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  • il y a 14 minutes
Ce mercredi 23 septembre, retrouvez le replay de l'émission USA Today présenté par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.

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00:0016h
00:04USA Today
00:05Antoine Larigauderie
00:08Soyez bienvenue pour cette nouvelle édition du USA Today, votre demi-heure quotidienne en direct de l'ouverture des marchés
00:15américains.
00:16Et on s'attend globalement à une ouverture négative, un petit peu comme ce qui prévaut du côté des places
00:21européennes,
00:22où les indices sont dans le rouge malgré tout.
00:24On a cette semaine un net sentiment qui est en train de changer.
00:29Les marchés se mettent peut-être à y croire à nouveau.
00:32A croire à quoi ?
00:33Déjà à de véritables progrès dans les discussions entre Etats-Unis et Iran.
00:37Parce que oui, Assemblée Générale de l'ONU, Trump vocifère, est-ce que je vais vitrifier l'Iran ?
00:43Est-ce que finalement on va signer un accord, etc.
00:46En coulisses, visiblement, les choses semblent vouloir avancer.
00:49Donald Trump s'en est même fait l'écho rien qu'aujourd'hui, rien que ce matin.
00:53Donc c'est la preuve que les choses tentent d'avancer de ce côté,
00:58des tensions en matière de sentiments économiques.
01:02Parallèlement, on a le pétrole qui continue de baisser, ça a les cours en témoignent.
01:07Là aussi, les marchés veulent y croire, veulent croire un monde où les prix ne vont pas rester éternellement
01:12au-dessus des 100 dollars et l'approvisionnement si compliqué, comme il l'est en ce moment.
01:17On a aussi des petites surprises du côté des autres matières premières critiques,
01:20et notamment le cuivre avec de nouveaux records historiques et absolus ces dernières heures.
01:26Donc il faudra bien suivre la cadence parce que tout cela devrait avoir une incidence
01:30sur les spécialistes de l'électricité qui alimentent l'intelligence artificielle, entre autres.
01:35Donc on a beaucoup de choses à regarder.
01:37Et puis l'intelligence artificielle, bien évidemment, c'est du côté de la Chine qu'on voit des entreprises
01:42et des décideurs, des gouvernements en train de pousser tranquillement leurs pions.
01:47Il y a des nouveaux matériels du côté d'Alibaba, ça fait beaucoup parler.
01:50Il y a de nouvelles décisions d'investissement du côté des relations en matière de composants
01:57entre les États-Unis et la Chine et on va détailler ça, bien évidemment.
02:01Alors que s'ouvrent les marchés américains, qu'est-ce qu'on voit ?
02:04Déjà un Dow Jones en baisse de 0,27% à 51 722 points, comme prévu.
02:10Les marchés américains ouvrent plutôt à la baisse, mais enfin, du côté du Nasdaq, on est quasi inchangé.
02:14Moins 0,17%, ça nous donne une très légère baisse.
02:17Pour le stand-down pour 500, l'indice pondéré des valeurs de Wall Street, on est à moins 0,11%.
02:23USA Today, c'est votre demi-heure quotidienne de connexion directe avec Wall Street
02:29à retrouver bien entendu en podcast, en replay, et ça commence maintenant.
02:35USA Today, sur BFM Business.
02:40Et j'ai l'honneur de recevoir en plateau Hortense Lacroix à Montpensier Arbevel.
02:43Bonjour.
02:43Bonjour Antoine.
02:44Olivier Lévy, des Lévy Capital Partners.
02:47Bonjour Olivier.
02:47Bonjour Antoine.
02:48Et comme tous les jours, on retrouve en direct de Cité Gestion, John Plassard, notre spécialiste des marchés américains.
02:55Bonjour John.
02:56Alors, ça va s'y faire en tribune et en coulisses, ça négocie.
03:00Et en tout cas, on continue à se parler entre Américains et Iraniens.
03:05Alors certes, de manière pas forcément très directe, mais ça continue de discuter.
03:09Et encore une fois, comme on le disait hier, le marché, les investisseurs veulent y croire.
03:15Oui.
03:16Alors, c'est un peu, vous savez, l'expression « souffler le chaud et le froid ».
03:20Alors, c'est exactement ça.
03:22Donald Trump a dit qu'il serait prêt à « adéantir », c'est son mot, le régime iranien, s
03:30'il n'y avait pas d'accord.
03:31Et puis de l'autre côté, il a salué des discussions très positives.
03:35C'est encore ces mots.
03:37Alors, on a une réunion pas directe.
03:39On pensait à un moment ou à un autre qu'on allait voir potentiellement une poignée de main entre le
03:43président iranien et le président américain.
03:45Mais on a eu ce qu'on appelle des médiateurs.
