- il y a 1 semaine
Ce vendredi 28 août, retrouvez le replay de l'émission USA Today présenté par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.
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00:00BFN Business, 15h30, 16h.
00:07USA Today, Antoine Larigauderie.
00:12Fin de cette semaine de pré-rentrée pour USA Today,
00:17au cours de laquelle on a essayé d'imposer ce nouveau rendez-vous
00:20qui vous fait vivre en direct l'ouverture des cotations du côté de Wall Street,
00:24du côté de la bourse américaine, le tempo des marchés qui se décide là.
00:29Et fin d'une semaine extrêmement musclée.
00:32On en est quand même au terme d'un été qui aura été extrêmement dominé
00:38par le sentiment d'interventionnisme des banques centrales et la réserve fédérale américaine en premier lieu.
00:43Elle est en train de se terminer, cette période estivale, cette semaine,
00:48par le symposium de Jackson Hole, le symposium des grands banquiers centraux,
00:53au cours duquel on attend aujourd'hui, notamment,
00:56mais tous lesquels des déclarations des grands banquiers centraux,
00:58à commencer par Kevin Walsh, le patron de la Fed.
01:01Faut-il bouger les taux américains ?
01:03On a énormément de voix dissonantes maintenant entre ceux qui veulent conserver les taux
01:09à leur niveau actuel et ceux qui veulent commencer à les faire grimper
01:11pour tenir compte de la progression des taux d'intérêt sur le marché obligataire,
01:14des perspectives d'inflation.
01:17Il y a quand même beaucoup de questions à se poser à ce niveau-là.
01:19Donc, énormément de réponses, on espère, du côté de ce symposium de Jackson Hole,
01:24qui s'ouvre donc à l'ombre de la montagne du Grand Téton,
01:29un lieu absolument féerique que tous les grands banquiers centraux apprécient.
01:33Un grand rendez-vous annuel, mais qui devrait donner le ton de la rentrée
01:36sur les marchés américains et sur les marchés mondiaux, bien entendu.
01:39Il y a une autre problématique qui sera la une de ce USA Today,
01:43on va revenir largement, c'est la prise de conscience qu'il y a peut-être quelque chose
01:46qui déborde du côté de la dette indexée sur l'intelligence artificielle,
01:51sur les hyperscalers, comme on dit, qui investissent à tout va
01:54et qui lèvent de la dette à tout va, tout ça a un impact.
01:57L'ouverture des marchés américains, c'est maintenant, c'est tout de suite.
02:00La cloche vient de retentir, comme vous l'avez entendu, du côté du New York Stock Exchange.
02:04Comment ça se passe ? Ça se passe plutôt pas trop mal.
02:06Alors notamment pour le Dow Jones qui gagne 0,22%, le S&P 500 plus 0,06%,
02:11toujours un petit peu de pression autour du Nasdaq, moins 0,08%.
02:15Petit coup d'œil sur ce qui se passe en Europe quand même, histoire de ne pas perdre le fil.
02:18C'est une belle séance du côté des marchés européens et notamment du côté de Paris
02:22qui se rattrape un petit peu après sa forte baisse d'hier.
02:24Plus 1% pour l'indice parisien, pas oublier quand même que les marchés
02:29et les investisseurs financiers sont quand même très préoccupés.
02:32Des dynamiques budgétaires, des déclarations politiques en ce moment,
02:36du côté de l'AREF, du côté du MEDEF, de toute la cohorte des candidats à la présidentielle
02:41avec des propositions toujours plus farfelues, on va le dire comme ça, pour l'économie.
02:47Et ça, ce n'est pas franchement un gage de crédibilité et de solidité aux yeux des marchés.
02:52Et il le montre, la dette française se tend largement au-delà des 4,1%.
02:55Maintenant, on est à 4,12% en ce moment et on a une obligation à 30 ans du trésor
03:00qui a atteint son plus haut rendement depuis 2008.
03:04Ça fait toujours bizarre, on dit comme ça, mais c'est la vérité.
03:07Allez, tout de suite, USA Today commence.
03:10USA Today sur BFM Business.
03:14Avec nos invités du jour, toujours John Plassin, notre grand témoin de l'actualité américaine, cité gestion.
03:20Bonjour John.
03:21Bonjour Antoine.
03:22Et nous sommes avec Jean-François Bay de Boursoffers.
03:25Bonjour.
03:26Oui, bonjour Antoine.
03:26Ainsi qu'Olivier Lévy de Lévy Capital Partners.
03:28Bonjour.
03:29Bonjour Antoine.
03:29Merci d'être avec nous et de commenter cette actualité américaine
03:33qui est encore une fois dominée par, oui, Jackson Hole.
03:37Effectivement, les prochains jours, les prochaines heures seront décisifs.
03:40On attend un discours de Kevin Warsh.
03:42Théoriquement, c'est tout à l'heure, à partir de 16h, enfin en cours d'après-midi
03:46et des déclarations des autres grands banquiers centraux.
03:49Là, juste avant l'ouverture de la séance à Wall Street,
03:51on m'envoyait un gouverneur régional qui disait,
03:55là, il faut agir du point de vue des taux.
03:56Si on attend, on va en souffrir.
03:59John, qu'est-ce qu'on peut attendre globalement ?
04:01Est-ce que Kevin Warsh va préparer les esprits à un début de commencement,
04:05de réflexion, de, bah oui, il va bien falloir les faire grimper les taux désormais ?
04:10Oui, tout à fait.
04:10Alors d'abord, il faut rappeler une chose Antoine,
04:13c'est que chaque année, on l'oublie, mais le symposium a un thème.
