:49d'où cela vient.
24:50Peut-être un virus
24:51que j'ai attrapé
24:51ou quelque chose.
24:52Mais peu importe,
24:53mes deux reins
24:54ne fonctionnaient plus du tout.
24:56Et donc,
24:56j'étais obligé.
24:57À un moment donné,
24:58il m'avait prévenu.
24:59Il m'avait dit,
24:59vous savez,
25:00d'ici 2 ans,
25:00il faudra passer
25:01par une greffe
25:02du rein.
25:04Là,
25:04la chance
25:05de mes trois frères
25:06qui se sont consultés
25:08et puis mon frère Didier,
25:11écrivain,
25:12qui gentiment,
25:14enfin pas gentiment,
25:15spontanément,
25:16s'est dirigé
25:17tout droit
25:18vers tous les examens
25:20qu'il faut faire
25:20parce que rien n'est acquis.
25:23et il s'est dirigé
25:24en effet
25:26vers le fait
25:27de cette proposition
25:28de rein
25:28qui finalement,
25:30au bout d'un an,
25:30un an,
25:31parce qu'il y a
25:32non seulement
25:33évidemment les tests
25:34qui peuvent déterminer
25:36si nous sommes compatibles,
25:38bien que nous soyons frères,
25:39et puis ensuite,
25:40il y a aussi
25:41tout un côté juridique.
25:42Et ça,
25:43c'est très important
25:44en effet,
25:44parce que j'ai écouté Sabrina
25:46avec beaucoup d'attention
25:47et c'est vrai
25:48qu'il faut déterminer
25:50avec les dons d'organes
25:52si en effet
25:54la personne
25:55qui veut vous donner
25:56un élément
25:57est consentante.
26:00Et oui,
26:00et donc,
26:01bien sûr,
26:02il y a tellement
26:02de trafic d'organes
26:04qu'ils sont obligés
26:05de passer par là.
26:07Donc,
26:08en effet,
26:09au bout de deux ans,
26:11juste avant la dialyse,
26:12fort heureusement,
26:13j'ai eu cette chance inouïe
26:15que mon frère
26:16soit compatible
26:17mon frère Didier
26:18et qu'il m'offre
26:20ce cadeau sublime
26:21d'un rein.
26:22Mais c'est une magnifique histoire.
26:24Je vais vous poser
26:25une question indiscrète,
26:26Sylvain,
26:27vous ne répondez pas
26:28si vous n'avez pas envie,
26:29bien évidemment.
26:30Vous avez trois frères,
26:32vous l'avez dit.
26:32Est-ce que ça crée
26:33un lien en plus
26:34avec votre frère
26:35qui vous a donné son rein
26:36par rapport aux deux autres
26:37ou est-ce que c'est,
26:39comme dirait
26:39le titre d'un film
26:40qui a bien marqué,
26:40juste un petit truc en plus ?
26:43Je ne vous vais dire,
26:44écoutez,
26:45franchement,
26:45parce qu'on en parlera,
26:47l'opération s'est bien passée,
26:48etc.
26:48Et Dieu sait que
26:49ma préoccupation première,
26:51c'était surtout
26:52que mon frère,
26:53qui est plus aîné que moi,
26:54donc,
26:56qui m'en fait aîner,
26:57pardon,
26:57pas plus aîné que moi,
27:01mais surtout,
27:02il n'y a pas de problème
27:03par la suite.
27:04Et ma plus grande récompense
27:05a été surtout,
27:07enfin,
27:08quelques mois plus tard,
27:09qu'il annonce à la famille
27:10que c'était comme si rien
27:13ne s'était passé.
27:14Mais ça,
27:14c'est son côté noble
27:17de la situation.
27:18En revanche,
27:19en revanche,
27:19par rapport à mes deux autres frères,
27:22d'abord,
27:22mon plus jeune frère
27:23s'était proposé aussi,
27:24bien sûr,
27:25l'aîné se sentant,
27:26lui,
27:26un peu trop âgé,
27:28mais c'est,
27:30vous savez,
27:31le lien,
27:31de toute façon,
27:32entre nous quatre,
27:33il est créé depuis
27:34que nous sommes nés
27:35les uns les autres.
