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Ce jeudi 24 septembre, Sylvain Goyon, gérant actions, Montpensier-Arbevel, Stéphane Colliac, économiste chez BNP Paribas, et Laurent Roussel, gérant actions chez Ixios AM, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:04BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Braque.
00:11Good Morning Market, 9h, 9h30, ensuite vous retrouverez les experts, mais émission spéciale aujourd'hui,
00:16les experts autour d'Anthony Morel depuis Marseille où se déroule aujourd'hui l'Artificial Intelligence Marseille.
00:22Il sera bien sûr question d'intelligence artificielle de 9h30 à 10h30 et ce soir dans Tech & Co,
00:28émission spéciale autour des grands débats qui font l'actualité dans ce segment de l'IA.
00:349h, 9h30, Good Morning Market, avec ce matin en plateau Stéphane Koliak, économiste chez BNP Paribas,
00:39Sylvain Goyon de Montpensier-Arbevel, pour revenir en long, en large et en travers sur les indicateurs macroéconomiques d'hier,
00:44qui montrent que la zone euro fait preuve d'une résilience très forte, que ce soit dans le secteur des
00:49services,
00:49mais également dans le secteur manufacturier.
00:51Merci à l'Allemagne, grâce notamment à son plan de relance et à la très bonne dynamique,
00:54que ce soit dans la défense, mais également dans le secteur industriel.
00:59Et puis aux Etats-Unis également, des PMI qui ont été époustouflants,
01:03ce qui a eu une vive réaction sur le marché obligataire,
01:07puisque vous avez quand même le 10 ans américain qui a pris plus de 10 points de base.
01:10Ça n'est pas arrivé depuis le Liberation Day, souvenez-vous,
01:13c'était il y a un an et demi quand Donald Trump avait présenté ses droits de douane sur son
01:16panneau
01:16et qu'il y avait eu un stress sur l'ensemble des marchés.
01:18À partir de cela, comment il faut arbitrer son portefeuille ?
01:20Éléments de réponse dans la première partie de l'émission.
01:23Et puis à partir de 9h20, nous reviendrons sur l'or avec Laurent Roussel,
01:26gérant action chez Ixios AM, l'once d'or qui peine à retrouver ses plus hauts historiques,
01:32moins 25% depuis les plus hauts.
01:34Et pourtant, il y a des raisons d'acheter de l'or, c'est ce que nous dira Laurent Roussel,
01:37face notamment aux problématiques de dette publique qui sont présentes un petit peu partout dans le monde.
01:41Voilà le programme de Good Morning Market.
01:44Et tout de suite, il est 9h et vous retrouvez toute l'information économique du jour avec Léo Dumas.
01:53Et à la une, tapis rouge pour Xi Jinping, le président chinois,
01:57qui est arrivé pour trois jours de visite d'État à Washington,
02:00cette nuit accueilli au pied de son avion par Donald Trump.
02:03Un honneur rarissime accordé par le président des États-Unis,
02:08qui annonce toutefois que la guerre en Iran sera bien sur la table des discussions
02:11avec Xi, allié de l'Iran.
02:14Mais avant la géopolitique, déjà des avancées commerciales,
02:18puisque la trêve entre les deux pays a été prolongée pour deux mois.
02:21Pas de quoi pour autant interrompre un bras de fer bien plus large que ça, Mathilde Chaminade.
02:26Donald Trump a les puces, Xi Jinping l'éminerait critique et chacun en joue.
02:31Pékin a réduit ses exportations de terres rares de 20% le mois dernier.
02:35Pour John Plassard, expert financier, la Chine a des chances de mettre ses ressources dans la balance
02:40pour assouplir les restrictions sur l'envoi de semi-conducteurs.
02:43On retourne un petit peu le prisme.
02:45D'un côté, Xi Jinping va dire qu'il peut avoir d'autres attributions de licences d'exportation,
02:51mais d'un autre côté, il faut que vous nous envoyiez quelques puces quand même.
02:55Et pour le marché, c'est très important parce que s'il y a un accord sur les terres rares,
03:02ça voudra dire qu'il y a très certainement un accord sur l'intelligence artificielle.
03:07En attendant un tel accord gagnant-gagnant pour les deux puissances,
03:09la priorité, c'était la prolongation de la trêve sur le front des droits de douane.
03:13C'est chose faite jusqu'au 10 janvier.
03:15Mais Scott Besant, le secrétaire au Trésor américain, reste sceptique sur la suite.
03:22Je ne sais pas si un accord plus large peut être trouvé.
03:25Il y a certains engagements chinois qui n'ont pas été pleinement respectés.
03:29Ils ont bien accepté d'acheter 25 millions de tonnes de soja,
03:32mais sur 17 milliards de dollars de promesses d'achat de produits agricoles,
03:36ils sont à la traîne et nous les encourageons à accélérer.
03:40Sur la table aussi, la concrétisation qui se fait attendre d'un gros contrat chinois pour Boeing
03:45après une promesse d'achat de 200 appareils au mois de mai.
03:48Dans le même temps, en France, nouveau repli du climat des affaires au mois de septembre.
03:5396 points dans l'indice de l'INSEE, loin du niveau moyen à 100 points
03:56à cause d'une nette dégradation dans le commerce de détail,
04:00alors que l'indicateur reste stable pour l'industrie et pour le bâtiment.
04:04Stabilité également pour la confiance des ménages le mois dernier,
04:07comme au mois d'août d'ailleurs, nous dit l'INSEE.
04:10Et puis, l'actualité des entreprises avec Schneider Electric
04:12qui annonce ce matin une OPA sur le bulgare.
04:15Michel Chely, c'est un spécialiste des solutions connectées pour bâtiments intelligents.
04:20L'OPA qui valorise la société à 1,2 milliard d'euros.
04:25Et une réaction qui est assez fraide sur ce titre Schneider Electric.
04:28Moins 0,2% ce matin à 292,80 euros dans un marché qui est en baisse.
