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  • il y a 3 mois
Le débat avec Bruno Questel (se prononce "Quétel"), avocat en droit de la famille chez Arst Avocat, barreau de Paris / Serdar Kaya, président de la Confédération des buralistes

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##FAIT_DU_JOUR-2026-07-16##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
00:30Ces fameuses plaintes en réalité qui avaient été réétudiées, demandées par Gérald Darmanin à la suite du meurtre de la
00:37petite Liana.
00:3711 ans, c'était dans le Gers.
00:39On a eu les résultats après le 14 juillet.
00:41C'est près de 70 000 dossiers de crimes et délits à caractère sexuel qui ont été réétudiés.
00:46On apprend notamment que 80% du stock national a déjà été réexaminé.
00:51Et que près de 675 individus dans le cadre de cette opération ont été incarcérés.
00:56On y reviendra dans quelques minutes dans notre fait du jour.
00:58Dans nos débats, on va s'intéresser aux brevets.
01:00Après le bac, c'est le ministre de l'éducation nationale qui veut serrer la vis.
01:04Il souhaite désormais que les épreuves du brevet soient un peu plus conformes aux attentes en réalité, aux ambitions de
01:09la France.
01:10Bref, au niveau des élèves, le débat est très simple en réalité.
01:13On va se poser la question de savoir si jamais nos collégiens peuvent redevenir de bons élèves.
01:18Ou est-ce qu'il est trop tard après des années où le niveau n'était clairement pas présent.
01:23On a laissé filer l'orthographe, on a laissé filer la grammaire, on a laissé filer les mathématiques.
01:26Est-ce qu'aujourd'hui, par cette décision, par le biais du ministre de l'éducation,
01:31est-ce que vraiment on peut remettre nos collégiens au niveau ?
01:330,826, 300, 300.
01:35On va parler réseaux sociaux aussi avec un milliardaire que vous connaissez, Elon Musk.
01:39Il a adressé un tweet à Marine Le Pen en signifiant qu'elle était le dernier espoir de la France.
01:43Et alors là, ça part dans tous les sens, les débats.
01:45Oh mon Dieu, vous avez vu ce qu'a fait Elon Musk ?
01:48C'est de l'ingérence étrangère.
01:49Ah bon, est-ce que le milliardaire, par ce petit message sur les réseaux sociaux X,
01:53est en train de déjà truquer la campagne présidentielle française ?
01:56On en parlera là aussi au 0,826, 300, 300.
01:59Et puis on reviendra sur cette fameuse loi sur la fin de vie qui a été votée hier à l
02:04'Assemblée nationale
02:05avec des oppositions qui continuent de s'inquiéter.
02:07Et un invité ce matin sur Sud Radio, Philippe Juvin, qui est médecin par ailleurs,
02:11très attentif à ces questions-là, qui a toujours évoqué, allez, je le mets avec des guillemets,
02:15des prudents sur le texte, et vous allez voir qu'il évoque toutes les dérives
02:19qu'on a déjà pu observer sur les autres pays, que ce soit au Pays-Bas,
02:22que ce soit en Belgique, que ce soit au Canada, que ce soit en Espagne.
02:24Et il parle à un moment de l'euthanasie qui pourrait aller toucher les plus pauvres.
02:29Est-ce que oui ou non, quand on va s'intéresser à cette question sur l'euthanasie,
02:31quand on parle des dérives, est-ce qu'à un moment ou à un autre en France,
02:34on va devoir s'inquiéter de cette manière, à savoir, est-ce qu'on veut, on peut,
02:39est-ce qu'on peut aller à un moment ou à un autre vers l'euthanasie des plus pauvres ?
02:42On vous pose la question au 0826 300 300.
02:45Vous avez le programme pour ces trois heures complètes, denses, intenses,
02:49pour le moment, 10h06, notre premier fait du jour.
02:53Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
02:57Et on va commencer par les violences sexuelles sur mineurs,
03:00avec ces plus de 85 000 plaintes recensées après l'affaire Liana.
03:04Et rappelez-vous, cet ordre, cette volonté, en tout cas de Gérald Darmanin,
03:08de réexaminer les dossiers qui étaient en cours d'ici au 14 juillet ?
03:11Ça tombe bien, c'est ce qui a été fait, avec plus de 70 000 plaintes qui ont été redécouvertes,
03:16qui ont été examinées, et près de 675 individus incarcérés à la suite de cette opération.
03:22Et on veut faire le point avec vous, Bruno Quetel. Bonjour.
03:25Bonjour.
03:26Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
03:28Vous êtes avocat en droit de la famille chez Arst Avocat.
03:30Vous êtes également, bien sûr, au barreau de Paris.
03:32La première réaction, quand on voit ces chiffres,
03:35quand on voit aussi la satisfaction du ministre,
03:37c'est qu'on avait tellement entendu,
03:38dès que le ministre avait ordonné, quand même, on va dire,
03:41ce grand mouvement de vérification sur les plaintes,
03:44on avait tellement entendu que ce serait impossible,
03:45que ce matin, on a envie d'être soulagé.
