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Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !
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00:02BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur de Roi.
00:06Et il est 10h30 sur BFM Business lors des experts de l'IMO, mais avant cela, un rappel de l
00:11'actualité du jour.
00:12Et c'est le discours le plus attendu à l'Assemblée Générale des Nations Unies, celui prévu aujourd'hui du
00:16président iranien arrivé hier à New York,
00:19attente d'autant plus forte que côté américain. Donald Trump a évoqué une reprise du dialogue avec Téhéran.
00:25À ce stade, les marchés semblent modérément optimistes, avec tout de même un recul du pétrole.
00:30Et un baril de Brent qui est repassé sous les 100 dollars, autour de 99 dollars précisément en ce moment.
00:35Malgré la guerre au Moyen-Orient, l'OCDE relève légèrement sa prévision de croissance mondiale pour cette année.
00:40Ce sera finalement 2,9% selon l'organisation qui considère que l'impact de la guerre a été contrebalancé
00:47par les différentes aides publiques.
00:48L'OCDE met également en avant les investissements dans l'intelligence artificielle.
00:52Plus pessimiste en revanche pour la France, elle abaisse sa prévision de croissance à 0,4% pour cette année.
00:58Et 0,7% pour l'an prochain. En attendant, la réponse du gouvernement à la crise du carburant n
01:03'a visiblement pas calmé la colère des syndicats.
01:06La secrétaire générale de la CGT parle ce matin d'une usine à gaz qui ne répond pas aux problèmes.
01:11Sophie Binet, qui réclame de nouveau un blocage des prix et des marges des pétroliers,
01:15appelle une fois encore à la mobilisation mardi prochain pour les salaires et les services publics.
01:20Allez, c'est l'heure des experts de l'IMO.
01:42BFM Business présente les experts de l'IMO.
01:45Marie-Cœur Deroura.
01:46C'est les experts de l'IMO, c'est tous les jours, tous les matins sur BFM Business, une demi
01:50-heure pour parler de notre immobilier, de nos logements.
01:53Et comme tous les jours, ça démarre par cette séquence.
01:56Alors j'ai envie de dire, amis professionnels, restez à l'écoute.
01:59Mais ce ne sera pas un professionnel qu'on va écouter, en tout cas pas un professionnel du secteur,
02:03mais une journaliste du secteur, journaliste BFM Business, qui est où ?
02:07Qui est à Bordeaux pour le congrès HLM.
02:09Et elle nous dira qu'entre les annonces et les attentes, il y a quand même beaucoup de sujets qui
02:13sont abordés à ce congrès HLM.
02:16Ensuite, retour en plateau pour le débat du jour.
02:18Et c'est le retour pour une nouvelle saison de notre duo de choc de l'assurance de prêt.
02:22Mais oui, à l'heure où les taux de crédit montent, il est l'heure plus que jamais de renégocier,
02:28si vous avez déjà un crédit, et de bien négocier à l'entrée sur le prêt immobilier.
02:31On verra ça dans quelques instants, mais d'abord donc, c'est l'heure de notre pro de l'IMO,
02:35journaliste.
02:41Et on est au téléphone avec Emma Rodeau, journaliste immobilier BFM Business,
02:46qui est en direct depuis le congrès HLM de Bordeaux.
02:48Bonjour Emma.
02:49Bonjour Marie.
02:50Alors je le disais, il y avait beaucoup de sujets, évidemment.
02:52Il y a beaucoup de sujets, puisqu'il n'est pas fini ce congrès HLM, à l'ordre du jour.
02:56A commencer par le budget, évidemment Emma.
03:00Et oui, effectivement Marie, le budget, c'est le sujet au cœur de ce congrès HLM, du 86e congrès.
03:05C'est vraiment le sujet qui a été abordé dans toutes les conférences, qui est de toutes les bouches, en
03:11quelque sorte.
03:12Effectivement, le gouvernement a annoncé la semaine dernière le gel, déjà des aides au logement pour les bénéficiaires.
03:18C'est-à-dire que ces aides ne seront pas revalorisées l'année prochaine sur l'inflation,
03:22qui est prévue autour de 2,1% en fin d'année.
03:27Donc ces aides, elles ne vont ni baisser ni augmenter pour les locataires.
03:30Mais en tout cas, ce gel suscite une vraie inquiétude pour les bailleurs.
03:34Parce que depuis 2018, qui dit gel des APL d'un côté, dit baisse des loyers imposés aux bailleurs sociaux
03:41de l'autre.
03:41Ça, c'est ce qu'on appelle la RLS, la réduction de loyers de solidarité.
03:45Et c'est là qu'on a eu des annonces, Emma.
03:47C'est là qu'on a eu des annonces sur cette fameuse RLS qui pèse très lourd dans les comptes
03:51des bailleurs sociaux.
03:52Et oui, tout à fait.
03:53Le ministre du Logement, Vincent Jambrun, l'a annoncé hier dans Sud-Ouest,
03:57cette RLS sera maintenue l'année prochaine à 900 millions d'euros pour les bailleurs sociaux.
04:02Alors, elle était à 1,3 milliard en 2024 et les années précédentes.
04:06Elle avait déjà été abaissée de 200 millions d'euros en 2025,
04:09puis à nouveau 200 millions d'euros en 2026.
