- il y a 17 minutes
Ce mercredi 23 septembre, Laure Closier a reçu Jean-Pierre Petit, président des Cahiers Verts de l'Économie, Mathieu Plane, directeur adjoint du département analyse et prévision de l'OFCE, et Gilles Raveaud, maître de conférences à l'Institut d'Études Européennes de Paris 8 - Saint-Denis, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:03BFM Business et la tribune présente
00:05Débat et controverse
00:07Les experts
00:09Leur closier
00:11Il est 9h31 sur BFM Business
00:14Les experts, ça commence avec
00:15aujourd'hui beaucoup de sujets
00:18pétroliers, ce baril qui redescend, le WTI
00:2088 dollars, un plus bas
00:21de 3 semaines, un Brent sous les
00:23100 dollars sur fond d'espoir
00:25diplomatique entre les Etats-Unis
00:28et l'Iran, discours attendu aujourd'hui de Massoud
00:30Peshekian à la tribune de
00:32l'ONU, le président de la République
00:33islamique qui prendra la parole à la
00:36tribune dans l'après-midi
00:37Une enquête de BFM, la tribune également
00:40ce matin sur Roland Escur qui veut intensifier
00:42le contrôle des investissements étrangers
00:43dans les secteurs souverains, est-ce que c'est une bonne
00:46ou une mauvaise idée ? Et puis on a évidemment
00:47beaucoup de sujets budgétaires avec les
00:50annonces sur les gros rouleurs hier du
00:52gouvernement, on s'en sort avec quoi ?
00:53Une facture autour de 1,4 milliard puisque les
00:55450 millions d'euros annoncés hier
00:58étaient déjà prévus, les gens ne demandent pas
00:59les aides donc il restait un peu de marge de
01:02manœuvre si on s'en sort avec cette
01:04simple ardoise, peut-être que c'est déjà pas mal
01:05mais est-ce qu'il va falloir aller plus loin ? On en discute avec nos
01:07experts, je vous le présente
01:11Jean-Pierre Petit, bonjour, président des
01:13Cahiers Verts de l'économie, en face de vous Gilles Raveau
01:15bonjour, maître de conférence à l'Institut
01:17d'études européenne de Paris 8
01:19Saint-Denis et Mathieu Plannes, directeur adjoint
01:21du département analyse et prévision
01:23de l'OFCE, bonjour à tous
01:25les deux, je commence sur ces espoirs
01:28bon, c'est pas la première fois, un espoir
01:30diplomatique de fin de conflit, ça rassure
01:31quand même un peu les marchés WTI et Bren
01:33qui reculent, Jean-Pierre Petit, ça se détend
01:35quand même un peu ce matin. Oui, enfin
01:37c'est modéré parce qu'après les derniers
01:39événements d'il y a deux semaines
01:42on était monté à 109, on est
01:43redescendu à 98, c'est pas énorme, je rappelle
01:45qu'encore courant juin on était
01:47proche des 70 dollars
01:49donc par rapport à un point haut de 120
01:51dollars pour rappeler
01:53tout ça pendant le pire
01:56de la crise vers le courant Mars
01:57voilà, donc pour le prix
01:59du pétrole
02:01mais c'est assez raisonnable parce que
02:03d'abord sur l'éleoduc Est-Ouest
02:05on sait qu'il s'était fermé très longtemps
02:07et représentait 5 millions de barils
02:09de jour, donc c'était 5% quand même
02:11de la production mondiale, donc c'était un vrai sujet
02:13donc il reste le problème de la mer Rouge
02:15où là sur le pétrole
02:17saoudien on a perdu à peu près 2 millions
02:19voilà, ce qui fait qu'au total
02:21actuellement
02:23on est compte tenu de tout ce qui a été fait
02:25depuis le début de la guerre
02:26c'est-à-dire les réserves stratégiques
02:28la libération du pétrole russe
02:30l'augmentation de la production
02:32il ne faut pas l'oublier
02:33des Etats-Unis, du Venezuela, du Brésil
02:35ça ramène un petit peu plus d'un million
02:37de barils de jour sur le marché
02:40évidemment l'éleoduc Est-Ouest
02:42enfin bref
02:43tout ce qu'on a fait, on se retrouve avec
02:45entre 5 et 7 millions de perdus
02:47ce qui fait que pour le prix d'équilibre
02:49on se demande du pétrole
02:51si on tient compte d'une élasticité
02:54prix de l'ordre au bout de 6 mois de 15%
02:56on se retrouve sur un prix d'équilibre
02:58qui n'est pas très éloigné du niveau actuel
03:00voilà
03:00et si jamais
03:01alors parce que le marché anticipe
03:03évidemment
03:03si jamais il y a une
03:05allez on va dire un apaisement
03:07au niveau diplomatique
03:09voire pourquoi pas une reprise de négociation
03:12on verra évidemment le prix du baril
03:14parce que le marché anticipe en permanence
03:16et donc le prix du baril
03:17revenir vers les 85-80
03:19mais vous n'êtes pas inquiet
03:20sur les approvisionnements ?
03:22au fur et à mesure du temps
03:23si d'ailleurs
03:24c'est pour ça que je dis
03:25à tous les investisseurs
03:26sur le prix du baril
03:28ne vous attendez
03:29même s'il y avait un accord de paix
03:31parvenir à 70
03:31vous ne reviendrez pas aux 65
03:33d'avant-guerre
03:34parce qu'il va falloir reconstituer
03:36les réserves stratégiques
03:37parce qu'elles sont très basses
03:39d'ailleurs on les avait
03:39depuis la guerre d'Ukraine
03:41depuis 2022
03:41on ne les avait toujours pas reconstituées
03:43en totalité
03:44donc il y a ça qui va jouer
03:46alors par contre
03:47la vraie question
03:48c'est pourquoi il y aurait
03:49une reprise des négociations
03:51parce que
03:51en particulier
03:52alors tout le monde pense à Trump
03:54Trump
03:54les élections
03:55les mid-termes
03:56ça fait
03:57à mon avis
03:58belle durée
03:58qu'il a mis une croix dessus
03:59parce que c'est trop tard
04:00de toute façon
04:01c'est dans 6 semaines
04:02donc voilà
04:02c'est pas le marché action
04:03qui résiste plutôt bien
04:04le prix de l'essence
04:06bah oui
04:06sa popularité est très basse
04:07d'ailleurs elle a chuté
04:08c'est ce qui se passe en Iran
04:12là actuellement
04:12le FMI chiffre
04:14l'inflation en Iran
04:15à 90%
04:16dépression réelle de 10
04:18écart massif
04:19entre le taux de change
04:20au marché noir
04:21et le taux de change officiel
04:22en général
04:22quand ça s'écarte comme ça
04:23c'est que ça va
04:24très mal au début
04:24donc il pousserait
04:25les Iraniens à négocier
04:26oui les autorités
04:28civiles
04:29militaires et religieuses
04:30à négocier
04:31sachant que
04:33c'est pas
04:33évidemment pas une démocratie
04:35c'est moins qu'on puisse dire
04:35mais ils sont quand même
04:36sensibles à la situation
04:39de la population
04:40n'oubliez pas que
04:41les manifestations
04:42de janvier
04:43qui sont terminées
04:44dans le sang
04:45c'était à cause
04:46de l'inflation
04:47c'était pas à cause
04:47du régime
04:48alors évidemment
04:48bien sûr
04:49les gens étaient contre le régime
04:50mais c'est souvent ça
04:51en 2019
04:52il y avait des manifestations
04:53monstres
04:54contre le prix de l'essence
04:55par exemple
04:55Mathieu Plannes
04:56quand vous entendez
04:56le gouvernement dire
04:57sur les deux prochains mois
04:58on n'est pas inquiet
05:00sur les approvisionnements
05:01moi quand ils disent ça
05:01ça me fait peur quand même
05:03oui bah
05:04l'horizon de deux mois
05:05c'est assez court
05:06c'est ça qui fait un peu
05:07un peu peur
05:09maintenant
05:10voilà
05:11il faut peut-être pas
05:12j'allais dire
05:13il faut peut-être pas
05:14paniquer non plus
05:15mais il est clair que
05:18je crois que c'est Roland Lescure
05:19qui l'a rappelé
05:20qu'il s'était sécurisé
05:21pour deux mois
05:21au-delà ça serait peut-être
05:22un peu plus compliqué
05:23ça dépendait de l'évolution
05:24mais deux mois
05:25on passe pas l'hiver
05:25non mais voilà
05:26sur le gaz
05:27il peut y avoir quand même
05:29des inquiétudes fortes
05:30il y a une partie aussi
05:32du diesel
05:32enfin il y a un certain
05:33nombre de points
05:34pour le moment
05:35le choc qu'on a subi
05:37c'est essentiellement
05:38un choc de prix
05:40et je dirais pas
05:41qu'on sait les maîtriser
05:42parce qu'on les encaisse
05:43mais c'est pas du tout
05:44la même chose
05:44qu'un choc d'approvisionnement
05:46et pour le moment
05:47on réfléchit juste
05:48sur des chocs de prix
05:49si on passait
05:50sur des chocs d'approvisionnement
05:51on serait à mon avis
05:52dans un autre
05:53sur des effets d'ampleur
05:55ce que connaît l'Asie
05:56ce que nous on n'a pas connu
05:57mais ce que connaît l'Asie
05:59et donc ça veut dire
05:59vous mettez en place
06:00un certain nombre de mesures
06:01d'économie
06:02d'énergie
06:03nous on l'avait connu
06:04on a failli le connaître
06:06à l'hiver 2022-23
06:09avec le gaz russe
06:10et on disait
06:11est-ce qu'on aura suffisamment
06:12de stocks
06:12et de réserves de gaz
06:13pour passer l'hiver
06:15et donc il y avait déjà
06:15des combinaisons
06:16pour savoir
06:17comment on ferait
06:17sur l'alimentation
06:18qu'est-ce qui serait prioritaire
06:19pas prioritaire
06:20voilà
06:21j'ai l'impression que
06:22on prévoyait des effacements
06:23on se souvient
06:24avec l'industriel
06:26il faut hiérarchiser
06:28les priorités
06:29il y a ces petites musiques
06:30qui montent
06:31j'ai pas l'impression
06:31qu'on soit encore
06:32complètement dedans
06:33mais c'est vrai
06:34que deux mois
06:35ça paraît
06:36effectivement
06:37c'est un horizon
06:38assez court
06:39on est d'accord
06:40donc ça
06:42après
06:42les enjeux
06:44ils sont quand même
06:44mondiaux
06:45de ce qui se passe
06:46dans le détroit d'Hormouz
06:47et maintenant
06:48y compris en mer rouge
06:51et donc il y a quand même
06:52des intérêts communs
06:53à essayer de trouver
06:53une sortie
06:55ce que je venais de rappeler
06:56là sur l'Iran
06:57est aussi quelque chose
06:57d'important
06:58on voit que la fluctuation
06:59des prix du baril
07:00est quand même très forte
07:01parce qu'au fond
07:03on sait plus trop
07:04effectivement
07:04on pourrait un prix d'équilibre
07:05autour de 100 dollars
07:06vu la situation
07:06mais ça pourrait aussi
07:08redescendre
07:08assez rapidement
07:09si on trouve
07:09un point de blocage
07:10mais oui
07:11aujourd'hui
07:12on navigue
07:12complètement à vue
07:13et la question
07:14de l'approvisionnement
07:14peut devenir
07:16j'allais dire
07:18quelque chose
07:19pas de nouveau
07:19mais en tout cas
07:20quelque chose
07:20qui pourrait venir
07:22aller au-delà
07:23de la question des prix
07:24Gilles
07:25deux petits rayons de soleil
07:27dans la grisaille
07:27vous êtes venu
07:28de votre bibliothèque
07:28Gilles
07:29non je suis venu
07:30faire une petite page
07:30de publicité
07:31un petit placement
07:33de produits
07:33vous savez comme
07:33dans les films
07:34de James Bond
07:35Julia Fort
07:36Guillaume Declère
07:37la génération
07:38des start-upers
07:39il crée en 2017
07:40Loom
07:42entreprise textile
07:43éthique
07:43responsable
07:44et il pense
07:44à ce moment là
07:45comme on leur explique
07:46qu'il y a une prime
07:47à la vertu
07:47que les gens
07:48ont envie
07:49vont pouvoir acheter
07:49des bons produits textiles
07:50et le titre
07:51de leur livre
07:52c'est
07:52la prime
07:53au vice
07:54rue de l'échiquier
07:5618 euros
07:56livre imprimé
07:58en France
07:58en Normandie
07:59et donc
08:00ils nous expliquent
08:01que plus
08:01actuellement
