- il y a 5 semaines
Ce vendredi 28 août, Olivier de Berranger, directeur général délégué, CIO et directeur de la gestion d'actifs chez La Financière de l'Échiquier (LFDE), et Cyrille Collet, directeur de la gestion quantitative actions chez CPR AM, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Ils viennent de nous rejoindre nos deux experts du club ce soir.
00:05Olivier de Béranger, le directeur général de la financière de l'Echiquier.
00:08Bonsoir Olivier.
00:09Ravis de vous retrouver.
00:10Et Cyril Collet, directeur de la gestion quantitative action de CPRAM.
00:13Bonsoir Cyril.
00:14Bonsoir à vous deux.
00:15Ravis de vous retrouver aussi.
00:16On va adresser le bilan de la semaine, bien évidemment.
00:18Revenir sur vos grands choix d'allocations pour cette rentrée.
00:22D'abord, on l'attendait comme le Messie.
00:25Kevin Walsh a été exprimé à Jackson Hole.
00:27C'était un heure Kevin Walsh qui a tenu des propos.
00:29Il a expliqué à Kevin Walsh, bien que sur l'inflation, il travaille à faire.
00:32Si l'inflation est sur l'inflation, c'est un propos assez ferme quand même.
00:35Assez faux con.
00:36La réaction des marchés financiers, le disant américain se retend un peu.
00:394,69.
00:40Et le dollar surtout remonte après les propos de Kevin Walsh.
00:42Le dollar monte au point que l'euro est sur la ligne tangente du dollar 16.
00:46L'euro voit un dollar 16,09 en ce moment.
00:49Il veut maintenir le flou aussi sur la stratégie à venir de la réserve fédérale américaine.
00:53Même s'il se montre assez faux con sur les choix politiques monétaires.
00:57Et sur l'activité économique au global.
01:00Et il estime qu'il y a des signes de tension.
01:02Mais que dans l'ensemble, l'économie américaine tient bien.
01:04Kevin Walsh, on en entend, on en écoute un extrait.
01:06Messieurs, vous rebondirez dans un instant.
01:10Certains secteurs comme le logement et l'agriculture montrent des signes de tension.
01:14Mais dans l'ensemble, je serai difficilement en mesure de décrire les conditions financières comme restrictives.
01:20Les dépenses de consommation en termes réels sont restées solides malgré les chocs.
01:24Avec une hausse de plus de 2% au cours des quatre derniers trimestres.
01:29Et voilà, un argument de plus pour, sans le dire, préparer les esprits à une hausse de taux à venir.
01:34Peut-être pas en septembre, mais plutôt faux con que Colomb aujourd'hui, Kevin Walsh.
01:37Olivier ?
01:38Je trouve qu'il reste un petit peu sur la même ligne que celle qu'il avait adoptée en juin.
01:42C'est-à-dire, attention, vous allez voir ce que vous allez voir.
01:45Mais en fait, il ne se passe pas grand-chose.
01:46Alors, probablement que les probabilités d'ausses des taux au mois de septembre, qui étaient en gros d'une sur
01:51trois, vont passer à une sur deux, la pièce en l'air après ce discours.
01:55Mais je crois que ce qui compte quand on regarde l'inflation et quand les banques centrales regardent l'inflation,
02:01c'est plus les attentes et les ancrages du marché.
02:04Et si vous regardez ce qui se passe sur le 5 ans, 5 ans, notamment en prenant les swaps inflation
02:09en dollars, on s'aperçoit que ça reste entré entre 2 et 2,25.
02:14C'était monté à 2,25 au moment où Kevin Walsh avait été assez dur au mois de juin.
02:19Dès qu'il y avait eu l'attente, l'espérance, la croyance dans un deal réalisé par Donald Trump avec
02:25l'Iran et que le pétrole avait rebaissé d'une quinzaine de dollars, on était revenu à 2.
02:29Là, on est revenu à 2,25.
02:31Je serais tenté de dire, il suffit qu'on trouve un accord avec les Iraniens.
02:35Ça ne va pas être simple, mais il suffirait pour que les attentes d'inflation soient à 2.
02:40et que M. Varche continue à dire que, attention, l'inflation, il faut faire attention, mais que dans les faits,
02:47il n'y ait pas des hausses des taux aussi marquées que celles qu'on pourrait avoir, par exemple, en
02:51Europe.
02:52Donc, pour moi, ce discours d'aujourd'hui, c'est surtout un discours qui doit faire aplatir la courbe des
02:58taux.
02:59Je ne pense pas que le 10 ans américain bouge beaucoup, monter d'un ou deux BP, mais ça ne
03:05va pas être plus que ça.
03:07Le dollar réagit davantage.
03:08Le dollar réagit davantage, puisque les ancrages restent bien, je dirais, ancrés.
03:14C'est-à-dire que le marché pense qu'on a à la Fed quelqu'un qui ne veut pas
03:17que l'inflation dérape.
03:18Et si on a à la Fed quelqu'un qui ne veut pas que l'inflation dérape, ça renforce le
03:22dollar.
03:23Et ça aussi, ça continue d'alimenter un scénario qui est un peu un scénario rose dans le cadre des
03:30hausses des taux longs.
03:31Parce qu'on a eu quand même, depuis le mois de juin, une hausse des taux longs assez marquée.
03:35Et pourtant, les marchés à action tiennent.
03:37Et pourquoi les marchés à action tiennent ?
03:38Eh bien, parce que cette hausse des taux longs, elle est essentiellement due à la hausse de la productivité.
03:43Elle est essentiellement due à la hausse des attentes de croissance aux États-Unis.
03:47Et en gros, à la fermeté de l'économie américaine.
03:50Et ça, ce n'est pas le côté inflationniste qui fait peur au marché.
