- il y a 4 semaines
Ce mercredi 9 septembre, retrouvez le replay de l'émission USA Today présenté par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.
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00:00BFM Business, 15h30, 16h.
00:07USA Today, Antoine Larigauderie.
00:11C'est votre demi-heure exclusive de contact direct avec Wall Street, dès l'ouverture.
00:17C'est que sur BFM Business que vous avez ça, c'est USA Today.
00:20On va parler marché, on va parler Dow Jones, on va parler Nasdaq,
00:24on va parler politique américaine, politique économique, politique tout court aussi, ça va ensemble.
00:29On va parler intelligence artificielle, menu très riche encore une fois pour cette édition,
00:34dans des marchés qui d'ores et déjà s'annoncent plutôt en baisse.
00:37C'est la tonalité des marchés aujourd'hui, avec un sujet à la une, qui reste quand même le pétrole.
00:42Ça y est, le Brent a renoué tranquillement avec les 100 dollars.
00:46Alors est-ce que ça va changer le paradigme ?
00:48On a l'impression de cycles quand même ultra courts,
00:51avec pour régime bien sûr les tensions géopolitiques entre les Etats-Unis et l'Iran, mais pas que.
00:57On a beau dire, 20% du pétrole mondial passe par le détroit d'Ormose,
01:01il y a 80% du pétrole mondial qui passe par ailleurs.
01:03Mais ailleurs, il se passe d'autres choses et il y a d'autres types de tensions,
01:07d'autres types d'effets induits, en particulier l'inflation,
01:10qui reste quand même difficile à gérer, aussi bien du côté des Etats-Unis que du côté européen.
01:15On le verra demain, notamment avec une action sur les taux très attendue de la part de la BCE.
01:19D'autres sujets en cours et notamment les déséquilibres en matière de change,
01:22avec Scott Bessent, le secrétaire américain au Trésor, qui joue les fiers à bras,
01:26qui prend les marchés au défi, qui dit « c'est moi le maître du casino ».
01:30On va en reparler, parce que là, ça va quand même très très loin cette affaire.
01:33Et ça concerne un des points chauds des marchés qui nous avaient tenus en haleine tout l'été,
01:39et ça continue quand même, c'est les effets induits yen-dollar.
01:43Très important.
01:45Et puis, il se passe aussi des choses du côté de l'intelligence artificielle,
01:48avec des propos quand même très inquiétants de la part de certains responsables clés,
01:54du côté des architectes de l'intelligence artificielle,
01:57dont certains font un petit peu sécession et décident de quitter OpenAI d'ailleurs.
02:01Beaucoup de choses qui se passent, et évidemment, on va en parler pendant toute cette demi-heure.
02:06Alors, un petit coup d'œil sur cette ouverture à Wall Street,
02:09avec des indices qui sont en baisse, sans trop de surprises,
02:12moins 0,43% pour le Nasdaq en ce moment.
02:16Le Dow Jones, moins 0,57% à l'instant.
02:21L'ouverture est toute fraîche, toute chaude.
02:23Et le S&P 500, lui, perd 0,3%.
02:27Et puis, je vous l'ai dit, la nouvelle du jour, c'est quand même le pétrole,
02:30le Brent de Mer du Nord qui renoue avec les 100 dollars.
02:34USA Today, c'est parti !
02:37USA Today, sur BFM Business.
02:42Et en direct, en plateau avec nous, Wilfrid Galland, mon pensier Arbevel.
02:47Bonjour Wilfrid.
02:48Bonjour Antoine.
02:49Et puis aussi, Xavier Orvas de Carmignac.
02:51Bonjour.
02:52Bonjour Antoine.
02:52Évidemment, un bon USA Today ne serait pas un bon USA Today,
02:57sans notre grand témoin de l'actualité boursière américaine.
03:00John Plassard, cité gestion.
03:01Bonjour John.
03:02Bonjour Antoine.
03:04Donc, 100 dollars le pétrole Brent, on l'a touché, c'était en fin de matinée,
03:10et du coup, on a beaucoup de mal à renouer avec des niveaux un petit peu plus raisonnables.
03:15Il est évident que c'est l'actualité majeure du jour.
03:18Le pétrole qui cote à 100,67 dollars, très exactement sur le Brent,
03:22mais aussi à 95,70 dollars du côté du brut léger américain.
03:26Les prix s'envolent à la pompe, le prix du galon aux États-Unis.
03:29Donc, on est à nouveau en phase de stress énergétique.
03:33Oui, clairement.
03:36100 dollars, en fait, c'est un seuil psychologique,
03:38mais si on regarde depuis le début de l'année,
03:41le prix du baril a progressé de 60%.
03:47Donc, imaginez toutes les conséquences, on va en parler, bien évidemment,
03:50mais on n'en parle pas assez.
03:51On parle d'un chiffre, mais on ne parle pas de la progression, 60%.
03:54Aujourd'hui, il y a plein de nervosité.