04:17Et cette année, le thème, c'est l'innovation financière,
04:20les implications pour les paiements et la politique économique.
04:25Qu'est-ce que ça veut dire très concrètement ?
04:26Ça veut dire que Kevin Warsh, s'il suit ce qu'il a dit,
04:30c'est-à-dire qu'il ne va pas dire en avance
04:32si la fête va monter ou baisser les taux,
04:34vous savez, cette fameuse « forward guidance » dont on parle,
04:37eh bien, s'il suit ce qu'il vient de nous dire,
04:41potentiellement, il restera fixé sur la thématique de l'innovation financière,
04:48c'est-à-dire qu'il ne parlera pas vraiment des taux.
04:51Alors ça, c'est la théorie, c'est très très possible,
04:53il parle là dans 27 minutes exactement,
04:57mais d'un autre côté, vous avez le consensus,
05:01vous avez les journalistes, vous avez toute la sphère financière
05:05qui aimerait que Kevin Warsh répète
05:09que la lutte contre l'inflation reste la priorité de la Fed
05:13sans pour autant annoncer une hausse de taux immédiate.
05:17On rappelle que la réunion de la Réserve fédérale américaine,
05:21c'est dans un peu plus de deux semaines,
05:22pour l'instant, vous avez seulement 33% du consensus
05:26qui parie sur une hausse de taux,
05:28évidemment, le reste de l'année, il y a un point d'interrogation,
05:31mais ici, potentiellement, ce sera très difficile à déchiffrer.
05:37Le vrai test, s'il devait dire quelque chose,
05:40c'est évidemment sa capacité à rassurer le marché obligataire.
05:44Toute cette semaine, et la semaine passée,
05:47on a eu les taux en Europe, vous venez de le répéter pour la France,
05:51mais aussi aux États-Unis, notamment les taux à 30 ans,
05:55qui sont montés fortement, et on sait que les taux à 30 ans aux États-Unis,
05:58eh bien, ils ont une implication directe sur les taux hypothécaires.
06:03Donc, effectivement, ça va être très intéressant de savoir,
06:06tous les mots vont être disséqués,
06:09mais évidemment, potentiellement,
06:12eh bien, son discours sera beaucoup plus court
06:15que celui de son prédécesseur, Jérôme Powell, l'année passée,
06:19et potentiellement, il ne va pas dire grand-chose,
06:21et on sera dans un vide, dans un flou,
06:24où il faudra attendre, notamment, les prochaines statistiques économiques.
06:28Vous savez, vous avez dit, la data dependency,
06:30et la prochaine statistique économique importante,
06:33c'est la semaine prochaine, c'est l'emploi américain d'août.
06:37C'est Elisabeth Hamak, la présidente de la RASF de Cleveland,
06:40qui s'exprimait il y a quelques minutes en disant,
06:42si on ne bouge pas maintenant, on risque de souffrir plus tard.
06:46Elle appelle à une hausse des taux,
06:47ce n'est pas la première fois qu'elle le fait,
06:49d'ailleurs, une voix très, très décidée de la Fed,
06:52qui milite en faveur d'une hausse des taux.
06:55Olivier Lévy, qu'est-ce que ça vous inspire ?
06:58Est-ce que vous allez regarder ce week-end de Jackson Hole avec
07:00attention, il risque de se passer des choses ?
07:02Je ne crois pas, non, je ne regarderai pas.
07:03Non, vous ne pensez pas ?
07:04Non, je pense que c'est un non-événement,
07:06et je crois que je suis dans la lignée de ce que vient de dire John Plassard.
07:09Je crois, par contre, ce qui s'est passé il y a 15 jours,
07:12est beaucoup plus digne d'intérêt,
07:14et c'est très intéressant.
07:14Le trésor américain est intervenu.
07:16Il est intervenu sur la courbe ?
07:19Oui, oui, oui, tout à fait.
07:20Ça, c'est hyper important,
07:22puisque là aussi, il souhaite racheter du 30 ans,
07:24augmenter les rachats de 30 ans pour racheter du cours.
07:27Donc, on se retrouve avec un trésor américain
07:29qui commence à faire de la banque d'affaires.
07:31J'entends par là de l'ingénierie financière.
07:33C'est ça.
07:33Donc, le bilan, là aussi,
07:38n'est pas la banque centrale qui veut, évidemment,
07:41mais là, le trésor a les moyens, là aussi,
07:43de faire un peu de cosmétique
07:46pour écraser un peu, tasser un peu la courbe des taux.
07:48Donc, pour tous ceux qui nous entendent,
07:50effectivement, les Américains, aujourd'hui,
07:52ont un taux d'intérêt 30 ans
07:54et se refinance à 5,3% ou presque,
07:57à 10 ans, à 4,70.
07:59Donc, quand vous allez demain avoir le projet
08:01d'acheter un bien immobilier sur ces taux-là,
08:04sachant qu'ils sont souvent variables,
08:06c'est un effort énormissime.
08:09Et je crois qu'en haut,
08:11la présidence Trump a souhaité intervenir.
08:14Et ça, c'est un moment important dans le cycle.
08:17Et ça rappelle un peu la banque centrale du Japon
08:19et le Japon qui intervient maintenant
08:22depuis plus d'une décennie
08:23pour aller jusque sur les marchés financiers actions
08:26et acheter des actions.
08:28Et en plus, la banque centrale du Japon,
08:32qui a agi, alors là, sur le Yen,
08:34mais de concert avec les États-Unis.
08:37De concert et ça n'a pas trop marché.
08:39Et en plus, ça n'a pas trop marché.
08:40Je pense que...
08:41Jean-François Bay.