03:49Et évidemment, ça relance, comme vous l'avez dit, l'espoir d'une sortie diplomatique après près de 200 jours
03:57de guerre.
03:58Bon, le problème, c'est que Téhéran, d'un côté, pose toujours des conditions extrêmement dures ou considérées comme dures,
04:07c'est-à-dire la levée immédiate du blocus américain, le dégel des avoirs iraniens et l'arrêt des hostilités
04:16sur l'ensemble des fronts, y compris au Liban ou au Yémen.
04:21Mais le marché, comme vous l'avez dit, y croit, un tout petit peu moins cet après-midi.
04:25Mais en tout cas, on a connu hier, le sixième jour, si mes calculs sont bons, de baisse consécutive du
04:31prix du baril.
04:33Mais on est toujours 60% au-dessus des niveaux du début de l'année, pour ne pas l'oublier
04:39surtout.
04:40On voit les prix baisser, mais on est nettement plus haut que depuis le 1er janvier.
04:45Et puis, en fait, le message fondamental pour les marchés est assez simple.
04:52Je dirais qu'il y a des négociations qui existent, mais il n'y a encore aucun véritable accord.
04:58Tant que vous aurez la circulation maritime, le nucléaire iranien et les attaques contre les infrastructures énergétiques qui ne seront
05:06pas réglées,
05:07on aura toujours une prime géopolitique sur le pétrole plus ou moins élevé.
05:12Et c'est pour ça, aujourd'hui, je le répète, qu'on est à 60% au-dessus des cours
05:18du 1er janvier.
05:19Oui, et on est bien remonté ces dernières heures, puisque le Brent de Mer du Nord a repassé le cap
05:23des 100 dollars.
05:24On est à 100,40 dollars, 90,86 dollars pour le brut.
05:27Léger américain, il ne faut pas oublier aussi ces dernières heures qu'on a eu des nouvelles concernant sans doute
05:32une frappe sur un navire qui a traversé le détroit d'Hormuz.
05:36Et que du côté de l'approvisionnement, tout cela reste compliqué.
05:39Hortense Lacroix.
05:41Reste que le marché a l'air dans de meilleures dispositions, on va dire, et plus enclin à vouloir croire
05:48que la situation va s'arranger un petit peu.
05:51Est-ce que c'est un sentiment que vous partagez ou est-ce que vous notez quand même toujours de
05:55la prudence et des accros dans cette tendance boursière ?
05:59Oui, alors effectivement, on a le sentiment, quand on ne regarde que les indices, que les marchés finalement prennent un
06:05scénario extrêmement positif par rapport à toutes les menaces qui sont en train de peser.
06:09Si on regarde un petit peu en dessous de la surface des indices, on a non seulement une performance qui
06:15est extrêmement peu, extrêmement mal répartie.
06:18Donc on l'avait vu avec l'IA à un moment, donc le marché ne montait que avec les valeurs
06:22de l'IA et on avait finalement une minorité en nombre de valeurs de l'indice qui montait sur des
06:27indices records.
06:28Ça se reproduit désormais, mais alors avec en plus une volatilité dans les facteurs, c'est-à-dire que c
06:32'est plus simplement l'IA qui explique, c'est que d'un jour à l'autre, selon effectivement les déclarations
06:37sur l'Iran, selon les déclarations de Trump,
06:39on peut avoir des facteurs qui dominent et des facteurs qui tournent, qui créent une fantastique volatilité et on a
06:45par exemple un S&P 500 qui a 40% de ses titres,
06:49alors même qu'il est à des niveaux records absolus et que tout le monde vous dit quand vous croisez
06:52dans la rue les gens, mais finalement la bourse elle tient super bien.
06:55En fait non, parce qu'à l'intérieur de l'indice, on a 40% des composantes d'indices qui
07:00sont en dessous de leur moyenne mobile 100 jours,
07:03donc en fait sur des signaux un petit peu de correction.
07:07Donc on a vraiment un marché double vitesse qui n'est pas simplement avec des gagnants d'un côté et
07:11des perdants de l'autre côté bien établi,
07:12mais qui en plus, au gré de l'actualité, des déclarations de Trump effectivement, qui soufflent le chaud et le
07:17froid comme dit John, et bien ça se redistribue.
07:19Olivier, on revient sur ce fameux mot clé qui règne sur les marchés depuis quelques mois, la fragmentation finalement, c
07:27'est là qu'on en est.
07:30Mais avec ce contexte aussi de volatilité, de vent qui tourne très rapidement, reste que là depuis le début de
07:37la semaine,
07:38on a peut-être un sentiment qui commence un tout petit peu à changer. Je parle là vraiment en toile
07:41de fond.
07:42Antoine, je pense qu'il faut rester très vigilant. Il faut rester très vigilant. La boussole des taux d'intérêt
07:48est ce qu'elle est.
