- il y a 5 semaines
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00:00Le bilan est absolument dramatique au Népal, près de 700 morts et 3000 disparus, bilan qui reste provisoire alors que
00:07les secouristes tentent toujours de retrouver des survivants, des opérations extrêmement complexes.
00:12Ils travaillent sous la menace d'une rupture d'un lac et d'une nouvelle crue, il faut donc aller
00:16très vite.
00:17On va tout de suite aller retrouver notre équipe sur place, Anji Luata et William Guay dans la région de
00:21Bidour, une région sévèrement touchée par cette coulée de boue gigantesque.
00:28Grosse inquiétude quant à cette retenue d'eau qui menace de reprendre. On l'écoute.
00:34On se trouve désormais dans la région de Bidour où il y a ces rivières qui ont été concernées par
00:39ces crues.
00:39Vous voyez ici la rivière Trisouli dont le lit s'est élargi à cause de ces inondations il y a
00:46maintenant trois jours.
00:47Mais il y a une inquiétude, une inquiétude encore vive pour les habitants. Nous sommes avec Sanji.
00:52Sanji, vous habitez ici, you live here in the house of your uncle, vous vivez dans la maison de votre
00:58oncle.
00:59Vous êtes inquiet, you are afraid that something new can happen avec cette retenue, ce lac qui pourrait à nouveau
01:06céder et entraîner de nouvelles inondations.
01:13Nous sommes inquiets car nous savons qu'une nouvelle crue est possible. Les gens quittent leur maison, nous allons faire
01:18de même.
01:20La question de quitter cette maison parce que vous êtes trop proche de la rivière se pose.
01:30Beaucoup de personnes sont montées sur les hauteurs, paniquées. Nous sommes prêts à quitter cette maison et ce rapidement.
01:38Merci beaucoup. Thank you very much. C'est une question qui se pose pour de nombreux habitants trop proches des
01:43rivières.
01:44Et puis la dernière information que je voulais vous donner quand même, c'est qu'on voit régulièrement ici passer
01:48des hélicoptères.
01:49Il y a certes de la pluie, des conditions brumeuses au loin sur la montagne qui empêchent parfois les opérations
01:56de secours.
01:57Mais des hélicoptères circulent bel et bien, sont dans les airs et tentent de venir en aide aux habitants qui
02:02pourraient se trouver encore dans les zones sinistrées.
02:05Angile Ouata et William Guay, Rémi Desbois, vous êtes sapeur-pompier, membre des pompiers de l'urgence internationale.
02:12Je rappelle ce bilan, près de 700 morts, 3000 disparus. Est-ce qu'il y a encore un espoir de
02:17trouver des survivants ?
02:19Alors j'oserais vous dire que toutes les personnes qui sont ensevelies, il n'y a aucun espoir de les
02:24retrouver vivantes.
02:26Les seules personnes vivantes que les secouristes vont pouvoir trouver, ce seront des personnes qui auront été mises en sécurité
02:33dans la montagne
02:33ou éventuellement qui ont eu le temps de monter dans les étages et que leur habitation n'a pas été
02:39impactée ou n'a pas été détruite.
02:43Bilan absolument terrible et des opérations de secours qui se concentrent notamment sur ce tunnel que vous voyez là à
02:50l'image
02:52où des secouristes tentent d'extraire une centaine d'ouvriers prisonniers de ce tunnel sur un chantier de barrage hydroalcoolique.
03:02Olivier Gallichet, ancien sapeur-pompier, pardon, j'ai dit une bêtise.
03:07Hydro-électrique.
03:07Hydro-électrique, pardonnez-moi.
03:09Olivier Gallichet, en quoi ces opérations sont-elles aussi complexes ?
03:14Pourquoi est-il impossible depuis trois jours d'accéder à cette centaine d'ouvriers coincés dans ce tunnel ?
03:20Je ne connais pas exactement le cas d'usage de ce tunnel, mais on en a parlé.
