- il y a 6 jours
Ce lundi 24 août, retrouvez le replay de l'émission USA Today présenté par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Business, 15h30, 16h.
00:07USA Today, Antoine Larigauderie.
00:11Soyez les bienvenus pour cette nouvelle édition d'USA Today.
00:15C'est tout nouveau, ça vient de sortir, c'est rien que pour vous.
00:17C'est une demi-heure consacrée au marché américain,
00:20dès l'ouverture de la cloche de Wall Street au New York Stock Exchange, au Nasdaq.
00:25On prend le pouls de l'Amérique en direct avec John Plassard de Cité Gestion qui est avec nous.
00:31Comme d'habitude, bonjour John.
00:33Mais ce qui est nouveau, c'est qu'on a énormément d'invités autour de cette table
00:36pour commenter également l'actualité américaine.
00:40Olivier Le Chaladier de The Vantage est avec nous.
00:43Frédéric Janta d'Azura Partners et Amandine Gérard de la financière de l'ARC.
00:47Bonjour, merci à tous d'être au rendez-vous.
00:50Ce nouveau rendez-vous qu'on est content de vous présenter sur BFM Business.
00:55L'ouverture à Wall Street à l'instant, moins 0,2% pour le S&P 500, 7659 points.
01:02Plus 0,11% pour le Dow Jones à 53 326 points.
01:08Moins 0,51% pour le Nasdaq, on est à 26 045.
01:12On va parler de beaucoup de choses cet après-midi, notamment d'une semaine qui va être un petit peu
01:19tendue du côté de Wall Street.
01:21Pour l'instant, ça commence relativement bien avec des réactions modérées de la part des indices.
01:25Mais enfin, il y a quand même énormément de choses qui doivent intervenir cette semaine.
01:30Il y a déjà des relents de guerre commerciale à nouveau entre les États-Unis et le Canada.
01:36Ça a commencé à chauffer dur ces derniers jours entre les deux gouvernements.
01:40Et puis, toujours cette problématique autour des taux d'intérêt.
01:44On a appris cet après-midi de sources officieuses que Scott Besant pourrait aller piocher directement dans les comptes courants
01:51de l'Amérique,
01:52dans les comptes du Trésor américain, pour aller encore soutenir la dette américaine long terme.
01:58C'est ça qui a vraiment mis le feu aux poudres ces dernières semaines, du côté des marchés.
02:05Et il pourrait dépenser près de 1 000 milliards de dollars à nouveau pour essayer d'intervenir sur les marchés
02:11et de faire en sorte que les choses se calment un petit peu sur le marché obligataire.
02:14On va regarder justement ce que ça donne du côté du 10 ans américain.
02:18On reste au-dessus des 4,7%.
02:20On voit que ces annonces et que ces perspectives,
02:23globalement la première intervention du Trésor américain, c'était soldé par pas grand-chose.
02:28Et là, on est à 4,71%.
02:29Ça reste quand même relativement tendu.
02:314,71% pour le 10 ans américain.
02:35John, on commence avec vous.
02:37On va planter le décor de cette semaine qui s'ouvre du côté des marchés américains.
02:41Donc on le disait, semaine à haut risque, à haute tension pour les agents économiques, pour les marchés.
02:46Qu'est-ce que vous retenez, vous, personnellement, autour de ces marchés américains,
02:51des perspectives pour la semaine qui s'ouvre ?
02:53D'abord, je suis très content de vous retrouver, Antoine.
02:56Nous aussi, John, franchement, très content aussi.
02:59Extraordinaire.
03:00Et puis, on commence fort.
03:03On peut l'appeler la semaine de tous les dangers.
03:06D'abord, Nvidia.
03:07Nvidia, elle va publier mercredi soir.
03:10Tout le monde, toute la communauté financière,
03:13et surtout celle qui est investie dans l'intelligence artificielle,
03:16on va regarder les résultats mercredi soir.
03:19Il faut juste rappeler qu'on attend près de 100 milliards de chiffres d'affaires,
03:2592 milliards pour être très précis, de chiffres d'affaires trimestriels qui seront publiés.
03:31Donc, ce sera des chiffres absolument incroyables.
03:33On aura Jackson Hole.
03:35Jackson Hole, c'est jeudi, mais le président de la Fed va parler vendredi.
03:41C'est intéressant de regarder ici qu'on sera dans une situation qui est un peu différente des autres années
03:48parce que le titre cette année, c'est l'innovation financière.
03:52Donc, théoriquement, Kevin Walsh a dit qu'il n'y aurait pas de forward guidance,
03:57c'est-à-dire qu'il n'allait pas donner le sentiment, le pouls de la Fed
04:01pour une prochaine hausse ou baisse des taux.
04:04Et bien, potentiellement, on pourrait ne rien avoir à apprendre.
04:07On aura l'inflation PCE, celle que la Fed est en train de regarder,
04:12qui sera publiée mercredi aussi.
04:15On attend plus 0,2% sur un mois,
04:18alors que le mois passé, on était plus 0,1%.
04:21Donc, potentiellement, un retour de l'inflation.
04:25Et puis, évidemment, vous venez de le dire, Antoine,
04:28les taux longs, tout le monde regarde le 10 ans, tout le monde regarde le 30 ans.