03:54En tout cas, pas pour le moment.
03:56Donc, M. Varch est dans sa position de dire, attention, je suis là, je suis le gendarme, ça ne va
04:00pas déraper.
04:01Ayez confiance.
04:02Et puis, le business continue.
04:04Oui, mais la hausse des taux longs, donc, en fait, ne vous inquiétez pas, vous, plus que ça.
04:07Parce qu'elle est associée, en fait, à cette dynamique économique américaine.
04:10Il y a de ça.
04:10C'est-à-dire qu'on n'a pas, bien sûr, il y a la trajectoire des déficits et de
04:13la dette qui inquiète aux États-Unis.
04:15Mais il y a aussi, en sous-jacent, un moteur extrêmement puissant.
04:18Et c'est lui que vous voulez voir en premier, Olivier ?
04:19Alors, peut-être pas en premier.
04:21Mais en tout cas, il est au moins au même niveau que, je dirais, le déséquilibre entre l'offre et
04:26la demande,
04:27qui est l'autre explication des augmentations de primes de termes pendant l'été.
04:30C'est-à-dire que là, finalement, c'est toujours pareil.
04:33Il y a le marché obligataire, les bombes vigilantes, comme on les appelle.
04:36Tout d'un coup, ils se prennent des petites crises d'angoisse.
04:39Et là, la petite crise d'angoisse, c'est comment on va absorber le volume d'émissions obligataires américains
04:44avec le stock qui est effrayant, 40 000 milliards de dollars,
04:48mais aussi un déficit qui continue de courir à 6%.
04:50Et puis, c'est la même chose en Europe.
04:53C'est quand même impressionnant que l'Allemagne ne respecte pas les critères de Maastricht cette année.
04:59La France, bon, mauvaise élève comme d'habitude, mais je serais tenté de dire que ce n'est pas une
05:03surprise.
05:03Le Japon qui fait de la relance budgétaire.
05:05Bref, et tous les CAPEX, des hyperscalers dans l'IA,
05:11il va y avoir une offre de papier obligataire tout simplement énorme.
05:15Donc, la prime de terme a augmenté assez logiquement avec de l'offre et de la demande, beaucoup d'offres.
05:21Une demande qui est toujours là, mais qui va demander à être rémunérée de manière un peu plus généreuse.
05:26Et puis aussi, une croissance potentielle aux États-Unis qui ne cesse de surprendre trimestre après trimestre.
05:31Oui, et il insiste sur le fait qu'il y a plutôt des signes de bonne dynamique de l'économie
05:34américaine.
05:35Kevin Walsh s'est exprimé tout à l'heure depuis Jackson Hole en expliquant,
05:39et c'est dans l'extrait qu'on vient d'entendre d'ailleurs, on l'a entendu là comme ça
05:41très clairement expliquer,
05:42donc dire que la politique monétaire de la Fed était tout sauf restrictive.
05:48Elle est loin d'être restrictive, estime Kevin Walsh cet après-midi.
05:51Ça ouvre là aussi la porte plutôt à des hausses de taux dans les prochains mois qu'à un statu
05:54quo ?
05:55Cyril ?
05:56Oui, c'est un peu la position qu'on a chez CPR, c'est sur le fait que potentiellement,
05:59il pourrait quand même y avoir finalement des hausses de taux,
06:02même si le monsieur avait été plaisamment nommé pour ne pas qu'elle arrive.
06:08Par rapport à ce que tu as dit avant, je pense qu'il y a effectivement deux points importants.
06:12La hausse des taux récemment, elle est quand même due aussi à une grosse réallocation.
06:16Vente d'emprunt d'État américain pour acheter de la dette émise justement par les hyperscalers
06:20et par ces entreprises IT qui offrent effectivement une rémunération supérieure.
06:24Alors le risque n'est pas le même, en tout cas on l'imagine.
06:26Donc ça c'est un premier point.
06:28Et le deuxième, sur la stabilité des marchés actions,
06:31on est dans une vision, si on s'arrête à ce qu'on appelle le bottom-up,
06:34c'est-à-dire à la croissance des entreprises et à leur rendement financier et à leur publication,
06:39on est au plus haut du plus haut.
06:40On n'a jamais vu des attentes de croissance, de bénéfices pour l'année aussi extraordinaires.
06:44Elles étaient fortes en début d'année.
06:46Aux États-Unis, on attendait 20, on va avoir 40.
06:48Dans les pays émergents, on attendait 20, on va avoir 80.
06:50Donc on est dans une situation où on avait déjà des rêves assez fous en début d'année.
06:56Ils sont non seulement confirmés, voire encore plus fous, je dirais, projetés sur 2027 et 2028.
07:02Pour l'instant, ça délivre.
07:03On est toujours dans la phase d'hyperinvestissement qui est montée à plein d'endroits.
07:07Mais encore une fois, si on revient sur le marché obligataire,
07:09cette phase d'hyperinvestissement fait deux choses.
07:11Fait un, moins de rachats d'actions,
07:13et plutôt des entreprises américaines qui vont être émetteurs nets cette année,
07:17ce qui va quand même changer un peu la donne et un peu moins soutenir le marché actions dans les
07:20prochains mois.
07:21Et surtout, cette réallocation obligataire qui fait que les entreprises actives offrent des rendements très attractifs
07:26sur des maturités à 7 à 10 ans,
07:28et donc un petit peu de désamour sur les govilles américaines,
07:31sur les emprunts d'État américains, pardon,
07:32qui expliquent cette montée de taux qui est plutôt un peu technique sur la période récente.
07:35– Oui, est-ce qu'on se dit que finalement,
07:38ce n'est pas grave si la Fed pilote peu les marchés,
07:42apporte un peu moins de Fort White Gardens que par le passé,
07:44même si le ton est plutôt faucon aujourd'hui de Kevin Walsh,
07:47ce n'est pas si grave.