04:33Donc néanmoins, HTDR fait mieux que le CAC 40 qui cède 0,5% dans les premières secondes de cotation.
04:378 084 points.
04:39L'Eurostock 50 de son côté cède également 0,5%.
04:42A noter ce matin une très nette sous-performance du secteur automobile à Paris.
04:45Stellantis perd 2%, 4,06 euros.
04:48Renault moins 1,6% à 26,17 euros.
04:51Alors que vous avez eu ces dernières heures les immatriculations de véhicules,
04:55que ce soit dans l'Union Européenne mais aussi au Royaume-Uni.
04:59Plus 5,3% au mois d'août en glissement annuel.
05:02Oui mais sauf que le problème c'est que Stellantis sous-performe le marché seulement 3,5%.
05:06Renault et Volkswagen ont également légèrement reculé entre 4,4 et 3,6%.
05:12D'où la sanction ce matin à l'ouverture.
05:14Orange progresse de 0,7%.
05:16Suivi de LVMH qui progresse de 0,6%.
05:19Avec du changement dans la cascade de holding chez LVMH.
05:24Puisque vous avez hier le groupe qui a annoncé qu'il allait simplifier son organisation
05:29via notamment une clarification.
05:33Il faut voir qu'aujourd'hui Agash détient 100% de la financière Agash
05:36qui détient 96% de Christian Dior
05:38qui détient 49,7% de LVMH.
05:41Un mécanisme complexe qui sera donc simplifié
05:43avec la volonté de fusionner la holding Agash et la holding Christian Dior.
05:47Néanmoins il n'y aura pas d'OPA sur Christian Dior
05:49malgré un flottant très faible de moins de 2,5%.
05:54Néanmoins vous aurez des actionnaires qui pourront apporter leur titre.
05:58Pour l'instant le prix n'est pas communiqué.
06:00Ce titre Christian Dior qui est réservé ce matin à l'ouverture.
06:04Hier soir il était en baisse de 0,87% à 365 euros.
06:08On se retrouve dans un instant pour Good Morning Market.
06:11Pour revenir notamment sur ces indicateurs macroéconomiques
06:13que ce soit en zone euro mais aussi aux Etats-Unis
06:15qui sont ressortis supérieurs aux attentes
06:17et qui ont donc fait bondir les taux.
06:19Le 10 ans français est à 4,66 ce matin
06:21quand aux Etats-Unis le 10 ans est à 5,12.
06:27BFM Business
06:309h, 9h30
06:32Good Morning Market
06:33Etienne Bral
06:34Good Morning Market ce matin en plateau.
06:36Sylvain Goyon.
06:36Bonjour Sylvain.
06:37Merci de nous accompagner ce matin.
06:39J'ai réaction chez Montpensier Arbevel
06:40et Stéphane Koliak, économiste de BNP Paribas.
06:43On va avoir besoin de vos éclairages.
06:44Stéphane Koliak, vous êtes économiste,
06:46vous avez surveillé avec beaucoup d'intérêt hier les différents PMI.
06:48Donc pour faire simple, ils sont réalisés par S&P Global
06:51qui interroge tous les mois des entreprises dans le secteur des services,
06:54dans le secteur de l'industrie pour savoir comment ça va
06:55au niveau du recrutement, des commandes, vos perspectives, etc.
06:59Donc c'est un retour de terrain en quelque sorte
07:02qui montre qu'en zone euro, à l'exception de la France,
07:04on parlera peut-être de ce cas-là,
07:05mais aussi aux Etats-Unis,
07:07très bonne dynamique dans le secteur des services
07:09mais aussi aux Etats-Unis.
07:10Et alors là on a envie de se dire, mais on ne comprend pas,
07:12on a un pétrole à 100 dollars,
07:14on a un climat anxiogène, des incertitudes politiques,
07:16une remontée des taux.
07:17Et quand vous écoutez les entreprises, visiblement,
07:19tout va bien, surtout aux US.
07:21Oui, mais ce n'est pas si surprenant
07:23parce qu'en fait il y a différents degrés d'analyse.
07:26Il y en a un premier peut-être,
07:27c'est d'essayer de comparer ce qui se passe cette année
07:30à ce qu'on a vu l'année dernière.
07:32L'année dernière, il y avait un choc sur les tarifs douaniers.
07:34Cette année, il y a un choc qui est lié au conflit en Iran
07:35qui est principalement pétrole, disons.
07:38Et on a anticipé que l'impact serait élevé
07:42et il est moins important que prévu.
07:44Et quand on observe le consensus,
07:46on a une sorte de courbe en U,
07:48c'est-à-dire que ça baisse au début,
07:49puis ça rebondit après parce que les inquiétudes étaient excessives.
07:52Et qu'en réalité, les secteurs qui soutiennent la croissance
07:55ne sont pas tellement affectés par la hausse du prix du pétrole.
07:57Évidemment, c'est un problème de marge,
07:59c'est un problème de coût,
08:00mais ça ne ralentit pas l'investissement
08:02parce que l'investissement, il est lancé.
08:03C'est l'investissement en IA,
08:05en électrification en général,
08:07en biens d'équipements de défense
08:08aussi partout dans le monde et singulièrement en Europe.
08:10Alors, est-ce qu'aujourd'hui, c'est lié à l'IA que à l'IA ou non ?
08:14On a un petit peu une propagation de cette dynamique.
08:17C'était la question notamment lors des résultats du deuxième trimestre
08:19parce qu'on a eu un boom des profits,
08:21notamment pour les GAFAM.
08:23Mais est-ce que derrière, ça ruisselle sur l'ensemble de l'économie ?
08:25Parce qu'on dit souvent, l'économie américaine est en cas.
08:28Là, vous regardez le PMI aux États-Unis, 58 points.
08:31C'est juste époustouflant.
08:32Pour rappel, au-delà de 50 points, vous êtes en croissance.