08:42Oui, Olivier a raison d'insister sur le fait
08:44qu'il ne va pas se passer grand-chose.
08:46Et globalement, c'est un peu la ligne de Kevin Warsh.
08:48C'est-à-dire que c'est un peu comme Alan Greenspan
08:50qui disait à l'époque,
08:52si dans mon point presse, vous avez compris
08:53ce que je vous ai dit,
08:54c'est que je me suis mal exprimé.
08:56Et donc, on va avoir un petit peu ce type
08:58de peu de communication.
09:00C'est ce qu'a dit John Plassard.
09:01Peu de communication, peu de points de presse.
09:04Il y avait les dotplots et les forward guidance.
09:07Donc, ça, il faut un peu oublier.
09:08Ce qui veut donc dire que ça a amené de la volatilité,
09:11puisque finalement, on aura moins de visibilité
09:13pour intervenir.
09:14Dans un contexte où le trésor intervient,
09:17c'est ce qui a été dit.
09:18Donc, on fait un peu de quantitative easing.
09:20On touche au taux long,
09:22en plus sur les taux directeurs,
09:24avec la banque centrale.
09:26Et on rajoute le fait qu'on ait une inflation à 3,7%.
09:30C'est-à-dire que pourquoi on se pose la question aujourd'hui
09:32de l'intervention de Kevin Warch
09:35et de la Fed mi-septembre pour la prochaine réunion ?
09:38C'est qu'on a quand même une inflation
09:39qui est en hausse à 3,7% aux États-Unis.
09:42Un prix du pétrole.
09:43Alors, j'ai l'impression que le détroit d'Ormousse
09:45n'est pas prêt de se solutionner.
09:47Je n'ai pas l'impression que ça améliore grandement.
09:49Et donc, le prix du pétrole est toujours sous pression.
09:52J'ai noté aussi le fait qu'on y reviendra,
09:55les hyperscalers.
09:56Donc, les entreprises assèchent le marché obligataire.
10:00C'est ça aussi le problème.
10:01Et je terminerai par deux points.
10:03La fin du carry trade,
10:04parce qu'on a parlé de l'intervention États-Unis-Japon
10:07de concert sur les taux et sur les devises.
10:11Et je terminerai aussi par les banques centrales.
10:15C'est-à-dire que partout dans le monde,
10:16la BCE aussi,
10:17on a plutôt du QT et de l'intervention,
10:20d'une hausse des taux que l'inverse.
10:22Donc, ce qui fait que ça donne un cocktail un peu détonnant
10:25sur des marchés de taux
10:26qui sont vraiment très importants,
10:30en fait plus importants pour l'investisseur lambda
10:32qui suit BFM
10:33et qui a plutôt tendance à acheter des actions.
10:36C'est plutôt bien passé sur les actions cet été
10:38et il ne s'est pas passé grand-chose.
10:40En revanche, sur les taux, ça bouge beaucoup.
10:42Et la conséquence, c'est l'or qui a beaucoup monté,
10:46le bitcoin qui a beaucoup monté.
10:47Donc, il y a un peu des composantes techniques à côté
10:50qui montrent qu'il y a des sources d'inquiétude.
10:53Il y a de la nouveauté du côté des banques centrales
10:56ces dernières semaines.
10:57Mais l'innovation, on en parlait,
10:59c'est la thématique de Jackson Hole.
11:00Innovation, on va en reparler dans quelques secondes.
11:02Je vais vous montrer quelque chose.
11:04John, on va en parler,
11:06mais ça commence à aller très très loin,
11:07à cette histoire de dette et de financement
11:10de l'intelligence artificielle.
11:11En attendant, on a les grands acteurs
11:14justement qui font le marché
11:15et notamment Pimco
11:16qui alertent sur cette espèce de monceau de papier
11:20qui est en train d'attaquer le marché
11:23en matière d'émission de dette
11:25de la part des hyperscalers.
11:26Et ça, c'est peut-être aussi un point pivot important
11:29de cette rentrée.
11:30Et puis, ce message sur les marchés obligataires,
11:33on rappelle quand même que Pimco,
11:34ils sont spécialisés là-dedans.
11:36Ce message, il faut l'écouter.
11:37Eux, ils parlent d'indigestion.
11:39C'est le mot qu'ils utilisent
11:41sur le marché obligataire
11:42à cause des acteurs
11:44dans l'intelligence artificielle.
11:46Selon eux, les émissions,
11:47selon eux, ce qu'on voit,
11:49les émissions arrivent trop vite
11:50et en trop grande quantité.
11:53Vous avez Alphabet, on le rappelle,
11:55Alphabet, Amazon et les autres
11:57grands groupes technologiques
11:58qui ont déjà placé ensemble
12:00plusieurs centaines de milliards
12:02de dollars d'obligations.
12:04Et de l'autre côté,
12:05évidemment, vous avez le gouvernement.
12:07Le gouvernement, alors on sait,
12:08les taux, ils montent à cause des déficits.
12:10Les taux, ils montent à cause de la dette.
12:13On en a parlé la semaine passée,
12:1440 000 milliards de dollars.
12:16Et puis aussi sur des anticipations d'inflation.
12:19Et là, il y a une espèce de concurrence.
12:21Est-ce que j'achète de la dette
12:23du gouvernement américain
12:24ou est-ce que j'achète de la dette
12:26d'une société dans l'intelligence artificielle
12:30qui a peu de chances de faire faillite
12:33ces prochaines années ?
12:33C'est vraiment l'interrogation,
12:36eh bien, aujourd'hui, des investisseurs.