03:57La nervosité sur le marché, c'est que les Américains ont touché un point crucial en Iran,
04:04qui est l'île de Karg.
04:05L'île de Karg, on en a parlé ensemble il y a quelques semaines de ça.
04:08C'est une île qui assure le chargement d'environ 90% des exportations iraniennes de pétrole.
04:16Donc, si on touche à ça, on touche aussi à l'offre.
04:20Et lorsqu'on touche à l'offre, bien évidemment, les prix s'envolent.
04:25C'est ce qu'on voit.
04:26Et on a l'impression, et ça change un peu d'habitude,
04:31que cette perturbation, je ne sais pas si on peut l'appeler perturbation,
04:34ou ce franchissement de seuil de 100 dollars,
04:37eh bien, pourrait être plus durable.
04:38Pourquoi ? Parce qu'on n'a pas encore entendu le président américain dire que tout allait bien,
04:44dire qu'on était sur un accord,
04:46et entendre que Oman et l'Iran étaient en négociation.
04:50Donc, on a l'impression qu'il n'y a plus rien en face pour faire baisser le prix du
04:55baril.
04:57Bien évidemment, vous l'avez dit, on a la réunion de la Banque Centrale Européenne demain,
05:01mais on a aussi les prix à la production.
05:04Je répète, les prix à la production qui dépendent, pour certaines matières,
05:10pour certaines entreprises, du prix du baril de pétrole,
05:15qui était en début d'année à 60 dollars et qui est à 100 dollars.
05:20Et évidemment, cerise sur le gâteau, vendredi, vous avez l'inflation CPI
05:26qui pourrait aussi être influencée par la hausse du prix du baril
05:31et bien évidemment, la réserve fédérale américaine la semaine prochaine.
05:36Donc vraiment, tout le monde se focalise là-dessus.
05:39On ne parle plus de contraction des marges, on ne parle plus de ça.
05:43On parle d'un stress permanent, d'une certaine nervosité
05:46qu'on n'a pas connue ces dernières semaines parce qu'on anticipait
05:50que demain, ça irait mieux.
05:52Mais pour l'instant, il n'y a pas de grandes personnes
05:56pour nous rassurer de ce qui est en train de se passer
05:59dans ce détroit de Hormuz et surtout sur l'île de Cargo.
06:02D'ailleurs, John, je reprends un des mots que vous employez
06:06dans votre intervention là.
06:07Vous nous disiez, c'est vrai qu'on n'a pas entendu Donald Trump dire ceci, ceci.
06:12Mais c'est vrai que ça fait quand même quelques jours qu'on ne l'entend pas ce monsieur.
06:15Vous ne trouvez pas ça étrange ?
06:17Il n'a rien tweeté, il n'a rien de spécial.
06:22Exactement.
06:22Alors, il a dit qu'il ferait, il a dit une petite phrase.
06:26Alors, on l'a peut-être moins entendu, mais dans les journaux américains,
06:30ça fait un peu de bruit.
06:31Comme quoi, le prix de l'essence allait baisser aux États-Unis.
06:34Alors, ça n'a pas vraiment rassuré la population qui, lorsqu'elle regarde les journaux,
06:39voit qu'on est à plus de 100 dollars le baril.
06:42Il faut juste rappeler une chose, Antoine, c'est que même si les États-Unis
06:46sont producteurs de pétrole, l'or noir, le pétrole, est international.
06:55Le prix est international.
06:56Ce n'est pas parce que les Américains ont produit que, évidemment,
06:59le prix sera différent.
07:00C'est pour ça qu'aujourd'hui, on est au-delà de ce seuil psychologique
07:03des 4 dollars le gallon aux États-Unis et qu'on a l'impression,
07:08et vous l'avez dit très justement, Donald Trump parle beaucoup moins
07:11qu'il n'y a pas vraiment de solution à court terme.
07:15Parce que les négociations, et on ne peut même pas parler de négociations,
07:19sont totalement au point mort.
07:22Et je répète, normalement, on avait ce maigre espoir de discussion,
07:26donc pas de négociation, de discussion entre Ouban et l'Iran,
07:30et là, on ne les a plus du tout.
07:31Oui, c'est-à-dire que là, à très court terme,
07:33ils sont plutôt occupés à se taper dessus, à grands coups de missiles.
07:37Donc, Xavier Horvath, this time is different.
07:40Cette pointe du pétrole, elle a quelque chose de différent,
07:44désormais, dans votre esprit ?
07:46Oui, il y a une chose importante qu'il faut signaler,
07:49c'est que le pétrole iranien, il était acheté et raffiné par les Chinois,
07:54en quasi-totalité.
07:55Les Chinois, qui d'ailleurs, n'appliquent pas les sanctions américaines.
07:58C'est pour ça que les sanctions américaines sont ineffectives.
08:01Ça veut dire quoi ?
