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  • il y a 8 minutes
Ce mercredi 23 septembre, Geoffroy Lenoir, co-directeur des gestions OPC chez Ofi Invest Asset Management, et Rachid Medjaoui, directeur adjoint de la gestion privée de Louvre Banque Privée, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Qu'est-ce qui se passe cet après-midi sur les taux obligataires ?
00:05Dix ans américain, t'as 5,07 maintenant.
00:07On était à 5%, il y a une heure et demie, on est à 5,07 là.
00:10Le Dix ans français, quasiment à 4,6.
00:11Rachid Medjawin, on rejoint pour Louvre Banque Privée.
00:13Bonsoir Rachid.
00:14Bonsoir Guillaume.
00:15Geoffroy Lenoir pour Offi Invest AM.
00:17Bonsoir Geoffroy.
00:18Bonsoir Guillaume.
00:18Qu'est-ce qui se passe là sur les taux obligataires ?
00:20Ça se tend partout.
00:23La raison du jour quoi, parce que oui, vous allez me parler du pétrole.
00:25Il y a quelque chose aujourd'hui, il y a des indicateurs, il y a une raison particulière ?
00:28Non, on est comme vous, on a observé cette accélération.
00:31Alors qu'on avait depuis un ou deux jours une petite détente, une accalmie,
00:36puisqu'on était repassé en dessous de 5% et tombé je crois à 4,95 sur le Dix ans
00:39américain.
00:40Et ça repart très vite.
00:41Oui.
00:42Et finalement, la seule...
00:43Tomber à 4,95, si on nous avait dit qu'on parlerait comme ça un jour.
00:46Voilà, vous vous rendez compte.
00:46Non, ce qui...
00:47Et donc, la seule explication que vous l'avez donnée, Guillaume,
00:52c'est en fait cette croissance nominale, voilà.
00:57Je crois que les marchés sont en train de découvrir, mais ce n'est pas nouveau,
01:01que post-Covid, on retrouve plus de croissance et plus d'inflation.
01:05Ça fait de la croissance nominale et il suffit de faire un graphique
01:08d'un taux dix ans quelconque, français, américain, allemand, ce que vous voulez,
01:12sur longue période et vous verrez qu'il y a une très bonne corrélation
01:15avec la croissance nominale.
01:17Alors, selon les époques, les taux sont en dessous de cette croissance nominale,
01:21c'est ce qui a été le cas entre 2008 et en gros jusqu'au Covid,
01:24parce que le quantitative isine, parce que les banques centrales achetaient.
01:28Et puis là, les investisseurs s'aperçoivent qu'au fond,
01:32sur les cinq ou dix dernières années, ils perdent de l'argent.
01:35Si vous aviez investi sur des obligations d'État, de pays souverains,
01:38ajustés de l'inflation, vous êtes en négatif.
01:41Et donc, il y a cette suspicion qu'on serait rentré, au fond,
01:45dans une période où il y a plus d'inflation,
01:47persistance de l'inflation, sans parler de nouveaux chocs inflationnistes.
01:51Et donc, un peu comme à la sortie de la fin des années 80,
01:55les investisseurs, le justicier obligataire, comme on dit,
01:58ils sont en train de redemander une prime de risque positive.
02:01Et les PMI américains, parce qu'il y a les PMI européens qui sont positifs,
02:05mais on a eu aussi, il y a une heure, les PMI américains,
02:07et je crois que c'est ça qui a mis le feu au poudre, manifestement, Geoffroy.
02:09Les PMI américains.
02:10J'ai l'impression aussi, c'est vrai que c'est des données assez fraîches,
02:12il faut le temps de les analyser,
02:13mais c'est vrai que, de ce qu'on peut voir,
02:15ces données sont quand même très positives,
02:17ça veut dire que les indicateurs sur la croissance américaine
02:19sont orientés à la hausse,
02:21c'est-à-dire que le consommateur américain consomme, dépense,
02:25que les carnets de commande des entreprises sont plutôt bien orientés,
02:29sont assez positifs,
02:30et donc ça tient à la croissance,
02:32et ça peut expliquer en partie ce mouvement sur les taux
02:35qu'on voit cet après-midi,
02:36et les remontées des taux américains et des taux européens,
02:39mais peut-être juste pour reprendre un tout petit peu de recul dans la séquence.
02:41– Alors attendez, avant le recul, les chiffres quand même,
02:43les PMI des services aux Etats-Unis,
02:46on est quasiment à 59,
02:48on attendait 56,
02:49on est à 59 quasiment,
02:5058,7 sur les services,
02:52et sur l'industrie,
02:53on attendait 53,5,
02:54on est à 57,
02:55donc ça chauffe,
02:56l'économie américaine chauffe.
02:57– Mais pas que l'économie américaine,
02:58en Europe aussi,
02:59on est sur les plus hauts de 55 mois.
03:03– Ah, les PMI européens,
03:05la plus haute du mois de septembre.
03:05– Prenez le composite,
03:07et nous on a fait tourner nos petits modèles
03:09pour justement essayer de voir avec les PMI
03:12que les PIB…
03:13– C'est sûr qu'ils sont gros vos modèles.
03:14– Non, non, c'est des petits modèles très simples,
03:16et ils donnent une croissance.
03:17Sur la base de ces PMI,
03:19on aurait une croissance au troisième trimestre
03:21qui tournerait à plus de 1,4%.
03:23C'est de la surchauffe en Europe.
03:25Je rappelle que pour la BCE,
03:26le régime de croisière de la croissance en Europe,
03:28c'est 1%.
03:29Au-dessus, vous êtes quasiment en surchauffe.
03:31– Pardon ?
03:32– Il faut revenir par rapport à la séquence,
03:33encore une fois,
03:34c'est vrai qu'aujourd'hui,
03:35le marché regarde ces chiffres-là sur la croissance.
03:37C'est vrai que depuis maintenant pas mal de temps,
03:40le marché, les taux,
03:41regarde les niveaux du prix du pétrole.