03:48La justice s'est traitée autant de plaintes en un mois.
03:53Effectivement, je pense que la demande de Gérald Darmanin
03:55a été appréhendée dans toutes ses dimensions par les magistrats,
03:59et c'est une bonne chose.
04:01Le drame de l'assassinat de cette jeune fille, Diana,
04:05a bouleversé le pays tout entier,
04:07et les magistrats se devaient de répondre à cette émotion,
04:12à cette attente, et aussi à la nécessité de démontrer
04:17que les pouvoirs publics étaient à leur place
04:19pour, je dirais, déblayer, malheureusement,
04:23excusez-moi du terme, mais déblayer le champ inextricable
04:27de ces dizaines de milliers de dossiers ouverts,
04:30en souffrance, en attente,
04:32parce que derrière chaque dossier, il y a un enfant,
04:35il y a des familles, il y a des parents
04:37qui sont dans l'anxiété,
04:38dans l'appréhension d'un drame qui les frappe,
04:43et aussi dans la nécessité d'accompagner leur propre enfant
04:47aussi à affronter tout cela.
04:49Mais Bruno Quetel, il y a aussi une question qu'on se pose,
04:52est-ce que ce qui avait été demandé par Gérald Darmanin,
04:54qui avait provoqué un peu de remous dans votre profession,
04:58est-ce que d'une certaine manière, là, on peut se dire
05:00que ça y est, ça a servi de mise à jour,
05:03et qu'on est à peu près aligné, préparé,
05:06en tout cas sur ces questions de violence sexuelle sur mineurs,
05:09dans la plupart des parquets en France ?
05:12Vous savez, moi, je crois qu'on assiste à une vraie révolution,
05:17une révolution par rapport au sujet,
05:20les violences sexuelles faites aux enfants,
05:22une révolution sur la prise de conscience collective
05:27de ce que chacun peut être concerné, frappé,
05:30par ses actes, soit dans sa chair, s'agissant des enfants,
05:34soit dans son rôle de parent,
05:37et j'avais déclaré à l'époque que la société,
05:43l'État, était un carrefour.
05:44Il devait y avoir un avant et un après
05:47pour répondre à cette attente.
05:49Alors oui, les magistrats ont répondu à cette attente.
05:52La justice, c'est un fonctionnement spécifique,
05:55des règles, des règles de procédure,
05:57et aussi une forme d'embolie qui caractérise
06:01des parquets de France sur le nombre de dossiers
06:03auxquels ils sont confrontés.
06:05Là, les magistrats ont démontré leur capacité
06:08à agir dans un délai court.
06:11Il est à souhaiter que ce bouleversement,
06:14cette révolution que je nomme,
06:17devienne la pratique courante,
06:18notamment dans ce domaine
06:20qui doit être une des priorités nationales.
06:22Mais Bruno Quetel, c'est là où vous anticipez
06:25ma prochaine question, c'est
06:26est-ce que justement ce qui a été fait,
06:28on va dire, sous pression, avec un drame médiatique,
06:31avec une pression politique,
06:32avec aussi une pression du peuple français
06:36qui attendait notamment d'avoir la recension
06:39de ces différentes plaintes qui avaient été déposées ?
06:40Est-ce qu'on ne donne pas un faux espoir ?
06:42Parce qu'on sait que la justice du quotidien,
06:44la justice au quotidien, ce n'est pas ça.
06:46Ce sont des dossiers qui traînent.
06:47Ce n'est pas la même mobilisation.
06:49Et là, on sait très bien que si on a réussi
06:50à en examiner autant en si peu de temps,
06:53c'est parce que tous les moyens étaient mobilisés
06:55sur ce sujet, ce qui n'est pas le cas le reste du temps.
06:58Alors, vous avez raison,
06:59tous les moyens ont été mobilisés sur ce sujet.
07:02Ce qui ne veut pas dire que les affaires
07:03autres n'ont pas été traitées,
07:05ont toutes été placées sous les tignes noires
07:07en disant, on verra ça plus tard.
07:09La justice a par ailleurs continué de fonctionner,
07:12les tribunaux ont fonctionné tous les jours,
07:14les instructions d'encours ont fonctionné tous les jours.
07:16Il y a eu un effort incommensurable de réaliser
07:19et celui-ci doit marquer un changement
07:21de fonctionnement de la justice, vous avez raison.
07:23ça passe par des moyens qui ont été doublés
07:27ces dix dernières années au niveau du ministère de la justice,
07:31il faut le rappeler, mais qui restent insuffisants
07:33si on compare aux autres pays de l'État d'Union européenne
07:36quant à leur dimension.
07:38Donc, il faut continuer à croître les moyens,
07:41mais accompagner ce bouleversement
07:44dans le fonctionnement de la justice
07:46sur ces sujets qui sont ceux des violences sexuelles
07:49faites aux enfants.