04:11Et là, on va dire que le gouvernement adopte le statu quo et reste sur cette valeur de 900 millions
04:17d'euros.
04:18Donc, voilà.
04:19Et puis, une petite baisse du Fonds national des aides à la pierre de 100 millions d'euros.
04:22Au total, le gouvernement dit qu'on fait un effort de 500 millions d'euros.
04:25Est-ce que les bailleurs sociaux considèrent que c'est suffisant pour répondre aux enjeux qui sont les siens, en
04:31fait, à ce parc HLM ?
04:34Effectivement, les enjeux sont vraiment multiples.
04:36Parce que c'est non seulement construire plus de logements, aussi en rénover davantage
04:41et enfin les adapter à la fois au changement climatique, au vieillissement de la population.
04:46Et l'USH, elle donne un exemple qui est très précis.
04:49C'est que 900 millions d'euros par an, donc c'est ce que représente la RLS pour les bailleurs,
04:54si elle était investie, par exemple, dans le confort d'été, ça permettrait d'ici à 2034 de financer un
05:00brasseur d'air par logement
05:02et trois occultants par logement, du moins une partie des logements sociaux,
05:06ceux qui sont les moins bien classés énergétiquement, les E, les F et les G.
05:09Donc cette enveloppe, 8,6 milliards d'euros, ça représente l'équivalent de la RLS annuelle.
05:14Mais c'est que pour répondre à une partie des multiples sujets auxquels les bailleurs sociaux font ça.
05:20Évidemment. Et puis j'imagine que vous avez rencontré les gens de la Caisse des dépôts.
05:23On rappelle que c'est le bras financier, finalement, des bailleurs sociaux qui leur prêtent de l'argent.
05:27Eux aussi sont mobilisés pour les aider, justement, à ces adaptations,
05:30malgré cette ponction de 900 millions d'ores et déjà prévue pour l'an prochain.
05:34Oui, effectivement. La Banque des territoires, via la Caisse des dépôts, finance, aide, en tout cas,
05:39accompagne en grande partie les bailleurs sociaux à se financer.
05:43Alors il faut aussi regarder le contexte macroéconomique,
05:45sachant que le taux du livret A, aujourd'hui, à 1,7%, devrait continuer à augmenter dans les prochains mois.
05:54Il n'empêche, grâce à ce taux du livret A, dont bénéficient les bailleurs sociaux,
05:59ils permettent de les financer.
06:02Donc oui, la Banque des territoires, la Caisse des dépôts,
06:05ces acteurs institutionnels sont là, viennent appuyer les bailleurs sociaux,
06:10mais ils font tout de même face à de multiples enjeux.
06:13Évidemment. Alors sur le budget, donc là, vous me disiez,
06:15quand on a préparé votre intervention, qu'on était sur une enveloppe de 10 milliards d'euros sur 3 ans,
06:19de la part de la Caisse des dépôts, pour financer la rénovation dans le parc HLM.
06:23Il y a un autre enjeu dont vous souhaitiez nous parler, Emma.
06:26Alors, les montants sont moindres, mais l'enjeu est très important aussi.
06:29Ici, on va parler des Outre-mer.
06:32Oui, effectivement, les Outre-mer.
06:33Alors là, il y a un enjeu bien spécifique.
06:35C'est-à-dire qu'une partie du parc social dans les Outre-mer est financée
06:40grâce à la loi budgétaire unique, la LBU,
06:43qui est adoptée chaque année dans le budget de l'État.
06:47236 millions d'euros étaient votés en 2026,
06:50mais sur ces 236, il n'y en a que 105 millions d'euros qui ont été notifiés pour l
06:54'année 2026 d'après l'USH.
06:56Donc, ça veut dire que plus de la moitié des fonds n'ont pas été engagés,
06:59alors qu'ils financent à peu près 20% des coûts de construction des bailleurs sociaux en Outre-mer.
07:05Donc, on a échangé par exemple avec le bailleur social de l'État, CDC Habitat,
07:08qui nous explique qu'environ un tiers de ces projets n'ont pas été, en tout cas, notifiés cette année.
07:15Donc, il y a une situation très spécifique dans ces territoires, dans ces départements,
07:20notamment parce que les coûts de construction sont plus élevés
07:22et en parallèle, les loyers sont un petit peu plus faibles.
07:26Et c'est ce qui explique cette loi, cette programmation budgétaire très particulière.
07:31Oui. Alors, un dernier mot quand même, Emma, même si on est tenu par le temps, mais très rapidement.
07:35Il y a un autre enjeu au cœur de ce congrès HLM.
07:39On parle beaucoup de l'ANRU.
07:41Il y a un vrai sujet autour de l'ANRU, autour du renouvellement urbain,
07:45puisque là, ça y est, on rentre dans le vif.
07:47On parle de montants aussi, là aussi, considérables.
07:50Et vous en avez beaucoup entendu parler dans les couloirs du congrès HLM, là.
07:56Oui, effectivement, parce que l'ANRU 3, c'est le troisième programme de renouvellement urbain.
08:00Il est inscrit dans l'article 1 du projet de loi sur le logement.