08:02plus on achète
08:03de textiles
08:03en France
08:04plus on détruit
08:06d'emplois
08:06en France
08:07et ça je pense
08:08c'est le prénom
08:08majeur
08:09de l'économie française
08:09ils expliquent
08:11ce qui se passe
08:11et ils proposent
08:12des solutions
08:12notamment législatives
08:14vous m'en êtes
08:14sur un autre sujet
08:15Gilles
08:16on était sur le carburant
08:17vous m'en êtes
08:17sur le textile
08:18je vous réponds
08:19puisque vous allez là-dessus
08:19je crois que l'Ooom
08:20ça ne marche pas très bien
08:21quand même
08:22ils sont toujours là
08:23c'est ça qu'ils disent
08:24mais le modèle économique
08:25est quand même très compliqué
08:26ils ont été créés en 2017
08:28moi j'ai énormément
08:29de respect pour Julia Ford
08:30que j'ai la chance
08:31de connaître un petit peu
08:31qui est aussi vice-présidente
08:32du mouvement Impact France
08:34et donc c'est rare
08:35une jeune entrepreneuse
08:37intelligente
08:37mais ça ne me dit pas
08:38si vous êtes inquiète
08:38sur les approvisionnements
08:39de l'hydrocarbure
08:40et donc juste l'Ooom
08:41ils ont toujours 10 salariés
08:42ils produisent les chaussettes
08:43en France
08:44et les t-shirts au Portugal
08:45évidemment je vais répondre
08:46à votre question
08:48comme vous savez
08:48comme toujours
08:49mon état dépasse l'inquiétude
08:51parce que le cadre macroéconomique
08:52est effroyable de la France
08:54note de conjoncture
08:55de l'INSEE très récente
08:56deuxième année consécutive
08:58de chute du niveau de vie
08:59en France
09:00avec une chute
09:01par unité de consommation
09:03de 0,6%
09:05donc en fait
09:06ce qui se passe
09:06c'est qu'aujourd'hui
09:07et notamment les gens
09:08qui travaillent
09:08chaque jour qui passe
09:10leur niveau de vie baisse
09:11alors que
09:12évidemment
09:12cette statistique
09:13ne prend pas en compte
09:14l'augmentation
09:14du prix de l'essence
09:15donc la situation
09:17est effroyable
09:18chaque jour qui passe
09:19pour les gens
09:19et comme je le rappelle toujours
09:21on a une situation dingue
09:22des finances publiques
09:23mais le premier problème
09:24de notre pays
09:25c'est les revenus
09:26et c'est la production
09:27c'est-à-dire que
09:28tant qu'on n'arrivera pas
09:29à redresser notre production
09:31rien ne sera possible
09:32ni pour les entreprises
09:33ni pour les gens
09:34ni pour les finances publiques
09:35mais alors moi
09:35je ne crois pas
09:36une seule seconde
09:36qu'on va refaire
09:37une industrie textile
09:38en France
09:39comme elle était
09:40auparavant
09:41je ne sais pas
09:41si c'est souhaitable
09:42c'est pour ça
09:43que je vous propose
09:43de les inviter
09:44mais elle vient souvent
09:45Julia Ford vient souvent
09:46d'impact
09:47elle vient régulièrement
09:49Jean-Pierre Petit
09:50est-ce que du coup
09:51vous vous dites hier
09:52les annonces du gouvernement
09:53finalement 450 millions d'euros
09:57un peu d'aide aux gros rouleurs
09:58mais pas d'annonce massive
09:59on va pas bloquer les prix
10:00c'est plutôt correct comme discours
10:04c'est une réponse mesurée
10:05mais on n'a pas le choix
10:06si on s'en sort avec ça
10:08socialement
10:08déjà pas mal
10:09ce sera pas mal
10:10mais c'est le même débat
10:12que vis-à-vis des agriculteurs
10:13cet été
10:14c'est-à-dire qu'il y a quelques années
10:16on aurait probablement consenti plus
10:18on aurait baissé le prix de la pompe
10:20comme on l'a fait
10:20non mais je parle pour les agriculteurs
10:22c'est encore un autre
10:23un autre paquet de mesures
10:25et là
10:25bah là effectivement
10:26pour le transport
10:28on fait ce qu'on peut
10:30et je sens
10:31à travers les différents échanges
10:33que je peux avoir
10:33qu'aujourd'hui
10:35les gens
10:36les acteurs
10:38ont bien conscience
10:39qu'avec
10:39la situation financière
10:41on n'a pas du tout
10:42les mêmes marges de manœuvre
10:43quand on est à 119%
10:45d'aide par rapport au PIB
10:47c'est-à-dire des trucs qu'on n'a pas vu
10:48depuis l'après
10:49deuxième guerre mondiale
10:50enfin je rappelle quand même
10:51qu'en 45
10:52on avait 250
10:53c'est juste pour
10:54mais qu'on l'a résolu comment
10:55chers amis
10:5750% d'inflation l'an
10:59jusqu'en 48
10:59on avait encore
11:00l'étiquette de rationnement
11:02parce que la croissance nominale
11:04a permis
11:06en plus en reconstruction
11:07c'est-à-dire qu'on avait
11:0810% réel
11:09et 50% d'inflation
11:10là il n'y a pas de problème
11:11mais jusqu'à quel point
11:13Mathieu
11:13c'est intéressant
11:16économiquement
11:16de ne pas baisser
11:17le prix de l'essence
11:18c'est-à-dire qu'à un moment donné
11:19en fait vous arrêtez
11:20l'économie
11:21parce qu'on ne peut plus fonctionner
11:23on voit aujourd'hui
11:23qu'il y a des baisses
11:24de consommation
11:25alors le gouvernement
11:26dit 30%
11:26le clair dit
11:27c'est pas vrai
11:27on n'est pas
11:28à ce niveau-là
11:30mais quand on arrête
11:31la baisse de consommation
11:32d'essence
11:32on arrête une partie
11:32de l'économie
11:33donc jusqu'à quel point
11:34c'est intéressant
11:35économiquement
11:35de ne pas subventionner
11:36l'essence ?
11:37il y a plusieurs choses
11:38à dire
11:39bon d'abord
11:39on ne produit pas
11:40d'hydrocarbures
11:41éventuellement
11:42il nous reste quelques
11:42raffineries
11:43mais la production
11:44l'extraction
11:45c'est pas cher
11:46donc forcément
11:47un choc sur l'énergie
11:49carbonée
11:49que ce soit le gaz
11:50ou le pétrole
11:51c'est un choc
11:53de prix d'import
11:54et donc
11:54c'est une ponction
11:55sur l'économie française
11:56à partir du moment
11:57où vous payez plus cher
11:58votre facture énergétique
11:59d'ailleurs vous voyez
11:59dans le balance commercial
12:00ce qui fait quand même beaucoup
12:02c'est nos importations
12:03d'hydrocarbures
12:03donc quand les prix
12:04des hydrocarbures doublent
12:05vous avez doublé
12:06quasiment votre facture
12:07énergétique extérieure
12:09donc d'où moi
12:10enfin un discours important
12:11c'est qu'il y a
12:12cette discussion
12:13du pouvoir d'achat
12:13du quotidien
12:14mais il y a aussi
12:15la question de la dépendance
12:16aux hydrocarbures
12:17et le fait qu'on ne les produit pas
12:18et donc on a aussi
12:19un intérêt
12:20à essayer d'en sortir
12:22j'allais dire
12:22mais le problème
12:22c'est que c'est une réponse
12:23au moyen terme
12:24et ça voilà je suis d'accord
12:24mais la réponse du quotidien
12:26elle est compliquée
12:26elle est compliquée
12:27parce que vous avez
12:27des enjeux de pouvoir d'achat
12:28ça a été dit à l'instant
12:30de niveau de vie
12:31c'est une dépense
12:32pour beaucoup
12:32qui est contrainte
12:33surtout pour ceux
12:34qui n'ont pas le choix
12:35que de prendre leur voiture
12:35pour travailler
12:36d'ailleurs on continue
12:37on a un taux d'équipement
12:39en véhicule
12:39qui reste quand même
12:40très élevé
12:40qui n'a pas reculé
12:41contrairement à ce qu'on a dit
12:42à part dans les grandes villes
12:45et donc vous avez
12:45quand même une dépendance
12:46à la voiture
12:47et au pétrole
12:48donc c'est vrai que
12:49c'est une fonction directement
12:50sur le pouvoir d'achat
12:51des ménages
12:51et en partie
12:52d'une classe moyenne
12:53qui doit prendre
12:54sa voiture
12:55pour aller travailler
12:56donc vous savez
12:57comment vous réconcilier
12:58cette question du quotidien
13:00donc comment vivre
13:01au jour le jour
13:01avec la question de long terme
13:03comment on fait
13:04pour sauver la planète
13:05et c'est vrai que c'est un enjeu
13:06qui est majeur
13:07la réponse
13:08assez basique
13:09de dire
13:09on va baisser la fiscalité
13:11sur l'essence
13:13elle pose deux problèmes
13:14elle pose un problème budgétaire
13:15c'est à dire que
13:16chaque centime
13:17c'est à peu près
13:17500 millions d'euros par an
13:18donc vous faites
13:1910 centimes
13:20c'est déjà 5 milliards
13:21avec 5 milliards
13:22vous faites beaucoup de choses
13:22vous faites du leasing social
13:23pour l'électrique etc
13:25et puis vous le distribuez
13:26de façon non ciblée
13:27alors c'est pratique
13:28parce que vous le faites
13:28pour tout le monde
13:29mais par contre
13:30vous avez aidé aussi
13:31y compris
13:32des personnes aisées
13:33qui ont des gros véhicules
13:34qui les prennent
13:35pour leur loisir
13:36et qui ne veulent pas
13:37prendre des transports en commun
13:38par contre
13:39l'infirmière libérale
13:40qui roule en Clio
13:41elle sera moins aidée
13:42que cette personne là
13:43donc on a un problème
13:44de ciblage
13:44et de coût budgétaire
13:45par contre
13:46la mesure
13:46de baisser les taxes
13:47pour tout le monde
13:48elle est facile à mettre en place
13:49et aujourd'hui
13:50ça a été dit
13:50vu l'état de nos finances publiques
13:51si vous faites 5, 10 milliards
13:53la remise carburant
13:54qu'on a fait en 2022
13:55c'est 8 milliards
13:56si vous faites 8 milliards
13:57il va falloir les compenser
13:59vous les trouvez où
13:59les 8 milliards
14:00est-ce qu'on réduit
14:03la fiscalité
14:04sur les énergies fossiles
14:04pour augmenter d'autres impôts
14:06ou réduire certaines dépenses publiques
14:07voilà c'est ça la question
14:09je sais que d'autres pays
14:10ont mis en place
14:11ce type de mesures
14:12et qu'il y a une demande sociale
14:13pour le faire
14:14mais moi je ne pense pas
14:15que ce soit une bonne idée
14:16il faut continuer dans le ciblage
14:17alors même si ça peut être
14:18un peu usine à gaz parfois
14:20j'allais dire
14:21il vaut mieux cibler
14:22les ménages qu'en ont le plus besoin
14:23les secteurs qu'en ont le plus besoin
14:24même si c'est imparfait
14:26même si ça coûte
14:28effectivement
14:28par contre
14:29ça fait moins de distribution
14:30d'argent public
14:30clairement
14:31on est à 1,4 milliards
14:33je rappelle
14:34le chiffre
14:34alors c'était étalé entre 2022
14:3623 et un peu 24
14:38lors de la guerre en Ukraine
14:39et la crise énergétique
14:40qui a suivi derrière
14:41le gouvernement a déboursé
14:4272 milliards en tout
14:44là on est
14:44vous voyez le rapport
14:45voilà
14:45donc ce qui veut dire aussi
14:47et qui est peut-être problématique
14:48aujourd'hui
14:48c'est que ce choc énergétique
14:49j'allais dire
14:50quelque part
14:51on pose des cierges
14:52le gouvernement
14:53et d'autres
14:54pour que ça
14:54c'est que les prix du pétrole baissent
14:56parce que ça coûte tellement cher
14:57de compenser ce choc
14:58qu'on n'en a plus les moyens
15:00et qu'il vaut mieux
15:01cibler d'autres types d'investissements
15:02mais voilà
15:03mais la grône sociale
15:05est clairement en train de monter
15:06pour des questions de pouvoir d'achat
15:07et puis là
15:07derrière le gouvernement
15:08annonce 54 milliards d'économies
15:10qu'il va falloir chercher
15:11donc ça risque d'être
15:12un double choc
15:13plus la remontée des taux
15:14Gilles
15:14sur la stratégie des chèques
15:16c'est quoi votre point de vue ?
