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Ce mercredi 23 septembre, Étienne Gorgeon, responsable Gestion obligataire chez Sanso Longchamp AM, Jean-Pierre Petit, président des Cahiers Verts de l'Économie, et Alain du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Braque.
00:07Et en préouverture, des indices qui sont dans le vert.
00:10Plus 0,3% pour le CAC 40, plus 0,1% pour l'Eurostox 50.
00:14Hier soir, c'était un nouveau record du côté de Wall Street, notamment pour l'indice Nasdaq,
00:19alors que le S&P 500 a clôturé stable et le Dow Jones très légèrement dans le rouge.
00:24Ce matin, le baril de pétrole poursuit sa décrue.
00:27On verra cela dans un instant avec Léo Duma.
00:29Sixième séance de repli pour le baril de Brent.
00:32Un baril aux Etats-Unis, le WTI qui est sur des plus bas de trois semaines.
00:36Une bouffée d'air pour le marché obligataire.
00:38Élément de réponse dans un instant avec Jean-Pierre Petit, des Cahiers Verts de l'économie
00:41et Etienne Gorjon de Sanson-Lonchamp Asset Management.
00:44Et puis à partir de 9h20, Alain Dubrul de Claresco nous accompagnera
00:47pour revenir sur les dernières publications, que ce soit Vision Group qui a gagné plus de 13% hier
00:52ou encore Semco Technologies ou encore SideTrade qui ont affiché des croissances de plus de 20% au premier semestre.
00:59Voilà le programme Good Morning Market jusqu'à 9h30 et puis ensuite vous retrouvez l'heure closée pour les experts.
01:04Oui, j'espère que ça va bien se passer dans les experts parce que Jean-Pierre Petit sera face à
01:07Gilles Raveau,
01:08maître de conférence à l'Institut d'études européennes de Paris 8, Saint-Denis.
01:12Vous savez que lundi dans les experts ça a été un peu chaud, vous en faille se battre.
01:14J'espère que là ça sera pacifique.
01:15Heureusement il y aura Mathieu Plann qui pourra m'aider à apaiser le plateau.
01:20Directeur adjoint du département analyse et prévision de l'OFCE.
01:24On parlera évidemment des espoirs diplomatiques de paix entre les Etats-Unis et l'Iran
01:28et puis évidemment toujours les sujets budgétaires.
01:31J'espère que ça sera tranquille.
01:32Voilà donc ce qui vous attend pour les experts et ce débat brûlant 9h30, 10h30.
01:36En attendant il est 9h, toute l'information économique du jour avec Léo Dumas.
01:44Et les espoirs diplomatiques renaissent entre les Etats-Unis et l'Iran.
01:49Et pourtant ça semblait mal parti hier à l'ONU
01:51quand Donald Trump est allé menacer à la tribune de détruire définitivement l'Iran
01:56devant l'Assemblée des chefs d'État.
01:58Mais Antoine Hollard, vous êtes sur place, on vous retrouve.
02:01Il y a eu des rebondissements dans la foulée de ce discours.
02:04Oui, Donald Trump a commencé sa journée en menaçant l'Iran depuis la tribune de l'ONU.
02:09Il explique qu'il pourrait anéantir le pays et envoyer tous ses habitants en enfer
02:13si aucun accord n'est conclu.
02:15Et puis un peu plus tard, devant des journalistes,
02:17le président américain révèle qu'en fait en coulisses,
02:20les discussions ont repris entre les deux parties.
02:24Il évoque une réunion de 3h avec ses émissaires, Kushner et Witkoff.
02:28Réunion qui s'est très bien passée selon lui.
02:31Alors c'est une information évidemment très importante
02:33parce que depuis le mois de juin, il n'y avait plus aucun dialogue
02:36entre les Etats-Unis et l'Iran.
02:38La question qui se pose maintenant, c'est de savoir sur quoi précisément
02:42les discussions ont porté.
02:43Est-ce qu'on a parlé uniquement du détroit d'Hormuz
02:46ou uniquement du dossier nucléaire ?
02:49La France, en tout cas de son côté, pousse Donald Trump
02:51pour qu'il s'occupe en priorité du dossier d'Hormuz.
02:55Trump, en tout cas, a affiché une forme de confiance
02:58en expliquant qu'il était convaincu qu'un accord serait trouvé
03:01après les élections de mi-mandat qui auront lieu, rappelons-le,
03:04le 3 novembre prochain.
03:05Antoine Ellard pour BFM Business depuis New York
03:09où l'événement aujourd'hui aux Nations Unies,
03:10c'est le discours de Massoud Pézeskihan,
03:13le président de la République islamique,
03:14qui est arrivé sur place et il promet d'ores et déjà
03:18de défendre fermement les positions de son pays.
03:20L'Iran qui toutefois en coulisses,
03:23via le médiateur Qatari à New York aussi,
03:25a demandé la fin de la guerre,
03:27mais en transmettant des conditions précises
03:29selon ce matin une agence de presse officielle de Téhéran.