08:03Un projet de loi qui a été adopté hier soir en commission des affaires économiques à l'Assemblée
08:07et qui devrait ensuite être présenté en Assemblée plénière à partir du mois de novembre.
08:11Du moins, c'est ce qu'espère le gouvernement, qu'il identifie comme une fenêtre de tir.
08:15Alors, les bailleurs sociaux, ils nous disent bien qu'il y a plusieurs points dans ce projet de loi
08:19sur lesquels ils ne sont pas tout à fait en ligne, en tout cas en accord.
08:24Notamment, c'est en rue 3, il ne serait doté que de 5 milliards d'euros d'enveloppes budgétaires
08:28face à 10 milliards pour le précédent programme.
08:31Ah, il est divisé par deux, quand même.
08:33Oui, il est divisé par deux.
08:34Mais pour autant, c'est un marqueur très très fort qu'il souhaite voir inscrire dans la loi
08:38et cela avant la perspective des présidentielles.
08:41C'est-à-dire qu'Emmanuel Coste nous l'a très bien précisé.
08:43Elle dit que les huit prochains mois doivent être utiles.
08:46ils ne doivent pas être des mois de transition, mais des mois où des marqueurs forts doivent être inscrits.
08:54Donc ça, c'est vraiment dans la perspective de la présidentielle,
08:57alors qu'on a déjà vu plusieurs annonces, notamment de Marine Le Pen qui veut supprimer la loi SRU.
09:01J'imagine que ça parle beaucoup de ces annonces-là au Congrès HLM, Emma.
09:05Vous en avez vu ? Rapidement, Emma, avant qu'on vous laisse tranquille au Congrès HLM,
09:09vous en avez vu des candidats ou des politiques très investis sur ces questions de logement
09:14dans la perspective de la présidentielle, là, circuler dans les allées du Congrès HLM ?
09:18Pour l'instant, on a aperçu François Hollande dans les allées du Congrès.
09:21Il y va chaque année, je crois.
09:22Il y va chaque année. On a aussi vu Olivier Faure échanger avec Emmanuel Coste.
09:28Également, le député Renaissance Lionel Coste.
09:32Très investi sur ces questions de logement, évidemment.
09:35Bon, quand même, il y a des politiques sur place.
09:37On reste de toute façon en contact avec vous, Emma, depuis le Congrès HLM de Bordeaux,
09:42parce que c'est un vrai sujet, ce logement.
09:44Et vous le disiez, on l'a très bien vu avec la candidate du Rassemblement National
09:47qui a été la première à dégainer ses propositions logements.
09:50Sans doute que d'autres viendront.
09:51Et vous serez là pour nous en parler.
09:53Emma Rodot, journaliste IMO, BFM Business, depuis le Congrès HLM de Bordeaux.
09:57Allez, c'est l'heure du débat.
10:00Les experts de l'IMO, le débat.
10:02Mais oui, je le disais, notre duo de choc de l'assurance de prêt.
10:07Bonjour Emmanuel Provo.
10:09Bonjour Marie.
10:10Directeur général d'Affiesca Patrimoine est avec nous.
10:12Et Astrid Cousin.
10:13Bonjour Astrid, porte-parole de Magnolia, ça va ?
10:15Bonjour Marie.
10:16Oui, tout va bien.
10:17Bon, alors au départ, vous vouliez me parler de la loi Le Moine,
10:19parce qu'apparemment c'est son anniversaire.
10:21Joyeux anniversaire la loi Le Moine.
10:22Alors d'abord, je voulais quand même, d'un mot, saluer quand même la performance d'Astrid et de Magnolia,
10:28qui a saisi la balle au bon sur les prix des carburants,
10:31et qui nous a expliqué, bon en mal en, vient communiquer que,
10:35ouais, en fait, renégocier son assurance de prêt et faire des économies,
10:38ça peut permettre d'économiser combien de plaint par mois ?
10:42Alors, déjà je voulais juste quand même dire que ce n'était pas complètement tiré par les cheveux,
10:48parce qu'à la base, la loi Le Moine, c'est un dispositif pouvoir d'achat.
10:51Donc quand on parle prix du plan d'essence, c'est le plan d'achat.
10:55Donc l'idée c'était de montrer un petit peu aux gens qui ne voient pas encore forcément l'intérêt.
11:00Pour eux, ce n'est pas très palpable.
11:02Qu'est-ce que ça représente 45 euros d'économie par mois, en changeant d'assurance de prêt ?
11:07Eh bien, 45 euros d'économie par mois, c'est ça qui pallie justement à l'augmentation du prix de
11:11l'essence,
11:11et c'est quand même, c'est un peu dur à exprimer réellement.
11:15Un levier d'économie.
11:17Oui, mais c'est quand même, on va dire, ça compense deux pleins avec la dernière augmentation du prix de
11:24l'essence.
11:24Je ne sais pas si vous avez bien compris.
11:25C'est-à-dire que pour deux pleins, vous allez payer le même tarif qu'avant grâce à la renégociation
11:30de votre assurance de prêt ?
11:31Et ça, tous les mois, ce qui est largement supérieur à l'aide de l'État, qui en plus est
11:39en one shot,
11:40et qui en plus est inférieur, et en plus c'est de l'argent public.
11:42Voilà, c'est la proposition.
