00:00Exactement, complètement.
00:01Alors l'objectif premier, comme vous l'avez rappelé,
00:04c'est que je suis un jeune propriétaire de château en Dordogne.
00:07Et donc c'est de restaurer ce château
00:09qui forcément a subi un petit peu les affres du temps.
00:13Et donc l'objectif évidemment, c'était de créer un événement populaire
00:17qui rassemble les gens de toutes parts, de passages comme des locaux
00:22et de leur proposer un moment convivial dans un château.
00:25Et évidemment, du coup, ça permettait de financer grâce à leur entrée
00:28et aux recettes de la buvette de participer du coup à la restauration de château.
00:36Donc il y a deux objectifs, à la fois la restauration du château
00:39et en même temps recréer cet esprit fait de village,
00:42simple, populaire, convivial dans ce lieu.
00:46Comment est-ce que vous avez réussi à recréer cet esprit,
00:49si vous voulez, à attirer toujours plus de monde
00:52pour que les gens se rencontrent ?
00:55C'est quoi la clé du succès ?
00:58Je ne sais pas si je possède la clé du succès,
01:00mais en tout cas, les choses sont faites assez naturellement.
01:03Le cadre déjà d'un monument historique
01:06installe déjà une certaine ambiance dans une soirée.
01:10Et puis après, c'est les choses qui plaident.
01:12On a fonctionné avec un DJ, évidemment,
01:17qui passe de la musique de 19h à minuit.
01:18Et donc, voilà, on est dans une ambiance assez jazz,
01:21de 19h à 20h, qui laisse le temps aux gens de dîner tranquillement,
01:25de retrouver leurs amis.
01:27Et ensuite, de prolonger la soirée avec de la musique des années 80,
01:31avec tous les styles musicaux qui s'adaptent évidemment à chaque soirée.
01:35Et évidemment, du coup, le but, c'est quand même de mettre en avant
01:39des savoir-faire et des producteurs locaux.
01:41Donc, on a des trucks, évidemment,
01:43qui vont proposer des choses locales liées au Périgord.
01:47Et voilà, dans ce cadre-là.
01:49Et puis, évidemment, la Dordogne, c'est connu
01:50comme étant un département très touristique, en famille.
01:55Et donc, on s'inscrit complètement dans cet axe-là.
01:58Alors, c'est vrai qu'on entendait qu'il y avait beaucoup,
02:00notamment pour les fêtes de villages,
02:01des normes de sécurité, des coûts qui augmentent,
02:03les contraintes climatiques.
02:05Il y a effectivement de plus en plus de difficultés à gérer.
02:09Et pour autant, vous avez le sentiment qu'aujourd'hui,
02:11les Français, ils en redemandent de cet esprit de fête de villages.
02:16Je pense, oui.
02:18Et puis, en Dordogne, pour le coup, on n'est pas très touchés
02:20puisqu'en fait, vous avez un principe qui s'appelle les marchés gourmands
02:23qui ont lieu dans toutes les communes de Dordogne
02:25où les gens viennent, en fait, avec leur couvert,
02:27ils se posent à une table, il y a des producteurs locaux
02:29et ils viennent profiter, évidemment, d'une soirée familiale.
02:32Moi, du coup, j'ai essayé de me baser là-dessus,
02:34donc de cette tradition périgordine.
02:39et de l'adapter un petit peu en rajoutant de la musique,
02:42évidemment, pour que ça soit plus joyeux,
02:44peut-être un peu plus moderne
02:46et essayer de faire revivre le château
02:48que j'ai décidé de reprendre il y a quatre ans.
02:50L'esprit fête de villages qui se poursuit donc avec Louis Gouillot,
02:53propriétaire du château de Tirgan.
02:55Merci à vous d'avoir accepté notre invitation.
02:58On peut encore, pour les gens de passage,
02:59peut-être s'ils veulent aller danser, partager.
03:03Ah ben, Saint-Astie, vous connaissez bien.
03:04C'est vraiment un général Bertrand Cavallier.
03:06Le général Bertrand Cavallier a commandé le centre national
03:08d'entraînement des forces de gendarmerie à Saint-Astie.
03:10Je salue le jeune Gouillot.
03:11Je suis admiratif parce que c'est formidable.
03:14Et puis de défendre le patrimoine.
03:16Mais je pense qu'il y a quand même,
03:17dans certaines régions, une vitalité,
03:18en tout cas une vitalité retrouvée.
03:20Il y a une forte attente pour ces fêtes.
03:22Moi, je vis une grande partie l'année dans le Jura.
03:24Je peux dire qu'en Franche-Comté, c'est très actif.
03:26La Bretagne, ça ne se perd pas.
03:28Les fesses neufs, à chaque année.
03:30Puis il y a la culture celtique,
03:31la culture locale qui est quand même très active.
03:34Mais en Dordogne, dans le grand sud-ouest,
03:36je crois que ça reste quand même très vif.
03:37Je parle sous le contrôle de notre jeune
03:41camarade qui défend son patrimoine.
03:43Qu'en pensez-vous ?
03:45– Louis Gouillot.
03:46– Il y a des départements qui sont forcément plus touchés
03:49par la baisse du tourisme dans certains coins.
03:53La canicule qui n'a pas été évidente.
03:54Les feux d'artifice qui ont été annulés.
03:56Et c'est tout à fait compréhensible.
03:58Je pense que les préfectures n'ont pas voulu prendre le risque.
04:02Mais forcément, ça a aussi pesé beaucoup sur le fait que,
04:05forcément, pour certains organisateurs,
04:09ça a été plus ou moins compliqué.
04:10Notamment pour les festivals de musique,
04:12ça a été compliqué cette année.
04:13– Sous-titrage Société Radio-Canada –
04:16– Sous-titrage Société Radio-Canada
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