07:49Il y a aussi dans cette horreur-là
07:52un chiffre qui doit peut-être nous rassurer,
07:55que j'aimerais vous soumettre quand même, Bruno Quetel,
07:56en rappelant que vous êtes l'avocat en droit de la famille
07:58chez Arstavocat, vous êtes également au barreau de Paris.
08:01Dans 83% des cas,
08:03l'auteur présumé de ces actes
08:05de violences sexuelles sur mineurs
08:06a été identifié.
08:07Un chiffre toujours aussi frappant,
08:09c'est celui du suspect qui,
08:11dans les trois quarts du temps,
08:12appartienne au cercle intime
08:14ou familial de la victime.
08:17Et il y a aussi cette volonté
08:19de la part du ministre Gérald Darmanin
08:21partagée avec celui de la ministre,
08:23celle de la ministre de la Santé, Stéphanie Ries,
08:25de faire voter l'imprescriptibilité
08:27des crimes sexuels commis contre des mineurs.
08:29Est-ce que ça, vous, par exemple,
08:30en tant qu'avocat,
08:31vous êtes favorable à cette initiative ?
08:35C'est très compliqué.
08:37C'est très compliqué,
08:38parce que d'un côté,
08:39vous ne pouvez pas dire à une personne
08:41devenue adulte
08:43qu'elle se manifeste trop tard
08:45et que les faits qui la concernent
08:46sont prescrits.
08:47On ne peut pas lui dire
08:48« Fallait-vous réveiller plus tôt ? »
08:51D'un autre côté,
08:53lorsque l'auteur des faits
08:54à 80-90 ans,
08:56l'auteur présumé des faits,
08:57pardon, à 80-90 ans
08:59a éventuellement perdu la tête,
09:00je ne sais,
09:01c'est qu'il y a un risque
09:04que la procédure ne puisse pas aboutir.
09:06Donc, il faut trouver le juste équilibre
09:08entre la nécessité
09:10qui doit être apportée
09:12à toutes les victimes
09:13de faire valoir le drame,
09:16l'agression, le viol
09:17dont elles ont été l'objet
09:19et assurer que l'instruction
09:22pourra se dérouler
09:23et aboutir, le cas échéant,
09:25à un procès.
09:27Il ne faut pas créer de faux espoirs.
09:29Mais ça, c'est vraiment la priorité.
09:31Voilà, je crois que ce serait dévastateur
09:33pour la société dans son ensemble.
09:36Et aujourd'hui, vous savez,
09:38avec la prescription glissante,
09:40on arrive à obtenir des ouvertures
09:44d'informations judiciaires
09:45plusieurs décennies
09:46après la commission des faits.
09:48Donc, l'imprescriptibilité,
09:50je crois, est attendue par la société
09:53et c'est légitime.
09:54Mais si elle devait être mise en place,
09:57il faudrait en assurer
09:58l'entier fonctionnement
09:59et ne pas créer, encore une fois,
10:00de faux espoirs.
10:02Ça, c'est le plus important.
10:03On l'a bien compris.
10:04Dans cette période où, vous-même,
10:05vous avez parlé tout à l'heure,
10:06Bruno Quetel, de révolution,
10:09est-ce que vous pensez que,
10:10cette fois-ci, la France est prête
10:12à regarder ce sujet en face ?
10:14On se rappelle de la phrase
10:15de Gérald Lamanin qui avait dit
10:16que dans le drame de l'affaire Liana,
10:17la justice n'avait manqué
10:18ni de moyens ni de droits,
10:20mais simplement de la volonté
10:21de prioriser les viols sur mineurs.
10:23Est-ce que, cette fois-ci,
10:24c'est-à-dire, allez,
10:25à partir de ce qui s'est passé,
10:27disons, à la rentrée,
10:28si on veut un peu être souple,
10:30cette fois-ci, la justice
10:31peut changer de paradigme
10:32sur ce sujet très important ?
10:34Je crois qu'elle le doit.
10:35Je crois que la justice
10:36doit changer de paradigme,
10:38mais la société dans son ensemble.
10:40Vous avez de nombreux dossiers
10:43où des parents ont mis
10:47un mouchoir sur des faits
10:49dénoncés par leurs propres enfants
10:50pour ne pas créer d'histoire,
10:52soit dans l'environnement familial,
10:54soit dans l'environnement amical.
10:56Vous avez des pressions,
10:59parfois sociales, locales,
11:02qui expliquent aux parents
11:03que ce qui s'est passé n'est pas bien,
11:05mais que la personne a déménagé,
11:08que l'enfant n'y sera plus confronté,
11:10etc.
11:11Donc, vous avez aussi,
11:14vous avez d'un côté
11:14l'objet juridique
11:16que l'on vient d'évoquer,
11:18la question sociétale,
11:20et parfois,
11:23je vous ouvre des guillemets,
11:24mais culturelle
11:25dans les comportements
11:26d'il y a quelques décennies.
