- il y a 2 mois
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00La suite de BFM Grand Soir, merci d'être avec nous, on est en direct évidemment comme chaque soir sur
00:04BFM TV.
00:05Dans un instant, regardez, ce sont les images de la soirée, ce torrent absolument monstrueux qui a ravagé une vallée
00:10du Népal.
00:11Regardez ces images après un glissement de terrain, images apocalyptiques.
00:15Le bilan est terrible, vous allez voir cette vague arriver et passer par-dessus, notamment ce bâtiment qui est le
00:21poste frontière en l'occurrence ici.
00:22Il y a en dépasse ce soir en termes de bilan les 160 morts, près de 600 personnes sont portées
00:27disparues, avec notamment plusieurs centaines de touristes étrangers dans la région.
00:32Toujours des interrogations sur le sort de Français sur place.
00:35Toutes les images et les dernières informations, ce sera dans un instant.
00:39Mais d'abord la politique, la campagne présidentielle, tous les soirs sur BFM TV à 7h-ci avec le dernier
00:45sondage tout chaud, il vient de tomber.
00:47Confirmation notamment de la percée de Jean-Luc Mélenchon, le débat sur l'héritage, on va en parler.
00:51Ça continue ce soir parce que tout le monde y va de sa mesure et puis le prix des carburants
00:55toujours à la hausse, faut-il baisser les taxes ?
00:57On va en parler ce soir avec nos invités.
01:00Bonsoir Priscatevenot et merci d'être là avec nous, députés ensemble pour la République des Hauts-de-Seine.
01:04Pardon, pour que les choses soient claires, vous roulez pour qui vous ?
01:06Gabriel Attal.
01:07Gabriel Attal, très bien.
01:08Arthur Delaporte, bonsoir, merci d'être là.
01:10Député socialiste du Calvados, vous roulez pour qui ?
01:12Alors je roule pour, je l'espère, Olivier Faure, j'attends qu'il déclare sa candidature.
01:17Ok, très bien. Nous on attend aussi Julien Oudoul, député du Rassemblement National de Lyon qui doit nous rejoindre dans
01:23un instant et qui lui roule pour Marine Le Pen.
01:25Il n'y a pas de l'argent, si j'ai vu.
01:26Aucun doute.
01:27Amélie Rosic avec nous, Yves Tréard évidemment, Lisa Def.
01:30Lisa, je commence avec vous, c'est vous qui avez les résultats du dernier sondage.
01:34Sondage IFOP notamment pour, j'allais dire pour Yves Tréard, pour le Figaro, avec un certain nombre de confirmations et
01:40de mouvements qui s'amplifient.
01:41Oui, ce qui saute aux yeux d'abord, c'est que quel que soit le scénario, la candidate du Rassemblement
01:46National a des scores impressionnants.
01:48Regardez, Marine Le Pen aussi entre 33 et 35% des intentions de vote au premier tour et presque tout
01:53dépend de l'identité du candidat du bloc central.
01:57Autre enseignement de ce sondage, la popularité ou non de Raphaël Glucksmann.
02:01Là encore, on constate que c'est le bloc central qui donne le ton, si je puis dire.
02:04Le candidat Place Publique passe de 11% des intentions de vote s'il est en face de Gabriel Attal
02:10et Édouard Philippe.
02:10Mais regardez, il gagne un point si le seul candidat du bloc central, c'est Édouard Philippe.
02:15Et Raphaël Glucksmann gagne trois points supplémentaires si c'est Gabriel Attal avec 15% des intentions de vote face
02:23à Bruno Le Maire.
02:24Ça monte même jusqu'à 18%.
02:26Ça monte jusqu'à 18% si Bruno Le Maire est là.
02:28On voit Jean-Luc Mélenchon aussi qui augmente assez nettement dans ce sondage.
02:31On en parlera dans un instant.
02:32Au second tour, ça donne quoi ?
02:3367% pour Marine Le Pen si c'est le candidat de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, en face
02:39d'elle.