03:32Ces dernières avancées, en tout cas,
03:34combinées à la réouverture effective de l'Oléoduc d'Arabie Saoudite,
03:38font reculer les cours du pétrole.
03:4098 dollars à l'instant pour un baril de Brent,
03:4389 même pour le baril de WTI,
03:46c'est un plus bas depuis un mois.
03:49Et puis l'autre dominante à cette Assemblée Générale de l'ONU,
03:52c'est le débat sur les risques et la régulation de l'intelligence artificielle.
03:56Les patrons d'Anthropic et de Gingfei seront même conviés ce soir
04:00à la réunion du Conseil de sécurité sur le sujet.
04:03Elle est organisée sur initiative française.
04:06Alors en attendant, le Royaume-Uni a annoncé hier soir
04:08que le G20 travaillerait à élaborer des standards de sécurité.
04:12Sous sa présidence l'an prochain,
04:14Donald Trump lui a annoncé qu'il renommait l'IA
04:17en super intelligence sur tous les documents officiels américains.
04:22Merci beaucoup Léo Dumas, il est 9h03 à l'Europe et dans le vert ce matin à l'ouverture.
04:27Plus 0,5% pour le CAC 40, 8194 points.
04:31Plus 0,6% pour l'Eurostox 50, au-delà des 6359 points.
04:36Safran, BNP Paribas et Airbus sont les trois plus fortes hausses ce matin à l'ouverture.
04:40BNP Paribas qui participait hier à une journée investisseur
04:44à l'occasion de la conférence de Bank of America
04:46et qui a indiqué être en bonne voie pour enregistrer une croissance
04:49à deux chiffres de son bénéfice par action sur 2025 et au-delà.
04:53Le titre BNP est au-delà des 102 euros, 102,76 euros précisément.
04:57A l'inverse, Pernod Ricard, Eurofins ou encore Kering ferment la marge.
05:01Le baril de pétrole est donc dans le rouge comme ça vient d'être signalé.
05:0498 dollars pour le Bren, 89 dollars pour le WTI
05:07qui est sur des plus bas de trois semaines.
05:09En ce qui concerne le gaz en Europe, là aussi,
05:12on est sur des plus bas de trois semaines en ce qui concerne le TTF
05:15qui s'échange à 72 euros le mégawatt-heure.
05:18Le marché obligataire peine à se détendre aux États-Unis.
05:21On en reparlera dans un instant.
05:22Le 10 ans américain est toujours sur la barre des 5 %,
05:26en tout cas légèrement en deçà, 4,97.
05:29Le 10 ans français de son côté est à 4,46 et le Bund à 3,45.
05:33Donc vous voyez, vous avez toujours un écart de taux
05:35qui est toujours proche des 100 points de base
05:37entre la France et l'Allemagne.
05:38Très courte pause, on se retrouve dans un instant
05:40avec Jean-Pierre Petit, des Cahiers Verts de l'économie
05:42et Étienne Gorgon de Sanson-Lonchon-Incet Management.
06:01Et c'est parti pour Good Morning Market
06:03avec en plateau Jean-Pierre Petit.
06:05Bonjour Jean-Pierre.
06:06Bonjour Étienne.
06:06Vous êtes le président des Cahiers Verts de l'économie
06:08et ce matin en plateau également Étienne Gorgon
06:10responsable de la gestion obligataire de Sanson-Lonchon Asset Management.
06:14Bonjour Étienne.
06:14Merci à tous les deux de nous accompagner ce matin.
06:16Avec vous, on va faire un focus sur le marché obligataire dans un premier temps.
06:19Puis ensuite, on parlera peut-être des indicateurs PMI
06:22qui sont très attendus, que ce soit ce matin en zone euro
06:24et puis cet après-midi aux États-Unis.
06:27Quand vous regardez le 10 ans américain à 4,97,
06:30Jean-Pierre Petit, ça raconte quoi ?
06:32C'est-à-dire que ces derniers jours, on avait des taux longs qui remontaient
06:35avec cette remontée fulgurante quand même des matières premières
06:38depuis un peu plus d'un mois.
06:40Et là, ça fait une semaine ou presque que le pétrole baisse
06:42et le marché obligataire aux États-Unis peine à se détendre.
06:45On a même un écart de taux entre le 10 ans américain
06:48et le 2 ans américain qui s'est réduit sur des plus bas
06:50de mars 2025, hier, à à peine 18 points de base.
06:54Oui, bien sûr, mais la situation au Moyen-Orient
06:57n'apparaît pas suffisamment embarquée vers un processus de négociation.
07:03Et pourtant, elle est achetée par le marché Action.
07:05Donc on a deux marchés qui racontent des histoires différentes.
07:07Non, parce que le marché Action a quand même été freiné.
07:10Dans l'histoire des corrections obligataires, il y en a eu 16 depuis le début des années 80
07:15dans l'histoire américaine.
07:17C'est-à-dire qu'une correction obligataire, c'est au moins 100 points de base
07:18de hausse du taux 10 ans.
