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  • il y a 20 minutes
Ce mercredi 30 septembre, Enguerrand Artaz, stratégiste à La Financière de l'Echiquier, Claudia Panseri, responsable de la stratégie d'investissement de la banque privée UBS France, Alain du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:04BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Braille.
00:11L'ouverture des marchés européens dans un instant, le CAC 40 est en petite hausse en pré-ouverture.
00:15A suivre ce matin encore et toujours les valeurs liées à l'intelligence artificielle, nous l'évoquerons dans cette émission,
00:20mais ce mois de septembre a été très largement tiré par les valeurs technologiques.
00:24Preuve en est, le S&P 500 s'est pour l'instant en 0,2% sur l'ensemble du
00:28mois.
00:28Quand le Nasdaq 100 gagne 2,6%, le Dow Jones de son côté perd plus de 3% sur l
00:34'ensemble du mois de septembre.
00:36Faute de valeurs technologiques, le CAC 40 est en retard.
00:38Idem pour l'Eurostock 50 qui perd 1,8% sur l'ensemble du mois.
00:42Néanmoins, il y a peut-être des valeurs à regarder, c'est ce que nous dira tout à l'heure
00:46les équipes,
00:49notamment avec Alain Dubrul de Claresco.
00:51Nous reviendrons sur Legrand qui a gagné plus de 6% hier après sa journée investisseur,
00:57quand de son côté Vinci est en première ligne face aux taxes en France et puis surtout face à la
01:02remontée du marché obligataire,
01:04avec notamment le 10 ans français qui est ce matin à 4,8% des pressions obligataires qui seront également
01:09abordées dans les experts,
01:11avec leur closier puisqu'on a quand même un écart de taux, l'or qui est à 120 points de
01:15base.
01:15Oui, ça fait mal et ce n'est peut-être pas fini, effectivement, Etienne, on en parlera dans les experts,
01:19avec Guillaume Dard, président de Montpensier, Arbevel, avec Anne-Sophie Alcif, chef économiste chez BDO France,
01:26et avec Sylvain Aurebi qui fait son retour dans les experts, président d'Orientis et de Cosmity.
01:30Sylvain Aurebi qui m'annonce ce matin qu'il a vendu ses parts dans Cosmity,
01:35il nous expliquera pourquoi et à qui d'ici 25 minutes, puisque c'est à 9h30.
01:41Voilà pour le programme des experts que vous retrouvez de 9h30 à 10h30,
01:45en attendant toute l'information du jour avec Léo Dumas.
01:52Et à la une, cet accord passé entre le gratin de la tech et Donald Trump,
01:56Elon Musk, Jensen Wang, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, Sundar Pichai et Dario Amodei,
02:02tous étaient à la Maison-Blanche pour parler des risques de l'IA
02:06et finalement accouchés d'un texte assez tiède, sorte de code, de bonne conduite,
02:11une charte qui tient sur une page et qui s'articule autour de la mise en place
02:14au sein de ces géants de l'IA de procédures de contrôle pour surveiller les capacités
02:18et les comportements de leurs modèles, des principes contraignants sur le plan moral,
02:23explique le président américain.
02:24Écoutez aussi ce qu'en dit le patron d'Enthropic à la sortie de la Maison-Blanche.
02:29À la fin, c'est toujours l'IA qui gagne.
02:31Cette technologie comporte des risques bien réels.
02:34Si nous agissons correctement, en collaboration avec le président
02:37et toutes les personnes présentes ici, nous pouvons réussir en toute sécurité.
02:42En France, l'inflation qui tombe à l'instant au plus haut depuis 2 ans,
02:463% sur un an au mois de septembre, nous dit l'INSEE,
02:48contre 2,4 le mois d'avant.
02:51L'Institut qui pointe une forte accélération des prix de l'énergie,
02:54plus 21% en septembre, des prix des produits frais également.
02:58Plus 10% quand, pour le mois d'août, par ailleurs, l'INSEE nous dit aussi
03:02que la consommation des ménages a reculé de 0,5%.
03:06Et puis nous sommes maintenant 24 heures avant la révélation du budget par le gouvernement.
03:10Mais ce qu'on sait déjà, c'est qu'il faudra emprunter un montant record l'an prochain.
03:15340 milliards d'euros, dit l'agence France Trésor,
03:18c'est-à-dire 28 milliards de plus que cette année.
03:20Ce qui veut dire aussi qu'avec des taux d'intérêt en hausse,
03:23la charge de la dette va augmenter.
03:30Le CAC 40 ce matin est parfaitement stable à l'ouverture.
03:358038 points.
03:36De son côté, l'Eurostock 50 progresse de 0,2%.
03:39Pression obligataire qui persiste ce matin.
03:42Certes, le 10 ans français perd 2 points de base,
03:44mais il est toujours sur des plus hauts de 2008 à 4,78.
03:47Le 10 ans allemand de son côté est à 3,60.
03:49Donc vous avez toujours un écart de taux qui frôle les 120 points de base,
03:52à 118 points de base à l'instant en ce qui concerne le 10 ans américain.
03:56Petite accalmie ces dernières heures avec notamment le patron de la fête de New York
04:00qui a estimé qu'il n'y avait pas d'urgence à remonter les taux.
04:03Déclaration hier qui calme un petit peu le jeu en ce qui concerne les anticipations de hausses de taux.
04:07Hier matin, on était sur une probabilité de plus de 70% en ce qui concerne la prochaine réunion fin
04:12octobre.
04:12Et ce matin, nous sommes sous les 50%.
04:15Du côté des valeurs, Pernod Ricard, Euronext ou encore Stellantis sont les trois plus fortes hausses à l'ouverture.
04:21À l'inverse, Michelin, Thalès ou encore Hermès et Orange ferment la marche.