02:40Si c'est Raphaël Glucksmann, elle descend à 55% des intentions de vote au second tour.
02:44Lui aurait donc 45%.
02:46Et avec François Hollande comme candidat socialiste, c'est presque la même chose.
02:5054% pour Marine Le Pen, 46% pour l'ancien président de la République.
02:54Et ce sont sensiblement les mêmes scores face à Gabriel Attal ou face à Édouard Philippe.
02:59Mais il en est un qui fait remonter le score de Marine Le Pen de façon assez notable au second
03:03tour.
03:04C'est Bruno Retailleau.
03:0558% pour Marine Le Pen face à celui qui fut ministre de l'Intérieur d'Emmanuel Macron.
03:09Voilà, et 42% pour Bruno Retailleau.
03:10Bonsoir Julien Audoul.
03:11Bonsoir.
03:11Vous avez failli être en retard pour commenter ces résultats du...
03:14Failli, c'est pas en retard.
03:15Failli, voilà.
03:16Le tout dernier sondage qui donne Marine Le Pen vainqueur, quelles que soient les circonstances, au deuxième tour.
03:22Je ne vais pas commencer avec vous, ce serait trop facile.
03:24Priska Thévenot, comment vous faites ?
03:26Comment vous faites ?
03:26Est-ce que Marine Le Pen est devenue imbattable face à vous ?
03:29Comment on fait ?
03:29On fait campagne.
03:30On fait campagne.
03:31Et c'est ce que d'ailleurs Gabriel Attal a fait tout l'été.
03:34Ça a été un des rares candidats à la campagne présidentielle qui s'est non seulement déclaré,
03:38qui a fait des propositions très concrètes autour de quatre chantiers prioritaires,
03:42salaire, école, IA et frontière, et qui est allé directement sur le terrain, partout.
03:47Il est d'ailleurs aujourd'hui en Mayenne, pour pouvoir expliquer, argumenter,
03:51mais aussi beaucoup écouter et entendre les alertes des Françaises et des Français
03:55dans leur quotidien directement sur le terrain.
03:57Et je pense que c'est comme ça qu'on doit faire.
03:59On doit faire campagne sur le terrain, campagne de proximité.
04:02Et nous allons continuer dès la semaine prochaine,
04:04non pas avec des universités d'été,
04:06comme il est traditionnellement l'habitude de le faire pour les grandes familles politiques,
04:09mais avec une campagne qui s'appelle 1000 bistrots, 1000 cafés.
04:12Nous allons aller à la rencontre des uns et des autres,
04:15par petits formats, pour pouvoir échanger et être au plus près de celles.
04:18Et ceux qui doutent, qui sont à convaincre,
04:21et qui refusent la tenaille RN à l'Égypte.
04:25Juste une première marque, vous renez pour Gabriel Attal.
04:27Au second tour, pour l'instant, il n'y est pas.
04:30Mais au second tour, aujourd'hui, quand on regarde les sondages,
04:32effectivement, c'est RN et LFI.
04:34Maintenant, est-ce que ces sondages, on doit les regarder comme une fatalité
04:36ou comme une injonction à agir ?
04:38Nous, on les voit comme une injonction à agir.
04:40Il y a à peu près 4 ans, 5 ans, j'étais sur ces mêmes plateaux,
04:44parce que j'étais à l'époque porte-parole de ma famille politique,
04:47et on me disait, alors vous allez faire quoi entre Marine Le Pen et Éric Zemmour au second tour ?
04:52Et je disais la même chose.
04:54Oui, on regarde les sondages, bien sûr qu'on les regarde,
04:56et avec sérieux, et avec attention.
04:57Mais attention, ce sont des opinions à un instant T.
05:01Et tout notre enjeu, c'est de déjouer...
05:02Je vais finir juste sur ça.
05:03Et notre enjeu, c'est de déjouer ces pronostics.
05:05Et nous avons le candidat, Gabriel Attal, qui est capable de déjouer les pronostics.