15:18déjà en fait
15:19ce qu'il faut comprendre
15:20dans longue période
15:20et je sais que les gens
15:21vont hurler quand je vais dire ça
15:22c'est que si on utilise
15:23autant notre voiture
15:24c'est que le prix de la voiture
15:25rapporté au salaire moyen
15:27a beaucoup baissé
15:29ces dernières décennies
15:30et il y a par exemple
15:31les gens se trompent
15:32c'est terrible
15:32les gens râlent par exemple
15:33contre le prix des abonnements
15:34de transport en commun
15:35qui leur font gagner de l'argent
15:36mais ils ne le savent pas
15:37ils ne le comprennent pas
15:37donc je sais que
15:38c'est pas parce que je leur dis maintenant
15:39qu'ils vont le comprendre
15:41sur l'usage de la voiture
15:42ça n'est pas vrai
15:42le discours de je n'ai pas le choix
15:44en fait beaucoup de gens
15:45ont le choix
15:45mais c'est confortable la voiture
15:47je suis seul
15:48je suis coupé des autres
15:48je mets ma petite radio
15:50je suis au sec quand il pleut
15:51on le voit tous dans nos villes
15:53il y a combien de parents maintenant
15:54qui emmènent leur voiture à l'école
15:55oui mais le sujet
15:56il est rural
15:56oui mais même dans la ruralité
15:59où je vais aussi
16:00je vois les petits pépés
16:01qui prennent la voiture
16:02pour aller à la boulangerie
16:03parce que ça n'est pas cher
16:04les routes sont dangereuses
16:06je sais bien
16:07que ça ne fait pas plaisir
16:08mais il y a 20 ou 30 ans
16:09on était beaucoup moins sédentaire
16:11on était en meilleure santé
16:12moi une de mes obsessions
16:13c'est la santé
16:14ça a des conséquences dramatiques
16:15sur nos comptes sociaux
16:16c'est pas drôle en fait
16:17vous voyez Roland Lescure
16:18dire au pépé
16:19prenez vos sabots
16:20et elle a la boulangerie à pied
16:22ça ne va pas le faire
16:23la forte hausse du prix de l'essence
16:24c'est statistique de Vinci
16:25on a une très faible baisse
16:27de la circulation
16:27moins 6 quoi
16:28voilà
16:29moins 6%
16:30je vois
16:30parce que j'ai une voiture thermique
16:32donc je détruis la vie
16:34à chaque fois que je me déplace
16:35effectivement
16:35et ça ne me fait pas du tout plaisir
16:37j'aimerais avoir les moyens
16:38d'acheter un véhicule électrique
16:39je me déplace en voiture
16:40je vois plein de gens
16:41qui accélèrent au feu rouge
16:43qui roulent n'importe comment
16:44donc
16:44vous éco-conduisez
16:45c'est ça que vous voulez nous dire
16:46j'ai toujours été très paisible en voiture
16:47très paisible
16:48donc je me fais klaxonner
16:49quand je respecte
16:50les limitations de vitesse
16:51tout le temps etc
16:52donc qu'on ne me dise pas
16:53qu'on ne peut pas faire d'économie
16:54qu'on ne veuille pas faire
16:55qu'on ne veuille pas s'adapter
16:55ça je comprends
16:56je suis comme ça
16:57on prend des claques
16:58et en fait
16:59donc vous dites
16:59on ne touche pas
17:00on laisse monter le prix
17:03alors
17:03ce que je dis
17:04c'est que
17:05ce que les gens savent
17:07c'est qu'effectivement
17:07leur niveau baisse
17:08et qu'il va continuer à baisser
17:10exemple simple
17:12statistique de l'NC
17:13de mois d'août
17:14la hausse de l'inflation
17:15mesurée par l'indice
17:16des prix à la consommation
17:17harmonisé sur un an
17:18c'est 2,7%
17:212,7%
17:23les agents de la fonction publique
17:24vont perdre
17:25cette année
17:26à peu près 3%
17:27de niveau de vie
17:28voilà
17:28donc tout est comme ça
17:29parce que le point d'indice
17:30va être gelé
17:30et qu'il n'y aura pas de augmentation
17:31parce que le point d'indice va être gelé
17:32donc en fait
17:32nous connaissons l'avenir
17:34la plupart des gens qui travaillent
17:36notre pouvoir d'achat monétaire
17:37ne va faire que baisser
17:38donc
17:39il faut
17:41vivre autrement
17:42il faut effectivement
17:43consommer local
17:44il faut arrêter d'acheter de la merde
17:46il faudra effectivement
17:47par exemple supprimer la publicité
17:49voilà
17:49rouler à 110 sur l'autoroute
17:53un fait amusant
17:54la limitation à 130 km heure
17:55a été créée après le choc pétrolier
17:58pas pour des raisons de sécurité
17:59il y a un avocat très malin
18:01qui a trouvé le loup
18:03son client avait été condamné
18:05pour un super excès de vitesse
18:06et il a fait perdre l'état
18:08en disant en fait
18:08la limite de 130 km heure
18:10comme la loi initiale
18:12c'était sur les économies d'énergie
18:13vous ne pouvez pas condamner mon client
18:15d'accord
18:15pour un problème de sécurité
18:16donc la loi a été revotée
18:18on a été beaucoup plus
18:20intelligent dans les années 70
18:22on a mis en place
18:22plein de mesures
18:23pour lutter contre
18:24en fait qu'est-ce qui s'est passé après
18:25c'est qu'il y a eu
18:26des contre-chocs pétroliers
18:27et en fait l'énergie
18:28n'est pas assez chère
18:29pour nous forcer à agir
18:30donc oui
18:30j'ai que des mauvaises nouvelles
18:31mais il faut bien comprendre
18:33comme l'a très bien dit Mathieu
18:34que la base là
18:35elle est géographique
18:36c'est-à-dire que c'est un prélèvement
18:37extérieur sur la nation
18:38donc après
18:39vous pouvez faire
18:40toutes les émissions
18:41sur à qui on refile le mystic gris
18:42on est toutes
18:43mais c'est le sujet quand même
18:44c'est à qui on refile le mystic gris
18:46c'est quand même le sujet
18:46oui mais malheureusement
18:47du fait que
18:49notre éducation nationale
18:50n'a pas mis dans nos têtes
18:52les bases
18:53des bases de la réalité
18:54nous ne connaissons pas la réalité
18:55quand nous sortons de l'école
18:57dans l'économie
18:58mais c'est vrai aussi
18:58dans la réalité matérielle et physique
19:00j'ai eu aucun cours
19:01sur la question écologique
19:02j'ai fait toutes les études possibles
19:03dans ce pays
19:04résultat
19:05les gens croient
19:06qu'il y a un truc
19:07qui s'appellerait l'État
19:08qu'on pourrait les aider
19:09c'est ça qu'il faut qu'ils comprennent
19:10l'État il perd aussi
19:11mais parce qu'on l'a fait déjà
19:12on l'a fait pendant le Covid
19:13on l'a fait pendant la dernière
19:14crise d'énergie
19:14on l'a fait
19:15on l'a fait
19:16on a toujours amorti les chocs
19:17mais ça a des conséquences
19:18et autre statistique intéressante
19:20effectivement
19:20il faut savoir que
19:21contrairement à une légende
19:23la consommation décente
19:24est croissante avec le revenu
19:26d'accord
19:26je répète
19:26la consommation décente
19:27est croissante avec le revenu
19:28parce qu'effectivement
19:29les personnes aisées
19:30notamment font des longs trajets
19:32pour les loisirs
19:32donc cette idée
19:34c'est les taxes
19:35non mais cette idée
19:36que effectivement
19:37l'ouvrier rural etc
19:39dépense plus
19:40en proportion de son revenu
19:41c'est vrai
19:41mais dans l'absolu
19:42il fait moins de kilomètres
19:43que le cadre supérieur
19:45mais l'intérêt c'est l'impact
19:46en proportion de son revenu
19:47sinon il n'y a pas d'intérêt
19:48bien sûr
19:48mais on a une étude
19:50sur la ristourne à la pompe
19:51qui effectivement
19:51est totalement anti-redistributive
19:53en plus d'être anti-écologique
19:55donc ça on ne peut pas
19:56et effectivement
19:56on a les finances publiques
19:58qu'on connaît
19:59donc ce que peuvent faire
20:00les autres pays
20:00parce qu'ils ont des meilleures
20:01finances publiques
20:02nous on ne peut pas
20:02mais Jean-Pierre
20:03vous êtes persuadé
20:04que les Français
20:04ont quand même changé
20:05dans leur perception
20:06aujourd'hui de l'état
20:07des finances publiques
20:08mais c'est vrai qu'on le voit
20:08dans les sondages d'opinion
20:09dans les sondages
20:09la dette revient
20:10à un sujet majeur
20:12numéro un
20:13absolument
20:13il n'y a pas encore
20:14de gilet jaune
20:15ce qui n'était pas le cas
20:16dans les crises financières
20:18précédentes
20:18vous dites merci à qui ?
20:20à Mélenchon
20:20ou à François Bayrou ?
