00:00Bonjour, c'est Elisabeth Assayag, Eliott Deval, Gauthier Le Bret, Olivier Guenek et toujours avec nous Stanislas Godon, délégué national
00:08du syndicat de police alliance.
00:09On a appris des choses intéressantes, notamment avec Pascal Pierre Garbarini, qui nous expliquait que sans doute ces jeunes gens
00:16comparaîtront libres.
00:19Des mineurs en haut.
00:20Et parce qu'ils sont mineurs, parce qu'on ne peut pas aller au-delà de deux ans, si j
00:25'ai bien compris.
00:25La norme c'est un an, l'exception c'est deux ans, c'est des renouvellements tous les six mois.
00:31Beaucoup de réactions, évidemment, et c'est toujours pareil, c'est des réactions souvent à droite, il n'y a
00:35pas de réaction à gauche, c'est ça qui est terrible aujourd'hui.
00:37C'est qu'il y a Antoine Lomand et Gabriel Attal.
00:40Emmanuel Macron n'a pas réagi, c'est-à-dire qu'Antoine Lomand a réagi, Emmanuel Macron il a réagi
00:44beaucoup plus vite pour Naël, en termes de délai.
00:46Donc Marine Le Pen a réagi, le calvaire du jeune Louis, 17 ans, lâché à Narbonne, soulève le cœur et
00:51nourrit une immense colère chez les Français face à cette barbarie du quotidien.
00:54Bruno Retailleau, Louis avait 17 ans, il a été attiré dans un guet-apens, sauvagement roué de coups et laissé
00:59pour mort, ce déferlement de violence est insoutenable.
01:02Éric Zemmour, à nouveau un jeune Français, a été massacré dans une violence inouïe par une meute de racailles.
01:07Gabriel Attal, hier Louis, un adolescent de 17 ans, est décédé à Narbonne, roué de coups, laissé pour mort sur
01:13un chantier, notre peine est immense et nous pensons aux proches.
01:16Et puis Jordan Bardella, qui rappelle que Louis a été lâché à mort avec une violence inimaginable, filmé par ses
01:23agresseurs, hilar, laissé agonisant pendant toute une nuit,
01:27et retrouvé inerte sur un chantier à Narbonne.
01:30Il est le symbole d'un pays à la dérive, miné par un ensauvagement que ni l'axisme, ni l
01:35'aveuglement de nos dirigeants ne peuvent en rayer.
01:38C'est vrai qu'on est confondus souvent, monsieur Godon, je suis le plus âgé ici autour de cette table,
01:46et il y a toujours eu de la violence, bien sûr,
01:49il y a toujours eu des choses abominables, il y a toujours eu des crimes invraisemblables, la perversité, le mal,
01:56tout cela existe.
01:58Mais on a ce sentiment d'une étape qu'on franchit, ce niveau d'irresponsabilité est invraisemblable.
02:09Ces gens laissent les indices pour qu'on les retrouve et jubile à l'idée de mettre sur les réseaux
02:17le crime qu'ils sont en train de proférer.
02:20Je trouve ça incroyable.
02:21Vous savez, Pascal, j'ai un peu regardé avant de venir, les tentatives d'homicide, c'est plus 99%
02:28en l'espace de 9 ans.
02:29La part des mineurs en l'année 2025, c'est 13%, des 10-17 ans.
02:36En sachant qu'une tentative d'homicide, c'est un homicide rapide.
02:39Les tentatives d'homicide, c'est-à-dire lorsqu'on tente de tuer quelqu'un.
02:42C'est entendu, c'est auprès d'une certaine catégorie ou c'est un chiffre général ?
02:47C'est plus 99% entre 2016 et 2025.
02:51Ça, c'est pour qui ? Pour tout le monde ?
02:53Ça, c'est pour tout le monde.
02:54En France.
02:54Voilà.
02:55Et en 2025, la part statistique des mineurs de 10-17 ans est de 13%.
03:00Mais moi, ce chiffre est incroyable.
03:02Moi, je ne le connaissais pas.
03:03Il faut changer la loi.
03:04Surtout que 2016, 2020...