12:38Donc ici, on est dans une situation
12:40où effectivement cette indigestion,
12:42qui va continuer,
12:43elle va continuer cette fin d'année
12:45et l'année prochaine,
12:46eh bien, elle va pousser encore ces taux
12:48et notamment les taux longs,
12:50et qui, sans l'intervention du Trésor,
12:53eh bien, seront encore plus hauts.
12:55Et donc, on est ici dans une situation
12:57assez compliquée.
12:59Alors, évidemment,
13:00à chaque fois que PIMCO dit quelque chose,
13:03il y a ce qu'on appelle,
13:04ils essayent de monétiser ce qu'ils disaient.
13:07Là, ils disent qu'il y a une opportunité,
13:10bien évidemment,
13:10pour les investisseurs obligataires à long terme,
13:14parce qu'on a des rendements élevés
13:16qui permettent, aujourd'hui,
13:18de verrouiller des coupons
13:20qui sont assez attractifs,
13:22surtout si on a une croissance
13:24qui commence à baisser
13:25et le consommateur
13:27qui finit aussi par ralentir.
13:30Et on rappelle quand même
13:31qu'on a eu la révision
13:32cette semaine
13:33de la croissance américaine
13:35pour le deuxième trimestre
13:37et on est à 1,5%.
13:39La première révision,
13:41enfin, le premier chiffre
13:42était au-dessus des deux,
13:43on est à 1,5%.
13:44Alors, c'est mieux que zéro,
13:45mais on est quand même à 1,5%.
13:47Donc, potentiellement,
13:49on va sur cette décélération
13:52de la croissance,
13:55décélération de la consommation,
13:57bien évidemment,
13:58et puis une inflation
13:59qui reste assez élevée.
14:01Donc, potentiellement,
14:02ce qu'on a aujourd'hui
14:03sur le marché obligataire,
14:04ce qu'on n'avait pas eu
14:05depuis quelques années,
14:07c'est potentiellement
14:08un point d'entrée.
14:10C'est assez fascinant
14:11parce qu'on a vraiment
14:12la conflagration
14:13entre les hyperscalers
14:15qui font leur petite cuisine
14:16dans leur coin,
14:16enfin, leur méga macro cuisine
14:19et puis la vie réelle.
14:20Et là, on a l'impression
14:21que cette situation de taux
14:22et cette situation de stress
14:23est en train d'être
14:24un peu l'expression de ça.
14:25Je voulais vous montrer un truc,
14:26John,
14:27si vous avez le retour antenne.
14:29On parlait d'innovation
14:30tout à l'heure.
14:31Regardez,
14:32c'est un tweet de Zero Edge
14:34qui est un gros, gros tweet
14:36de la finance mondiale
14:38et qui est très regardée,
14:39qui nous parle
14:40de la recette de cuisine
14:41qui est en train
14:41de concocter Goldman Sachs
14:44pour financer justement
14:46les hyperscalers.
14:47Ils ont donc inventé
14:48un packaging synthétique
14:51de total return
14:53en swap
14:55sur la dette
14:56des hyperscalers
14:57parce que, voilà,
14:58l'investissement
14:59dans les CDS,
15:01des assurances
15:02contre d'éventuels défauts
15:03est en train
15:04de devenir compliqué.
15:05Non, mais on marche
15:06totalement sur la tête.
15:07Enfin, on est en train
15:08de revenir totalement
15:09dans les délires de 2008,
15:10des produits complexes,
15:11etc.
15:12Et là,
15:13la complexité du truc
15:14commence à peut-être
15:16être un signe
15:17que quelque chose
15:18se passe,
15:18Jean-François Bay.
15:19Oui, il faut redonner
15:20un peu les ordres de masse.
15:23Pimco, justement,
15:24on parle d'indigestion.
15:255 000 milliards
15:26d'investissements
15:28par ces hyperscalers
15:30d'ici 2030.
15:31Alors, on se dit
15:312030, c'est demain.
15:32Sauf que c'est
15:33400 milliards
15:34l'année dernière,
15:34800 milliards cette année,
15:351 200 milliards
15:36l'année prochaine.
15:37Donc, ça y est,
15:38c'est une réalité.
15:39Et donc, pour financer
15:40l'ensemble des investissements,
15:41c'est 500,
15:42600 milliards
15:43dès cette année
15:44qui vont être émis
15:45par le marché obligataire.
15:46On avait l'habitude
15:47chez Google,
15:48Alphabet,
15:49d'avoir plutôt
15:49des émissions
15:50via l'équity,
15:51le financement
15:51par l'équity.
15:52Donc là,
15:52c'est vraiment
15:53de la dette obligataire.
15:55Et à un cabinet
15:56de recherche
15:56qui s'appelle
15:57BCA Research,
15:58qui est bien connu,
15:59qui ne s'est pas
15:59des charlots,
16:00donc c'est des gens
16:00qui sont très sérieux.
16:01Et donc,
16:02le chef économiste
16:03dit,
16:03voilà,
16:05pour financer
16:06ces investissements
16:06et avoir quelque chose
16:07de rentable,
16:08on conserve
16:10les marges
16:11d'exploitation
16:11de ces acteurs
16:12qui est de 30%.
16:14Ça veut dire
16:15qu'ils sont prêts
16:15à financer
16:16un marché
16:17de 10 000 milliards
16:18de dollars.
16:20Donc,
16:20c'est-à-dire
16:2010 000 milliards
16:21de dollars,
16:22c'est plus que le marché
16:23de l'alimentation mondiale,
16:24plus que le marché
16:25de la santé mondiale,
16:26plus que le marché
16:26du logiciel
16:27dans le monde.
