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  • il y a 6 semaines
Charles Luylier, accompagné de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:0013h, 14h, Europe 1 Info.
00:0313h15 et bienvenue à vous qui nous rejoignez dans Europe 1 Info.
00:06On décrypte l'actualité avec vous Charles Lullier et vos débatteurs.
00:09Aujourd'hui, Jean-Michel Salvatore, chroniqueur politique et communicant,
00:13et puis le journaliste et écrivain Jonathan Sicsou.
00:16Bonjour messieurs, comment allez-vous ?
00:18Jean-Michel Salvatore, on ne se quitte plus.
00:20Maintenant, on ne se quitte plus.
00:21Vous étiez là hier soir et vous êtes là en cette mi-journée
00:25et nous en sommes ravis Jonathan Sicsou.
00:28Bonjour, comment allez-vous Jonathan ?
00:30Très bien.
00:30Très bien, parfait.
00:32Alors, je vais vous parler d'une île dans l'océan indien
00:35qui est véritablement le cauchemar de la France insoumise.
00:39Une île où 90% de la population est musulmane
00:43mais où le rassemblement national arrive en tête à chaque élection présidentielle.
00:48Cette île, c'est Mayotte et Sébastien Lecornu s'y rentre aujourd'hui.
00:52Il vient d'arriver.
00:53Mayotte, le Ceuta français, comme le dit Estelle Youssoufa, la députée,
00:57un habitant sur deux n'est pas né sur le territoire.
00:5980% des femmes qui accouchent à la maternité de Mamoudzou, le chef lieu, sont étrangères.
01:06Et les Kwasakwasa, vous le savez, ces embarcations rudimentaires
01:09venues des Comores et de l'Afrique continuent d'arriver.
01:12Alors, il y a eu Shido il y a un an qui n'a rien arrangé.
01:16Et depuis une semaine, cette île intéresse grandement nos politiques.
01:20J'aimerais que nous écoutions sur le sujet Estelle Youssoufa,
01:24qui a estimé que le gouvernement ne fait rien pour contrôler l'immigration sur l'île.
01:30L'immigration, c'est l'autre thème qui va animer cette visite du Premier ministre.
01:35Après, donc, Shido, je vous propose d'écouter la députée Lyot de Mayotte.
01:39L'État a capitulé sur la lutte contre l'immigration clandestine à Mayotte.
01:43Il ne fait rien.
01:45Moi, quand je dis Ceuta et Médila, c'est Mayotte au carré,
01:48c'est parce que nous avons tous les jours, quotidiennement,
01:53des bateaux chargés de migrants qui arrivent sur nos plages.
01:57Tous les jours que Dieu fait, quelle que soit la météo,
02:00il y a des migrants qui arrivent, qui rentrent à Mayotte.
02:02Il n'y a personne pour protéger notre frontière.
02:05La Marine nationale a tourné le dos à Mayotte sur instruction du gouvernement.
02:10Dans une île qui est une frontière sud de l'Union européenne,
02:13donc un point d'entrée dans l'Union européenne,
02:16vous avez le ministre de l'Intérieur qui n'a jamais mis les pieds jusqu'à maintenant.
02:20C'est un scandale absolu.
02:21Estelle Youssoufa au micro d'Alexandre Lemaire ce matin sur Europe 1.
02:26Jean-Michel Salvatore, Jonathan Sigsou,
02:29trouvez-vous cette comparaison avec Ceuta,
02:32entre Mayotte et Ceuta pertinente ?
02:34Jean-Michel Salvatore.
02:36Oui, bien sûr, c'est pertinent,
02:38mais le problème de Mayotte est encore plus ancien et encore plus grave.
02:44Et c'est vrai qu'on ne comprend pas très bien
02:47pourquoi Sébastien Lecornu y va,
02:49parce qu'il n'a rien fait et il ne s'est rien passé depuis plusieurs années.
02:53Il va donc être extrêmement mal accueilli.
02:56Ça va être une visite extrêmement difficile.