05:09Souvenez-vous, au lendemain de la dissolution avec les législatives,
05:11on nous donnait Jordan Bardella à Matignon.
05:14Nous avons pu déjouer ces pronostics.
05:16Est-ce que la question que vous posent vos électeurs,
05:19c'est-à-dire les électeurs du Bloc central,
05:22c'est pas tellement de savoir si vous allez battre Mme Le Pen
05:26ou si vous allez battre M. Mélenchon, c'est pas le sujet.
05:29Le sujet, ils vous disent, mais quand est-ce que vous allez vous entendre ?
05:33Quand est-ce que M. Attal, M. Philippe, M. Retailleau, et peut-être d'autres, je sais pas,
05:39et bien vous allez finalement vous serrer la main, vous dire,
05:42pour gagner, pour les battre, eux, il faut qu'on se rassemble.
05:46C'est ça qu'on vous demande.
05:47C'est ça qu'ils vous demandent, moi je n'ai pas d'action.
05:50Vous en faites le relais et vous avez bien raison de vous en faire le relais
05:54parce que oui, cette question, elle revient assez souvent.
05:56Et cette question, elle a une réponse.
05:57Vous le savez d'autant plus.
05:58C'est une primaire.
05:59Mais nous, on n'est pas contre une primaire.
06:00On l'a déjà dit avec Gabriel Attal, on n'est pas contre une primaire.
06:03Il ne le dit pas beaucoup, il ne le dit pas beaucoup, Gabriel.
06:05Si, on l'a dit, on l'a dit, mais parce que c'est pas...
06:07Pardon, on ne va pas parler de ça matin, midi et soir.
06:09On l'a déjà dit qu'on était ouverts à toutes les possibilités.
06:11Mais une fois de plus, plutôt aussi encore une fois
06:14que le principe de se mettre sur une chaise
06:15et de crier au effort, rassemblez-vous,
06:17on a mis en place, par l'initiative de Gabriel Attal,
06:19un comité de liaison dans lequel nous nous réunissons tous les mois
06:22pour savoir justement comment...
06:24Deux choses, attendez, attendez, deux choses,
06:26d'abord, contrairement à ce que vous dites,
06:29le deuxième tour pourrait être Marine Le Pen, Edouard Philippe.
06:33Il y a ce scénario-là.
06:35Edouard Philippe, lui, en tout cas dans les derniers sondages,
06:37peut arriver au second tour.
06:38Gabriel Attal, pour l'instant, il n'y a pas de scénario
06:41où il arrive au second tour.
06:43Et deuxièmement, est-ce que vous dites ce soir
06:44les oeufs dans les yeux à Julien Audoule ?
06:45Rarement, ils ont...
06:46Mon candidat, mon candidat Gabriel Attal,
06:50battra votre candidate Marine Le Pen.
06:51Ah oui, on vous battra,
06:53comme on vous a battus aux législatives de 2024.
06:55Vous voyez déjà Jordan Bardella à l'époque à Matignon
06:57et finalement...
06:59Il n'est même pas candidat à la présidentielle de 2027.
07:02Le regard n'est pas vraiment confiant.
07:04Ah si, vous ne l'inquiétez pas, il l'est et il sera d'autant plus dans l'hémicycle.
07:06Je sens une certaine fébrilité de la part de la porte-parole
07:09du futur directeur de campagne, d'Edouard Philippe.
07:12Ah pour vous, c'est comme ça que ça va se terminer ?
07:13Gabriel Attal va se ranger derrière Edouard Philippe ?
07:15Évidemment, mais tout le monde le sait, mais c'est cousu de fil blanc.
07:17Mais M. Attal n'est qu'un homme de paille.
07:20M. Attal, qui effectivement a passé tout son été à faire campagne,
07:23à aller voir des Français, c'est bien qu'il en rencontre quelques fois d'ailleurs.