07:48Donc si la Fed abandonne une communication aussi dense qu'elle l'était ces dernières années,
07:52dans la mesure où le Trésor prend le relais.
07:53On a vu le Trésor, là, ces derniers jours,
07:55annoncer un doublement à venir de ces rachats d'obligations américaines.
07:58Est-ce que ça, ça peut compenser quelque part
08:01la moindre communication à venir de la Fed ?
08:03Olivier.
08:05– Pour partie, c'est-à-dire que pour l'instant,
08:08il y a eu une petite opération du Trésor, mais qui est modeste,
08:10on parle de 4 milliards de dollars de rachat de papier long,
08:14avec de la vente de papier court,
08:16c'est-à-dire financée par du papier.
08:19Donc là, je pense que ça a été dit plusieurs fois sur ce plateau,
08:22mais ça n'a rien à voir avec une annulation de dette,
08:24ça n'a rien à voir avec déchirer les emprunts qu'on doit aux créanciers.
08:30C'est plus du curve control,
08:32c'est plus une opération twist, qu'on pourrait appeler comme ça,
08:35c'est-à-dire qu'on cherche à aplatir la courbe des taux
08:38en vendant le cours qui est un peu moins cher
08:40et en achetant du long qui est un peu plus cher.
08:43– Ça peut marcher longtemps, ça,
08:44ou c'est forcément très transitoire et provisoire ?
08:47– Alors, ça peut marcher.
08:49– Comme on n'arrive pas à freiner la trajectoire d'aggravation des déficits,
08:52finalement, on revient à de nouvelles solutions d'ingénierie financière,
08:55comme ça, pour gagner du temps.
08:56Est-ce que cette solution-là, une opération twist,
08:58pourrait permettre de gagner beaucoup, beaucoup de temps,
09:00ou juste une demi-séance pour calmer les taux et ensuite ça repart ?
09:03– Là, ça a été très modeste, 4 milliards, c'est très modeste.
09:05Ce qu'il faut regarder, c'est combien la profondeur des poches du Trésor américain.
09:11Il y a une énorme différence entre le Trésor américain et les banques centrales,
09:14c'est que les banques centrales, elles ont des poches illimitées,
09:17à la profondeur illimitées.
09:19Ce n'est pas le cas du Trésor.
09:20Le Trésor, il doit financer ce qu'il achète sur son compte courant.
09:24Si vous regardez ce qu'il y a sur le compte courant du Trésor américain,
09:27c'est environ 900 milliards de dollars.
09:29C'est pas mal, hein ?
09:30Mais si vous vous souvenez, les montants de QE,
09:32on était à 4 000, 5 000 milliards de rachats d'obligations.
09:37Non, il est inconcevable que ces 900 milliards de dollars
09:40soient intégralement investis dans du 10 ans et du 30 ans.
09:44Même si vous dites, je ne sais pas, moi,
09:46Bessent a une crise de folie, il investit la moitié de sa trésorerie là-dessus,
09:50on parle de 500 milliards de dollars.
09:52Je ne dis pas que c'est rien,
09:53mais je dis que ce n'est pas de même ampleur qu'un quantitative easing
09:57ou que des rachats d'obligations longues par les banques centrales.
10:00Donc, c'est un fusil qui n'a pas un nombre de coûts illimité.
10:06Je pense qu'en plus, il y a plein de problèmes techniques
10:07de même dépasser 10, 20 ou 50 milliards de dollars.
10:11Il faudrait regarder en plus juridiquement comment tout ça est baqué.
10:15Et là, c'est vrai que tout le monde est un peu en train de regarder ce qui se passe.
10:18Je pense que c'est un signal de dire,
10:20bah, à 4,70, on trouve que le 10 ans américain, c'est bien.
10:25Ce n'est pas la peine qu'il aille plus haut.
10:26Si il regardait le 30 ans, c'est vrai qu'il est...
10:28Oui.
10:28Lui, très, très haut.
10:29Très, très haut.
10:30Et le 30 ans, c'est lui qui donne le taux des morts de gage américain.
10:33Donc, c'est un petit signal,
10:35mais ce n'est pas une opération qui va permettre de gagner la guerre
10:38de la hausse des taux longues.
10:39Et donc, pour vous, Olivier, je résume,
10:41Kevin Wors, qui s'est exprimé en bonbon de torse,
10:43en jouant les faucons,
10:44c'est pour justement laisser le marché faire le boulot à sa place.
10:47On voit le dollar notamment remonter cet après-midi.
10:49Un peu les taux américains aussi.
10:51Donc, faire travailler le marché là-dessus,
10:52sur l'idée que les taux pourraient monter,
10:53pour justement, lui, la Fed, ne pas avoir à les monter.
10:56Laissez faire le marché, c'est l'idée de sa stratégie.
10:58Et c'est comme ça que vous interprétez aujourd'hui son discours.
11:00Et je pense que, comme disait Cyril,
11:01quand même, il était nommé par Donald Trump.
11:06Augmenter les taux à un mois et demi des mid-terms,
11:09il peut essayer, mais à mon avis, il va arriver des briques.
11:12Au mois de décembre, il pourra réarriver les taux.
11:13Oui, au mois de décembre, mais en septembre, ça paraît un peu tôt.
11:16Ça va être une autre vie.
11:17D'accord. Décembre, ce sera le cas.
11:18Vous misez toujours sur une hausse de taux décembre ?
11:20Décembre, je ne sais pas.
11:21Mais potentiellement, d'ici la fin de l'année, oui.
11:22Oui, effectivement, je suis d'accord par rapport au mid-terms,
11:25c'est un petit peu ambitieux.