03:43Et on a eu cette séquence,
03:44comme l'a dit Rachid,
03:45où ça a reflué un tout petit peu
03:47parce que le prix du baril a reflué.
03:48On a cette corrélation qui est très très forte
03:50entre les prix du baril,
03:51les niveaux de taux,
03:52et après la politique monétaire des banques centrales.
03:55Donc on est vraiment dans de l'instantané
03:57au niveau de la réaction des marchés,
03:59puisqu'il y a un peu moins de forward guidance,
04:02ça, on le sait, côté Réserve fédérale américaine,
04:04mais aussi côté BCE,
04:05on est sur des fonctions de réaction
04:06qui sont très court-termistes.
04:08– Oui, la hausse des PMI,
04:11que ce soit en Europe ou aux États-Unis,
04:13elle est sans doute signe effectivement
04:14que l'activité est telle
04:15que l'inflation pourrait perdurer.
04:16Et c'est ce qu'explique S&P Global,
04:18qui compile les indices PMI.
04:20Je cite S&P Global à propos des PMI américains
04:22de cet après-midi,
04:23qui mettent un peu le feu aux poudres
04:24sur le marché obligataire.
04:25Les pressions sur les prix
04:26se sont intensifiées en septembre.
04:28Le coût moyen des intrants,
04:30mesuré tant pour les biens
04:31que pour les services,
04:32a fortement augmenté.
04:35Le taux d'inflation globale
04:36atteignant son niveau le plus élevé
04:38depuis octobre 2022.
04:40S&P Global ajoute,
04:41cette hausse de l'inflation
04:42a été largement attribuée
04:43à l'augmentation des coûts
04:44du carburant et du transport,
04:45bien qu'une intensification
04:46des pressions salariales
04:47ait également été observée
04:48dans de nombreux cas.
04:50Ah oui,
04:51le disant américain
04:51est à 5,07 donc cet après-midi.
04:53Qui arrêtera cette machine ?
04:55Et pourquoi l'économie
04:56tient si bien
04:57alors qu'on a tant de vents contraires ?
04:58On a l'essence hyper chère,
05:00le gallon d'essence
05:00est sur des nouveaux records
05:01de diesel aujourd'hui
05:02aux Etats-Unis,
05:03on a les taux d'emprunt
05:04qui sont de plus en plus élevés,
05:05une géopolitique très incertaine.
05:06Pourquoi ça tient ?
05:07Les projections de croissance mondiale
05:08pour l'an prochain,
05:09c'est 2,7% malgré tous
05:11les vents contraires.
05:12Pourquoi la croissance
05:13tient à ce point ?
05:13On a des écarts
05:14entre les Etats-Unis et l'Europe.
05:15On peut dire que l'essence
05:16des Américains,
05:17c'est l'IA.
05:18Aujourd'hui,
05:19c'est vraiment une dynamique
05:20qui est très très forte.
05:21On voit que les plans de CAPEX
05:24sont extrêmement élevés.
05:27On a 1,5,
05:28entre 1 et 1,5 trillion
05:29de dépenses d'investissement
05:31aux Etats-Unis
05:32sur l'IA.
05:34Et si on projette ça
05:35jusqu'à 2030,
05:37on est entre 6 et 7 trillions
05:38de dépenses d'investissement
05:40sur le secteur de l'IA.
05:41C'est énorme.
05:41On parle de montants colossaux.
05:43Et ça, ça tient clairement
05:44les perspectives de croissance.
05:46C'est la dynamique de croissance
05:47aux Etats-Unis.
05:49En Europe,
05:49c'est peut-être un petit peu différent
05:50parce que l'IA est un peu moins
05:51au centre, on va dire,
05:53de l'économie.
05:54Mais on a cette croissance
05:56qui tient également.
05:57Alors, on a d'autres facteurs
05:59qui tiennent la croissance.
06:00On a une volonté en Europe aussi
06:02de redévelopper
06:04une forme de souveraineté.
06:05Donc, ça passe par des plans
06:06de relance,
06:07des plans pour soutenir
06:08le secteur de la défense,
06:09pour soutenir le développement
06:10dans le numérique
06:11ou dans d'autres secteurs.
06:13Mais c'est vrai qu'on a
06:14une concurrence clairement
06:16des Américains et des Chinois
06:17vis-à-vis de l'Europe
06:18qu'il faut surveiller
06:19parce que l'Europe
06:19n'est pas aujourd'hui
06:20dans une position
06:21très facile
06:23par rapport aux grands acteurs
06:24que sont les Américains.
06:25C'est moins qu'on puisse dire.
06:26Et en plus,
06:27Donald Trump a envie
06:27de s'amuser avec l'Europe.
06:29Manifestement,
06:29il joue beaucoup
06:29avec nos nerfs quand même,
06:30Donald Trump.
06:31Et il compte peut-être
06:32faire vis-à-vis de nous
06:33ce que les Chinois ont fait
06:34en matière de terres rares
06:34vis-à-vis des Américains.
06:35C'est-à-dire nous priver
06:37de quelque chose d'essentiel,
06:38à savoir le diesel.
06:40On a besoin de diesel.
06:42Les cours du diesel montent.
06:43C'est un vrai sujet
06:43pour nous Français aussi
06:44où beaucoup de Français
06:45utilisent du diesel.
06:46On commence à en manquer.
06:47Eh bien, les États-Unis,
06:48l'administration Trump
06:49réfléchissent à stopper
06:51les exportations américaines
06:52de diesel.
06:53Oui, juste...
06:54Ce n'est pas pour nous faire mal.
06:55C'est juste pour les garder
06:56pour les Américains, bien sûr.
06:57Non, non, mais en plus,
06:57c'est mondial.
06:58Mais juste pour votre question
07:00pourquoi ça tient,
07:01c'est parce que aussi
07:02les conditions financières globales
07:04restent favorables.
07:05Je vous rappelle
07:05que pour l'économie,
07:06il n'y a pas que les taux longs,
07:07il n'y a pas que les taux courts,
07:08il n'y a pas...