11:28Moi, j'ai pu, par le passé,
11:30avoir des témoignages,
11:31mais glaçants,
11:32de pratiques familiales
11:34concernant des jeunes filles.
11:36C'était il y a une cinquantaine d'années,
11:38et aujourd'hui,
11:38ces femmes ont 60, 70 ans,
11:41et lorsqu'elles vous racontent
11:42ce qu'elles ont subi
11:44dès leurs premières règles,
11:46cette forme de rituel
11:47qui existait,
11:48les concernant
11:49dans le cercle familial,
11:50sont effroyables.
11:51Aujourd'hui,
11:52quand on est confronté,
11:53il ne serait-ce qu'à les écouter.
11:55Donc, c'est vraiment la société
11:57qui doit travailler sur elle
11:59pour faire face
11:59à tous ces problèmes,
12:00et la justice ne doit se faire
12:02que le reflet de cette société aussi
12:04qui veut petit à petit
12:05ouvrir les yeux
12:06sur toutes ces choses immondes.
12:08Merci beaucoup, Bruno Quetel,
12:09d'avoir été avec nous ce matin,
12:10avocat en droit de la famille
12:11chez Arst Avocat.
12:12Vous êtes également
12:12au Barreau de Paris.
12:13C'était l'occasion avec vous
12:14de faire un point
12:15sur ces près de 85 000 plaintes
12:17en France recensées
12:19après l'affaire Liana,
12:20des plaintes pour les violences
12:21sexuelles sur mineurs.
12:22Mais quand même,
12:22un chiffre qu'on va donner ce matin
12:24qui donne un peu d'espoir,
12:26dans 83% des cas,
12:28l'auteur présumé
12:29a été identifié.
12:30Et cet autre chiffre,
12:31beaucoup plus inquiétant en revanche,
12:33qui est que
12:34dans les trois quarts des affaires,
12:36les suspects appartiennent
12:37au cercle intime
12:37ou familial de la victime.
12:39Donc, nous ne sommes
12:41jamais vigilants,
12:42jamais assez vigilants
12:43sur ce titre de sujet.
12:46Il est 10h16 sur Sud Radio.
12:47Dans un instant,
12:48autre fait du jour,
12:49les ventes de cigarettes
12:50en chute libre.
12:51Alors certes,
12:51d'un point de vue de la santé,
12:52on s'en réjouit.
12:53Mais vous allez voir,
12:54d'un point de vue
12:54de les comptes publics
12:55et même d'un point de vue
12:56des buralistes,
12:57on ne peut pas dire
12:57que le mot joie soit adéquat
12:59pour décrire la situation,
13:00notamment parce que
13:01peut-être que pour la santé,
13:02c'est bien.
13:03Mais derrière,
13:04vous avez notamment
13:04une baisse
13:06de ce qu'on appelle
13:07les rentrées fiscales
13:08et alors pour les buralistes,
13:09je ne vous en parle même pas.
13:10On va essayer de comprendre
13:10tout ça dans une poignée
13:11de secondes.
13:12A tout de suite.
13:1319h sur Sud Radio
13:14et autre fait du jour ce matin,
13:15des ventes de cigarettes
13:16qui s'effondrent.
13:17Certes,
13:18une bonne nouvelle
13:18pour la santé publique,
13:19certainement,
13:20mais une beaucoup plus
13:21mauvaise nouvelle
13:21pour les comptes,
13:22bien sûr,
13:23de l'État,
13:24avec beaucoup moins
13:24d'entrées fiscales,
13:25mais aussi une très mauvaise nouvelle
13:26pour nos amis buralistes.
13:27Bonjour, Sarder Kaya.
13:29Bonjour.
13:30Vous êtes le président
13:30de la Confédération
13:31des buralistes
13:35ont écoulé 550 millions
13:37de paquets de cigarettes
13:38sur les six premiers mois
13:39de 2026.
13:40Ça pourrait paraître
13:41un chiffre considérable,
13:42sauf quand on s'y penche
13:43un peu plus
13:44et qu'on découvre
13:44que c'est 40 millions de moins
13:46que l'an dernier
13:47sur la même période
13:47et ça représente quand même
13:49une baisse de 7%.
13:51Forcément,
13:51pour vous,
13:52sur le chiffre d'affaires,
13:53j'imagine que ça se ressent un peu.
13:55Oui,
13:55ça se ressent malheureusement
13:56et encore une fois,
13:58je crois qu'à force de tirer
13:59la sonnette d'alarme
14:01a lancé des feux de détresse
14:03pour dire que
14:04nous avons fait un constat
14:05aujourd'hui qui est réel,
14:07qui est visible
14:07et qui n'est plus visible
14:08seulement par les buralistes,
14:09c'est que le trafic,
14:11le marché illégal,
14:12prend de l'argent à l'État,
14:13prend de l'argent aux buralistes
14:15et surtout,
14:16le trafic,
14:16pendant qu'il s'enrichit,
14:17il crée des phénomènes
14:18de société d'insécurité
14:19partout dans les territoires
14:20et en même temps,
14:21c'est un réseau légal
14:22qui empathie
14:23de toutes ces décisions politiques
14:24qui nous font beaucoup de tort.