08:01Ça veut dire que Xi Jinping est la personne qui a le pouvoir de forcer la paix,
08:07de forcer les négociations.
08:09Et donc, c'est pour ça que la rencontre entre Trump et Xi Jinping,
08:12qui va avoir lieu dans 15 jours, le 23 septembre aux États-Unis,
08:15va être très importante, elle va porter essentiellement là-dessus.
08:18Et une chose aussi que les gens oublient un petit peu,
08:21c'est que les Chinois, juste avant la guerre en Iran,
08:24juste avant la guerre qui a commencé le 1er mars,
08:28avaient acheté énormément de barils de pétrole.
08:30Ils s'étaient constitués des réserves pétrolières stratégiques considérables.
08:34Les chiffres, comme toujours avec la Chine, on n'est jamais vraiment sûrs.
08:38Les estimations qu'on a faites, c'était à peu près 1 500 milliards de barils de pétrole.
08:44Ce qui veut dire que le détroit d'Ormouz fermé, pour la Chine,
08:50ce n'était pas trop grave si ça durait moins d'un an, voire même dix mois.
08:56C'est-à-dire qu'à partir de décembre, janvier, l'année prochaine,
08:59ça peut être problématique.
09:00Donc on attend quand même un geste de la Chine,
09:04et ce sont eux qui, à mon avis, auront le dernier mot.
09:08Wilfried, une inquiétude particulière concernant tout ce qui est en train de se passer sur le marché pétrolier ?
09:14Le pétrole, c'est toujours un indicateur de nervosité.
09:17Et donc effectivement, il faut le prendre comme tel.
09:21Néanmoins, le monde est aujourd'hui beaucoup moins dépendant du pétrole qu'il l'était,
09:26beaucoup plus efficace énergétiquement.
09:29Et l'impact direct du pétrole sur l'économie, y compris d'ailleurs sur les chiffres d'inflation,
09:36est beaucoup bien inférieur à ce qu'il était il y a ne serait-ce que 20 ou 25 ans.
09:44Néanmoins, ce qu'il faut regarder, ce sont les produits dérivés du pétrole.
09:48C'est-à-dire que ce qu'on voit, c'est une envolée des prix,
09:52en particulier des dérivés qui sont ceux, finalement, avec une marge relativement faible,
09:59comme le fioul lourd pour les navires de fret.
10:03Et là, il y a un impact direct sur les coûts de l'économie.
10:08Le kérosène aussi, sans doute.
10:10En fait, le kérosène un peu moins, parce que le kérosène, c'est un produit à forte marge.
10:14Donc en fait, tant qu'il y a de la possibilité de faire du kérosène,
10:19les compagnies font du kérosène.
10:21Par exemple, le diesel, il n'y en a pas tant que ça.
10:24Et là aussi, on avait directement des raffineries qui étaient spécialisées dans le diesel en Russie
10:31et qui sont pris quelques petits dessins de drone.
10:33Et donc, ça marche beaucoup moins bien, maintenant, forcément.
10:36Les prix sont très, très fortaux au diesel.
10:39Et donc, les prix du diesel aux Etats-Unis, c'est un vrai sujet, on y reviendra,
10:43parce que c'est un sujet à la fois économique, un sujet pour l'agriculture,
10:48un sujet pour le transport, un sujet pour les mines.
10:50Mais c'est aussi, peut-être même surtout aujourd'hui, un sujet politique,
10:54parce que justement, quand vous voyez ces trois secteurs-là,
10:56ce sont des secteurs qui sont extrêmement sensibles pour l'électorat de Donald Trump.
11:01Quand vous regardez les cantons républicains, les comtés républicains,
11:04pas les cantons, les comtés républicains,
11:06en fait, l'économie de ces comtés est une économie qui est très axée, justement,
11:10sur l'agriculture, sur les mines, sur le transport.
11:14Vous regardez, par exemple, la Californie, au nord de la Californie,
11:17vous avez des comtés qui sont républicains.
11:19On ne sait pas trop, mais en fait, ce sont les comtés les plus agricoles.
11:22Là, aujourd'hui, vous avez des poussées du diesel extrêmement fortes dans ces pays,
11:27dans ces comtés, en plus en Californie, avec des taxes très importantes.
11:30Là, ça pose un énorme problème, et un problème politique.
11:33Donc là, effectivement, il va falloir suivre,
11:34parce qu'on est dans une séquence un peu compliquée,
11:39à la fois pour les républicains et peut-être aussi pour le pays.
11:41John, on va passer à...
11:43Celle-là, elle ne vient pas de Trump.
11:45Elle vient de Scott Besant, le secrétaire américain au Trésor,
11:49qui réagit à toute l'agitation qui nous tient en haleine depuis l'été.
11:52C'est-à-dire qu'on sent des interventions conjointes,
11:56à la fois des autorités américaines, mais aussi de la Banque Centrale japonaise.
11:59Ça, c'est plus traditionnel.