03:25C'est la composition même de ce qui fait cette boue qui est particulièrement visqueuse
03:31et qui est difficile de pouvoir avancer dans ce terrain, de retrouver les personnes.
03:39Donc c'est assez difficile, évidemment, d'avoir ce genre de secours dans ces conditions-là.
03:44Avec cette façon de procéder à l'horizontale, c'est une manière très particulière
03:51puisque le risque, c'est de s'enfoncer dans la boue pour les secouristes.
03:55Tout à fait. C'est la seule solution pour avoir une plus grande portance au sol
04:00et pouvoir évoluer en toute sécurité, plus en sécurité pour progresser.
04:09Emmanuel Véron, vous êtes docteur en géographie, spécialiste des questions internationales.
04:14On parle de plus de 2000 secouristes chinois sur la zone,
04:18mais le Népal refuse l'aide internationale. Pourquoi ?
04:22Il y a une sorte de dissymétrie dans l'analyse de la gestion de crise.
04:28Effectivement, vous l'avez rappelé, côté chinois, c'est la région du Tibet
04:32qui est dite région autonome, dite du Tibet, qui n'est pas cynisée, qui n'est pas chinoise.
04:37Donc il y a un effort particulier du pouvoir chinois pour montrer une forme de cynisation de la région.
04:44Et donc là, ici, une sorte de démonstration de force, on peut utiliser ce mot,
04:47pour dire voilà comment on est capable de prendre les choses en main
04:49et donc de déployer des moyens, des moyens considérables à l'échelle de ce qu'est la Chine.
04:53Donc beaucoup de personnel et puis il y aurait a priori beaucoup déjà d'engins de déblayement
04:58et de terrassement pour créer des accès côté chinois.
05:00Maintenant, côté Népal, on n'est pas tout à fait sur un niveau de développement comparable et de même moyen.
05:07Mais il y a aussi, dans la déclaration des autorités népalaises, le sujet de la sécurité du site
05:12en plus de la complexité d'accès au site qui est lui-même soumis à de risques potentiels,
05:17de vidanges de nouveaux-là qui ont été créés temporairement par ce gigantesque éboulement,
05:22par ce gigantesque mouvement de solifluxion,
05:24ou mouvement de coulée de boue d'une ampleur et d'une échelle qui est très, très, très, très élevée.
05:31Donc il y a effectivement deux zones.
05:33La zone transfrontalière, c'est un grand sujet parce qu'à moyen et long terme,
05:37ça va être un vrai sujet, en fait d'ici quelques jours, quelques mois,
05:40ça va être un vrai sujet politique et géopolitique entre Népal coincé entre Chine et Inde.
05:45Et ça ne veut pas dire que les autorités népalaises rejettent ou repoussent l'aide internationale.
05:50C'est pas ça. C'est surtout pour un sujet d'accès, de sécurité de la zone.
05:53Et de difficultés à coordonner, effectivement, tous ces secours.
05:58Arrêtons-nous un instant sur cette crainte-là spécifique d'une nouvelle crue.
06:03Où en est ce lac ? Est-il susceptible de déborder, Gaël Musquet ?
06:07Pour l'instant, je n'ai pas d'alerte d'arrêt des opérations de secours
06:12parce que ces lacs menaceraient de rompre, ce qui est certain.
06:16En revanche, compte tenu des conditions météorologiques,
06:19qu'avec cette pluie qui, sur les vallées, va apporter évidemment de l'eau dans le fond de vallée,
06:25donc dans ces cours d'eau, que ces barrages vont stocker de l'eau.
06:29Alors, hier, il y a eu une première alerte parce que l'eau commençait à déborder du premier barrage.
06:36Mais vraisemblablement, cette première purge a permis d'éviter que ce barrage ne cède brutalement.
06:44Donc, la situation semble s'être stabilisée, ce qui a permis de reprendre les opérations de secours
06:48et de déblayement pour les habitants et les personnes sinistrées.