27:36C'est sûr.
27:36Mais je dois dire
27:38que c'est,
27:39avec mon frère Didier,
27:40évidemment,
27:41un rapprochement
27:41tout à fait particulier,
27:43étonnant,
27:43à chaque fois que nous nous voyons,
27:44ça c'est pour faire
27:45un peu d'humour,
27:46mais nous nous frottons
27:48un peu le ventre
27:49en disant,
27:49oh,
27:49comme ils sont contents
27:50de se retrouver.
27:51Si vous me permettez
27:52de faire un mauvais jeu de mots,
27:53il ne vous reste plus
27:54qu'à faire une croisière
27:55sur le Rhin.
27:56Oui.
27:57Là,
27:58on a tout fait.
27:59Comme ma mère nous appelait
28:00ces quatre mousquetaires,
28:02tous pour Rhin,
28:03Rhin pour tous,
28:05voilà.
28:07Alors,
28:07restez avec nous,
28:08on va faire réagir Sabrina.
28:10Sabrina,
28:10vous entendez
28:11la belle histoire de Sylvain.
28:12Il y a aussi
28:13des problèmes juridiques,
28:14comme il nous le dit.
28:15En lui,
28:15c'était un cas particulier,
28:16comme c'est son frère
28:17qui a donné un de ses reins.
28:20Oui,
28:20alors,
28:21moi,
28:21dans mon cas,
28:22c'est différent,
28:23forcément,
28:23puisque moi,
28:23c'est un donneur,
28:24voilà,
28:25c'est un donneur anonyme.
28:26Inconnu et décédé,
28:27défunt.
28:28Décédé,
28:28défunt.
28:29Voilà,
28:29donc,
28:30en revanche,
28:31si je dois vous faire
28:32une petite confidence,
28:34confidence,
28:35pardon,
28:36c'est que je connais
28:37l'âge
28:38et le sexe
28:39de mon donneur.
28:39Et comment vous avez fait,
28:40parce que théoriquement,
28:41c'est totalement anonyme,
28:42vous avez eu la circonstance
28:43du décès,
28:44etc.
28:45Oui,
28:46je ne devrais pas le dire,
28:47parce que je vais,
28:47ce serait que je vais finir
28:48en prison juste après,
28:49ce n'est pas grave.
28:51Non,
28:51mais en fait,
28:51un jour,
28:55j'ai eu mon dossier médical
28:57entre les mains,
28:57et il faut savoir
28:58que tous les donneurs anonymes
28:59s'appellent Cristal.
29:01Cristal,
29:01numéro,
29:02quelque chose.
29:03Et moi,
29:04un jour,
29:04j'ai eu mon dossier
29:05entre les mains,
29:06j'ai vu l'âge
29:08et le sexe
29:09de mon donneur,
29:10voilà,
29:10donc,
29:12du coup,
29:14ça m'a fait quelque chose,
29:16et en même temps,
29:17je suis contente,
29:18parce que,
29:19alors,
29:19si je peux rassurer
29:20les personnes
29:20qui sont en attente
29:21de baisse,
29:22qui nous écoutent,
29:23il faut savoir que,
29:24par exemple,
29:25si on prend l'exemple
29:26du piment,
29:27le piment,
29:28c'est un organe
29:28qui ne vieillit pas.
29:29Donc,
29:29en fait,
29:29moi,
29:30mon donneur
29:30était beaucoup plus âgé
29:31que moi,
29:31et je me disais,
29:32oh là là,
29:33elle est déjà âgée
29:35par rapport à moi,
29:36mais voilà,
29:36c'est un organe
29:37qui ne vieillit pas,
29:38donc voilà,
29:39et j'ai des poumons morts
29:42et j'en prends soin
29:42tous les jours,
29:43et quand j'écoute
29:45l'histoire de Sylvain,
29:46ça me touche aussi beaucoup,
29:47parce que j'imagine,
29:48effectivement,
29:49qu'avec son frère,
29:49ça doit vraiment être particulier.