11:47Mais non mais Astrid, ça me permet d'embrayer direct sur cette fameuse loi le moine,
11:50parce qu'en fait, si vous êtes, entre guillemets, obligés d'utiliser ce genre de communication
11:54pour faire comprendre aux Français qu'effectivement, il y a des vraies économies à la clé de la renégociation de
12:00l'assurance de prêt,
12:01c'est peut-être que la loi le moine, elle ne fonctionne pas si bien, non ? C'est ça
12:03l'idée ?
12:04Vous vous souvenez, Marie ?
12:05Je me souviens de beaucoup de choses.
12:07De tout, hein.
12:08Au début de la loi le moine, les taux étaient assez bas, et on disait,
12:13et on disait, vous voyez, si vous négociez votre assurance de prêt,
12:17vous allez gagner 5 mètres carrés dans votre nouvel appartement.
12:20Maintenant, on parle de plein d'essence.
12:22Voilà.
12:23On n'arrête pas d'essayer de faire de la pédagogie autour de ces économies.
12:27C'est magique.
12:28Mais bon, du coup, le fait est qu'aujourd'hui, ça ne prend pas forcément,
12:31et c'est pour ça que vous-même, tous les deux, vous êtes venus sur le plateau pour dire
12:34comment on pourrait l'améliorer, cette loi le moine.
12:36C'est à peu près le sujet du jour.
12:37Alors, ce n'est pas nous, parce que là, on va rester un peu modestes, quand même.
12:41C'est le conseil consultatif du secteur financier.
12:45Le CCSF.
12:46Le fameux CCSF dont on entend parler depuis longtemps.
12:49Qui, lui, met un regard plutôt bienveillant sur le consommateur.
12:53Et avec cette loi le moine qui est passée en 2022,
12:56qui, je rappelle, permet au consommateur de substituer son ancienne assurance à une nouvelle.
13:02À tout moment.
13:03À tout moment, exactement.
13:04Parce qu'avant, il y avait les lois Mont-Bourquin, vous vous souvenez ?
13:07On ne va pas refaire le sketch, sinon on n'aura pas le temps.
13:10Et donc, cette loi le moine, quand elle est passée,
13:14elle avait forcément des petits défauts dans la cuirasse.
13:16Elle avait forcément des petites choses à améliorer.
13:18Et le conseil consultatif du secteur financier est là, justement,
13:22pour, alors pas exercer un rôle de gendarme,
13:24mais dire, écoutez, faites-moi le point de ce qui ne va pas.
13:27Et puis, on va essayer de dater à septembre.
13:31Là, en l'occurrence, septembre 2026, ça vient de passer.
13:34Ce qui mérite d'être encore amélioré.
13:36Voilà, certaines choses.
13:36Et puis, il y a quatre points.
13:38Ce qui me permet, c'est qu'il s'est quand même rendu compte, à mon avis,
13:40que banquiers, comme assureurs, interprétaient les choses comme elles les souhaitaient.
13:44À leur manière, bien sûr.
13:46Dès qu'il y avait une petite fenêtre ouverte.
13:48Voilà.
13:48Donc, c'est là où je pense que le CCASF, il est là aussi pour recadrer, harmoniser et…
13:54Et permettre qu'il n'y ait pas plusieurs, justement, interprétations de la loi.
13:58Exactement.
13:58Bon, on y va.
13:59C'est quoi les trous de garantie dont vous vouliez nous parler ?
14:01Parce que, alors, je ne vous cache pas, tout le monde le sait,
14:03c'est que les intervenants réguliers, à l'image de ceux du haut de choc,
14:06de l'assurance de prêt, m'envoient des petites notes.
14:08Alors, honnêtement, je vais vous le dire.
14:10Alors, après, je ne suis pas la plus brillante de la planète,
14:13mais alors là, je n'ai rien compris.
14:14Donc, c'est quoi ce sujet des trous de garantie ?
14:17Je ne sais pas lequel souhaite en parler.
14:18Alors, je ne vais pas aller des trous de garantie, Marie,
14:20parce qu'il y a le troisième sujet qui est un peu technique.
14:23Allons-y, déjà dans l'ordre.
14:24Qui m'est visiblement réservé.
14:26Alors, trous de garantie, on y va.
14:27Alors, trous de garantie.
14:28Alors, c'est très simple.
14:29Aujourd'hui, quand vous changiez d'assurance,
14:31vous pouviez être dans une situation, par exemple, d'arrêt de travail.
14:35Je vais être très concret.
14:37Vous avez un contrat dans une compagnie A.
14:40Oui.
14:42Vous êtes en arrêt de travail au 1er janvier de cette compagnie A.
14:46D'accord.
14:47Vous êtes assuré là.
14:48Mais vous avez, en arrêt de travail,
14:49vous avez une carence, en général, de 90 jours, 3 mois.
14:53D'accord ?
14:53Et puis, en février, vous tombez sur Astrid Cousin,
14:57qui vous dit, change ton assurance de prêt,
14:59même si tu es en arrêt de travail,
15:01de toute façon, tu es chez toi, tu as le temps de faire tes démarches.
15:03Oui, c'est ça.
15:04C'est surtout l'occasion, entre guillemets, de faire ce type de démarches.