02:58Il faut se souvenir quand même qu'il y avait une loi de programmation
03:01qui avait été adoptée il y a plusieurs années,
03:05qui prévoyait 4 milliards d'investissements d'ici à 2031.
03:09Et il y a à peine 60 millions qui ont été versés pour l'instant.
03:12Et il y a à peine 56 millions, je crois, 56 millions.
03:15C'est-à-dire qu'ils n'ont rien fait.
03:17Et donc c'est une illustration de l'incurie de l'État,
03:21de l'incapacité aussi des gouvernements successifs
03:25d'Emmanuel Macron, de régler des problèmes urgents comme ça.
03:28Mais vous savez, j'ai regardé ce matin le nombre de ministres
03:31qui ont été chargés des dom-toms depuis l'élection d'Emmanuel Macron.
03:35Il y en a 10.
03:36Tout à fait.
03:37Et ce ne sont pas forcément des hommes politiques inexpérimentés.
03:42Vous avez eu Sébastien Lecornu,
03:44qui était ministre des dom-toms au début.
03:46Vous avez eu Gérald Darmanin, qui était chargé des dom-toms.
03:49Anir Girardin.
03:50Anir Girardin.
03:51Manuel Valls.
03:53Malgré, mais je pense que quand on change de ministre
03:55tous les 9 ou tous les 10 mois,
03:57évidemment qu'à chaque fois le ministre est obligé
03:59de se remettre au courant.
04:02Et ça n'améliore pas les choses.
04:03Mais c'est vrai que quand on regarde la situation,
04:05on comprend le sentiment d'abandon absolu de cette population.
04:10Il faut quand même se rappeler quand même
04:12que 77% des habitants de Mayotte...
04:17On entend votre blouson là, sans manche, au micro.
04:19En fait, attention, Jean-Michel Salvator.
04:21Mais c'est passionnant pour suivre...
04:2377% si vous voulez, de la population de Mayotte vit sous le niveau de pauvreté.
04:31Vous avez 30 ou 40% des habitants qui n'ont pas l'eau.
04:35Enfin, il y a une urgence absolue.
04:37Bon, pourtant, ce n'est pas comme si rien n'avait été fait.
04:41Notez...
04:42Alors, oui, voilà, ce sera plus simple d'ouvrir votre doudoune sans manche,
04:46Jean-Michel Salvator.
04:47Il y a eu Jonathan Sixou,
04:50Wambouchou en 2023.
04:51Wambouchou, je vais rappeler quand même
04:52que c'était une opération de destruction de l'habitat insalubre.
04:56En fait, c'est bidonville qu'on appelle là-bas des bangas.
04:59Et puis, en 2019, c'était chicandra.
05:02Chicandra, c'était une opération.
05:04Emmanuel Macron s'était rendu sur place à Mayotte.
05:06Et c'était une opération pour renforcer les frontières de Mayotte.
05:09Ce n'est pas comme si rien n'avait été tenté
05:12depuis qu'Emmanuel Macron est là, Jonathan Sixou.
05:15Visiblement, ça ne marche pas, c'est ça ?
05:16Non, on ne nous a épargné aucune annonce.
05:19Ça, il y a un volontarisme de vitrine qui fonctionne très bien.
05:23Souvenez-vous, quand Gérald Darmanin s'était rendu sur place,
05:26il avait annoncé l'instauration d'un blocus maritime
05:29pour empêcher ces fameuses embarcations en provenance de Mayotte
05:32parmi d'autres solutions,
05:34notamment le déploiement de compagnies de CRS, etc.
05:38pour tenter de recomposer, ou de composer même, devrais-je dire,
05:41un semblant de sécurité pour les Mahorais.
05:44Mais le problème de fond, et ça Jean-Michel l'a abordé,
05:48la France n'a pas les moyens d'avoir ce 101e département.
05:50Ça, c'est intéressant. Pourquoi ?
05:52Mais parce que, voyez-vous, comment déjà s'organise la vie dans l'Hexagone.
