- il y a 6 jours
Avec Nicolas Mayer-Rossignol, maire (PS) de Rouen, président de la Métropole Rouen Normandie
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jacques Cardoze.
00:06Et cet invité politique, c'est Nicolas Maillard-Rossignol, numéro 2 du PS, maire de Rouen, président de la Métropole.
00:12Bonjour Nicolas Maillard-Rossignol, soyez le bienvenu.
00:16Alors pour vous présenter, je me suis dit, vous êtes à la fois principal opposant d'Olivier Faure, qui est
00:21d'une certaine façon votre patron.
00:23Vous avez essayé de lui ravir le poste de premier secrétaire deux fois, vous n'y êtes pas parvenu.
00:27Mais vous soutenez Raphaël Glucksmann, voilà qui illustre bien les débats qu'il y a du côté de votre famille
00:33politique.
00:33C'est quand même compliqué de s'y retrouver.
00:35Oui mais en réalité c'est assez simple.
00:37Est-ce qu'on veut que la gauche gagne l'élection présidentielle ou qu'elle fasse l'impasse sur l
00:41'élection présidentielle ?
00:42C'est ça la vraie question.
00:43Si on pense que la gauche a déjà perdu l'élection présidentielle, alors effectivement, il n'y a plus rien
00:47à faire.
00:47Nous ce que l'on regarde, c'est qui peut gagner l'élection présidentielle ?
00:51Et vous pensez que vous êtes bien parti avec le nombre de candidats qu'il y a actuellement ?
00:54Ce que je vois franchement, c'est que depuis maintenant assez longtemps, mais il y a un changement depuis hier,
01:00puisqu'il y a eu une déclaration officielle de candidature de Raphaël Glucksmann,
01:03il y a deux personnes à gauche qui se détachent objectivement.
01:07Et ce n'est pas à moi qui le dit, c'est tous les sondages, toutes les études, etc.
01:09Jean-Luc Mélenchon, et je dis ça sans aucune acrimonie, mais toutes les études montrent que,
01:14je dis cela d'une formule, il a à la fois un plafond et un plancher.
01:17Plancher ça veut dire qu'il a un socle électoral, avec une équipe, un programme, une vision.
01:22Mais plafond parce qu'en aucune circonstance, il ne gagne l'élection présidentielle.
01:26D'ailleurs, ça fait trois fois qu'il est candidat, trois fois qu'il a perdu.
01:28Et là, c'est encore pire, c'est même l'une des personnalités les plus détestées des Français.
01:32Attention aux certitudes dans les élections.
01:34Je vous dis évidemment la situation actuelle.
01:36Mais ce que je vois surtout, parce qu'à la limite, ce premier sujet n'est pas le plus important
01:40pour moi,
01:40le plus important, c'est que depuis hier, nous avons une candidature crédible, Raphaël Glucksmann,
01:45sincère, on connaît ses valeurs, pro-européen par exemple, écologiste.
01:49Et enfin, une candidature qui peut faire gagner la gauche, la gauche démocratique,
01:54et qui peut redonner un espoir à la France et aux Français.
01:57Alors, vous ne l'avez jamais caché.
01:58Voilà pourquoi je le soutiens.
01:58Vous ne l'avez jamais caché, justement, vous êtes un soutien de Raphaël Glucksmann.
02:02Est-ce que vous trouvez vraiment que sa candidature clarifie le débat ?
02:06Oui, je le crois. Je le crois vraiment sincèrement.
02:09Pourquoi ? Parce que pendant très longtemps,
02:11et vous avez rappelé ce que j'ai fait à l'intérieur du Parti Socialiste,
02:13et je le vois encore sur le terrain,
02:15quand vous interrogez les gens,
02:17moi je suis maire de Rouen, qui est une ville populaire, ouvrière, industrielle, fière de l'être,
02:22les gens vous disent, mais qu'est-ce que propose la gauche ?
02:25Comprenez ce que je veux dire ?
02:26Quelles sont les idées ?