07:22Il a pu arriver que le marché Action réagisse très négativement.
07:26Ça a été le cas d'ailleurs du Bear Market de 2022, on s'en souvient.
07:29De celui de 87, alors moi je m'en souviens parce que je suis le plus âgé de la bande.
07:3466, là je n'y étais pas, mais c'était pendant la guerre du Vietnam, il y a eu ça.
07:36Et ce n'était même pas des récessions, et pourtant le marché Action a fait un Bear Market.
07:40Et puis il y a eu 90 aussi, première guerre du Golfe.
07:42Mais il peut arriver aussi que le marché Action continue de progresser,
07:45notamment s'il y a une accélération réelle de l'économie,
07:48il y a de bons résultats des boîtes, etc.
07:50Par contre, ça freine toujours la progression, surtout quand c'est un choc monétaire.
07:54Alors pour complètement répondre à ta question, tu me parles de la crise au Moyen-Orient.
08:00Ce matin, on est à 98, on était au maximum sur la phase de tension
08:04autour du blocage de Babel Manded et du tir d'Irak
08:10sur le Léoduc Est-Ouest, on était monté à 109.
08:14Donc il y a une petite baisse, mais ce n'est pas énorme.
08:18Donc le marché Action, ce qui lui permet de résister,
08:22je dis bien de résister parce qu'on est à peu près au même niveau
08:25qu'à la mi-août pour la SP500.
08:26Le Nasdaq est à peine au-dessus de son niveau du début juin, du 2 juin.
08:30Donc il a été freiné quand même par cette correction obligataire.
08:33Je dis bien freiné.
08:34C'est un match entre la correction obligataire et les BPA de la tech, fondamentalement.
08:38Si je voulais résumer l'histoire.
08:40Donc si jamais ça se retend, le marché Action souffrira.
08:43Si jamais il y a un processus de négociation qui se dégage,
08:47il est bien évident que les deux marchés,
08:49je dis bien le marché obligataire et le marché Action,
08:53rebondiront au moins pour une bonne part.
08:55Laissons le marché Action de côté.
08:57On en parlera dans un second temps.
08:58Mais en ce qui concerne le marché obligataire,
09:00parce qu'on en parle depuis des semaines maintenant,
09:02Étienne Gorgeon, c'est la boussole du marché quand même,
09:04ce fameux 5% et ce 10 ans américain.
09:07Moi, la conclusion à laquelle j'arrive, c'est qu'on est dans un environnement hors normes porté par un
09:11facteur.
09:12Si vos auditeurs devaient retenir qu'une seule chose, de mon point de vue,
09:15le facteur principal, c'est qu'on est dans un environnement de croissance nominale
09:18qu'on n'a pas vu particulièrement aux États-Unis.
09:20On est au-dessus de 6 sur le T1-T2 et si on annualise le T2, on a 8%.
09:26Moi, je crois simplement que les taux réagissent non pas uniquement aux fluctuations du pétrole,
09:32ça donne une amplitude, ni aux déficits budgétaires colossaux et des émissions,
09:39ni aux émissions liées.
09:40Je pense que simplement, le marché obligataire est en train de réaliser
09:44que la croissance nominale est beaucoup plus élevée que ce qu'il avait anticipé.
09:48Il est en train de converger vers cette croissance nominale
09:50et que c'est un phénomène mondial,
09:53puisque cette croissance nominale n'est pas que le fait des États-Unis,
09:56mais elle est également le fait des marchés émergents
09:57et dans une substantiellement en mesure l'Europe.
10:00Donc, on est dans un phénomène traditionnel.
10:02Ce qui est hors normes, c'est cette croissance nominale,
10:05c'est cette croissance des profits.
10:06Encore une fois, le T2, c'est trois fois la moyenne historique.
10:09C'est rare de voir des moments comme ça.
10:11Jean-Pierre faisait référence à notre âge.
10:13Moi, la dernière fois que j'ai vu ça, c'était fin des années 90, début des années 2000.
10:17Encore une fois, on est dans un environnement hors normes.
10:19Et ce type d'environnement, que les taux remontent,
10:23ça ne me surprend pas vraiment.
10:26Et Kevin Noir, je trouve qu'il l'a plutôt très bien géré.
10:30Il a dit qu'on tourne la page au quantitative easing,
10:32on tourne la page au fonctionnement de la réserve fédérale
10:36à des taux négatifs ou des taux bas,
10:38et on se projette vers un monde où, finalement,
10:41la croissance tient bien et même réaccélère,
10:43où l'emploi se tient remarquablement bien aux États-Unis.
10:46On a vu les derniers chiffres.
10:47Et puis, finalement, l'inflation, si on regarde le PCE,
10:49est quand même assez sticky.
10:51Croissance nominale, croissance nominale, profit,
10:53c'est le nouveau monde dans lequel on est.
10:55Les PMI flash seront donc publiés ce matin en ce qui concerne la zone euro.