06:53En revanche, le deuxième lac, lui, présente, avec cette eau qui arrive, un danger.
07:00Donc, les conditions, aujourd'hui, météorologiques, malheureusement, font craindre
07:06que si ce deuxième barrage plus haut, c'est un barrage qui a 4000 mètres d'altitude,
07:11le deuxième est plutôt autour des 2000 mètres d'altitude,
07:15et le problème, c'est que si un des barrages, le barrage le plus élevé, cède,
07:19il peut malheureusement entraîner la rupture du deuxième barrage.
07:22Et on estime, d'après les premières estimations des services néerlandais,
07:26que l'ensemble de cette matière, donc eau, plus débris, gravats, sédiments,
07:31représente à peu près 25% de ce qui s'est déjà écoulé le 26 août,
07:37lors de la première inondation.
07:39Donc, c'est conséquent, parce qu'on était déjà sur un événement qui était déjà dantesque.
07:43Mathieu Ricard est avec nous, moine bouddhiste.
07:48Vous connaissez très bien cette région, vous y vivez une partie de l'année.
07:53Merci beaucoup d'avoir accepté d'intervenir sur notre antenne.
07:57Quelles sont vos nouvelles à vous, justement, sur la situation
08:01et les risques qu'on évoquait là, à l'instant, sur place ?
08:04Oui, tout d'abord, nos équipes ont commencé à pouvoir accéder
08:08à certaines des populations qui ont été déplacées,
08:11donc peut-être pas le plus haut sur le chemin.
08:14Mais l'armée a dégagé déjà quelques routes,
08:16et on a envoyé plusieurs véhicules,
08:18parce que les populations déplacées, forcément,
08:20sont souvent sans nourriture, sans médicaments,
08:24sans abri au moment de la pluie.
08:25Donc, ce matin même, nous avons déjà envoyé quelques véhicules,
08:30et nous allons, dans les prochaines semaines et prochains mois,
08:32affecter environ 500 000 euros à cela.
08:35Alors, pour réagir sur ce qui a été dit,
08:38en Chine, si vous voulez, cette partie-là a finalement été un peu moins affectée,
08:42surtout il y a des routes qui n'ont pas été détruites.
08:45Tandis qu'en Épale, 32 ponts ont été emportés,
08:49les routes sont abîmées.
08:50Donc, pour l'instant, évidemment, l'international,
08:53qu'est-ce que vous voulez faire ?
08:53À l'armée, il est allé avec des gros hélicoptères.
08:56Mais, par exemple, nous, on nous a donné parfaitement
08:58l'autorisation d'intervenir, et nous allons faire ça.
09:01Nous avons 50 personnes qui travaillent là-bas,
09:03avec Karuna Setien.
09:04– Je rappelle, voilà, je rappelle, effectivement,
09:06que vous êtes le fondateur d'une organisation,
09:09d'une ONG, et qui apporte donc directement de l'aide dans la région.
09:14– Exactement, et même un montant équivalent
09:16à ce qu'a donné les Nations Unies,
09:18ce qui n'est pas très brillant pour un grand pays comme ça.
09:20Toujours est-il que, malheureusement, si vous voulez,
09:23c'est un problème auquel on va avoir à faire face.
09:26Par exemple, les glaciers dans tout l'Himalaya
09:29font 65% plus vite maintenant qu'il y a 10 ans.
09:34Et il y a à peu près, j'avais déjà mentionné,
09:36à peu près 600 lacs qui n'ont pas de nom,
09:37parce qu'ils n'existaient pas il y a 30 ans.
09:41Donc, c'est un problème auquel on va avoir à faire face.
09:44Et puis, alors, il y a aussi la Chine
09:46qui est en train de construire sur le Bramapout
09:48le plus grand barrage au monde,
09:50plus grand que le barrage des Trois Gorges.