12:00Pour contrer la faiblesse du Yen,
12:02on était arrivé à un seuil d'intervention
12:04qui se situait du côté des 160 Yen pour un dollar.
12:08Là, les choses vont quand même un petit peu mieux.
12:10Après une série d'interventions répétées,
12:12on est descendu du côté des 153.
12:14Et demander de réagir à ça,
12:17Scott Besant joue vraiment les fiers à bras
12:20et bombe le torse en disant
12:22« De toute manière, les traders, je vous mets au défi,
12:24je craigne des gains, comme on dit à Marseille.
12:27C'est moi le tenancier du casino. »
12:30Alors, bon, au-delà de la question
12:32« Est-ce qu'un secrétaire au Trésor américain devrait parler comme ça ? »
12:37Est-ce qu'il y a une sorte de rhodomontade
12:39qui traduit un petit peu l'état d'esprit des autorités américaines ?
12:43C'est-à-dire « Ouais, mais c'est nous les plus forts, alors qu'en vrai, on n'emmène
12:46pas large. »
12:49Alors, ça a un mot, c'est le délit d'initier, Antoine.
12:55Qu'est-ce qu'a dit Scott Besant ?
12:59Alors, vous l'avez dit, il a défié les marchés de parier contre le Yen
13:03et il a affirmé connaître suffisamment les intentions de la Banque du Japon
13:10et des autorités japonaises pour avoir un avantage informationnel.
13:17Alors, ça, c'est absolument extraordinaire.
13:20C'est-à-dire qu'on parle bien des États-Unis
13:23qui connaissent les intentions d'un autre pays
13:26qui sont, soi-disant, totalement indépendants.
13:30Donc, le message est assez clair.
13:31Vous avez Washington qui soutient activement un Yen plus fort
13:35en coordination, on l'a dit, avec notamment la ministre japonaise des Finances.
13:41Et puis, eux préfèrent une voire deux hausses de taux de la Banque du Japon
13:45à des interventions répétées.
13:48On sait que ces interventions ont coûté cher.
13:50On a eu une intervention record du Japon
13:53qui a mobilisé près de 100 milliards de dollars
13:56entre fin juillet et puis fin août.
13:59Et évidemment, on est dans une situation où la Banque du Japon,
14:04il est vrai avec une inflation qui s'envole au Japon,
14:07ce qu'on n'avait pas vu avant,
14:08mais la Banque du Japon va monter ses taux la semaine prochaine.
14:12Et donc, effectivement, on est ici dans une situation
14:17où j'ai failli dire l'économie américaine est fragilisée,
14:21pas vraiment pour l'instant,
14:23mais on sait que les Japonais,
14:25et on en a parlé ensemble, Antoine,
14:26les Japonais sont les plus gros détenteurs de la dette américaine.
14:31D'abord, il y a les Américains,
14:32puis après, il y a les Japonais.
14:34Évidemment, le risque pour défendre un Yen qui baisserait
14:39serait de voir les Japonais vendre les trésuries
14:42pour essayer de défendre leur monnaie,
14:44ce que ne veut absolument pas Scott Besson.
14:47Donc, on est vraiment dans une situation de délit d'initié.
14:51Le mot a l'air fort, mais il l'est, c'est une véritable chose.
14:55Le secrétaire d'État américain connaît les intentions
15:00de la Banque du Japon et du gouvernement japonais.
15:02Je crois que c'est vraiment quelque chose d'assez incroyable
15:06et qui est quasiment du jamais vu dans le monde économique.
15:12Délit d'initié, manipulation de marché.
15:16Wilfried Galland, au-delà d'imaginer Scott Besson en costard rose
15:22en train d'exploser dans sa voiture façon Casino de Niro.
15:29Jusqu'où ça va aller ?
15:30Parce qu'on a Donald Trump d'un côté,
15:32maintenant on a Scott Besson qui s'y met à parler à tort et à travers.
15:36Il y a encore dix ans, on se prenait dix ans de prison.
15:39Il y a la SEC qui nous tombait dessus, la justice fédérale, etc.
15:44Là, on arrive à un niveau d'impunité et de n'importe quoi qui est stupéfiant.
15:49Oui, l'impunité, c'est vraiment ce qui caractérise ce deuxième mandat.
15:53Parce qu'on n'en est vraiment pas à la première manipulation de marché
15:56ni au premier délicieux.
15:58Quand on voit un certain nombre de transactions sur le marché américain,
16:02on n'a aucun doute sur le fait que même Donald Trump ne se cache pas
16:06d'utiliser les informations qui sont à sa disposition.
16:10Alors effectivement, ça c'est inquiétant.
16:13Moi, ce qui me paraît, si je prends un pas de recul,
16:17ce qui me paraît encore davantage inquiétant,
16:21c'est le fait que désormais, il y a un enjeu sur les devises.
16:26Et quand on commence à rentrer dans...
16:29Voilà, à tritouiller dans les enjeux de devises,
16:32on sait que, un, ça marche assez rarement dans le sens qu'on souhaite.