29:50Alors,
29:51restez avec nous,
29:52parce qu'on a encore
29:52un témoignage,
29:54et là,
29:54c'est quelqu'un
29:55qui a eu la vie sauf
29:56grâce à une greffe également,
29:58mais pas une greffe d'organe,
29:59une greffe un peu spéciale,
30:01on va le voir.
30:01On va en parler tout de suite,
30:02et d'ailleurs,
30:03si vous vous sentez peut-être prêt
30:04ou pas à faire un don d'organe,
30:06et bien venez en parler
30:07au 0826 300 300,
30:08ça nous intéresse,
30:09on se retrouve tout de suite,
30:11Philippe.
30:12Sud Radio,
30:14des voix font parler la France,
30:16Philippe David.
30:18Retour des vraies voix
30:19font parler la France
30:20avec ses très très beaux témoignages
30:21sur les dons d'organes,
30:22François Louis,
30:23puisque c'est la journée
30:24des dons d'organes.
30:25Vous faites bien de le dire,
30:26Philippe,
30:26et c'est très important
30:27d'en parler,
30:27parce qu'on l'a entendu
30:29dans le témoignage,
30:29beaucoup trouvent
30:30qu'on n'en parle pas assez,
30:32notamment en France,
30:32où le sujet est parfois
30:33un peu tabou,
30:34et puis surtout,
30:35est-ce que vous,
30:36vous seriez prêt
30:36à donner vos organes ?
30:38C'est très très important,
30:39il en manque,
30:40il y a une liste d'attente
30:41de 23 000 patients
30:42en France en 2026,
30:43ce qui est absolument énorme,
30:45et puis on a des gens
30:46qui nous appellent,
30:46comme Sabrina,
30:47qui a même monté,
30:49qui a créé, pardon,
30:50un compte Instagram
30:51pour justement
30:51faire comprendre aux gens,
30:53pour sensibiliser,
30:54voilà,
30:54de manière très simple
30:55sur ce qu'est la grève,
30:56sur ce qu'est le don d'organes,
30:57et puis voilà,
30:58c'est très important
30:59d'en parler,
30:59donc 0826 300 300
31:01si vous voulez nous appeler,
31:02on a Albert Jean
31:03qui nous appelle de Venve,
31:04bonsoir Albert Jean.
31:05Bonsoir Albert Jean.
31:07Bonsoir messieurs,
31:08et bonsoir à tous.
31:10Bienvenue.
31:12Merci de me recevoir.
31:14Alors vous,
31:14vous avez eu une grève,
31:15mais pas d'un organe,
31:17mais ça vous a sauvé
31:18la vie aussi,
31:18racontez-nous.
31:20Oui,
31:20et bien écoutez,
31:22pour vous raconter
31:23un petit peu in extensant
31:25la chose,
31:25parce qu'il y a
31:25un continuum,
31:26à partir de 2016,
31:28j'ai souffert
31:30d'une maladie
31:31du sang
31:32qui a été appelée
31:35maladie auto-immune,
31:37on ne voyait pas
31:37plus loin,
31:39et en 2019,
31:41on a diagnostiqué
31:43une leucémie
31:44myéloïde aiguë
31:45qui a immédiatement
31:48engagé
31:49un traitement
31:52en chambre stérile,
31:55très très lourd,
31:56etc.
31:57J'étais assez vite
31:59dans ce qu'on appelle,
32:00vous savez,
32:00la rémission,
32:02c'est-à-dire
32:04qu'on est,
32:05parce qu'on n'est jamais
32:06guéri d'un cancer,
32:07mais on est en rémission.
32:09Malheureusement,
32:10j'ai connu
32:11une rechute,
32:12et dans ce cadre-là,
32:14il n'était possible,
32:16face à cette maladie,
32:18qu'une greffe
32:21de moelle osseuse,
32:24c'est-à-dire
32:25de l'organe,
32:27car c'en est un,
32:27c'est aussi une grave
32:28organe,
32:29l'organe qui produit
32:31l'immunité.