20:21je ne dis pas merci
20:23à ces deux personnages
20:24mais non mais
20:24François Bayrou
20:25il s'est sacrifié
20:26en réalité
20:28je veux dire
20:28ils sont conscients
20:30au delà des finances publiques
20:32il y a quand même
20:33une écrasante majorité
20:34de gens
20:35qui en France
20:35dans les sondages
20:36pensent que
20:38le décrochage
20:38ou le déclin
20:39de la France
20:40est une réalité
20:40et même
20:41une proportion
20:43extrêmement importante
20:44qu'il est irréversible
20:45c'est assez fort
20:47quand même
20:47ces trucs
20:47qu'on ne voyait pas
20:48du tout avant
20:50alors si je remonte
20:52aux années 80
20:52ça c'est un truc
20:53qu'on n'avait jamais vu
20:54donc il y a forcément
20:55cette prise de conscience
20:56de toute façon
20:56évidemment
20:57le niveau de vie baisse
20:58effectivement
20:59et il progresse à peine
21:00d'ailleurs en zone euro
21:01un petit peu plus
21:02ça va un peu mieux
21:03mais enfin voilà
21:04en France
21:05il baisse légèrement
21:06et ce que je crains
21:07c'est qu'il va continuer
21:08de baisser
21:09parce que
21:10alors là
21:11on va passer par
21:11la métrique financière
21:13on a une dette publique
21:15de 119% du PIB
21:16on a un taux d'intérêt
21:19qu'on appelle apparent
21:20de la dette
21:20c'est-à-dire
21:21le taux moyen de financement
21:22actuellement
21:23d'un peu plus de 2%
21:23la croissance nominale
21:26franchement
21:26tendancielle
21:27est à peine au-dessus de 2
21:27donc on a rejoint
21:29le taux d'intérêt nominal
21:29la rejoint
21:30et il va progresser
21:31du fait de la hausse des taux
21:32depuis 4 ans
21:33donc il va mécaniquement
21:34progresser
21:35alors que je ne vois pas
21:35tellement la croissance
21:37nominale tendancielle
21:38augmenter
21:38ça veut dire qu'aujourd'hui
21:39on a un solde primaire
21:40négatif de moins 3
21:42et donc la dette
21:43mécaniquement
21:44elle augmente
21:44mécaniquement
21:45mathématiquement
21:46elle augmente
21:46et dans le meilleur des cas
21:50on peut espérer
21:51que le solde primaire
21:52se diminue
21:53chaque année
21:530,5 point
21:54etc
21:54mais tout ça
21:55on va arriver à la fin
21:56de la décennie
21:56avec 130
21:57donc on va se retrouver
21:58avec l'Italie
21:58du début des années 2010
22:00ou du milieu des années 90
22:02et donc on va parler
22:03d'ajustement budgétaire
22:05pendant 10 ou 20 ans
22:06ah ouais
22:07c'est pas bon pour Gilles
22:08parce que n'oubliez pas
22:09parce que tout le monde me dit
22:10la Grèce là ça baisse
22:11les spreads baissent
22:11etc
22:12mais il a fallu 15 ans
22:13parce que
22:14regardez bien
22:16la crise
22:17oui un redressement
22:17c'est 15 ans
22:18ah mais attendez
22:19oui
22:19parce que
22:20il a fallu
22:21rien que sur 2009
22:222013
22:23il a fallu
22:24un ajustement
22:25budgétaire structurel
22:27c'est-à-dire calculé
22:27sur le PIB potentiel
22:29et pas sur le PIB réel
22:30de 15 points en Grèce
22:32sur 5 ans
22:33et après ça a continué
22:34avec Tsipras en 2015
22:35donc sur le Portugal
22:3710 points
22:38sur l'Espagne
22:397 points
22:39puis vous vous rendez compte
22:41sur 4 ou 5 exercices budgétaires
22:43et sur l'Italie
22:44qui trichait un peu
22:45puis qui était un gros pays
22:46donc évidemment
22:48dans la négociation
22:49avec l'Europe
22:49elle disait
22:50moi je suis un gros pays
22:50si jamais je m'effondre
22:51toute la zone aura explose
22:53ce sera ce que dira
22:54probablement le gouvernement français
22:56quel qu'il soit
22:56avec la BCE
22:58ou le mécanisme européen
22:58de stabilité
22:59c'était que 3%
23:00mais ça a pesé
23:02et sur la crédibilité
23:03ça prend du temps
23:04à revenir à la crédibilité
23:05ce qui fait que le spread
23:06les spread ont commencé
23:07vraiment à baisser
23:08que
23:09assez tardivement
23:10dans la deuxième partie
23:11des années 2010
23:12et même
23:13ils étaient encore
23:13à un niveau
23:15je passe Covid
23:16ils étaient en 2020
23:18encore à un niveau
23:19relativement élevé
23:20c'est que depuis peu
23:21que vous voyez
23:22le spread grec
23:23chutait assez fortement
23:24spread portugais
23:25spread espagnol
23:26l'année dernièrement
23:27et même le spread italien
23:28depuis Mélanie
23:30donc
23:31c'est peut-être nous aussi
23:32qui font
23:32comme nous on est le mauvais élève
23:34et de réallocation
23:35oui il y a de réallocation
23:36bien sûr
23:36mais ça joue comme ça
23:37vous êtes japonais
23:38vous êtes japonais
23:39aujourd'hui
23:41maintenant on est le mauvais élève
23:42finalement
23:43on a tous les pays
23:44d'azoneuro
23:45qui sont dans 100 points de base
23:46et le ratio dette
23:49n'a attendu
23:50qu'au début des années 2020
23:51pour s'améliorer
23:52on peut s'améliorer
23:52c'est ça évidemment
23:53c'est que les politiques
23:55d'austérité
23:55il y a un discours fantastique
23:57de Bruno Le Maire
23:58fantastique devant le Sénat
24:00où il critique
24:01les politiques d'austérité
24:02à ce moment-là
24:03les politiques d'austérité
24:04effectivement menées en Europe
24:05il faut bondir
24:06le ratio dette publique
24:07sur le PIB
24:08de 30 points
24:08et la Grèce
24:09je le rappelle
24:10pour avoir vécu
24:10comme vous
24:11année après année etc
24:12les prévisions
24:13de la commission européenne
24:14ont toujours été balayées
24:15les premières années
24:16donc vous dépensez moins
24:17le niveau de vie des gens baisse
24:19mais comme le PIB baisse
24:20votre ratio dette publique
24:22sur le PIB
24:22il explose
24:23il a augmenté très fortement
24:24pendant des années
24:25la Grèce aujourd'hui
24:26le niveau de vie moyen
24:27de la population
24:28a baissé de l'ordre
24:29de 25%
24:2925%
24:31par rapport à 2012
24:32par rapport à 2012
24:33bien sûr
24:3425%
24:35l'Espagne
24:36on oublie
24:36on nous parle de la croissance espagnole
24:37l'Espagne en fait
24:38ils ont une énorme bulle immobilière
24:40qui explose
24:40au moment
24:41en 2008
24:42alors on l'a oublié
24:42l'Espagne est en excédent budgétaire
24:44c'est drôle
24:46il est au-dessus
24:47le niveau de vie espagnole
24:48à ce moment-là
24:49est légèrement au-dessus
24:50de la moyenne européenne
24:51il est à 105%
24:53pour un niveau de 100
24:54dans l'Union Européenne
24:54aujourd'hui il est à 90%
24:56il n'y a aucune magie
24:57dans tous ces pays
24:58le niveau de vie baisse
24:59et c'est évidemment
25:00ce qui va nous arriver
25:00là ça va mieux
25:02dans les pays d'Europe
25:03mais sur le PIB
25:05réel officiel
25:06grec
25:07on a fait moins 30
25:07c'est-à-dire la grande dépression
25:09américaine
25:09du début des années 30
25:11c'est important
25:12de regarder l'ensemble
25:12de la dynamique
25:13alors il faut
25:14des chiffres
25:15les plus en tête
25:16enfin l'Espagne
25:16a quand même récupéré
25:17une grande partie
25:18de ses pertes
25:19mais c'est vrai
25:20qu'une cure
25:21d'ajustement budgétaire
25:23surtout en général
25:24qui n'est pas décidée
25:24de façon
25:25j'allais dire
25:27raisonnée
25:27ou programmée
25:28sur plusieurs années
25:29en fait vous amène
25:30un peu dans le mur
25:30et la question
25:31c'est aussi
25:31la résilience face à ça
25:33c'est-à-dire qu'on voit
25:35en France
25:35alors effectivement
25:36on a une contraction
25:37déjà du poids d'achat
25:38qui va se poursuivre
25:39deux ans
25:39mais on n'est pas
25:40sur des pertes
25:40de 10 ou 15%
25:42on parle de
25:43allez 0,7
25:450,7
25:45ça fait 1,4
25:46ce qui est beaucoup
25:46mais qui est loin
25:47on n'est pas à 10 fois ça
25:49la seule note positive
25:50c'est que
25:51je remets une quand même
25:52je pense qu'on n'est
25:53quand même pas
25:53l'Espagne
25:55ou la Grèce
25:56de 2010
25:57ou même l'Italie
25:58pourquoi ?
25:59parce qu'on n'a pas
25:59un déficit courant
26:00qui est équivalent
26:01et qu'on a quand même
26:02malgré beaucoup de pertes
26:03donc macroéconomiquement
26:04on a quand même
26:04quelques atouts
26:05et quelques fondamentaux
26:06d'ailleurs
26:06Fitch l'a rappelé
26:07dans son dernier rapport
26:10sur la France
26:11Fitch nous dit qu'on peut
26:12encore lever un peu
26:13d'impôts
26:13lever un peu d'impôts
26:14non mais qu'on a
26:15une économie diversifiée
26:16non mais qu'on a
26:17beaucoup d'épargne
26:17qu'on a une balance courante
26:18qui n'est pas loin d'être
26:18à l'équilibre
26:19qu'on a une économie
26:20qui est diversifiée
26:21qu'on reste attractif
26:21le problème il est aussi
26:23politique
26:23enfin pour moi
26:24la question elle n'est pas
26:25que budgétaire
26:25elle est budgétaire
26:26et politique
26:27on a déjà eu 5%
26:28de déficit public
26:28effectivement on est
26:29dans une dérive
26:30de la dette publique
26:30mais cet ajustement
26:31en 2012
26:32on est à 5 points de déficit
26:33on finit un peu moins de 3
26:34en 2017 ça a été difficile
26:36c'est impopulaire
26:36on a perdu de la croissance
26:37parce qu'il y a des effets
26:38de multiplicateur
26:38mais si vous avez
26:39une assise politique
26:40vous rassurez les marchés
26:41vous dites ok
26:42j'en ai justement
26:43de 3 à 4 points de PIB
26:44à faire
26:44mais c'est pas 10 ou 15
26:463 ou 4
26:46c'est beaucoup
26:47ça fait sens
26:48oui mais c'est pas
26:49trop violent
26:50il faut le lisser
26:52vous allez être obligé
26:53de lisser
26:53et faire des choix
26:54et des choix politiques
26:55et vous devez être crédible
26:57sur une cible
26:58de moyen long terme
26:58et en disant
26:59c'est quoi mes priorités
27:01c'est quoi mes priorités
27:02aujourd'hui vous pouvez pas
27:03dire je vais maintenir
27:05le modèle social tel qu'il est
27:07je vais continuer
27:08les investissements d'avenir
27:09je vais baisser la fiscalité
27:11pour les entreprises
27:11etc etc
27:12la réalité c'est
27:14il va falloir faire des abrisages
27:15mais c'est quoi nos priorités
27:16et comment on veut
27:17consolider tout ça
27:18si on veut pas détruire
27:19notre économie
27:19et si on veut pas
27:20une crise sociale majeure
27:20Jean-Pierre Dernemoux
27:21un point important
27:23chez Mathieu là
27:24qui décrit la France
27:25avec les pays d'Europe du Sud
27:26notamment la Grèce
27:27c'est que le système bancaire
27:29aussi
27:29de ces pays là
27:30était d'engrainer
27:32oui ça c'est un truc
27:34je veux compléter tout ça
27:37mais n'oublions jamais
27:38que l'ajustement
27:39des pays d'Europe du Sud
27:40de l'Irlande etc
27:41a été rendu possible aussi
27:43par un accompagnement
27:44monétaire
27:45de Mario Draghi
27:47et sur le change
27:49un peu
27:49pas assez
27:50mais bon
27:50mais sur les taux réels
27:51parce que sinon
27:52on y a
27:52enfin franchement
27:53c'était fini
27:53sinon on n'y a pas
27:54mais quand vous dites
27:55un accompagnement
27:56juste
27:57en rachetant de la dette
27:59à mon avis
28:00avec tous les problèmes
28:02alors
28:02baisse de la croissance
28:03enfin
28:03l'explosion naturelle
28:05si je puis dire
28:05de la dette
28:05plus les investissements
28:07qu'on doit faire
28:07dans la transition énergétique
28:08numérique
28:09géopolitique
28:10démographique
28:11on n'y arrivera pas
28:12avec les taux réels actuels
28:13ça
28:13ça c'est sûr
28:14bah oui
28:14mais alors
28:15c'est pour ça que
28:18Mélenchon
28:18on l'a critiqué
28:19c'est pas fini
28:20mais il n'a pas
28:21quoi être montant
28:21non non mais sur l'idée
28:23enfin déjà
28:24c'est le seul
28:25dirigeant politique
28:26qui met l'accent
28:26quand même
28:27sur la politique monétaire
28:28Macron l'a fait
28:29en disant que la banque
28:30centrale européenne
28:31jouait parfois
28:32contre l'Europe
28:32ah bah oui
28:34mais il doit dire
28:34carrément
28:35plus directement
28:36qu'il faut arrêter
28:37cette politique suicidaire
28:38c'est une politique suicidaire
28:40les historiens du futur
28:41quand ils verront ça
28:42on remonte les taux réels
28:43alors qu'on a
28:44des ajustements
28:45qu'on n'a jamais vu
28:46dans l'histoire
28:47d'après-guerre
28:47enfin vous vous rendez compte
28:48les défis qui se présentent
28:50devant nous
28:50devant les deux prochaines décennies
28:52avec les besoins
28:54de financement
28:54qui vont exploser
28:55et la banque centrale
28:55qui relève les taux
28:56je pensais que vous alliez
28:57vous battre avec Gilles Raveau
28:58en fait il vous applaudit
28:59finalement je suis pas
29:01non mais c'est la fête
29:01des années 30
29:02c'est la fête des années 30
29:03évidemment
29:03bougez pas
29:04on en reparle dans une seconde
29:05à tout de suite
29:10BFM Business
29:10et la tribune présente
29:12débat et controverse
29:15les experts
29:16leur closier
29:17il est 10h02
29:19sur BFM Business
29:19les experts aujourd'hui
29:20avec Jean-Pierre Petit
29:22président des CAI
29:22vers de l'économie
29:23et Gilles Raveau
29:24maître de conférence
29:24à l'institut d'études européennes
29:25de Paris 8
29:26Saint-Denis
29:27et Mathieu Plannes
29:28directeur adjoint
29:28du département
29:29analyse et prévision
29:30de l'OFCE
29:31Gilles vous étiez en train
29:32d'applaudir littéralement
29:33Jean-Pierre Petit
29:34sur ces critiques
29:36qui s'acervent
29:36vis-à-vis de la Banque
29:37Centrale Européenne
29:38qui nous envoie dans le mur
29:39à cause d'une politique
29:40de taux trop élevé
29:42oui mais c'est vrai
29:43qu'en même temps
29:45ça sert à rien
29:45d'en parler
29:46pourquoi ?