04:31Qu'est-ce qui se passe ? Parce qu'on a commencé à en parler il y a deux, trois
04:36semaines de ça.
04:37Et finalement, évidemment, le Moyen-Orient,
04:40évidemment, les nouvelles pressions du gouvernement américain,
04:43les nouvelles pressions économiques sur l'Iran.
04:46Et puis, la question commerciale, on va en parler peut-être après.
04:49Justement, on en parle même maintenant.
04:52Nouveau relance de guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada.
04:56On sait que ça a chauffé très, très fort au début de cette nouvelle politique de tarifs
04:59de la nouvelle administration Trump et que le ton était quand même très, très décidé entre les deux pays.
05:09Nouvelle phase, est-ce qu'elle est grave ?
05:11Est-ce qu'elle est sérieuse ? Est-ce qu'elle est différente de la première ?
05:16Oui. Pourquoi ?
05:17Parce qu'on est dans une situation où 75% des exportations du Canada sont destinées aux États-Unis.
05:27Donc, il y a peu de grandes économies développées qui présentent une telle dépendance commerciale envers un seul partenaire.
05:37Et c'est là où ça pose problème parce qu'évidemment, on a des droits de douane potentiels de 50
05:43%
05:44sur environ seulement, entre guillemets, 20 milliards de dollars de produits canadiens.
05:48Mais ce sont véritablement les relations commerciales entre les deux pays.
05:54Et ce qu'il faut rappeler, c'est qu'il y a un des accords dont on ne parle pas
05:58assez.
05:59Eh bien, c'est la souveraineté commerciale canadienne.
06:02Qu'est-ce que ça veut dire ?
06:03Ça veut dire que les États-Unis voudraient, dans l'idéal, limiter les futurs accords canadiens avec d'autres pays.
06:13Donc, ils voudraient regarder dans les livres de compte, dans les livres commerciaux du Canada
06:19et dire « ce partenaire est bon, ce partenaire n'est pas bon ».
06:23Donc, on est effectivement dans quelque chose qui dépasse tout entendement.
06:27Évidemment, Ottawa ne peut pas dire oui.
06:30Et puis, dernière chose, il faut rappeler qu'on a un enjeu qui dépasse largement le Canada
06:35parce que ce conflit, parce qu'on peut parler de conflit commercial,
06:39eh bien, il arrive en pleine renégociation des accords qui s'appellent l'USMCA.
06:46C'est l'accord qui structure les chaînes de production nord-américaines
06:51et notamment sur l'automobile et sur l'industrie.
06:54Donc, ça va très loin et potentiellement, eh bien, effectivement, on est dans une nouvelle phase de guerre commerciale
07:03qu'on avait un peu laissée de côté, il est vrai, cet été, mais qui pourrait revenir assez rapidement.
07:08Bon, on a eu un été relativement calme, John, et puis là, on sent que la rentrée s'annonce particulièrement
07:13compliquée.
07:15Frédéric Janta, Azura Partners, Olivier Le Chevalier, DevTage,
07:18Qu'est-ce que ça vous évoque, justement, cette situation qui a l'air de se tendre à nouveau entre
07:22les États-Unis et le Canada ?
07:24En fait, c'est simplement la continuité, je pense, du bon désordre qu'organise Trump depuis un bon moment.
07:32Et là, en fait, on le voit notamment, on a tous ces effets de discussion.
07:37Et c'est vrai, comme John l'a précisé, quand même, c'est des gros échanges qui sont entre eux.
07:41C'est vrai que là, ils ont touché à la souveraineté du Canada en disant
07:45« On ne pourra pas commercer avec qui tu veux, je vais te contrôler. »
07:48Il y a toujours les produits laitiers, il y a toujours l'industrie d'aluminium et tout ce qui est
07:53métaux qui sont les plus importants.
07:55Et toute la logistique, on va retrouver aussi derrière l'industrie automobile, qui est derrière tout ça.
07:59Et donc, c'est vrai que c'est des difficultés qui sont autour de ces échanges,
08:03qui vont être compliquées entre cette relation avec le Canada, enfin, entre les US et le Canada.
08:08C'est vrai qu'on est sur cette difficulté, où quand même, c'est un marché qui pèse quasiment pas
08:13loin de 30% du PIB mondial.
08:15Globalement, c'est 500 millions de consommateurs.
08:17Donc, effectivement, toute cette économie et toutes ces difficultés font que ça va être assez compliqué.
08:23Et je trouve que c'est vrai que les USA, ils vont assez fortement vis-à-vis du Canada, qui
08:27est très proche.
08:28C'est la seule frontière la plus longue du monde qui est non militarisée aussi, normalement.
08:32Mais en fait, à chaque fois, voilà, pour le jusqu'ici, peut-être.
08:35Mais c'est vrai qu'on se rend compte qu'ils forcent à chaque fois et qu'ils repoussent les
08:40limites.
08:40On veut pousser les droits de douane, après, ils les rabaisent.
08:42Mais parce qu'en fait, à chaque fois, le Premier ministre canadien ne lâche pas et dit non, c'est
08:46pas possible.
08:47Et là, je pense qu'il a dit qu'ils sont rentrés dans une guerre un peu commerciale.
08:50C'est ce qu'a dit le Premier ministre canadien.
08:52en disant qu'il avait été trop loin sur la souveraineté commerciale, comme l'a rappelé John.