07:09C'est la bourse,
07:12les spread de crédit,
07:13le coût de financement,
07:15les évolutions des devises.
07:17Et quand vous mesurez,
07:18vous savez,
07:18tous les camps de maison
07:19ont leur indicateur
07:20de conditions financières globales,
07:22et c'est ça qui est assez bien
07:23corrélé à l'économie.
07:25Ça reste, pour le moment,
07:26la bourse se passe bien,
07:28même si c'est un peu flattige
07:30depuis la rentrée.
07:32Donc voilà,
07:32pour répondre à votre question
07:33sur le diesel,
07:34c'est mondial.
07:35Et effectivement,
07:35vous avez raison,
07:36c'est beaucoup plus important
07:37que le pétrole
07:38parce que c'est ça
07:40qui diffuse dans l'économie.
07:41Puisqu'on a besoin de...
07:42Pour faire fonctionner l'économie,
07:44pour le coup,
07:44ce n'est pas simplement
07:45les voitures ou quoi que ce soit.
07:46Là, le fret, par exemple.
07:48Enfin, voilà.
07:48Et donc, c'est pour ça que...
07:49Le fret par camion,
07:50le fret maritime,
07:51ça, c'est du diesel.
07:52Absolument.
07:52Et donc, c'est pour ça
07:53que c'est beaucoup plus grave.
07:55On est en train de casser
07:56les points hauts de 2022.
07:58Autant sur le pétrole,
07:59on est encore un peu loin
08:00quand même des niveaux
08:00qu'on avait connus
08:01post-crise ukrainienne.
08:03Là, on est en train
08:04de les casser
08:05pour une raison très...
08:06Parce qu'on a des problèmes
08:06de raffinage.
08:07En fait, on ne peut pas
08:08raffiner autant qu'on le veut.
08:10Les grandes raffineries,
08:11il faut, de temps en temps,
08:13un peu comme les terres,
08:14les mettre en jachère
08:15pour refaire
08:17un certain nombre
08:18de contrôles.
08:19Il y a ce qui se passe
08:20en Ukraine et en Russie.
08:22Effectivement,
08:22on n'en parle pas beaucoup
08:23parce qu'on est tous
08:24focalisés sur Iran,
08:26Etats-Unis.
08:26Les raffineries russes
08:27sont visées.
08:28Voilà.
08:28Donc, tout ça,
08:29effectivement...
08:30De toute façon,
08:30ils ne sont pas supposés
08:31exporter leur diesel.
08:31Voilà.
08:32Alors, est-ce que c'est suffisant ?
08:34Alors, nous,
08:35ce qu'on dit,
08:35si vous voulez,
08:35c'est que ce n'est pas suffisant
08:37pour casser
08:38la croissance économique
08:39parce que,
08:40Geoffroy l'a bien dit,
08:42il y a une dynamique
08:43notamment portée par,
08:44à la fois,
08:45les capex liés à l'IA,
08:46mais aussi,
08:47et je reviens,
08:48je suis désolé,
08:48sur cette tendance post-Covid,
08:50la reflation,
08:50les Etats qui dépensent
08:52pour plein de raisons.
08:53Alors, maintenant,
08:53c'est la souveraineté,
08:54mais il y a quelques années,
08:55c'était pour la transformation
08:56écologique et énergétique,
08:57le digital,
08:58la défense.
08:59Et donc,
09:00c'est tout ça.
09:01Alors,
09:02est-ce que ça peut casser ?
09:03Nous, on dit que ça ne casse pas,
09:04mais ça augmente
09:05la fragilité du cycle
09:06parce que quand vous avez
09:07à la fois
09:08des problèmes de matières premières,
09:11la liquidité
09:12qui se restreint
09:13à cause des banques centrales
09:14et des coûts de financement
09:15qui augmentent,
09:16tout ce qu'on peut dire,
09:17c'est que le cycle
09:18devient par définition
09:19plus fragile,
09:20mais ça ne suffit pas
09:21pour dire que le cycle
09:22va se retourner devant nous.
09:2430% de nos importations
09:25de diesel
09:26par voie maritime,
09:2730% viennent des Etats-Unis
09:28et les Américains réfléchissent
09:29à couper notre accès
09:30au diesel américain.
09:31Pour l'Europe,
09:33comment vous regardez ?
09:34Ça va être carrément
09:35un facteur déstabilisateur
09:36pour l'Europe
09:36au-delà d'un ralenti.
09:37On va peut-être
09:38vers la déstabilisation là
09:39si les Américains
09:40nous privent de leur diesel
09:41ou pas, Geoffroy ?
09:43C'est sûr que 30%
09:44c'est un chiffre important,
09:45donc bien évidemment
09:46c'est un facteur
09:47qui compte.
09:48On a des discussions
09:50avec Donald Trump
09:51qui est très vocable
09:52en ce moment,
09:53notamment avec l'ONU.
09:55Aujourd'hui,
09:56ça paraît difficilement
09:57concevable
09:57d'avoir cette mesure
09:59qui soit appliquée
10:00parce que c'est quand même
10:01très très significatif.
10:02C'est un peu comme
10:03toutes les annonces
10:04de Donald Trump,
10:04il faut les prendre
10:05avec des pincettes
10:05et puis voir
10:06si ce qu'il a dit hier
10:08sera valable demain.
10:09Et Scott Besson précise
10:10qu'il est en train
10:10de regarder la faisabilité
10:12technique de cette mesure.
10:13C'est peut-être un peu
10:14lié au dossier.
10:15On l'a un peu énervé
10:16sur l'association
10:17Europe-Canada aussi.
10:18On est quand même
10:19venu l'embêter
10:20sur ce terrain.
10:21Le Canada,
10:21pour lui,
10:22c'est son 52ème état
10:24et on est en train
10:26de voir comment
10:28ce Canadien européen
10:29pourrait se rapprocher.
10:31Et ça,
10:31je crois que ça l'a
10:32effectivement
10:33beaucoup énervé.