07:48Le 10 ans américain est à 5%, le 30 ans est à 7%. L'OAT français est toujours sur un
07:55niveau stratosphérique.
07:57Donc il y a une vraie défiance. Il y a, vous l'avez mentionné, une vraie dispersion dans le marché.
08:04Il y a l'IA et le reste du monde. Il faut en être conscient. Et ce qu'il ne
08:08pardonne pas, c'est cette séquence sur le pétrole qui ne fait que trop durer.
08:12Donc j'entends ce que dit John Plassard évidemment sur la prime géostratégique.
08:17Oui, il y aura une amélioration le jour où on trouvera un compromis, mais compromis il y aura.
08:22C'est-à-dire qu'il faut lire Donald Trump dans le texte. Le jour de son investiture, il avait
08:25donné une petite conférence en disant
08:27« Je veux un pétrole bas, un dollar bas, des taux bas ». On a tout le contraire deux ans
08:32après.
08:33On se retrouve avec les mid-terms maintenant. Et comme c'est un des plus grands négociateurs qu'il soit,
08:39parce qu'il a la force de frappe qui va avec, notamment le dollar, les bons du trésor, quand bien
08:44même,
08:45Nordjesbank, le fonds norvégien s'en désintéresse un peu, les japonais s'en désintéressent, les chinois s'en désintéressent.
08:51Les français se sont aussi mis à vendre des bons du trésor cet été.
08:56Ce n'est pas anodin pour 40 milliards. Donc ce que je veux dire, c'est qu'on a aujourd
08:59'hui,
09:01il faut rester très vigilant, audacieux parce qu'il y a des thèmes qui sont survendus.
09:06Et donc, quand on a le temps long, peut-être reprendre un peu de duration sur de l'obligation,
09:11aller sur certains secteurs qui sont les mal-aimés, parce qu'on est dans un contexte préélectoral.
09:16Mais cette séquence ne durera pas éternellement. Encore moins pour le pétrole,
09:22qui, elle, est fortement inflationniste, en plus de cette guerre commerciale
09:26qui nous a été imposée il y a deux ans, les tarifs étant eux-mêmes très fortement inflationnistes.
09:33100,38 dollars pour le baril de Brenne-le-Mer-du-Nord.
09:3680,08 pour le brut léger américain.
09:39Effectivement, on met fin à une série de six jours de baisse consécutive sur le pétrole.
09:46Effectivement, des frappes sur un navire dans le détroit d'Hormuz qui ont été signalées ce matin.
09:52John, c'est quand même la plus longue série de baisse depuis un an.
09:56Est-ce qu'on peut, si on peut comparer un petit peu de manière très statistique,
10:01faire une comparaison avec la situation qui prévalait suite à la guerre en Ukraine ?
10:06Oui, c'est une très bonne question.
10:08C'est toujours très compliqué, évidemment, de comparer deux crises.
10:13Mais si on fait le parallèle après 200 jours,
10:17parce qu'on peut faire un bilan, ou malheureusement un bilan, je ne sais pas comment on dit,
10:21mais on voit qu'aujourd'hui, le prix du baril est 25 dollars au-dessus du prix du déclenchement de
10:31la guerre au Moyen-Orient.
10:33À la même période, 200 jours après l'intervention en Ukraine,
10:38le prix du baril était 7 dollars en dessous de leur niveau d'invasion de la Russie en Ukraine.
10:47Donc on voit ici que, alors vous allez me dire, il y a plus de 20% du pétrole qui
10:52passe à travers le détroit d'Ormuz,
10:54c'est un peu différent, mais rappelons-nous de ce qui se passait lorsqu'il y a eu l'intervention
10:59en Ukraine,
11:01où on parlait de pénurie, que ce soit sur le gaz, que ce soit sur le pétrole,
11:06on parlait d'un prix qui allait à plus de 150 dollars.
11:09Et en fait, fondamentalement, ça s'était, avec tous les guillemets que ça comporte,
11:13ça s'était dégonflé assez rapidement.
11:16Et là, on est dans une situation totalement différente.
11:20Et ça, c'est important de le noter, parce que oui, le marché y croit,
11:24parce que le prix du baril n'est pas à 130,
11:26mais il y a toujours cette prime géopolitique qui est beaucoup plus importante
11:32que ce qui s'est passé lors de la crise ukrainienne, la guerre ukrainienne.
11:37Et on le disait hier avec Félix Baron du Club des investisseurs indépendants,
11:43le jour où la guerre s'arrête, on risque d'être dans une situation de surapprovisionnement
11:48qui n'aura sans doute été jamais eue.
11:50Mais il faut y penser.