08:58Frédéric Jantard ?
08:59Oui, pour rajouter à ce que disait Olivier, bon, déjà, il y a un contexte qui est politique et complexe.
09:03On parlait à l'époque de 51e État des États-Unis.
09:05Donc, il y avait une relation qui a été vraiment compliquée cette dernière année avec le Canada.
09:11Il ne faut pas oublier non plus que le Canada a parlé de se rapprocher de l'Union européenne de
09:14plus en plus.
09:15C'est une discussion qui a eu lieu il y a quelques mois.
09:17Et donc, tout ça n'est pas anodin parce qu'en fait, on parle juste de 5% des exportations
09:21canadiennes
09:22qui seraient soumises à ce 50% de...
09:24C'est un petit sujet économique, mais qui devient un grand sujet politique
09:29et qui devient aussi un grand sujet complexe industriellement.
09:33On n'a pas de l'énergie, mais on peut aussi parler de la fronde des grands constructeurs automobile américains
09:38qui disent, attention, nos chaînes sont interconnectées à nos chaînes canadiennes.
09:42C'est exactement ça.
09:43Et ça a été le cas, notamment avec le Mexique, au début, justement.
09:46Oui, il y a une intrication qui est compliquée.
09:49On voit que la Coupe du Monde est finie, que les pays sont séparés.
09:52Et donc, effectivement, Marc Carnet a promis une riposte dollar pour dollar,
09:57droit de taxe pour droit de taxe,
09:59qui va utiliser des leviers qui sont assez intéressants, à savoir de l'aide commerciale.
10:04Je vous prête de m'excuser, Frédéric Janta.
10:05Nous avons visiblement un petit problème de micro.
10:09Voilà.
10:09Donc, on va vous donner un micro qui marche.
10:11Ah ben, c'est mieux.
10:12On vous entend ?
10:12Est-ce que c'est mieux ?
10:13Pas de souci.
10:14On parlait justement, on était parti du Mexique,
10:17où était parti ce problème d'intrication des chaînes de production automobile.
10:22Voilà, exactement.
10:23Et donc, on se rend compte aujourd'hui que Marc Carnet veut faire une riposte dollar pour dollar.
10:27Il a plusieurs leviers à ses dispositions.
10:29Des aides, des droits de douane.
10:32Mais aussi, il veut favoriser, quelque part, le commerce intra-canadien entre provinces.
10:37Et donc, ce qui est assez intéressant, je trouve, avec le parallèle pour l'Europe,
10:40c'est que plusieurs provinces canadiennes, la Colombie-Britannique, Alberta,
10:46ont décidé de baisser les droits inter-provinces,
10:48que le Québec a relancé encore un programme de lancement d'infrastructures.
10:52Et que, quelque part, il réussit à unifier le Canada
10:56et à avoir une logique d'achat et de communauté interne qui est beaucoup plus forte,
11:03qui pourrait nous inspirer.
11:04L'autre point qui est intéressant, et je finirai là-dessus, c'était la surprise.
11:07On était proche d'un accord.
11:09Et ce qu'a dit Marc Carnet, c'est que ces accords sur la souveraineté
11:12ou ces demandes américaines sur la souveraineté, à savoir
11:14« je choisis avec qui tu peux commercer »,
11:16sont arrivés en bout, bout, bout de chaîne
11:18au moment où Ottawa et Washington allaient signer.
11:21Donc, on voit effectivement à chaque fois une méthode,
11:24d'où la phrase de Marc Carnet qui a dit
11:26« je pense qu'on retournera aux négociations d'ici deux semaines ».
11:28Donc, ce n'est pas fini.
11:29Le Canada a réagi, il tient tête,
11:32et ça donne quelques idées, quelques leviers pour le futur.
11:35Mais en tout cas, les perdants sont encore une fois les industriels,
11:37les consommateurs des deux pays.
11:39Au moment où on inaugure un pont à Détroit entre les deux pays.
11:42Ce qui est quand même assez contre-intuitif.
11:47John Plassard, on va parler du gros morceau,
11:50celui qui nous inquiète depuis quelques jours, quelques semaines.
11:54Mais c'est ces tensions sur les taux d'intérêt
11:56qui ont provoqué de l'activisme de la part des États-Unis,
12:00ce qui était loin d'être donné,
12:02et ce qui pourrait donner lieu à une deuxième intervention.
12:04Alors, cet après-midi, on parle de la possibilité,
12:07éventuellement pour Scott Besson,
12:08d'aller piocher dans les comptes courants du Trésor américain
12:12pour aller acheter de la dette américaine.
12:15Et ça pourrait atteindre 1 000 milliards de dollars.
12:18Je sais bien que le trillion, comme on dit, du côté américain,
12:21ça devient une unité monétaire assez classique en ce moment.
12:25Enfin, là, on a l'impression des interventions un petit peu,
12:30en cas d'urgence, de la Banque du Japon vis-à-vis du Yen.
12:32Enfin, ce proactivisme commence à devenir,
12:36comment dire, de nature à ajouter de la volatilité au marché, non ?
12:41Oui, tout à fait, vous avez tout à fait raison.