02:27Et là, vous avez un candidat, alors on peut ne pas être d'accord avec Raphaël Glucksmann,
02:31mais c'est clair, c'est clair, il y a des convictions qui sont affirmées.
02:34On est pro ou on est anti-européen ?
02:35Vous vous rendez compte de ce que vous dites ?
02:37C'est-à-dire que lorsque les gens vous disent qu'est-ce que propose la gauche,
02:40ça signifie qu'en fait, vous n'avez pas encore réussi à imprimer finalement les idées.
02:44Vous partez tard dans la course.
02:46Je pense qu'on aurait dû partir plus tôt, ça c'est très clair.
02:48Je parle du Parti Socialiste,
02:49je pense qu'on aurait dû s'affirmer beaucoup plus fortement ces dernières années.
02:52Mais j'allais dire, c'est le passé.
02:54Aujourd'hui, nous sommes à neuf mois d'une élection, et quand même.
02:56Et ça, beaucoup d'électeurs et de citoyens, pas forcément de gauche d'ailleurs, le voient très bien.
03:00Pour ma génération, c'est le moment le plus important de notre vie militante.
03:03Parce que pour la première fois, l'extrême droite est largement favorite.
03:07Ce qui n'était pas encore le cas en 2022 et en 2017,
03:10même si elle était déjà très haute dans les sondages.
03:12Absolument.
03:12Et donc c'est le combat d'une vie, c'est le combat d'une génération.
03:15Et il faut du courage pour se lancer dans ce type de combat.
03:18Raphaël Glucksmann, là.
03:19C'est un combat majeur, mais lorsqu'on regarde ce qui se passe,
03:22vous allez encore perdre du temps,
03:23puisqu'il va y avoir une primaire en octobre, courant octobre.
03:27Les dates ne sont pas encore fixées, mais autour du 10 pour le premier tour.
03:30Entre 10 et 11 octobre, voilà.
03:32Et là, je cite tous ceux qui sont candidats ou pas totalement déclarés.
03:37Ségolène Royal, Philippe Brun, donc Raphaël Glucksmann,
03:39peut-être Olivier Faure et Boris Vallaud.
03:41Et puis François Hollande et Bernard Cazeneuve,
03:44qui eux, ne veulent pas participer à cette primaire a priori.
03:48Pour le moment, ils ne sont pas encore candidats officiels.
03:49Mais on ne peut pas dire que ça clarifie le débat, tout ça.
03:52Il faut un mécanisme démocratique pour clarifier.
03:56Il y a déjà eu des primaires par le passé.
03:57Moi, ça ne me choque pas qu'il y ait une compétition démocratique
04:01avec une confrontation des idées.
04:02Je trouve ça tout à fait normal.
04:04Mais comme vous venez de le dire dans votre question,
04:06il y a des candidats qui sont déclarés,
04:07et puis il y en a, on ne sait pas trop, on verra bien.
04:09Moi, je n'ai jugé personne.
04:11Je dis juste qu'il faut que tout cela, et là, je vous rejoins,
04:13doit se faire dans un temps court.
04:16C'est le cas des débuts octobre.
04:17Vous savez, c'est dans un mois.
04:18Et ensuite, il y aura bien, quoi, six mois à peu près,
04:21de campagne, même plus, jusqu'à l'élection présidentielle.
04:23Mais est-ce que ça suffit lorsqu'on voit que Jean-Luc Mélenchon
04:25grimpe dans les intentions de vote pour le premier tour,
04:28qu'il est même donné au second tour,
04:33qualifié devant Édouard Philippe ?
04:34C'est un dernier sondage qui est tombé ces dernières heures.
04:37Pourquoi ? Parce qu'il imprime dans l'opinion.
04:39Et donc, vous prenez du retard.
04:41Oui, mais on peut regarder le lait renversé
04:43ou se retrousser les manches.
04:44Nous, on préfère se retrousser les manches.
04:46On peut se dire, c'est fichu.
04:47Tous les sondages que vous indiquez, vous avez raison.