10:58Cet après-midi, aux États-Unis, quand je regarde les attentes des économistes,
11:02Jean-Pierre Petit, à l'exception de la France,
11:04mais bon, on ne va pas parler de ce cas,
11:05vous avez des indicateurs qui sont attendus au-delà de 50,
11:08c'est-à-dire en croissance.
11:09Quand je regarde le PMI manufacturier,
11:11il sera publié, allez, dans à peine 20 minutes, à 9h30,
11:13il est attendu au-delà de 54 points.
11:15C'est-à-dire qu'in fine, malgré tout ce qu'on se dit depuis tout à l'heure,
11:18pression obligataire, remontée des prix de l'énergie, etc.
11:20Vous avez une croissance qui est visiblement présente,
11:23en tout cas attendue, dans le secteur industriel.
11:25Oui, alors il faut attendre,
11:27parce qu'il y a quand même un resserrement des conditions macro-financières
11:30depuis plusieurs mois en Europe,
11:32notamment avec la remontée des taux.
11:35Donc, ça prend du temps avant de se manifester.
11:37Et on a vu une amélioration, c'est vrai, depuis quelques mois déjà.
11:41Là, tu parlais des indicateurs de directeur d'achat.
11:45Alors, ce qui fait remonter la moyenne de la zone euro, c'est l'Allemagne.
11:47Il était temps, après trois ans de quasi-stagnation.
11:50Et puis, la bonne résistance de l'Espagne,
11:52qui est un petit peu plus, encore cette année, un petit peu plus de 2,5%.
11:56Par contre, sur l'Italie, on est autour de 0,8-0,9.
11:59Et pour la France, on est à peine au-dessus de zéro.
12:02Alors après, très bien, mais il y a un resserrement des conditions financières,
12:05donc pour le futur.
12:07Et il y a les prix, la hausse des prix,
12:10qui joue un rôle récessif, il ne faut jamais l'oublier.
12:12Surtout quand c'est un choc d'offres complètement exogène.
12:16La hausse du prix de l'essence et la hausse du prix du gaz
12:18va jouer un rôle de ralentissement au cours des prochains mois.
12:22Est-ce que j'ai répondu à ta question ?
12:23Mais est-ce que ça, aujourd'hui, vous arrivez à le modéliser,
12:27sachant qu'on n'est plus du tout dans la même situation que 2022 ?
12:29Certes, les prix du gaz ont fait x2 depuis le début du conflit,
12:32mais on a des industriels qui sont passés du gaz à l'électrique,
12:35qui se sont parfois couverts sur un an, deux ans, trois ans.
12:37Bref, c'est-à-dire que comment, aujourd'hui,
12:39vous arrivez à mesurer l'impact concret sur l'économie,
12:44sur les entreprises, de cette flambée des prix de l'énergie ?
12:46Je fais référence au gaz, notamment.
12:47Bien sûr qu'on modélise, et donc, pour dire les choses plus directement,
12:52on a une croissance l'année prochaine, malgré la France,
12:55on a une croissance qui représente quand même 19% du PIB de la zone euro.
12:59La France, c'est pas...
13:00Et ça a des répercussions sur quelques autres pays.
13:04Donc, on a une croissance pas très éloignée de 1%,
13:07mais d'ailleurs, là-dessus, autant sur les 20 dernières années,
13:10je crois que j'ai toujours été plus négatif que le consensus sur l'Europe.
13:14Là, je suis à peu près en ligne avec le consensus.
13:16Voilà, mais on pourrait faire beaucoup mieux si...
13:18Et on a besoin de faire beaucoup mieux pour toute une série de raisons.
13:22Comment vous regardez la situation, vous, Étienne Gorgeon, d'un point de vue macro ?
13:25Pour compléter le point, moi, ce que j'observe,
13:28c'est que nous, on finance chez Sansolanchon,
13:30particulièrement les boîtes de taille intermédiaire liées au cycle.
13:33C'est ce qu'on appelle le marché du haut rendement en Europe.
13:36Ce qu'on observe, nous, c'est que malgré tout ce qui se passe,
13:40c'est-à-dire l'augmentation des prix des matières premières,
13:43les conditions financières qui, effectivement, se resserrent d'une certaine manière,
13:47c'est-à-dire qu'elles sont encore assez larges pour que les boîtes tiennent.
13:50Et tiennent plutôt bien.
13:51C'est-à-dire que les résultats du T2 sont plutôt très solides,
13:54même en zone euro et même sur la frange la plus cyclique.
13:59Ça, c'est la première chose que l'on observe,
14:02c'est que les résultats sont plutôt bons, même en Europe.
14:06La deuxième chose que j'observe, simplement pour normer les choses
14:10sur ce qui se passe en France par rapport à l'Europe,
14:12c'est que j'avais simplement regardé la croissance depuis 2024.
14:16Pourquoi 2024 ?
14:17Donc 2024 jusqu'au T2-2026.
14:19Je regarde la France, l'Italie, l'Allemagne.