12:43Alors, il faut juste rappeler une chose,
12:45c'est que les États-Unis, le gouvernement américain,
12:48a depuis toujours sous son matelas ce qu'on appelle un Treasury General Account,
12:52le TGA, qui est un montant de cash qui est détenu par le gouvernement américain.
12:59Là, il est exactement de 935 milliards de dollars.
13:06Et le gouvernement aimerait, en plus, acheter des trésuries à longue maturité
13:11pour essayer de contenir la hausse des taux.
13:15Alors, il faut aussi rappeler que la semaine passée,
13:19le gouvernement américain avait annoncé qu'il allait doubler ses rachats d'obligations
13:24entre 10 et 30 ans, de 2 à 4 milliards.
13:27Mais faut-il rappeler ici que le marché des trésuries
13:31est environ de 32 000 milliards de dollars.
13:3632 000 milliards de dollars.
13:38Donc, vous imaginez bien que 4 milliards de dollars,
13:40ça reste absolument minuscule.
13:42Et deuxième chose sur laquelle s'attaque, va s'attaquer,
13:45on espère, Scott Besson,
13:47eh bien, c'est la source de cette remontée.
13:50La source, eh bien, elle est dans le déficit budgétaire.
13:54La source, elle est aussi dans la problématique qu'on a sur la dette fédérale
14:00qui a dépassé, rappelons-le, la semaine passée,
14:03les 40 000 milliards de dollars.
14:05Et la dernière des choses dont on n'a pas encore parlé,
14:09et c'est assez incroyable, Antoine,
14:11parce que normalement, on en parle tout de suite,
14:12c'est l'intelligence artificielle.
14:14Toutes les entreprises qui lancent des obligations,
14:18des emprunts sur le marché.
14:19Donc, en définitive, le trésor américain est en concurrence
14:25avec certaines dettes qui sont lancées par des grosses entreprises
14:30de l'intelligence artificielle.
14:31Donc, toute cette pression n'est pas effacée
14:34si on achète des obligations longues,
14:39on l'a dit, 4 milliards,
14:40ou si on utilise cette fameuse épargne du gouvernement,
14:46je ne sais pas si on peut l'appeler comme ça,
14:47pour essayer de contenir.
14:49C'est la même chose avec le Yen,
14:51vous l'avez très justement dit,
14:53le gouvernement américain,
14:55avec le gouvernement japonais,
14:57essaie d'intervenir,
14:58mais le problème, c'est que ça ne règle pas
15:00le différentiel de taux, par exemple,
15:03qu'on a entre le Japon et les États-Unis.
15:05Il faudrait que la Banque du Japon
15:07monte à plusieurs reprises ses taux
15:09pour qu'il n'y ait pas ce fameux caritré.
15:11Donc, effectivement, ici, on a l'impression
15:14qu'on met un pansement sur une jambe de bois
15:16et que ça ne sert pas à grand-chose,
15:18en tout cas sur le court terme.
15:20Et puis, on va voir que ça va peut-être réagir
15:23parce qu'il y a des problèmes concernant
15:24le won coréen également,
15:26qui atteint des niveaux critiques
15:28pour vraiment d'autres raisons.
15:31Et puis là, il s'agit vraiment du tissu économique coréen.
15:34Amandine Gérard, financière de l'Arc,
15:36ce proactivisme-là autour de la dette américaine,
15:40ça arrive un peu en même temps
15:42où certains partis ici
15:44qui ouvrent la campagne présidentielle
15:45nous parlent d'annuler nos dettes
15:47vis-à-vis de la BCE, etc.,
15:50qui pourraient annuler nos dettes
15:52pour arranger notre situation budgétaire.
15:54Bref, on sent qu'il y a une course à l'activisme
15:56parce que la situation est en train de se dégrader.
15:59Et là, il est question de la crédibilité
16:02des banques centrales.
16:03Et on voit qu'elle est sous pression
16:05du côté des États-Unis.
16:06Est-ce que là, on a l'impression
16:07de la biche aux abois ?
16:09Autour de ce qu'il est possible de faire
16:11sur la situation en matière de taux ?
16:13Alors, ce qui ressort de tout ça,
16:15effectivement, je pense que c'est la cacophonie
16:16qui règne entre le Trésor, le Président
16:19et le nouveau Président
16:20de la Banque Centrale américaine.
16:23Rappelons que dans les premiers propos
16:25de Kevin Walsh, avant son élection,
16:27il mentionnait le fait de réduire
16:28le bilan de la Fed.
16:29Et je pense que ça, c'est intéressant
16:31puisqu'aujourd'hui, on se retrouve
16:33dans un moment où il a communiqué
16:35sur le fait de supprimer
16:36les Forward Guidance.
16:38Donc, une opacité dans sa communication.
16:42Effectivement, on n'a pas encore
16:43les chiffres, je dirais, longs
16:45de la croissance américaine.
16:48Mais sur le dernier trimestre,
16:49un tiers de la croissance américaine
16:51est lié dans les investissements
16:53pour l'IA.
16:54Donc, on a quand même
16:55un cercle concentrique
16:57qui est très important
16:58et un risque qui croît.
16:59D'où la défiance des investisseurs
17:01qui est de plus en plus importante.
17:02avec, bien entendu, ce conflit
17:04au Moyen-Orient qui se poursuit.
17:05La situation entre l'Ukraine
17:06et la Russie qui ne s'améliore pas.