04:25Pas de grande tendance sectorielle.
04:27Du côté des valeurs à suivre, vous avez Airbus avec le directeur général de la division avion commerciaux
04:34qui a déclaré hier qu'il était très confiant sur la capacité du groupe à atteindre l'objectif de 870
04:40livraisons pour cette année.
04:41Malgré les contretemps industriels qu'a pu connaître le groupe en début d'année,
04:45le titre Airbus prend 0,2% et s'adjuge à 190,76 euros.
04:51Stellantis, de son côté, gagne 0,4%, toujours sur des plus bas historiques à 3,92 euros.
04:57Alors que le groupe est contraint de mettre en sorte May certaines lignes de production,
05:01faute de batterie, pour produire certains véhicules électriques.
05:04Très courte pause, on se retrouve dans un instant avec nos deux invités,
05:07Claudia Panséry de UBS et Anguéran Attaz de la financière de l'échiquier,
05:12pour revenir sur ce trimestre et ce mois de septembre qui fut contrasté sur l'ensemble des marchés mondiaux.
05:22BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Étienne Brannes.
05:30Première partie de l'émission avec en plateau Claudia Panséry,
05:32responsable de la stratégie d'investissement de la Banque privée UBS France.
05:36Bonjour Claudia, merci de nous accompagner en compagnie de Anguéran Attaz,
05:39stratégiste à la financière de l'échiquier.
05:42Anguéran, le mois de septembre, je le disais en préambule, est un mois contrasté.
05:46Alors ça dépend en quel marché on regarde, actions obligataires.
05:49Bon bien sûr, l'obligataire, on voit bien que c'est compliqué sur l'ensemble des marchés mondiaux,
05:55que ce soit en Asie, en Europe, mais aussi aux États-Unis.
05:58Quand sur la partie actions, pour l'instant, l'Eurostox perd quasiment 2%,
06:01le S&P est stable, le Dow Jones perd un peu plus de 3% sur l'ensemble du mois
06:05et le Nasdaq 100 gagne 2,6%.
06:07Bon, ça veut dire qu'il fallait avoir de la tech.
06:09Si on n'avait pas de tech en septembre, le mois fut neutre, voire négatif.
06:12C'est un peu ça, oui.
06:14C'est que finalement, on dit toujours que septembre, c'est un des mois qui a le pire momentum de
06:19l'année.
06:20Finalement, quand on regarde un indice mondial, ça va, c'est pas catastrophique,
06:22mais effectivement, c'est très, très concentré sur le secteur technologique,
06:27en particulier américain, asiatique aussi un petit peu.
06:30Si on sort de ça, c'est tout de suite moins réjouissant.
06:34Vous le disiez, l'Europe, finalement, termine en baisse.
06:36On en parlait avant de commencer l'émission.
06:39Les petites valeurs, notamment aux États-Unis, qui avaient bien tenu, relâchent également beaucoup.
06:44Il y a beaucoup de segments, finalement, de marchés qui ne sont pas en forte baisse,
06:48mais qui sont quand même en baisse sur le mois,
06:50notamment à tout ce qui est corrélé autour, mais pas que.
06:53Et donc, en fait, effectivement, on a un marché dont la profondeur s'est dégradée.
06:58C'est-à-dire que finalement, la bonne tenue globale des marchés au mois de septembre,
07:01elle ne repose que sur un petit nombre de valeurs et que sur un petit segment
07:04qui est celui de la tech et vraiment de la tech pure.
07:10C'est-à-dire que même tout ce qui est lié à l'AI de près ou de loin,
07:12mais qui pouvait être sensible au taux et tout, a été impacté.
07:15Donc, il ne fallait pas se tromper.
07:17Il n'y avait pas beaucoup d'endroits où se réfugier sur ce marché au mois de septembre.
07:21Néanmoins, les indices sont toujours positifs depuis le début de l'année.
07:24On avait touché des records en Europe au mois d'août,
07:27quand aux États-Unis, on a eu des records ce mois-ci,
07:31notamment sur le Nasdaq et sur l'indice S&P 500.
07:35Claudia Panseri, bon, le plus marquant peut-être quand même,
07:38c'est cette remontée fulgurante des rendements obligataires,
07:42que ce soit sur la partie courte, mais également sur la partie longue.
07:45Alors, c'est frappant de voir que depuis le début de la semaine,
07:47que ce soit à la BCE, Christine Lagarde lundi,
07:50hier le patron de la fête de New York,
07:51et essaye de calmer un petit peu le jeu sur les anticipations de hausse de taux,
07:55en disant qu'il n'y a pas d'urgence,
07:56et donc le marché se dit qu'il n'y aura peut-être pas de hausse dans un mois.
07:59Néanmoins, on n'a pas une détente flagrante sur la partie obligataire.
08:02En fait, même l'aplatissement de la courbe est assez impressionnant,
08:05parce qu'entre le 2 ans et le 30 ans, il n'y a plus que 20 points bas,
08:09et entre le 2 ans et le 10 ans, il y a 15 points bas.
08:12Donc, effectivement, on se retrouve dans une situation
08:15où les anticipations de remontée des taux font que la partie courte de la courbe des taux
08:20se pointifient de manière impressionnante.
08:22Alors, je pense qu'il y a plusieurs facteurs.
08:24Le fait que le prix du pétrole continue à rester à des niveaux
08:26qui sont supérieurs à 100 dollars, le béril crée de la volatilité,
08:31donc les anticipations d'inflation sont élevées.
08:33Quand on regarde les indicateurs avancés,
08:35si on prend les prix payés, par exemple, de l'ASM la semaine dernière,
08:40on voit effectivement que même les prix payés sont une forte hausse.
08:44Donc, il y a un effet, une anticipation de cette remontée de l'inflation.
08:47Puis, il y a des données macroéconomiques qui restent quand même résilientes.