10:35En tout cas,
10:36cet après-midi
10:37est marqué
10:37sur les marchés
10:38par le retour
10:39des tensions obligataires.
10:40Ce n'était pas vraiment
10:40éloigné,
10:41mais là,
10:41elle brûle à nouveau
10:42un petit peu les doigts.
10:43Le 10 ans français
10:44est à 4,59.
10:45Le 10 ans américain
10:45est à 5,07
10:47après les PMI américains.
10:48En surchauffe,
10:49on est presque à 59
10:51sur les PMI américains
10:52des services
10:52du mois de septembre
10:53quasiment à 59,
10:5458,7.
10:55Largement au-delà
10:55des attentes,
10:56on est vraiment
10:56en très très forte expansion.
10:58Et S&P Global
10:59précise que tout cela
11:00s'accompagne
11:01d'inflation.
11:03Le CAC est en baisse,
11:04mais baisse finalement
11:05mesurée
11:05moins 0,37%
11:06à la Bourse de Paris.
11:07Est-ce qu'on sous-estime
11:09nos marchés européens ?
11:09Parce que nos marchés européens
11:11tiennent malgré la pression,
11:13les carburants
11:14qui coûtent
11:14de plus en plus cher.
11:16Nos marchés européens
11:17tiennent malgré
11:17la hausse
11:18des taux d'emprunt.
11:19Nos marchés européens
11:20tiennent malgré
11:20nos dépendances,
11:21malgré notre moindre croissance.
11:23Et on a une enquête
11:24aujourd'hui
11:24qui a été publiée,
11:25enfin ce n'est pas aujourd'hui,
11:26c'est il y a quelques jours,
11:26qui a été publiée
11:27sur l'attractivité
11:28des marchés européens.
11:29L'enquête Bloomberg
11:30nous montre que
11:30d'après les analystes,
11:31l'attractivité des marchés européens
11:32est au top,
11:33au top depuis 2018.
11:34Ils sont optimistes
11:35à un niveau
11:36qu'on a pu depuis quasiment
11:3710 ans,
11:37les analystes
11:37sur le potentiel
11:38des marchés européens.
11:39Est-ce qu'on a tort
11:40de ne pas davantage
11:41renforcer ces marchés européens
11:42dans les portefeuilles ?
11:43Geoffroy ?
11:45Alors on ne partage pas
11:46forcément cette vision
11:46chez OphiInvest
11:47au niveau de l'allocation
11:49géographique.
11:50C'est vrai qu'aujourd'hui
11:50on a une préférence
11:51pour les marchés américains
11:52et toujours cette dynamique
11:53de la tech
11:53qui soutient les marchés
11:55avec, comme je l'ai dit
11:56tout à l'heure,
11:56des investissements
11:57qui sont massifs,
11:58des croissances
11:59de bénéfices
12:00qui sont extrêmement
12:02importants
12:02pour 2026.
12:04Je le rappelle,
12:05on est sur des PE
12:06de l'ordre de 31
12:07donc c'est vraiment
12:08très significatif.
12:09On vient de 14-15
12:10en début d'année
12:10et en Europe
12:11on est sur du 19 fois
12:13donc c'est très bien.
12:14L'Europe suit
12:15mais ce n'est pas du tout
12:16le même rythme
12:17qu'aux Etats-Unis
12:18et c'est vrai qu'aujourd'hui
12:19on estime que la zone euro
12:20même si elle a des atouts,
12:21clairement il y a des choses
12:22intéressantes à regarder
12:23en Europe,
12:24on est sur une zone
12:26qui est un petit peu
12:26plus à risque
12:28par rapport à tout
12:29ce qu'on a déjà indiqué
12:30du contexte géopolitique
12:32par rapport au fait
12:33que l'Europe est quand même
12:33assez dépendante
12:35du pétrole
12:36et du gaz
12:37et on voit les prix du gaz
12:38qui augmentent aussi
12:39assez fortement.
12:41Donc les marchés européens
12:42ont une carte à jouer,
12:43on a bien évidemment
12:45des secteurs
12:45qui peuvent tirer
12:47aussi leur épingle du jeu
12:48avec, on n'est pas
12:49absent de l'IA,
12:50on a quand même
12:51beaucoup de sociétés
12:52qui tirent aussi
12:53de ce côté-là,
12:54les banques européennes
12:57qui sont un petit peu
12:57en souffrance
12:58de temps en temps
12:59notamment les banques françaises
13:00mais c'est vrai que
13:01dans l'ensemble
13:02on peut avoir
13:03des marchés européens
13:03qui se tiennent,
13:04maintenant on va avoir
13:04une préférence
13:05pour les marchés américains
13:06dans ce contexte
13:08même préférence pour Wall Street
13:09de votre côté
13:09ou quand même l'Europe ?