08:34Le consensus était à 56.
08:35Donc, c'était largement au-delà des attentes.
08:37Oui, il faudra avoir l'ISM parce que c'est l'un indicateur principal
08:40pour les États-Unis.
08:41Mais de fait, c'est une croissance qui s'accélère.
08:44Le ruissellement, on peut dire qu'il existe
08:46parce que pour ça, il faut regarder le marché du travail.
08:48Et on avait effectivement une courbe en cas il y a quelques temps
08:51et elle est aujourd'hui un peu moins en cas.
08:53On a plus de secteurs qui participent aux créations d'emplois.
08:55C'est moins centré sur les secteurs de la santé et des loisirs.
08:59On a aussi des créations par ailleurs.
09:01Et donc, ça a tendance à se diffuser dans l'économie.
09:04On voit ça aux États-Unis.
09:06Ça, c'est vrai aux États-Unis, mais c'est vrai aussi en Europe.
09:08Il y a des secteurs qui font la croissance principalement.
09:11Mais il y a une diffusion qui s'opère.
09:13Peut-être, comme vous le disiez, un peu moins en France.
09:15Mais en Allemagne, ça commence à s'opérer.
09:16Il y a une dynamique intra-zone, surtout également,
09:18qui est très importante.
09:20Quand vous regardez aujourd'hui la réaction sur les marchés,
09:24Sylvain Goyon, hier soir, ça n'a pas porté Wall Street.
09:26Les trois indices américains ont clôturé légèrement dans le rouge.
09:29Le Nasdaq a fait une pause après deux records successifs de clôture.
09:33Comment le marché peut percevoir ces nouvelles ?
09:35In fine, c'est une bonne nouvelle.
09:36Si les entreprises vont bien, les profits suivent.
09:38Et en bourse, on achète quoi ?
09:39La croissance des profits.
09:40Oui, d'ailleurs, en fait, le marché ne s'y est pas trompé.
09:42Et Etienne, vous avez parfaitement raison de le rappeler.
09:44C'est quand même une très bonne nouvelle.
09:45C'est-à-dire que les PMI en zone d'expansion des deux côtés de l'Atlantique,
09:48ça veut bien dire ça.
09:50Et c'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles
09:51les marchés d'actifs risqués performent bien.
09:54On met la France de côté pour le moment.
09:56de part et d'autre de l'Atlantique parce que l'économie, finalement, est porteuse.
10:00Mais sur les taux, en fait, je dirais que...
10:02Alors, hier soir, c'est presque un épiphénomène.
10:04Oui, il y a la surprise, effectivement.
10:05Et on rentre dans ce cycle un peu good news is bad news.
10:08Pourquoi ?
10:09Parce que, finalement, le marché, qu'est-ce qu'il nous dit ?
10:12Bon, ça veut dire que la Fed va devoir avoir une politique un peu plus restrictive.
10:15Donc, les taux vont monter.
10:16D'ailleurs, quand on regarde dans les futurs, on voit que, ça y est,
10:19il y a pratiquement 70% de probabilité d'une prochaine hausse en octobre.
10:21Il y a encore d'autres hausses qui sont attendues par le marché.
10:23Aux Etats-Unis ?
10:24Aux Etats-Unis, absolument.
10:26Donc, les secteurs qui sont plus sensibles aux taux vont réagir, effectivement,
10:29négativement par rapport à ça.
10:30Mais le sous-jacent, c'est qu'il faut regarder de quoi cette hausse de taux
10:34est le nom, d'une certaine façon.
10:38Et en l'occurrence, cette hausse de taux aux Etats-Unis,
10:40c'est le signe d'une économie qui va très bien.
10:42Donc, en l'occurrence, ce n'est pas véritablement gênant.
10:44En Europe, on l'a vu, Stéphane l'a très bien dit,
10:46l'économie, ses effets se diffusent.
10:48Mais on a quand même un problème que les Etats-Unis n'ont pas.
10:51Nous, c'est le prix des intrants.
10:52Donc, en fait, ce qui va constituer les coûts des entreprises
10:55qui sont quand même en croissance beaucoup plus rapide.
10:58Et donc, nous, on a un problème d'inflation.
10:59Ce qui fait que la hausse de taux chez nous,
11:01elle est quand même plus problématique
11:03que ce que l'on peut avoir de l'autre côté au niveau des Etats-Unis.
11:06En revanche, qu'est-ce que ça veut dire ?
11:07Ça veut dire que sur les actifs risqués et sur les actions,
11:10on est en fait dans une conformation
11:12qui nous dit qu'il ne faut pas renoncer aux actions
11:15en tant que véhicule d'investissement à privilégier.
11:17C'est un contexte qui est plus favorable aux actions
11:19qu'au marché obligataire.
11:21Alors, oui, enfin, le marché obligataire,
11:23moi, je ne serais pas vendeur du marché obligataire
11:25par nature, en fait, à ce moment précis de l'histoire.
11:27Est-ce que c'est plus favorable aux actions ?
11:29Oui, quand on a normalement, effectivement,
11:30une exposition au cycle économique,
11:32on peut se dire que les actions sont le meilleur véhicule.
11:34Ce qui est intéressant, c'est de voir quel est le message,
11:36en fait, si on devait le traduire de façon très, très succincte,
11:38que nous donnent les actions.
11:40Les actions nous disent qu'on se porte bien
11:41parce que finalement, on croit que la hausse des prix
11:43qui est liée, en fait, au pétrole est transitoire.
11:46Et tout ça va baisser et revenir, finalement, et se normaliser.
11:49Un espèce d'effet de bonne surprise.
11:51Alors que, finalement, le marché obligataire,
11:53il a plutôt tendance à nous dire
11:54que toute cette inflation va être collante, sticky,
11:57et qu'on ne va pas revenir tout de suite
11:58à un niveau, effectivement, normal ou pré-crise avec l'Iran.