07:26Mais M. Attal sait qu'à un moment donné, il va appuyer sur le bouton,
07:30venir sur votre plateau ou sur un autre,
07:32et dire qu'en responsabilité pour faire barrage à Marine Le Pen,
07:36il se rallie à son cher et tendre ami Edouard Philippe.
07:40Voilà, c'est ça, on le sait, c'est de la tambouille politicienne.
07:43Tout ça, c'est de la poudre aux yeux, de la poudre de perlimpinpin,
07:45comme disait votre ancien mentor,
07:48et très clairement, ça n'a que peu d'intérêt.
07:50Moi, ce que je veux dire, c'est que les sondages,
07:52à neuf mois de l'élection présidentielle,
07:55on peut les commenter tous les jours, effectivement,
07:58c'est très palpitant, sachant que tous les candidats
08:00ne sont pas sur la ligne de départ, sachant que...
08:02Il y a la même plus que de raison.
08:04Oui, voilà, exactement, que tout ça va évidemment se dégonfler
08:07comme une baudruche.
08:08Moi, ce que j'observe, et ce qui est intéressant,
08:10c'est la formidable dynamique autour du camp national,
08:13autour de nos idées, autour de la personnalité de Marine Le Pen,
08:18à un niveau inédit, il est vrai,
08:20parce qu'il y a dans ce pays,
08:21n'en déplaise au camp des pessimistes, macronistes,
08:26à tous ceux qui ont conduit notre pays dans le mur,
08:28c'est qu'il y a une formidable volonté de changement.
08:31Alors, attendez, on parle de Marine Le Pen dans une seconde.
08:35On parlera évidemment des socialistes, ne vous inquiétez pas,
08:37Arthur Delaporte, mais simplement pour répondre,
08:39Prisca Thévenot, à Julien Audoul à l'instant.
08:41C'est comme ça que ça va se terminer, Gabriel Attal,
08:43qui se ralliera forcément à Édouard Philippe ?
08:45C'est son seul argument de campagne, soit,
08:47je vais le laisser dérouler cette EDL,
08:49j'ai aucun problème pour ça.
08:50EDL, c'est l'élément de langage, pour ceux qui le regardent.
08:52L'élément de langage, oui, il n'y a pas de sujet.
08:53Je m'attendais à un argument un peu plus fort sur le fond.
08:55C'est pas grave, moi ce que je dis, c'est...
08:57Moi, je préfère débattre avec une porte-parole d'un vrai candidat.
09:00Je suis députée, je suis un des collègues à l'Assemblée nationale.
09:02Pas d'un pantin, c'est ça le problème, c'est que M. Attal...
09:04Non, ne soyons pas méprisants.
09:05Ah, c'est pas méprisant du tout.
09:06Sinon, je pourrais aller sur d'autres chemins vis-à-vis de l'Assemblée nationale,
09:09et notamment vous, ça ne serait pas très agréable, M. Audoul.
09:13Encore une fois, il faut dire la vérité aux Français.
09:15Et la vérité aux Français,
09:17en disant qu'on va être candidat à l'élection présidentielle,
09:20alors qu'on est le soutien,
09:21dans quelques semaines, dans quelques mois,
09:23d'Édouard Philippe, et qu'on va se désister
09:25avec les mêmes arguments, avec le même aplomb,
09:28avec la même morgue
09:30qui est celle de M. Attal,
09:31qui fait mine de découvrir l'eau chaude,
09:33alors qu'il a été lui-même aux responsabilités avec M. Macron,
09:36comme Premier ministre, comme ministre,
09:37il a envie de tout réinventer, M. Attal.
09:40Et puis, dans quelques semaines, il se dira,
09:41ben non, en fait, c'est Édouard Philippe qui va tout réinventer.
09:43Juste une chose, Julien Audoul,
09:44quand on regarde le sondage de ce soir...
09:45Non, c'est pas très vite, c'est malheureusement votre politique...
09:47On a commencé par là, Marine Le Pen, en tête du premier tour,
09:50Marine Le Pen. Ce soir, dans ce sondage, encore une fois,
09:53il emporterait le second tour dans tous les scénarios,
09:56mais avec des écarts qui se resserrent quasi systématiquement.