14:21La France fait 2-8, l'Italie fait 2-6, en cumulé, ce qui est très mauvais,
14:25mais la France fait 2-8, l'Italie fait 2-6, l'Allemagne fait 1-2.
14:29La France est un sujet d'actualité particulièrement pour nous,
14:33et on a des problèmes, mais on n'est pas le seul pays européen à avoir des problèmes.
14:37Moi, quand je regarde l'Allemagne, qui a un système industriel totalement dépassé,
14:40il me semble dépassé, quand je vois ce qui se passe chez Volkswagen et pas que,
14:44je me dis oui, il y a un problème en France,
14:46mais il n'y a pas qu'un problème en France.
14:48Et au passage, malgré la dissolution de 2024,
14:52et de manière générale, moi, ce que j'observe au T2,
14:54c'est que la croissance européenne, elle n'est pas flamboyante, mais elle résiste.
14:57La question, c'est effectivement,
14:59est-ce qu'on va pouvoir encaisser toutes les hausses de taux que le marché anticipe ?
15:03Ça, c'est la question à 10 millions d'euros.
15:06Est-ce que ça vous donne aussi envie de privilégier le high yield,
15:09le haut rendement, Jean-Pierre Petit, au vu de ce qui vient d'être dit,
15:12et de la résilience, comme vous l'avez souligné tous les deux,
15:15de l'économie de la zone euro ?
15:16Oui, et ce d'autant que moi, dans mes prévisions de taux longs,
15:20je n'ai pas la poursuite de l'amplification de la hausse.
15:23Alors, en fonction, effectivement, de tout ce qui joue sur le taux nominal,
15:28à la fois les besoins de financement public, privé,
15:32le comportement, et puis plus, évidemment, les perspectives d'inflation,
15:35les taux directeurs futurs, l'appétit pour le risque, etc.
15:40Moi, j'ai plutôt un taux d'équilibre vers 4,80 en fin d'année
15:43et 4,60 au début de l'année prochaine pour le taux long directeur mondial
15:50le disant Américain.
15:52Donc, de ce point de vue, effectivement, même avec des spreads
15:56tels qu'ils sont aujourd'hui, le high yield, effectivement,
15:59aux États-Unis et même dans une grande partie de l'Europe,
16:04reste une bonne classe d'actifs.
16:05Et résiste mieux depuis le début de l'année que l'investment grade, Étienne Gorgeon ?
16:08Oui, en fait, ce que j'observe, c'est que les classes d'actifs
16:12qui sont liées aux résultats des entreprises tiennent bien.
16:15Le high yield se fait autour de 1,5% depuis le début de l'année en Europe
16:19quand les emprunts d'État font quasiment moins d'eux.
16:24C'est assez logique puisque le high yield réagit, encore une fois,
16:28beaucoup moins à la variation des taux
16:29et beaucoup plus aux risques de défaillance.
16:32Les risques de défaillance, en ce moment, baissent
16:34parce que, simplement, les sociétés font des résultats qui sont corrects.
16:39On ne va pas non plus amplifier les choses, mais qui sont corrects.
16:41Mais peut-être pour revenir sur le point et échanger avec Jean-Pierre,
16:44moi, ce que j'observe sur le marché des taux,
16:46c'est que c'est extrêmement difficile de faire des prévisions
16:48et c'est parfois même dangereux.
16:49C'est-à-dire que, historiquement, si vous voulez garder votre job
16:53en termes de gestion de taux, il faut être extrêmement mesuré.
16:56Moi, je rappellerai deux choses sur les taux qui m'ont marqué.
17:00C'est que, vous prenez la période 2004-2006,
17:02le marché anticipait 200 points de base de hausse de taux,
17:05il y en a eu 400.
17:06Il y a eu 17 réunions de la FED successives
17:09où la FED a augmenté les taux.
17:10Vous regardez les prévisions en 2022,
17:12c'était 200 points de base, on a fini à 400.
17:15Là, vous avez le nouveau président de la FED
17:17qui vous dit qu'on rentre vers une période d'augmentation des taux.
17:24Personne ne sait exactement où on va finir.
17:27Moi, mon intuition, et c'est juste une intuition
17:29parce qu'aller au-delà de cette intuition,
17:31c'est vraiment dangereux en termes de gestion,
17:33c'est qu'on pourrait être surpris à la hausse,
17:36d'autant plus qu'on est quand même dans un environnement
17:38où vous avez des facteurs structurels et conjoncturels d'inflation.
17:42C'est vrai aux États-Unis, c'est vrai dans le monde,
17:44c'est un peu moins vrai en Europe.
17:45Et comment ça se traduit sur le marché actions aujourd'hui ?
17:49Typiquement, le Russell 2000, qui avait très bien performé,
17:52il ne faut pas l'oublier, au premier semestre,
17:53depuis le mois d'août et son top, il a perdu 5-6%.
17:56Et puis, à l'inverse, vous avez le Nasdaq qui s'est repris.
17:59Ça a traduit quelque chose, ça, aujourd'hui, en termes de dynamique ?