17:09Donc, on attend beaucoup, je pense,
17:11de Jackson Hole.
17:13Mais, rappelons-le, historiquement,
17:15de toute façon, dans les six premiers mois
17:16de présidence
17:17d'un nouveau président de la Fed,
17:21il y a toujours des attermoiements
17:23dans les marchés.
17:25Puisque c'est vrai qu'il faut s'adapter
17:26à une nouvelle communication
17:27de cette présidence.
17:28Et en suce de ça, aujourd'hui,
17:30on a un président américain
17:32qui ajoute du court-termisme
17:34au court-termisme.
17:36Et Bessent, qui, tout de même,
17:38prend des décisions,
17:39comme l'a mentionné John,
17:40sur des tout petits montants.
17:41Parce qu'encore une fois,
17:42s'ils souhaitent des plus gros montants,
17:44il faut aller consulter le Congrès.
17:45Donc, voilà, on est sur des effets
17:47d'annonce qui sont un peu permanents.
17:48Rappelons-le, on est toujours au mois d'août.
17:50Donc, beaucoup de monde en vacances
17:52et tout ça, ça accroît la volatilité
17:55qu'on peut avoir dans le marché.
17:56Mais il est clair qu'il y a une défiance générale
17:59envers les dettes d'emprunts d'État
18:02dans le monde.
18:03Et particulièrement en zone euro
18:05et aux États-Unis aujourd'hui, oui.
18:07Tiens, un petit coup d'œil sur l'échange,
18:09histoire de prendre un petit peu
18:10le pouls de tout ça.
18:11L'euro-dollar qui est remonté quand même
18:13aux alentours d'un 17.
18:15On est 1,16, 71.
18:17Et puis, le Yen qui était regardé de près.
18:20On avait terminé le mois d'août,
18:22commencé le mois d'août aux alentours
18:24des 160, voire plus.
18:27On était entre 165 et 170 pour le Yen.
18:31On est redescendu à 159.
18:33La situation a l'air d'un petit peu se tasser.
18:36Frédéric Jantard, là aussi,
18:40le paradigme va être très compliqué à gérer
18:42pour éviter de se dire
18:44qu'ils sont en train de perdre le contrôle.
18:47Surtout que par rapport à ce que disait Amandine
18:49sur la cacophonie,
18:50on peut rajouter un niveau de cacophonie
18:52qui est la cacophonie interne à la Fed.
18:54Au dernier vote,
18:55qui n'était pas arrivé depuis plus de 10 ans,
18:57trois votants ont voté
18:59pour une hausse immédiate des taux sur 12.
19:02Alors, Kevin Warch a dit
19:03qu'il aimait bien une belle dispute de famille
19:05et que la famille pouvait s'exprimer librement.
19:07Mais ça a quand même rajouté un petit peu de tension
19:09sur ces trois présidents de Fed régionale.
19:13Dallas, de Mémoire et d'autres.
19:15Donc, oui, aujourd'hui,
19:16il y a cette concurrence pour l'argent
19:18avec les hyperscalers.
19:19Il y a ce déficit qui va continuer,
19:22a priori, d'augmenter avec des dépenses engagées.
19:25Il y a un contexte politique
19:27qui va être assez complexe
19:29au vu des mid-terms,
19:30où tout peut se passer.
19:31Et il y a en plus une Fed
19:33qui n'est pas alignée
19:34et une absence power guidance.
19:36Donc, effectivement,
19:37quand on prend tous ces éléments financiers,
19:40on peut se dire
19:41que l'intervention de Scott Besant,
19:45comme vous l'avez dit,
19:46est encore minime.
19:48Et surtout, ce qui est intéressant,
19:49c'est la semaine dernière,
19:49lorsque la première mini-intervention a eu lieu,
19:52ça a été un peu un stress and effect.
19:54C'est-à-dire qu'en fait,
19:55les gens ont dit,
19:55tiens, il y a un problème s'il intervient.
19:57Et pour des montants minimaux,
19:59ça a presque fait l'effet inverse
20:01de ce qu'on aurait pensé.
20:01Les gens ont dit,
20:02pour si peu d'argent,
20:03qu'est-ce qui se passe ?
20:05Et du coup,
20:05les gens sont vus à regarder ça
20:07de plus près,
20:07de manière plus proche
20:09que s'il n'y avait pas eu l'intervention.
20:10Donc,
20:11on va voir ce qui se passe maintenant,
20:12mais ça va être très intéressant
20:13sur différents niveaux de cacophonie
20:15dont parlait Amandine.
20:17Olivier Lechevalier,
20:18un commentaire sur la situation ?
20:19Un commentaire,
20:20oui,
20:20rajouté.
20:21Effectivement,
20:22de toute façon,
20:22là,
20:22par rapport à la Fed,
20:24elle donne la direction
20:25sur du court terme.
20:26En fait,
20:27après,
20:27ça va être le marché
20:27qui va reprendre la main
20:29sur les taux longs
20:30le 10-15 ans.
20:31Et là,
20:31aujourd'hui,
20:32ce qu'ils veulent faire valoir,
20:33c'est quand même
20:33aller chercher de la prime de risque
20:34pour aller intéresser les gens.
20:37Alors,
20:37c'était un petit peu
20:38la doctrine de Kevin Warch
20:39qui disait,
20:39ouais,
20:40on va laisser le marché
20:41faire son boulot d'anticipation,
20:43on s'enlignora.