09:59Avec, par exemple, un 52-48 contre Édouard Philippe.
10:04Ça veut dire que vous êtes ce soir moins serein que ce matin ?
10:07On sent la fébrilité.
10:09Très clairement, je vous le redis,
10:11commenter des sondages qui ne veulent rien dire,
10:14si ce n'est qu'il y a une dynamique...
10:16Vous voyez que ça veut dire quelque chose, visiblement, donc...
10:18Après, sur ces sondages de second tour,
10:20on ne sait même pas qui aura au premier tour.
10:22On ne sait même pas si M. De Villepin sera candidat.
10:25On ne sait même pas si tel ou tel sera candidat.
10:28On ne sait pas qui va se désister au dernier moment.
10:30Donc tout ça n'a que peu d'intérêt.
10:32Ce qu'on aimerait dire, c'est qu'effectivement,
10:33là où je rejoins Priscatevnaud, c'est qu'il y a une campagne.
10:36Et respecter les Français, c'est aller faire campagne,
10:38c'est faire des propositions, c'est débattre,
10:41c'est porter un projet.
10:42Et je pense que Marine Le Pen est la seule à porter un projet d'espérance,
10:47de renouveler, et surtout de grands changements
10:49par rapport à ce qui a été fait depuis 40 ans.
10:51– Ce qui est très intéressant, c'est que c'était les candidats potentiels
10:56ou possibles, enfin tout ce qu'on veut,
10:59ont fait beaucoup campagne.
11:00Ils ont beaucoup quand même voyagé en France.
11:04Il n'y en a qu'une qui n'a quasiment rien fait.
11:07– Marine Le Pen.
11:08– Est-ce que vous pensez que...
11:10– Est-ce qu'elle n'est pas exposée, qu'elle ne fait rien ?
11:12– Vous pensez qu'elle ne prépare pas...
11:13– Non, non, je n'ai pas dit ça, mais vous ne pouvez pas nier que...
11:15– Certaines échéances importantes.
11:16– On ne l'a pas vue autant que les autres candidats.
11:19C'était une stratégie, j'imagine.
11:21– Mais il n'y a pas de stratégie.
11:22Marine Le Pen...
11:24– Marine Le Pen se prépare à cette échéance sérieusement,
11:28parce qu'il en va de l'avenir de la France,
11:30il en va aussi de la survie du peuple français, excusez-moi,
11:33à la fois sur le volet économique et social,
11:35mais aussi sur le volet migratoire.
11:36On voit ce qui se passe notamment à Ceuta ou à Mayotte.
11:40Donc très clairement, Marine Le Pen est obnubilée sur la préparation,
11:45sur le travail qu'il va falloir faire lors de cette campagne.
11:48Donc rassurez-vous, elle sera bien présente
11:51et elle portera un projet qui rassume.
11:53– Encore un tout petit mot, pardon.
11:55J'essaie d'avancer encore un tout petit mot sur ce sondage
11:57et après on parlera du fond, on parlera notamment des héritages,
11:59je le disais, pour parler de la gauche,
12:02est-ce qu'à la fin, de toute façon, Arthur Delaporte,
12:06vous vous rallierez à Jean-Luc Mélenchon
12:07parce que vous n'aurez pas le choix.
12:09Et quand on regarde la dynamique ce soir,
12:11Jean-Luc Mélenchon est à 19, jusqu'à 19% dans ce sondage-là,
12:15jusqu'à 19%, plus de points par rapport à juillet.
12:19Où est-ce que vous dites, non, non, Glucksmann est encore là ?
12:23– Glucksmann, ou celui qui sera le candidat de l'espace socialiste,
12:26parce que non, mais je tiens à le dire,
12:27et je dis à celles et ceux qui nous regardent,
12:29nous ferons notre choix au milieu du mois d'octobre
12:32pour désigner celui qui représente.