15:06Voilà, exactement.
15:06Donc, au 1er février, vous êtes en arrêt de travail,
15:09mais avec ce délai de carence qui court.
15:12Et puis, vous changez de compagnie.
15:15Vous passez à une compagnie B.
15:16Oui.
15:16D'accord ?
15:17Et puis, au 1er avril,
15:19eh bien, on va commencer,
15:21vous allez commencer à percevoir des prestations,
15:23pour votre arrêt de travail,
15:24des prestations d'une compagnie.
15:26Oui.
15:26Alors, est-ce que c'est la compagnie A ou est-ce que c'est la compagnie B ?
15:29Eh bien, lorsque la loi est sortie,
15:31la compagnie A disait,
15:33mais attendez, vous venez de changer de compagnie.
15:34Donc, ce n'est pas à moi ?
15:35Moi, j'ai passé mon délai de carence de 3 mois,
15:38je devais payer au mois d'avril,
15:39mais ce n'est plus moi, je ne paye pas.
15:41D'accord.
15:41Et puis, la compagnie B disait,
15:43mais attendez,
15:44lorsque vous avez été en arrêt de travail,
15:46c'était la compagnie A qui assurait.
15:47Donc, c'est à elle de payer.
15:48Donc, ce n'est pas à moi.
15:49Et donc, on se retrouvait avec des emprunteurs
15:50qui se retrouvaient sans indemnité.
15:52Donc, on se retrouvait avec ce qu'on appelle le trou de garantie,
15:53c'est-à-dire que l'emprunteur,
15:55eh bien, il n'était pas,
15:56le pauvre, il n'était pas indemnisé.
15:58Et du coup, là, l'idée, ce serait de faire quoi ?
15:59L'idée, c'est qu'au moment d'un sinistre,
16:03c'est la compagnie qui assurait, qui indemnise.
16:05C'est-à-dire, c'est la compagnie A
16:06qui va verser les indemnités.
16:09Est-ce que c'est clair ?
16:10C'est hyper clair.
16:11C'est limpide.
16:11C'est pour ça que vous faites venir, globalement.
16:13Voilà.
16:14Vous éclairez ma vie.
16:16Bon, deuxième point.
16:17Le seuil des 200 000 euros.
16:19Mais oui, il y avait cette histoire du questionnaire de santé.
16:22Voilà.
16:22Pour rappel, lorsque l'on emprunte moins de 200 000 euros,
16:27nous avions, enfin, nous, du moins, nous avons le droit,
16:30enfin, même pas le droit, d'ailleurs,
16:31nous souscrivons à un crédit immobilier
16:34et une assurance de prêt sans questionnaire médical.
16:37Ça permet, finalement, que tous,
16:39même les malades ou anciens malades,
16:41puissent emprunter au moins 200 000 euros.
16:43Et il y avait un petit débat sur la cotité,
16:46côté banque, qui disait,
16:49enfin, d'ailleurs, côté assureur,
16:50donc assureur, qui disait,
16:53est-ce qu'à partir du moment où
16:55on emprunte 400 000 euros à 2,
16:58mais que chacun est couvert à 50-50 ?
17:00Est-ce qu'on compte ?
17:02200 000 ?
17:02Ou est-ce que c'est au-delà de 200 000 ?
17:04En fait, ils ont tablé,
17:06c'est bien la part de la cotité assurée
17:08qui va être prise en compte.
17:10En fait, ça va être vraiment individuel.
17:12Donc là, sur un emprunt à 2, à 50-50,
17:15400 000, ça passe sans questionnaire de santé.
17:17Exactement, voilà.
17:18Mais ça, c'était déjà censé être le cas.
17:20Mais vous avez déjà eu des assureurs
17:24qui vous ont dit,
17:25ah ben non, là, il y a 400 000,
17:27donc il y a questionnaire de santé ?
17:28Alors, non, on ne l'a pas vu.
17:31Mais j'imagine que si la question s'est posée,
17:33c'est que ça devait arriver.
17:34Exactement.
17:35La question s'est posée
17:37parce qu'il y a eu
17:38multiple interprétations
17:40sur ce sujet.
17:41Et puis, il faut savoir,
17:43juste une compagnie d'assurance,
17:44elle assure un capital.
17:47Peu importe le capital emprunté.
17:49Vous empruntez 4 millions,
17:51vous assurez 100 000 sur ces 4 millions.
17:53Nous, on ne considère pas
17:54qu'on va assurer 4 millions,
17:55on va assurer 100 000.
17:56D'accord ?
17:57Donc, cette cotité, pour nous, assureurs,
18:00elle est totalement naturelle.
18:01C'est un capital à assurer,
18:03mais ce n'est pas un capital emprunté.
18:05Or, pour certaines compagnies
18:09ou certains groupements bancaires,
18:11on a préféré prendre,
18:14en disant,
18:15écoutez, vous empruntez quand même 400 000,
18:17ça va au-delà des 200 000.
18:18Il y avait une certaine ambiguïté.
18:20Et si, comme dit Astrid très justement,
18:22si le CCSF s'est penché dessus,
18:24c'est qu'il y a eu des failles.
18:25C'est qu'il y avait des sujets.