08:52Donc, le marché dit, ok, si les données macroéconomiques sont bien orientées
08:56et l'inflation reste élevée,
08:57les banques centrales ont encore une capacité de remonter les taux.
09:00Et donc, même avec des commentaires qui sont plutôt dans le sens
09:05où on ne va pas remonter tout de suite les taux,
09:07on va faire une pause le mois d'octobre
09:09et on va remonter, Williams parlait hier soir,
09:11les taux d'intérêt en décembre,
09:13on voit bien que le marché continue à avoir ces anticipations très agressives.
09:1850-50, quand vous regardez le baromètre FedWatch
09:21pour la prochaine réunion du 28 octobre,
09:24on était plutôt aux alentours des 70-30 hier matin.
09:28Qu'est-ce qui va faire qu'à court terme, le marché obligataire peut se détendre ?
09:31Parce qu'en fait, cette détente obligataire, elle est attendue,
09:34très attendue et elle ne vient pas.
09:35Au contraire, ça fait des semaines qu'on a des taux longs et des taux courts
09:39qui voient le rendement continuer de progresser.
09:41Alors, il y a deux variables que le marché va regarder très intuitivement,
09:45c'est le marché de l'emploi.
09:46Donc effectivement, si on a un marché de l'emploi
09:48où il y a une sorte d'exception sur les données qui vont en venir,
09:52surtout aux Etats-Unis,
09:54forcément, on aura un marché qui prend en considération
09:57les commentaires des banquiers centraux
09:59et deuxièmement, les chiffres d'inflation.
10:01Mais on voit bien que les chiffres d'inflation ne peuvent pas baisser à court terme
10:05parce qu'il y a cette poussée sur les matières premières
10:07et aussi sur beaucoup de produits agricoles.
10:09Donc effectivement, il faut des données macroéconomiques
10:13qui déçoivent pour avoir une meilleure tension
10:16sur les rendements obligataires.
10:18Parce qu'on sait très bien que les banques centrales
10:20seront alarmées par l'alentissement du marché macroéconomique
10:23et je pense que la banque centrale américaine en particulier
10:26a un double mandat, celui de la stabilité des prix
10:29et de la stabilité du marché de l'emploi.
10:31À suivre l'indice PCE-COR cet après-midi à 14h30.
10:36Donc là, on est plutôt sur des données retardées.
10:38C'est le mois d'août, mais ça sera quand même regardé par le marché.
10:40Puis ensuite, l'emploi.
10:42Là, ça sera vendredi, comme chaque premier vendredi du mois.
10:46Anguère-Arthas, votre analyse par rapport au marché obligataire,
10:49parce que si on peut essayer de se conforter en se disant aux Etats-Unis,
10:52il y a de la croissance.
10:53Donc bon, on a des taux longs, mais ça va, c'est gérable.
10:55En Europe, ce n'est pas vraiment la même chose.
11:00C'est un vrai sujet.
11:02En fait, quand on regarde ce qui monte dans les taux,
11:04si on décompose le taux nominal,
11:06les anticipations d'inflation ne bougent pas beaucoup.
11:08Elles sont assez stables.
11:09Ce qui monte, c'est vraiment le taux réel.
11:11Donc dans le taux réel, on a quoi ?
11:12On a les anticipations de croissance,
11:13les anticipations de politique monétaire,
11:16un peu de prime de terme,
11:18parce qu'on a des dérives budgétaires dans un certain nombre de pays.
11:21Et puis, on a aussi un peu de phénomène quand même de supply,
11:25parce qu'on a beaucoup, beaucoup d'émissions obligataires sur le marché,
11:29notamment qui viennent des hyperscalers et de l'AI.
11:31Donc on a tout ça ensemble.
11:32Et en fait, aux Etats-Unis,
11:34on a la partie, je dirais, anticipation de croissance
11:37qui n'est pas neutre dans la hausse des taux longs
11:41parce qu'on a notamment des derniers chiffres qui étaient très bons.
11:44En Europe, alors on a eu des PMI qui étaient assez bons la semaine dernière,
11:48mais si on regarde quand même le potentiel de croissance,
11:51il n'est pas aussi élevé.
11:51Et donc, on a un sujet parce que ce qui pèse peut-être finalement le plus
11:56dans la hausse des taux européens,
11:58au-delà du cas français ou des cas des pays endettés
12:00où là, il y a une question de prime de terme,
12:03c'est surtout les anticipations de politique monétaire.
12:06Or, quand on regarde,
12:07en fait, ces anticipations,
12:09si on regarde le taux terminal anticipé par les marchés,
12:12le taux terminal de la BCE,
12:13il est extrêmement corrélé au prix de l'énergie.
12:17Or, ce n'est pas, a priori, le mandat d'une banque centrale
12:20de faire baisser les prix de l'énergie.
12:23Et quand on regarde ce qui est anticipé par le marché
12:26en termes de taux terminal par rapport à la croissance potentielle
12:28de la zone euro,
12:30ça ne peut pas fonctionner, en fait.
12:31Ça ne passe pas.
12:32Donc, c'est pour ça que nous,
12:33on pense que la BCE n'ira pas jusqu'à ce que le marché anticipe.
12:36Il y a, le marché anticipe aujourd'hui,
12:37quatre hausses de taux,
12:38enfin, entre trois et quatre hausses de taux supplémentaires de la BCE.
12:41Mais on pense qu'on en fera une de plus,
12:42peut-être deux au maximum,
12:43mais pas davantage,
12:44parce que, tout simplement,
12:45la croissance européenne,
12:46même si, à nouveau,
12:47les derniers chiffres étaient plutôt encourageants,
12:49ne le permet pas.
12:51Donc, c'est le point vraiment fondamental en zone euro.