12:34– Il y aura une primaire.
12:34– Et je crois, moi, c'est pour ça que je m'engage aussi,
12:37que cette primaire sera même de créer une dynamique politique,
12:40une dynamique de rassemblement à gauche,
12:42et aussi une dynamique d'alternative,
12:43parce qu'on voit bien dans tous les cas de figure,
12:45en effet, c'est aujourd'hui, à l'heure où on parle,
12:48le Rassemblement National qui gagne.
12:49C'est pas comme ça, forcément, que ça se finira,
12:51et moi je ferai tout pour que ça ne se finisse pas comme ça.
12:53Mais que dire aux électeurs de gauche ?
12:55Vous votez pour du beurre ? Vous votez pour perdre ? Non.
12:58Je crois qu'aujourd'hui, il faut à la fois incarner une rupture avec le macronisme,
13:02parce que c'est ce que cherchent aussi les électeurs,
13:04et en même temps, l'idée qu'on sera sérieux, on sera là,
13:07on sera la gauche qui est prête à faire l'alternative.
13:11– On part pas avec du retard, on part avec un espace démocratique.
13:14C'est facile pour Jean-Luc Mélenchon de partir.
13:16Il décide, les autres appliquent.
13:17Nous, on essaie de rassembler la gauche avec une multiplicité de tendances,
13:21et de cette multiplicité de tendances,
13:23on veut faire surgir une candidature unique.
13:24C'est ça l'objectif.
13:25– Je voudrais qu'on écoute Bruno Retailleau vous faire réagir derrière.
13:28Bruno Retailleau qui était l'invité tout à l'heure de Sonia Mabrouk sur BFM TV.
13:31Bruno Retailleau qui attaque très, comment dire, franchement, durement,
13:36la France insoumise.
13:37Il accuse la France insoumise d'être un parti de collabos,
13:39de collabos des ennemis de la France.
13:41– Le groupe des insoumis à l'Assemblée, il y a un an,
13:45ont déposé une proposition de loi, vous vous en souvenez certainement,
13:48pour abroger le délit d'apologie terrorisme.
13:51Donc ces gens-là préfèrent pactiser avec les islamistes
13:55plutôt que de protéger les Français.
13:56– Donc Rima Hassan est une ennemie de la France ?
13:58– Ce sont des collabos.
13:59Oui, c'est un parti de collabos, voilà, avec les ennemis de la France.
14:05– Réponse ce soir de Manuel Bompard, le coordinateur de la France insoumise.
14:09Regardez ce texte posté sur Twitter, je vous lis les premiers mots,
14:13Bruno Retailleau n'a trouvé que l'insulte et le mensonge
14:15pour essayer d'avoir un peu de lumière médiatique.
14:16Quand elle panique, la bourgeoisie montre toujours son vrai visage,
14:19la haine, la violence, le mensonge.
14:21Voir M. Retailleau aussi votrer de la sorte et bon signe,
14:23cela veut dire que nous sommes sur la bonne voie.
14:25Je sais que vous n'êtes pas le porte-parole, loin de là de Jean-Luc Mélenchon,
14:28mais qu'est-ce que vous dites quand vous entendez Bruno Retailleau
14:30traiter les insoumis de partis de collabos ?
14:32– Moi je suis indigné évidemment que ce niveau de violence verbale
14:37mais de la part de Bruno Retailleau qui affecte la modération,
14:42ce que vous voulez, mais qui en fait est un fasciste au petit pied,
14:44on pourrait aussi avoir si vous voulez une espèce de…
14:46– Ah vous vous dites fasciste au petit pied ?
14:47– Non mais franchement des gens qui disent…
14:48– Attendez, vous ne pouvez pas dire à Bruno Retailleau
14:50« n'utilisez pas qu'au labo » et trois secondes après dire « c'est un fasciste ».
14:53– Vous voyez bien ce que je veux dire.
14:54– Dans le paradoxe permanent, c'est ça qui est extérieur à la gauche.