16:37Le marché des devises est un marché extrêmement complexe
16:40et même pour des banquiers centraux,
16:43autant s'assurer que l'euro soit intègre.
16:48Ça, c'est bon, mais les faire bouger dans un sens ou dans l'autre,
16:52c'est très compliqué.
16:53Il n'y a qu'à demander à la Banque Nationale de Suisse.
16:55Ils n'y arrivent pas.
16:57Et puis, dès qu'on commence à toucher la parité monétaire,
17:03les ennuis sont jamais très loin.
17:05C'est-à-dire que tant que les parités monétaires sont stables,
17:08on peut considérer qu'il n'y a pas de très gros soucis encore
17:11dans l'économie mondiale.
17:12Si on commence à essayer de dire qu'il faut absolument les toucher,
17:16là, on peut se retrouver dans une situation
17:18où on ne maîtrise plus tout ce qu'on a mis en branle.
17:21Probablement que Xavier a beaucoup d'anecdotes sur ce sujet-là
17:23parce que sur les marchés émergents,
17:25les devises, c'est vraiment un point essentiel.
17:29Justement, c'est vrai, j'ai oublié de préciser,
17:31mais vous êtes spécialiste des marchés émergents,
17:33je suis carrément à Xavier.
17:35C'est vrai que ces interventions de la Banque du Japon,
17:37quand le Yen est à 150, 160,
17:40je dirais presque, pour grossir le trait, ça fait partie du folklore.
17:43On a vu ça ces dernières décennies, etc.
17:46Maintenant, attention, là, il s'agit d'interventions
17:48qui en plus sont concertées depuis cet été avec les autorités américaines.
17:52Et on est face à un problème,
17:54à une sorte de possible réaction en chaîne
17:56qui pourrait faire très, très mal aux États-Unis.
17:59Oui, et puis qui ont des effets secondaires, tertiaires,
18:02qui pourraient être considérables.
18:03Moi, ça fait 25 ans que je travaille sur les marchés émergents.
18:05Quand je vois un marché émergent, je sais le reconnaître.
18:08Et là, les États-Unis, la gouvernance économique des États-Unis,
18:11ça me fait penser à un pays émergent.
18:12C'est-à-dire que Trump, il raconte un peu n'importe quoi vendredi,
18:16il a encore fait un tweet en disant
18:17« Je vais augmenter les tarifs si la Fed ne baisse pas ses taux. »
18:21Oui, il n'y a absolument aucun sens.
18:23La pression sur l'indépendance dans la Banque centrale,
18:27c'est un des sujets majeurs sur les pays émergents.
18:29Là, ce qu'ils font depuis quelques semaines,
18:31ce qu'ils ont fait cet été,
18:32les interventions d'abord sur leur propre marché obligataire,
18:36puis sur le Yen,
18:37c'est digne de ce que faisaient Erdogan, le Brésil.
18:41On attendrait ça d'un pays comme l'Argentine, la Turquie,
18:44et pas des États-Unis.
18:46Donc la gouvernance, il y a un manque d'orthodoxie
18:48qui fait qu'il y a un problème de crédibilité sur le dollar.
18:50Et d'ailleurs, il y a une chose qui est intéressante,
18:52c'est que le dollar est très très faible aujourd'hui,
18:54alors que le pétrole a 100 dollars, normalement.
18:57Nous, en Europe, dans la zone euro,
18:59on est net importateurs d'énergie.
19:01Eux, ils ne le sont pas.
19:02Donc normalement, c'est positif pour le dollar,
19:05c'est négatif pour l'euro-dollar.
19:06Je pense qu'il y a aujourd'hui
19:07une vraie crise de confiance sur le dollar.
19:10Et donc on voit les obligations
19:12et la devise qui se font attaquer en même temps.
19:14Voilà, c'est exactement classique d'un pays émergent.
19:16Et c'est ce que j'allais vous dire,
19:18c'est que ça pourrait être pire dans le sens où,
19:21voilà, pour l'instant, ça ne déborde pas trop.
19:24On a vu l'or aussi qui, quand il remonte,
19:27c'est que c'est aussi un témoin d'une forme de crédibilité du dollar.
19:31Le cuivre aussi, qui a fait un plus haut historique.
19:32Le cuivre, bien entendu.
19:33Le cuivre qu'on surnomme Dr. Copper,
19:36parce que ça vous donne la température un petit peu.
19:38Le cuivre a fait un plus haut historique.
19:40Donc voilà, il y a une vraie défiance contre le dollar.
19:43Et ça, on le voit aussi avec les flux des banques centrales
19:48et le nombre de fois où...
19:49Et comme disait Wilfried à l'instant,
19:52vous Antoine,
19:53il va y avoir des effets secondaires et tertiaires.
19:56Donc, par exemple, un truc tout con,
19:58mais pour les émergents qui est important,
20:00c'est les carry trade japonais.