11:27Mais sur cet aspect hausse de taux, si on sort des États-Unis,
11:31on a quand même un environnement qui est plutôt attendu à la hausse aussi en Europe.
11:35Le Japon, ils n'arrêtent pas de dire que tout va bien dans le meilleur des mondes,
11:39mais ils montent les taux un peu.
11:40La Corée les a montés récemment.
11:41On est quand même dans un monde où, effectivement, les déficits se creusent.
11:46Leur risque de remboursement existe, donc les taux montent.
11:49On demande une prime pour pouvoir continuer à prêter.
11:53Donc c'est vrai que tout ça, c'est un environnement qui est quand même un peu en tension
11:56pour l'ensemble des marchés actions, avec, je ne vais pas dire ce que j'ai dit il y a
11:59trois minutes,
11:59mais avec pour l'instant aucun effet sur ni la valorisation ni les attentes.
12:03Donc oui, il y a une façon de...
12:06Je ne sais pas si ça passera par des artifices techniques,
12:08mais il y a une façon de refinancer qui doit s'adapter à la situation.
12:11Avec une inflation qui est toujours là, Kevin Walsh a beaucoup insisté dessus.
12:14C'est peut-être la surprise au sein de son discours.
12:17Beaucoup, beaucoup insisté sur l'inflation en expliquant donc, je cite à nouveau Kevin Walsh,
12:20qu'il restait du travail à faire si l'inflation ne revient pas rapidement à 2%.
12:23Cette semaine, on a eu le PCE, il n'est pas à 2%.
12:25Il est à 3,7%, quasiment au double de l'objectif de la Fed.
12:28C'est pour ça que l'argumentaire est quand même...
12:30Enfin, l'argumentaire est un peu difficile, ça ressemble un peu à un palliatif,
12:33parce que si effectivement l'inflation est effectivement le premier sujet,
12:36depuis le temps que c'est au-dessus, il faudrait quand même intervenir.
12:39Donc voilà, au milieu des deux, il y a une position qui est...
12:43Ici en Europe, la BCE va sans doute relever ses taux en septembre.
12:46On a eu l'inflation espagnole tout à l'heure, à plus de 4%, l'inflation espagnole,
12:50et l'inflation française aussi qui réaccélère.
12:52En France comme en Espagne, le point commun, c'est que la réaccélération est due au prix de l'énergie
12:57sur la période avec un pétrole qui actuellement reste proche des 90 dollars,
13:0188 dollars pour le baril de Brent.
13:05Oui, et Cyril, vous le venez de voir.
13:08La différence, c'est-à-dire que je pense que dans les banques centrales,
13:11je ne suis pas un grand spécialiste à Macron, mais quand même,
13:13la banque centrale européenne, je trouve que le risque de l'inflation est très important pour elle,
13:18à contrôler, dans le sens où la croissance est beaucoup plus faible.
13:20Les Etats-Unis, on va avoir une croissance beaucoup plus forte,
13:23et le monsieur de la Fed, si lui, il est censé à un moment donné sauver le monde,
13:27c'est très bien qu'il soit là pour le faire,
13:28on a parlé de 4 000 milliards ou 5 000 milliards dans des cas un peu extrêmes,
13:30mais je pense que lui, il est plus attendu sur une régulation,
13:34un effet un peu fort ou seismique,
13:37quand sur la partie européenne, il y a de toute façon des enjeux d'inflation
13:40avec une croissance faible qui sont plus importants.
13:42En France, par exemple, l'inflation a été publiée, elle accélère,
13:45pendant que le gouvernement, lui, abaisse la croissance estimée du deuxième trimestre,
13:50c'est la mauvaise surprise du jour pour la France.
13:52On pensait que la croissance au deuxième trimestre avait été de 0,2,
13:55non, elle était nulle, on n'a pas eu de croissance au deuxième trimestre,
13:57donc abaissement de l'estimation de croissance française par Bercy,
14:00aujourd'hui, du fait de la canicule, qui, c'est vrai, a pesé sur l'activité,
14:03on a eu des canicules dès le mois de mai ici en France,
14:05et au mois de juin, une canicule déjà interminable.
14:08Ce n'est pas très très bon, et donc on va avoir une hausse de taux de la BCE
14:10pendant que la France, elle, est en train de s'enliser, Olivier ?
14:13Alors, ce n'est pas que ce n'est pas très très bon,
14:15c'est que c'est carrément très mauvais,
14:16c'est-à-dire qu'il faut quand même avoir en tête
14:19que si on a 0,7, 0,8 de croissance,
14:22avec 2,40 d'inflation,
14:24de toute façon, on ne peut pas se permettre des taux à 4,13, 4,14,
14:27comme ils le sont aujourd'hui.
14:29Les taux réels, en France en particulier,
14:32mais en Europe en général, sont déjà mortifères.
14:35Il faut bien avoir en tête que,
14:37si vous avez déjeuné en regardant vos écrans à 13h,
14:40il s'est passé quelque chose pour la première fois de l'histoire en zone euro,
14:43c'est que le taux de la France est passé au-dessus du taux de la Bulgarie.
14:47Ah, celui-là, je ne l'avais pas vu.
14:48C'était le taux le plus élevé de la zone euro à 13h, 13h15,
14:52si c'est l'heure à laquelle vous déjeunez.
14:54J'allais dire Italie et Grèce, dans mes exemples, j'avais choisi.
14:57C'est le taux le plus élevé de la zone euro.
15:004,14, on a fait 4,13,5 pour être précis.
15:04Alors que l'inflation bulgare est hallucinante et bien plus élevée que la nôtre.
15:06Alors que l'inflation bulgare, elle est autour de 4,4,2,
15:10donc vous pouvez très bien vous supporter des taux à 4,13 comme ils ont.
15:13La croissance bulgare, est-ce que vous connaissez la croissance bulgare ?