14:57– Je savais que vous alliez réagir quand je disais ça,
14:59mais vous voyez bien quand on a des mots qui sont trop forts,
15:02tout de suite, on génère des invectifs.
15:05Sauf que quand c'est Bruno Retailleau, ça serait presque acceptable
15:08parce qu'on déteste tellement les insoumis que c'est facile d'être un collabo.
15:11– Eh bien non, moi je vous le dis très clairement,
15:13c'est pas comme ça qu'on se comporte, c'est pas comme ça qu'on a un débat de
15:15fond
15:15et j'espère que la présidentielle, ça sera autre chose que des accusations de collabos.
15:18– Mais c'est quand même ce que vous, vous-même au Parti Socialiste,
15:21pas vous personnellement, mais avec les autres,
15:23vous dénoncez à la France insoumise, c'est qu'ils ne condamnent pas suffisamment
15:28le terrorisme et ceux qui commettent des actes terroristes.
15:32– On a eu cette discussion au moment des attentats du 7 octobre
15:35et on avait évidemment émis des divergences là-dessus,
15:38mais je vous rappelle quand même qu'on a fait aussi…
15:41– Des divergences ou des condamnations pour l'attitude de la France insoumise ?
15:44– Ce que je veux dire, c'est que Bruno Retailleau fait n'importe quoi.
15:47– Voilà, il fait n'importe quoi, il est en train de plonger.
15:48– Non, non, on ne parle pas de Bruno Retailleau là.
15:50– Si, on parle de Bruno Retailleau, désolé, c'est quand même le titre du bandeau.
15:54– Est-ce que Bruno Retailleau a des invocabulaires ?
15:55– Est-ce que Bruno Retailleau fait n'importe quoi ?
15:56– Non, mais là, c'est là où vous avez terminé avec M. Mélenchon, c'est acquis, c'est acquis,
16:01c'est écrit.
16:01– Est-ce que Jean-Luc Mélenchon, c'est écrit, c'est écrit ?
16:03– C'est ma tasse de thé, la réponse est non.
16:05– Vous nous jouez les grands jeux, mais à chaque fois, c'est pareil, vous l'avez fait en 2024,
16:09vous l'avez fait en 2022, à chaque fois, vous dites non, non, vous jamais !
16:13Et la preuve, c'est que dans le texte castillé, Raphaël Douxman,
16:17où il a, d'ailleurs, je ne sais pas pourquoi il a fait ça, il a signé le texte,
16:21dans ce texte, il avait exigé qu'il n'y ait aucune relation avec la France insoumise,
16:27moralité, ça ne figure pas dans ce texte-là, donc c'est écrit, vous allez terminer dans ce moment.
16:32– Arthur Delaporte, Arthur Delaporte.
16:33– Je ne sais pas de quel scénario vous parlez, moi je viens de vous expliquer
16:36que Jean-Luc Mélenchon n'est pas un bon candidat de second tour,
16:39et qu'il nous fait perdre dans tous les cas de figure.
16:41Donc, voilà, on essaie de construire autre chose que Jean-Luc Mélenchon,
16:44qui s'est rendu par ses outrances, finalement, répulsif,
16:48aux yeux d'une bonne partie de l'électorat de gauche.
16:50– Pas de vous, visiblement.
16:50– Et donc, c'est ça qu'il faut entendre.
16:51– Généralement, c'est quand même intéressant.
16:53– Je ne suis pas à la France insoumise, et je ne suis pas avec des reprises de justice,
16:56M. O'Doul, donc, voilà, à un moment, ça suffit.
16:58– L'argument m'a su, voilà, monsieur, oh pof !
17:01– Non, mais quand vous donnez des leçons, regardez de votre côté, s'il vous plaît,
17:04un peu de sérieux, on va parler du fond, et c'est tant mieux,
17:08parce que moi, j'en ai marre de cette campagne,
17:10on passe notre temps à s'invectiver dans tous les sens.