18:02Un marché qui est plus prudent sur les entreprises de taille moyenne
18:04et puis, à l'inverse, qui revient en force sur les entreprises liées à l'IA, notamment ?
18:08En fait, on est vraiment conduit par des marchés de momentum.
18:12Donc, que les marchés de momentum, à un moment, fassent dépôt,
18:14c'est ce qu'on observe, on l'a vu également sur la tech,
18:16qui a fait une grosse pause entre juillet, juin et juillet,
18:19et puis, d'un seul coup, en août, c'est reparti.
18:22Donc, moi, ça ne me surprend pas trop que,
18:25dans un environnement très, comment dire,
18:29où le momentum a un poids assez fort, ça ne me choque pas trop.
18:33Et comment vous l'accompagnez, ce momentum ?
18:34C'est quoi, aujourd'hui, les secteurs, les zones géographiques que vous aimez bien ?
18:38Nous, ce qu'on dit, c'est qu'il faut être lié aux résultats.
18:42Donc, nous, on aime bien les actions, on aime bien le high yield,
18:45et on aime bien aussi la diversification.
18:47C'est qu'on pense qu'on ne peut pas tout mettre sur l'IA,
18:51d'autant plus qu'il y a quand même des révolutions technologiques
18:53qui font qu'à des niveaux de valorisation extrêmement élevés,
18:58qui fait que tout ça, ça reste relativement fragile.
19:00Et nous, on aime bien l'Europe.
19:02On aime bien le secteur financier européen,
19:03on aime bien les assurances européennes,
19:05on aime bien les banques européennes,
19:08on aime bien certaines industries, services, collectivités locales européennes.
19:11Ça permet de faire des performances qui sont somme toute robustes,
19:15voire même sympathiques.
19:16On est autour de 10-12% sur des fonds actions européens.
19:21Sur du high yield, si on se projette à la fin de l'année,
19:24on devrait finir autour de 4-5%.
19:26On arrive à faire des choses sympathiques en Europe
19:28et ne pas être que lié sur la narrative IA.
19:32Sur la partie actions, Jean-Pierre Petit,
19:34vous aimez bien l'Europe aussi ou vous préférez les États-Unis ?
19:37Ah non, depuis la guerre, j'ai préféré les États-Unis.
19:39Pour l'instant, que ce soit en euros ou en dollars,
19:41ça a plutôt bien marché.
19:42Ce n'est pas une surperformance énorme,
19:43mais ça a plutôt bien marché.
19:45Et en ce qui concerne la tech,
19:46pour rebondir sur ce que vous disiez tout à l'heure,
19:48c'est que la tech, assez fréquemment,
19:50elle connaît des corrections.
19:51Par exemple, entre le début juin et la fin juillet,
19:53elle a fait moins 11,
19:54donc ça lui arrive assez régulièrement.
19:55Et puis après, les gens reviennent.
19:57Voilà, donc tant que les BPA suivent,
19:59il n'y a pas trop de sujets.
20:01En ce qui concerne les grands secteurs européens,
20:06on est plutôt value versus growth.
20:08Ça ne marche pas trop mal au cours des dernières années.
20:11Dans les défensives, on aime bien les telcos, les staples.
20:15Dans les cycliques, si jamais ça s'améliore,
20:18comme je le pense, au Moyen-Orient,
20:21il faudra plutôt jouer effectivement.
20:22Tout ce qui est luxe, loisirs,
20:25à mon avis, ça a du potentiel, bien évidemment.
20:30Sinon, si la conjoncture domestique réussit à résister,
20:35que les conditions financières se stabilisent,
20:37voire s'améliorent un peu,
20:38les small caps,
20:39qui sont pratiquement les valeurs les plus,
20:42enfin, dans les gros segments du marché d'action européen,
20:46le segment le plus décoté.
20:48Donc ça a du sens.
20:49Et sinon, dans l'allocation d'actifs,
20:52même les goviz,
20:52enfin, les empreintes d'État, par exemple.
20:54Si j'achète à 5% aujourd'hui le 10 ans américain,
20:59et que ça descend à 4,50,
21:01bon, c'est pas grand-chose,
21:03je gagne 9% sur un an quand même,
21:04pour un truc non risqué,
21:05enfin, objectivement, assez non risqué.
21:07Donc c'est quand même pas mal.
21:08Et puis, j'aime bien le cuivre,
21:10alors ça, ça a bien marché.
21:13Et l'or, mais là, ça a moins bien marché.
21:15Voilà.
21:15Malgré les achats de la chine.
21:16Comme actifs de diversification.
21:17Merci à tous les deux de nous avoir accompagnés ce matin.
21:19Jean-Pierre Petit des Cahiers Verts de l'économie,
21:21Etienne Gorgon de Sanson-Lanchant Asset Management.
21:239h22, on va revenir sur les publications,
21:25justement, des small caps,
21:26avec Alain Dubrulle de Claresco Finance.