32:32Alors,
32:32déjà,
32:34écoutez,
32:34comme un cancer du sang,
32:36c'est un cancer propre,
32:38vous savez,
32:39on n'a pas besoin
32:40d'être opéré,
32:42on meurt
32:42pas très proprement
32:44si on meurt.
32:44quand j'étais diagnostiquée,
32:47on prévoyait,
32:48si je n'étais pas guéri,
32:51une mort
32:52pour le mois de mai 2020.
32:55Ah oui.
32:56Donc,
32:57c'est en termes en juin 2026,
32:59donc six ans
33:00et un mois plus tard.
33:01Voilà.
33:02Et alors,
33:02donc,
33:03cette greffe
33:04de surcroît,
33:05et elle aussi,
33:06alors,
33:07parce qu'elle est très méconnue,
33:09j'insiste d'abord là-dessus,
33:10c'est très facile
33:12de donner,
33:13et c'est très facile
33:14de recevoir.
33:15Alors,
33:15expliquez-nous,
33:16Albert Jean,
33:16parce que pour le...
33:18tout le monde,
33:19quand on pense à greffe
33:20de moelle osseuse,
33:21on pense à un os à moelle,
33:22on vous prend la moelle
33:23et on vous la transfère,
33:24mais c'est pas du tout ça.
33:25Ben,
33:26c'est ça,
33:26non,
33:27il n'y a plus de...
33:29Ben,
33:30c'est tout simple,
33:30quand on donne,
33:32on a une prise de sang.
33:33Oui.
33:34Et il y a un traitement du sang
33:35qui permet,
33:36alors,
33:37par une alchimie
33:38que je ne saurais plus
33:39vous expliquer,
33:42ce que l'on va injecter
33:43à votre donneur,
33:44à votre receveur.
33:46D'accord.
33:47Et c'est donc,
33:48j'insiste bien là-dessus,
33:49pour tout un chacun,
33:51aussi un dollar
33:52qu'un don de sang.
33:54D'accord.
33:55Et pour celui qui le reçoit,
33:56c'est la même chose.
33:57Alors,
33:57le problème,
33:58et là,
33:59je rejoins les propos
34:00qui ont déjà été tenus,
34:01c'est que les donneurs
34:03sont rares.
34:04Parce que,
34:05et d'autant plus rares
34:06que la question
34:08de la compatibilité
34:09du donneur
34:10et du receveur
34:11est très très très fine,
34:14pour tout vous dire,
34:16sur le fichier mondial,
34:18car c'est sur un fichier mondial
34:20que les choses se jouent.
34:21On n'a pas le même problème
34:23de transposition d'organes,
34:25etc.
34:26Oui.
34:27Sur un fichier mondial,
34:29il n'y avait que trois donneurs
34:31compatibles avec moi.
34:32Ah oui.
34:33Et on a trouvé votre donneur
34:35dans quel pays ?
34:35Je suppose que ce n'est pas en France ?
34:37Non.
34:38Et je peux vous dire,
34:40je peux dire au moins
34:42qu'il s'agit d'une femme
34:43et qu'elle avait à peu près
34:4535 ans, je crois.
34:46Ça, c'est des choses
34:48qui ne sont pas effectivement
34:49aussi secrètes.
34:51C'est les seules choses
34:52qu'on vous communique.
34:53Oui.
34:53Par contre,
34:54pour éviter des complications
34:57peut-être d'ordre psychologique
34:59à un moment ou à un autre,
35:00on ne connaît jamais son donne.
35:03Voilà, son identité.
35:06Elle vivait en Allemagne.
35:07D'accord.
35:07Je ne sais pas
35:08si elle était allemande
35:13elle-même.
35:14Je sais qu'il y a
35:14une grande sympathie
35:16pour les Iraniens,
35:16par exemple,
35:17et il y a beaucoup
35:19d'Iraniens en Allemagne.
35:20Alors, je ne sais pas
35:20si quelque chose
35:22est passé.