13:11Non, non, non
13:11en fait
13:13stratégiquement
13:14on pense que
13:15alors je suis un peu surpris
13:15quand même par cette enquête
13:16parce que ça ne se voit pas
13:17dans les flux
13:17quand on regarde un peu
13:18les flux depuis 2018
13:20ou même depuis 2-3 ans
13:21au contraire
13:21on voit que les flux
13:23sont un peu revenus
13:24sur l'Europe
13:25C'est un peu comme
13:26les enquêtes
13:27où on demande aux français
13:27quelle est leur chaîne préférée
13:28et ils répondent tous Arte
13:29mais bon
13:29ce n'est pas les meilleures audiences
13:30pour eux
13:31Par contre
13:34boursièrement
13:35nous depuis maintenant
13:36un an
13:37alors là
13:38depuis la rentrée
13:38on a réduit un petit peu
13:40parce qu'il y a
13:40quelques petits sujets
13:41BCE, politique
13:42enfin voilà
13:43mais stratégiquement
13:45dans ce monde
13:46qu'on a décrit
13:47que vous avez décrit
13:47tout à l'heure
13:48de surchauffe
13:50c'est-à-dire de croissance
13:50et d'inflation
13:51il faut plutôt jouer
13:52des marchés value
13:53la hausse des taux
13:54normalement
13:55ça doit venir
13:56par handicaper
13:57un peu
13:57la thématique croissance
13:58qui est plutôt une thématique
14:01plutôt techno
14:02alors ce qu'on fait
14:03dans notre allocation
14:03on n'est pas complètement stupide
14:05c'est-à-dire qu'on ne va pas
14:05aller contre le vent
14:06et on voit la dynamique
14:07très très forte
14:08donc on met au même niveau
14:09Etats-Unis et Europe
14:11en revanche
14:11on met devant
14:12les émergents
14:13c'est-à-dire que pour nous
14:15si on veut jouer
14:16en partie cette thématique
14:18l'IA auquel on croit
14:19on préfère la jouer
14:20via les émergents
14:21avec aujourd'hui
14:24Corée-Taiwan
14:24ça fait à peu près
14:25presque 50%
14:26de l'indice émergine
14:28donc quand vous jouez
14:30les émergents
14:30en fait vous jouez
14:31le thème de l'IA
14:33et là on a replié
14:34la voilure un peu
14:35sur l'Europe
14:35parce que je le disais
14:37la BCE
14:37on n'aime pas trop
14:38et il ne vous a pas échappé
14:40qu'il y a quelques sujets
14:41politiques
14:42alors pas qu'en France
14:42mais en Allemagne aussi
14:45les espoirs
14:45le rebond de l'Europe
14:47en début d'année
14:48c'était beaucoup
14:49le bazooka budgétaire allemand
14:51la capacité de l'Allemagne
14:52à entraîner toute l'Europe
14:53et ainsi de suite
14:54alors c'est en place
14:56je pense que ça explique
14:57une partie des PMI européens
14:58qui sont sur les plus hauts
15:00depuis 55 mois
15:01mais
15:02voilà
15:03M. Merch n'arrête pas
15:04de dégringoler
15:05dans les sondages
15:07dans les défaites régionales
15:09et se pose la question
15:10de savoir s'il va être remplacé
15:11donc ça
15:12on n'aime pas trop
15:13si vous voulez
15:13à court terme
15:14mais stratégiquement
15:15on pense que c'est un monde
15:16où il faudra privilégier
15:18à un moment donné
15:18de nouveau l'Europe
15:19oui à un moment donné
15:20c'est tout le problème
15:20d'ici là pourquoi pas
15:21les émergents
15:22il y en a un qui est en train
15:23de s'exprimer
15:24l'Argentine
15:25c'est un pays émergent
15:25ou pas
15:26c'est Rabiel Milley
15:26il est en train de s'exprimer
15:27pour ceux qui nous suivent
15:28à la radio
15:28on est aussi en télé
15:29et vous découvrez à la télé
15:30les images du président argentin
15:32devant l'Assemblée Générale
15:33des Nations Unies
15:34il est en train
15:34en direct de s'exprimer
15:35il est 11h23
15:36là-bas à New York
15:37et les différents présidents
15:38du monde entier
15:39sont en train de se succéder
15:40Rabiel Milley
15:41donc en direct
15:42qui d'ailleurs
15:43il y a quelques jours
15:44expliquait
15:45il y a trois grandes puissances
15:46qui sont en train
15:47d'essayer d'avancer leur pion
15:49disait Rabiel Milley
15:50il y a les Etats-Unis
15:51il y a la Chine
15:52il y a la Russie
15:52l'Europe
15:53on ne sait pas où elle est
15:55c'est tout le problème
15:56il y a une forme de
15:56sur la carte économique du monde
15:58ça reste un grand marché
15:59bien sûr l'Europe
16:00mais on ne sent pas
16:01de volonté de puissance
16:02ni forcément
16:03d'avancer des pions
16:03on reste plutôt
16:04sur la défensive
16:05en mode
16:05comment essayer de se protéger
16:07et de se protéger
16:08si possible
16:09efficacement
16:09Rabiel Milley
16:10qui est en train
16:11de s'exprimer
16:11tout à l'heure
16:12c'est le président iranien
16:14qui s'est exprimé
16:14vous l'avez vu aussi en direct
16:15tout à l'heure
16:16au cœur de BFM Bourse
16:17le président iranien
16:18qui a expliqué
16:19qu'il n'était pas question
16:22c'est passer des navires
16:23dans le détroit d'Hormuz
16:24qui transportent des armes
16:25susceptibles de se retourner
16:26contre l'Iran
16:26voilà ce qu'il a dit
16:27c'est sa présentation des choses
16:28donc pour justifier
16:29la poursuite du blocage
16:31du détroit d'Hormuz
16:32il a ajouté
16:33le président iranien
16:33que l'Iran ne cherchait pas
16:34à avoir la bombe nucléaire
16:36en tout cas
16:36voilà
16:37pas la bombe atomique
16:38bien sûr le nucléaire