03:07Parce que la courbe des homicides, elle baissait depuis le Moyen-Âge, disait Alain Bauer.
03:13Elle baissait depuis le Moyen-Âge.
03:15Nous sommes d'accord.
03:16Moi, j'ai toujours entendu dire ça.
03:17Mais l'argument, Pascal, ce qui est pris notamment par les autorités, c'est de dire la statistique.
03:23Déjà, un, quand on parle de l'insécurité en France, c'est de dire un sentiment.
03:26C'est de dire que la justice est ferme puisqu'on n'a jamais eu autant de personnes dans les
03:30prisons.
03:31Et l'argument également, c'est de dire le nombre d'homicides n'a jamais augmenté.
03:34Pourquoi Stasnislas Godon parle des tentatives d'homicides ?
03:38Parce que c'est la preuve la plus factuelle.
03:40Une tentative d'homicides est un homicide raté.
03:42Donc, c'est l'ambition de tuer quelqu'un, mais vous n'arrivez pas à le tuer.
03:46Donc, c'est une tentative.
03:47Et c'est le...
03:48Mais c'est là, c'est homicide ou tentative d'homicides ?
03:50C'est énorme.
03:52Oui, mais c'est énorme.
03:53Et regardez le nombre de coups et blessures.
03:55Le nombre de coups et blessures.
03:57Là aussi, il a explosé en l'espace de 10 ans.
04:00Les vols violents sans armes, c'est 33% de mineurs l'année 2025.
04:05C'est ça.
04:06Voilà.
04:06Alors, on pourrait citer des chiffres comme ça, parce que tous les points sont au rouge concernant les mineurs.
04:11Je vous le dis très clairement.
04:12C'est un vrai sujet avec les mineurs.
04:13Et d'où votre expression « bombe à retard ».
04:15Exactement.
04:16Parce que quand on n'arrive pas à combattre les parcours de délinquance, et notamment les mineurs dès le plus
04:22jeune âge,
04:22parce qu'aujourd'hui, la tranche que je vous disais, elle a 10-17 ans.
04:2610-17 ans.
04:27Je ne sais pas si tout le monde se rend bien compte.
04:2910 ans, ça commence.
04:31Voilà.
04:31C'est ça, en fait, la réalité de la violence aujourd'hui de notre société.
04:35Et parfois, pour des choses très futiles.
04:37Alors, il y a eu les rixes entre bandes, les vrais rixes, et pas celle, pas évidemment l'assassinat du
04:43petit Louis.
04:45Parce que ça, c'est effectivement, je rejoins Gauthier, absolument scandaleux.
04:50Surtout, on parlait de risque, de rixes, quand on voit la vidéo.
04:53Enfin, je veux dire, il faut avoir, je ne sais pas, un bandeau devant les yeux pour ne pas se
04:58rendre compte que là,
04:58on est en train de lâcher quelqu'un au sol.
05:00Et puis, ça nous rappelle de très, très mauvais souvenirs de ce qui a pu se passer, notamment dans d
05:04'autres affaires.
05:05Alors, Gauthier, vous avez fait une émission, notamment, Rappelons-nous, d'Elias.
05:08Voilà.
05:08Ça, c'est un très, très bon exemple, Elias.
05:10Oui, Elias me vient à l'esprit d'autant.
05:10Eh bien, il y a eu un rapport de la justice, de l'Inspection Générale de la Justice,
05:14qui a montré des dysfonctionnements à tous les étages.
05:16Juge pour enfants, les mesures éducatives qui n'ont pas été suivies des faits.
05:21Enfin, tout à l'heure, vous disiez, rien ne marche dans ce pays.
05:26Bah, en tout cas, la chaîne pédale, c'est sûr qu'elle ne marche pas.
05:28Alors, nous, on s'épuise sur le terrain, on prend des coups, 18 policiers blessés par jour,
05:32on a 3 millions de procédures en souffrance.
05:34Et puis après, de l'autre côté, on s'aperçoit qu'il y a des gamins de quelques années
05:38qui sont capables d'en tuer d'autres.
05:40Je vous rejoins, Pascal, quand vous dites que la violence a toujours existé,
05:43mais là, il y a quelque chose qui se passe.