20:01Oui, si maintenant les Japonais,
20:02ils ont des taux d'intérêt à 20-30 ans
20:04qui sont assez élevés aujourd'hui,
20:05si on leur dit, voilà, on va avoir 4% sur le Yen
20:08et le Yen va se renforcer,
20:10puisque de toute manière,
20:10il y a des interventions importantes,
20:13ils n'ont plus aucune raison d'avoir des carry trade,
20:15c'est-à-dire de déployer des capitaux
20:17pour acheter des trésoreries américaines.
20:19Et donc, on peut voir les particuliers japonais
20:21vendre les trésoreries américaines
20:24et donc la pression sur le dollar peut revenir
20:26et puis sur les devises émergentes aussi.
20:28Donc, en fait, je pense que Bessent,
20:29aujourd'hui, il fait le malin.
20:32Il est fait, lui en donner raison pour l'instant,
20:34mais c'est vrai qu'il faut faire attention,
20:36on peut avoir des mauvaises surprises.
20:37Parce que j'allais vous dire,
20:39je vous disais tout à l'heure,
20:40ça fait un peu partie du folklore,
20:41on a vu que c'était rarement efficace,
20:43en plus, ce genre d'intervention,
20:44surtout quand c'est fait de manière aussi
20:48à découvert, quoi.
20:50Obvious, tout le monde le voit
20:51et c'est presque même déclaré par une dépêche.
20:54C'est quand on intervient,
20:56quand on est banque centrale
20:57et qu'on intervient en faveur de sa monnaie,
21:00généralement, là, pour l'instant,
21:01à court terme, ça tient,
21:02mais ça va instiller des tendances longues
21:04qui ne sont pas bonnes.
21:05Les Etats-Unis, c'est que le point de départ,
21:07quand même, quand ils sont arrivés,
21:09cette administration était quand même très solide
21:11et ils ont l'intelligence artificielle,
21:12Nvidia, toutes ces choses-là.
21:13Ça sauve les Etats-Unis.
21:14Et plein de porte-avions.
21:16Et toujours les porte-avions.
21:18Et toujours les porte-avions, Wilfried.
21:21Ça reste une maxime de marché,
21:22il faut se l'aggraver.
21:23Celui qui a raison,
21:24c'est celui qui a le plus grand nombre
21:25de porte-avions.
21:27On va parler...
21:28Tiens, intelligence artificielle.
21:29John, alors, il se passe des choses curieuses,
21:33pour ne pas dire flippantes,
21:35du côté de l'intelligence artificielle.
21:37Mais, on va commencer par les bonnes nouvelles.
21:39OpenAI nous dit avoir résolu
21:41un problème de maths extrêmement complexe
21:45et en quelques jours.
21:46Qu'est-ce que c'est ?
21:48Alors, c'est les problèmes
21:50qu'on appelle de Navier-Stokes.
21:51C'est ce qu'on appelle
21:53les sept problèmes du millénaire
21:55qui sont sur l'air, l'eau,
21:58les turbulences, l'aérodynamique
22:00et puis la mécanique des fluides.
22:02Et ce qui est assez intéressant,
22:04c'est que si vous, Antoine,
22:06vous arrivez à résoudre ce problème,
22:08on vous donne un million de dollars.
22:10Et en fait, OpenAI vient d'affirmer
22:13avoir résolu en quelques jours
22:16le volet de Navier-Stokes
22:19sur la dynamique,
22:21le comportement des fluides.
22:23Alors, qu'est-ce que OpenAI a fait
22:27très concrètement ?
22:28Ils ont mobilisé environ 10 000 agents
22:31d'intelligence artificielle en parallèle
22:34et ils l'ont fait travailler
22:36pour avoir la résolution en 88 heures.
22:40Et après, il y aura une autre
22:41intelligence artificielle
22:42qui a vérifié que c'était bien juste
22:44en 17 heures.
22:46Alors, évidemment, OpenAI n'a pas demandé
22:48son million de dollars
22:49et il faut rester assez prudent
22:53parce qu'on doit encore avoir
22:56un comité de mathématiciens
22:58qui doit déterminer
22:59si ça a véritablement été résolu ou pas.
23:03Et évidemment, il y a tout le temps
23:04des controverses, vous savez,
23:05dans ce type de résolution de problème,
23:08c'est qu'en fait,
23:10il y a des mathématiciens
23:11qui disent que OpenAI
23:13aurait utilisé des anciennes données,
23:16la data, les data, la big data
23:21qui avait été publiée une fois
23:23sur la résolution d'un de ces problèmes
23:25pour améliorer et pour trouver une solution.
