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  • il y a 5 semaines
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:0116h, 18h, Pascal Proulx et vous sur Europe 1.
00:04Parlons ensemble des événements qui ont eu lieu cet été.
00:07Qu'avez-vous retenu de l'actualité ? Qu'est-ce qui vous a énervé et ému ?
00:10La photo d'Emmanuel Macron en jet-ski, tout le débat sur la climatisation,
00:14les données du fisc piraté, le maire d'Alaix s'exfiltré par le raid
00:18après des menaces de mort de la DZ mafia, l'héroïsme des pompiers
00:21dans le pays pendant les incendies, François Fillon suspendu de la Légion d'honneur,
00:26la mort de Philippe Bouvard, Edouard Philippe qui propose une hausse de 20%
00:29du salaire des enseignants, un congé d'amitié proposé par la France 1 Insoumise.
00:34Bah tiens justement, écoutez ce que disait Madame Clémence Guettet,
00:37députée de la France Insoumise, c'était hier matin sur France Inter.
00:41Le fait est qu'aujourd'hui, la famille traditionnelle, vous l'avez dit,
00:44elle est survalorisée, le couple, majoritairement couple hétérosexuel,
00:48la famille avec des enfants, comme institution, prônée d'ailleurs par la droite,
00:53par les réactionnaires de tout temps et de toute époque.
00:55Pas besoin de vous rappeler la devise de la France pétainiste,
00:58c'est une forme d'extrême-droitisation de la société,
01:00que de revenir à cette famille traditionnelle.
01:02C'est-à-dire qu'on est quand même à un niveau du débat qui est assez inquiétant,
01:06lorsqu'on pense que la famille est une notion d'extrême-droite,
01:11la famille c'est tout simplement un choix.
01:13Moi, je ne critique pas ceux qui veulent vivre seuls,
01:17bien leur fassent, s'ils ont envie de traverser la vie en solitaire,
01:25ou sans jamais être mariés, paxés, ou même avoir un compagnon, c'est leur vie.
01:29Je n'irais pas juger ça, je ne dirais pas que c'est être de gauche, de droite,
01:33d'extrême-gauche ou d'extrême-droite, de traverser la vie en solitaire.
01:37On en est là.
01:38Voilà, mais Kevin, qui est avec nous, qui habite Rambouillet,
01:42qui est un auditeur qu'on apprécie,
01:44parce qu'il apporte de la diversité à notre antenne, diversité d'opinion,
01:50puisque Kevin, je crois que vous êtes gardien d'immeuble, c'est bien cela, Kevin ?
01:56Oui, bonjour, tout à fait.
01:57Bonjour, et vous êtes, disons-le, un sympathisant de la France insoumise.
02:02Militant de la France insoumise, oui.
02:04Vous êtes un militant.
02:05Alors, par exemple, moi, je peux vous faire réagir, parce que ça m'intéresse.
02:09Manon Aubry a dit qu'il faut interdire les milliardaires.
02:12Est-ce que vous êtes d'accord avec cette phrase ?
02:16Pour moi, dans un monde idéal, je suis tout à fait d'accord, moi.
02:22Je trouve ça assez malsain d'avoir des fortunes à 193 milliards, 200 milliards,
02:28pendant que la moitié de la planète crève la dalle.
02:32Oui, moi, je trouve ça, il y a un problème dans notre société qui a été construite comme ça.
02:37En tout cas, oui, pour moi, c'est indécent d'avoir 193 milliards de fortunes.
02:41Effectivement, il y a un problème dans notre société.
02:43C'est entendu, mais alors, vous remplacez, comment vous faites vivre dans ces cas-là,
02:50les uns et les autres, dans une société ?
02:52Alors, je ne sais pas, votre modèle de société, si c'est le collectivisme à la façon de l'URSS,
02:59où on divise tout et tout le monde a la même chose, à le même salaire, pourquoi pas ?
03:06Les col-cause et les softs, on peut revenir à ce système-là,
03:11qui effectivement permettra, on dirait que tout le monde doit avoir la même chose.
03:15C'est une autre logique.