18:27Mais justement,
18:27on n'avait pas prévu d'en parler,
18:29mais quand même, je répondis là-dessus,
18:30sur la fin du questionnaire de santé
18:31sur ces crédits à moins de 200 000 euros,
18:34véritablement,
18:35on avait parlé à l'époque
18:36d'un risque d'augmentation générale
18:38des tarifs à cause de ça.
18:40Est-ce que c'est ce à quoi on a assisté
18:41ou pas du tout ?
18:42L'augmentation des tarifs,
18:43elle a eu lieu sur...
18:46En fait, maintenant,
18:47le marché de l'assurance de prêt,
18:49il est divisé avec
18:50moins de 200 000,
18:51plus de 200 000.
18:52C'est-à-dire que,
18:53enfin, chez nous, en tout cas,
18:54on vend des contrats différents
18:55selon le questionnaire.
18:57Oui, mais ma question,
18:58c'est une fois,
18:58quand on avait des questionnaires de santé,
19:00pour ceux qui étaient en très bonne santé...
19:01C'est ce que j'allais dire.
19:01Et donc, tous les prix
19:02de moins de 200 000 euros
19:03ont connu une augmentation
19:05relative entre, chez nous,
19:063 et 15 %.
19:08On a une trentaine...
19:09Ah ouais, 3 à 15 % quand même !
19:11Oui, mais ceux, en fait,
19:11qui ont augmenté à 15 %,
19:12qui savent qu'ils vont être
19:13au-dessus des clous,
19:14c'est ceux aussi qui savent
19:15qu'ils ne vont pas être choisis
19:18avec un courtier
19:19pour cette partie-là.
19:20Et puis, voilà,
19:21ceux qui ont très peu augmenté,
19:22c'est ceux dont c'est plus
19:22la cible aussi.
19:24Donc, finalement...
19:26Voilà.
19:26Oui, oui, mais il y a quand même
19:27toujours...
19:27Enfin, il y a quand même eu
19:28un effet, entre guillemets,
19:30un peu négatif
19:30sur l'intégralité des assurés.
19:33À moins de 200 000 euros.
19:35Oui, tout léger.
19:36Il y a eu un prix à payer.
19:38Très clairement.
19:39Il y a eu un prix à payer
19:40à l'entrée
19:41pour ne pas déclarer
19:42son état de santé.
19:43Et c'est pour ça aussi
19:44qu'on a vu depuis 3 ans
19:46non pas des dérives,
19:47mais des gens
19:48qui ont souhaité
19:49déclarer leur état de santé
19:50comme s'ils empruntaient
19:51au-dessus de 200 000
19:52pour pouvoir obtenir
19:53des conditions plus favorables.
19:56Alors, ce n'est pas un travers,
19:59quelque part.
20:00Vous êtes complètement...
20:02Mais après, c'est le système
20:04de mutualisation du risque aussi.
20:05On ne peut pas remettre en cause
20:06le système assurantiel comme ça.
20:08Il y a aussi quelque chose
20:09d'important,
20:09c'est que cette chose-là,
20:10c'est du déclaratif.
20:12C'est-à-dire que moi,
20:13je veux m'assurer
20:14pour 180 000,
20:17je peux déclarer
20:18que j'ai d'autres prêts
20:20et que la somme dépasse
20:21200 000 euros.
20:22Si je veux un bon tarif
20:24pour mon assurance le moine
20:26à 180 000.
20:27Et l'assureur, lui,
20:28il va juste me demander
20:29est-ce que vous avez d'autres prêts ?
20:31Moi, si je veux lui répondre non,
20:33je n'ai pas d'autres prêts.
20:34Et ce n'est pas pour autant...
20:35Et on peut faire le sens inverse
20:36si on a des pépins de santé,
20:37c'est horrible,
20:38parce que je dis,
20:38c'est-à-dire mettre un peu plus d'apport
20:39pour passer sous les 200 000.
20:41Oui, bien sûr.
20:43Bon, on y va les gars,
20:44parce que sinon,
20:44on n'aura jamais le temps
20:45d'aborder les deux autres points.
20:47D'autant qu'a priori,
20:48le troisième,
20:50accrochez-vous à votre chaise
20:51si vous vous écoutez assez.
20:52Bon courage, Emmanuel.
20:53Sinon, asseyez-vous.
20:54On va parler invalidité.
20:56Alors, c'était quoi le point,
20:58le flou ?
21:00Et comment il va être réglé,
21:01ce flou,
21:02autour de l'invalidité
21:03et de la loi Lemoyne ?
21:04Alors,
21:06bon, je vais essayer
21:07d'être un peu pédagogique,
21:08mais ça reste quand même
21:09un tout petit peu technique.
21:10Mais faisons simple.
21:12Vous avez différentes garanties
21:15lorsque vous souscrivez
21:16un contrat d'assurance.
21:17Vous avez le décès,
21:17vous avez la perte totale irréversible
21:19qui est à peu près assimilée au décès,
21:22même si vous êtes toujours vivant.
21:24Et vous avez l'invalidité permanente
21:26et totale,
21:27l'IPT, d'accord ?
21:29Et puis,
21:29alors l'IPT,
21:30c'est lorsque vous ne pouvez plus travailler,
21:34d'accord ?