29:47mais on fait que ça
29:47nous ici
29:48parce que je n'ai pas
29:49le 06 de Christine
29:50et voilà quoi
29:51donc effectivement
29:51il n'y a pas de Christine
29:52la garde
29:53il y a un board
29:54non ils sont tous d'accord
29:55c'est pire
29:56c'est pire parfois
29:57c'est pire
29:57c'est des gens
29:58complètement déconnectés
29:59celle qui a le plus
30:00d'influence intellectuelle
30:01me semble-t-il
30:02Isabelle Schlabel ?
30:02c'est terrible
30:04c'est terrible
30:05totalement dogmatique
30:06passéiste
30:07peut-on vous citer
30:08le temps que vous utilisiez
30:09pendant la pause ?
30:09alors Gilles ?
30:10un agent IA
30:11fonctionnerait mieux
30:12que tout se borde
30:14et que ces milliers
30:15de fonctionnaires
30:15un agent IA
30:16vous le mettez à la tête
30:17de la BCE
30:17il baisse les taux
30:18direct
30:18je pense que si
30:19tu lui mets des
30:21dépend comment il lit son mandat
30:22bah oui
30:22exactement
30:23il commence par lire
30:24son prompt de départ
30:25non mais il faudrait
30:26qu'il ait un minimum
30:28de vision politique
30:29comme l'avait Mario Draghi
30:30un minimum
30:31de vision politique
30:32non mais sérieusement
30:32non mais pour répondre
30:34à votre question
30:35pour être très sérieux
30:36je vais faire une analyse
30:37sociologique
30:38je pense qu'on a
30:39une bourgeoisie
30:40d'Etat
30:40qui a des très hautes
30:42rémunérations
30:42qui est beaucoup plus
30:44déconnectée des réalités
30:45que la plupart des élus
30:46de terrain
30:46qui fait n'importe quoi
30:48par exemple
30:49comme Pierre Voscovici
30:50quand il est quand même
30:51premier président
30:52de la Cour des Comptes
30:53et qu'il ose se moquer
30:54publiquement
30:54de Jean-Pascal Beauffray
30:56qui tout seul
30:57a le courage
30:57de dire la vérité
30:58sur le système de retraite
30:59on a à la Banque Centrale Européenne
31:01Thomas Nagel
31:02qui est quand même allemand
31:03dans un pays
31:04qui annonce des plans sociaux
31:05sans précédent
31:06depuis la création
31:07de la RFR en 1948
31:08qui nous parle
31:09d'effet de second tour
31:10c'est-à-dire
31:11qu'il va y avoir
31:12dans sa petite tête à lui
31:13de personnes
31:14extrêmement bien payées
31:15avec nos impôts
31:17que les salariés allemands
31:18vont faire des revendications
31:19salariales
31:20suite à la hausse
31:21de l'inflation
31:21lorsque Eric Albert
31:22le journaliste du Monde
31:23lui dit
31:23mais vos hausses de taux d'intérêt
31:25ça ne va pas faire baisser
31:25le prix du pétrole
31:26le mec nous parle
31:27hausse des salaires
31:27ces gens-là sont fous
31:28ces gens-là en général
31:29sont pro-européens
31:31socio-démocrates
31:32ils détruisent
31:33nos démocraties
31:34en 2023
31:35la Banque Centrale Européenne
31:36quadruple
31:37son taux d'intérêt
31:38vous avez des couples
31:39qui du jour au lendemain
31:40ne peuvent plus acheter
31:41leur maison
31:41heureusement que ces gens-là
31:43ne savent pas
31:44qui cause leur malheur
31:45combien de millions
31:46d'emplois
31:46ont été détruits
31:47par le conseil des gouverneurs
31:49de la Banque Centrale Européenne
31:50en Europe
31:50rien que dans l'immobilier
31:52à ce moment-là
31:52quelle est la conséquence
31:54pour ces gens-là
31:54il n'y en a aucune
31:55vous allez vous obliger
31:56à faire l'avocat
31:57c'est une lagarde
31:572008-2009
31:59il faut savoir
32:00que l'euro dollar
32:01est à 1,60
32:02c'est de la folie
32:03oui mais le mandat
32:04de la Banque Centrale Européenne
32:05c'est l'inflation
32:06le mandat
32:07Mario Draghi
32:08s'est assis dessus
32:09parce que sinon
32:10tout implosait
32:11on a toujours le droit
32:12d'être un client
32:12c'est vrai que la question
32:14du mandat
32:14elle se pose
32:15le fait qu'on ait
32:16une hiérarchie
32:17dans les objectifs
32:19de la Banque Centrale Européenne
32:20inflation
32:20et après
32:21la question du plein emploi
32:22qui n'est pas
32:23le même mandat
32:24que la Fed
32:25pose question
32:27et moi je suis d'accord
32:28c'est-à-dire que là
32:29aujourd'hui
32:29la hausse des taux
32:29c'est la double peine
32:30vous avez un choc extérieur
32:31en produire d'énergie
32:32d'énergie fossile
32:33qui est une ponction
32:34sur les entreprises
32:35et les ménages
32:35qui coûte de l'argent public
32:36aussi et des finances publiques
32:38vous remontez les taux
32:39donc en fait
32:39votre politique budgétaire
32:40est restrictive
32:40votre politique monétaire
32:41est restrictive
32:42comment aller chercher
32:42de la croissance
32:43là-dedans
32:44plus un choc énergie négatif
32:45mais c'est pas un discours
32:46de français ça
32:47non mais oui
32:47il y a peut-être ça
32:48mais les effets de second tour
32:49aujourd'hui
32:49honnêtement
32:50vous enlevez les prix d'énergie
32:51le sous-jacent
32:51il est très bas
32:52pourquoi ?
32:53parce que vous n'avez pas
32:53de croissance
32:54vous avez un chômage
32:54qui remonte
32:55est-ce qu'on croit
32:55réellement qu'il y a
32:56des tensions inflationnistes ?
32:58enfin je veux dire
32:59comment on va faire ?
32:59c'est 3-3
33:01non c'est ça ?