20:45C'était sa première intervention
20:46et ça nous avait laissé tous
20:48comme deux ronds de flancs
20:49qu'on ne comprenait pas vraiment.
20:50Oui,
20:51enfin,
20:51d'un côté,
20:51il avait l'air plus strict aussi.
20:53Oui,
20:54tout à fait.
20:54Il a dit,
20:55attendez,
20:55il faut,
20:55comme l'amandine,
20:56réduire le bilan de la Fed,
20:58d'être plus strict.
20:59Aujourd'hui,
21:00on le voit,
21:00si on fait le lien
21:01un peu avec tous les sujets,
21:02on a peut-être de l'inflation
21:04qui va augmenter côté US
21:05parce que s'il y a des échanges
21:07de guerre commerciales
21:08avec le Canada,
21:09il faut lutter contre l'inflation.
21:10Donc,
21:11au moment où vous luttez
21:11contre l'inflation,
21:12vous augmentez les taux.
21:13Donc,
21:13il y a un moment,
21:14il va falloir en fait limiter
21:15et puis vous avez la dette
21:16qui continue d'exploser
21:17avec 1 000 milliards
21:18de taux d'intérêt
21:20à un comprateur.
21:21Donc,
21:21effectivement,
21:22là,
21:22je dirais juste,
21:23bon,
21:23on attend son discours.
21:24Il ne veut pas donner
21:25de direction précise,
21:27il avait l'air de dire en tout cas.
21:29On va essayer de s'installer
21:31mais en tout cas,
21:32on voit bien
21:32qu'il va quand même donner,
21:35je pense,
21:35une direction pour le court-termiste
21:36et après,
21:36ce seront les marchés
21:37pour les taux beaucoup plus longs.
21:38Et donc,
21:39peu de changements
21:39autour du rendement
21:41du 10 ans américain
21:42qui est à 4,7%,
21:44après ces nouvelles,
21:45donc c'est CNBC
21:46qui sortait ça
21:47de sources officieuses.
21:48Le trésor américain
21:50qui pourrait mettre
21:50sur la table
21:511 000 milliards de dollars
21:52de ses comptes,
21:54de son livret A,
21:55en gros,
21:56pour aller un petit peu
21:57calmer les choses
21:58sur le marché obligataire
21:59et intervenir directement.
22:01Ce qui nous amène,
22:02on parlait d'inflation,
22:03là,
22:03il y a de l'inflation concrète
22:04dans l'air
22:05du côté d'NVIDIA.
22:06John Plassard,
22:07on revient vers vous.
22:08Les clients
22:09du spécialiste
22:10des GPU,
22:11des cartes graphiques
22:12ont quand même été informés
22:14des hausses de prix
22:15sur les matériels
22:17liés à l'intelligence artificielle
22:19et on est au-delà
22:20des 15%.
22:22En gros,
22:23ce qu'il fallait faire
22:24il y a deux ans,
22:25c'est acheter des cartes graphiques
22:26dans un coin
22:26et les revendre maintenant,
22:28si je comprends bien.
22:29Oui,
22:30tout à fait,
22:31exactement.
22:31En fait,
22:32ça concerne,
22:33pour NVIDIA,
22:34ça concerne les systèmes
22:36qui seront livrés
22:37début 2027,
22:39notamment ceux qui intègrent
22:40les générations,
22:41on en a parlé,
22:42dernière génération,
22:43Vera Rubin
22:44et puis le Grasse Blackwell.
22:46Mais,
22:47donc,
22:48le responsable,
22:48ce n'est pas seulement
22:49la puce GPU,
22:52c'est aussi l'explosion
22:53du coût de la mémoire,
22:55notamment de la DRAM
22:56et de l'HBM
22:57qui est indispensable
23:00au système
23:01lié à l'intelligence artificielle.
23:03C'est très important
23:04parce que c'est important
23:04pour toutes les marges
23:06de la chaîne de valeur
23:09et aussi,
23:10presque au niveau philosophique,
23:12alors vous allez me dire
23:12mais pourquoi il parle
23:13de philosophie ?
23:14Vous savez,
23:14pendant plusieurs années,
23:15il y a eu ce débat
23:17qui est encore aujourd'hui
23:18en disant,
23:19vous savez,
23:19l'intelligence artificielle,
23:22c'est désinflationniste
23:24parce qu'on va avoir
23:25des gains de productivité
23:27absolument énormes.
23:28Mais là,
23:28on se rend compte,
23:29en tout cas,
23:30sur le court,
23:30moyen terme,
23:31que le boom
23:32des data centers,
23:33eh bien,
23:34ça crée une inflation tangible
23:36sur la mémoire,
23:37sur l'électricité,
23:39le financement
23:39et les équipements.
23:41Donc,
23:41on est dans une situation
23:43du cycle
23:44de l'intelligence artificielle
23:46où il est d'abord
23:47inflationniste,
23:48personne ne l'avait vu venir
23:52et avant qu'il soit
23:54potentiellement
23:55désinflationniste.
23:56Donc,
23:56c'est très important.