05:57Regardez à quoi ressemblent les contestations même sociales
06:00dans nos territoires d'outre-mer.
06:01Vous avez des contestations régulières
06:03dans les différents territoires d'outre-mer français.
06:06Je ne vous parle même pas du Pacifique.
06:11Il se trouve que nous n'avons pas les moyens de ce 101e département.
06:16Les Mahorais ont voté...
06:17Alors, qu'est-ce qu'il faut faire ? Très bien, on a dit ça, Jonathan Cixou.
06:20Qu'est-ce qu'il faut faire de Mayotte, alors ?
06:21Parce que vous avez l'air d'avoir de grosses réserves
06:24sur Mayotte département français.
06:26Sur ce dossier, comme sur tous les dossiers
06:28que nous allons aborder dans le courant de l'émission,
06:30et sur tous les autres que nous n'aurons pas le temps d'aborder,
06:32il y a une chose qui manque à nos responsables politiques,
06:35quels qu'ils soient, c'est le courage.
06:36Le courage et un certain déterminisme.
06:40Vous avez passé cet extrait de Mme Estelle Youssoupha.
06:43On peut rappeler quand même que c'est une centriste
06:45qui nous tient ses propos.
06:47Elle est membre désormais de l'IOT, à l'Assemblée nationale.
06:50Ce ne sont pas les plus radicaux en matière d'immigration.
06:54Et pourtant, elle est mahoraise,
06:56elle connaît la situation mieux que quiconque.
06:58Elle est sur une île qui a porté Marine Le Pen
07:02à plus de 80% au second tour de la dernière présidentielle aussi.
07:05C'est peut-être une des raisons de ce discours très offensif.
07:08Absolument.
07:09Le discours de Marine Le Pen, certes, c'est un discours,
07:11mais il est offensif sur la question.
07:13Donc, mécaniquement, ça rencontre un certain écho sur place.
07:17Alors, la proposition d'Edouard Philippe,
07:19parce qu'Edouard Philippe était sur l'archipel
07:23vendredi et samedi, il y a quelques jours,
07:25d'installer un centre de retour pour migrants
07:28en Afrique de l'Est.
07:30Jean-Michel Salvatore, est-ce que c'est une proposition,
07:33selon vous, pertinente,
07:34sachant que ça coûtera, comme le disait Jonathan Sixou,
07:37un peu d'argent quand même ?
07:38Oui, bien sûr, ça fait partie des idées intéressantes.
07:41Évidemment, le sujet est très compliqué.
07:43Il ne faut pas laisser croire que tout peut se résoudre
07:47comme ça, d'un coup de baguette magique.
07:48Mais c'est vrai que c'était une proposition intéressante.
07:50De même qu'il a proposé de suspendre les demandes d'asile,
07:54de même qu'il a demandé de suspendre le droit du sol,
07:57ainsi que le regroupement familial.
07:58Le problème d'Édouard Philippe, si vous voulez,
08:00c'est qu'il a beaucoup d'idées quand il n'est pas au pouvoir.
08:03Il a quand même eu trois ans d'exercice du pouvoir
08:06où il aurait pu faire des choses.
08:07Moi, je pense que, si vous voulez,
08:10il me semble qu'à situation exceptionnelle,
08:12il aurait fallu imaginer un dispositif exceptionnel,
08:16un petit peu comme sur Notre-Dame.
08:17Si vous voulez, sur Notre-Dame, on s'est dit,
08:18il faut rebâtir Notre-Dame.
08:21Et c'est vrai que sur les dom-toms,
08:22on a déjà connu ce type de situation.
08:25Alors, c'est une situation qui est assez ancienne,
08:27mais en 1988, lorsqu'il y avait eu tous ces troubles
08:30en Nouvelle-Calédonie,
08:32Michel Rocard était Premier ministre.
08:34Et quand il a vu la complexité du problème calédonien,
08:38il s'est dit, je vais envoyer l'un de mes plus proches collaborateurs,
08:41je vais en faire un super préfet, c'était Christian Blanc.