12:03Donc, il y en a forcément un des deux qui a raison.
12:05Historiquement, c'est généralement plutôt les obligations
12:07qui voient, en fait, les bons niveaux de retournement.
12:12En revanche, ce qui nous protège, c'est la valorisation des marchés.
12:14Parce qu'en dépit, effectivement, de la très bonne tenue des actifs risqués,
12:17la valorisation du marché américain, le PE a plutôt baissé.
12:20On est à 19 fois.
12:21C'est un recul de 15 %, en fait, depuis, finalement, quelques mois.
12:25La croissance des profits va plus vite que la croissance des cours de bourse.
12:29Absolument, c'est exactement ça.
12:30Quand vous regardez la situation aux États-Unis,
12:32Céline Goyon l'a rappelé, depuis hier, le marché se dit
12:35« Là, la Fed va devoir remonter les taux. »
12:37On est passé de 55 % de probabilité en début de semaine
12:39à 70 % hier après la publication de ces indicateurs.
12:42Stéphane Koliak, réunion, c'est fin octobre,
12:46dans un peu plus d'un mois.
12:47Est-ce que vous pensez que ça y est, on est parti pour un nouveau tour de vis ?
12:51Mais tour de vis dans le sens où il n'y en aura plus qu'un.
12:53C'est-à-dire qu'est-ce qu'on est parti pour deux, trois hausses de taux
12:56parce que la Fed n'aura pas le choix ?
12:58C'est ce qu'on pense, qu'on devrait avoir deux autres hausses de taux aux États-Unis.
13:02Ça compenserait, parce que ça ferait 75 points de base,
13:05ça compenserait les trois baisses de fin 2025, il ne faut pas les oublier, celles-là.
13:09Donc on anticipe ces hausses.
13:11Nous, c'est plutôt pour décembre,
13:12mais le risque, c'est important que ça soit en octobre.
13:15Ça dépendra des indicateurs qui sortiront d'ici là.
13:18Et donc la Fed se décidera par rapport à ça.
13:20Mais ce qu'on peut dire globalement,
13:22pour la plupart des banques centrales,
13:24c'est qu'elles peuvent avoir un peu moins de scrupules sur la croissance.
13:27C'est la signification de ces bons indicateurs.
13:29La croissance est là, elle tient.
13:32Évidemment, il y a des secteurs qui perdent un peu plus
13:34ou confient en Iran à l'inflation, ça c'est une évidence.
13:36Mais globalement, la croissance est là,
13:40l'inflation est là aussi.
13:41On a les deux en même temps.
13:42Et je suis d'accord avec ce que vous disiez
13:43sur le fait que c'est un symptôme de bonne santé.
13:45Maintenant, les banques centrales doivent quand même éviter
13:47que l'inflation s'écarte trop de la cible durablement
13:49et donc elles devront réagir, oui.
13:51Dans un instant, nous évoquerons le cas de la zone euro,
13:53mais juste pour terminer sur la situation américaine,
13:56est-ce que la Fed peut se permettre de remonter les taux,
13:58sachant que le trésor américain a de plus en plus de mal
14:00à lever de la dette ?
14:01Hier, les États-Unis ont émis de la dette à 5 ans.
14:04Quand vous regardez le ratio de couverture,
14:05plus bas de 4 ans.
14:06Quand vous regardez un petit peu encore aujourd'hui
14:08des achats de long terme pour faire du court terme, etc.
14:11C'est-à-dire qu'au bout d'un moment,
14:12si on a des taux qui continuent de grimper à ce rythme-là,
14:15ça va commencer à poser problème pour la dette américaine.
14:18On peut prendre le contre-pied, je pense,
14:20de cette logique, à mon avis.
14:22C'est que si jamais la Fed est trop behind the curve,
14:25qu'elle ne remonte pas suffisamment les taux d'intérêt
14:27comme il se doit, pas plus qu'il se doit,
14:29mais comme il se doit,
14:30elle devra le faire davantage par la suite.
14:32Elle devra faire une volker, entre guillemets.
14:33C'est-à-dire, volker est arrivé à la fin des années 70
14:37après des années de complaisance trop importantes
14:39et a dû faire mettre en œuvre des hausses de taux
14:42assez violentes, assez conséquentes.
14:44Donc le but, c'est d'éviter ça,
14:45de ne pas agir trop tard
14:46et de ne pas se laisser contraindre en tant que banque centrale
14:49par la politique budgétaire
14:50et d'exercer son mandat à plein.
14:53On parlera de la zone euro dans un instant,
14:54mais juste pour terminer sur le cas de la Fed,
14:56comment on voyait cette situation ?
14:57Sachant que le 10 ans américain a franchi hier les 5 %,
15:00on est ce matin à 5-12,
15:0213 points de base en l'espace d'une séance.
15:04Ce n'est pas anodin quand même.
15:05Non, mais ce n'est pas du tout anodin
15:07et ce qui a été dit précédemment est complètement vrai.
15:10Mais attention quand même à deux choses.
15:12On a souvent tendance à résumer
15:14la difficulté de financement d'un État
15:16au niveau des taux.
15:17Or, ce que fait la Banque centrale,
15:19on le sait, c'est de fixer le taux,
15:21enfin d'ailleurs c'est tout ce qu'elle peut faire,
15:23pour être simple peut-être,
15:25c'est effectivement de mettre le taux à court terme
15:28et le fixer.
15:29Mais la partie longue de la courbe,
15:31elle est elle l'objet en fait des mouvements de marché.
15:35Donc ce que révèle aussi la hausse des rendements longs,
15:38à laquelle vous faites référence Étienne,
15:40c'est plus la compétition entre différents émetteurs de dettes,
15:44donc des sociétés privées et des États,
15:46aujourd'hui dont on connaît en fait la problématique budgétaire,
15:49et en fait tout ce besoin d'investissement
15:51qu'il faut aussi financer,
15:53notamment on le voit dans toutes les infrastructures IA,
15:56pour une cité qu'elle,
15:57et cette compétition amène effectivement
15:59ce qu'on peut appeler un peu pompeusement
16:01un espèce d'effet d'éviction,
16:02et donc l'État est obligé d'accepter de payer plus cher
16:05pour aller lever les ressources qui lui sont nécessaires.