33:02le sous-jacent
33:02non le sous-jacent
33:03il est enfermé
33:04non c'est pas 3-3
33:06le chiffre d'inflation
33:07de la zone euro
33:08ah oui l'inflation de la zone euro
33:08mais si vous enlevez
33:09l'alimentaire
33:10enfin en plus
33:11parce qu'il y a l'histoire
33:11des produits frais etc
33:12enfin les produits frais
33:19d'enlever aussi l'énergie
33:21je crois qu'en France
33:22on doit être à 1-2
33:22ou 1-3
33:23de sous-jacent
33:24regardez les salaires
33:25les salaires réels
33:25sont repassés en territoire négatif
33:26on n'a pas de réponse des salaires
33:28d'où la question
33:29il n'y a pas d'effet de second tour
33:30on ne les voit pas
33:31honnêtement aujourd'hui
33:32il est quand même très
33:33regardez
33:34sur la France
33:35on est à 2,4%
33:36en IP
33:36c'est pas IPCH
33:37on est à 2,4%
33:38regardez la composante énergie
33:40qui fait 7,5%
33:43du panier de consommation
33:44fait la moitié de l'inflation
33:46donc c'est très concentré là-dessus
33:48regardez
33:48les produits manufacturés
33:49l'impression c'est de l'énergie
33:51même l'alimentaire non transformé
33:53on est à moins de 1%
33:54le glissement
33:54les services sont à 2%
33:56je veux dire
33:56on est très loin
33:57d'avoir un truc de tension
33:58donc c'est vrai que du coup
33:59vous augmentez les taux
34:01sans un sous-jacent
34:02qui est supérieur
34:02des salaires qui augmentent
34:03en fait vos taux réels
34:04deviennent très élevés
34:05surtout avec des revenus
34:06qui baissent
34:07donc cet écart critique
34:09dont a parlé Jean-Pierre
34:10juste avant
34:11il devient embêtant
34:13pour la France
34:13c'est-à-dire des taux
34:14plus élevés que la croissance
34:15on est en train de le construire
34:16quelque part aussi
34:17et c'est surtout pas le moment
34:18de le faire
34:19alors je comprends que le mandat
34:21c'est les anticipations d'inflation
34:22c'est la stabilité
34:23qu'on envoie des signaux
34:24mais là on est quand même en train
34:25de se faire très mal
34:26à un moment
34:27on aurait besoin plutôt d'aide
34:28que d'aller nous taper sur la tête
34:30mais elle répond Christine Lagarde
34:31c'est pas son travail
34:32c'est les états
34:33surtout ceux qui tirent
34:34dévalant le pied tout seul
34:35Christine Lagarde
34:35a aussi une vision politique
34:37elle l'a jamais eu
34:37de sa vie
34:38donc voilà
34:39c'est sûr que quand on nomme
34:40des gens incompétents
34:41on a des résultats
34:43qui vont avec
34:44qu'est-ce que je vous dise
34:46il y a
34:47Vilfredo Pareto
34:48qu'on connait bien
34:49qui disait
34:50vous savez
34:51les problèmes de performance
34:53des nations
34:54ou de déclin des nations
34:55c'est lié
34:56quasi exclusivement
34:57au recrutement
34:58et au renouvellement
34:59des élites dirigeantes
35:00voilà
35:00ça marche aussi
35:01pour certaines entreprises
35:01ah oui oui
35:02ça peut marcher
35:03pour n'importe quelle structure
35:04mais notamment
35:04pour les structures politiques
35:05et ce problème de la BCE
35:07c'est que quasiment
35:08enfin si j'accepte
35:09la période de Mario Draghi
35:11la BCE a joué contre l'Europe
35:12voilà
35:13comme la Commission Européenne
35:14enfin je
35:15la période Covid
35:16elle a fait le taf
35:17d'ailleurs
35:18on a annulé
35:19cette page-là
35:20tout s'effondrait
35:21donc
35:22ah bah oui
35:24arriver trop tard
35:25c'est pas bien
35:26il faut mieux
35:27enfin
35:28tout le monde
35:29parmi les investisseurs
35:30me disent
35:30mais la BCE
35:30finira par intervenir
35:32on va avoir de la France
35:32sur le problème
35:33c'est qu'elle va le faire
35:34trop tardivement
35:34après une crise financière
35:35qui aura des répercussions
35:37macro
35:38défavorables
35:38et elle le fera
35:39avec une très forte conditionnalité
35:41mais politiquement
35:42c'est compliqué
35:42son intervention
35:43si elle doit faire
35:43une intervention
35:44auprès de la France
35:44pour gérer le spread
35:45ah bah ce sera la négociation
35:47avec un gouvernement majeur
35:48c'est compliqué
35:48ah bah oui
35:49mais il y aura
35:50non mais en plus
35:50normalement
35:51dans ce moment-là
35:51elle ne peut pas faire
35:51des distorsions
35:52ça revient
35:52non mais attention
35:53parce que si la France
35:54ça s'aggrave
35:55oui non mais je sais
35:56à quel moment elle intervient
35:57c'est ça la question
35:58oui parce qu'elle
35:59elle regardera la France
36:00qui c'est 19%
36:01du PIB de la zone euro
36:02mais elle regardera aussi
36:03les répercussions
36:04parce que si les investisseurs
36:05commencent à se dire
36:06ah bah c'est l'implosion
36:07de la zone euro
36:08ça va aller vers les autres pays
36:09sauf que ça pourrait
36:10conforter un discours politique
36:11et dire en fait
36:12il n'y a pas de problème
36:13la BCE interviendra
36:14oui parce qu'il y aura
36:15une crise
36:16il y aura comme une crise
36:17et puis vous dites
36:18la BCE interviendra
36:19mais si dans les pays
36:20comme en France
36:21en Allemagne
36:21vous avez des gouvernements
36:23plutôt anti-Europe
36:24il n'y a pas de raison
36:25qu'en Allemagne
36:25ils trouvent ça toujours intéressant
36:27de continuer la zone euro
36:28et d'aider la France
36:29réaliser le discours de l'AFD
36:30ça peut confronter
36:32la zone euro
36:33à une crise grave
36:35enfin moi je pense
36:35c'est que
36:36si la France se trouve
36:38potentiellement
36:38avec des spreads
36:39à 200-300 points de base
36:41à un moment donné
36:41la BCE doit intervenir
36:43si elle intervient
36:44c'est dans quelles conditions
36:46est-ce qu'elle exige
36:47des contreparties
36:47est-ce qu'elle ne les exige pas
36:48est-ce qu'on les accepte
36:49on ne les accepte pas
36:50qui sera au pouvoir
36:51à ce moment là
36:51quel rapport de force
36:53on peut avoir
36:53enfin je veux dire
36:54là pour le coup
36:55on peut être à l'origine
36:56d'une crise extrêmement importante
36:58au sein de la zone euro
36:59qui serait potentiellement
37:00une crise financière mondiale
37:01je veux dire
37:02la logique de l'histoire
37:03en fait moi ce que je pense
37:04que les marchés
37:06nous font payer
37:06en termes de primes de risque
37:07c'est un risque politique
37:09aujourd'hui
37:10c'est à dire que
37:10tous les scénarios
37:11sur la table
37:11vous pouvez les mettre
37:12et vous pouvez arriver
37:13à des choses qui sont
37:14qu'on n'aurait pas imaginé
37:16il y a encore
37:16un an ou deux
37:17c'est à dire que
37:18c'est quoi le bout des bout
37:19si par exemple
37:20vous dites j'annule la dette
37:21et vous êtes au pouvoir
37:22la BCE va dire
37:24non j'annule pas
37:24vous faites quoi
37:25c'est quoi le rapport de force
37:27c'est jusqu'où vous allez
37:29le gouvernement français
37:30quel qu'il soit
37:30même si c'est Mélenchon
37:32par exemple
37:33il sait très bien
37:33que s'il n'y a pas de
37:34à in fine
37:35at the end of the day
37:36s'il n'y a pas de négociation
37:38qui aboutit
37:38à un résultat
37:40relativement satisfaisant
37:41c'est une dépression
37:42pour la France
37:42voilà donc
37:43il ne sera pas
37:44en bonne situation
37:46quand même
37:46voilà donc c'est pour ça
37:47que
37:47moi je crois que
37:47surtout ceux qui vont
37:48être au pouvoir
37:49ne vont pas du tout
37:49appliquer
37:50la politique
37:51qui sont proposées
37:52Gilles
37:53je voudrais rappeler
37:54quelques faits
37:55la première fonction
37:57économique de l'État
37:58c'est une fonction
37:59de production
38:00l'État
38:01est celui
38:02qui produit
38:02des services
38:03indispensables
38:04de sécurité
38:05de justice
38:06d'éducation
38:07et de santé
38:07ça aussi
38:08il y a trop peu de gens
38:09qui le comprennent
38:10dans notre pays
38:10l'État
38:11est avant tout
38:12un producteur
38:13quand on regarde
38:14les vrais chiffres
38:14du budget de l'État
38:15qu'on n'a toujours pas
38:16ils ne sont toujours pas
38:17disponibles sur le site
38:18de Bercy
38:19j'espère qu'un jour
38:20on les aura
38:20mais on peut les connaître
38:22quelle est la première dépense
38:23de l'État aujourd'hui
38:24c'est la charge de la dette
38:2578 milliards
38:27deuxième dépense
38:29les retraites
38:29des fonctionnaires
38:31et aussi
38:31des salariés du privé
38:33des entreprises
38:33qui ont été gentiment
38:34données au privé
38:35comme la Poste
38:36et l'ex-PTT
38:38France Télécom
38:38devenu Orange
38:3965 milliards
38:41troisième dépense
38:42seulement
38:43l'éducation nationale
38:44je rappelle
38:45que l'État
38:46est là pour produire
38:47des services publics
38:47voilà où va l'argent
38:48de l'État
38:49et ça
38:49ça n'est pas la totalité
38:51des dépenses publiques
38:51d'accord
38:52je n'ai pas parlé
38:52de la protection sociale
38:53et donc des cotisations sociales
38:55je parle de l'État
38:56voilà la situation
38:56où on en est
38:57la très forte hausse
38:58des taux d'intérêt
38:59d'où est-ce qu'elle vient
39:00elle est mondiale
39:02en raison effectivement
39:03des anticipations
39:04inflationnistes
39:05et aussi on le sait
39:06des investissements
39:07colossaux
39:07qui ont lieu
39:08dans l'intelligence artificielle
39:09qui fait qu'il y a
39:09une demande de crédit
39:10et que nous avons aujourd'hui
39:12et y compris en France
39:13il faut quand même savoir
39:13qu'aujourd'hui
39:14il y a des très grandes entreprises
39:16à qui les prêteurs prêtent
39:18inférieux
39:19à ceux à qui les prêtent
39:20au niveau de l'État
39:21ce qui se passe aujourd'hui
39:22dans la conjoncture macroéconomique
39:23extrêmement simple
39:24c'est que effectivement
39:26l'argent versé aux prêteurs
39:28qui se gave
39:29d'ailleurs
39:29tant mieux pour eux
39:30quand vous prêtez
39:30parce que vous prêtez réellement
39:32sans risque
39:32à 4,5 à l'État français
39:34c'est quand même
39:34un rendement hyper sympa
39:37cette hausse des taux d'intérêt
39:38affecte évidemment
39:39l'investissement des ménages
39:41immobiliers
39:41et affecte aussi déjà
39:42les conditions de crédit
39:43et l'investissement des entreprises
39:44donc moi je pense
39:46c'est vraiment
39:46la macroéconomie de base
39:47que quand vous avez
39:49inflation importée
39:50qui est la pire
39:50vous ne pouvez pas récupérer
39:51c'est de l'inflation
39:53qui est perdue
39:53pour le pays
39:54vous avez chute
39:55du niveau de vie des gens
39:57vous avez baisse
39:58de l'investissement
39:59vous avez augmentation
40:00de la charge réelle
40:01de la dette
40:01et on sait très bien