11:52On est loin d'avoir résolu le problème, donc on a le temps de voir venir,
11:54mais c'est effectivement un dossier qu'il faudra suivre de près.
11:58Le pétrole, bon, ça reste évidemment un des principaux facteurs d'inflation.
12:02Ça ne va peut-être pas durer.
12:04C'est peut-être pour ça que les grandes banques centrales n'ont pas envie
12:07d'appuyer sur le champignon des taux plus que de raison.
12:11On en revient au fameux débat sur est-ce transitoire ou pas.
12:14Mais enfin, structurellement, le pétrole cher commence vraiment à contaminer
12:19tout un tas de pans de l'économie.
12:21Alors, peut-être pas l'IA, mais tout le reste.
12:24On a effectivement des entreprises qui vous disent que
12:30si ça ne dure pas très longtemps, ce n'est pas grave parce qu'elles sont couvertes.
12:33Puis ensuite, elles vous disent, ne vous inquiétez pas parce qu'on a des clauses d'indexation.
12:36Puis ensuite, elles vous disent, les clauses d'indexation ne sont quand même pas si faciles que ça
12:41à faire fonctionner parce que contrairement à 2022,
12:44ce n'est pas tellement énorme qu'on puisse faire jouer une clause spéciale,
12:48je pense au prix du gaz, dont la hausse était beaucoup plus radicale
12:52effectivement sur la guerre d'Ukraine que sur celle-ci.
12:56Il n'y a pas de circonstances exceptionnelles aussi évidentes.
13:00Donc en fait, le client vous demande gentiment d'essayer d'absorber un petit peu.
13:03C'est vrai que pour l'instant, les sociétés ont remarquablement navigué.
13:07On rappelle que les résultats du deuxième trimestre étaient records absolus.
13:13Mais records absolus parce qu'il y a quand même des secteurs qui bénéficient de cette situation,
13:16au secteur de l'énergie, au secteur des matières premières, etc.
13:19Les entreprises un petit peu industrielles, énergivores,
13:23pour l'instant, elles absorbent, elles ont rongé un petit peu autour de l'os,
13:27elles ont rongé des coûts.
13:28Il ne faudrait pas que cette situation s'attarde trop
13:30parce qu'effectivement, on commencera à avoir des effets sur les marges.
13:33Et on en parlait ce matin d'ailleurs dans Tout pour investir
13:36que vous pouvez retrouver en podcast et en replay.
13:39On parlait du pétrole et notamment de ses effets sur les économies émergentes,
13:43particulièrement du côté de l'Asie.
13:44Nous, c'est vrai qu'on a un débat politique extrêmement agité sur
13:48faut-il et comment aider le consommateur ?
13:51Faut-il plafonner les prix, etc.
13:54On a des Japonais et des Coréens qui importent à 100% leur énergie,
13:58là, qui sont dans des situations, là, pour le coup, catastrophiques.
14:03Oui, catastrophiques, je ne sais pas.
14:05Je pense qu'elles s'adapteront.
14:06Elles sont beaucoup plus agiles que les économies européennes.
14:10Elles sont beaucoup plus dociles et elles sont en phase de croissance.
14:13Donc, elles peuvent amortir ces chocs, là où les résultats,
14:17comme l'a dit Hortense tout à l'heure, étaient au niveau macroéconomique,
14:20tous très, très résilients.
14:22Donc, il y a effectivement des marges peut-être à prévoir en baisse,
14:26mais une capacité à faire, là aussi, quatre forces majeures,
14:30à faire payer au final le client.
14:32Le client final, c'est le tout-venant qui est dans la rue
14:36et qui, à un moment donné, ne pourra plus consommer.
14:38Et donc, je crois que ce sera la vraie sirène d'alarme un peu partout.
14:43Donc, oui, les émergences sont plus indexées sur Hormuz
14:46que nous ne le sommes aujourd'hui.
14:47Les chaînes d'approvisionnement sont en train de bouger.
14:49On redécourt les actifs dits hautement stratégiques.
14:54On parle souvent ici, autour de la table de la santé,
14:56personne n'en veut en ce moment, alors que c'est hautement stratégique.
14:59On a déjà oublié le Covid.
15:00Les infrastructures, on en revient parce qu'effectivement,
15:03avec l'IA, tout le monde veut être dans l'autoroute de l'IA,
15:05dans les infrastructures et en être propriétaire, pas locataire.
15:08C'est comme la fibre.
15:09Je ne veux pas devoir être dépendant de celui qui a la bande passante.
15:13Donc, je pense qu'on va devoir s'adapter.
15:16Donc, on va peut-être rentrer dans une croissance molle.
15:18On n'est pas à l'abri d'une bonne surprise.
15:20En fait, il faut aussi faire confiance à tous ces conglomérats asiatiques
15:25qui sont en train de s'adapter
15:26et à modifier les routes d'approvisionnement
15:29de manière assez symptomatique.