16:07Voilà donc pour le cas américain,
16:09même si cette problématique obligataire
16:10est bien sûr une problématique mondiale aujourd'hui,
16:13PMI en zone euro hier matin,
16:16Stéphane Koliak,
16:1753,1,
16:18plus haut niveau depuis 2023,
16:20là aussi largement au-delà des attentes,
16:21le consensus était à 51,7.
16:24Néanmoins la BCE vous dit,
16:25on n'observe pas de fortes réactions des salaires,
16:27l'inflation provoquée par le shop énergétique,
16:29selon Philip Lane,
16:30peut être compensée par la concurrence chinoise,
16:32la possibilité de recourir à l'IA,
16:34bref, des gains de productivité.
16:36Autant on l'a compris,
16:37la Fed,
16:37elle doit remonter les taux,
16:38est-ce que la BCE doit le faire
16:40avec la même vigueur ?
16:41Bon, pas forcément la même vigueur.
16:44Sur la BCE,
16:45on pense qu'il y aura encore une hausse de taux,
16:47parce que le choc énergétique dure plus longtemps,
16:50et que tant qu'il dure,
16:51on ne sera pas certain
16:52qu'il n'y aura pas de transmission aux autres prix,
16:54à l'inflation sous-jacente en particulier,
16:55et aux salaires.
16:56Donc tant qu'on n'a pas écarté ce risque-là,
16:58la BCE doit éviter
16:59que les anticipations d'inflation ne rebondissent.
17:01Elles ont un peu rebondi sur les marchés,
17:03les indicateurs de marché,
17:04on montre qu'il y a quand même
17:06un petit rebond de ces anticipations.
17:08Donc la BCE,
17:09elle doit éviter ça,
17:10et une fois que ce rebond
17:11des anticipations d'inflation est évité,
17:14la cause est entendue,
17:15entre guillemets.
17:16Parce qu'il n'y a pas le même niveau
17:17structurel d'inflation qu'aux États-Unis,
17:19où on a des contraintes d'offres et de demandes
17:21qui alimentent à la fois l'inflation
17:23depuis six ans au-delà de la cible.
17:24Ce n'est pas le cas de la zone euro,
17:26où il y a une inflation au-dessus de la cible,
17:28simplement en raison du conflit en Iran.
17:30Donc tant qu'on n'a pas une transmission au salaire,
17:32et c'est aussi ça qui soutient la profitabilité des entreprises,
17:35c'est le fait que les salaires ne répondent pas
17:37à la hausse des coûts par ailleurs.
17:38Il n'y a pas de boucle prix-salaire pour l'instant ?
17:40Non.
17:40Et vous la voyez arriver ou pas à ce stade ?
17:42Non, pas particulièrement,
17:43parce qu'il y a quand même une demande
17:45du point de vue des secteurs B2C
17:47qui est assez limitée,
17:49la consommation augmente assez faiblement.
17:51Donc il y a une concurrence,
17:53ça veut dire, pour vendre.
17:54Il y a la démographie qui n'aide pas non plus.
17:56Donc les marchés retail ne croisent plus.
18:01Et il y a des nouveaux entrants qui plus est.
18:03Donc la concurrence est assez forte.
18:04Et ça, ça devrait limiter les hausses de prix.
18:05Et en dehors de la France qui manque à la peine,
18:08même si les PMI français y arrêtent légèrement
18:10au-delà des attentes,
18:11qu'est-ce qui tire aujourd'hui l'économie de la zone euro ?
18:13Parce que ce plan de relance allemand,
18:14ça fait des mois qu'on en entend parler.
18:16Est-ce que c'est lui ?
18:17Est-ce que c'est le secteur aéronautique ?
18:18Merci Airbus, entre autres.
18:20Parce que dans le même temps,
18:21on a par exemple le secteur automobile.
18:22On le voit partout,
18:23notamment en Allemagne,
18:23qui n'arrête pas de licencier.
18:24Qu'est-ce qui fait aujourd'hui
18:25que l'économie de la zone euro
18:26dans ce secteur industriel tient ?
18:28Alors dans les PMI, l'Allemagne,
18:30parce que forcément,
18:31on n'a pas beaucoup de détails.
18:32On a l'Allemagne, France.
18:33Donc c'est forcément l'Allemagne qui tire.
18:35On aura l'Italie, l'Espagne par la suite.
18:37Mais plus généralement,
18:38si on va au-delà
18:38et qu'on a l'ensemble des indicateurs,
18:40la dynamique est dominante en Allemagne.
18:43Mais c'est une dynamique européenne.
18:44Les plans de réarmement sont européens.
18:47Ils sont dans tous les pays.
18:48Il y a quatre pays, simplement,
18:50Espagne, Danemark, Suède, Pays-Bas,
18:52dont la hausse du budget militaire
18:53l'année dernière était plus importante
18:54que la hausse du budget militaire allemand.
18:56Donc il y a véritablement
18:57une dynamique intra-zone.
18:58Le commerce intra-zone prend très largement
19:00le relais des exportations
19:01vers les États-Unis et la Chine,
19:02qui sont en stagnation ou en baisse
19:05en raison du développement de la Chine
19:08et des tarifs douaniers américains.
19:10Donc la dynamique est là.
19:11Elle est présente.
19:12Elle se renforce.
19:14Les export orders s'améliorent.
19:17Les carnets de commande à l'exportation
19:18s'améliorent dans les données d'enquête.
19:20Donc c'est vraiment une dynamique de zone.
19:22La France en bénéficiera aussi.
19:23Je pense qu'il ne faut pas être trop négatif
19:25sur la France aussi pour cette raison.