15:15Elle doit être bien suffisante.
15:16Je vais réviser.
15:17C'est 2,5, c'était 3 l'année dernière.
15:20Et le taux de dette sur PIB de la Bulgarie, c'est 32%.
15:27Et c'est noté BBB+, par les agences de notation.
15:31Donc je dois dire que c'est quand même un moment,
15:33qu'on est en train de vivre un moment sur la France,
15:35qui est quand même particulièrement inquiétant.
15:37Je me permets de le dire, sur les finances publiques,
15:40sur la qualité du débat public, sur les mesures qui ne sont même pas envisagées.
15:45Ce n'est pas qu'elles ne sont pas prises, c'est qu'elles ne sont même pas envisagées.
15:47Et que sans être, on n'est pas au bord du gouffre ou de la faillite,
15:51mais on a un taux de spread avec le boon qui est autour de 84, 85 BP.
15:57Je ne vois pas comment on ne va pas aller à 100 dans les semaines ou les mois qui viennent.
16:02S'il n'y a aucun effort qui est fait, avec 118% de dette sur PIB,
16:09avec des discussions des candidats les présidentielles sur annuler la dette,
16:14avec le refus de mettre quelques réformes des retraites sur la table que ce soit,
16:20ça va être un peu compliqué pour l'État français pour s'endetter.
16:23Fitch ce soir va actualiser la note de la France en plein coup d'envoi des débats de la présidentielle.
16:28Et puis les autres agences vont actualiser aussi au cœur de l'automne.
16:30Vous attendez quoi de fiche ce soir ?
16:31Là, je crois qu'on est à plus perspective stable.
16:36Je pense qu'une perspective négative, on s'en sortirait déjà bien.
16:40Cyril, les débats de la présidentielle qui commencent à vraiment tendre le marché.
16:43Donc pour la première fois, enfin c'est sans doute la première fois,
16:46les taux français sont passés au-dessus des taux bulgares aujourd'hui.
16:48Absolument.
16:49C'était pendant votre déjeuner.
16:50C'était pendant le déjeuner, c'était vers 13h, 13h15.
16:52Vous n'avez pas trop avalé de traverses ?
16:54Un petit peu, un petit peu.
16:55Alors c'est revenu un peu depuis, mais c'est surtout,
16:57quand on s'intéresse aux données macro de la Bulgarie,
17:01on est assez estomaqués.
17:03Cyril.
17:04Oui, alors moi j'allais dire que c'était au plus haut que l'Italie et que la Grèce.
17:08Mais bon, mais oui, c'est la même idée bien sûr.
17:10Et si vous regardez le marché actions,
17:12hier sur les tensions sur les taux,
17:14les financières françaises étaient bien en dessous de toutes les autres.
17:17À un moment donné, plusieurs banques françaises perdaient jusqu'à 5%.
17:21Si vous regardez l'indice actions CAC 40 relativement aux autres pays euro-Europe,
17:25il est largement en dessous.
17:26Il n'y en a qu'un qui est pire, je crois que c'est là,
17:28ou qui est très proche de la Suisse, mais tous les autres sont bien mieux.
17:30Donc il commence à y avoir, dans un monde européen,
17:33déjà regardé un petit peu de travers par les investisseurs,
17:36parce que le poids de la tech est ridicule et que donc ça ne fait pas beaucoup rêver.
17:39En plus, à l'intérieur de cette zone-là,
17:41c'est vrai que la France commence à être regardée un petit peu différemment,
17:44donc sur le marché obligataire, c'est vrai,
17:46mais c'est aussi vrai sur le marché actions.
17:48Et je pense que la partie financière,
17:50qui jusque-là avait fait un super parcours depuis le début de l'année,
17:52les banques, les assurances avaient produit une très très belle performance.
17:54Bon, les taux qui montent pour une banque ou une assurance à moyen terme,
17:58c'est plutôt pas mal,
17:59mais à court terme, ça a fragilisé un tout petit peu.
18:01Si il y a moins de croissance, c'est pas terrible non plus pour les banques.
18:03Il y a moins de croissance, dans leur bilan,
18:05ils ont beaucoup d'emprunt d'État, pardon.
18:07Donc voilà, il y a des effets qui sont un peu divergents,
18:10mais à la fin du fin, il y a une discrimination
18:12entre une valeur française ou une valeur européenne en ce moment sur le marché.
18:15Et c'est vrai, obligation comme action.
18:17Oui, et alors des sondages qui placent Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au deuxième tour,
18:21c'est peut-être aussi ce que le marché a, lui, un peu de mal à digérer cette semaine.
18:24Les petites tensions particulières spécifiques sur la France qu'on a vues.
18:27Jean-Luc Mélenchon qui donc dit que...
18:30Non, non, il ne souhaite pas du tout annuler toute la dette française.
18:32Il souhaite annuler la dette française contractée auprès de la BCE.
18:35Et il ajoute, c'est exactement ce que font les Américains,
18:38puisque le Trésor américain rachète les obligations américaines.
18:42Et donc, annuler la dette française auprès de la BCE
18:44serait à peu près équivalent à ce que font les Américains
18:46vis-à-vis de leur propre dette.
18:47Vous l'achetez, cette comparaison ?
18:49Vous l'achetez au verbe acheter ou vous la jetez à la poubelle ?
18:52Je la jette aux orties parce qu'elle est intellectuellement fausse.
18:56C'est-à-dire que dans le cas d'un effacement de dette,
19:00il s'agirait de déchirer le contrat de dette
19:03entre l'État français et la Banque de France.
19:06Des petites remarques techniques,
19:08la Banque de France détient les OAT non pas pour son compte,
19:11mais pour le compte du SEBC, le système européen des banques centrales,
19:14autrement dit, la BCE, et pas pour son propre compte.
