- il y a 6 jours
On en débat avec Ruth Elkrief, éditorialiste à LCI et Radio Classique et Marlène Schiappa, ancienne ministre, directrice générale de Tilder et fondatrice du Next Women 40. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-debat/le-debat-de-la-grand-matinale-du-lundi-24-aout-2026-7243462
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00:01Et cette ligne de conduite, elle vaut pour toutes les élections.
00:06Si il est candidat, je sors de l'antenne.
00:10Pourquoi je me retire ? Je vais vous répondre.
00:12Parce que je ne veux pas que les Français puissent avoir le moindre doute, la moindre petite suspicion.
00:19Ça, c'était Léa Salamé devant la commission parlementaire au mois de février.
00:25Hier soir, sur TF1, son compagnon Raphaël Bluxmann s'est déclaré candidat à l'élection présidentielle.
00:31Il y a une heure, sachez-le, la journaliste a annoncé que, comme promis, elle allait se retirer du 20h
00:38de France 2.
00:38Or, ça faisait un an seulement qu'elle présentait le journal télévisé.
00:43Et vous, qu'en pensez-vous ?
00:44Encore une femme qui sacrifie sa carrière pour ne pas entraver les projets de monsieur ?
00:49Ça vous paraît rétrograde ?
00:51Ou bien absolument nécessaire pour éviter tout conflit d'intérêts et protéger ce que les journalistes appellent la déontologie.
01:00Voilà, il est 9h33 et on en débat ce matin sur France Inter avec Marlène Schiappa.
01:05Bonjour Madame la Ministre.
01:06Donc ancienne ministre, directrice générale de Tilder et fondatrice de Next Woman 40.
01:10Qu'est-ce que c'est ?
01:11C'est un classement de toutes les futures patronnes du CAC 40.
01:13Parce qu'elles sont trop peu nombreuses, il y a beaucoup trop d'hommes.
01:16Et face à vous, Ruth Elkrieff, bonjour.
01:18Bonjour Sonia, bonjour Madame.
01:19Consoeur journaliste, éditorialiste à LCI et à Radio Classique.
01:23Alors, l'une et l'autre, je voudrais votre avis sur ce petit séisme politique qu'on en a parlé
01:29ce matin.
01:30Mais médiatique, c'est de ça qu'on est en train de parler ce matin.
01:33Marlène Schiappa, je commence avec vous.
01:35Vous, vous recevez comment la nouvelle en 2026 ?
01:37Une journaliste de 46 ans renonce au journal télévisé parce que son compagnon se présente à l'élection présidentielle.
01:43Eh bien, je vous remercie de me poser la question parce que je suis très choquée et je l'étais
01:47déjà au moment des élections européennes.
01:49Je considère que nous sommes en 2026.
01:52Une femme n'a pas à se mettre en retrait pour la carrière de son compagnon.
01:56De surcroît, leur couple, il est de notoriété publique.
01:59Donc, on sait très bien qu'on ne passerait pas le moindre petit écart à Léa Salamé.
02:03Il y a une forme de pénalité, si vous voulez, au couple légitime parce qu'il y a aussi des
02:08gens qui sont en couple.
02:09On est dans un même écosystème politique, journaliste, on se croise toute la journée.
02:12C'est des êtres humains.
02:13C'est normal qu'à un moment, il y ait des relations qui se créent d'amitié, d'amour.
02:17Ce sont des choses qui peuvent arriver.
02:19Et moi, je suis choquée qu'on leur donne ce genre de pénalité parce qu'ils ont fait part publiquement
02:26du fait qu'ils étaient en couple.
02:27Il y a des gens qui sont en couple qui ne le disent pas et c'est leur droit de
02:29ne pas le dire.
02:30Donc, pour vous, c'est un problème pour la cause des femmes en matière d'égalité salariale, égalité de carrière,
02:36égalité des chances ?
02:38Exactement.
02:39J'aurais soutenu le fait que Léa Salamé puisse rester à l'antenne.
02:42De surcroît, ce n'est pas faire offense à Raphaël Luxman que de penser qu'on ne va pas parler
02:46de lui forcément tous les jours jusqu'à l'élection, avec tout le respect que j'ai pour lui.