35:23Alors, Albert-Jean,
35:25restez avec nous,
35:26parce que je voudrais
35:26vous faire réagir
35:27tous les trois.
35:28Il reste 5-6 minutes.
35:30Sabrina, Silva, Albert-Jean,
35:32j'ai l'impression
35:32que dans cette deuxième
35:33partie d'émission,
35:34ce soir,
35:34on aurait pu la rebaptiser
35:35des vraies voix
35:36qui font parler la France
35:37aux vraies voix
35:38qui font parler
35:38les miraculés.
35:39Est-ce que ce n'est pas
35:40un peu ça ?
35:41Parce qu'on a trois personnes
35:42qui ne devraient plus être là
35:43et qu'on est en même temps
35:44ce soir à l'antenne.
35:45Tiens, Sylvain,
35:46on ne vous a pas entendu
35:46depuis un petit moment.
35:49Écoutez, très, très franchement,
35:50moi, ce que je veux remercier
35:51aussi, bien sûr,
35:53c'est les hôpitaux.
35:54Parce que, personnellement,
35:56c'est à l'hôpital Necker
35:57que nous nous sommes faits opérer,
35:59mon frère et moi.
36:00Et le professeur Méjean,
36:03qui a eu un extraordinaire,
36:05vraiment,
36:07trois blocs opératoires,
36:08quand même,
36:08c'est très, très lourd.
36:09En fait,
36:10on ne se rend pas compte
36:11de tout cela.
36:12Et seulement, évidemment,
36:13quand on le subit,
36:14par le professeur Lejean,
36:16qui est responsable
36:16de l'hôpital Necker,
36:18mais ce que je veux vous dire,
36:20juste,
36:20qui est un petit côté rôlo,
36:22parce que nous avons été opérés
36:25au bâtiment en berger.
36:27Oui.
36:27Le bâtiment en berger à Necker,
36:29donc, qui est aux enfants malades
36:30et qui traite essentiellement
36:32des problèmes rénaux,
36:34eh bien,
36:35sachez que M. Jean-Hemberger,
36:38qui était lui-même chirurgien
36:40et qui a fait la première grève du Rhin
36:42à l'hôpital Necker,
36:44je crois que c'était en 51,
36:46et bien,
36:46c'était le père de Michel Berger.
36:48Michel Berger, absolument.
36:49Et qui, je crois même
36:49qu'il a été prix Nobel de médecine.
36:51Oui, tout à fait.
36:53Sylvain, miraculé,
36:54Sabrina,
36:54vous avez l'impression
36:55de parler dans une émission
36:56de miraculé ce soir ?
36:58Alors,
36:59oui,
37:00de toute façon,
37:00on les touche,
37:01parce que je pense
37:01qu'on était tous
37:03condamnés d'une manière
37:04ou d'une autre.
37:05Ce qu'il y a,
37:06c'est que,
37:06en plus,
37:08tout ce que vous racontez,
37:09Sylvain,
37:09me parle énormément,
37:11puisque la fille
37:12de France Gall
37:13et de Michel Berger
37:14avait la mécoviscidose,
37:15donc je connais
37:15l'hôpital.
37:16Pauline,
37:16Pauline Emburgé,
37:17absolument.
37:19Donc,
37:20voilà,
37:21et encore une fois,
37:22l'importance de dire
37:23que c'est important
37:24de se positionner,
37:25parce que Pauline,
37:26elle n'a pas eu cette chance
37:27d'être graissée.
37:28Et juste un petit message,
37:29parce qu'aujourd'hui,
37:30c'est de la journée
37:31du don d'organes
37:31et de la graisse,
37:32mais surtout,
37:33de la reconnaissance
37:34au donneur,
37:35et forcément,
37:37reconnaissance éternelle
37:38à toutes ces familles
37:39qui donnent des organes
37:42de leur vivant
37:43ou de leur défunt
37:45pour nous sauver la vie,
37:46tout simplement.
37:47Je vais vous en donner
37:48la parole,
37:48Sabrina et Albert-Jean,
37:49parce que Sylvain a déjà
37:51répondu dans ce domaine,
37:52vous connaissez votre donneur,
37:54c'est votre frère.