23:29Donc, c'est assez intéressant
23:31parce qu'on voit ici
23:32qu'il y a des problèmes millénaires,
23:34je dirais, c'est le cas de le dire,
23:35qui peuvent être résolus
23:37à travers l'intelligence artificielle
23:39et surtout, ce qu'on voit,
23:40c'est que de plus en plus,
23:42on pourra résoudre des choses,
23:43notamment dans la médecine
23:45où là, on parle de choses très concrètes
23:47et dans l'énergie,
23:49plein de choses comme ça
23:49et donc, vous l'avez dit,
23:52là, c'est le verre à moitié plein
23:54qu'il faut regarder.
23:55Oui, parce que du côté flippant de la chose,
23:57alors déjà, il faut rappeler
23:58un truc quand même
23:59qui s'est passé il y a quelques semaines
24:01et qui a fait froid dans le dos
24:03à tout le monde.
24:04En gros, il s'est passé
24:06chez Hugging Faces
24:08qui a été racheté récemment par NVIDIA
24:10une catastrophe absolue
24:13très liée à ses rapports avec OpenAI.
24:17Je m'explique, en gros,
24:18une intelligence artificielle
24:20a commencé à boutiquer
24:22une attaque, un hack
24:24contre elle-même.
24:26C'est arrivé aux alentours
24:28de la date anticipée fictive
24:31dans Terminator 2
24:33de la prise de conscience
24:34de Skynet de lui-même.
24:36Bon, la coïncidence était assez drôle,
24:38mais enfin, globalement,
24:39on se retrouve face à des grands architectes
24:42de l'intelligence artificielle
24:44qui disent que l'intelligence artificielle
24:46peut œuvrer contre elle-même
24:47et peut même œuvrer contre l'homme.
24:49La preuve d'anciens responsables
24:52d'OpenAI et d'Entropic
24:53ont décidé de démissionner,
24:55craignant justement
24:56que les systèmes qu'ils inventent
24:58soient capables de détruire l'humanité.
25:01Oui, Jacob Coxon, notamment,
25:03qui a dit qu'effectivement,
25:06il dénonce notamment
25:08une course au progrès,
25:11d'une certaine manière.
25:13Il juge assez irresponsable
25:14qu'on ait une intelligence artificielle
25:16qui est capable de s'améliorer
25:18elle-même.
25:19Vous l'avez dit, Terminator.
25:21Donc, les machines prennent le pouvoir.
25:23Donc, évidemment,
25:23ça me fait froid dans le dos.
25:24On imagine que Arnold Schwarzenegger
25:27va débarquer sur BFM Bourse
25:30et on est dans une situation...
25:32Il a toujours dit qu'il reviendrait.
25:35Exactement.
25:36Il va revenir aujourd'hui.
25:37Et en fait,
25:37on parle de superintelligence
25:39et il faut absolument...
25:42Et ça, c'est le message
25:43de cet ancien ingénieur,
25:45vous l'avez dit,
25:45d'Entropic et OpenAI.
25:46Donc, ce n'est pas n'importe qui.
25:48Il faut maintenir ses systèmes
25:50sous contrôle.
25:52Et ça, c'est encore assez incroyable
25:55parce qu'il estime
25:56qu'OpenAI sous-évalue un peu le risque
25:59tandis qu'Entropic le reconnaît davantage.
26:03Donc, on n'est plus dans la théorie.
26:06On n'est plus à Hollywood.
26:08On est effectivement dans une situation
26:10où vous avez certaines personnes
26:13qui disent
26:14qu'on va perdre la main
26:15sur l'intelligence artificielle
26:17parce que l'intelligence artificielle
26:19devient trop intelligente.
26:22Et ça, c'est assez incroyable.
26:24Alors, évidemment,
26:24ça ne veut pas dire
26:25que l'intelligence artificielle
26:27va tout détruire
26:28d'une manière imminente.
26:30Mais ça met en avant
26:32le fait qu'il faut avoir
26:34une mainmise
26:35sur l'intelligence artificielle
26:37pour ne pas...
26:38Et vous avez donné
26:38un super exemple
26:39que vous ayez
26:41des cyberattaques
26:42sur votre propre entreprise.
26:44Et ça, c'est extraordinaire.
26:46Xavier Horvath,
26:47c'est vertigine quand même.
26:49Oui, oui.
26:49Alors, je reviens
26:49juste sur cette histoire
26:51de problèmes mathématiques résolus.
26:52Ça a eu lieu sur une chose importante,
26:54c'est que l'intelligence artificielle,
26:56c'est la revanche
26:56des actifs tangibles
26:57sur des actifs intangibles,
26:58c'est la revanche
26:59du plombier
27:00sur l'expert comptable,
27:02c'est la revanche aussi
27:03en Asie, par exemple,
27:04les meilleurs marchés
27:05cette année,
27:06c'est les marchés
27:06qui fabriquent du hardware.
27:07C'est la revanche
27:08du hardware sur le software.
27:10Corée, Taïwan, par exemple.
27:11L'Inde est le pire marché
27:12depuis un an et demi.
27:14Il y a plus gros...
27:14Les exposés aux logiciels
27:15nécessairement.
27:16Exactement.