14:26Mais c'est intéressant quand même
14:27ce que vous dites,
14:27Serdar Kaya,
14:28parce que quand on regarde
14:29par exemple d'autres chiffres,
14:30ce 2018,
14:31il faut réaliser que les Français
14:32achetaient encore
14:322 milliards de paquets
14:34de cigarettes par an.
14:35Cette année,
14:36c'était,
14:36enfin,
14:37on va avoisiner
14:38le milliard de paquets,
14:39mais ce que vous nous dites
14:40ce matin,
14:41c'est que ce n'est pas du tout
14:42que les Français fument,
14:43c'est qu'ils achètent
14:44différemment,
14:45notamment dans les réseaux
14:46de contrebande,
14:46à l'étranger
14:47ou de manière illégale
14:48en ligne,
14:48c'est ça ?
14:50Alors en fait,
14:50il y a peut-être
14:51une baisse de consommateurs
14:53parce qu'aujourd'hui,
14:54les modes de consommation
14:55évoluent avec les produits
14:56de nouvelle génération
14:56comme le vapotage,
14:57etc.
14:58Donc il y a ce phénomène
14:59de consommation qui évolue.
15:01Par contre,
15:01ce qui est évident
15:02et réel,
15:03c'est que la consommation,
15:05elle ne baisse pas
15:06à la vitesse
15:06que la santé publique
15:07peut l'imaginer.
15:09Évidemment,
15:09la baisse est visible,
15:11mais sur une seule raison,
15:12c'est que,
15:13vous savez,
15:13il y a deux mois,
15:14la Nationale 20
15:16en Ariège
15:17a fermé,
15:18l'Andorre était inaccessible.
15:19On a eu plus 90%
15:21de volume tabac
15:21en moins de trois semaines
15:22dans une région
15:23qui ne vendait plus de tabac.
15:24C'est surprenant
15:26parce qu'en fait,
15:27quand on a eu
15:27la période Covid,
15:28on a eu des augmentations
15:29à plus de 200%.
15:30En fait,
15:31les consommateurs,
15:32dès qu'ils ne trouvent plus
15:33la capacité d'acheter
15:34un paquet de cigarettes
15:35à 11,50,
15:36à 13,50,
15:37eh bien,
15:37où est-ce qu'ils vont aller ?
15:38Ils vont aller sur la contrebande,
15:39la contrefaçon
15:40à 6, 7 euros le paquet
15:42ou bien,
15:43vous savez,
15:43sur les réseaux sociaux.
15:44Oui,
15:45ou sur les pays frontaliers,
15:46on pense à l'Allemagne,
15:47on pense à l'Espagne,
15:48on pense à d'autres pays
15:49où les paquets sont
15:50beaucoup moins chers
15:50qu'en France.
15:51Oui,
15:52le paquet en Espagne
15:53ou en Italie,
15:54il est deux fois moins cher
15:55qu'en France.
15:55Il a 6 euros,
15:566,50,
15:575 euros pour certains pays
15:58et je vous dirais
15:59qu'aujourd'hui,
15:59le consommateur
16:00qui a 15 kilomètres,
16:01le calcul,
16:01il est vite fait.
16:02Alors,
16:02à un moment donné,
16:03il ne faut pas qu'on ait
16:03cette politique
16:04à aller plus vite
16:05que les autres
16:05parce que quand on parle
16:06d'Europe sur plein de sujets,
16:08il faut travailler
16:09sur une Europe
16:09avec une harmonisation du prix
16:10parce qu'à un moment donné,
16:11on ne peut pas se subir
16:12pendant que les autres pays
16:14bénéficient des recettes fiscales.
16:15Si je suis là
16:15votre raisonnement,
16:16Serdar Kaya,
16:16en rappelant que vous êtes
16:17le président
16:17de la Confédération des Buralistes
16:18et que vous vous dites
16:19le prix du paquet en France,
16:21contrairement à ce qu'on peut
16:21entendre partout
16:22où on semble avoir
16:23quand même depuis
16:24quelques années maintenant
16:26non pas une harmonie
16:27mais en tout cas un consensus
16:28pour dire que
16:28ce n'est pas plus mal
16:29que les paquets aient augmenté
16:30tant pis pour les fumeurs
16:31parce que ça réduit
16:32la consommation.
16:32Vous vous dites
16:33le paquet en France
16:34est trop cher,
16:35il faut baisser le prix ?
16:37Alors moi,
16:37je ne dis pas qu'il faut baisser le prix.
16:38Moi,
16:38ce que je demande,
16:39c'est surtout
16:40qu'on ait une réduction
16:41des écarts de prix.