03:17Alors, monsieur Proulx, ne soyez pas caricatural, respectez un petit peu mon avis.
03:21Ne prenez pas l'exemple tout de suite de l'URSS,
03:24parce que je ne suis pas du tout un partisan de l'URSS ni de Staline.
03:28Mon modèle de société idéale, c'est assez utopique,
03:32mais je préfère parler de politique réelle.
03:33Mais moi, dans une société idéale, oui, c'est le partage de la richesse.
03:37Des gens ne devraient pas mourir de faim sur la planète Terre.
03:40Après, ça peut paraître bisounours,
03:41mais si pour vous, c'est un ordre normal qu'il y ait des gens qui crèvent la dalle
03:45et d'autres qui se gavent en termes de fortune,
03:47c'est votre avis.
03:48En tout cas, moi, je ne partage pas du tout cette opinion.
03:50Mais par exemple, ces gens dont on parle et qui sont milliardaires,
03:54ils contribuent beaucoup à la société,
03:56d'abord parce qu'ils peuvent effectivement produire de la richesse
04:00lorsqu'ils sont à la tête des entreprises,
04:02et puis surtout, il y a de la redistribution.
04:04Vous savez, en France, il y a beaucoup de redistribution
04:07à travers les impôts, les taxes, etc.
04:11Donc, cet argent, il repart, il est remis dans le circuit.
04:15La thèse du ruissellement, ça ne fonctionne pas du tout.
04:19On le voit d'ailleurs sous Macron,
04:20qui est l'un des premiers présidents des ultra-riches en France.
04:24Le nombre de familles de grandes fortunes
04:26qui a augmenté sous son mandat, c'est énorme.
04:28Et j'attends toujours, les gens comme moi,
04:29attendent toujours la redistribution.
04:30On ne l'attend pas.
04:31Pendant qu'eux se gavent,
04:34on peut avoir des opérations fiscales,
04:36des optimisations.
04:38Nous, on n'a pas ces moyens-là.
04:39Et il marche beaucoup sur la finance, sur les dividendes.
04:42Et vous allez me faire aussi la théorie
04:44de M. Bernard Arnault a extrêmement travaillé.
04:47Non, M. Bernard Arnault doit dire merci à M. Mitterrand
04:50par rapport à l'affaire Boustak ou sur la première entreprise.
04:52Il a bénéficié de l'argent public.
04:56Ce qui est drôle, c'est en fait ce que je perçois
04:58dans ce que vous dites,
04:59et c'est ça qui m'ennuie dans la société d'aujourd'hui,
05:01c'est le ressentiment, c'est la rancœur
05:03et pourquoi pas même la haine.
05:05C'est intéressant.
05:06Bernard Arnault, c'est quelqu'un qui,
05:08sans lui, il y a des dizaines et des centaines,
05:11par exemple, de métiers qui n'existeraient plus.
05:13Parce que ce sont des métiers du luxe
05:15qu'il a valorisés, d'ailleurs avec des gens
05:18qui font des métiers très précis, bien sûr,
05:21parce que l'univers du luxe, alors évidemment,
05:24l'univers du luxe, il touche une certaine catégorie
05:26de clients d'une très grande exigence.
05:30C'est un fleuron de l'industrie française,
05:33c'est un acteur majeur de l'économie mondiale
05:35et vous, vous ramenez ça à une aide publique
05:38qu'il aurait eu de François Mitterrand,
05:40c'est possible d'ailleurs, et de l'affaire Boustak.
05:43Mais lorsqu'il a racheté Boustak,
05:45c'est qu'il était le seul à racheter
05:47et d'autres auraient pu racheter cette entreprise.
05:49Alors, je ne connais pas précisément
05:52l'aide publique à ce moment-là,
05:54mais ce que je trouve étonnant toujours,
05:58c'est une forme de rancœur.
06:00J'ai envie de dire, mais tenter de faire la même chose.
06:03Tenter de faire la même chose.
06:05Vous savez, les chefs d'entreprise,
06:07il y en a beaucoup qui sont partis de rien.
06:10Ils n'avaient pas un centime.
06:12Et puis, ils ont pris leur risque.