08:43Et il est parti là-bas.
08:45Il est resté plusieurs années là-bas
08:48pour régler le problème.
08:50Là, je me demande si finalement,
08:51il n'aurait pas fallu imaginer un dispositif du même type,
08:54parce qu'on voit bien que c'est l'incurie généralisée,
08:58c'est l'irresponsabilité généralisée.
09:00Alors, Jean-Michel Salvatore, Jonathan Sixou,
09:02je mène une vie parallèle de reporters
09:04à côté de ces présentations au micro
09:10depuis quelques semaines désormais.
09:12J'ai eu la chance d'aller une cinquantaine de fois à Mayotte.
09:15Et je pense connaître bien la situation.
09:17J'ai parlé à beaucoup d'élus qui m'ont confié
09:20qu'on cherchait à peu près 1000 fonctionnaires sur place.
09:24Donc, 1000 fonctionnaires, c'est des profs,
09:27des soignants pour l'hôpital de Mamoudzou,
09:29qui effectivement n'est pas calibré pour accueillir autant de personnes.
09:34On cherche aussi des fonctionnaires dans la fonction publique territoriale,
09:38malgré une sur-rémunération d'environ 30% par rapport à la métropole.
09:43Nous n'en trouvons pas, les gens, et les métropolitains notamment,
09:47ne veulent pas venir.
09:48On n'est pas là pour faire de langue de bois sur Europe 1.
09:52Bon, sur ce territoire de Mayotte,
09:54une grosse partie de la population ne maîtrise pas encore bien le français,
09:58c'est tout à fait normal.
09:59C'est le shimaorais, la langue locale, là-bas, si je puis dire.
10:03Et ça, c'est un problème également.
10:05Est-ce que 100 fonctionnaires,
10:06ou avec finalement une pénurie de fonctionnaires là-bas à Mayotte,
10:10Mayotte peut s'en sortir ?
10:11Jean-Michel Salvatore.
10:13Non, mais c'est pour ça que je dis que c'est un problème compliqué.
10:15Il n'y a pas de solution magique.
10:16Mais c'est vrai que quand on laisse faire cette immigration irrégulière,
10:20depuis qu'Emmanuel Macron s'est installé à l'Elysée,
10:24la population à Mayotte a augmenté de 25%.
10:27Et la plupart de ces nouveaux habitants,
10:30qui sont en situation pour la plupart irrégulière,
10:33ce sont des jeunes.
10:34Donc si vous voulez, plus on attend, moins on fait,
10:36plus on se retrouve face à des problèmes qui sont inextricables.
10:41Et c'est vrai qu'il n'y a pas assez de profs,
10:43il n'y a pas assez de soignants,
10:45il n'y a pas assez d'hôpitaux.
10:46Il faudrait refaire...
10:47Mais c'est surtout que les services publics ne sont peut-être pas calibrés
10:50pour accueillir autant de monde.
10:52Un hôpital, normalement, est calibré
10:54pour accueillir autant de patients
10:57que les chiffres de l'INSEE le disent.
11:00Et l'INSEE, justement, Jean-Michel Salvatore à Mayotte,
11:02dit qu'à Mayotte, il y a 323 000 habitants.
11:04Sur place, Jonathan Sixsou, Jean-Michel Salvatore,
11:08personne ne croise chiffres.
11:09Estelle Youssoufa et tous les élus
11:11disent que ce chiffre est largement sous-évalué
11:13et qu'on serait plutôt proche des 400 000.
11:17C'est l'estimation basse.
11:18Comment voulez-vous vous en sortir dans ces conditions, Jonathan Sixsou ?
11:21Dans ces conditions, personne ne peut s'en sortir.
11:23Vous ne disiez pas de langue de bois sur Europe 1.
11:25J'ai envie de vous dire que même avec une majoration
11:27de 30% de la rémunération des fonctionnaires,
11:29vous ne trouvez pas grand monde de candidats au départ
11:33pour une raison simple, c'est que là-bas, c'est l'enfer.