12:54Autant aux États-Unis, finalement,
12:55vu les perspectives de croissance,
12:57si la Fed fait une hausse de taux ou plus,
12:59je ne pense pas que ce soit dramatique.
13:00Évidemment, si l'emploi ne tient pas,
13:02elle ralentira.
13:03Mais je pense que l'économie américaine
13:05peut s'en accommoder.
13:06L'économie européenne ne s'accommodera pas
13:08d'un petit peu trop de durcissement monétaire,
13:11à mon avis.
13:11Avec un Bund, donc un 10 ans allemand
13:13qui est à 3,6%.
13:15Le 10 ans français, de son côté,
13:17est à 4,76%.
13:20En termes de finances publiques,
13:22là aussi, il y a un sujet,
13:24notamment pour la France,
13:25mais pas que.
13:25Quand vous regardez la situation aux États-Unis,
13:28le Trésor américain a de plus en plus de mal
13:30à émettre de la dette à long terme.
13:32Oui, oui.
13:33Alors, c'est très clair.
13:34C'est pour ça qu'il y a cette espèce
13:35de tentative du Trésor,
13:37de dire on va racheter un petit peu.
13:39Je ne commenterai pas ça.
13:40Je pense que c'est très inefficace en réalité.
13:43Mais on voit évidemment qu'il y a un sujet
13:44de financement et surtout de coût de la dette
13:47à mesure que les taux réaugmentent.
13:49Alors, la différence quand même
13:50entre la France et les États-Unis,
13:51c'est que les États-Unis ont une marge
13:52de manœuvre budgétaire que la France n'a pas.
13:54Ils ont le dollar.
13:55Ils ont le dollar.
13:56Et puis surtout,
13:56ils ont un taux de prélèvement obligatoire
13:57qui est extrêmement faible aux États-Unis.
13:59Donc, en réalité,
14:00si vraiment il y avait urgence,
14:01on peut remonter un petit peu
14:02le taux de prélèvement aux États-Unis.
14:04Ça retiendra un peu la croissance
14:05et la consommation,
14:06mais ça passe.
14:07Là où en France,
14:08on a quand même des difficultés
14:09à augmenter encore le taux de prélèvement
14:11vu la situation dans laquelle on est.
14:14Donc, aux États-Unis, c'est gérable.
14:15En France, c'est sûr
14:16que c'est un peu plus compliqué.
14:18Est-ce qu'aujourd'hui,
14:19quand vous regardez le marché obligataire,
14:21Claudia Panséry,
14:22vous dites qu'il y a des opportunités,
14:24des occasions où, non,
14:26à court terme,
14:27il y aura toujours des pressions,
14:28des tensions sur ce marché obligataire
14:30et donc il n'y a pas d'urgence
14:31dans le sens où
14:31on va peut-être avoir un disant français
14:33qui va aller à 5 % et au-delà
14:34et un Bund qui va prendre
14:35la direction des 4 %.
14:37Alors, sur la duration courte,
14:38il y a des super opportunités
14:40parce que,
14:40qu'ils soient aux États-Unis
14:41ou qu'ils soient en Europe,
14:42parce que quand on regarde
14:43le 2 ans,
14:45le mouvement a été violent.
14:46Il y a même une Europe
14:48à 100 points de base
14:49des hausses de taux
14:51de la part de la Banque centrale
14:52et donc,
14:53en sachant que la Banque centrale
14:55n'a pas la marge
14:55pour remonter les taux
14:57du 100 points de base,
14:58en fait,
14:59la partie très courte
15:00en 1, 2 ans, 3 ans
15:01sont hyper intéressantes
15:02parce que sont sensibles
15:03à la politique monétaire.
15:04Donc, jusqu'à une duration,
15:06je dirais,
15:064 à 5,
15:08c'est intéressant en Europe,
15:10la courte aussi.
15:11Le Bund est très intéressant.
15:13On a des niveaux de rendement
15:14aujourd'hui
15:14qui sont très, très élevés
15:16par rapport à la croissance
15:17macroéconomique
15:18mais aussi au potentiel
15:19de croissance
15:20à très long terme.
15:21La partie, je dirais,
15:22là, sur les pays endettés,
15:24je pense que la partie longue
15:25restera volatile.
15:27Sur les États-Unis,
15:28c'est la même chose.
15:29Je pense que la duration,
15:30moi, je n'ajouterais pas
15:31de la duration longue
15:32aujourd'hui
15:33parce que la politique monétaire
15:35américaine
15:36a peu resté restrictif
15:37dans le sens
15:38dans le sens
15:38qu'on a une croissance
15:39nominale
15:39qui dépasse les 5%.
15:41Donc, à 5%
15:42du taux d'intérêt,
15:43il n'y a pas
15:43de ralentissement
15:44macroéconomique
15:44à court terme.
15:45Donc, la partie longue
15:46de la courte
15:47de taux américaine
15:48peut rester volatile.
15:49Mais là aussi,
15:49sur la partie courte
15:50de la courte de taux,
15:51donc, les durations
15:523, 4, 5
15:54sont vraiment intéressantes.
15:55Même le 2 ans américain,
15:56quelqu'un qui a aujourd'hui
15:57un cash
15:59et une liquidité euro
16:00peut se permettre
16:01de se mettre
16:02sur le 2 ans américain.
16:03Le 2 ans a frôlé
16:03les 5% début de semaine.
16:05On est à 4,96.
16:07J'avais presque 100%
16:08de rendement.
16:09C'est vrai,
16:09il y a un risque d'échange.
16:10Mais compte tenu
16:11que le dollar
16:12s'apprécie un tout petit peu
16:13derrière moi,
16:14il n'y a pas énormément
16:15de risques
16:15à déplacer des liquidités.
16:16C'est une duration
16:17très courte
16:18jusqu'à 2 ans
16:18sur les Etats-Unis.