06:15Ils ont pris leur risque.
06:17Et c'est ça qui m'ennuie dans cette société.
06:19Quand j'entends Jean-Luc Mélenchon pareil,
06:21c'est la société du soupçon,
06:24c'est la société de la rancœur,
06:26c'est la société du ressentiment.
06:28Vous dites que vous ne voyez pas
06:30le ruissellement arriver sur vous.
06:33J'imagine quand même qu'il y a pour vous des aides,
06:37si vous appartenez à une famille modeste.
06:40Je ne sais pas vos revenus,
06:43quels sont-ils ?
06:44Peut-être avez-vous touché 400 euros
06:48le mardi 18 août de la prime de la rentrée ?
06:51Je ne sais pas si vous êtes concerné ou pas
06:52par cette prime, Kevin ?
06:54J'ai trois enfants.
06:57Effectivement, j'ai bénéficié de cette prime.
06:59Bon, ça, ce n'est pas rien.
07:00Ce n'est pas rien d'avoir une prime.
07:02Vous savez que cette prime,
07:03elle n'existait pas avant 1974.
07:06Non, mais M. Pro,
07:08cette prime, bien sûr, c'est très, très bien.
07:10Mais attention, pour cette prime,
07:11je ne suis pas en train de dire merci à Bernard Arnault.
07:13Je dis merci à mes anciens
07:15qui se sont engagés et combattus
07:17pour une lutte sociale.
07:18Ce n'est pas la France qui a donné.
07:20Ce sont des gens qui ont milité de leur temps
07:22pour qu'on puisse avoir des acquis sociaux et des aides.
07:24Ce n'est pas Bernard Arnault, monsieur.
07:26Non, mais ce que je veux vous dire,
07:28c'est que tous les gens que vous ciblez,
07:31ils participent par la rentrée d'argent,
07:35par les impôts.
07:36Bien sûr, je ne peux pas vous dire autre chose.
07:39Parce que l'argent,
07:39ce n'est pas l'argent magique,
07:42Kévin, on a eu ces discussions souvent.
07:45Oui, mais M. Pro,
07:46ce n'est pas de leur bonne volonté qu'ils donnent.
07:48Regardez bien, M. Pro,
07:49pourquoi vous dites ça ?
07:50Moi, je paye des impôts et je donne...
07:52Attendez, M. Pro,
07:54si ils donnent,
07:54je parle de Bernard Arnault et les milliardaires,
07:56si ils donnent,
07:57c'est parce que la loi les oblige.
07:58Mais M. Pro,
07:59l'argument, à chaque fois,
08:00regardez bien,
08:01l'argument,
08:02quand on sort qu'on veut taxer
08:04le patrimoine des ultra-riches,
08:05le premier argument qu'on me ressort,
08:07c'est
08:08« Ils vont partir,
08:09ils vont tous fuir ».
08:10Vous savez,
08:11ils sont beaucoup taxés,
08:12les ultra-riches.
08:13Ils ne donnent pas de leur bon cœur.
08:14Il est 16h27.
08:15On marque une pause.
08:16Ils sont beaucoup taxés.
08:17Vous savez,
08:17c'est simple.
08:18D'ailleurs,
08:20Kévin,
08:20nous sommes le pays
08:21le plus taxé au monde.
08:23Donc,
08:24moi,
08:24je veux bien qu'on soit
08:24encore plus taxés.
08:25c'est-à-dire que ceux
08:27qui sont les plus favorisés
08:29payent plus
08:30qu'ils ne paieraient
08:31dans aucun autre pays.
08:33C'est un fait.
08:35Il est 16h28.
08:36On est avec Kévin.
08:37Mais c'est intéressant
08:38d'avoir évidemment
08:38des opinions contradictoires.
08:41On marque une pause.
08:42Et dans un instant,
08:43c'est Émilie Dès pour le flash.
08:44Et comme Kévin,
08:45vous pouvez réagir
08:46avec Pascal Frost
08:47sur Europe 1.
08:47Un seul numéro,
08:48le 01-80-20-39-21.
08:51A tout de suite
08:52sur Europe 1.

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