04:50Effectivement, c'est la situation actuelle.
04:52Et je le redis, nous aurions dû partir pour le Parti socialiste plutôt.
04:54Bon, enfin, c'est la situation actuelle.
04:56Mais ces mêmes sondages indiquent qu'à la fin,
04:58c'est l'extrême droite qui gagne aujourd'hui.
05:00Donc, je reviens à mon point Princeps.
05:02Est-ce qu'on se résigne à cela ?
05:04Je ne me résigne pas.
05:05Nous ne nous résignons pas.
05:07C'est ce qu'a dit Raphaël hier.
05:08Et je crois que c'est très important qu'on ait maintenant une dynamique.
05:11Vous avez peut-être entendu que Yannick Jadot, écologiste,
05:13ancien candidat à l'élection présidentielle.
05:15On peut ne pas être d'accord avec Yannick Jadot,
05:17mais il a des idées qui sont très claires.
05:19Il est crédible dans sa proposition politique.
05:22Soutient lui aussi avec enthousiasme Raphaël Glucksmann.
05:25Et vous allez voir, je ne vais pas défleurer le sujet,
05:27mais vous allez voir que dans les prochains jours, les prochaines semaines,
05:29il y a une dynamique qui se met en place.
05:31Et je dis à tous les Français,
05:32vous allez avoir évidemment d'autres personnalités.
05:35Des personnes de l'extérieur au Parti socialiste ?
05:37Vous le verrez très prochainement.
05:39Je vous ai dit, je ne veux pas avancer sur les annonces.
05:42Mais ce que je peux dire, c'est qu'il y a une attente très forte,
05:44parce que beaucoup de Français sont orphelins.
05:46Orphelins d'une parole claire,
05:48qui ne confond pas la radicalité avec l'extrémisme,
05:51qui sait qu'on a besoin d'une gauche démocratique,
05:53qui ne soit pas populiste,
05:54qui soit sincère sur ses convictions,
05:56qui soit capable de faire des compromis sans compromission,
05:59qui est féministe, qui est laïque,
06:01qui est républicaine,
06:01qui ne s'excuse pas d'aimer son pays et l'Europe,
06:04et qui entend affirmer ses valeurs
06:06pour redonner à ce pays le sens de la justice.
06:09Hier, Raphaël a dit une chose très simple.
06:11Aujourd'hui, le travail ne paie plus.
06:13On devient de plus en plus,
06:14et c'est vrai, je le constate comme maire,
06:16une société, je dis ça sans jugement,
06:18mais d'héritiers et de rentiers,
06:19où finalement, des personnes gagnent mieux leur vie
06:22par la chance qu'elles ont d'être nées ici ou ailleurs,
06:25avec telle ou telle famille,
06:26que des personnes qui bossent dur,
06:28tout le matin, tard le soir,
06:29y compris dans des conditions de pénibilité très fortes.
06:32Il faut changer cela.
06:33Et la gauche, elle défend le travail.
06:35Voilà un exemple.
06:36Elle défend les services publics.
06:37Elle défend la culture.
06:39Raphaël Glucksmann l'a dit très bien hier,
06:40et il a aussi rappelé que,
06:42sans jeter d'anathème,
06:44est-ce que notre pays aujourd'hui est dans un meilleur état
06:46qu'il y a dix ans quand Emmanuel Macron a été élu ?
06:49Incontestablement, non.
06:49Les inégalités se sont accrues.
06:51Vous avez vu l'été climatique que nous avons passé,
06:54et c'est probablement l'un des moins pires,
06:55malheureusement, que les années à venir.
06:57Certains vous diront que la gauche a participé
06:58d'une certaine façon aussi
06:59à ces dix années d'Emmanuel Macron.
07:01Alors, s'il ne vous a pas échappé,
07:02que la gauche n'était pas au pouvoir, quand même.
07:04Et que même lorsqu'elle a gagné
07:05par une majorité relative l'élection de 2024,
07:08Emmanuel Macron a refusé de lui donner
07:09les clés de Matignon.