02:51Et je ne suis pas proche de Léa Salamé et je ne suis pas dans le parti de Raphaël Luxman.
02:54Mais je considère que c'est la liberté de l'un et de l'autre de pouvoir rester en poste.
02:58La déontologie de Léa Salamé, elle n'a jamais été mise en question.
03:03Elle présente aujourd'hui, elle présentait le journal de 20h.
03:06Elle aurait dû pouvoir continuer, quelle que soit la carrière ou la non-carrière de son compagnon.
03:10Ruth Elgrief, longue carrière à la télévision, la mécanique du journal télévisé, vous la connaissez parfaitement.
03:15Vous, vous la recevez. Comment cette décision ?
03:17Alors d'abord, je veux dire que je n'ai aucun doute sur le fait que Léa Salamé aurait fait
03:22des interviews sans complaisance, sans indulgence, sans agressivité.
03:27À la fois des adversaires de Raphaël Luxman ou même de Raphaël Luxman lui-même.
03:32Vous imaginez Léa Salamé interviewer Raphaël Luxman ?
03:35Non, ce que je veux dire, c'est qu'il n'est absolument pas question de remettre en cause le
03:38professionnalisme de Léa Salamé dans cette affaire.
03:40C'est entendu.
03:41Ça, c'est fondamental parce que ça n'est pas le sujet.
03:43Et c'est pour ça que je pense que ce n'est pas un sujet de féminisme, Marlène Schiappa.
03:47Je crois sincèrement que c'est une question de déontologie et de confiance des électeurs.
03:51C'est ce que dit Léa Salamé.
03:52D'ailleurs, c'est sa décision.
03:53Elle est intéressante et elle est infiniment respectable.
03:55Et je trouve que c'est une forme d'élégance qu'elle a.
03:58Elle dit, ce n'est pas la chaîne qui me l'a imposée.
04:00J'ai pris cette décision, je l'avais annoncée, je m'y suis toujours tenue.
04:03C'est une forme d'élégance qu'elle a et ce n'est pas une question de féminisme.
04:06Pourquoi ?
04:07Parce que le féminisme, c'est que lorsqu'une femme arrive à des responsabilités,
04:12un homme, s'il y a un risque de conflit d'intérêt, lui aussi se retire.
04:16C'est ce qui arrive déjà, c'est ce qui doit arriver.
04:19Et c'est là qu'on peut chercher.
04:20Ça arrive parce que ça dépend des femmes qui sont au pouvoir.
04:23Ça dépend des femmes.
04:24Je vous donne l'exemple de la ministre que vous connaissez,
04:26l'ancienne ministre des Sports, Oksana Marais-Sinéaou.
04:29Son mari s'est retiré de l'antenne parce qu'il était journaliste sportif.
04:32C'était tout aussi ridicule.
04:33Je vais finir.
04:33Radio France, prendre des langues.
04:35Absolument.
04:36Exactement.
04:37Mais donc, ce que je veux dire, c'est que ça, c'est du féminisme, entre guillemets.
04:39C'est-à-dire qu'il y a une égalité de comportement dans le retrait
04:43ou la recherche du non-conflit d'intérêt.
04:45En revanche, là, ce que fait Léa Salamé, je le salue, je le respecte.
04:49C'est difficile, c'est un sacrifice.
04:51Je le reconnais complètement et je suis bien placée pour le savoir
04:54que renoncer à une campagne présidentielle, c'est un crève-cœur.
04:57Mais elle le fait pour protéger sa rédaction, c'est fondamental,
05:01et pour se protéger elle-même.
05:02Vous le savez très bien, une campagne électorale, c'est d'une immense violence.
05:06La suspicion est permanente.
05:08La rumeur domine.
05:10Et encore plus ces dernières années et encore plus dans les huit mois qui viennent.
05:13Vous entendez ça, Marlène Chappard ?
05:14Donc elle se protège et elle protège sa rédaction.
05:15Vous entendez ça ?
05:16Et je le salue.
05:17J'entends, je n'ai absolument pas le même point de vue,
05:19mais si j'entends, je respecte le point de vue de Rottel Kreff, évidemment.