15:31Donc, de diversifier encore plus leurs sources d'approvisionnement.
15:36Donc, je ne suis pas trop inquiet à court terme.
15:39Je vois un impact évident sur les devises.
15:42Évident.
15:43Même le dollar qui était à 1,17 encore il y a quelques semaines,
15:46qui est à 1,14 versus l'euro.
15:49Mais je pense à la bataille thaïlandaise.
15:51Je pense à effectivement la roupie le Yen.
15:53Bon, il y a des impacts qui vont se faire sentir.
15:56Mais ce sera absorbé.
15:58Cette séquence ne peut pas durer éternellement.
15:59Et je vous dis, on est dans un contexte où il y a l'émis de terme.
16:02Donc, on est en train de négocier.
16:04On sent que le marché pourrait réagir favorablement
16:07ou au contraire se dire,
16:08bon, le pétrole pourrait durablement rester trop.
16:11Donc, ça a une source, là aussi, néfaste sur l'inflation
16:15qui serait importée dans ce cas-là.
16:17En plus de la transition énergétique,
16:19de tout ce qu'on vient de dire en préambule.
16:21Donc, restons vigilants sur les taux
16:24puisque tout le monde nous dit qu'effectivement,
16:26les grandes stratégies nous disent qu'on est dans un monde
16:27où les taux longs devraient rester élevés plus longtemps.
16:31Donc, plus longtemps, ça veut dire combien de temps ?
16:34Donc, là aussi, il faudra s'y adapter.
16:38Higher for longer.
16:39Ce higher for longer, là aussi, il va falloir s'y adapter.
16:42Autant que pour un ménage qui doit s'endetter,
16:46prendre des grandes décisions dans sa vie
16:48pour sa résidence principale, sa résidence secondaire.
16:50Est-ce qu'il est en capacité de faire face,
16:52là aussi, sur ses niveaux taux ?
16:53Maintenant, je suis d'une génération
16:55et je crois que tous ceux autour de la table
16:57ont connu des taux qui étaient déjà sur ces niveaux-là
17:00il y a 25-30 ans.
17:01C'est la politique de taux zéro
17:03des différentes banques centrales
17:05qui était exceptionnelle,
17:06qui était une parenthèse,
17:07mais qui a donné de tels biais comportementaux
17:08que ça dure encore aujourd'hui
17:10et que c'est ça qui grippe le marché de l'immobilier.
17:12Et de comportementaux,
17:13et il ne faut pas oublier que dans les hypothèses
17:15prises pour les valorisations
17:16dans tous les free cash flow models,
17:17là aussi, ça joue et ça va jouer
17:20à un moment donné où il faudra espérer
17:23des retours sur investissement dans l'IA.
17:25Et donc là, on va se retrouver
17:26à avoir là aussi des très grands gagnants
17:28et des cadavres.
17:30Alors, John, il est question de pétrole,
17:32il est question aussi de cuivre.
17:33J'allais vous dire,
17:36enfin, les cours du cuivre
17:37atteignent des niveaux records en ce moment.
17:39Je vous disais, enfin,
17:40parce que ça fait quand même des mois,
17:42voire des années,
17:42qu'on parle de l'électrification de l'industrie,
17:45évidemment de l'émergence de l'IA,
17:46que tout ça, ça s'alimente en électricité,
17:48que l'électricité, ça court dans des câbles en cuivre
17:51et pas que.
17:53Enfin, ça réagit.
17:54Qu'est-ce qui a provoqué cette forte hausse
17:56de ces derniers jours ?
17:58Ce n'est pas la spéculation.
18:00Alors, ça, c'est déjà pas mal.
18:01L'autre côté, c'est qu'on voit
18:03qu'on a un déséquilibre
18:04qui devient de plus en plus élevé
18:07entre une offre contrainte
18:10et puis une demande structurelle
18:12beaucoup plus forte.
18:12Et on vient d'apprendre,
18:15selon les projections,
18:16que la production minière mondiale
18:18pourrait reculer cette année
18:20pour la première fois depuis 2017.
18:22Donc, les raisons, il y en a plusieurs.
18:25On a la teneur des gisements
18:26qui devient de plus en plus faible.
18:27On a des difficultés au Chili.
18:30On a des perturbations en Indonésie,
18:32aux Républiques démocratiques du Congo.
18:37Et tous ces incidents, c'est pas rien.
18:40C'est 600 000 tonnes de production annuelle en moins.
18:43Et en face, évidemment, on a cette demande
18:46que vous venez de citer, Antoine,
18:48pour les réseaux électriques,
18:50les véhicules électriques, la défense,
18:52les data centers qui sont utilisés
18:55par l'intelligence artificielle.