16:42Moi,
16:42je suis buraliste dans l'Oise
16:43à 2h de la frontière belge,
16:45la Belgique a une politique
16:46de santé
16:47qui a augmenté
16:48le prix du tabac.
16:49Je vous assure,
16:49dans les Hauts-de-France,
16:50le volume tabac
16:51a augmenté,
16:52pas parce qu'il y a
16:53plus de fumeurs,
16:53parce que le consommateur
16:55revient en France
16:56acheter ses cigarettes.
16:57Nous,
16:57on revoit des clients
16:58qu'on ne revoyait plus.
16:59Ils venaient chez nous
16:59pour faire un loto
17:00mais ils achetaient
17:01leurs cigarettes en Belgique.
17:02Alors dès que
17:02la réduction des écarts de prix
17:04se met en place,
17:05nous retrouvent du volume.
17:06Des recettes fiscales en plus
17:07dans le Nord-Pas-de-Calais
17:08alors qu'on voit aujourd'hui
17:09en France qu'il y a
17:10la dégragolade
17:11des recettes sur le tabac
17:13parce qu'en Espagne,
17:14en Italie,
17:14ou bien parce qu'en France
17:15on a démantelé,
17:16je le rappelle,
17:178 usines clandestines
17:18de tabac
17:19implantées sur le territoire.
17:21Implantées directement
17:21sur le territoire.
17:22Mais ce qui veut dire,
17:23Cervé Carrière,
17:23j'imagine que les exemples
17:25que vous avez donnés
17:25avec la période Covid,
17:27avec tout d'un coup
17:28des fermetures de frontières
17:29qui font que
17:30dans certaines régions
17:30vous observez à nouveau
17:31une explosion du prix du paquet,
17:33ça vous avez dû le dire
17:34aux autorités compétentes,
17:35vous avez dû voir
17:36des personnalités concernées,
17:37et c'est-à-dire que
17:38vous avez dû leur mettre
17:39sous le nez quand même
17:40cette petite gêne
17:40que cela provoque.
17:42On le dit,
17:43on le dit évidemment,
17:44on le dit régulièrement.
17:46Je vous dirais,
17:46c'est même l'État
17:47qui en a pris conscience.
17:48En octobre dernier,
17:50on a eu une étude
17:50de la douane
17:51et de la Mildeka,
17:52c'est l'étude TAF,
17:53elle se nomme TAF,
17:55T-A-2-F.
17:56Eh bien cette étude,
17:57elle annonce clairement
17:58que l'État
17:58perd plus de 5 milliards d'euros
18:00de pertes fiscales
18:01à cause du trafic
18:02et du marché parallèle.
18:03À un moment donné,
18:04nous on l'a dit assez,
18:05maintenant l'État
18:05en a pris conscience,
18:06il faut être face
18:07à la réalité.
18:08On peut aller très vite
18:09sur des plans
18:10de santé publique,
18:11mais en même temps,
18:12lorsqu'on voit
18:13un produit illégal,
18:14ne nous effaçons pas
18:15au profit du marché illégal
18:17et des organisations criminelles.
18:18Donc on peut travailler
18:19sur une pédagogie,
18:20le réseau des ruralistes
18:22travaille là-dessus.
18:23Bien sûr, bien sûr.
18:24Et donc à un moment donné,
18:25oui allez-y.
18:26Non, finissez votre phrase
18:27avec Kaya, allez-y.
18:28À un moment donné,
18:29je crois qu'il faut que
18:30nos politiques
18:30prennent leur responsabilité.
18:32Il faut que l'État
18:32prenne sa responsabilité
18:34et parfois on a même
18:35des politiques
18:36qui annoncent
18:37une volonté
18:38d'avoir un paquet
18:38à 25 euros.
18:40Mais à ce moment-là,
18:41c'est laisser la totale
18:42illégalité prendre la place
18:43sur le territoire.
18:44Pendant ce temps-là,
18:44vous savez,
18:44quand on annonce
18:45des paquets souhaités
18:46à 17 ou 25 euros,
18:47il y a quelques pays
18:48de l'Union européenne
18:49qui se frottent les mains
18:50en disant
18:50mais allez-y, foncez,
18:51parce que nous,
18:51on accueille vos clients,
18:52nos clients français
18:54à bras ouverts.
18:55Vous avez rappelé
18:56ce chiffre déjà considérable
18:58de 5 milliards,
18:58ça c'est de mangue
18:59à gagner pour l'État,
19:00c'est les fameuses
19:01recettes fiscales
19:02qui ne rentrent pas
19:02avec toutes les taxes
19:03qui existent sur le tabac.
19:04Mais est-ce qu'on a une idée,
19:05Serder Kaya,
19:06du chiffre que ça représente
19:08pour vous,
19:09ce trafic de contrebande,
19:11ces voyages transfrontaliers
19:13pour aller chercher
19:14un paquet de cigarettes
19:15moins cher ?