07:11Mais, là encore, c'est du passé.
07:12Aujourd'hui, on a un renouveau.
07:13Ça, c'est un point important.
07:14Oui, mais par exemple, sur certains points,
07:16vous ne vous opposez pas toujours
07:17à ce que peuvent proposer les gouvernements
07:20ou ce que peuvent proposer
07:21les gouvernements d'Emmanuel Macron.
07:23Prenons des exemples précis.
07:25Là, il va y avoir le débat sur le budget.
07:27On parle déjà d'une désindexation
07:29des pensions les plus aisées.
07:31Est-ce que vous êtes d'accord
07:32avec cette idée qui est avancée ?
07:34On ne sait pas si elle sera retenue
07:35en tant que socialiste.
07:37Est-ce que vous considérez
07:38que c'est de la solidarité intergénérationnelle
07:40ou un reniement d'une promesse historique
07:42de la gauche, si cette idée devait passer ?
07:44Je vais vous répondre très précisément
07:46sur ce point.
07:47Avant cela, je veux juste faire un point
07:48un tout petit peu plus général
07:49parce que je suis un peu attristé
07:51de voir la façon dont ces débats
07:53sur les budgets se démarrent.
07:55Vous avez peut-être vu par exemple
07:56que certains disent déjà
07:57alors qu'on n'a pas vu le projet de budget
08:00soit on va l'approuver de toute façon
08:02soit de toute façon on va le rejeter.
08:03La fille a dit qu'il censurerait.
08:05De toute façon on va le rejeter.
08:06Je trouve que ça n'est pas responsable.
08:08Moi je suis maire
08:08quand je fais une proposition de budget.
08:10Évidemment ça n'est pas à la même taille
08:11mais c'est le même principe démocratique.
08:13On regarde les propositions.
08:15Ça c'est le premier point.
08:15Avant d'avoir des postures
08:17parce que c'est ça finalement.
08:18Parce qu'on serait dans tel ou tel camp
08:19alors on refuserait absolument
08:21ou on approuverait absolument.
08:22Non, on regarde.
08:23Ensuite, le deuxième point
08:24c'est ce qu'a dit Raphaël Glucksmann hier
08:25et il a raison
08:26pour ce budget comme les suivants.
08:28La politique c'est des choix.
08:30On n'a pas l'argent pour tout faire
08:31donc il faut faire des choix.
08:32Et tous les français le comprennent très bien.
08:34Le travail ou la rente ?
08:38Face à la canicule, l'écologie
08:39ou on continue à financer
08:41des dépenses qui ne sont pas prioritaires.
08:43Et donc nous allons devoir juger sur pièce.
08:45Maintenant sur les retraites.
08:46Vous vous souvenez de la réforme
08:48des retraites il y a quelques années.
08:50Les syndicats unanimement,
08:51je vais citer par exemple
08:53Laurent Berger à l'époque,
08:54ne disaient pas qu'il ne fallait pas
08:56réformer le système de retrait.
08:58Ils disaient qu'il fallait
08:59une réforme juste.
09:00Je prends un exemple,
09:01les critères de pénibilité.
09:02Et donc est-ce que cette désindexation
09:04pour les plus aisés
09:05elle est juste ?
09:05Tout dépend du curseur
09:07que vous y mettez.
09:08Au-delà de 3 000 euros
09:08ça a été dit.
09:093 000 euros, moi ça me paraît
09:11très très bas.
09:11Je le dis quand même.
09:12Et ensuite il faut regarder
09:13plus en détail.
09:14Donc vous ne seriez pas contre
09:14à condition que le curseur
09:16soit peut-être un peu plus haut ?
09:17Ce que je veux
09:17et tous les français peuvent le comprendre.
09:19je crois qu'en réalité
09:20il y a un consensus très large là-dessus.
09:22C'est de regarder
09:23de façon que chacun
09:24puisse contribuer
09:24à hauteur de ses moyens.