11:35C'est l'enfer. Pourquoi ?
11:36Parce que vous avez ce problème de surpopulation,
11:39ce problème d'infrastructures défaillantes,
11:40et vous avez, ce n'est pas un détail dans la vie quotidienne,
11:43vous savez ça mieux que personne,
11:44une violence qui est devenue systémique,
11:47notamment entre les populations locales,
11:49mais vis-à-vis également...
11:51C'est-à-dire que selon vous, ce n'est pas la meilleure carte postale
11:53pour les éventuels candidats à la mutation, c'est ça ?
11:56Absolument.
11:56Vous trouverez, je pense, sans mentir,
12:01beaucoup plus de candidats pour n'importe quel autre
12:02territoire français à travers le monde,
12:04mais là, c'est vraiment un point noir
12:05pour tout ce que nous décrivons depuis plusieurs minutes maintenant.
12:08L'attitude des Comores,
12:10parce que les Comores revendiquent Mayotte.
12:12C'est le nœud du problème, d'ailleurs.
12:14Alors justement, pourquoi Jonathan Sixou,
12:16c'est le nœud du problème ?
12:17Les Comores revendiquent Mayotte.
12:20C'est vraiment une revendication territoriale.
12:21Or, il y a quelques années,
12:22les Mahorais ont voté pour rester français.
12:25En 1974.
12:27En 1974, exactement.
12:28Et les Comores n'ont toujours pas accepté
12:30cette décision souveraine des Mahorais.
12:34La France continue, depuis 1974,
12:36à être en rapport étroit avec les Comores.
12:38Nous les aidons même,
12:39à hauteur de plusieurs dizaines de millions par an,
12:42pour tenter de les amadouer,
12:43et leur dire arrêter d'envoyer des candidats
12:46à la nationalité française à Mayotte.
12:49Ça ne sert strictement à rien.
12:50Donc effectivement, peut-être que la proposition d'Edouard Philippe
12:54serait, j'emploie vraiment beaucoup de conditionnels,
12:56une solution d'avoir ces hotspots, si je puis dire,
12:59mais sur le continent africain.
13:01Alors, c'est vrai que nous parlions en préambule
13:04de l'analogie faite par Estelle Youssoupha,
13:08députée de Mayotte, avec Ceuta.
13:10Est-ce que selon vous, Michel Salvatore,
13:13les migrants qui embarquent via ces quoi-ça-quoi-ça,
13:16ces embarcations très rudimentaires,
13:18sont devenus aussi une arme diplomatique
13:21de la part des Comores,
13:23qui ne font pas grand-chose pour les retenir,
13:26ces migrants ?
13:26Oui, bien sûr.
13:27Mais il y a aussi cette population
13:30qui fuit la misère,
13:31et qui s'imagine qu'en arrivant à Mayotte,
13:33et je pense que vous l'avez vu, vous,
13:35lorsque vous y êtes allé à plusieurs reprises,
13:37qui s'imaginent qu'ils vivront mieux à Mayotte
13:39que dans les Comores.
13:41Mais il me semble que...
13:45Quand on disait tout à l'heure qu'en 1974,
13:48Mayotte avait voté pour le maintien en France,
13:50je pense que ça nous oblige d'une certaine façon.
13:52C'est un territoire qui veut rester dans la République française.
13:56Ils sont très patriotes.
13:56Ils sont patriotes.
13:57Et donc, nous avons une grosse dette envers eux.
14:00Et dans notre intérêt bien compris d'ailleurs,
14:03parce que d'un point de vue géopolitique,
14:04on a aussi intérêt à être là.
14:06Et puis, la Réunion n'est pas très loin.
14:08Donc, évidemment qu'on a aussi intérêt à les aider.
14:12Mais on sent une impuissance généralisée de l'État
14:16et sans doute quand même un manque de volonté politique.
14:19Vous écoutez Europe 1, il est 13h30.

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