18:57En plus, ce qu'il faut rappeler,
18:59c'est que si vous voulez redémarrer
19:01une mine de cuivre
19:03ou relancer une mine de cuivre,
19:05la moyenne, c'est 18 ans.
19:0718 ans, pas 18 mois, 18 ans.
19:11Vous imaginez bien qu'à ce niveau-là,
19:13en termes d'offres,
19:15c'est un peu compliqué.
19:17Et puis, à la fin,
19:18on a les droits de douane américains.
19:20Donc, lorsque vous additionnez tout ça,
19:23évidemment, ça explique pourquoi aujourd'hui
19:26on est sur des records sur le prix du cuivre.
19:30Hortense Lacroix, le cuivre, ça vous inspire ?
19:33Le cuivre, ça nous inspire
19:34parce qu'on n'est pas en train de spéculer
19:36sur est-ce que ce niveau-là est le maximum ?
19:38Est-ce qu'on va aller 10% plus bas la semaine prochaine ?
19:41Néanmoins, comme tu le disais,
19:43ça fait des années qu'on sait
19:44qu'on va vers une pénurie du cuivre.
19:45Et il y a quand même un certain nombre
19:47d'acteurs industriels.
19:48Alors, on n'est pas très riche en cuivre en Europe.
19:51On abolit donne marginalement.
19:53Mais on a quand même toute une chaîne d'acteurs
19:55qui sont dans le recyclage du cuivre,
19:58dans la purification du cuivre,
20:00dans des alternatives au cuivre.
20:02Et donc, effectivement, ça crée quand même aussi
20:04des opportunités d'investissement
20:05sur la partie peut-être la plus amont
20:08de la thématique de l'électrification de l'économie.
20:12Bon, et puis, autre thématique qui nous sort un petit peu
20:15la tête du guidon, de l'IA, de l'électrification, etc.
20:18Les bons vieux secteurs que jouent
20:19les bons vieux investisseurs américains.
20:21On sait que Warren Buffett a donc
20:22cédé les rênes de Berkshire à son fils.
20:27Premier gros investissement
20:28pour Berkshire Hathaway,
20:30c'est dans l'immobilier que ça se passe.
20:32Tout à fait.
20:32Et là, c'est intéressant.
20:34Je trouve très, très contrariant
20:36et très intéressant
20:37de par le moment et le sous-jacent.
20:39Donc, ce sont des promoteurs immobiliers.
20:41Il vient de racheter au début d'année
20:43pour 7 milliards,
20:45donc ce n'est pas non plus une petite structure,
20:46Taylor Morrison.
20:47Il a racheté récemment l'Enar,
20:50pareil, pour là aussi, près de 6 milliards.
20:52C'est de l'immobilier de luxe ?
20:54Non, pardon, c'est de l'immobilier résidentiel
20:56plutôt moyenne gamme.
20:58Donc, ce sont des maisons d'abord type Phoenix
21:00pour la première acquisition
21:03et plus moyenne gamme pour la seconde.
21:05Donc, on est dans un investisseur aujourd'hui
21:09qui trouve que...
21:11Alors déjà, il manque 4 millions de logements
21:13aux Etats-Unis,
21:14donc il y a un effet structurel
21:17et une tendance à jouer effectivement
21:19dans un moment du cycle hyper intéressant
21:21parce que les valorisations sont au plus bas.
21:23Techniquement, je me l'explique,
21:25les taux sont très élevés aux Etats-Unis.
21:27Donc, évidemment,
21:28quand vous avez acheté déjà une maison
21:29il y a 3-4 ans sur un taux à 3-4%,
21:32vous n'allez pas refinancer aujourd'hui
21:34à 6 ou 7%
21:35puisqu'on l'a dit tout à l'heure,
21:37le 30 ans américain est à presque 6,95%,
21:40si je ne m'abuse,
21:42presque 7%.
21:43Donc, il y a la volonté aujourd'hui de Warren
21:47de continuer à croire dans la maison Amérique,
21:50d'acheter des sociétés
21:51avec une grosse marge de sécurité
21:53parce que là aussi,
21:54il achète des dossiers
21:55qui, d'un point de vue,
21:57en valorisation très peu chers
21:59dans un cycle où plus personne n'en veut.
22:01Ça rappelle un peu
22:02ce qui pourrait se passer demain en France
22:03parce qu'on est dans un contexte électoral
22:05avec là aussi aucun grenelle de l'immobilier
22:08ou une décision prise
22:09alors qu'il manque.
22:10On a créé 267 000 logements
22:12cette année en France
22:13où il en avait fallu 450 000.
22:15Donc là aussi, on est en fort déficit
22:17structurel pendant des années.