16:20Et là, vous êtes
16:20dans un scénario
16:21de portage.
16:22Donc, on garde
16:22l'obligation
16:23jusqu'à son terme.
16:25Exactement.
16:25Donc, c'est un portage
16:26et je pense que c'est
16:27la stratégie
16:27la plus intéressante
16:28qui s'ouvre
16:29depuis quelques semaines.
16:31En guérant Arthaz
16:32à l'FDE
16:32financière de l'échiquier,
16:33comment vous regardez
16:34cette partie obligataire ?
16:36On est assez raccant.
16:37C'est vrai que sur la partie longue,
16:39on n'a pas envie
16:39de trop y toucher
16:40parce que, en fait,
16:41ce que j'expliquais juste avant,
16:42c'est-à-dire que les forces
16:43qui poussent la partie longue
16:45à la hausse,
16:45finalement,
16:46il y a peu de risques
16:47de les voir changer
16:48dans les mois qui viennent.
16:49En revanche, effectivement,
16:50sur la partie courte,
16:51notamment européenne,
16:53nous, on pense aussi
16:53que la BCE
16:54ne pourra pas aller aussi loin.
16:55Or, il y a beaucoup,
16:56beaucoup
16:56qui a été anticipé.
16:58Donc, par exemple,
16:58du 2 ans allemand
16:59ou des choses comme ça,
17:00ce sont des choses
17:00qui redeviennent
17:01à notre sens intéressantes
17:02en portage,
17:03mais même aussi
17:04simplement pour jouer
17:05une détente
17:05parce qu'à un moment donné,
17:08le marché va repraisser
17:09ses attentes de hausse de taux,
17:11notamment de la BCE.
17:12Et donc,
17:13ça devrait relâcher un peu
17:14et d'autant plus
17:14si on a une accalmie
17:15à un moment
17:16sur le conflit iranien
17:17parce que, comme je le disais,
17:18il y a quand même
17:18un lien très fort
17:20entre les prix de l'énergie
17:21et ce qu'on attend
17:22en termes de hausse de taux
17:23des banques centrales.
17:24Donc, si on a les deux effets
17:25qui se combinent,
17:25on peut avoir un peu de détente
17:27et qui sera beaucoup plus forte
17:28sur la partie courbe
17:28de la courbe
17:29que sur la partie longue.
17:30Donc là,
17:30il y a sûrement des opportunités
17:32à court terme
17:33et après,
17:33effectivement,
17:33pour quelqu'un
17:34encore mieux
17:35qui serait investisseur
17:35en dollars,
17:36la partie courbe
17:37de la courbe américaine,
17:39je pense qu'effectivement,
17:39il y a à ce stade,
17:40je pense que ça peut monter
17:41encore un petit peu,
17:42mais la symétrie
17:42compte tenu du portage
17:43est très fable.
17:44Et sur la partie action,
17:46quels sont vos positionnements
17:48respectifs ?
17:48C'est vrai que les investisseurs
17:50sont prudents
17:50ces dernières semaines
17:51parce que c'est vrai
17:52que le premier semestre
17:53est fabuleux.
17:54Les grands indices
17:54ont gagné 10% ou plus
17:56en devise locale.
17:58Là,
17:58c'est un petit peu
17:59plus poussif
18:00depuis cet été,
18:01malgré des publications
18:03semestrielles,
18:04trimestrielles flamboyantes.
18:05Qu'est-ce qui peut faire
18:06aujourd'hui
18:06que le dernier trimestre
18:07va se reprendre ?
18:08Est-ce qu'il y a du potentiel
18:09ou est-ce que vous estimez
18:10que là,
18:10ça y est,
18:11l'année est finie ?
18:12Ah non,
18:12si le prix du pétrole
18:14rebaisse à Indessa
18:15de 100 dollars le baril
18:16et on se repositionne
18:18même je dirais
18:19à 90,
18:20il y aurait un soulagement
18:21sur les attentes
18:22à des remontées des taux
18:23et on va voir la partie cyclique
18:24qui a beaucoup souffert
18:25depuis un mois
18:26à repartir vers la hausse.
18:28Les valeurs de consommation,
18:29certaines valeurs de consommation
18:30sont une baisse de 40%
18:31depuis le début de l'année.
18:33C'est des valeurs
18:33impactées par la crise
18:35au Moyen-Orient,
18:36la hausse de l'énergie,
18:37les tensions
18:37sur les taux d'intérêt.
18:39Donc honnêtement,
18:39le prix de l'énergie
18:40va faire la différence
18:41sur le dernier trimestre.
18:42À court terme,
18:43le marché est tiré
18:44par les valeurs
18:44liées à l'intelligence artificielle.
18:46Dans un instant,
18:46avec Alain Dubrulle,
18:47on reviendra sur Legrand
18:47qui a gagné 6%
18:48hier après sa journée investisseur.
18:51Le Nasdaq gagne 2,6%.
18:52Ce n'est pas pour rien.
18:53Est-ce qu'il faut continuer
18:54à accompagner ces valeurs
18:57tirées par l'IA
18:57en guérant Arthas
18:59ou non ?
18:59Toutes les bonnes nouvelles
19:00sont déjà dans les cours.
19:01La bourse est toujours
19:01dans l'anticipation.
19:02Oui, alors la question
19:03qu'on peut se poser déjà,
19:04c'est est-ce qu'on peut
19:04éviter ces valeurs ?
19:05Parce que je trouve
19:06que Legrand est un cas
19:07assez emblématique.
19:08C'est-à-dire que c'est une valeur
19:08qu'on aurait pu jouer
19:09plutôt pour les plans
19:11d'infrastructure,
19:12pour peut-être
19:13anticiper une reconstruction
19:14de l'Ukraine,
19:18d'IA comme le reste.