19:16Est-ce que vous,
19:17quand vous prenez la calculette,
19:18vous savez combien
19:18les buralistes perdent,
19:20par exemple,
19:20sur un an
19:21avec tout ce marché parallèle ?
19:23Oui, c'est estimé
19:24entre 700 et 800 millions
19:25d'euros par an
19:26et c'est estimé aussi
19:28à avoir de plus en plus
19:29de buralistes
19:30ne pouvant se faire un salaire.
19:32Moi, j'étais la dernière fois
19:33à Clermont-Ferrand,
19:34dans le Puy-de-Dôme
19:35et il n'y a pas longtemps
19:36dans la Corrèze,
19:37quand j'ai des buralistes
19:38qui me disent
19:38en ruralité,
19:39on rend service pour l'État,
19:41on rend service à la population,
19:42on fait les colis,
19:44on encaisse les impôts,
19:45on est là au quotidien
19:46vers 12 heures par jour
19:47et ça fait trois mois
19:47que je n'ai pas eu de salaire
19:48pendant ce temps-là,
19:49les charges augmentent
19:50et le trafic devant chez moi
19:51explose.
19:51Là, il y a 700 millions d'euros
19:53qui ne rentrent pas
19:54dans nos caisses,
19:55donc notre maillage
19:55qui se fragilise
19:56et en même temps,
19:57on rend toujours service
19:57et pendant ce temps-là,
19:58on prend aujourd'hui
19:59des coups
20:00qui nous font beaucoup de tort.
20:01Ça, c'est sûr.
20:01Sachant qu'il y a encore
20:03deux questions
20:03quand je vous entends
20:04qui me viennent à l'esprit,
20:05Serdère Caillard.
20:06La première,
20:07c'est est-ce que vous estimez
20:08que dans tout ce contexte
20:09et sans faire d'alarmisme,
20:11forcément,
20:11le métier aujourd'hui
20:12de buraliste
20:14est un métier
20:15qui est amené
20:16à disparaître ?
20:21Moi, je suis buraliste
20:23depuis près de 20 ans,
20:24mais en tout cas,
20:25moi, je fais partie
20:25de celles et ceux
20:26qui croient en ce métier
20:26pour une seule et bonne raison,
20:28c'est que je dis à l'État
20:30de prendre leurs responsabilités.
20:31Évidemment que dans 10, 15, 20 ans...
20:33Pardonnez-moi,
20:34c'est-à-dire qu'il y a
20:34un nombre de professions
20:35qui depuis 20, 30 ans
20:36demandent à l'État
20:37de prendre ses responsabilités.
20:38Aujourd'hui,
20:39je pense qu'ils peuvent
20:39venir vous voir
20:40dans votre bureau de tabac
20:42à côté de l'Oise
20:43et vous dire que
20:44leurs professions ont disparu.
20:45Donc, est-ce que ça suffit
20:46de s'en remettre à l'État ?
20:47On a perdu les propositions
20:50qu'on a concrètes
20:51auprès de l'État.
20:51D'abord, c'est que
20:52quand je dis
20:53prendre leurs responsabilités,
20:54c'est que maintenant,
20:54on a des propositions
20:55à leur faire.
20:56C'est d'abord travailler
20:57sur la rémunération
20:58du réseau des buralistes,
20:59mieux vivre de notre travail.
21:00À un moment donné,
21:01si nous, on doit rendre service
21:02à l'État,
21:03l'État doit aussi prendre
21:03ses responsabilités
21:04pour nous accompagner
21:05économiquement.
21:06Ça, c'est le premier point.
21:07Et le deuxième point,
21:08c'est de se dire,
21:09évidemment,
21:09les modes de consommation évoluent.
21:11Nous, ce qu'on demande,
21:12c'est que le produit
21:13du vapotage
21:13que nous avons aujourd'hui
21:15en France
21:16avec une consommation
21:17à plus de 3 millions
21:17de consommateurs en France,
21:19le réseau des buralistes
21:19est prêt à distribuer
21:21avec un cadre de distribution.
21:23Je ne peux pas voir,
21:24moi, quand je me promène
21:25chez des enseignes
21:26de grande surface,
21:27des produits de vapotage
21:28en libre-service,
21:29colorés,
21:29qui aujourd'hui
21:30poussent nos enfants
21:31à être curieux
21:32de ces produits.
21:33Nous, on leur dit,
21:33le réseau des buralistes
21:34se forme,
21:35on est professionnels,
21:36on est prêt à vendre
21:37des produits à base de nicotine
21:38comme la cigarette électronique
21:39et le vapotage
21:39avec un cadre,
21:40une réglementation.
21:41Et nous, on apporte
21:42la formation.
21:43Et je vous assure
21:44que si l'État avance
21:45dans cette direction-là,
21:46c'est préserver
21:47les 22 500 buralistes
21:48dans tous les territoires
21:49parce qu'on pourra ressortir
21:50avec une puissance économique
21:51sur ce sujet-là.