21:33Bonjour Alain Dubrulle,
21:34merci de nous accompagner ce matin.
21:35Vous êtes directeur général délégué de Claresco Finance.
21:38Avec vous, on va revenir sur Vision Group,
21:40sur Sightrade,
21:41et enfin sur Semco.
21:42Bon, allez, commençons par Sightrade et Semco,
21:44qui ont publié leur chiffre d'affaires hier.
21:46Deux groupes qui affichent des croissances de plus de 20%
21:47en termes de dynamique de chiffre d'affaires au premier semestre.
21:50Et le marché apprécie.
21:51Semco prend plus de 8% ce matin, 47,15 euros.
21:56Alors, Semco, oui, bonjour Etienne.
21:58Dans le domaine des semi-conducteurs,
21:59c'est une société qui fournit des plateaux
22:01qu'on appelle des e-chucks,
22:02qui maintiennent les wafers par attraction électrostatique
22:05pendant les étapes de fabrication des puces,
22:07donc gravures, dépôts.
22:08Les résultats du premier semestre sont en forte progression.
22:11On a un réseau d'exploitation qui progresse de 26%.
22:14À 8,1 millions d'euros, 3% supérieur aux attentes,
22:17le mix d'activités continue de s'améliorer
22:19grâce à la forte progression du PVD,
22:22qui est le segment le plus rentable du groupe,
22:23tandis que les gains de productivité et l'automatisation
22:26soutiennent le viet opérationnel.
22:28On a également une bonne génération de cash
22:30qui est solide malgré la poursuite des investissements
22:32qui sont destinés à préparer la prochaine phase de croissance.
22:35Et les premiers retours commerciaux en Chine
22:37sont particulièrement encourageants,
22:39renforçant le positionnement du groupe
22:40auprès des grands acteurs mondiaux,
22:42des équipements pour les semi-conducteurs.
22:44Les perspectives du S2 restent solides.
22:46Et c'est vrai que depuis son introduction en bourse,
22:48la société est en train d'automatiser ses chaînes de production
22:52afin de produire des volumes beaucoup plus importants,
22:55production qui sera également associée à des marges bien meilleures.
22:59Donc ça signifie que si on met tout ça un petit peu en termes de perspective,
23:03c'est une société qui a une belle croissance
23:05et dont les bénéfices par action pourraient doubler entre 2026 et 2029.
23:10Donc je dirais que la société a eu un très beau parcours boursier
23:12depuis son introduction.
23:14Et pour l'instant, elle délivre même un petit peu au-dessus des attentes.
23:17Donc je dirais que c'est un très beau parcours.
23:20Et je pense qu'il y a encore beaucoup d'upside sur ce titre
23:22qui progresse d'ailleurs de 8% je crois ce matin.
23:24Et c'est une IPO réussie.
23:26Le titre a plus que doublé depuis son introduction en bourse.
23:28C'était l'année dernière.
23:30Saitrade également a publié ses résultats ailleurs,
23:33résultats semestriels.
23:34Là aussi, le titre est dans le vert.
23:35Plus 2% à 186,80 euros.
23:38Visiblement, ils arrivent à monétiser l'intelligence artificielle.
23:42Oui, les résultats du premier semestre sont super à heure aux attentes.
23:45On a une croissance d'exploitation de 22%.
23:485,7 millions, c'est 14% en-dessus des attentes.
23:51Une marge de 16,2%.
23:53Alors que ça améliore de 50 bips.
23:55Mais si on retraite d'une activité d'utilité,
23:58que c'était Easy Collect, la marge s'améliore en fait de 500 bips à 20,7%.
24:02Alors cette performance s'explique par une meilleure marge brute,
24:05qui a un meilleur effet de mix, une bonne maîtrise des coûts d'exploitation.
24:10Mais aussi, c'est une société qui a beaucoup souffert au début de l'année
24:13du fait que l'IA pouvait détruire toutes les sociétés de logiciels.
24:17Et en fait, ils ont fait beaucoup d'efforts pour expliquer
24:19qu'en fait, ils sont très forts dans le domaine du paiement.
24:22Et là, ils ont des réservoirs de données qui est exceptionnel.
24:25Et si on met quelques agents IA qui exploitent bien cette masse de données qui est propriétaire,
24:32et bien en fait, ils peuvent pour leurs clients faire bien mieux,
24:35à un meilleur coût et de manière beaucoup plus efficace.
24:38Et donc, bon, le marché s'est un peu interrogé au début,
24:40mais quand on a vu le chiffre d'affaires trimestriel,
24:42en fait, c'est concret.
24:44C'est-à-dire qu'en fait, ces agents IA que propose la société
24:47génèrent des nouvelles commandes de la part de clients.
24:50Donc, ça se traduit en fait par une croissance du chiffre d'affaires
24:53qui est également favorable pour la rentabilité.
24:56Donc, évidemment, le titre a pas mal rebondi.
24:58Il a à nouveau rebaissé un peu pendant l'été suite aux nouvelles interrogations.