23:57C'est un message,
23:58message pas simplement
23:59pour les clients
24:00de Nvidia,
24:01mais un message
24:02très concret
24:02pour l'utilisation
24:04de cette mémoire
24:05et pour l'utilisation
24:06de toutes les données
24:07qui entourent
24:09l'intelligence artificielle
24:10et ça nous dit aussi
24:12beaucoup
24:12sur l'évolution
24:14en bourse
24:14parce que c'est
24:15ce qui nous intéresse,
24:16eh bien,
24:16de l'intelligence artificielle
24:18au-delà
24:18de la baisse
24:20récente
24:20de tout ce qu'on avait
24:21sur les semi-conducteurs,
24:23eh bien,
24:23il faut regarder les mémoires,
24:24il faut regarder les semis
24:25après,
24:26etc.,
24:26parce que la demande
24:27est toujours bien là
24:28et ce qui permet
24:29à Nvidia
24:30de monter ses prix.
24:31Et puis,
24:31pour regarder
24:32les cours des mémoires,
24:33il y a un ETF
24:33qui est assez simple,
24:34c'est le Cospi,
24:35c'est l'indice boursier coréen,
24:37ça c'est assez commode,
24:38Nvidia
24:39qui est en baisse
24:39de 2,48%
24:41cet après-midi
24:42à Wall Street,
24:43209,
24:43euros 39.
24:44Frédéric Jinta,
24:45observateur très actif,
24:47très assidu
24:48de l'écosystème tech
24:49et de l'intelligence artificielle,
24:51donc plus 15,
24:52là on commence
24:53à mettre un prix sur,
24:54il y a beaucoup
24:54d'incertitudes
24:55sur le rendement
24:57des investissements
24:57qui est fait
24:58de manière
24:59très très large
25:00sur l'intelligence artificielle,
25:01maintenant on commence
25:02à avoir des étiquettes
25:03de prix qui augmentent
25:03sur les cartes graphiques.
25:05Alors,
25:05trois choses là-dessus,
25:06déjà,
25:06on découvre
25:07que la chaîne de valeur
25:09de l'intelligence artificielle
25:10est une somme
25:11de monopole,
25:12de ASML
25:13qui fait les machines
25:14à TSMC
25:15qui fait les puces,
25:16à NVIDIA
25:17qui les assemble
25:17et qui a les logiciels,
25:19aux trois entreprises,
25:20deux coréennes
25:21et micron américaines
25:22qui font la mémoire,
25:23qui sont aujourd'hui
25:23ce dont on parle,
25:24on découvre
25:25qu'à tout moment,
25:25ça peut bloquer
25:26et comme on est
25:27sur des monopoles,
25:28des duopoles,
25:29à chaque fois,
25:30le prix sera répertorié
25:31à l'utilisateur final,
25:32en l'occurrence,
25:33là,
25:33Google,
25:33Microsoft,
25:34Meta,
25:34donc on se dit que,
25:36vu la structure du marché,
25:38l'intelligence artificielle
25:39est par définition
25:41très inflationniste,
25:42parce que c'est
25:42cette structure de monopole
25:43et tout le monde en a besoin.
25:44Micron et Samsung
25:46et l'autre entreprise coréenne
25:48ont déjà vendu
25:49ce qu'à fin 2017
25:50qui a passé de mémoire.
25:51Donc tout est vendu
25:52et ça va être encore
25:53plus inflationniste.
25:54La deuxième chose intéressante
25:56pour moi,
25:56c'est le choix d'Nvidia
25:58qui,
25:59avec 75% de marge brute,
26:01dit
26:01je reporte
26:02quasiment intégralement
26:03cette hausse
26:04du coût de mémoire
26:05pour moi
26:06dans la mémoire
26:07qui est une partie
26:09de ce qu'ils produisent
26:10sur le client final.
26:12Donc quelque part,
26:13à vous de vous débrouiller,
26:14moi je suis monopolistique.
26:16Donc quelque part,
26:16ça montre que
26:17personne n'absorbera ça
26:18et peut-être que
26:19les clients finaux
26:20le vendront
26:20aux entreprises plus chères.
26:22Et le troisième point
26:22qui est très intéressant
26:23pour moi
26:24sur l'avenir
26:25de cet écosystème
26:26d'urgence artificielle,
26:27c'est la phrase
26:28qu'a dit Dario Amadei,
26:29le fondateur d'Anthropic
26:30la semaine dernière.
26:32Pour être rentable,
26:34j'ai besoin
26:35de faire
26:35un trilliard de revenus
26:37et chaque année
26:38je dois faire
26:38dix fois plus
26:39que l'année d'avant
26:40et à cinq fois
26:41j'ai un risque de banqueroute.
26:42Ça, c'est dans un cas
26:43de scénario
26:44où tout va bien.
26:45Mais si on se dit
26:46qu'un jour
26:47il y a un problème
26:47à Taïwan,
26:48sait-on jamais ?
26:49Un jour,
26:50il y a un problème
26:51avec ASML.
26:52Un jour,
26:53il y a un problème
26:53en Corée.
26:54Il y a un effondrement
26:55avec 80%
26:56de la mémoire mondiale.
26:58Et c'est déjà intervenu
26:59au début des années 2000.
27:01Exactement.
27:01Un jour,
27:02l'Amérique ne veut plus
27:03que le micro-exporte.
27:04On a déjà vu
27:04avec Anthropie.