19:26C'est que les secteurs importants en France,
19:30aéronautique, électrique, électronique, énergie,
19:34sont des secteurs qui sont très importants
19:35pour tout ce dont on parle.
19:36Que vous inspire ce scénario macro,
19:38Sylvain Goyon, en termes d'allocations,
19:40on a envie de le suivre ou non ?
19:42Il faut différencier un petit peu les marchés
19:44et la macro, les indicateurs.
19:45Oui, oui, on peut le suivre.
19:48C'est un scénario en fait.
19:49Je suis désolé parce que là,
19:49on va un peu radoter.
19:50Mais grosso modo, qu'est-ce que ça donne ?
19:52Ça donne effectivement plutôt
19:53un aspect assez pro-cyclique.
19:55Donc on a plutôt envie d'être cyclique.
19:57Avec quoi ?
19:57Évidemment, la tech, l'IA et ainsi de suite.
20:00Mais on va dire en proportion raisonnable
20:02parce que c'est très crodide
20:03pour faire du franglais.
20:04Donc beaucoup de personnes en détiennent déjà.
20:07Les industriels, on a parlé de l'armement,
20:08évidemment, mais aussi tous ceux
20:10qui collaborent en fait
20:11à la production d'énergie,
20:12au raccordement effectivement
20:13de ces fameux data centers et autres.
20:15Donc voilà, cette dimension industrielle.
20:18Les banques en Europe,
20:19on a toujours envie de se dire
20:19que la quantification de la courbe,
20:21c'est très sympa pour nous.
20:22Donc c'est un peu un autre point aux États-Unis,
20:23mais j'y reviendrai dans un instant.
20:25Et puis en fait, ce qui n'est pas dépendant,
20:27je dirais, du consommateur ou des taux.
20:29Donc c'est là où je mettrai la santé.
20:30Et en revanche, ce qu'on n'a pas tellement envie d'avoir,
20:32on y a fait allusion en fait
20:33avec l'absence de boucles prix-salaire,
20:37c'est la consommation discrétionnaire.
20:39Quand on paye son plein plus cher,
20:40il y a moins de place pour le voyage
20:41ou pour acheter une bagnole,
20:42enfin pardon, pour une voiture.
20:44Et les petites valeurs américaines endettées,
20:46parce que les indices nous mentent.
20:48Le marché va bien,
20:49mais quand on regarde le Russell,
20:51donc les petites valeurs américaines,
20:52il y a 40% des entreprises de cet indice
20:55qui ont baissé de plus de 20%
20:56sur les deux derniers mois.
20:58Et pourquoi ?
20:58Parce qu'elles sont endettées à taux variable,
20:59et là, la hausse des taux les étouffe.
21:01Et puis, dernier point,
21:02les modèles en fait,
21:03où les consommateurs, les clients ne comparent pas.
21:06On l'a vu avec Muse qui est arrivé,
21:08là où il y a une espèce d'inertie,
21:10où on encaisse en fait l'immobilisme du client,
21:13et bien ça, ce sont des modèles
21:14dont il va falloir se méfier.
21:15Et d'ailleurs, c'est pour ça
21:16que le secteur bancaire américain
21:18présente un aspect un peu plus différent.
21:20Aucun problème de solvabilité,
21:21c'est plus un problème de modèle.
21:22Donc, d'ailleurs, il a souffert en fait
21:24au moment de cette annonce.
21:25On a perdu un peu plus de 10%
21:26sur le secteur bancaire
21:27depuis un mois aux Etats-Unis.
21:28Exactement, et pendant que Meta
21:29créait 190 milliards de dollars de capitalisation.
21:32Merci à tous les deux
21:32pour cette complémentarité,
21:34pour revenir sur ces différents indicateurs
21:36qui ont été publiés depuis hier,
21:37que ce soit en Europe,
21:38mais aussi aux Etats-Unis.
21:39En plateau, donc,
21:40Sylvain Goyon, gérant action
21:41chez Montpensier Arbevel,
21:42et Stéphane Koliak, économiste
21:43chez BNP Paribas.
21:44Tout de suite, on va parler
21:45de l'once d'or
21:46qui tente de retrouver des couleurs,
21:47même si c'est difficile
21:49depuis le début de l'année.
21:55Avec en plateau Laurent Roussel,
21:57gérant action chez XIOS AM.
21:59Bonjour Laurent.
21:59Je tiens.
21:59Merci de nous accompagner ce matin.
22:01Une once d'or qui s'échange
22:02à 4 317 dollars,
22:04qui est stable.
22:05L'or, on l'a vu,
22:06cet été,
22:07qui a tenté de reprendre des couleurs
22:08et puis là,
22:09qui reflue ces dernières heures.
22:10On aura l'occasion
22:10d'en reparler dans un instant.
22:12Pourquoi ?
22:13Notamment,
22:14l'un des facteurs importants,
22:15c'est la Chine
22:16qui continue d'acheter de l'or.
22:17On a eu des chiffres là
22:18en début de semaine
22:18qui sont juste époustouflants.
22:20Tout à fait.
22:21Alors, bon,
22:22l'or, c'est un actif
22:23qui n'offre pas de rendement.
22:24Donc, en toute logique,
22:25l'or perd et baisse
22:27quand les taux d'intérêt montent.
22:28Mais je dirais
22:29que cette corrélation négative
22:30de l'or avec les taux d'intérêt,
22:31elle a considérablement baissé
22:33depuis l'invasion de l'Ukraine.
22:34Pourquoi ?
22:35Parce que les banques centrales
22:36et marchés émergents
22:37ont réalisé que leur réserve
22:39investie en obligation d'État
22:40pouvait être gelée.
22:41C'est ce qui s'est passé
22:42avec la Russie.
22:42et donc, progressivement,
22:44basculent ces expositions
22:45vers l'or.