09:263 000 euros,
09:27ça veut dire que
09:28beaucoup de français retraités
09:29qui n'ont rien demandé à personne
09:30à qui on a promis quand même
09:32que ce serait indexé
09:34tout d'un coup.
09:35Mais par contre,
09:36on viendrait les ponctionner.
09:37Mais par contre,
09:38ceux qui aujourd'hui
09:40vivent de revenus
09:42du capital,
09:43d'une rente,
09:43d'un héritage,
09:44de très grands héritages,
09:45on a eu les débats,
09:46la taxe du CMAN, etc.
09:47Vous avez vu que
09:48les super profits
09:49d'un certain nombre d'entreprises
09:50ont explosé
09:51dans la crise énergétique
09:52après l'invasion de l'Ukraine,
09:54ont continué d'exploser
09:55dans la situation actuelle.
09:56Vous avez vu que
09:57les taux d'inflation,
09:58les taux d'intérêt
09:58des banques remontent.
10:00Il faut de la justice.
10:01Le maître mot
10:02de notre projet
10:03et c'est le maître mot
10:03du pays,
10:04de la République,
10:05de la gauche démocratique aussi,
10:07c'est la justice.
10:08Justice écologique,
10:08justice sociale,
10:10justice sociale,
10:10justice sociale.
10:11Exactement.
10:11Et ce que j'essaye de vous dire,
10:12c'est que pour trouver
10:14cette concrétude...
10:15Je pense que sur cet exemple
10:16de retraite,
10:17je retiens que vous n'êtes
10:18pas totalement contre
10:19à condition que le seuil
10:20ne soit pas celui
10:21de 3 000 euros.
10:22Je pense qu'avant de dire
10:23que ce sont les retraités
10:24qui doivent payer,
10:25même si on peut bien sûr
10:26regarder ce sujet
10:27sans tabou,
10:28il faut commencer par dire
10:29est-ce qu'on regarde
10:30sur la rente,
10:31sur le capital,
10:32là où on peut trouver
10:33des marges de manœuvre ?
10:34Et où est-ce qu'on peut aussi
10:36améliorer l'efficacité
10:37de l'État
10:37en priorisant sur
10:38les services publics,
10:39les services publics,
10:40les services publics ?
10:41Nicolas Maillard-Rossignol,
10:42autre question.
10:43Vous êtes,
10:43et je le rappelle,
10:44soutien de Raphaël Glucksmann.
10:45Vous avez peut-être entendu
10:46le positionnement
10:47d'Edouard Philippe
10:48qui à Mayotte évoque
10:49la suspension
10:49des demandes d'asile
10:50ou de regroupement familial.
10:52C'est le discours du RN.
10:53Il a raison ou pas ?
10:54Je pense que c'est une tactique.
10:56Je connais bien Edouard Philippe
10:58puisqu'il est élu du Havre,
10:59maire du Havre,
10:59et que je suis maire de Rouen.
11:00Nous travaillons ensemble,
11:01et d'ailleurs en bonne intelligence
11:02localement,
11:03même si nous avons
11:04de grands désaccords nationaux.
11:05Donc ce n'est pas
11:05de la conviction pour lui ?
11:06Je ne veux pas porter
11:07de jugement général
11:09sur la personne.
11:10Ce que je vois,
11:11c'est que la personne n'est dupe.
11:13Il est candidat.
11:14Il veut draguer des voix
11:15de droite et d'extrême droite.
11:16Appelons un chat un chat.
11:17C'est ça la réalité.
11:18Je pense que ça n'est pas
11:19la bonne manière de faire.
11:20On sort d'un été absolument...
11:20Raphaël Glucksmann, lui,
11:22ce qu'il dira sera conforme
11:23à ce qu'il souhaitera faire
11:24et il ne laissera pas
11:26comme Edouard Philippe
11:27ou d'autres
11:27de ratisser large.
11:28On a vu aussi
11:29des propositions
11:30de Jean-Luc Mélenchon.