37:55Sabrina Albert-Jean,
37:56est-ce que,
37:57grâce à ces deux personnes,
38:00dont une est probablement
38:01encore de ce monde
38:01dans le cas d'Albert-Jean,
38:03une qui ne l'est plus,
38:03Sabrina,
38:04est-ce que vous pensez,
38:05une fois de temps en temps
38:06ou régulièrement,
38:08à celles,
38:09parce que vous,
38:09c'est deux femmes
38:10qui vous ont donné,
38:11qui vous ont sauvé la vie.
38:12Albert-Jean,
38:13vous pensez à elle,
38:14régulièrement,
38:14ou de temps en temps,
38:15ou pas du tout ?
38:16Oui,
38:17je pense même enfin
38:19faire la lettre
38:20parce que l'on peut écrire
38:22que je dois lui envoyer
38:24depuis plusieurs années.
38:25Oui,
38:25c'est absolument certain.
38:26Mais il est bon aussi,
38:28et c'est important,
38:31puisque de s'approprier
38:34cet être nouveau
38:36que nous sommes,
38:37grâce à quelqu'un d'autre.
38:39Je crois que c'est capital.
38:43Sur ce sujet-là encore,
38:46écoutez,
38:46nous avons au moins
38:47un point commun,
38:48c'est que nous connaissons bien
38:50le bâtiment en berger,
38:52puisque j'ai bénéficié
38:53des services
38:54du professeur Hermine,
38:56et particulièrement
38:56du professeur Charest
38:57et du docteur Marseille.
38:59Ce qu'on peut dire,
39:00alors là,
39:01j'en profite,
39:01si vous me permettez,
39:02Philippe David,
39:03ce qu'on peut dire,
39:04c'est à la chance immense
39:06que nous avons
39:07d'avoir cette médecine,
39:10et aussi d'avoir
39:12ce système français
39:13qui nous permet
39:14d'en profiter
39:15dans d'autres pays
39:17occidentaux,
39:18comme le Canada,
39:18par exemple,
39:19où l'euthanasie est loi.
39:22C'est l'euthanasie
39:24qu'on propose à des gens,
39:25parce que tout ça
39:26est horriblement coûteux.
39:29Et nous l'offrons
39:30aux Français
39:31et à tous ceux
39:32qui viennent en France
39:34pour en bénéficier.
39:35Et c'est extraordinaire.
39:37C'est une merveille.
39:38C'est ça,
39:39l'émerveillement
39:41de ce monde.
39:42S'il y a un progrès
39:43dans l'époque
39:46où la politique
39:48nous décevoir
39:49et la morale aussi,
39:50c'est dans l'ordre
39:52de la médecine.
39:53Dans l'ordre
39:54de la médecine.
39:55Sabrina,
39:56qu'est-ce que vous voulez
39:56répondre à Albert Jean
39:57et à Sylvain ?
39:58C'est dingue,
39:58vous connaissez tous
39:59les mêmes personnes,
39:59les mêmes bâtiments,
40:01etc.
40:01Non,
40:02pour le coup,
40:03moi je l'ai même,
40:03mais ce n'est pas nos bâtiments.
40:04Moi j'ai été greffée
40:05à Pompidou.
40:06D'accord,
40:06on ne sait pas très loin
40:07à Néquer et Pompidou,
40:08il doit y avoir 2 kilomètres.
40:10Mais bien sûr,
40:11évidemment,
40:13reconnaissance envers
40:14nos hôpitaux,
40:15la médecine
40:15qui nous est offert
40:16et puis par ces équipes
40:18qui se sont investies à fond.
40:19Et juste pour répondre
40:20à votre question
40:21par rapport à mon donneur,
40:22moi mon donneur,
40:23je suis un peu comme
40:25Albert Jean,
40:25je n'y pense pas tous les jours.
40:26En revanche,
40:27dès que j'accomplis
40:28quelque chose de formidable
40:29dans ma vie,
40:30pour moi je les accomplis
40:31pour deux en fait ces choses.
