00:00Il sera notre invité tout à l'heure.
00:01Non mais M. Bérou, c'est un affoleur public, c'est-à-dire c'est quelqu'un...
00:03Mais parce que la dette, je vais vous dire, c'est...
00:05Vous êtes marrant, vous, quand même.
00:07Un affoleur public depuis 2007, il en parle.
00:09Parce que la dette, en vérité, la manière dont elle est posée dans le débat public
00:13est un élément de domination culturelle pour dire aux Français,
00:16on ne peut plus rien faire.
00:17Alors que la dette, écoutez-moi...
00:18Quand la France est ruinée, est-ce qu'elle est déjà l'heure ?
00:20Écoutez, ça fait 20 ans que les Français vivent aujourd'hui.
00:24Et c'est pour ça qu'il faut, et la campagne présidentielle de 2027 doit être ça,
00:28le politique et le citoyen doivent reprendre le pouvoir.
00:31Les problèmes sont sérieux.
00:33Mais si on commence la discussion en disant qu'on ne peut plus rien faire,
00:36quiconque dit que 20% de la part de la dette qui est entre les mains de la BCE
00:39doit être rediscutée et qu'elle soit étalée dans le temps
00:41qui fait que nous nous donnons des marges de manœuvre,
00:43quiconque dit, comme l'ensemble de la gauche...
00:45Et vous, avec votre baguette magique, vous allez y arriver.
00:47Parce que M. Pigasse et son tour de passe-passe...
00:49Mais ça veut dire quoi comme une baguette magique ?
00:51Mais ça a été fait où ? Dans quel pays ?
00:53Madame, ça s'est fait durant le Covid, je viens de vous le dire.
00:56Mais c'est fou, c'est fou.
00:57Mais durant le Covid, 250 milliards de dettes, d'euros ont été injectés
01:03dans l'économie européenne pour faire face à une crise.
01:05Mais vous riez et c'est une bonne chose.
01:07Ça a été fait, si c'est une bonne chose.
01:09Sinon, nous aurons été dans une catastrophe.
01:11Ce que je veux dire, c'est que soit nous considérons
01:13que nous sommes dans une situation où il n'y a aucun changement économique
01:16qui doit être mené parce que tout va bien.
01:18Et je vous le dis, puisque c'est ça, annulons les élections,
01:20puisqu'en vérité, on pense qu'aucune autre politique économique est à mener.
01:26Mais soit comme moi, je pense qu'il faut se redonner des marges de manœuvre,
01:28y compris sur le budget qui vient.
01:30Parce que la dette, moi, je la lis aussi aux recettes de l'État.
01:33Est-ce qu'on a le courage aujourd'hui de dire
01:35qu'il y a une accumulation insolente de richesses dans ce pays ?
01:38Et ça n'est pas mépriser les ultra-riches que de dire ça.
01:40Mais ils ont accumulé, notamment depuis 10 ans, une situation où,
01:43je vais vous donner un chiffre, les 500 personnes les plus riches de France
01:45possèdent autant que 30 millions des Français les plus pauvres.
01:48Je vais vous rappeler ceux qui créent les emplois.
01:50Je vais vous rappeler tout cela.
01:51Et qu'on ne peut pas interdire des milliardaires.
01:53Mais écoutez-moi, Sonia Mabrou, puisque c'est votre première émission.
01:57Je vous invite, quand vous avez des invités, à ne pas...
02:00Je n'ai pas dit ça.
02:02Je dis aux Français.
02:03Moi, j'aime l'histoire.
02:04Je suis professeur d'histoire.
02:05J'ai une passion pour la Révolution française.
02:06C'est la même passion que vous avez.
02:07Et François-Xavier Bellamy, c'est pour ça que je l'apprécie et le respecte.
02:11Quand 500 personnes possèdent autant que 30 millions de Français les plus pauvres,
02:16on est dans une situation comparable à la situation de la France de 1788.
02:21D'insolente inégalité.
02:22Donc, je ne dis pas qu'il faut pendre les riches à je ne sais trop quelle lanterne.
02:25Ce n'est pas ça ma discussion.
02:26Mais les riches eux-mêmes, et vous évoquez M. Pigas, je le trouve éclairant là-dessus,
02:29doivent se dire une telle inégalité, si nous n'allons pas vers de nouvelles recettes.
02:34C'est-à-dire que l'idée, par exemple, de supprimer l'ISF,
02:36soi-disant, ça va faire du bien à l'économie, c'est-à-dire que M. Macron
02:39a rendu encore plus de richesses aux ultra-riches qui n'en avaient même pas besoin.
02:43C'est une folie.
02:44Et pourquoi je m'enflague ?
02:45Parce que les Français, eux, subissent tout ça, on leur dit, à vous les efforts.
02:49Quiconque dit, il faudrait une autre politique économique, on dit...
02:51Allez, s'il vous plaît.
02:51Ce n'est pas possible.
02:52C'est le mot de la fin, et on va l'accueillir M. Bayron.
02:55Je ne sais pas ce que vous appelez une autre politique économique.
02:57La réalité des faits.
02:58La réalité des faits, c'est que la France est le pays
03:00qui a les prélèvements obligatoires les plus lourds de l'OCDE.
03:04Le pays dont la dépense publique est la plus importante de l'OCDE
03:08et le pays où la dette ne cesse d'augmenter
03:10et même de déraper de la manière la plus inquiétante en Europe.
03:13Donc, si on continue comme vous proposez,
03:15on augmente encore les impôts parce qu'il y a des ultra-riches
03:18et il faut les piller dans le pays où les impôts sont déjà les plus élevés au monde.
03:21On va continuer à augmenter la dépense publique
03:24parce que vous rêvez que faire de la politique,
03:26c'est nier la réalité des faits.
03:27Et à la fin, c'est les Français qui perdront la facture.
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