22:19Donc, il nous manque aussi en France
22:21potentiellement un stock
22:21de 4 millions de logements.
22:23Donc, ça va faire les beaux jours
22:24de ces façonniers
22:26qui ont l'expertise de construire
22:28mais surtout d'avoir
22:29de la réserve foncière.
22:30Donc, celui qui fera la différence,
22:31c'est celui qui a du foncier,
22:32qui a pu acheter.
22:33Qui prend la décision aujourd'hui
22:34de lâcher du foncier aux Etats-Unis
22:36comme ici ?
22:36Ce sont les municipalités
22:37et les mairies.
22:39Aux Etats-Unis,
22:39on est en plein mid-terms.
22:41Voilà.
22:41Et en France, pareil,
22:43peut-être qu'il y a une paralysie
22:44des décisions
22:45qui pourraient faire
22:46les beaux jours de ces sociétés
22:47mais peut-être que dans un ou deux ans
22:48puisqu'on, là,
22:50on est un peu dans l'œil du cyclone
22:52sur certains dossiers.
22:53Je pense à Nexity
22:54qui a déjà vendu
22:56tous les bijoux de famille.
22:57Je pense à ICAD
22:58qui, là aussi,
22:59en phase d'attente
23:00sur la partie promotion
23:01ArcSync,
23:01une grosse foncière.
23:03Et ça renvoie à l'immobilier
23:04au sens plus large
23:05que sont les foncières.
23:06Côté, les Simon Property
23:08aux Etats-Unis
23:08se portent comme un charme.
23:10Les centres commerciaux
23:11ont des taux de remplissage
23:13exceptionnels.
23:13Unibuy,
23:14pareil,
23:15puisque Unibuy
23:16est un actif bicéphale
23:18entre l'Europe
23:19et les Etats-Unis
23:20avec des grandes cathédrales
23:21qui sont irreproductibles.
23:23Je veux dire,
23:24vous ne pouvez pas,
23:24demain,
23:25à nouveau avoir
23:26les deux temps
23:27à la Défense,
23:28le Châtelet,
23:30avoir...
23:30Ils ont le plus gros
23:31centre commercial d'Europe
23:32qui se trouve à Londres
23:33qui était en Westfield
23:34sans faire de publicité.
23:35Donc, si vous voulez,
23:36c'est très intéressant.
23:37Ils sont impactés
23:38naturellement par la hausse des taux
23:39parce que les taux de capi
23:40ont un impact
23:40sur les valorisations.
23:41Donc,
23:42toutes ces valeurs d'actifs
23:43Navepra prennent un coup,
23:45mais d'un autre côté,
23:46ce sont les plus grands aristocrates
23:47de la planète.
23:47Je m'explique.
23:48Elles continuent à distribuer,
23:50aujourd'hui,
23:50avec des décotes avérées
23:51entre 20 et 50 %,
23:53des taux de rendement
23:55entre 5 et 12 %.
23:57Donc, un Mercialiste
23:58vous donne du 11,
23:59un Carmilla vous donne du 10,
24:00un Clépierre vous donne du 6,
24:01un Nudibas
24:02il va vous donner du 6.
24:03Donc,
24:03si vous voulez,
24:04quand vous pouvez porter
24:05ces titres-là
24:06en pensant qu'ils ne sont pas
24:07trop pendettés,
24:08qu'ils ne seront pas trop chahutés
24:09sur leur structure bilancielle,
24:11considérons,
24:12chez Lévi Capital,
24:13que ce n'est pas inintéressant,
24:14mais avec une vision
24:16très long terme.
24:17Au moins 5 ans,
24:184-5 ans.
24:18Le portefeuille,
24:19valeur de rendement,
24:20etc.
24:20C'est du coupon assuré.
24:22Berkshire,
24:22l'action A,
24:23une des plus chères
24:24de Wall Street.
24:26757 500 dollars,
24:28on est en hausse
24:29de 0,18 %.
24:30John,
24:32on va terminer avec l'IA.
24:34Deux choses,
24:35il va falloir être rapide d'ailleurs.
24:37Alibaba,
24:39qui nous sort sa nouvelle carte graphique.
24:41Et puis,
24:42la Chine,
24:43qui regarde un petit peu de plus près
24:45les équipements de Broadcom
24:47pour l'infrastructure IA.
24:49Qu'est-ce qui se passe ?
24:51Alors,
24:51il se passe plusieurs choses.
24:53Je vais le faire vraiment rapide.
24:54C'est gentil, John.
24:55D'abord,
24:57effectivement,
24:58Alibaba,
24:59qui a dévoilé sa puce,
25:01la Zengwu V900,
25:03c'est la plus puissante de Chine,
25:05trois fois plus performante
25:07que la génération précédente.