19:19Donc en fait,
19:20aujourd'hui,
19:20est-ce qu'on peut vraiment
19:21être en dehors du trait d'IA ?
19:22Ça nous paraît quand même compliqué.
19:24Donc je pense qu'on n'a pas
19:25tellement le choix
19:25que de continuer à le jouer.
19:26Après, nous,
19:27on aime bien essayer
19:27de trouver des poches
19:28qui sont quand même
19:30vraiment décorrélées de ça.
19:31Comme ce qu'on a,
19:31pour ça qu'on reste
19:32assez positif
19:33sur les bancaires européennes,
19:34qui reste quand même
19:35un cas un peu à part,
19:36sur un certain nombre
19:36de segments comme ça.
19:38On est revenu sur la défense également.
19:39En fait, des segments
19:40qui ne sont pas liés
19:40directement à l'IA
19:41ou même indirectement
19:43parce qu'on voit
19:43qu'aujourd'hui,
19:43malgré dans les industriels,
19:45beaucoup, beaucoup de valeurs
19:45sont liées indirectement à l'IA.
19:47Donc je pense
19:48que le continuage de l'IA
19:49est quasiment inévitable.
19:51Par contre,
19:51essayer de chercher des poches
19:52qui sont un peu décorrélées
19:54ne semblent pas inintéressantes
19:55à ce stade.
19:55Quelles sont les poches décorrélées
19:57que vous trouvez, vous,
19:58chez UBS France,
19:59Claudia Panséry ?
20:00En fait, les poches décorrélées
20:01sont sur des thématiques
20:02de trop long terme.
20:04Par exemple,
20:04quand on pense à la logévité
20:06et au fait que la hausse
20:07de la démographie
20:09devient un problème
20:10et donc au secteur pharmaceutique,
20:13on a cette exposition
20:15à tous ceux
20:16qui sont en matière primaire,
20:16par exemple,
20:18parce qu'en fait,
20:19on sait très bien
20:19qu'il y a un déficit
20:20entre l'offre et la demande
20:21sur tous ceux
20:22qui ont cuivre,
20:23aluminium, etc.
20:25Donc l'électrification
20:26qui est encore un peu
20:27liée à l'intelligence artificielle,
20:29mais pas seulement
20:29au fait qu'on a
20:30un changement climatique.
20:32Donc il y a plein
20:32des thématiques aujourd'hui
20:34qui sont super intéressantes,
20:35pas suffisamment valorisées
20:37et dont le potentiel
20:38peut être très important
20:39dans les mois à venir.
20:40Merci à tous les deux
20:40de nous raccompagner ce matin
20:42Claudia Panseri,
20:43responsable de la stratégie
20:44d'investissement
20:44de la banque privée
20:45UBS en France
20:46et Anguéran Arta,
20:47stratégiste
20:48à la financière
20:49de l'échiquier.
20:509h21,
20:51le CAC 40 progresse
20:52de 0,8%
20:53sur BFM Business.
20:568063 points
20:57pour le CAC 40,
20:58tirés notamment
20:58par Pernod Ricard,
20:59Accor ou encore
21:00Euronext,
21:01Euronext qui est tiré
21:02ce matin
21:02par un broker
21:04qui est désormais
21:05neutre
21:06sur cette valeur
21:08et le titre
21:08Euronext
21:09qui s'échange
21:10à 163,10 euros.
21:11Bonjour Alain Dubrulle,
21:12merci de nous accompagner
21:13ce matin pour revenir
21:14sur Legrand,
21:15puis dans un instant
21:16on reviendra sur
21:16Vinci,
21:17Effage et puis
21:18ADP qui ont été pénalisés
21:20hier par ce projet
21:20de taxation
21:21sur les infrastructures
21:22en France.
21:23Le titre Legrand
21:24a pris 6%
21:25et pour cause,
21:26le groupe voit
21:26une marge opérationnelle
21:27entre 21 et 22%
21:30à l'horizon 2030.
21:31Ça, ça plaît au marché,
21:32il y a de la visibilité.
21:34Oui, bonjour Etienne,
21:35effectivement,
21:36préalablement
21:37à sa journée
21:37investisseur
21:38organisée à Singapour,
21:39la société a dévoilé
21:40hier matin
21:41les principales orientations
21:43de son nouveau plan stratégique.
21:45Alors Legrand
21:46vise en fait
21:46une croissance organique
21:47annuelle moyenne
21:48des ventes
21:48de l'ordre de plus 6
21:49à plus 8
21:50d'ici 2030
21:50alors que dans le précédent
21:52plan stratégique
21:53on était à plus 3,
21:54plus 5.
21:55Alors certes,
21:55le consensus
21:56est déjà situé
21:57à plus 7%
21:58en termes d'attente
21:58mais ce confort
22:00sur les perspectives
22:01de croissance
22:01a quand même
22:01clairement rassuré.
22:03En outre,
22:04les dirigeants
22:04ont mentionné
22:05une logique
22:05de rotation de portefeuille
22:06avec la session programmée
22:07de certaines activités
22:08en gros périmètre compris
22:09entre un demi
22:10et un milliard
22:11de chiffres d'affaires.
22:12Là aussi,
22:12une annonce bienvenue
22:13qui devrait permettre
22:14une amélioration qualitative
22:15du mix d'activités.
22:17Alors c'est aussi
22:17du côté des marges d'exploitation,
22:19l'ambition d'atteindre
22:20une marge d'exploitation
22:21de 21-22%
22:23contre 20% précédemment
22:24est une bonne nouvelle.
22:25Alors certes,
22:26le consensus
22:26est déjà à 21,5%
22:28mais visiblement
22:29il y a un certain nombre
22:29d'analyses
22:30qui pensaient
22:30que 20%
22:31était un plafond de verre
22:32qui ne pourrait pas
22:32être dépassé.