16:39nous est utile
16:39d'un point de vue civil
16:40mais nous ne cherchons pas
16:41la bombe nucléaire
16:42voilà ce que dit le président iranien
16:44ça n'a pas eu d'impact
16:45sur les cours du pétrole
16:46on est à 101 dollars
16:47toujours en ce moment
16:48sur le baril de Brett
16:4917h24
16:4911 minutes de la future
16:51on accélère là
16:52dans cette dernière
16:52dernière de la séance
16:54le CAC 40 est en baisse
16:55de 0,3%
16:56Geoffroy, Rachid
16:57on va reparler des enjeux
16:58de marché dans un instant
16:59ensemble
16:59Eurofins c'est l'interneur rouge
17:00du CAC
17:00moins 3,4%
17:02à la hausse
17:02Cécile Rodicotica
17:03gagne 2,9%
17:05et puis on a des acteurs
17:06comme Orange
17:08qui recule encore aujourd'hui
17:10de 2,5%
17:11comme les secteurs bancaires
17:13qui reculent
17:13les assureurs
17:14qui reculent
17:15aussi aux Etats-Unis
17:16d'ailleurs
17:16on a aussi Airbnb
17:17qui recule
17:18quel rapport entre Orange
17:19Airbnb
17:20les banques
17:20les assureurs
17:21ce sont des acteurs
17:22dont les clients
17:24sont très très fidèles
17:25quel que soit
17:26quelque part
17:26les prix est pratiqué
17:27il reste très fidèle
17:28l'habitude quoi
17:29la force de l'habitude
17:30sauf qu'une IA
17:31est en train de débarquer
17:31un agent d'intelligence artificielle
17:33Muse
17:34l'IA de Meta
17:35qui Muse
17:36est supposé
17:37faciliter
17:38grandement
17:38la comparaison des tarifs
17:40entre les différents acteurs
17:40et donc pour ces acteurs
17:41qui pratiquent des tarifs
17:42parfois élevés
17:43en reposant
17:43en se reposant
17:44sur l'habitude
17:44de leurs clients
17:45là ce sera peut-être
17:46une forme de remise en cause
17:48par l'arrivée
17:49d'une intelligence artificielle
17:49qui leur redonne le pouvoir
17:50aux clients
17:51aux consommateurs
17:52est-ce que vous regardez ça
17:54en vous disant
17:54ouais c'est un vrai risque
17:56pour tous ces acteurs
17:56et c'est une clé de la baisse
17:57de ces acteurs en bourse
17:58aujourd'hui je crois
17:59je pense qu'il y a plusieurs choses
18:00dans ce que
18:02dans ce que
18:03vous disiez Guillaume
18:03il y a la partie
18:05valeurs françaises
18:06je pense que c'est important
18:07de le souligner
18:07il y a quand même des valeurs françaises
18:08qui sont vendues aussi
18:09dans le contexte
18:10qu'on connaît en France
18:11par rapport au budget
18:12aux élections à venir
18:13donc
18:14Orange peut-être aussi
18:15d'ailleurs
18:15Orange peut en faire partie
18:16assez exposé
18:18si on regarde la performance
18:19du CAC
18:19par rapport à l'Eurostock
18:22on voit un décrochage
18:23quand même
18:23ces dernières semaines
18:24il faut le souligner
18:26après par rapport
18:27à l'IA de Meta
18:29c'est vrai que
18:30c'est considéré
18:31comme assez disruptif
18:32on en parlait
18:32il y a quelques mois déjà
18:33que l'IA pouvait être
18:35disruptive
18:35pour certains secteurs
18:36et là on est à nouveau
18:37dans ce schéma-là
18:38parce qu'on est sur
18:39une IA fonctionnelle
18:39qui permet
18:42de passer des commandes
18:43par exemple
18:43en ligne
18:44une IA qui peut
18:45intervenir sur votre ordinateur
18:47pour vraiment
18:48faire des factures
18:50à votre place
18:50donc c'est vraiment
18:51très disruptif
18:52et ça peut peut-être
18:54alimenter
18:54des questions
18:55sur des sociétés
18:56comme Airbnb
18:58ou comme d'autres
18:59que vous avez cités
19:01donc c'est vrai
19:01que c'est un changement
19:03important
19:03à suivre
19:03maintenant c'est vrai
19:04que aussi le facteur
19:05qui est important
19:06c'est que c'est une IA
19:07qui a l'air d'être
19:08rapidement appropriée
19:09parce que c'est vrai
19:09que l'annonce avait été faite
19:10déjà il y a quelques semaines
19:11et on voit que ça fait partie
19:12des applications
19:13les plus téléchargées
19:14c'est la deuxième application
19:15la plus téléchargée
19:16sur les applications
19:17qu'on connaît bien
19:19depuis quelques semaines
19:20donc c'est vrai
19:21que c'est aussi
19:21un engouement majeur
19:22et une IA qui se déploie
19:23à une vitesse
19:24assez importante
19:25et même
19:26pour aller un petit peu
19:28plus loin là-dessus
19:28c'est vrai que
19:29c'est un sujet à encadrer
19:30on voit bien
19:31qu'il y a des discussions
19:32notamment avec Amazon
19:33où Amazon ne serait pas
19:34forcément enclin
19:35au fait que l'IA
19:37de Meta
19:37puisse venir
19:39on va dire
19:39se sourcer
19:40ou passer des commandes
19:41via le site Amazon
19:43l'IA qui fait le boulot
19:44à votre place
19:44et qui vient de disrupter
19:45enjambé par exemple
19:46pour réserver vos vacances
19:48un booking
19:49le titre booking
19:50perd 5% aujourd'hui
19:51un Airbnb
19:51Airbnb perd 5,5
19:53qui choisit un autre assureur
19:55que celui que vous avez aujourd'hui
19:55parce qu'un autre sera moins cher
19:57on a les acteurs
19:57de l'assurance qui reculent
19:59on a Orange aussi
20:00alors peut-être qu'Orange
20:00les groupes français
20:02y a des raisons plus politiques
20:03mais comment vous regardez
20:03cette nouvelle IA
20:04et son impact ?