17:13– Vous êtes dépendant de Mélenchon, parce que c'est votre gagne-pain,
17:17c'est votre assurance-vie, parce que c'est votre mandat,
17:20parce que s'il n'y a pas LFI, parce que s'il n'y a pas l'étiquette Mélenchon
17:24qui va vous donner votre petit mandat,
17:25au mépris de vos convictions, au mépris de l'antisémitisme,
17:29au mépris de l'islamisme, au mépris d'un vote de la honte
17:33qui a été celui de LFI et d'une partie, d'ailleurs, de vos amis,
17:36qui était de protéger les violeurs d'enfants multirétitivistes.
17:40– Mais qu'est-ce que vous racontez ?
17:41– Je le disque, moi, je n'ai pas attendu M. Retailleau pour dire
17:43que LFI était un parti d'ordure,
17:46que LFI était un parti monstrueux au regard de ses positions,
17:50passionnément antisémite, c'est la justice qui l'a retenue.
17:51– Vous venez de me dire que je protégeais les violeurs d'enfants.
17:54– Non, non, non, la justice n'a pas dit…
17:59– La justice était un parti passionnément antisémite.
18:01– Non, non, non, là, vous faites un raccourci dans un procès pour diffamation.
18:05– Non, pas du tout, pas du tout, pas du tout, pas du tout.
18:07– LFI est un parti passionnément antisémite.
18:09– Julien Andoul, la justice française ne dit pas…
18:12– Non, non, non, non, non.
18:13– A autoriser Raphaël Enthoven à dire que LFI est un parti passionnément antisémite.
18:19– Ça n'est pas la même chose, c'est tout, c'est tout.
18:21– Ça n'est pas la même chose.
18:21– Donc je le dis, les socialistes acceptent…
18:23– Non, non, non, ça n'est pas la même chose.
18:25– Maxime Suttek, je le dis, vous n'êtes pas d'accord avec moi,
18:29très clairement, moi je le dis, LFI est un parti passionnément antisémite
18:32et vous êtes les relais, et vous êtes finalement les, comment dire,
18:36les vassaux de partis passionnément antisémite.
18:38– Moi j'ai juste une question encore là-dessus, Priscate Evnaud.
18:41– Si je peux répondre parce qu'on vient de tout faire…
18:43– Allez-y, Arthur dans l'accord.
18:44– Vous êtes un relais d'un parti antisémite, c'est vrai, c'est vrai.
18:46– Après c'est octobre, allez-y, allez-y, allez-y, allez-y.
18:49– Le bon côté au moment de l'affaire Dreyfus,
18:52qui a toujours été dans l'opposition à ce que vos ancêtres ont soutenu,
18:55désolé, ça suffit.
18:56– Et vous ne connaissez rien de mes ancêtres ?
18:57– Je parle des ancêtres du Rassemblement National,
19:00donc ça suffit maintenant, ok ?
19:01Moi je sais où j'habite, et par ailleurs…
19:03– Vous habitez chez M. Mélenchon.
19:04– Je sais où j'habite, et je dis par ailleurs…
19:06– Pour avoir un petit mandat, vous habitez chez M. Mélenchon.
19:08– Je dis par ailleurs que ce que vous venez de faire,
19:10c'est absolument indigne, parce que vous venez de dire
19:12qu'on était des complices de violeurs, ou ce que vous voulez,
19:14par contre, ce que j'aimerais, ça serait qu'on parle du fond,
19:17qu'on arrête de passer notre temps à avoir une obsession à Mélenchon,
19:20parce que je vais vous le dire,
19:20– C'est du fond, Mélenchon.
19:21– Plus on parle de Jean-Luc Mélenchon,
19:23plus Jean-Luc Mélenchon prospère,
19:25vous savez très bien, plus on parle de vous,
19:28plus on parle de vous, y compris en mal,
19:30et peu importe les horreurs que vous ferez,
19:32plus vous prospérez, c'est ça le problème.
19:34– Sous-titrage ST' 501