40:02que la charge réelle
40:03de la dette
40:03ça va très très vite
40:04quand vous avez
40:04un stock de dette
40:05qui est très important
40:06ce qui est notre cas
40:07la charge de la dette
40:08l'année prochaine
40:09à minimum
40:09c'est 90 milliards
40:10les 5%
40:12du PIB
40:13de déficit public
40:14ne seront évidemment
40:14pas respectés
40:15donc qu'est-ce qui va se passer
40:16c'est qu'au printemps
40:17nous allons avoir
40:18une énorme crise financière
40:20quand on va avoir
40:20les vrais chiffres du budget
40:21comme on a déjà eu
40:22le gag rappelez-vous
40:23en 2022-2023
40:25vous vous rappelez
40:25Nicolas Dose ici
40:26qui a failli décéder
40:27en plateau
40:27quand il nous dit
40:28on a 50 milliards de trous
40:29j'ai jamais vu ça
40:30etc
40:30ça va évidemment se repasser
40:34c'était surtout l'avance
40:36de l'impôt sur les sociétés
40:37parce que l'impôt sur les sociétés
40:39est versé par avance
40:39sur des anticipations
40:40mais là ça rentre bien
40:41Gilbert Sette nous a dit ça
40:42non mais voilà
40:43c'est François Hickel
40:44lorsque effectivement
40:45dans la presse mondiale
40:48va annoncer
40:49soit la victoire
40:50de Marine Le Pen
40:51soit un second tour
40:52Marine Le Pen
40:53Jean-Luc Mélenchon
40:54il suffit que
40:5510% des investisseurs étrangers
40:57revendent gentiment
40:58de la dette publique
40:59et là vous avez
41:00une nouvelle hausse
41:01du taux marginal d'intérêt
41:02sur la dette publique
41:03dans une économie
41:05en récession
41:05et donc vous avez
41:06cet effet de ciseau
41:07avec le PIB qui chute
41:09et la dette publique
41:10qui augmente doublement
41:11puisque le déficit augmente
41:13et le taux d'intérêt réel
41:14augmente
41:14donc peu importe
41:15qui arrive au pouvoir
41:16il ne pourra rien faire
41:17de toute façon
41:18la situation sera très difficile
41:19c'est là que ça va être marrant
41:21la situation même
41:22pour un gouvernement
41:23on va dire classique
41:24centriste
41:24ce sera très très très difficile
41:26non mais peu importe
41:27ce que vous promettez là
41:28vous arrivez au pouvoir
41:29en avril
41:30ce sera difficile
41:31ça va être compliqué
41:32ce sera
41:32d'où l'idée de Marine Le Pen
41:34de dire faites moi le budget
41:35à 54 milliards
41:36maintenant
41:36ce sera déjà ça de pris quoi
41:38oui bien sûr
41:39mais après tout dépendra
41:41des alliances
41:41tout dépendra de ceci
41:42de cela
41:42mais fondamentalement
41:44ce sera très compliqué
41:45pour un pays
41:46effectivement
41:47qui maintenant
41:47le facteur principal
41:48c'est le poids de la dette
41:49119
41:51c'est plus mal
41:51que quand on était à 90
41:5280
41:5370
41:53etc
41:54surtout quand les taux d'intérêt
41:55remontent
41:56et que la croissance
41:56potentielle nominale
41:57a plutôt tendance à baisser
41:58donc tous les paramètres
42:00sont négatifs
42:00ce qui est intéressant
42:01quand même sur ce débat
42:02de la dette
42:02et ça c'est une question
42:03plutôt pour vous
42:04Mathieu
42:04c'est-à-dire que
42:05que ça soit la CGT
42:06mais c'est aussi le discours
42:07par exemple d'Éric Zemmour
42:08de dire
42:09la dette
42:09c'est pas la vôtre
42:10c'est pas celle des français
42:12c'est celle des riches
42:13vous n'avez jamais
42:14la dette n'appartient pas
42:16aux français
42:16elle appartient à d'autres gens
42:17elle appartient aux entreprises
42:19à qui on a fait des cadeaux
42:20parce qu'on a baissé
42:21des cotisations sociales
42:22aux riches
42:22parce qu'on a baissé les impôts
42:23vous n'êtes pas vous français
42:25comptable de cette dette
42:25justement on est extrêmement
42:27responsable de cette dette
42:28je voulais dire
42:29et si on veut
42:31qu'on continue à nous prêter
42:32à des bons
42:33à des taux intéressants
42:34justement il faut l'assumer
42:35il faut l'assumer
42:36en disant que c'est pas
42:37la faute des autres
42:38voilà c'est la dette
42:39publique française
42:41qu'on a accumulée
42:42avec des déficits
42:42qui nous a été bien utile
42:43en période de crise
42:44il faut le rappeler
42:45quand même
42:47les dettes mondiales
42:49ont augmenté partout
42:49l'exception c'est quand même
42:50l'Allemagne
42:51avec des marges d'escalier
42:52depuis 2008
42:53qui sont quand même
42:54phénoménales
42:54entre la crise financière
42:55des subprimes
42:56après on a eu la crise
42:57Covid
42:58la crise énergétique
43:00vous avez des chocs macro
43:01qui sont énormes
43:01en fait en 20 ans
43:02et la dette
43:03c'est en fait un amortisseur
43:04c'est un amortisseur
43:05de crise
43:06et ça a été utile
43:07pour ça
43:07c'est pour ça
43:07qu'on a eu des déficits
43:08comme ça
43:08le problème de la France
43:10finalement
43:10il est plutôt plus récent
43:12c'est à dire que
43:13vous voyez que
43:14j'allais dire
43:15depuis un an
43:16une petite dizaine d'années
43:18oui c'est ça
43:18c'est depuis 10 ans
43:19que ça décroche
43:19en fait on dérive
43:21on a été dans la moyenne
43:22de la zone euro
43:23la réalité
43:24d'ailleurs
43:25quand Emmanuel Macron
43:26arrive au pouvoir
43:26on est à 2,3%
43:28près de déficit public
43:29on a une dette
43:30à 98%
43:31qui est plutôt stable
43:32on n'est pas loin
43:33de la moyenne de la zone euro
43:33là la problématique
43:34qu'on a
43:35c'est que depuis 10 ans
43:37en fait
43:37on a fait plus de dettes
43:38que les autres
43:39et aujourd'hui
43:40on sort
43:40d'un moment
43:41on a un déficit
43:42à plus de 5%
43:43mais qui est désormais
43:43un déficit structurel
43:44et les autres
43:45ne sont pas dans cette situation là
43:47c'est à dire que leur dette
43:48et à peu près
43:48moi je regardais ça
43:50sur 10 ans
43:50on fait 20 points de pipe
43:51de dette de plus
43:52la moyenne de la zone euro
43:52c'est 4
43:54le déficit de la zone euro
43:57parce que nous avons
43:58un génie
43:59président
43:59on a fait des choix
44:02je pourrais y passer du temps
44:04il y a eu
44:05la crise Covid
44:06la crise énergétique
44:07mais ça
44:07on a été
44:08un peu plus chez nous
44:10qu'ailleurs
44:11mais après
44:11on a fait des choix budgétaires
44:13qui n'ont été non financés
44:14et je vais vous le dire
44:14le tournant
44:14c'est les gilets jaunes
44:16les gilets jaunes
44:16vous mettez 17 milliards
44:17pour répondre à une crise
44:18qui est nécessaire
44:19et il y a des mesures
44:20qui sont très bonnes
44:21là-dedans
44:21je ne les conteste pas
44:22mais à aucun moment donné
44:23vous dites
44:23finalement on ne va pas
44:24augmenter la taxe carbone
44:25on avait prévu 12 milliards
44:26on fait comment ?
44:27je reviens sur la CSG
44:28des retraités les plus modestes
44:30ok il faut le faire
44:31j'élargis la prime d'activité
44:33je fais la déficit des heures sub
44:34je supprime la première tranche
44:35d'impôt sur revenu
44:35là déjà vous avez 17 milliards par an
44:37derrière vous avez la crise Covid
44:38Ségur de la santé
44:3913 milliards par an
44:40non financés
44:41vous dites
44:42finalement il faut que je gagne
44:43en compétitivité
44:43donc je vais baisser les impôts
44:44sur la production des entreprises
44:46mais je baisse en même temps
44:47l'impôt sur les sociétés
44:48je ne dis pas
44:48je fais l'un ou l'autre
44:49allez je mets 15 milliards de plus
44:50la taxe d'habitation
44:52je fais 80% initialement
44:54j'ai dit bah non
44:55finalement je fais 100%
44:56vous rajoutez 8 milliards
44:57vous cumulez toutes les mesures
44:59qui ont été prises
45:00entre 2018
45:01et en gros 2022
45:02donc c'est le trou percé
45:03non financé
45:04et cette question budgétaire
45:05elle ne s'est pas du tout posée
45:06à ce moment là
45:07c'est à dire en disant
45:07en fait la priorité
45:09elle est plutôt à l'activité
45:10ça va relancer l'activité
45:12on répond à des problématiques
45:13de pouvoir d'achat
45:14de compétitivité
45:14mais on ne s'intéresse pas
45:15aux finances publiques
45:16en plus comme on était
45:17en période de crise
45:17les déficits allaient dans tous les sens
45:18les règles budgétaires européennes
45:20avaient sauté
45:20et donc personne ne s'est posé la question
45:22mais là
45:23on vous envoie la note en fait
45:24on vous envoie la note
45:25pourquoi ?
45:26parce que vous n'êtes plus en situation
45:27il y a effectivement
45:28le détroit d'Hormuz
45:29mais en 2025
45:29il n'y a plus une situation
45:30de crise particulière
45:31et vous vous retrouvez
45:32dans une situation
45:32où la réalité
45:33c'est que vous avez un déficit
45:34qui est à plus de 5%
45:36que vous êtes au-dessus
45:37de la moyenne européenne
45:38mais que votre croissance
45:38n'a pas été plus performante
45:40que les autres
45:40mais c'est ça
45:40c'est parce qu'il y avait
45:40la croyance derrière
45:41qu'on s'était dit
45:42la croissance va compenser tout ça
45:44et on va faire croiser
45:46en gros on a été
45:47dans la moyenne européenne
45:47mais on a fait la même chose
45:49que nos voisins
45:49mais avec plus de déficit
45:51et plus de dettes
45:52et c'est là où ça fait très mal
45:54et ce déficit structurel
45:55ça veut dire
45:56qu'on ne peut plus compter
45:57sur l'extérieur
45:57on ne peut plus compter
45:58sur la croissance
45:58on peut compter sur la conjoncture
45:59pour dire qu'il va le résorber
46:01donc ça veut dire
46:01que c'est un problème
46:02qu'on va devoir régler
46:03parce qu'il y a un problème macro
46:05depuis 2022
46:06il y a un décrochage
46:07de l'investissement en France
46:08par rapport à la moyenne
46:09de la zone euro
46:10il n'y a pas que des cadors
46:11là-dedans
46:12il y a un taux de marge
46:14quand même faible
46:15la profitabilité
46:16des entreprises domestiques
46:18plus faible
46:19il y a
46:19il y a le taux de chômage
46:21maintenant qui remonte
46:22c'est une relative originalité
46:24donc il y a un vrai décrochage économique
46:26et ce décrochage économique
46:28impacte les sentiments
46:29des investisseurs
46:30pas seulement la question politique
46:31de savoir si on va avoir
46:32Le Pen
46:34Mélenchon
46:34et donc à la fin
46:35la politique de l'offre
46:36ça ne marche pas quoi
46:38la politique de l'offre
46:40les politiques de l'offre
46:41qui marche
46:42dans ce que j'ai pu observer
46:45dans les pays émergents
46:46ou dans les pays occidentaux
46:47c'est des trucs
46:48assez cohérents
46:50radicaux
46:51déclenchés
46:51dans une période de temps
46:52assez limitée
46:53quand même
46:54même s'il y a des effets
46:55récessifs à court terme
46:56Gilles ?