16:28Donc,
16:28on se dit,
16:29mais ils sont en train
16:29de financer quoi ?
16:31Est-ce que ça va
16:31vraiment être rentable ?
16:32Donc,
16:32ça commence
16:33à faire un peu peur.
16:35Et je vous donne
16:36un dernier exemple,
16:37un dernier chiffre,
16:38c'est que l'émission
16:39alphabet de 2022
16:41qui cotait 2%
16:42de rendement,
16:43qui avait été émise
16:44très largement,
16:46vaut aujourd'hui
16:46pratiquement 6,5%.
16:48Donc,
16:48c'est-à-dire que le 100
16:49qui a été émis
16:50en 2022
16:50vaut 50%.
16:52Et donc,
16:52aujourd'hui,
16:53vous avez du 6,5%
16:54pour avoir
16:54une obligation alphabet.
16:56Alors,
16:56deux lectures.
16:57Soit c'est que ça devient
16:58vraiment très dangereux,
16:59ça s'est fortement dégradé,
17:01les investisseurs
17:01n'ont plus confiance.
17:02Soit vous avez
17:03une lecture positive
17:04en disant,
17:04tiens,
17:046,5% c'est pas mal,
17:06autant 6,5%
17:06que de l'empreinte
17:07d'État américain.
17:07Mais en tout cas,
17:08il y a une vraie dégradation,
17:10il y a une vraie inquiétude.
17:11Olivier Lévy,
17:12on va peut-être
17:13un peu loin dedans.
17:14Oui,
17:14ça va continuer
17:15puisque pour séduire
17:16les investisseurs,
17:16il va falloir
17:17augmenter les taux
17:17et donc,
17:18il y a toujours eu
17:19servir du coupon.
17:20Servir du coupon,
17:21il y a toujours eu
17:22effectivement
17:24le choix
17:24pour un épargnant
17:25d'investir
17:26soit dans de la dette
17:26d'un État,
17:27de la dette souveraine,
17:28soit dans la dette
17:29d'entreprise.
17:30Comme l'a dit
17:30John Plassard,
17:31évidemment,
17:32il va y avoir
17:33une indigestion
17:33de par la volumétrie
17:35émise par toutes
17:36ces sociétés
17:37dans les nouvelles technologies.
17:39Donc,
17:40oui,
17:41il n'y a pas de raison
17:42que...
17:43En fait,
17:43c'est quoi cette hausse des taux ?
17:44C'est comme l'inflation d'ailleurs,
17:46c'est un impôt invisible.
17:49Oui,
17:49c'est vrai,
17:50c'est exactement ça.
17:50C'est un impôt invisible
17:51et donc ça,
17:52on parle souvent de l'épargnant
17:53mais il ne faut pas oublier
17:53les entreprises
17:54et les États.
17:55Donc,
17:56comment les États
17:56vont pouvoir se refinancer ?
17:58Quelle est la confiance
17:59qu'on peut donner
17:59à des États
18:00très endettés
18:01alors que
18:02Microsoft ne l'est pas,
18:04Alphabet ne l'est pas,
18:05Apple encore moins ?
18:06Donc,
18:07l'arbitrage
18:08société très profitable,
18:10non endettée aujourd'hui
18:11avec des retours
18:12sur investissement
18:13inconnus
18:13et des États
18:14de l'autre côté
18:15très endettés aujourd'hui
18:16avec une possible
18:18stagflation,
18:19le choix est vite fait.
18:20Là,
18:20aujourd'hui,
18:21les investisseurs
18:21continuent à investir
18:22massivement
18:23dans la dette
18:23de ces entreprises-là
18:24qui sont ce que vous dites
18:25les hyperscalers
18:27mais qui vendent
18:28beaucoup de rêves aussi.
18:29Et du coup,
18:30ça donne un peu
18:31une inquiétude
18:32dans cette rentrée
18:33de crac obligataire.
18:34C'est-à-dire qu'on se dit
18:34voilà,
18:35c'est en train de craquer quoi.
18:37Ça fait plusieurs semaines
18:38qu'on tire la sonnette d'alarme
18:40mais là,
18:40on voit le mouvement,
18:41c'est partout dans le monde,
18:42c'est aussi au Japon.
18:43Il y a aussi la fin
18:44du carry trade,
18:45on n'en parle pas
18:45mais il y a une conjonction
18:47d'éléments,
18:47c'est multifactoriel
18:48et qui montre effectivement
18:50qu'on se prépare
18:51un peu à ce...
18:52Alors,
18:53un crac,
18:53ça viendrait des États-Unis,
18:55ça viendrait des taux américains.
18:56Là,
18:57on y est en plein dedans
18:57parce que c'est USA Today
18:58donc voilà,
19:00c'est vraiment...
19:00On est au cœur du réacteur
19:02et avec une compétition
19:04et avec des États aussi
19:05qui sont surendettés
19:06parce que l'État américain
19:07est surendetté
19:08et c'est partout dans le monde
19:09et avec aussi une communication,
19:11il faut peut-être revenir
19:12à Kevin Warsh
19:12et le trésor américain
19:15qui ne va pas dans le bon sens,
19:16qui a tendance
19:17à inquiéter les marchés
19:18donc les marchés
19:18c'est une question de confiance
19:19et donc la communication
19:20ne va pas dans le bon sens.
19:22Et au milieu de tout ça,
19:23il y a le sonnant
19:23et le trébuchant
19:24alors notamment
19:24en ce qui concerne l'IA,
19:25figurez-vous que...