21:35Vous êtes en IPT.
21:36Et puis,
21:37il y a ce qu'on appelle l'IPP,
21:39l'invalidité permanente partielle.
21:41Je peux un peu travailler.
21:42C'est-à-dire que,
21:43bon,
21:44on peut quand même faire des trucs.
21:45Ouais.
21:46D'accord ?
21:46Ouais, ouais, ouais.
21:46Bon.
21:47Et les assureurs,
21:49un peu tordus,
21:51tous les assureurs
21:52sont un peu tordus dans leur calcul.
21:53Vous aussi, Emmanuel ?
21:54Allez-y, allez-y, allez-y.
21:56Calculent un pourcentage d'invalidité
21:59qui est basé sur,
22:01à la fois,
22:01le fonctionnel,
22:03c'est-à-dire le fonctionnel,
22:04je ne peux plus utiliser mes bras,
22:05mes jambes,
22:06mes machins,
22:07je suis tétraplégique,
22:08c'est une invalidité fonctionnelle.
22:10Objectivement,
22:11quel travail puis-je faire
22:12en invalidité fonctionnelle
22:13quand je suis tétraplégique ?
22:15Ah ouais, ouais, ouais.
22:15À part écrire un livre
22:17en clignant des yeux.
22:18D'accord ?
22:19C'est pas possible.
22:20Attendez,
22:20ça, ça a été discuté
22:22il y a quelques années.
22:23Donc ça,
22:24c'est l'invalidité fonctionnelle.
22:25Et puis,
22:25vous avez l'invalidité professionnelle.
22:28C'est un pourcentage aussi.
22:29Autre exemple parlant,
22:30je suis chirurgien,
22:32je vais couper du bois
22:33dans ma forêt le samedi,
22:34je me coupe le doigt.
22:35Ah ouais.
22:36je ne peux plus exercer
22:37ma profession.
22:38Alors que si je suis chirurgien,
22:40alors que si je suis
22:43employé administratif
22:44et que j'ai plus,
22:45j'ai un doigt en moins,
22:47naturellement,
22:48je peux exercer ma profession.
22:49Ça veut dire que
22:50lorsque vous avez un accident,
22:52un arrêt,
22:52on va déterminer
22:53votre degré d'invalidité,
22:55votre pourcentage d'invalidité
22:56fonctionnelle
22:57et professionnelle.
22:59Et ça,
23:00ça va passer dans un tableau.
23:01Dans un tableau
23:02qui va vous donner
23:03un pourcentage global
23:04et ce pourcentage
23:06détermine
23:07si vous êtes
23:08en invalidité permanente totale,
23:11c'est-à-dire
23:11au-dessus de 66%,
23:13ou si vous êtes
23:14en invalidité permanente partielle
23:16entre 33% et 66%.
23:19Et ça,
23:19ça ne fonctionnait pas bien ?
23:20C'est ça que je ne comprends pas.
23:21Alors,
23:21ça ne fonctionnait pas bien
23:22pour plusieurs raisons.
23:23La première,
23:24c'est que vous avez
23:25des compagnies
23:25qui décrètent
23:27que vous n'êtes
23:28qu'en invalidité partielle
23:29qu'à 34%
23:30ou 35%
23:31ou 36%.
23:32Il n'y a pas
23:33les mêmes gabarits
23:34en fonction des affaires.
23:35La majorité disait
23:3733%,
23:3966%.
23:39Mais certaines compagnies
23:40disaient
23:41bon,
23:4134%,
23:41Chez nous,
23:42c'est autrement.
23:42Chez nous,
23:43c'est un peu autrement.
23:44D'accord ?
23:44Ça,
23:44c'est le premier point.
23:45Donc,
23:46le CCSF a dit
23:47maintenant,
23:47les enfants,
23:48c'est 33% l'IPP,
23:5066% l'IPP.
23:52D'accord ?
23:52Et puis,
23:53l'autre débat aussi,
23:54c'est que
23:55le CCSF dit
23:57attention,
23:58regardez les fameux
23:59tableaux croisés
24:00qui sont dans les CG
24:02de vos contrats
24:03parce que
24:04entre une compagnie A
24:06et une compagnie B,
24:08lorsque vous avez
24:0920% là,
24:1070% là
24:12et que vous croisez,
24:13vous n'êtes pas forcément
24:14à 33% dans la compagnie A
24:16alors que vous y êtes
24:17dans la compagnie B.
24:19Je vous ai pris
24:20juste un exemple.
24:21Rapidement,
24:22parce qu'il nous reste
24:23un point à aborder.
24:24si vous êtes en invalidité
24:25fonctionnelle à 20%
24:28et en invalidité
24:29professionnelle à 100%,
24:31dans certaines compagnies,
24:33vous déclenchez l'IPP.
24:34Dans d'autres compagnies,
24:35vous ne déclenchez pas l'IPP.
24:37Donc,
24:37ce n'est pas la même couverture.
24:38D'accord ?
24:39Voilà.
24:39Donc,
24:40ça veut dire que
24:40lorsque vous substituez
24:41un contrat par un autre,
24:43il faut aussi comparer le tableau.