46:57Mais c'est que la politique
46:58de l'offre
46:59n'a pas eu lieu
47:00et moi j'ai longtemps cru
47:01qu'elle avait eu lieu
47:01mais on peut faire
47:03le replay
47:04ou l'avare
47:05de ce que Mathieu a expliqué
47:07les deux tiers
47:08des baisses d'impôts
47:09décidées
47:10ces neuf dernières années
47:11sont pour les ménages
47:13sont pour les gens
47:14donc elle n'a pas eu lieu
47:15c'est qu'effectivement
47:16c'est très modeste
47:18et le pire effectivement
47:19c'est la taxe d'habitation
47:20qui est complètement dingue
47:21les 20% de personnes
47:22ça commence sur 2017
47:23je l'avais dit
47:24je ne comprenais pas
47:26cette mesure
47:26pour diminuer la taxe d'habitation
47:28mais vous auriez pu avoir
47:29plus de dépenses
47:30sauf que
47:31on va faire le lien
47:31avec l'élection
47:32il y a quand même
47:32l'extraordinaire travail
47:34d'Antoine Lévy
47:34dans sa thèse
47:35où il nous montre
47:36que dans la campagne électorale
47:38de 2017
47:39où ils sont trois
47:40dans un mouchoir de poche
47:41c'est au moment
47:42où Emmanuel Macron
47:43annonce
47:44la suppression
47:45de la taxe d'habitation
47:46qu'il gagne
47:47deux ou trois points
47:48et qu'ensuite
47:48il va s'installer
47:49et qu'il ne redescendra plus
47:51donc là aussi
47:53non mais ce que je veux dire
47:54c'est que
47:55la démocratie
47:56c'est qu'en fait
47:56quand on vote
47:57dans le secret de l'isoloir
47:59on pense à sa taxe d'habitation
48:00en tout cas
48:01il y a des gens
48:01qui y ont pensé
48:02maintenant qu'est-ce qu'il faut faire
48:03parce qu'effectivement
48:05je pense
48:05je suis vraiment convaincu
48:07que la catastrophe
48:07a bien commencé
48:09c'est qu'il faut remettre
48:10effectivement
48:11du calme
48:11et de la sérénité
48:12comment est-ce qu'on peut remettre
48:13du calme et de la sérénité
48:14c'est ce qu'Emmanuel Macron
48:15d'ailleurs a en partie
48:16essayé de faire
48:16par exemple
48:16il avait très bien réussi
48:17avec la convention nationale
48:19sur le climat
48:19c'est qu'effectivement
48:20il faut gérer les pertes
48:22donc il faut se parler
48:23dans ce pays
48:23calmement
48:24entre toutes les forces vives
48:26de la nation
48:26comme on a très bien su le faire
48:27à certaines époques
48:28de notre pays
48:29et par exemple
48:30effectivement
48:30sur les fameux niches fiscales
48:33sur les dépenses fiscales
48:34on fait des évaluations
48:35et tous les outils modernes
48:36de leurs effets économiques
48:38écologiques
48:39Jaramel a fait un livre entier
48:39là-dessus
48:40voilà c'est ça
48:40et ensuite
48:41non mais par contre
48:41voilà
48:42et ensuite
48:43collectivement
48:43de façon calme
48:44transparente
48:44on décide
48:45ce qu'on supprime
48:46pareil pour les retraites
48:48un autre aspect
48:49très important
48:49je pense
48:49il faut qu'il y ait plus
48:50de partage du pouvoir
48:51dans les entreprises
48:53et aussi dans les administrations
48:54on ne peut plus travailler
48:56comme il y a 40 ans
48:57avec ce que demandent
48:58non mais vous voyez
48:58ça c'est des trucs qualitatifs
48:59ça affecte le bien-être des gens
49:01le bien-être des gens
49:03moyens
49:04des gens ordinaires
49:05en France à l'avenir
49:06ne pourra plus passer
49:08par la hausse de la consommation
49:09cette société de consommation
49:11elle existe depuis 60
49:12c'est pas un petit deuil
49:13mais aller faire son petit marché
49:15et acheter
49:16ses petits légumes
49:17voilà à quelqu'un
49:18qui fait correctement son travail
49:19ça nous fait du bien
49:20et comment est-ce qu'on compense ça
49:22évidemment c'est très difficile
49:23et moi j'ai du mal à le faire
49:24c'est qu'on arrête
49:25le paquet de chips
49:26avec goût boeuf taille
49:27voilà
49:27mais c'est ça qui coûte cher
49:28c'est pas les légumes bio
49:29non non mais vraiment
49:30trop salé
49:30faut pas manger ça
49:32j'ai pas dit qu'il fallait le manger
49:33je dis que j'ai du mal à arrêter
49:34c'est assez intéressant
49:35parce que c'est vrai que
49:36quand on parle de politique d'offre
49:39en réalité il y a eu quand même
49:40des mesures
49:40pour le pouvoir d'achat
49:42enfin la taxe d'habitation
49:43est une mesure
49:44assez importante
49:45il y a la suppression de la première tranche
49:47d'impôts sur la production
49:48ça c'est de la politique de là-dedans
49:48en fait
49:49donc en fait il y a eu quand même
49:51des mesures
49:52aussi en direction des ménages
49:54moi ce que je pense
49:55c'est que la politique d'offre
49:56alors il y a eu des bonnes mesures
49:57moi je pense que la baisse
49:57sur les impôts sur la production
49:58c'est plutôt une bonne mesure
49:59parce que ça cible l'industrie
50:01mais la France en fait
50:02sa grande politique d'offre
50:03c'est les exonérations de cotisations
50:04c'est ça
50:05et or les exonérations de cotisations
50:06c'est des mesures
50:07pour l'emploi bas salaire
50:09est-ce que c'est des mesures
50:10de politique industrielle
50:11je pense qu'on confronte
50:11la politique d'offre
50:12et la politique industrielle
50:13ça vous créez des emplois
50:14dans les services à la personne
50:16c'est très bien
50:16dans le BTP
50:17dans la restauration
50:18vous faites baisser le chômage
50:19mais est-ce que vous allez
50:20réindustrialiser
50:21est-ce que vous allez innover
50:21non
50:22donc voilà je pense
50:23qu'on se trompe
50:24sur la politique d'offre
50:26et la politique fiscale
50:27donc à l'après-midi
50:28Macron n'a pas fait
50:29une politique de l'offre
50:29non mais il n'a pas fait
50:30une politique de l'offre
50:31comme nous on la souhaiterait
50:32c'est pas que la politique fiscale
50:33par exemple la complexité administrative
50:35que je sache en disant
50:36elle ne s'est pas améliorée
50:37mais ça vous y croyez
50:40que ça changera un jour
50:41parce que je veux dire
50:42on peut faire 200 émissions
50:43des experts si vous voulez
50:44ça fait partie des trucs
50:45quand il y a des crises financières
50:46là on est obligé
50:47de remettre tout à plat
50:48René alors évidemment
50:49on prend la Grèce
50:50alors si on prend
50:51les pays émergents
50:52là je peux vous dire
50:53la politique de l'offre
50:54les ajustements
50:55les baisses de pouvoir d'achat
50:56ils s'y connaissent
50:56un peu mieux que nous
50:57même de ce point de vue
50:58en Amérique latine par exemple
51:00il faudrait que l'Argentine
51:01a connu plein de crises
51:03c'est intéressant d'ailleurs
51:04ce qui se passe avec Milley
51:05aujourd'hui
51:05parce que Milley dit
51:06vous ne connaîtrez plus
51:07de crise
51:08alors je me méfie toujours
51:09parce que moi je me souviens
51:10qu'un certain Carlos Penem
51:11il y a 30 ans
51:12disait aussi la même chose
51:13enfin bon peu importe
51:14mais vous le regardez comment
51:14Milley ?
51:17Milley par rapport
51:18au problème de l'Argentine
51:19mais le problème de l'Argentine
51:20c'est qu'elle accumule
51:22un déclassement
51:22depuis 100 ans
51:23donc c'est un peu compliqué
51:25à redresser tout ça
51:27mais grosso modo
51:30mais la tronçonneuse
51:31est-ce que ça marche ?
51:32est-ce que ça permet
51:33si c'est violent
51:33et après ça...
51:34moi j'ai toujours dit
51:35dans les pays scandinaves
51:36c'est pas la tronçonneuse
51:36mais ils ont fait des trucs
51:38pas mal
51:38sur les dépenses
51:41de fonctionnement
51:41et sur les dépenses
51:42de protection sociale
51:43sur les dépenses de transfert
51:44en faisant des trucs
51:45sur l'offre
51:46mais en ayant le soutien
51:48aussi de la demande
51:48notamment la dépréciation
51:50du change
51:50des politiques monétaires
51:52sur la politique monétaire
51:56la Suède à la France
51:57c'est compliqué
51:58d'abord c'est pas
51:58un petit pays
52:00enfin voilà
52:00si vous faites
52:01des dévaluations
52:02et que vous êtes
52:02un petit pays
52:03vous gagnez énormément
52:04de parts de marché
52:04et donc vous pouvez faire
52:05des ajustements budgétaires
52:06internes
52:07nous si on fait
52:07de l'ajustement budgétaire
52:08qu'est-ce qui nous sauve ?
52:10c'est quoi ?
52:10la politique monétaire ?
52:11mais il faudrait
52:12que ce soit
52:12la politique monétaire
52:13ou alors qu'on commerce
52:14beaucoup avec nos partenaires
52:15européens
52:15qui fassent beaucoup de relance
52:16heureusement les allemands
52:17font un peu de relance
52:18et on peut en bénéficier
52:20légèrement
52:21mais pour revenir
52:22à ce que disait aussi Gilles
52:24c'est que je crois
52:25qu'on va devoir
52:26faire des compromis
52:26c'est-à-dire que
52:27quand on regarde
52:28les autres
52:29et les mesures
52:30qu'on doit prendre
52:31la réalité
52:32c'est qu'il va falloir
52:33faire des compromis
52:34et le débat politique
52:35il est en train de dire
52:37soit il faut réduire
52:38600 000 fonctionnaires
52:39soit il faut faire
52:41une taxe Zuckmann
52:42et faire payer
52:42les plus riches
52:43soit c'est les immigrés
52:44ou voilà
52:45la réalité
52:46c'est pas du tout ça
52:47c'est qu'il faut faire
52:48un compromis
52:50économique et social
52:51qui soit
52:52j'allais dire
52:52dans nos intérêts
52:54oui mais ce que vous dites
52:55quand même
52:55avec des priorités
52:56avec des priorités
52:56mais c'est-à-dire que
52:57c'est pas l'un ou l'autre
52:58il va falloir discuter
53:00et se mettre autour
53:00d'une table
53:01en disant
53:02c'est un problème
53:02pour la France
53:03je veux dire
53:04c'est même un problème
53:04presque de souveraineté
53:06et donc on a des intérêts
53:07collectifs et communs
53:08et donc il faudra faire
53:08quand même des sacrifices
53:09un peu tous
53:10mais il y a des pays démocratiques
53:12qui ont réussi aussi
53:12on parle sans arrêt
53:14de la Suède et de la Finlande
53:15dans les années 90
53:16puis il y a le Canada
53:16qui était en grave crise financière
53:18dans les années 90
53:19également
53:19la Nouvelle-Zélande
53:20qui ont pris des mesures
53:21à chaque fois quand même
53:22des petits pays économiques
53:25très ouverts
53:27ce que je vais dire
53:28un peu moins le Canada
53:29mais enfin bon
53:30oui oui
53:30je pense que ce qui est
53:32vraiment très important
53:33et là encore
53:33pardon mais vraiment
53:34je suis dans l'éducation
53:36publique
53:37le drame
53:38de l'éducation nationale
53:39c'est que
53:40pour discuter avec
53:41beaucoup de gens
53:41en ce moment
53:42la plupart des gens
53:43n'ont pas compris
53:44que la France
53:45n'est plus un pays économique
53:46d'accord
53:47une puissance quoi
53:48non non un pays
53:49nous ne sommes plus
53:50un pays économique
53:51parce que nous sommes
53:51dans la zone euro
53:52ça change absolument tout
53:54pourquoi est-ce que
53:55toute la presse
53:55c'est-à-dire qu'on a perdu
53:55le sens
53:56non non
53:57pas le sens
53:58la réalité
53:58un pays
53:59un pays c'est
54:00des frontières
54:01c'est un territoire
54:02vous levez l'impôt
54:03et vous avez normalement
54:04votre monnaie
54:05et vous avez normalement
54:07des taux de change
54:07voilà
54:08et bien nous
54:09on l'a supprimé ça
54:10ça fait 25 ans
54:11et on n'a pas bien compris
54:12ce qu'on faisait
54:13voilà
54:13vraiment pas du tout compris
54:14pourquoi est-ce que
54:15toute la presse française
54:16c'est très drôle
54:17s'est réveillé
54:17qu'il y ait droit de doigt
54:18de Trump
54:18c'est dingue
54:19un mec il met des droits de doigt
54:20parce que nous on n'a pas le droit
54:21le droit européen
54:23est supérieur au droit français
54:24demain n'importe quelle présidente
54:26ou président n'a pas le droit
54:27de mettre des droits de doigt
54:28aux frontières françaises
54:29et donc quand un mec le fait
54:30ça nous paraît dingue
54:31mais tous les pays de la planète
54:32le font
54:32donc qu'est-ce que peuvent faire
54:33les gens
54:33c'est revenir sur les dirigeants
54:35actuels ou futurs
54:36il y a des choses
54:38qu'ils peuvent faire
54:39qui sont sur leur pouvoir
54:40c'est que moi je pense
54:41par exemple
54:41il faut revenir
54:42sur toutes les mesures
54:43d'ouverture à la concurrence
54:44dans l'énergie
54:45il faut qu'il y ait
54:46un vrai secteur énergétique
54:47public
54:48en monopole
54:49comme il y avait quand j'étais petit
54:50et personne ne se faisait
54:52arnaquer par EDF
54:53alors qu'il y a des gens
54:54qui se font arnaquer
54:54par Total Energy
54:55qui a été condamné
54:56par l'autorité de la concurrence
54:58donc on revient
54:58avec de l'électricité
54:59du gaz
55:00avec des prix prévisibles
55:01fournis par un service public
55:02en monopole
55:03et déjà
55:04on ira un tout petit peu mieux
55:05Merci beaucoup
55:06à tous les trois
55:06d'être venus dans les experts
55:07ce matin
55:08Jean-Pierre Petit
55:08Gilles Raveau
55:09et Mathieu Plannes
55:10demain
55:10les experts
55:11version IA
55:12depuis le grand rendez-vous
55:13de l'AIM à Marseille
55:15avec Anthony Morel
55:16les experts
55:17de l'intelligence artificielle
55:19on redit
55:19bonne journée