27:16Les Indiens
27:17vendent de l'intelligence humaine,
27:18en fait.
27:18Et l'intelligence humaine,
27:20aujourd'hui,
27:21elle a beaucoup,
27:22beaucoup moins de valeur.
27:23Voilà.
27:23Ce qui est illustré
27:24par ça.
27:26Oui, exactement.
27:27Petit commentaire ?
27:28Oui, en fait,
27:30sur toute cette histoire,
27:31on a à la fois
27:32cette espèce de mélange
27:33entre l'admiration,
27:34la fascination
27:34et la révulsion,
27:36en disant
27:37où est-ce qu'on va
27:38dans ce chemin
27:41où on a l'impression
27:42qu'on nous emmène
27:43de façon un peu
27:44sans contrôle.
27:47Ce qui est assez frappant,
27:49c'est que
27:50on commence effectivement
27:51à voir des alertes
27:53et que ces alertes
27:55viennent quelques jours
27:57après que Jensen Wang
27:58nous ait dit
27:59l'intelligence générale
28:02est là.
28:03Alors,
28:03il ne voulait pas dire
28:04que c'était une intelligence
28:05générale au sens où
28:06elle prend conscience
28:07d'elle-même.
28:08Ce n'est pas exactement
28:09sur le terme de son propos.
28:10Mais c'est dire,
28:11en fait,
28:11la multiplication
28:12des intelligences artificielles
28:14et de l'agentique
28:16fait que la puissance
28:18est aujourd'hui
28:18supérieure
28:19à la puissance
28:20que peuvent développer
28:22des humains.
28:23Et donc,
28:24effectivement,
28:24si on veut garder le contrôle,
28:26il va falloir se réveiller
28:27et vite.
28:27John Plassard,
28:29juste un dernier mot.
28:30On parlait de hardware.
28:31Il nous reste 30 secondes.
28:33Il y a la grande présentation
28:35d'Apple ce soir.
28:36Globalement,
28:37on va solder
28:38les années Tim Cook
28:39pour se concentrer
28:41du côté des dynamiques
28:42de John Ternus.
28:44Qu'est-ce qu'on attend ?
28:45Globalement,
28:46un iPhone pliable,
28:47deux, trois nouveautés,
28:48mais pas grand-chose de plus.
28:50C'est déjà
28:52l'entrée en scène
28:53de John Ternus,
28:54vous l'avez dit.
28:54Ça, c'est important.
28:55Il va révolutionner,
28:57qu'on le veuille.
28:57Non, il va révolutionner.
28:58Le nouveau produit
29:00vedette d'Apple,
29:00c'est lui, en fait.
29:01C'est lui, effectivement.
29:03Il est là depuis longtemps.
29:05On en a assez parlé
29:06la semaine passée.
29:07Évidemment,
29:08l'iPhone pliable,
29:09sept ans après Samsung,
29:11entre parenthèses,
29:12on va avoir des nouveautés
29:14sur l'iPhone Pro,
29:16l'Apple Watch,
29:17les Airpods, etc.,
29:18qui vont être plus haut de gamme,
29:19donc plus chers.
29:21Mais le véritable enjeu,
29:22c'est évidemment
29:23l'intelligence artificielle.
29:24Apple doit montrer,
29:26finalement,
29:27comment Siri,
29:28est remodelée
29:29avec la technologie
29:31Gemini de Google.
29:33Et puis,
29:33la dernière chose,
29:34puisque ça va entrer
29:36sur le sujet de la semaine,
29:39c'est l'inflation.
29:40Savoir comment
29:41le coût de la mémoire
29:43impacte les nouveaux iPhones,
29:45les nouveaux produits
29:46d'Apple.
29:48Ont-ils toujours
29:49ce pouvoir
29:50de fixation des prix ?
29:51Oui, ça va être ça.
29:52Et une autre chose.
29:54Et puis,
29:54ils vont montrer
29:54l'étiquette de prix
29:55et tout le monde va faire.
29:56Non, 2000 dollars.
29:57Je plaisante.
29:59On va voir.
30:00Moins 0,28%
30:01pour le Nasdaq,
30:02moins 0,7%
30:03pour le Dow Jones
30:05et moins 0,27%
30:06pour le S&P 500,
30:07les marchés américains,
30:09donc,
30:09qui commence cette journée
30:10en baisse.
30:11Merci, messieurs,
30:12Wilfried Galland,
30:14Montpensier Arbevel,
30:15Xavier Horvaz
30:16de Carmignac
30:17et John Plassa.
30:18Cité gestion,
30:19évidemment.
30:20Merci de votre écoute
30:21et dans quelques secondes,
30:22on enchaîne avec BFM Bourse.
30:24Guillaume Sommerer
30:24entre en studio.
30:25A tout de suite.
30:28USA Today
30:28sur BFM Business.
30:30Sous-titrage Société Radio-Canada
30:32Sous-titrage Société Radio-Canada