05:44C'est-à-dire que la semaine dernière, on a une dame de 86 ans
05:46qui est tuée à la perceuse au niveau de la gorge par un mineur de 15 ans.
05:51Les noms qui s'enchaînent, qu'on connaît tous,
05:53les visages qu'on connaît tous depuis tant d'années,
05:56Thomas, Elias, Lola, Philippine, Matisse,
06:00ils sont tous morts pendant le double quinquennat d'Emmanuel Macron.
06:02Il y a aussi un bilan sécuritaire à tirer.
06:04Je veux dire, l'État avait la responsabilité du jeune Louis.
06:08L'État a une responsabilité quand il n'écoute pas Rosa,
06:11qui a été violée à 50 reprises.
06:13Lola et Philippine, c'est l'histoire des OQTF
06:15qu'Emmanuel Macron a promis de faire respecter à hauteur de 100%.
06:19On n'est même pas à 10.
06:20Elias, comme l'a dit Stanislas Godon,
06:22c'est une réforme notamment portée par Éric Dupond-Moretti
06:25et Nicole Belloubet qu'on appelle la césure.
06:27Je te condamne dans un premier temps,
06:28je te donne ta sanction dans un second
06:30et c'est pendant ce laps de temps qu'Elias est tué à la machette.
06:32Tout ça, excusez-moi, ça fait partie d'un bilan sécuritaire
06:36et qu'est-ce que répond Emmanuel Macron ?
06:38Il ne faut pas faire de lavage de cerveau,
06:39il ne faut pas crier, il ne faut pas faire de démagogie.
06:41C'est juste insupportable en fait.
06:43Les enquêteurs ont retrouvé les assassins de Louis,
06:45principalement, on l'a dit,
06:46parce qu'ils ont fait des vidéos sur TikTok
06:50dans le train retour juste après avoir assassiné Louis.
06:53Et je suis en train de voir sans doute
06:54ces images que vous avez dites.
06:56Oui, dans le train, on vient de les voir, c'est une offre.
06:57On les diffuse floutées ces images ?
06:59On les a encore diffusées, celles-là.
07:01On les voit dans le train en train de faire des petits selfies,
07:04des souris, ils ont l'air très fiers de l'ailleurs.
07:06J'entends bien, on ne peut pas, on ne peut pas,
07:07mais à force de ne pas pouvoir, c'est sur les réseaux sociaux.
07:10En tout cas, ils peuvent.
07:11Donc tout le monde le voit sur les réseaux sociaux,
07:13vous avez raison, la loi est ainsi faite.
07:16Mais bien sûr, on voit ces jeunes gens.
07:18Alors tout le monde a accès à ça,
07:19mais la télévision n'en parle pas.
07:20Alors je ne sais pas si les médias en ont parlé.
07:22Un petit peu, j'ai regardé ce qui s'est passé
07:24chez des radios des confrères.
07:26Un petit peu parlé entre trois heures sur la canicule.
07:29Mais ce n'est pas du tout le même traitement médiatique
07:31effectivement que la canicule.
07:32Ça devrait faire la une de tous les jours.
07:34Ce n'est pas un sujet dans les JT de 13h et de France 2 ce midi une nouvelle fois
07:38comme pour la fête de la musique.
07:39Ça recommence.
07:41Donc voilà, ces gens ne veulent pas parler de ça.
07:44Ils ne veulent pas parler de ça.
07:46On ne veut pas parler de ça.
07:47Ils veulent minimiser peut-être.
07:48C'est on brainwash.
07:49On brainwash.
07:50Donc on ne veut pas parler.
07:51On veut parler de l'actualité heureuse.
07:52Et je veux vous dire que la famille est très en colère.
07:54La tante, elle prend la parole parce qu'elle dit
07:56il y en a ras-le-bol et les Français en ont marre
07:57de ce qu'on nous dit.
07:59Et il n'y a pas de procès en récupération politique là.
08:01Là, Éric Dubon-Moretti peut rester chez lui.
08:02Il ne peut rien dire.
08:03Parce que c'est la famille qui veut
08:04et qui nous a contactés pour qu'on puisse apporter
08:07la vérité sur ce qui s'est passé.