19:26Alors,
19:27une des super stars de la NBA
19:28il s'appelle Kevin Durant,
19:29c'est le cinquième meilleur marqueur
19:31de la ligue de basket américaine
19:34il avait investi
19:36un de ses premiers gros bonus
19:37une de ses premières grosses primes
19:39250 000 dollars
19:41dans une petite société
19:42à l'époque
19:43qui s'appelait Hugging Face
19:44et qui vient de se faire racheter
19:46par Nvidia
19:47pour 13 milliards
19:4913 milliards de dollars
19:50et bien maintenant
19:51ça part
19:51c'est 80 millions de dollars
19:53c'est un gain
19:54de 24 000%
19:55Alors ça a été créé
19:57par trois Français
19:57Oui, oui,
19:58c'est des Frenchies
19:59des Frenchies
20:00ils ont voulu développer
20:01l'activité en France
20:02ça n'a pas été financée
20:03donc ça pose d'autres questions
20:05sur un peu Moderna
20:06etc.
20:07financement des start-up en France
20:09mais bon
20:11c'est un peu
20:12un app store
20:13des modèles d'IA
20:15en open source
20:17donc vous avez
20:19un milliard de requêtes
20:20par jour
20:21sur la plateforme
20:22donc c'est colossal
20:23des centaines de milliers
20:24de modèles
20:24d'intelligence artificielle
20:26vous pouvez faire des vidéos
20:27enfin voilà
20:27donc c'est des codes
20:28à disposition en open source
20:29et donc ça vous donne
20:30une valo
20:31et une société
20:31qui a été rachetée
20:32quand même par Nvidia
20:33donc c'est pas les moindres
20:34et donc tant mieux pour eux
20:37et tant mieux
20:37bravo
20:38Cocorico
20:39les Français se développent
20:40aux Etats-Unis
20:40et puis on a ensuite
20:42la question de dire
20:43à Damned
20:43on aurait pu développer
20:45la plateforme
20:46en France et en Europe
20:47et on l'a loupée
20:48et puis on a
20:49on a d'ailleurs
20:50un autre cadre
20:52de la gestion des données
20:53qui va s'introduire
20:54du côté du Nasdaq
20:55un Français
20:55mais qui a plutôt choisi
20:56le marché américain
20:57en tout cas bravo à Kevin Durand
20:58qui va pouvoir financer
20:59sa retraite prochaine
21:01il a 37 ans
21:02il joue à Houston
21:03mais c'est sans doute
21:03une de ses dernières saisons
21:04donc 24 000%
21:06un placement fructueux
21:08en early stage
21:09sur Hugging Face
21:11John on va terminer
21:12on va sortir un petit peu
21:13de l'IA
21:13on va parler des résultats
21:15d'Ultabioty
21:16on est dans les cosmétiques
21:19alors avant je voulais dire
21:20un petit mot de Paypal aussi
21:21le spécialiste du paiement numérique
21:23il y a Stripe
21:26qui a retiré son offre
21:27il voulait les racheter
21:29pour les sortir de la cote
21:30et puis finalement
21:31ça se fera pas
21:32le titre Paypal
21:32est en baisse
21:33d'11,7%
21:34en ce moment à Wall Street
21:35et puis il y a
21:36Ulta Beauty
21:36donc moins 4,3%
21:38John ça vous a inspiré
21:39ça les résultats
21:40du spécialiste américain
21:42de la beauté
21:43déjà on parle
21:45des fois trop
21:46d'intelligence artificielle
21:47mais là
21:48on a aussi envie
21:49de parler de la consommation
21:50et puis là
21:51évidemment c'est les parfums
21:52on a vu que
21:53Ulta Beauty
21:55avait publié
21:56un chiffre d'affaires
21:57de près de 9%
22:00alors vous allez me dire
22:019% par rapport
22:02à Nvidia
22:03c'est très peu
22:03mais dans ce marché
22:05et dans ce secteur
22:06c'est évidemment
22:07assez sympathique
22:09avec un relèvement
22:10des objectifs
22:11mais ce qui est peut-être
22:12un peu plus intéressant
22:13au-delà des chiffres
22:14c'est voir que
22:15les Américains
22:16les clients
22:17semblent ne pas se tourner
22:19vers les produits
22:20moins chers
22:21ils continuent à acheter
22:22des marques de prestige
22:24y compris
22:25les jeunes consommateurs
22:27donc ça c'est assez bien
22:28ils ont aussi
22:30et ça c'est assez moderne
22:31ils utilisent TikTok
22:32ils utilisent leur élargissement
22:34des offres
22:35et il y a
22:37un phénomène
22:38qu'on appelle
22:39l'effet rouge à lèvres
22:41je ne sais pas si vous connaissez ça
22:43Antoine
22:43mais c'est un effet
22:45où lorsqu'on a un ralentissement économique
22:48on parlait de ralentissement économique
22:50un peu aux Etats-Unis
22:51sans aller vers la récession
22:53et bien lorsqu'on est dans cet environnement
22:56de ralentissement
22:56un peu plus incertain
22:57et bien on a le consommateur
22:59qui peut différer
23:00l'achat d'une voiture
23:02d'un meuble
23:03ou d'un nouveau téléphone
23:04mais vers un rouge à lèvres
23:07ce qui s'appelle
23:08l'effet rouge à lèvres
23:09évidemment la gamme
23:10est beaucoup plus élevée
23:11mais c'est ça qui est assez intéressant
23:13parce que même
23:13dans une situation
23:15où on a plein de questions
23:17et bien il y a quand même
23:19un budget
23:19pour une petite gratification
23:22on appellera ça comme ça
23:24que ce soit pour l'homme
23:25ou pour la femme
23:25peu importe
23:26et ici on est vraiment
23:28dans le cœur
23:29au-delà des questions