05:22Mais moi, je considère au contraire que c'est un sujet de féminisme.
05:24Pourquoi ? Parce que derrière, il y a la petite idée
05:28selon laquelle une femme serait forcément un peu corrompue
05:31par les idées de son mari.
05:33Comme si le point de vue politique était quelque chose
05:35de quasiment sexuellement transmissible.
05:37Comme si parce qu'elle était en couple avec Raphaël Glucksmann,
05:40elle serait forcément engagée dans sa campagne,
05:42elle serait forcément de parti pris,
05:44elle aurait forcément envie qu'il gagne.
05:45On ne connaît pas les opinions politiques de Léa Salamé.
05:48On parle plus de conflits d'intérêts, Marlène Chappard,
05:51que de contagions politiques ou idéologiques.
05:54Pour qu'il y ait conflits d'intérêts,
05:55il faut qu'il y ait conflits et il faut qu'il y ait intérêts.
05:58En quoi ce serait un intérêt personnel de Léa Salamé
06:01de faire en sorte que son compagnon remporte les élections précédentiels ?
06:03Vous qui avez été soumis au coup très rude des journalistes,
06:06des réseaux sociaux, des rumeurs,
06:08de toutes les saloperies qu'on peut trouver aujourd'hui en ligne.
06:11Vous n'êtes pas d'accord avec Routelle Krièv
06:12quand elle dit que c'est se protéger de la rumeur,
06:15c'est se protéger du soupçon et protéger sa rédaction.
06:18Parce qu'elle n'est pas celle.
06:19Quand on dirige et quand on fait le journal de 20h,
06:21on a toute une rédaction derrière.
06:23Donc il ne faut pas qu'il y ait le moindre soupçon.
06:26Elle le fait et je trouve ça élégant de sa part.
06:29Ça je le comprends tout à fait,
06:30mais je trouve ça dommage justement.
06:32Je trouve ça dommage parce que,
06:33d'abord, le journal de 20h,
06:36et sous votre contrôle vous qui êtes journaliste toutes les deux,
06:39on lance les sujets, on les présente.
06:41Ce n'est pas une journaliste d'investigation,
06:43elle ne serait pas allée en reportage tendre son micro.
06:44Elle fera les interviews ou elle fera les interviews ?
06:46À Raphaël Glucksmann.
06:47Eh bien, elle aurait pu être remplacée quand c'était Raphaël Glucksmann.
06:50Mais si vous voulez, l'idée derrière,
06:52c'est quand même au-delà de la question de la déontologie,
06:54de la rédaction, etc.
06:55L'idée, c'est celle-là.
06:56C'est qu'en fait, quand on est en couple,
06:57on serait forcément d'accord.
06:59En France, il y a un secret du vote qui est constitutionnel.
07:02On n'a pas à demander à Léa Salamé pour qui elle vote,
07:05si elle est membre d'un parti politique.
07:06Je crois que l'un et l'autre ont souvent dit qu'ils n'étaient pas d'accord.
07:09Non, mais j'ai un secret de l'ordre.
07:11Néanmoins, j'entends quand même Marlène Chappas.
07:14Et quand même, on se souvient qu'il y a des précédents.
07:16En France, c'est Anne Sinclair qui renonce à TF1
07:19au moment où Dominique Strauss-Kahn se présente.
07:21C'est Valérie Trierweiler qui est mise en retraite Paris Match
07:25parce qu'elle vit avec François Hollande.
07:26C'est Béatrice Schoenberg qui renonce au même JT de 20h pour François Borloo.
07:29C'est Audrey Pulvar qui était chez nous à France Inter,
07:31qui était en couple avec Arnaud Montebourg.
07:34C'est Marie Drucker qui vivait avec François Baroin
07:37et qui s'est mise en retrait de France 2.
07:39Donc dans l'histoire, c'est quand même plutôt les femmes qui se sont retournées.
07:42Mais c'est parce qu'il n'y a pas assez de femmes ministres
07:44ou qu'il n'y a pas assez de femmes candidates à la présidentielle
07:46ou pas assez de femmes au poste de pouvoir.
07:48Et pour moi, le féminisme, c'est ça.
07:50C'est qu'il y ait des femmes au poste de pouvoir de la même façon.