22:46Ce sont des acheteurs structurels,
22:48quel que soit le niveau
22:49des taux d'intérêt.
22:50Par exemple,
22:50si vous prenez la Chine,
22:51si vous en parliez,
22:52la Chine a acheté 80 tonnes d'or
22:53depuis le début de l'année.
22:54C'est trois fois plus
22:55que l'année dernière.
22:56Ça, c'est que la banque centrale.
22:58Alors, c'est que la banque centrale
22:59parce que, d'abord,
23:00c'est ce qui est officiellement,
23:01on sait bien que les statistiques chinoises
23:03sont à prendre avec des pincettes,
23:04c'est ce qui est officiellement publié.
23:05Beaucoup disent
23:06que c'est deux à trois fois ça.
23:07Puis, la Chine a aussi autorisé
23:09les assureurs
23:10à acheter jusqu'à 1%
23:11de leurs actifs en or.
23:12Puis, vous avez les particuliers chinois
23:13qui achètent de l'or,
23:14qui l'ont fait d'ailleurs cet été
23:15à travers les trackers
23:17parce que le marché immobilier
23:19se porte mal
23:19et sont un peu moins positifs
23:21sur la bourse.
23:21Donc, ils basculent sur l'or.
23:24Mais, ce qui est important,
23:25c'est que la Chine
23:26accélère ses achats d'or.
23:28On a acheté 80 depuis le début de l'année.
23:30La banque centrale chinoise
23:31a acheté 80 tonnes
23:3320 en juillet,
23:3420 en août,
23:35alors que les taux d'intérêt montaient.
23:38Donc, les achats
23:39ne dépendent pas
23:40des taux d'intérêt.
23:41Et si la Chine
23:41devait avoir autant d'or
23:43que la banque centrale américaine
23:45voire que la Banque de France
23:47en pourcentage de ses réserves,
23:48elle devrait multiplier
23:49son stock par 10.
23:51Parce que l'avantage
23:52pour la Chine
23:53d'avoir de l'or,
23:54on ne peut pas venir
23:54lui saisir son or.
23:55Il n'y a pas de risque
23:56de contrepartie.
23:56Voilà, c'est dans ses coffres.
23:58On ne va pas venir
23:58lui prendre son or.
23:59Donc, on ne peut pas geler
24:00des avoirs
24:01comme c'est le cas
24:01par exemple sur de la dette
24:03ou d'autres actifs financiers.
24:05Et puis, surtout,
24:05c'est une façon
24:06de se dédollariser.
24:07Même si une finée
24:08lance d'or
24:09et les lingots d'or
24:10s'échangent en dollars,
24:11c'est la monnaie de référence
24:12pour l'or,
24:14mine de rien,
24:14en échange de ça,
24:15vous n'avez pas de dollars
24:17que ce soit sur des actions
24:18mais également
24:19sur des obligations.
24:20Parce que le sujet,
24:21c'est plutôt
24:21les dettes publiques américaines.
24:24La Chine souhaite réduire
24:25son exposition là-dessus.
24:26Tout à fait.
24:26Ce qui est important,
24:27c'est que le thème
24:28du risque de contrepartie
24:29qui est en fait lié
24:30à la guerre en Ukraine,
24:32d'avoir un gel des actifs,
24:34ce thème,
24:35il est là depuis 2022.
24:36Ce n'est pas nouveau.
24:37Pourtant,
24:38l'or a progressé
24:39de 10% en août.
24:40Qu'est-ce qui s'est passé ?
24:42C'est que Scott Besant,
24:43le secrétaire
24:43au Trésor américain,
24:45le 18 août,
24:46a annoncé vouloir
24:48augmenter les achats
24:49de dettes long terme.
24:50Et donc,
24:51c'est nouveau
24:52parce que généralement,
24:52c'est les banques centrales
24:53qui pilotaient.
24:55Il a annoncé,
24:55il a dit que le motif,
24:56c'était pour gérer la liquidité.
24:58Mais en fait,
24:58tout le monde a compris
24:58que c'était pour contrôler
24:59les taux à long terme.
25:00Généralement,
25:01ce sont les banques centrales.
25:02On l'a vu
25:02avec la banque centrale japonaise,
25:03avec le Yield Curve Control
25:04qui maîtrise
25:06et pilote
25:07le taux d'intérêt à long terme
25:08en rachetant les obligations.
25:09Ce qui est nouveau là,
25:09c'est que ce serait le trésor.
25:11Donc,
25:11ça fait revenir le thème
25:12de la monétisation de la dette
25:13par la planche à billets.
25:15C'est ce qui avait porté
25:15l'or de 60%
25:17en 2025
25:18et c'est ce qui a porté l'or
25:19au mois d'août.
25:21Ce thème-là,
25:21il va rester d'actualité.
25:23Pourquoi ?
25:23Parce que le service de la dette
25:25va devenir,
25:26pour nos états endettés,
25:27le premier ou le deuxième poste
25:29de dépense
25:29dans les années à venir.
25:31Par exemple,
25:31si vous prenez les États-Unis,
25:33le service de la dette
25:33devrait doubler
25:35à 2 000 milliards
25:35en 2035
25:36selon le CBO.
25:38Donc,
25:38ça va devenir
25:38un poids très important
25:40au-delà même
25:41du secteur de la défense
25:42qui lui-même
25:43a vu son budget augmenter.
25:46Et donc,
25:46la solution de facilité
25:47pour les marchés
25:48serait de considérer
25:49que la planche à billets
25:50va permettre
25:50de couvrir
25:51ce coût supplémentaire.
25:52On voit bien
25:53qu'il y a aussi
25:53un débat en France
25:54sur l'annulation de la dette.
25:55Donc,
25:55cette crainte
25:57de monétisation,
25:58ce que les Américains
25:58appellent
25:59le debasement trade,
26:00elle est là.