23:31qu'on a sur la dette
23:32et au-delà des questions
23:34qu'on a sur l'intelligence artificielle
23:38John Plassard
23:39cité gestion
23:39merci infiniment
23:41John
23:41bon week-end à vous
23:42évidemment on se retrouve lundi
23:43pour commenter l'actualité
23:45de Wall Street
23:46toujours aussi palpitante
23:47culture ETF
23:48et oui
23:49Julie Connerton
23:50et son expert
23:51vous livre
23:51les meilleurs plans ETF
23:52pour optimiser vos chances en bourse
23:54et en toute paresse
23:55en laissant faire les ETF
23:56les ETF qui ont été au cœur
23:58de l'actualité
23:58en France
23:59notamment
24:00bon
24:01affaire classée
24:02on touchera pas aux ETF synthétiques
24:03dans les PEA
24:04mais
24:04tout est question de timing
24:06dans les ETF
24:07et c'est ça dont vous allez nous parler
24:09on se demande aujourd'hui
24:10s'il faut foncer
24:11sur les derniers ETF
24:13à la mode
24:14ou fuir avant
24:15une bulle
24:16comment éviter finalement
24:17le piège
24:18du buy high sell low
24:19quand la peur
24:21de manquer
24:21une opportunité
24:22vous savez
24:22c'est le fameux
24:23faux mot sans mêle
24:24et bien on va voir ça
24:25aujourd'hui avec notre expert
24:26et c'est Olivier Maltest
24:28pour Altéis by You Money
24:29bonjour Olivier
24:29bonjour Julie
24:30merci beaucoup d'être avec nous
24:31donc on ne change pas notre rituel
24:33vous avez récupéré pour nous
24:35les flux
24:36depuis la rentrée
24:37de cet été
24:38quel est le verdict
24:39donc de façon globale
24:41sur les ETF
24:41et peut-être plus précisément
24:42sur certains ETF thématiques
24:44alors globalement
24:45ça a été un très très bon été
24:46on a eu un mois de juillet record
24:47avec 52 milliards de souscriptions
24:49sur les ETF globalement
24:50mois d'août pour l'instant
24:51on est à environ 44 milliards
24:53donc c'est un mois encore
24:53très très solide
24:55essentiellement sur les actions
24:56comme souvent
24:5631 milliards
24:57un peu plus de 6 milliards
24:58sur les ETF obligataires
24:59et surprenant
25:01les métaux précieux
25:01globalement
25:026 milliards de souscriptions
25:03sur les produits
25:04sur les matières premières
25:06et essentiellement
25:06sur les métaux précieux
25:07donc ça c'est la particularité
25:08du mois d'août
25:09à noter
25:09sur le côté actions
25:10quand même
25:10on peut remarquer
25:11une bonne tendance
25:12sur les actions européennes
25:13on avait eu un trimestre
25:14le trimestre précédent
25:15qui était en décroissance
25:16et en rachat
25:17côté actions européennes
25:18et là on voit
25:19depuis l'été
25:20un retour des flux
25:21vers les actions européennes
25:22sur le côté thématique
25:24parce que c'est ce qui nous intéresse
25:25plus aujourd'hui
25:25quand on regarde
25:26depuis le début de l'année
25:27le podium sur les thématiques
25:29alors il y a l'intelligence artificielle
25:30évidemment
25:30et surtout
25:31les semi-conducteurs
25:32parce qu'en Europe
25:32il y a eu 5 milliards 3
25:34de collectes
25:35sur les ETF
25:36vraiment spécifiquement
25:37sur les semi-conducteurs
25:38le deuxième thème
25:39c'est la défense
25:39toujours très très fort
25:403 milliards 7
25:41et enfin l'infrastructure
25:43sur 3 milliards
25:43donc ça c'est vraiment
25:44les 3 thèmes
25:45les 3 thèmes d'ETF
25:47thématiques
25:47qui collectent le plus
25:48depuis le début de l'année
25:49en Europe
25:49des thèmes
25:50qui se distinguent
25:51mais comment on fait
25:52finalement
25:52la différence
25:53entre un simple
25:54effet de mode
25:55mais qui risque
25:56peut-être d'éclater
25:57ou une vraie
25:58vraie révolution
26:00industrielle
26:00c'est une vraie bonne question
26:01Julie
26:02parce que c'est vrai
26:02que c'est pas évident
26:03le réflexe surtout
26:04qu'on a je pense
26:05c'est d'essayer de repérer
26:06de regarder les ETF
26:07un peu à la mode
26:08et les thématiques à la mode
26:09par rapport à ce qu'on appelle
26:10les méga tendances
26:11qui là pour le coup
26:12sont implantées depuis longtemps
26:13donc on peut penser
26:13à la digitalisation
26:14par exemple
26:15et donc on voit
26:15que l'intelligence artificielle
26:16rentre bien
26:17dans ce secteur-là
26:18et donc il faut essayer
26:19de regarder à chaque fois
26:20les thématiques
26:20il y a évidemment
26:21le vieillissement de la population
26:22aussi qui est une tendance
26:23très très lourde
26:24démographique très importante
26:25et bien implantée
26:25donc à chaque fois
26:26il faut essayer de réfléchir
26:27si la thématique
26:28rentre bien dans ces grandes tendances
26:29afin de voir si ça va ne durer
26:30que quelques semaines
26:31ou quelques mois
26:32ou si c'est vraiment une thématique
26:33qui risque de durer
26:34sur du long terme
26:35Alors justement
26:35ces secteurs qui se retrouvent
26:36sous la lumière des projecteurs
26:38ça tend les valorisations
26:39donc du coup
26:41est-ce qu'on n'arrive pas
26:41un petit peu trop tard ?