25:03Et là, je dirais que les résultats ce matin viennent confirmer
25:05que c'est une société de logiciels qui pourrait plutôt tirer parti de l'IA
25:10avec une belle croissance.
25:12Et donc, les résultats ce matin viennent rappeler que l'histoire est bien engagée,
25:15et que la société est tout à fait de qualité.
25:17Et puis, un dernier mot de Vision Group qui avait dévoilé ses résultats lundi soir.
25:21Hier soir, le titre est heureux de plus de 13% à la clôture.
25:24Pour rappel, c'est le spécialiste des fameuses étiquettes électroniques
25:28qui avait gagné, on se souvient, un contrat majeur avec l'américain Walmart.
25:33Et depuis, vous avez une rentabilité qui continue de bondir
25:36puisque là, vous avez quand même un chiffre d'affaires
25:38qui est en hausse de 48% et une marge d'Ibida à 19%.
25:43Oui, c'est ça, très bon chiffre d'affaires.
25:46Avec une marge de 6% supérieure.
25:47Le cheval a déjà été publié, mais la marge, les résultats ont été publiés hier, avant-hier soir.
25:52Donc, un Ibida ajusté en croissance de 48% à 160 millions,
25:56c'est 6% en-dessus des attentes.
25:58Une marge en progression de 240 points de base à 19%.
26:01Alors, l'amélioration de la marge, elle vient du levier opérationnel,
26:04mais aussi de la montée en puissance des revenus récurrents
26:06qui sont liés aux activités logicielles, qui sont à peine vastes,
26:08qui sont en hausse de 39%.
26:10Le titre a rebondi de 14% hier.
26:12Il faut dire qu'il a été beaucoup attaqué dans les derniers trimestres.
26:15Le point de vigilance, c'est que le très gros contrat avec Walmart
26:19va fortement diminuer à partir de l'année prochaine.
26:22Et donc, certains se posaient légitimement la question de savoir
26:24si, face à cette falaise, le chiffre d'affaires de la société
26:29n'allait pas décroître en 2027.
26:31Alors, la société a toujours dit qu'il n'y aurait pas de décroissance,
26:34mais à force, il y a un certain nombre d'analyses
26:36qui ont fini par être incrédules ou se poser vraiment la question.
26:40Et donc, le titre a été très attaqué.
26:42Là, et d'autant plus qu'au premier semestre,
26:44les prises de commandes étaient un peu au-dessus de 600 millions,
26:47n'étaient pas extraordinaires,
26:48sachant que le chiffre d'affaires, lui, était de 800 millions.
26:50Et que, s'il n'y avait pas une forte accélération des commandes
26:54au deuxième semestre, on pouvait se poser la question
26:56de la capacité à accroître son chiffre d'affaires en 2027.
27:00Alors là, bien entendu, la société n'a pas publié son carnet de commande
27:04qu'elle espère avoir au deuxième semestre,
27:07mais elle a réitéré l'objectif d'un carnet de commande très solide
27:09qui pourrait dépasser le milliard d'euros,
27:12ce qui, rarement, semblait aussi confiant.
27:15Et si, effectivement, au deuxième semestre,
27:17on a plus d'un milliard de commandes,
27:18ça crédibilise les objectifs d'un chiffre d'affaires
27:20qui ne déclinerait pas en 2027,
27:23sachant par ailleurs que la montée en puissance des nouveaux équipements,
27:26donc les caméras, captanas et les solutions logicielles VAS,
27:29ont un impact positif sur le mix de rentabilité.
27:32Donc, même si certains sceptiques attendront sans doute
27:35de voir la concrétisation des commandes pour revenir sur le titre,
27:37la valorisation à six fois l'EBIDA 2027 nous semble très attractif,
27:41et le titre offre un potentiel de rebond significatif
27:44qu'on a vu hier.
27:46Je pense que la messe entre les sceptiques et les bouilles
27:50n'est pas encore complètement dite,
27:51mais si tout se passe comme l'espère la société,
27:54on est clairement sur des niveaux extrêmement attractifs
27:57en termes de valorisation.
27:58Merci beaucoup Alain Dubreuil nous a accompagné ce matin,
28:00directeur général délégué de Claresco Finance,
28:02pour votre analyse, votre décryptage sur ces trois
28:05small et mid-cap françaises.
28:07Fusion, dans le secteur des softwares,
28:10il fallait donc suivre ce matin,
28:12Sightrade qui est dans le vert,
28:13et puis dans le secteur des semi-conducteurs,
28:14Semco, Semco Technologies,
28:16qui s'envole donc de plus de 8%.
28:19Le CAC 40 grappille 0,5%,
28:21l'Eurostock plus 0,3%,
28:22les contrats futurs aux Etats-Unis sont en très légère hausse,
28:25séance bien sûr à suivre avec Antoine Larigauderie
28:28à 15h30 USA Today pour l'ouverture des marchés américains.
28:32On se retrouve demain à partir de 9h pour Good Morning Market,
28:35très bonne journée.
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