27:05Là,
27:06le système
27:06est bancal
27:07sur trois,
27:08quatre étapes
27:09dans quatre pays différents
27:12avec aucune capacité
27:13de se rater.
27:13Donc pour moi,
27:14ce qui est intéressant
27:15avec le cas NVIDIA,
27:16c'est de se dire
27:17tout le monde
27:17passe patate chaude
27:18au suivant,
27:19tout le monde
27:19est monopolistique
27:21et il y a plein d'endroits,
27:22il peut y avoir des fissures
27:23qui peuvent mettre
27:24en danger le système
27:25de par la manière
27:26dont a été construit
27:26cet écosystème économique.
27:29Amandine Gérard,
27:29je voudrais terminer
27:30avec vous
27:30parce qu'il s'est quand même
27:31passé quelque chose
27:32ces derniers jours
27:33qui est peut-être
27:33en train de changer
27:34la face
27:35de la médecine moderne.
27:37Il y a quand même
27:38Moderna
27:39qui est en train
27:40de marquer des points
27:40très très sérieux
27:41dans la lutte
27:42contre certains cancers
27:43et l'ARN messager
27:45qui a été popularisé
27:46dans la lutte
27:47contre le Covid
27:49est en train
27:50de marquer des points
27:51dans la lutte
27:51contre les cancers
27:52de la peau.
27:53Est-ce qu'il y a
27:53véritablement quelque chose
27:54qui a,
27:55Moderna a doublé de cours
27:57en une séance ?
27:58Est-ce que
27:59c'est l'heure
28:00d'une deuxième vie
28:01pour Moderna
28:02après la crise Covid
28:03qui a fait son profit
28:05et son statut ?
28:06Est-ce qu'on a là
28:07un nouveau champion
28:08qui est en train
28:09de marquer des points
28:10par rapport
28:11à tous les autres ?
28:12Au-delà de Moderna,
28:13déjà c'est la première
28:13bonne nouvelle
28:14je pense depuis
28:15l'élection de Donald Trump
28:15sur le secteur de la pharmacie
28:17c'est une véritable innovation
28:19qui est en partenariat
28:20avec Merck
28:21donc là on parle
28:22des Big Pharma
28:22et des biothèques
28:25effectivement
28:25Moderna a pris
28:26plus de 175%
28:28sur une séance
28:29majoritairement
28:30via des rachats de short
28:31sur cette séance-là
28:32mais également
28:33sur cette découverte
28:34donc qu'est-ce qui s'est passé ?
28:35En fait une combinaison
28:36du Kétruda de Merck
28:38et de Antis Méran
28:40de Moderna
28:42permettrait
28:42une guérison
28:44plus rapide
28:44des mélanomes
28:45et qui sont très nombreux
28:47on le sait
28:48mais au-delà de ça
28:49en fait ça montre
28:50qu'effectivement
28:51la plateforme
28:51développée par
28:52les ARN messagers
28:54d'Omoderna
28:55mais d'autres acteurs
28:56puisqu'en France
28:56on a transgènes
28:57permet de mieux
28:58cibler la maladie
29:00et donc
29:01de guérir
29:01un plus grand nombre
29:02de mélanomes
29:03plus rapidement
29:03donc ils ont obtenu
29:05l'accord de la phase 3
29:06donc pour l'instant
29:06tous les résultats cliniques
29:08ne sont pas avérés
29:10mais toutefois
29:11on a 127 patients
29:12qui ont été étudiés
29:13et si ça fonctionne
29:15donc c'est
29:16dans le cas de Moderna
29:1756 combinaisons
29:18qui pourraient être
29:19adressables
29:20dans le domaine
29:21de l'oncologie
29:22à beaucoup plus
29:23de pathologies
29:24et donc une véritable
29:25innovation
29:26en combinaison
29:27avec ces big pharma
29:28qui ont été
29:29maltraités
29:29à la fois
29:30parce que beaucoup
29:31de brevets
29:31qui tombent
29:32dans le domaine public
29:32mais également
29:33une baisse des prix
29:34demandée par le gouvernement
29:35américain
29:36donc ça redonne
29:37un second souffle
29:38au secteur de la pharmacie
29:39qui effectivement
29:40depuis le Covid
29:41n'avait pas eu
29:43de véritables nouvelles
29:45et la phase 3
29:47devrait être assez rapide
29:48donc nous on attend
29:48un développement
29:49d'ici la fin de l'année
29:50et des résultats
29:50d'ici la fin de l'année
29:52puis on aura
29:52les chiffres précis
29:53de l'étude
29:53dans quelques semaines
29:54et ils seront regardés
29:55de près
29:55bien évidemment
29:56moins 8,5%
29:57pour Moderna
29:57qui a grimpé
29:59et qui a plus que doublé
30:00de valeur
30:01en quelques jours
30:02on est à 132,85$
30:05Frédéric Janta
30:06Azura Partners
30:07Olivier Le Chevalier
30:08DevTage
30:09Amandine Gérard
30:10Financière de l'Arc
30:10et John Plassard
30:11Cité Gestion
30:12merci infiniment
30:13pour avoir participé
30:15à cette édition
30:16d'USA Today
30:17dans quelques secondes
30:18Guillaume Sommerer
30:19BFM Bourse
30:22USA Today
30:24sur BFM Business
Commentaires