07:52C'est banaliser complètement l'accès des femmes
07:55à tous les postes de direction et à tous les postes de pouvoir.
07:58Et c'est ça la lutte qui doit être menée.
08:01En revanche, à cet instant-là,
08:04il y a dans une campagne électorale
08:06une forme d'acmé,
08:07une forme de violence permanente
08:09dans laquelle on ne doit pas
08:12pouvoir prêter le flanc
08:13à quelque critique que ce soit.
08:15Et elle serait injustifiée.
08:16Et je suis tout à fait d'accord avec Marlène Schiappa.
08:18Je ne suis pas du tout inintime du couple.
08:22Mais je suis certaine,
08:23mais plus que certaine,
08:24qu'elle a complètement son indépendance
08:26sur le plan des idées
08:28et qu'elle est une grande professionnelle.
08:30Je n'ai aucun doute là-dessus.
08:31Et effectivement, il y a beaucoup de femmes
08:32qui se sont retirées.
08:33Mais qu'il y ait autant d'hommes
08:35qui se retirent s'il y a autant de femmes
08:37qui sont candidates à l'époque de pouvoir.
08:40On avait imposé à Thomas Soto
08:43de renoncer à l'émission politique
08:45du service public de France 2 à l'époque.
08:48C'est donc déjà arrivé après un papier du Figaro
08:51qui le disait,
08:53il menait une relation avec quelqu'un
08:54qui était un consiglière à Matineau.
08:55Moi, si vous voulez,
08:56ça m'agace un peu quand on parle des journalistes
08:58qui ont des pignons sur rue,
09:00qui ont des rôles importants dans ces campagnes.
09:02Ça m'agace un peu qu'on prenne toujours
09:04des exemples et des jurisprudences
09:06des années 80, 90
09:07ou même du début des années 2000.
09:09On est en 2026,
09:10ces dix dernières années,
09:11il s'est passé quand même deux, trois événements.
09:13Donc la jurisprudence Anne Sinclair, Dominique Trotskine,
09:15ça suffit.
09:16Mais bien sûr, attendez,
09:17on parle quand même d'une époque
09:18où PPDA régnait en maître sur la télévision,
09:22où il n'y avait pas une femme issue de la diversité
09:24ou pas une femme de plus de 60 kilos
09:25ou de plus de 60 ans à l'antenne.
09:28L'audiovisuel a changé,
09:30la politique a changé,
09:31la place des femmes dans la société
09:32a changé ces dix dernières années.
09:34Est-ce que vous êtes consciente néanmoins
09:35que tout l'audiovisuel public,
09:37et nous France Inter en faisons partie,
09:40sortons d'une commission
09:41qui a duré plusieurs mois,
09:42extrêmement à charge,
09:43qui portait sur la neutralité du service public ?
09:45Complètement, et je vais vous dire,
09:47je pense que ça fait partie du sujet.
09:48Et s'il y avait aujourd'hui une chaîne privée
09:50qui avait un peu de panache,
09:51pour la cause,
09:52elle ferait une offre publique d'emploi
09:55à Léa Salamé pour lui proposer
09:56de suivre les élections.
10:00Mais Léa Salamé,
10:01elle reviendra au 20h,
10:02j'espère pour elle,
10:03ou en tout cas c'est ce qu'elle souhaitera.
10:06J'espère qu'elle pourra faire ce qu'elle souhaite,
10:08parce qu'elle l'a fait
10:10entre l'élection européenne et aujourd'hui.
10:14Donc la question n'est pas,
10:16encore une fois,
10:17l'indépendance d'esprit
10:18et le professionnalisme n'est pas en cause.
10:20Il y a une question de campagne électorale.
10:22Et vous le savez très bien,
10:23la campagne présidentielle,
10:25c'est un moment très particulier,
10:27c'est une parenthèse brûlante
10:29de la vie publique française,
10:31et dans tous les pays,
10:32mais en tout cas en France,
10:33et passionnelle.
10:34Donc c'est tout à fait logique
10:37de pouvoir prendre un pas de côté
10:39et observer.