11:31Quand vous débutez une campagne,
11:32en allant à Mayotte
11:33et en tenant ces propos-là,
11:34c'est évidemment signé.
11:35Il faut quand même
11:36que tout le monde le sait bien.
11:37Ça veut dire qu'il y a
11:38une réunion avant
11:38où l'équipe avec Edouard Philippe
11:40s'est dit
11:40ça serait prioritaire.
11:42Il faut d'abord aller à Mayotte
11:43pour envoyer quel signal ?
11:44Je pense que ça n'est pas
11:45la bonne façon
11:46de porter un projet
11:47pour les Français.
11:47Ça veut dire aussi
11:48qu'il y a une bataille
11:49très importante
11:50qui se joue
11:51entre le centre
11:51et la gauche aujourd'hui
11:52qui sera au second tour.
11:54Mélenchon, Glucksmann,
11:56Edouard Philippe
11:57et peut-être même
11:58François Hollande
11:59qui est en embuscade.
12:00C'est aussi ça l'enjeu.
12:02L'enjeu c'est de gagner.
12:03Et aujourd'hui,
12:04jusqu'à hier,
12:05nous n'avions pas
12:05de candidat de gauche
12:07en situation
12:07de gagner l'élection présidentielle.
12:09Vous savez,
12:10moi je suis électeur
12:11depuis 1995.
12:12Je me souviens
12:13de l'élection
12:13de Jacques Chirac
12:14face à Lionel Jospin.
12:15Lionel Jospin avait fait
12:16un score très élevé
12:17à l'époque.
12:17D'ailleurs,
12:18c'est assez intéressant
12:19le parallèle
12:19avec Raphaël Glucksmann.
12:20Je ne veux pas faire
12:21de comparaison hâtive
12:21mais à l'époque,
12:22je me souviens
12:22qu'on avait un peu moqué
12:23la sincérité
12:24de Lionel Jospin
12:25et son éthique
12:26qui ne paraissait
12:27peut-être pas suffisamment
12:28à l'époque charismatique,
12:29etc.
12:29Et pourtant,
12:30il avait fait
12:30un excellent score
12:31et je crois
12:32que Raphaël Glucksmann
12:32il porte cette sincérité
12:34sur une affirmation
12:35de valeur
12:35d'une gauche démocratique.
12:36Vous voulez dire
12:36qu'il est dans la continuité
12:37de Lionel Jospin ?
12:37Chaque époque est différente
12:39et chaque personnalité
12:39l'est aussi.
12:40Mais je crois que oui,
12:41il y a une forme de continuité
12:41sur la sincérité
12:42et l'éthique de conviction.
12:44Ça, je le crois vraiment,
12:45fondamentalement.
12:46Et puis surtout,
12:47à la fin des fins,
12:48est-ce qu'on veut
12:48que la gauche gagne ou pas ?
12:50Franchement,
12:50tout le monde le sait aujourd'hui,
12:51même si bien sûr
12:52on verra l'élection,
12:53mais jusqu'à hier,
12:53nous n'avions pas de candidat
12:54capable de gagner
12:55au second tour.
12:56Aujourd'hui,
12:56nous en avons un.
12:57C'est quand même
12:57une grande nouvelle
12:58et je dis à tous les Français
12:59qui ont le cœur à gauche,
13:00normalement il y en a beaucoup,
13:01qu'ils nous rejoignent
13:02parce qu'on a besoin
13:03de cet élan.
13:04Réponse en tous les cas
13:05au mois d'octobre
13:05puisqu'il y aura
13:06et il a accepté
13:07de passer par la primaire.
13:08Merci beaucoup,
13:10Nicolas Maillard-Rossignol,
13:11d'être passé par le studio
13:12de Sud Radio à 8h37.
13:13On fera escale
13:14à Montpellier
13:15dans un restaurant
13:15juste avant vos infos
13:17et votre météo.
13:18Pour le moment,
13:18il est 8h30 sur Sud Radio.
13:20Soyez les bienvenus.
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