22:34Donc là,
22:34cette ambition
22:35clairement a rassuré
22:36et sachons aussi
22:38que la croissance
22:38reste tirée
22:39par les data centers
22:40qui représentent
22:41aujourd'hui
22:4232% du chiffre d'affaires
22:44mais pourra atteindre
22:4540% du chiffre d'affaires
22:46en 2030.
22:47Par ailleurs,
22:48il faut rappeler
22:48que le grand
22:49comme Schnett
22:49sont des sociétés
22:50qui ont des générations
22:51de cash
22:51qui sont très élevées
22:52puisque
22:54on est sur une génération
22:55de cash net
22:56d'environ
22:56entre 13 et 15
22:58% du chiffre d'affaires
22:59donc un niveau élevé
23:00qui permet de financer
23:01non seulement
23:02une politique dynamique
23:03d'acquisition
23:0360% de la génération
23:04de cash
23:05sera dédiée aux acquisitions
23:06ce qui devrait permettre
23:07d'ajouter environ
23:085% de croissance
23:09par an
23:10au chiffre d'affaires
23:11et ça permet aussi
23:12de payer malgré tout
23:13un dividende
23:14assez attractif
23:14puisque le PAO
23:16ou le taux de distribution
23:17du résultat net
23:18est de 50%
23:19donc un titre
23:20qui est bien orienté
23:21assez solide
23:23historiquement
23:24le grand
23:24aurait pu être pénalisé
23:26par le fait
23:26qu'il est très
23:27dans l'électrique
23:28basse tension
23:28donc dans le marché
23:29de la rénovation
23:30de tout ce qui concerne
23:31le logement
23:31qui lui est moins
23:32moins bien orienté
23:33mais c'est vrai
23:34que depuis deux ans
23:35la partie plus industrielle
23:37plus liée à l'IA
23:38l'emporte
23:39et fait que non seulement
23:40il y a toujours eu
23:40des très bonnes marges
23:41c'est le grand
23:41mais on a un profil
23:42de croissance
23:43qui s'est clairement amélioré
23:45et donc forcément
23:46ça se traduit
23:47dans le cours de bourse
23:47après avoir gagné 6% hier
23:49le titre reprend 1%
23:51ce matin à 144 euros
23:53Schneider Electric
23:53a également profité
23:55de ses annonces
23:56de le grand hier
23:57ce titre Schneider
23:58qui frôle les 300 euros
24:00a choisi entre les deux
24:01vous préférez quoi
24:02ou les deux peut-être
24:04j'allais dire les deux
24:05mais en fait
24:06Schneider est quand même
24:07une société la plus importante
24:08aujourd'hui
24:08si on regarde en flottant
24:09c'est pratiquement
24:10la première société
24:11du CAC 40
24:11avec 160 milliards
24:12de capitalisation
24:14comme le grand
24:15elle bénéficie
24:16évidemment
24:17de la vague d'investissement
24:18dans l'IA
24:18avec l'équipement
24:19des data centers
24:20mais aussi
24:21rappelons-le
24:21et ça c'est un plus
24:22peut-être pour Schneider
24:23c'est la transition énergétique
24:24qui fait que le monde
24:26de demain
24:26sera de plus en plus électrique
24:27il faut bien noter
24:28que plus de la moitié
24:29du chiffre d'affaires
24:30est désormais réalisé
24:31avec des équipements
24:31connectés
24:32en B2B
24:33et les acquisitions
24:35de ces dernières années
24:35ont fait la part belle
24:36à des logiciels
24:37spécialisés dans le pilotage
24:38industriel
24:39par exemple
24:39Aveva
24:40donc disons que
24:41Schneider
24:41il y a des produits
24:42mais aussi
24:42beaucoup d'intelligence
24:44logicielle
24:44dans un écosystème
24:46qui rend les revenus
24:47plus récurrents
24:48plus sticky
24:49on va dire
24:50et avec une croissance
24:51organique de 2026
24:52qui devrait approcher
24:53les 13%
24:54avec des marges d'exploitation
24:55proches de 20
24:56et une forte génération
24:57de cash
24:58on retrouve un peu
24:59le même modèle
24:59que le grand
25:00c'est-à-dire
25:00qu'il y a une forte génération
25:01de cash
25:02qui permet de financer
25:02les acquisitions
25:03qui renforce la croissance
25:05tout en assurant
25:05le paiement de dividendes
25:06assez intéressant
25:07complété
25:08par des rachats d'actions
25:10alors juste pour situer
25:12Schneider
25:13on pense
25:13c'est une société
25:13qui offre un profil
25:14de croissance durable
25:15en gros
25:16les bidats
25:16devraient doubler
25:17entre 2025
25:18et 2030
25:19idem pour le bénéfice
25:20par action
25:21mais ça sera probablement
25:22davantage
25:23parce qu'il y a aussi
25:23pas mal d'acquisitions
25:24à venir
25:24il faut venir compte
25:26du fait qu'aujourd'hui
25:26l'endettement net
25:27est à 1,2 fois
25:28les bidats
25:29et aujourd'hui
25:30sur la base du consensus
25:31il devrait être nul
25:32à la fin de la décennie
25:33donc si on suppose
25:34qu'on se limite
25:35à un plafond
25:36de 2 fois les bidats
25:37en termes de dette net
25:38ça laisse un budget
25:39de près de 30 milliards d'euros
25:41pour des acquisitions
25:42donc pour un surcroît
25:43de croissance
25:44au-delà d'un profil
25:44déjà très intéressant
25:45donc je pense qu'en effet
25:46à moins que le monde
25:47ne soit soudainement
25:48plus électrique
25:49ce qui n'est pas le cas
25:49à mon avis
25:50la société garde
25:51un beau profil de croissance
25:52et des entreprises
25:53qui ont du vent
25:54dans les voiles
25:54à l'inverse
25:55c'est plus compliqué
25:56pour les entreprises
25:57qui sont liées
25:58aux infrastructures
25:59en France
26:00c'est le cas notamment
26:01de Vinci
26:01de FH
26:02ou encore de ADP
26:03qui ont perdu
26:04entre 2 et 4%
26:05hier
26:06et pour cause
26:07de gouvernement
26:08souhaite augmenter
26:09aujourd'hui
26:10la taxe
26:11sur les infrastructures
26:12en France
26:13quand vous regardez
26:13du Vinci
26:14à 108 euros
26:15voire même du FH
26:16des titres
26:16qui sont sur des plus bas
26:17d'un an
26:18d'un an et demi
26:18est-ce que vous voyez
26:19des opportunités
26:20ou à court terme
26:21ça restera compliqué
26:22faute de visibilité ?