40:32C'est vrai.
40:33C'est beau.
40:34C'est tout à fait vrai.
40:36Un mot de la fin,
40:37il nous reste à peine 2 minutes.
40:38Tiens Sylvain,
40:40beau message d'espoir.
40:41Vous voulez passer le message
40:42aux gens ?
40:42N'hésitez pas à donner
40:43vos organes.
40:44Vous pouvez passer le message
40:45tous les 3 aujourd'hui.
40:46Allez-y Sylvain.
40:47Parce que dans Donner,
40:48il y a bonheur
40:50et entre autres
40:51le bonheur immense
40:52que j'ai de voir
40:53ma petite fille Emma
40:55grandir
40:55et qui a 9 ans
40:56et qui est en voiture
40:57avec mon gendre Steph
40:58que j'embrasse très fort.
41:00Mais ça c'est un privilège
41:02gigantesque
41:03parce qu'en effet
41:03il y a 2 ans
41:05la situation
41:05n'aurait peut-être pas
41:06été comme ça
41:07si je n'avais pas eu
41:08l'immense chance
41:11parce qu'il n'y a pas
41:12d'autre mot
41:12que mon frère
41:14en effet
41:14ce geste
41:16magnifique.
41:16D'amour absolu.
41:18Bien entendu
41:19qu'il faut donner
41:20bien sûr
41:21et d'ailleurs
41:23quand j'en parle
41:23autour de moi
41:24il y a plein de gens
41:25qui me disent
41:26c'est curieux
41:27on n'avait pas pensé
41:28à ça en effet
41:29pour nos derniers jours
41:31en effet
41:32penser à donner
41:33nos organes
41:34et je pense que
41:34chez certains
41:35ça a déjà un petit peu
41:36travaillé
41:37dans leur tête.
41:39Albert Jean
41:39en 30 secondes
41:41merci Sylvain
41:41Albert Jean
41:42en 30 secondes
41:43pour inciter
41:43donner votre moelle
41:46en plus je prêche
41:47pour ma chapelle
41:47ça ne fait pas mal
41:49et on n'a pas besoin
41:50d'être mort
41:51ou on n'a pas besoin
41:54d'être frère
41:55alors je vous en prie
41:56faites-le
41:58et puis c'est là
41:59où on sent bien
42:00combien on doit
42:01aux autres.
42:02Et le mot de la fin
42:03Sabrina
42:04honneur aux dames
42:04vous avez commencé
42:05vous concluez ?
42:07Le mot de la fin
42:08c'est un donneur
42:08peut sauver
42:09jusqu'à 7 nu
42:10donc je crois
42:12que ça me parle
42:13et ça prend tout son sens
42:14donc si vous avez
42:15vous pouvez accomplir
42:16la plus belle chose
42:16au monde
42:16donc voilà
42:17positionnez-vous
42:18sur la question
42:18c'est hyper important.
42:19Et Sabrina
42:20on vous laisse aussi
42:21et nous communiquer
42:21vos réseaux sociaux
42:22si jamais
42:23voilà des éditeurs
42:24vous voulez aller voir
42:24on vous écoute
42:26Et bien écoutez
42:27mes réseaux sociaux
42:27c'est Sabrina Perkis
42:28et mon dernier livre
42:30je vous appelle
42:30Oser vivre
42:31et c'est sur la résilience
42:32il est sorti le 15 avril
42:33Oser vivre
42:34parfait
42:35et puis
42:36Perkis
42:36P-E-R-Q-U-I-S
42:38si je ne me trompe pas
42:38c'est ça Sabrina ?
42:39Pas gentil de me citer
42:40oui exactement
42:41Parfait
42:41avec grand plaisir
42:42merci à tous
42:43pour vos témoignages
42:43merci beaucoup
42:44nous Philippe
42:44on se retrouve
42:45demain pour la libre antenne
42:46tout de suite
42:47ce sont les Tontons du Mondial
42:48Salut
42:48ça va
42:49Joseph
42:50salut
42:50ça va
42:52ça va

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