00:00Henri Guénaud qui s'installe, merci à vous d'être là, 100% Marbrouk, en direct jusqu'à 21h.
00:08Est-ce que j'ai raison, avant d'aborder les questions plus précisément, Henri Guénaud, de dire que vous avez
00:12un regard,
00:13comment le qualifier, lucide, sévère, dépité ?
00:18Sévère, je ne sais pas. Moi, je considère que c'est un regard lucide, qu'il suffit d'écouter les
00:22Français
00:23pour comprendre que la classe politique dans son ensemble aujourd'hui n'est pas à la hauteur de la situation.
00:30Je pense qu'il y a, pour cette campagne, pour l'instant, s'annonce très décevante, peut-être la plus
00:35décevante de la Ve République.
00:38Et moi, je ne rencontre personne qui soit satisfait de cette campagne, de la manière dont les choses s'engagent.
00:46Je trouve qu'il n'y a rien, rien n'est à la hauteur. Au fond, aucune parole.
00:51Alors, il y a encore le temps de se ressaisir, mais je crains que ce soit la pire campagne de
00:57la Ve République.
00:57C'est très grave, parce que, quoi qu'on en pense, les deux dernières campagnes,
01:00une campagne s'est faite quasiment sur les affaires, entre autres les costumes de M. Fillon, mais sur les affaires.
01:06L'autre s'est faite, mais c'est un sujet tout à fait légitime, mais sur la guerre en Ukraine.
01:12Ça nous concerne évidemment au premier chef, mais pas tellement sur les préoccupations premières des Français.
01:16Si celle-ci ne se fait pas sur des enjeux fondamentaux, quel est le risque ?
01:21Ce sera celle de trop qui ne se fait pas sur les enjeux fondamentaux.
01:24Le risque, c'est que ce soit encore, d'abord, encore une élection par défaut.
01:29C'est le cas en 2017.
01:32À cause de la façon dont se sont passées les primaires, qui auraient éliminé le candidat de la gauche,
01:42qui l'ont tellement affaibli qu'il n'était plus dans le débat.
01:45Donc, en fait, il n'y avait pas vraiment de gauche, à cause de ce qui est arrivé à François
01:50Fillon.
01:51Alors, on peut discuter pour savoir...
01:53Bien sûr, mais le résultat est là.
01:54Voilà, le résultat est là.
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