26:24Disons que forcément
26:25c'est pas très cher
26:26mais quand vous êtes en France
26:28dans un pays
26:28qui n'a pas pris la mesure
26:30en tout cas
26:31où les annonces politiques
26:31ne semblent pas
26:32prendre conscience
26:33de l'orage
26:34qui a lieu
26:35sur les marchés de dette
26:36et sans solution
26:38évidente
26:38c'est sûr
26:39que vous êtes local
26:41vous êtes immobile
26:42vous allez vous faire taxer
26:43tout ça
26:44ça n'aide pas
26:44alors de quoi parle-t-on ?
26:45Donc le projet de loi
26:47annoncé par le gouvernement
26:48pour l'année prochaine
26:50augmenterait une taxe
26:51sur les infrastructures
26:52de transport
26:53dites à longue distance
26:54je vous passe
26:55l'acronyme
26:57mais elle passerait
26:57de 4,6
26:58à 12,2%
26:59et elle s'appliquerait
27:01aux revenus
27:01dépassant 120 millions
27:02pour les opérateurs
27:03qui ont une marge moyenne
27:04de plus de 10%
27:06au cours des 7 années précédentes
27:07en excluant les 2 années
27:08affichant une rentabilité
27:09la plus élevée
27:10et les 2 années
27:10la plus faible
27:11bref en gros
27:12il faut être énarque
27:12c'est bien compliqué
27:13tout ça
27:13mais concrètement
27:16ça pourrait générer
27:16environ 800 millions
27:17d'impôts supplémentaires
27:19il faut le dire
27:20pour l'État
27:20et pour Vinci
27:21ça serait une charge potentielle
27:22de 500 millions d'euros
27:23donc un impact négatif
27:25de 8%
27:25sur les BPA
27:262027 et 2028
27:27mais comme c'est un métier
27:28de concession
27:29il faut voir
27:30combien ça pèse
27:31jusqu'à la fin
27:31des concessions concernées
27:32notamment autoroutes
27:33ça serait potentiellement
27:35en actualisant ça
27:36une baisse de valeur
27:37de 3 milliards d'euros
27:38soit 5-6 euros par action
27:39finalement le cours
27:40a baissé un peu moins
27:41que ça hier
27:42alors certes
27:43ces mesures ne sont pas
27:44encore votées
27:44il peut se passer
27:45beaucoup de choses
27:45lors des débats à l'Assemblée
27:46mais bon
27:47dans un contexte
27:48où le déficit de la France
27:49devient incontrôlable
27:50avec des taux qui montent
27:50rappelons le 10 ans français
27:51à 4-8
27:53avec un écart
27:53de près de 120 points de base
27:55par rapport à l'Allemagne
27:55on a aussi une activité économique
27:57inférielle à la moyenne européenne
27:58ça ne va pas aider
27:59les recettes d'autoroutes
28:00surtout avec le prix de l'essence
28:01donc tout ça ne va pas aider
28:02l'activité de Vinci
28:03donc toutes ces annonces
28:03ne peuvent que renforcer
28:04la prudence
28:05vis-à-vis des sociétés françaises
28:06qui ont une forte exposition
28:07de base de réseaux domestiques
28:08donc probablement
28:10qu'est-ce qui pourrait faire
28:11remonter Vinci ?
28:12disons une fois
28:13qu'on aura
28:14la présidentielle
28:15aura eu lieu
28:15et qu'on a un gouvernement
28:17je ne vais pas dire
28:18quel qu'il soit
28:18mais presque
28:19et que les choses
28:20deviennent un peu plus visibles
28:21à défaut d'être plus attractives
28:23il y aura probablement
28:25un rebond à ce moment-là
28:26mais dans l'incertitude actuelle
28:28c'est très compliqué
28:29on sent bien
28:30que les marchés
28:30vendent la France
28:31le code postal France
28:32est aujourd'hui
28:33un vrai problème
28:34a fortiori
28:35pour des sociétés
28:36particulièrement domestiques
28:388 050 points
28:39pour le CAC 40
28:40c'est quand même
28:41le bon exemple
28:41qui montre que
28:42la France est en retard
28:43par rapport
28:44aux autres indices européens
28:46plus 0,2%
28:47pour le CAC 40
28:48ce titre Vinci
28:49est à 108,45
28:50et Fage 102,70
28:51merci beaucoup
28:52Alain Dubreuil
28:53nous a raccompagné ce matin
28:54directeur général
28:55délégué de
28:55Claresco Finance
28:569h29
28:57dans un instant
28:58vous retrouverez leur closier
28:59pour les experts
29:00séance à suivre
29:01USA Today
29:01avec Antoine Larigauderie
29:03très bonne journée
29:03et rendez-vous à demain
29:049h
29:06Good Morning Market
29:08sur BFM Business
29:09Sous-titrage Société Radio-Canada
29:11Générique
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