26:01Quand vous avez
26:02à la fois
26:02les banques centrales
26:03qui achètent
26:03et les investisseurs
26:04qui achètent
26:05de l'or
26:06via des trackers
26:06l'année dernière
26:07400 tonnes,
26:08c'est à ce moment-là
26:08que vous avez
26:09une très forte hausse de l'or.
26:10Et c'est ce qu'on a connu
26:11en 2025
26:11et c'est ce qu'on a connu
26:12au mois d'août.
26:13Mais à court terme,
26:14le marché ne vous donne pas raison,
26:15Laurent Roussel.
26:16Hier soir,
26:16l'once d'or a perdu
26:171,5
26:17parce que le 10 ans américain
26:25si vous achetez de l'or,
26:25c'est de façon
26:26de protection
26:26de votre portefeuille,
26:27c'est pour le long terme.
26:28Les banques centrales,
26:29elles ont une vision
26:29à très long terme.
26:31Vous prenez
26:31le fonds souverain norvégien,
26:33il réduit son exposition
26:34aux obligations
26:34d'État américaines.
26:35Donc,
26:35toutes ces investisseurs-là
26:36ont une vision long terme.
26:37Ce qui devrait être le cas
26:37nous particuliers
26:39ou gérants d'actifs,
26:40c'est d'avoir cette vision
26:40à long terme.
26:41L'or diversifie un portefeuille.
26:43Alors,
26:43comment on le diversifie ?
26:44On achète de l'or,
26:45des mines d'or,
26:46les deux,
26:46ce n'est pas aujourd'hui
26:47le plus intéressant.
26:47Les deux,
26:48mon capitaine.
26:48En fait,
26:49les deux ont un intérêt différent
26:50mais complémentaire
26:51dans un portefeuille.
26:52L'or n'a pas de risque
26:53de contrepartie,
26:54mais l'or n'offre pas
26:55de rendement.
26:56Les mines d'or
26:56ont un risque de contrepartie,
26:57toutes ne se valent pas.
26:58C'est notre métier
26:59chez XO-CAM
27:00sur le fond XO-S-Gold
27:01de rencontrer les management,
27:02de voir leur tracé corde,
27:03de choisir les meilleures sociétés.
27:05Mais pour moi,
27:06les mines d'or
27:06offrent trois choses
27:07par rapport à l'or.
27:08Un,
27:08un effet de levier.
27:10L'or,
27:11quand l'or monte,
27:12les mines d'or
27:12monte plus en général.
27:13C'est entre deux et cinq fois.
27:14Vous prenez 2016,
27:15premier semestre,
27:16les mines d'or
27:16en fait quatre fois plus
27:17que l'or.
27:18Prenez l'année 2025,
27:19c'est 2,5 fois.
27:20Sur notre fond,
27:20c'était quasiment trois fois.
27:21Donc vous avez un effet de levier.
27:22L'effet de levier,
27:23il marche à la hausse,
27:24c'est la baisse.
27:24Mais l'intérêt,
27:25c'est quoi ?
27:25C'est que du coup,
27:26vous pouvez allouer
27:26moins de capital
27:27aux mines d'or
27:28que sur l'or
27:28pour diversifier votre portefeuille.
27:30Pour la même performance
27:31en pourcentage,
27:31vous allez allouer
27:32moins de capital.
27:33Donc ça,
27:33c'est un premier intérêt.
27:34Le deuxième intérêt,
27:35c'est que comme aujourd'hui,
27:36les marges sont exceptionnelles,
27:38l'or se vend à 4 400,
27:40le coût de production,
27:41c'est 2 000,
27:41donc les marges sont exceptionnelles.
27:42Donc les mines d'or
27:43n'ont plus de dettes,
27:44vont commencer à rendre
27:45beaucoup plus de cash,
27:46vont payer des dividendes
27:47et vont faire des rachats d'actions.
27:49Ce que ne sait pas l'or.
27:50L'or ne paye pas de rendement.
27:51Vous prenez Newmont.
27:52Newmont va racheter
27:546 milliards de dettes
27:55de ses actions cette année.
27:57C'est 4,5% de capital.
27:58Et le dernier élément,
27:59pour conclure,
28:00c'est les fusions acquisitions.
28:02Une mine d'or peut être rachetée.
28:03On l'a vu sur J2 Golfins
28:05qui a été racheté
28:05avec une prime de 77%.
28:06Vous pouvez capter ces primes.
28:08Ce n'est pas le cas sur l'or.
28:09Merci beaucoup Laurent Roussel
28:10pour ce panorama.
28:12Merci à cette diversification
28:14que peut offrir l'or
28:15que ce soit donc via l'once d'or
28:16mais aussi via les mines d'or
28:18qui sont cotées en bourse.
28:19Il est 9h28.
28:20Le CAC 40 baisse de 0,3%
28:22assure ce matin Christian Dior
28:24qui s'envole de 16%
28:25avec donc la famille Arnaud
28:27qui simplifie un petit peu
28:28le contrôle de EVLMACH
28:30et qui va donc fusionner
28:32la holding Agash
28:33avec Christian Dior.
28:34Et ce, même s'il n'y aura
28:35pas d'OPA,
28:36c'est ce qu'il faut bien retenir.
28:36Pas de retrait de la cote
28:37en ce qui concerne Christian Dior.
28:39Vous pourrez bien sûr
28:40suivre la séance tout à l'heure
28:42à partir de 15h30
28:44avec Antoine Larigauderie
28:45dans USA Today.
28:46Et puis dans un instant,
28:47vous retrouvez Anthony Morel
28:48depuis Marseille,
28:49depuis l'AIM
28:50où se tient aujourd'hui
28:50une journée dédiée
28:51à l'intelligence artificielle
28:52que vous pourrez bien sûr suivre
28:53sur BFM Business.
28:54A demain 9h.
28:57Good Morning Market
28:58sur BFM Business.
28:59Sous-titrage Société Radio-Canada
28:59Sous-titrage Société Radio-Canada
29:01BFM Business.
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