24:45Et surtout que j'imagine
24:46qu'en fonction du partiel
24:48ou total,
24:49on a évidemment des tarifs
24:50qui ne sont pas les mêmes
24:50en termes d'assurance de prêt.
24:52Oh oui,
24:52mais non,
24:52ça,
24:53ça va aller.
24:54Ça,
24:55ça va aller.
24:55En général,
24:55les assureurs sont un peu alignés.
24:58Ouais,
24:58ouais,
24:59ouais.
24:59Allez,
25:00le dernier point.
25:00Le dernier point,
25:01c'est...
25:03Maladie,
25:04toujours,
25:04maladie antérieure.
25:05Justement,
25:05on est toujours sur les prêts
25:06à moins de 100 000 euros
25:07sans questionnaire médical.
25:08Ouais.
25:09Il y a des petits filous
25:11qui se sont amusés
25:12à ajouter à leur...
25:14Non,
25:14on ne va pas faire ça.
25:16Allez-y,
25:17Astrid,
25:17allez-y.
25:17Il y a des petits filous
25:18qui se sont amusés
25:19à ajouter
25:20des exclusions
25:21de pathologies préexistantes.
25:22Donc,
25:23c'est-à-dire,
25:23il n'y a pas de questionnaire médical,
25:25OK,
25:25mais dans nos conditions générales,
25:26on dit que,
25:29par exemple,
25:30l'ascérose en plaques
25:30n'est pas couverte,
25:31etc.,
25:33etc.,
25:33si elle est antérieure.
25:37Donc,
25:37ça va être une clause d'exclusion
25:39et qui ne seront donc pas
25:40pris en charge
25:41en cas d'arrêt de travail.
25:42Sans prendre en cas de décès,
25:42c'est quand même pris en charge.
25:46Sur ce quatrième point,
25:47il n'y a pas eu de consensus.
25:48Ouais.
25:49C'est-à-dire que le CSASF,
25:50dit quand même
25:51que les assureurs
25:51font ce qu'ils veulent,
25:52mais ils disent que c'est
25:53contraire à l'esprit de la loi.
25:54Ouais, super.
25:56Mais donc,
25:56ça veut dire qu'on pourra
25:57toujours avoir des assureurs
25:58qui vous disent
25:59« Oui, oui,
25:59je ne te pose pas de questions
26:00sur ton état de santé.
26:01En revanche,
26:01les maladies que tu as d'avant,
26:03je ne les couvrirai pas. »
26:04mais elles sont censées être écrites
26:06noires sur blanc.
26:07Alors l'idée, c'est encore une fois
26:08d'aller bien lire.
26:09Regarder, bien lire
26:10et bien comparer
26:11et regarder ces fameuses
26:12conditions générales.
26:13Et puis, ce qu'il faut préciser aussi,
26:15c'est que vous avez,
26:16je ne sais pas combien,
26:17de centaines de maladies
26:20et qu'en général,
26:21les assureurs qui ont fait ça,
26:23ils sont quand même assez nombreux,
26:25ont mis une ou deux maladies.
26:28Précises.
26:28Alors, on cite effectivement
26:30la sclérose en plaques,
26:31on cite des choses comme ça,
26:31parce que la sclérose en plaques,
26:33c'est une maladie très longue
26:33qui génère énormément
26:34d'arrêts de travail, etc.
26:36Oui, oui.
26:37Non mais, en fait,
26:38les assureurs qui ont fait ça
26:39ont juste dit
26:40« Écoutez, moi,
26:41c'est écrit noir sur blanc
26:43dans les conditions générales
26:44et d'ailleurs,
26:44les courtiers qui vendent
26:45en général ce genre d'assurance
26:47savent que telle compagnie
26:48ne prend pas telle pathologie
26:50à l'entrée.
26:51Et donc, ils disent
26:51« Bon, ben voilà,
26:52si vous avez une sclérose en plaques,
26:53je ne vais pas vous mettre
26:54chez une compagnie B. »
26:54Voilà, je ne vais pas vous conseiller
26:55d'aller dans cette compagnie,
26:56mais c'est vrai qu'il eût été intéressant
26:57d'empêcher que ce soit le cas,
26:59comme ça, au moins,
26:59ça simplifie.
27:00On ne va pas se mentir,
27:01nos échanges aujourd'hui,
27:02ce n'était pas les plus faciles d'accès,
27:04donc ce serait sympa
27:05pour qu'on comprenne
27:05un tout petit peu mieux
27:06notre assurance de prêt
27:07compte tenu de son poids
27:08et de son équivalent carburant.
27:10Ça serait sympa
27:11d'essayer de nous faciliter la tâche.
27:13Heureusement que vous êtes là pour ça.
27:14Merci à Astrid Cousin,
27:15la porte-parole de Magnolia
27:16et Emmanuel Provo,
27:17le directeur général d'Affils et Ska Patrimoine
27:19d'avoir été avec nous aujourd'hui.
27:20Notre duo de choc
27:21de l'assurance de prêt
27:22qui reviendra évidemment
27:23toute cette saison régulièrement
27:24pour aborder ces sujets
27:26qui nous concernent tant
27:27et qui sont si difficiles à expliciter.
27:29Mais heureusement,
27:30les experts de l'IMO
27:30sont là tous les jours
27:31sur BFM Business.
27:32À demain.