19:17Bon, après, on pourrait décider de sortir de l'euro,
19:20et auquel cas, ça deviendrait probablement notre propre dette.
19:23Ça, c'est la première chose.
19:24On serait s'ouvre, là, pour le coup.
19:25On serait s'ouvre.
19:25Bon, à 118% de dette sur PIB,
19:27si vous écrasez 18%,
19:29bon, vous allez tomber à 97.
19:31Bon, super, c'est pas non plus un changement majeur.
19:35Et puis, surtout, on oublie quand même quelque chose,
19:37c'est que les intérêts de cette dette,
19:39c'est l'État qui les touche.
19:41C'est-à-dire qu'en fait,
19:42si vous...
19:45Actuellement, quand l'OAT verse un coupon,
19:48c'est la Banque de France qui la touche
19:49et qui la reverse à l'État en termes de dividendes.
19:51Alors, il se trouve qu'à l'année dernière,
19:52il n'y a pas eu de dividendes
19:53parce que le mark-to-market est toujours très négatif
19:55à cause des obligations achetées
19:59pendant la période de taux à zéro, voire négatif.
20:02Mais tout ça, c'est du financement circulaire.
20:04Donc, ça fait gagner assez peu sur le stock.
20:08Et en fait, sur les flux, ça ne change rien.
20:10Donc, une rôle d'idée est qui n'a, je le répète,
20:14rien à voir avec ce que fait le trésor américain,
20:17donc pas la Fed, mais le trésor américain,
20:19qui, lui, veut aplatir la coupe des taux
20:22en achetant des obligations longues,
20:24en vendant des obligations courtes.
20:26Oui, c'est ça.
20:26Il transforme la dette, mais ne les fasse pas.
20:27Effectivement, c'est de la transformation,
20:29mais ce n'est pas de l'espace.
20:30Allez, on poursuit nos échanges dans un instant.
20:31On va en venir à vos arbitrages,
20:33vos choix d'allocations pour la suite.
20:34Revenez sur Nvidia,
20:35qui a quand même ébloui cette semaine boursière.
20:37C'est vrai, le Nasdaq, d'ailleurs,
20:38est encore en hausse actuellement de 0,5%.
20:40On est à moins de 10 minutes de la clôture.
20:43On accélère, dans la dernière ligne droite de cette séance,
20:45le CAC gagne 1,1%.
20:46Renault est en tête, plus 3,5%.
20:48Essilor Lusotica, de son côté,
20:49annonce des rachats d'actions.
20:51Jusqu'à 5 millions d'euros de rachats d'actions,
20:52le titre Essilor gagne 3%.
20:54Et puis Legrand, porté par Morgan Stanley,
20:56un avis favorable,
20:57un relèvement d'objectifs de cours,
20:58et bien Legrand gagne 2,9%.
21:00Les replis aujourd'hui,
21:01Vinci, qui confirme un ralentissement
21:03du trafic autoroutier sur ses concessions.
21:05Le titre Vinci perd 0,6%.
21:07Puis on a Pernod Ricard, aussi à moins 1,9%,
21:09qui, hier, avait déjà été sanctionné sur sa publication.
21:11Ça continue, moins 1,9%,
21:12c'est la lanterne rouge aujourd'hui.
21:14Pernod Ricard sur le marché parisien.
21:16Cyril Collet et Olivier Béranger nous accompagnent.
21:19Nvidia, voilà.
21:20Est-ce que ce qu'a annoncé Nvidia,
21:21l'ampleur des perspectives,
21:23des prévisions au-dessus des attentes,
21:25ce business qui n'en finit pas,
21:27manifestement, qui semble infini,
21:28cette hausse, pour une fois,
21:30sur une publication Nvidia a progressé hier,
21:32même si aujourd'hui, titre recule.
21:33Est-ce que vous estimez que la donne a changé
21:35et qu'on peut s'estimer désormais
21:36complètement rassuré sur la tech
21:37et sa dynamique en bourse ?
21:38Cyril ?
21:39Le problème, c'est toujours le même,
21:40c'est le financement.
21:42Nvidia, dans la suite,
21:44aujourd'hui, ils gagnent tellement d'argent
21:46qu'en gros, ils donnent de l'argent aux gens
21:48qui vont leur faire des commandes de puces,
21:49c'est-à-dire qu'ils les aident
21:50à garantir les emprunts
21:51qui vont permettre d'acheter
21:53leur propre matériel.
21:54Donc, ce qui est quand même un peu dingue.
21:56On parlait de financement circulaire
21:57juste avant, on n'est pas très loin.
21:59Ce qui est vrai, c'est que
22:00l'écosystème intelligence artificielle
22:03au sens large a besoin
22:04de beaucoup, beaucoup d'argent.
22:06Donc, à tel point qu'on est en train
22:08de parler de data centers
22:09qui ne seront plus détenus
22:11par les gens qui vont les exploiter,
22:13mais plutôt loués.
22:15Donc, on rentre dans un monde
22:16qui est en train de se dessiner.
22:17C'est normal, on est tout à fait...
22:18Justement, Nvidia,
22:19je parle vraiment là pour le coup d'Nvidia,
22:20va louer aux hyperscalers peut-être
22:22à l'avenir de la puissance de calcul.
22:23C'est encore un business en plus à venir.
22:25Complètement.
22:25Mais ça veut quand même dire
22:26qu'ils ont besoin
22:27que les hyperscalers soient en forme financière
22:28pour pouvoir continuer à leur acheter.
22:30Donc, c'est quand même
22:31un problème de financement.
22:32On l'a dit un tout petit peu avant,
22:33vendre des obligations américaines
22:34pour acheter des émissions
22:37d'entreprises IT.
22:39Les entreprises IT
22:41font moins de rachats d'actions,
22:42mais font des émissions.