26:43Alors c'est toujours un risque
26:44mais ça dépend vraiment aussi
26:45comment le thème est porteur
26:46si on regarde
26:47l'intelligence artificielle
26:48ou les semi-conducteurs
26:49si on prend Nvidia
26:49qui est peut-être un peu l'exemple
26:51depuis plusieurs mois
26:52ou trimestres
26:52vraiment symptomatique
26:54c'est vrai qu'on a tendance
26:55à se dire
26:55Nvidia c'est cher
26:56et en fin de compte
26:57tant qu'ils arrivent à produire
26:58et avoir un chiffre d'affaires
26:59en croissance
27:00de manière très importante
27:01et des marges
27:01toujours très très importantes
27:02finalement à chaque publication
27:04de résultats
27:04la valorisation mécaniquement
27:06diminue aussi
27:07donc ça dépend vraiment
27:08si le thème est vraiment porteur
27:10il faut regarder
27:11en termes de valorisation
27:12Alors quand il y a
27:13des thématiques
27:15un petit peu à la mode
27:15comme ça
27:17qui deviennent trop
27:18à la mode finalement
27:19est-ce qu'il faut en sortir
27:20ou est-ce qu'il faut juste
27:21voilà
27:21comme un bon gestionnaire
27:23table de mixage
27:24et on ajuste en fonction
27:25déjà je pense que le premier réflexe
27:27sur les thématiques
27:27c'est qu'il faut diversifier
27:28globalement
27:29il faut avoir en tête
27:30que par rapport à un secteur
27:31une thématique
27:32déjà il faut comprendre
27:33ce qu'il y a vraiment dedans
27:34et c'est toujours
27:35beaucoup plus
27:37c'est vraiment
27:38beaucoup plus concentré
27:39donc il faut vraiment
27:40se méfier
27:40donc les approches
27:41un peu cœur satellite
27:42avec quand même
27:4270% de beaucoup plus diversifiés
27:44par exemple
27:44et 30% de thématiques
27:45ça permet aussi
27:47de traverser ces moments
27:47qui vont être un peu plus chahutés
27:48en termes de valorisation
27:49comme vous l'avez dit Antoine
27:50et donc il faut vraiment
27:51faire attention à ça
27:52et puis arriver
27:53au niveau de l'allocation
27:54à gérer ça
27:55et alors ça peut arriver
27:56mais il y a des investisseurs
27:57qui peuvent un petit peu
27:58stresser à l'idée
27:59de manquer finalement
28:00certaines valeurs
28:02certains ETF hype
28:03qu'est-ce qu'il faut
28:03leur recommander
28:04et qu'est-ce qu'il faut regarder
28:06quand on veut investir
28:07dans des ETF thématiques du coup ?
28:09Le sectoriel par exemple
28:10c'est quelque chose
28:11où il y a des normes
28:12donc on voit
28:13toutes les entreprises
28:13on arrive à les classer
28:14facilement dans les secteurs
28:15quand on regarde les thématiques
28:16c'est beaucoup plus compliqué
28:17en termes d'analyse
28:18il faut vraiment regarder
28:19la manière dont sont faits
28:20et sont implémentées
28:21les thématiques
28:22puisque souvent
28:23c'est vraiment dans l'implémentation
28:24que tout va se jouer
28:25je vous prends un exemple
28:26sur les ETF défense
28:27globalement
28:28on a aujourd'hui en Europe
28:2926 qui sont commercialisés
28:30sur ces 26
28:31les performances vont
28:32d'entre 1%
28:33depuis le début de l'année
28:34à 24%
28:35on voit vraiment
28:35des gros écarts
28:36donc il faut vraiment
28:37regarder dedans
28:37et si on regarde vraiment
28:38spécifiquement la défense européenne
28:40on a 8 ETF
28:41et là les performances
28:42vont entre 10 et 14%
28:43donc là à côté de la thématique
28:44qui est vraiment l'idée
28:45on le dit souvent
28:46dans ce qu'on fait
28:46de l'entrepreneuriat
28:47une bonne idée c'est bien
28:48ce qui compte
28:49vraiment c'est l'implémentation
28:50et donc il faut vraiment regarder
28:51et rentrer beaucoup plus
28:52dans le détail
28:53donc c'est beaucoup plus complexe
28:54et ça demande vraiment
28:55de passer plus de temps
28:56dans la sélection
28:56de son ETF thématique
28:57que sur du géographique
28:58ou du sectoriel par exemple
28:59Merci beaucoup Olivier
29:01pour cet éclairage
29:02Merci Olivier
29:03pour le directeur
29:04des investissements
29:05je rappelle
29:05Altéis Bayomony
29:07Avec plaisir
29:07Merci beaucoup
29:08Merci Julie
29:09et on se retrouve
29:09dans quelques instants
29:10dans BFM Bourse
29:12avec Guillaume Sommerer
29:13un tout petit rappel
29:15de la tendance
29:15à Wall Street
29:16pour clôturer
29:16ce dernier USA Today
29:18de la semaine
29:19Nasdaq
29:19moins 0,01%
29:21plus 0,2%
29:21pour le Dow Jones
29:22S&P 500
29:23plus 0,09%
29:25Ultra Beauty
29:26dont on a parlé
29:27avec John Plassard
29:27perd 5,4%
29:29et Paypal
29:30après le retrait
29:31de l'offre de Stripe
29:32perd 11,4%
29:34à tout de suite
29:37USA Today
29:38sur BFM Business
29:39Générique
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