10:41Ce qui ne veut pas du tout dire
10:42qu'elle ne sera pas après
10:44et qu'elle ne reviendra pas après.
10:45C'est la question que je voulais vous poser.
10:47Si Raphaël Glucksmann renonce,
10:50si, je ne sais pas,
10:51l'un et l'autre se séparent,
10:53et même après la présidentielle,
10:55quand on a été candidat
10:57et qu'on a été loin dans la...
10:58Qu'est-ce qui se passe ?
10:59Elle revient à l'antenne ?
11:00Elle revient à l'antenne, bien sûr,
11:01si elle le souhaite
11:02et si sa direction le souhaite,
11:04il n'y a aucun problème.
11:05Encore une fois,
11:06ce n'est pas une question
11:07de professionnalisme,
11:09c'est une question de principe.
11:10C'est une question, disons,
11:12de respect et de confiance
11:15des auditeurs,
11:16qui est extrêmement abîmée aujourd'hui,
11:19qui est extrêmement mise en cause.
11:21On est dans une situation
11:22de défiance telle,
11:23vous le savez très bien,
11:24Madame Schiappa,
11:25on a une telle...
11:27Comment dire ?
11:28La défiance est tellement forte.
11:29C'est vrai qu'il faut donner des gages,
11:32je le regrette un peu,
11:33mais je préfère que ce soit dans ce sens
11:35que l'autre.
11:36Un mot pour conclure.
11:38Raphaël Glucksmann s'est exprimé
11:41une fois sur ce sujet
11:42et il avait dit de sa part à elle,
11:44c'était au moment des Européennes,
11:45où elle s'était déjà retirée
11:46de l'antenne de France Inter,
11:48et il avait dit
11:49« je considère ça comme un acte d'amour ».
11:51Oui, mais Rutelle Cref a raison
11:52de rappeler la violence
11:53de la vie politique
11:54et du débat public.
11:54Je suis bien placée pour le savoir.
11:56J'ai été et suis toujours
11:57une des principales cibles
11:58de la malchosphère
11:59et de tous les complotistes
12:01et les haters
12:01qu'on puisse s'imaginer.
12:04Ceci étant,
12:05moi je maintiens ma conviction
12:06que Léa Salamé aurait pu,
12:08je comprends,
12:09qu'elle soit obligée de le faire.
12:10Je ne sais pas
12:10si c'est son intention personnelle.
12:12Elle ne peut pas dire autre chose
12:14que « c'est mon choix ».
12:14Elle ne peut pas dire
12:15« je suis dégoûtée,
12:15je vais devoir partir bande de misogynes ».
12:17Je ne sais pas ce qu'elle pense.
12:19Mais moi j'aurais souhaité
12:21qu'il y ait un mouvement d'opinion.
12:22Si vous voulez,
12:23aujourd'hui le problème
12:23c'est que l'opinion
12:24est majoritairement pour son retrait
12:26parce qu'il y a cette défiance
12:27que vous évoquiez
12:28vis-à-vis des politiques
12:29comme vis-à-vis des journalistes.
12:30J'aurais souhaité
12:31qu'on puisse avoir
12:33un mouvement de soutien
12:34vis-à-vis du maintien
12:35de Léa Salamé
12:36en disant ce que nous venons de dire
12:38et même ce que vous dites
12:38Routel Krièv,
12:39je trouve que ce n'est pas
12:40sa déontologie
12:41qui est mise en cause,
12:42que ce n'est pas son professionnalisme,
12:44que ce n'est pas son indépendance d'esprit.
12:45Je pense que c'est déjà faire un pas
12:46et espérons que lors
12:48de la prochaine élection présidentielle,
12:50qui que ce soit qui est élu,
12:51Raphaël Glucksmann ou pas,
12:52Léa Salamé puisse continuer
12:54à suivre comme toutes les femmes journalistes.
12:55Marlène Schiappa.
12:56Léa Salamé qui n'a pas toujours
12:57été tendre avec vous en interview.
12:59Pour moi, c'est une question de principe.
13:01Ce n'est pas une question de personne.
13:02Merci Madame la Ministre.
13:03Je vous remercie.
13:05Routel Krièv,
13:06merci d'avoir rejoint
13:07France Inter ce matin.
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