22:43Donc là, on a un appel au peuple,
22:44si vous me permettez l'exploitation,
22:45qui est quand même assez...
22:46Je ne sais pas si c'est la première fois
22:47dans l'histoire que c'est aussi important,
22:48mais peut-être pas quand même
22:49en relatif de tout un tas de choses
22:51qui se sont passées industriellement
22:52il y a longtemps.
22:53Là, on est quand même sûr
22:54qui va financer qui
22:55et est-ce qu'à la fin du fin,
22:56ça va payer.
22:57Mais c'est sûr que dans ce mode-là,
23:00quoi qu'il arrive,
23:01celui qui fournit la puce de base,
23:02c'est lui qui va gagner.
23:03En tout cas...
23:04C'est donc qu'il fournit la meilleure.
23:05Alors, oui,
23:06il y a le côté technologique
23:08où à un moment donné...
23:09On a des accélérateurs
23:10qui commencent à faire mieux
23:12que ceux d'Nvidia.
23:14Mais le choc,
23:15je ne sais pas,
23:16mais je suis peut-être
23:17moins calé là-dessus,
23:17mais je trouve que le risque
23:18technologique sur la puce
23:19me paraît moindre aujourd'hui
23:21que le risque de construire
23:23un mode de financement
23:24et un écosystème viable
23:25pour tout le monde à terme.
23:26Oui, on a vu les CDS,
23:28les assurances,
23:29les risques de défauts
23:30sur Oracle,
23:31notamment,
23:31touchés des plus hauts,
23:32au-delà même de la crise de 2008
23:33sur Oracle et sur Broadcom aussi,
23:35qui va publier la semaine prochaine,
23:36d'ailleurs, Broadcom,
23:37ce sera jeudi soir.
23:38Les CDS sont en train
23:38de se tendre fortement.
23:39Parce qu'eux sont obligés
23:40de s'endetter
23:41sans savoir s'ils vont gagner de l'argent.
23:43La différence de Nvidia,
23:44c'est que quand tout le monde s'endette,
23:45ils savent qu'ils vont gagner de l'argent.
23:46C'est vrai.
23:47Les entreprises IT,
23:48la plupart,
23:49sont dans des situations
23:50quand même assez différentes.
23:50Et Pimco, cette semaine,
23:52Olivier aura alerté sur,
23:53pendant que Nvidia a ébloui,
23:55aura alerté sur l'augmentation,
23:56je cite Pimco,
24:03et Nvidia,
24:04c'est aussi passé inaperçu,
24:05pendant ce temps,
24:05accorde un allongement
24:07des délais de paiement
24:07de ses clients.
24:09Ça prouve bien que...
24:10Que, exactement.
24:11Le financement se fait
24:12par le vendeur,
24:12comme disait,
24:13c'est du crédit-vente,
24:14comme disait Cyril à l'instant.
24:16Ce qui est quand même
24:16un petit point positif
24:17des news des dernières semaines,
24:19c'est qu'on a vu
24:20que le private equity
24:21s'intéresse au data center,
24:24c'est-à-dire qu'il va y avoir
24:24un peu de capital externe
24:26qui va rentrer
24:27dans cette circularité.
24:28Ce qui est quand même
24:29plutôt une bonne nouvelle.
24:30Alors, ça rassure
24:31pour Nvidia,
24:32puisque, en gros,
24:32ils vont leur acheter
24:33des capacités
24:34qu'ils vont louer
24:34aux hyperscalers,
24:35ce qui va un peu
24:37donner une visibilité
24:38sur leur business.
24:40Ça met aussi
24:40un petit peu de capital.
24:42Mais pour revenir
24:42aux résultats d'Nvidia,
24:44ce qui est quand même
24:45spectaculaire,
24:46c'est qu'on a
24:46la première capitalisation
24:49boursière du monde
24:49qui vous annonce
24:51tranquillement
24:51qu'ils vont faire
24:5270% de chiffre d'affaires
24:53de plus l'année prochaine.
24:55C'est quand même...
24:56Je pense qu'on n'a jamais vu ça
24:57sur des tels niveaux
24:58de valo,
24:59des tels niveaux de croissance.
25:00On n'a jamais vu
25:02des chauffes comme ça.
25:03Même si la guidance
25:04trois mois
25:05était peut-être
25:06un poil décevant,
25:07même si la rentabilité...
25:09De mémoire,
25:10je crois que les analystes
25:10s'attendaient
25:11à plus 40 ou plus 45.
25:12C'est ça.
25:13Ce sera plus 70.
25:14même guide sur 70%,
25:16c'est qu'elle est quand même
25:17assez sûre
25:17de ce qu'elle annonce
25:18et c'est juste époussé.
25:19Et il dit
25:20que ce serait encore
25:20beaucoup plus
25:21si on n'avait pas
25:21les tensions
25:21sur les chaînes
25:22d'approvisionnement.
25:23Exactement.
25:23Confirmé par Skynyx
25:24qui dit que la pénurie
25:25va continuer.
25:26Non, on est effectivement
25:27sur une situation idyllique
25:29pour ce genre d'entreprise
25:30où il y a une demande
25:31deux fois plus forte.
25:32On est encore deux ans
25:32devant nous dans la tech
25:33sans problème, en gros.
25:35A priori, 28, oui.
25:36Parce que quand on regarde
25:37les PE,
25:38en tout cas ceux d'Nvidia,
25:38ça ne reste pas trop cher.
25:39Il y a d'autres valeurs
25:40qui sont beaucoup plus chères
25:40dans la tech.
25:41Alors, comment on investit
25:42aujourd'hui dans la tech ?
25:43Où est-ce que vous voyez
25:44la ligne de partage des eaux
25:45entre ce qu'on choisit
25:47de encore renforcer
25:48et au contraire
25:49ce qu'on choisit d'alléger ?