25:08Alors,
25:09elle ne va pas aussi vite,
25:09entre guillemets,
25:10qu'elle n'a pas autant de capacité
25:12que celles,
25:15les américaines,
25:16mais on voit qu'on est en train
25:17d'essayer de trouver sa dépendance
25:20face aux processeurs américains.
25:22Ça, c'est sûr.
25:23Deuxième des choses,
25:24sur Alibaba,
25:25qui est aussi très intéressant,
25:26c'est qu'Alibaba commence à ouvrir
25:30ses premières régions cloud en Europe.
25:34Et donc,
25:34on a,
25:35d'une certaine manière,
25:36le loup dans la bergerie.
25:38On se souvient qu'il n'y a pas très longtemps,
25:40l'ancien patron,
25:41Stellantis,
25:41disait,
25:42il ne faut surtout pas mettre des taxes
25:43aux véhicules,
25:44aux voitures chinoises,
25:45parce qu'ils vont venir construire
25:47des usines en Europe.
25:48Eh bien là,
25:49c'est la même chose avec le cloud.
25:51Et donc,
25:53Alibaba veut absolument rapprocher
25:55la puissance de calcul
25:56de ses clients.
25:58Et on voit que de plus en plus,
26:00eh bien,
26:00ils tissent leur toile,
26:02qu'on le veuille ou non.
26:04Et l'autre chose,
26:05qui a aussi un rapport,
26:06d'une certaine manière,
26:07c'est que vous avez la Chine,
26:08effectivement,
26:09qui examine,
26:11c'est eux qui le disent,
26:13les équipements de Broadcom
26:14dans la stratégie,
26:16dans leur stratégie nationale
26:18en matière d'intelligence artificielle.
26:21Alors,
26:21ils ne s'intéressent pas
26:21aux puces de Broadcom,
26:23mais plutôt
26:24à ces commutateurs réseau.
26:26Vous avez ceux
26:27qui sont essentiels
26:28pour relier
26:29entre les serveurs
26:30et les accélérateurs
26:31d'un data center,
26:32d'un centre de données
26:33d'intelligence artificielle.
26:35Donc,
26:36ici,
26:36on est aussi,
26:37à nouveau,
26:39dans cette vision
26:40que les Chinois,
26:42eh bien,
26:43prennent de plus en plus
26:44d'expansion
26:45et les Chinois
26:46regardent à deux fois
26:47sur les acteurs étrangers,
26:49en l'occurrence américains,
26:51qui exploitent chez eux.
26:53Et ça,
26:53il faut le regarder,
26:54ça va être une tendance
26:55ces prochaines semaines,
26:56ces prochains mois,
26:57ces prochaines années.
26:58Et ça,
26:59c'est un des premiers signaux,
27:00d'une certaine manière,
27:01qui nous vient d'Alibaba
27:03et du gouvernement chinois.
27:04Et ça nous remet les choses
27:06en perspective.
27:07D'un côté,
27:07les États-Unis
27:08qui font feu de tout bois
27:09pour augmenter leur capacité,
27:11leur puissance,
27:12et la Chine
27:12qui va plutôt
27:13aller regarder du côté
27:14des marchés
27:15dont elle a une proximité
27:17naturelle
27:17pour se rapprocher.
27:19Et ça,
27:19c'est effectivement
27:20très intéressant.
27:21Demain et après-demain,
27:23l'intelligence artificielle
27:24qui sera à la une
27:25sur BFM Business
27:26grâce à l'AIM,
27:28l'événement
27:29Intelligence Artificielle
27:30de Marseille.
27:31Donc demain jeudi
27:33à 9h30 en direct,
27:35on aura les experts
27:36de l'intelligence artificielle
27:37avec Anthony Morel.
27:38à 19h,
27:39Techco,
27:40la quotidienne,
27:41François Sorel.
27:42Tout sera délocalisé
27:43là-bas à Marseille
27:44pour l'AIM.
27:44Et puis,
27:45débat dans le cadre
27:46de la présidentielle
27:47qui sera diffusée
27:48sur notre antenne
27:49de 12h à 14h.
27:51Ce sera vendredi,
27:52présenté par
27:53Brigitte Boucher,
27:55Bruno Jeudy
27:56et Rémi Buzine.
27:57Merci en tout cas
27:58d'avoir écouté
27:59cette nouvelle édition
28:00du USA Today.
28:02Olivier Lévy,
28:03Lévy Capital Partners
28:04était avec nous en direct.
28:05Merci beaucoup.
28:06En retorce la croix
28:08de Montpensier Arbevel
28:09et évidemment
28:10John Plassard
28:11de Cité Gestion.
28:12Je vous retrouve demain
28:13pour une nouvelle édition
28:14et tout de suite
28:15BFM Bourse.
28:17USA Today
28:18sur BFM Business
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