21:52Et donc,
21:53de la table d'habilité
21:55et de la souplesse,
21:56une question encore,
21:57Serdar Kaya.
21:57Vous avez vu,
21:58il y a quelques semaines,
21:59on en a parlé largement
22:00ici sur cette antenne,
22:01ce rapport de l'assurance maladie
22:03qui, au milieu
22:04de beaucoup de choses,
22:05a émis une proposition
22:06visant à interdire
22:07la vente de tabac
22:07aux personnes nées
22:08après 2019.
22:09L'idée,
22:10c'est d'une certaine manière
22:11de s'inspirer
22:11du modèle britannique
22:12qui, dès l'an prochain,
22:14de son côté,
22:14interdira la vente
22:15de tabac aux personnes
22:16nées après 2008.
22:18Comment vous,
22:19le buraliste
22:19et le président
22:20de la Confédération
22:21des buralistes,
22:21regardent cette proposition ?
22:23Dans le monde meilleur
22:26et le monde des bisounours,
22:28allons-y,
22:28allons-y,
22:29proposons ces propositions de loi.
22:30Mais je vous assure,
22:31je leur dis,
22:31venez sur le terrain,
22:32allez voir ces étudiants
22:34qui sont dans les universités
22:36ou ailleurs.
22:37Celui qui veut une cigarette
22:38aujourd'hui,
22:38quand il est jeune majeur,
22:39il peut la voir
22:40chez le buraliste.
22:40Mais celui qui a 16 ans
22:41et qui veut avoir une cigarette.
22:43Alors bien souvent,
22:43on pointe du doigt
22:44le réseau des buralistes
22:45qui s'est professionnalisé
22:46et qui aujourd'hui
22:47s'engage pleinement
22:48pour ne pas vendre aux mineurs.
22:49On a aujourd'hui
22:50un réseau très engagé là-dessus.
22:52Mais je vous assure
22:53que quand vous sortez
22:53dans la rue,
22:54Snapchat,
22:55Facebook,
22:55les épiceries de nuit
22:56que vous voyez fleurir
22:57partout dans les territoires,
22:58eux ne se posent pas de questions
22:59ni sur l'éthique
23:00ni sur la responsabilité
23:01pour vendre des cigarettes
23:02à des mineurs.
23:03Donc en fait,
23:03à un moment donné,
23:04encore une fois,
23:05pénalisons et touchons
23:06l'atteinte à la liberté
23:07des citoyennes
23:08et des citoyens.
23:09Et en même temps,
23:10ces jeunes-là,
23:10ils auront acheté
23:10sur l'illégal plus rapidement.
23:12Et donc forcément,
23:13on voit à quel point
23:14derrière la bonne idée
23:16se glisse un raisonnement
23:17pervers
23:18et beaucoup de failles.
23:18Merci beaucoup,
23:19Serder Kaya,
23:19d'avoir été mon invité
23:20ce matin sur Sud Radio,
23:22président de la Confédération
23:23des buralistes
23:24dans ce contexte
23:25où les bureaux de tabac
23:25ont certes écoulé
23:26500 millions de paquets
23:28de cigarettes
23:28depuis le début de l'année
23:29mais ça représente
23:30une perte considérable pour eux,
23:32certes d'entrée d'argent aussi,
23:33de perte fiscale pour l'État.
23:34C'est près de 7% en moins
23:36et on a entendu
23:37tous ces nombreux problèmes
23:38avec aujourd'hui
23:39un tabac largement moins cher
23:42à côté de la frontière
23:44avec également
23:45un tabac de contrebande
23:46qui se multiplie
23:47et un État
23:48qui pour l'instant
23:48ne répond pas aux préoccupations.
23:50Dans un instant,
23:51alors qu'il est 10h29
23:52sur Sud Radio,
23:52les éditorialistes
23:53arrivent dans ce studio
23:55et on va s'intéresser
23:56à la loi sur la fin de vie,
23:57notamment un invité
23:59ce matin sur Sud Radio
23:59qui a eu un propos fort
24:01et qui s'inquiète aujourd'hui
24:02de voir cette loi
24:03validée par l'Assemblée nationale
24:04de son côté
24:05quand il observe
24:06les autres pays,
24:07les dérives qu'il peut y avoir.
24:08Il dit oui mais
24:08à un moment
24:09ça va être un motif économique,
24:10ça va être un motif de pauvreté,
24:12ça peut même être un motif
24:13pour les plus jeunes.
24:13La question,
24:14elle est cash ce matin,
24:15est-ce que
24:16si on pense à toutes
24:17les dérives de la fin de vie,
24:18est-ce qu'on peut aller
24:18vers une euthanasie
24:20des plus pauvres
24:20comme certains le craignent
24:21ici et là ?
24:22Vous participez à la conversation
24:23notamment au 0826 300 300.
24:25A tout de suite.

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