25:50Moi, je pense qu'on regarde
25:51la pondération des indices
25:53qui mécaniquement
25:54a beaucoup augmenté
25:56parce que les valos
25:58sont devenus stratosphériques.
26:00Et puis, je pense qu'on peut
26:01trouver des poches
26:02un peu plus de diversification
26:04un petit peu en dehors
26:06des hyperscalers,
26:07un petit peu en dehors
26:09de toutes ces sociétés
26:10qui sont quand même
26:10bien spotées
26:11sur la robotique,
26:13sur l'industrie de l'espace,
26:15sur des choses
26:16qui sont évidemment
26:17connectes à la tech
26:18mais qui sont un poil
26:19plus diversifiants
26:20que simplement
26:23hyperscalers, GPU, etc.
26:26Oui, toujours,
26:27pour ne pas y aller
26:28les mots,
26:28mais écosystèmes au sens large
26:29des fournisseurs,
26:30des gens qui travaillent dans...
26:31Tout à l'heure,
26:32vous citiez Legrand.
26:33Legrand, c'est un des premiers
26:34fournisseurs.
26:35Ils vont leur amener
26:36l'électricité.
26:36Donc, tous les gens
26:38qui aujourd'hui
26:39produisent de l'électricité
26:40à droite ou à gauche
26:40sont finalement
26:41un fournisseur ultime
26:42de ces data centers.
26:44Il y a une petite révolution
26:45sur l'énergie nucléaire,
26:48pardon.
26:48Il y a 4-5 ans,
26:49il fallait abandonner
26:50ce gère nucléaire partout,
26:51en France y compris.
26:52Et là, maintenant,
26:53toutes les entreprises
26:54qui font des grands camions,
26:56si j'ai le gros filtré,
26:57qui sont capables
26:58de produire de l'énergie nucléaire,
26:59on va les développer.
27:00Donc, à la fin du fin,
27:02c'est tous les gens
27:03qui contribuent à ça
27:04et encore une fois,
27:05la production d'énergie
27:05peut en être un.
27:06Et je renvoie nos auditeurs
27:07et téléspectateurs
27:08à TechStocks.
27:08L'épisode du jour,
27:09ça y est,
27:09il est en ligne
27:09sur l'application BFM Business.
27:11TechStocks,
27:12dans lequel nos experts
27:12justement nous parlaient
27:13de valeurs énergétiques
27:14pour accompagner
27:15la montée en puissance
27:16de l'intelligence artificielle.
27:17Parmi ces valeurs,
27:17il y a Verti aussi,
27:19il y a Vistra,
27:21je crois que c'est ça,
27:22aux Etats-Unis.
27:23Bref, ces grands acteurs,
27:24y compris en Europe,
27:25l'épisode TechStocks
27:26disponible donc en replay.
27:28Entre l'Europe et les Etats-Unis,
27:29on choisit quoi pour la suite ?
27:30Parce que l'Europe
27:30n'a pas à rougir,
27:31on a moins de Tech,
27:32c'est vrai,
27:32mais les publications
27:33sur l'entreprise
27:33étaient solides.
27:34Qu'est-ce qu'on choisit ?
27:35Quel secteur sur l'Europe ?
27:36Cyril ?
27:40Défense, électrification,
27:40ce n'est pas très original.
27:42Je suis désolé,
27:42mais en tout cas,
27:43c'est...
27:43La Tech non plus.
27:44Non, c'est vrai.
27:45Non, mais c'est un peu
27:46nos Tech à nous.
27:47Danone, c'est plus original.
27:48Vous m'auriez dit Danone,
27:49mais pourquoi pas ?
27:50Il y a toute la partie
27:51que vous avez montrée
27:52tout à l'heure
27:52qui surperforment aujourd'hui
27:54les LVMH
27:55et autres, on va dire,
27:57fournisseurs
27:57de la consommation chinoise.
27:59Ils ont souffert quand même
28:00pas mal ces dernières semaines,
28:01principalement avec
28:02la situation géopolitique.
28:03Donc ça, ça peut être
28:04une formule de rebond.
28:05Mais si on regarde
28:06à ce qui peut fournir
28:08de la croissance
28:09dans la zone européenne,
28:10il y a encore une fois
28:10un petit secteur Tech,
28:12mais qui existe,
28:12ASML et autres,
28:13sur la partie semi-conducteurs.
28:15Et les deux autres poches
28:16de croissance,
28:16c'est tout ce qui est armement
28:17et tout ce qui est électrification.
28:18C'est les trois principaux thèmes.
28:21Effectivement,
28:21et si la croissance française
28:22est révisée à la baisse,
28:23celle de l'Allemagne,
28:23au contraire,
28:24est révisée à la hausse
28:25pour le deuxième trimestre.
28:26Il se trouve que le DAX,
28:27d'ailleurs,
28:27Gilles Santacro nous en parlera
28:28dans un instant,
28:28le DAX est proche de son record,
28:30ce qui n'est pas le cas du CAC 40.
28:31Ça, c'est aussi lié
28:31à la défense dont vous nous parlez.
28:32Vos choix d'allocations
28:33pour la suite, Olivier ?
28:34Je ne vais pas être très original.
28:36Ce sont les mêmes
28:37et je rajouterais quand même,
28:38s'il faut être un peu guerrier,
28:40les financières,
28:41si ça corrige,
28:42parce que le problème
28:43des financières,
28:44la petite correction
28:52c'est les indices des banques
28:54en Europe,
28:55c'est la France
28:55qui a un peu pénalisé l'indice.
28:57Si jamais ça corrige
28:59d'une dizaine de pourcents,
29:00il ne faut pas hésiter
29:00à en refaire.