20:05Non c'est un vrai saut qualitatif
20:07puisqu'on passe des IA
20:09qu'on a l'habitude
20:10des sortes de chatbots
20:11si vous voulez
20:12qui vous conseillent
20:13jusqu'à présent
20:14et là on passe à une IA
20:15qui agit à votre place
20:16une sorte de super majordome
20:18voilà
20:19cela étant
20:20donc
20:21alors oui
20:22ça a beaucoup d'engouement
20:23c'est quand même
20:24c'est moins
20:26moins spectaculaire
20:27que par exemple
20:28au début
20:28quand il y a eu
20:29le lancement de ChatGPT
20:30où voilà
20:31on est encore
20:31quand même assez loin
20:32de ça
20:34et il y a un sujet
20:35parce qu'apparemment
20:35au bout de quelques jours
20:36ils ont eu un problème
20:37de données en fait
20:38le sujet en fait
20:39de tout ça
20:40c'est
20:41avec cette IA
20:42en fait
20:43Meta repose
20:44met la balle au centre
20:45et la question
20:46et je crois que le patron
20:47de Mistral
20:48l'avait bien dit
20:49il y a quelques mois
20:52les algorithmes de l'IA
20:53c'est très important
20:54mais la donnée
20:54est cruciale
20:55c'est-à-dire que
20:56c'est le carburant
20:57en fait
20:58l'IA c'est les moteurs
20:59et les données
21:00c'est le carburant
21:01et donc
21:01avec cette IA
21:03Meta est en train
21:04plutôt d'essayer
21:05de se positionner
21:06parce que vous vous rendez compte
21:07si vous lui ouvrez
21:08toutes vos données
21:09à la fois
21:10vos emails
21:11votre compte bancaire
21:12même votre Insta
21:13voilà
21:13votre Insta absolument
21:15voilà
21:16donc je pense que
21:16c'est là
21:17où ça peut devenir
21:18disruptif
21:19et je pense que
21:20la question de la sécurité
21:21va être cruciale
21:22parce qu'il ne faut pas
21:23qu'il se loupe
21:23parce que s'il se loupe
21:24là vous vous rendez compte
21:25moi je ne peux pas
21:27confier à un super majordome
21:28toutes mes informations
21:29si je considère
21:31qu'il y a un risque
21:31de sécurité
21:33et ça va être intéressant
21:34parce que l'Europe
21:35est beaucoup plus dure
21:35comme vous le savez
21:37sur ces questions-là
21:38donc est-ce qu'une IA
21:39comme celle de Meta
21:41Mus peut se déployer
21:43comme ça facilement
21:44en Europe
21:45ils vont en parler
21:46j'imagine
21:46Donald Trump
21:47Xi Jinping
21:47demain ils vont se rencontrer
21:48ça y est
21:49leur grande rencontre
21:50à Washington
21:50visite d'état
21:51de Xi Jinping
21:52qui devrait bien se passer
21:53c'est le principe
21:53d'une visite d'état
21:55qu'est-ce qu'on en attend
21:55justement de cette vie
21:56on n'en attend pas grand-chose
21:58les attentes sont assez bases
21:59donc ça c'est plutôt positif
22:01donc on peut avoir
22:03probablement
22:03enfin moi ce qui est inquiétant
22:05par rapport à tout ce qu'on a décrit
22:06tout à l'heure
22:06c'est le pétrole
22:07et on sait qu'il y a
22:09un facteur modérateur
22:11qui a empêché
22:12les prêts du pétrole
22:12de partir sur des niveaux
22:14astronomiques
22:14quand il y a eu
22:14le déclenchement de ce conflit
22:16c'est que les Chinois
22:17ont fortement diminué
22:19leur importation de pétrole
22:20on est passé de 10-12 millions
22:22barils d'importation
22:23à moins de 6 millions
22:25or on voit que depuis 2 mois
22:27ça remonte un petit peu
22:28alors c'est qu'on est à peine
22:29à 7 millions
22:29donc on est loin des 10-12
22:30mais je pense que
22:33parmi les discussions
22:34le président Trump
22:35serait avisé
22:36de demander au président chinois
22:37de bien vouloir
22:39continuer à calmer
22:39ses importations
22:40à un moment donné
22:41où on a 2 des 3 maintenant
22:43potentiellement
22:44c'est-à-dire que la Chine
22:45a les clés sur les terres rares
22:46mais elle a aussi une clé
22:47importante des prix du pétrole
22:48si elle se remet à importer
22:50du pétrole
22:50et à un moment
22:51elle va devoir les reconstituer
22:52ses réserves de pétrole
22:53ça va poser problème
22:54alors normalement
22:55ils ont des réserves pléthoriques
22:56on parle de
22:581.2 milliards
23:00de barils
23:00de stocks
23:02donc ils ont de quoi tenir
23:03mais je crois
23:04que c'est vraiment
23:05un des sujets
23:07cruciaux
23:07qui va être discuté
23:09enfin j'espère
23:09qu'ils vont le discuter
23:10parce que pour nous tous
23:11ça serait bien
23:12que les chinois
23:12effectivement
23:13calment le jeu
23:14en termes d'importation
23:15Geoffroy
23:15vous attendez quoi
23:16de cette rencontre demain ?
23:17un peu comme ce qu'a dit Rachid
23:18je pense que
23:19justement
23:19les attentes
23:20sont plutôt assez basses
23:21c'est vrai qu'il y a
23:23tous ces sujets
23:23forcément sur la conquête
23:25du marché de l'IA
23:27et les enjeux croisés
23:29et c'est vrai que
23:29les terres rares
23:30comme vous l'avez dit
23:31c'est un enjeu
23:32qui est vraiment
23:33extrêmement important
23:34puisque la Chine
23:35détient quasiment
23:36tout le marché
23:36des terres rares
23:37donc peut-être
23:38qu'il y aura des discussions
23:39sur ce front-là
23:40mais c'est vrai que
23:41pour l'instant
23:42on n'attend pas forcément
23:42grand-chose
23:43de cette rencontre
23:44les terres rares
23:45où les Etats-Unis
23:45essaient quand même
23:46d'avancer aussi
23:46avec cet accord
23:47autour du Groenland
23:48qui a été annoncé hier
23:49quand même
23:49et l'objectif des Américains
23:50c'est de pouvoir
23:50exploiter davantage
23:51le Groenland
23:52ils vont pouvoir le faire
23:53d'ailleurs
23:53c'est au cœur de l'accord
23:54signé hier avec le Danemark
23:56comme par hasard
23:56deux jours avant la rencontre
23:57avec Xi Jinping
23:58façon de lui dire
23:58à Xi Jinping
23:59bon bien sûr
23:59t'as de l'avance
24:00sur les terres rares
24:00mais nous aussi
24:02on veut occuper le terrain
24:02alors au sens propre
24:03le terrain
24:04à travers les sous-sols
24:04du Groenland
24:05il y a un peu de ça
24:06et on voit aujourd'hui
24:14gagne à nouveau
24:14alors c'est très volatile
24:15dans tout ça
24:16un petit peu plus de 10%
24:17en ce moment
24:18et à 17h31
24:20c'est Chris
24:20notre réalisateur
24:21qui surgit
24:22qui nous écoute
24:23en cachette
24:24comme ça
24:25qui veut peut-être
24:26vous interroger
24:26salut Chris
24:27bonsoir à tous
24:28messieurs les clubbers
24:29pétrole cher
24:30taux élevé
24:31risque de guerre
24:32les marchés
24:32ne sont-ils pas
24:33tout simplement trop hauts ?
24:36en fait
24:37quand on regarde
24:39une des métriques
24:40les plus simples
24:41qui est la valorisation
24:42les profits
24:45les résultats
24:46ont été exceptionnels
24:47et pas qu'aux Etats-Unis
24:48et c'est pas fini
24:49on a des profits
24:50au niveau mondial
24:51qui sont sur une tendance
24:53de plus 40%
24:54alors c'est beaucoup
24:55l'IA
24:55beaucoup de l'énergie
24:56mais pas que
24:57ça se généralise
24:58et donc
24:59le risque en fait
25:00c'est pas qu'il y ait
25:01une sorte de bulle
25:02sur les marchés
25:02c'est qu'il y ait
25:03une bulle sur les profits
25:04c'est ça qui nous
25:05parce que là
25:06on a une dynamique
25:07des profits
25:07on se dit
25:08mais c'est pas possible
25:08ça peut pas continuer
25:09à ce rythme-là
25:10les marges continuent
25:11d'augmenter
25:11donc c'est là
25:12on est un peu prudent
25:14mais sinon
25:14en termes de valorisation
25:16oui
25:16de toute façon
25:17tout est cher
25:17dans les marchés financiers
25:18depuis le quantitative easing
25:20mais
25:21voilà
25:21il n'y a pas non plus
25:22on n'est pas sur quelque chose
25:23super nerveux
25:24en disant
25:25là c'est super survalorisé
25:26et donc il faut faire attention
25:27voilà
25:28donc c'est plutôt
25:29cette bulle peut-être
25:31des profits
25:32qui croissent
25:33vraiment à un rythme
25:34qui n'est pas soutenable
25:35Geoffroy
25:36est-ce que les indices
25:36sont trop hauts
25:37compte tenu des vents contraires ?
25:39alors c'est pas forcément
25:39un sujet de valorisation
25:40je pense qu'il y a de la place
25:41pour aller plus haut
25:42sur les marchés actions
25:43après bien évidemment
25:44il y a des risques
25:45qui sont à l'horizon
25:46des nuages qui s'accumulent
25:48les nuages
25:48on peut en citer deux
25:50déjà
25:50qu'on a déjà évoqué
25:51donc c'est les prix du baril
25:53qui entraînent
25:53une hausse des taux
25:55et peut-être qu'il y a
25:56un niveau psychologique
25:57alors c'est pas les 5%
25:58sur le disant américain
25:59puisqu'on l'a déjà cassé
26:00mais peut-être que
26:01si les taux venaient à monter
26:02de façon un peu plus significative
26:04encore dans les prochaines semaines
26:05prochains mois
26:06ça serait un facteur
26:07d'inquiétude
26:07pour les marchés actions
26:08et qu'on pourrait voir
26:09une correction
26:09donc c'est pas forcément
26:11un facteur lié directement
26:13aux entreprises
26:14à leur capacité
26:16à générer des marges
26:17à fournir
26:19des croissances
26:20positives
26:21pour cette année
26:21ou l'année prochaine
26:22on a des perspectives
26:23de ce côté-là
26:24qui sont très bonnes
26:24ça viendrait de facteurs
26:25plutôt macroéconomiques
26:27ou géopolitiques
26:28pour casser un peu
26:29cette dynamique-là
26:30l'autre point d'attention
26:31c'est sur l'IA
26:32bien évidemment
26:32on en a beaucoup parlé
26:33c'est vrai qu'il y a
26:34des dépenses
26:35qui sont faites
26:36on a des carnets de commandes
26:37qui sont pleins
26:38on a cette course à l'IA
26:40qui continue
26:40ça ce qu'on surveille aussi
26:41c'est est-ce qu'un des acteurs
26:44que ce soit les hyperscalers
26:46ou les semi-conducteurs
26:47ou si on pourrait les citer
26:49on peut avoir AMD
26:51Nvidia
26:52Macron, Intel
26:53toutes ces sociétés-là
26:54il faut surveiller
26:55est-ce que cette croissance continue
26:57s'il y en a un qui ralentit
26:58c'est vrai qu'il faut avoir
27:00un petit point de vigilance
27:01parce que c'est vrai
27:02que ça pourrait entraîner
27:03un ralentissement un peu plus global
27:05sur le secteur de la tech
27:07et sur les marchés boursiers
27:08dans leur ensemble
27:08la bonne nouvelle
27:09c'est qu'un groupe comme Nvidia
27:10par exemple
27:10n'est pas très cher
27:11au contraire même
27:11en termes de valorisation
27:12c'est au plus bas de 10 ans
27:13Nvidia
27:15le marché il anticipe
27:16ce moment où ça ralentira
27:17les marchés ont baissé
27:17en valorisation
27:18on ne le dit pas assez
27:19en valorisation
27:21ce qui est vrai pour Nvidia
27:22l'est pour les grands indices
27:23absolument
27:24alors à propos d'IA
27:25événement IA à Marseille
27:27c'est deux prochains jours
27:28figurez-vous sur BFM Business
27:29dès demain matin
27:29d'ailleurs 9h30
27:30les experts de l'IA
27:31sur place seront présentés
27:32par Anthony Morel
27:33donc pour l'événement IA à Marseille
27:35et vendredi aussi
27:36sera une journée extrêmement riche
27:38avec un débat
27:38dans le cadre de la présidentielle
27:40des candidats autour
27:40de l'intelligence artificielle
27:41à suivre aussi sur notre antenne
27:43deux belles journées
27:43pour finir la semaine
27:45de l'IA

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