09:52Le Bramapout tombe de 2000 mètres en 20 kilomètres,
09:56et vous imaginez toute l'eau qui va être là,
09:59et s'il y a un tremblement de terre, c'est tout.
10:01La Sam, la Réunion de Pradesh en Inde,
10:04qui joue 10 fois plus que maintenant.
10:06Donc, c'est vrai qu'il y a des défis à venir
10:09dans toutes ces régions-là.
10:12Et pourtant, Mathieu Ricard,
10:14c'est une zone, malgré ses risques,
10:16qui continue d'attirer.
10:18Et on a les chiffres maintenant.
10:21Beaucoup de touristes, des randonneurs,
10:24des pèlerins.
10:24On sait que c'est une période de l'année
10:26qui est dangereuse, sujette aux glissements de terrain,
10:29aux inondations.
10:31Il faut alerter aussi là-dessus.
10:34Est-ce que c'est un endroit où il faut éviter
10:37de se rendre pendant certaines périodes, justement ?
10:41Ça dépend des endroits,
10:43parce qu'il y a des fois des routes
10:44qui sont tout à fait sûres,
10:46et qui sont un peu plus hautes
10:47par rapport au lit de la rivière.
10:49Là, récemment, j'étais dans la région d'Imanang,
10:51à 4000 mètres.
10:51Toute la route est au moins 200 mètres au-dessus de la rivière.
10:55Et c'est des gorges similaires.
10:57Donc ça dépend vraiment des endroits.
10:59Et là, une des raisons, c'était que c'est la route
11:02qui mène au Mont Kailash, au Tibet,
11:04et qui est un grand lieu de pèlerinage.
11:06Il y a un pèlerinage tous les 12 ans
11:07qui est particulièrement important.
11:09Donc il y avait beaucoup de pèlerins indiens, népalais.
11:11Moi-même, j'ai une famille d'amis
11:13qui sont portés disparus.
11:15Et donc, voilà, ils y vont malgré la saison.
11:18Mais c'est vrai que normalement,
11:20les touristes qui font des trekking,
11:22ce n'est pas la saison des pluies
11:23qui vont avoir dans les montagnes.
11:24Il y en a beaucoup moins
11:26parce qu'on ne voit pas grand-chose.
11:28Et effectivement, il y a les risques de pluie.
11:30Ils y vont plutôt pendant la saison sèche,
11:31l'hiver et le printemps.
11:34Merci beaucoup pour votre témoignage,
11:36Mathieu Ricard, et bon courage.
11:39Emmanuel Vérons, on souhaite intervenir.
11:41Oui, simplement un complément.
11:43Vu la configuration géographique de la région,
11:45cette vallée a une importance.
11:46La vallée qui a été noyée,
11:48qui a été dévastée,
11:49est importante avec ce fameux poste frontière
11:51entre le Népal et la Chine
11:52pour précisément les flux touristiques,
11:56des différents treks, etc.,
11:57dont le Kailash que Mathieu Ricard a évoqué,
12:00ou d'autres circuits, d'autres sommets.
12:02Il n'y a pas 36, si je puis dire,
12:04passages frontières dans la zone.
12:06C'est un pays pratiquement que de montagne,
12:08le Népal, pratiquement que de la montagne,
12:09de la très, très haute montagne.
12:11Et on arrive après sur la partie Tibet,
12:12tibétaine, qui est chinoise.
12:15Et on est en moyenne sur des hauts plateaux,
12:18en moyenne, d'altitude moyenne,
12:19de 4 à 5 000 mètres d'altitude.
12:21Donc, c'est très accidenté.
12:22Et pour acheminer les gens,
12:24pour faire circuler les gens,
12:26il n'y a pas 36 lieux.
12:28Je voulais rajouter un petit mot
12:29sur la phase de secours
12:31qu'ils sont en train de vivre actuellement sur place.
12:33Au niveau coordination,
12:36les secours internationaux sont capables
12:37de se coordonner dans ce genre de situation.
12:39Il y a eu des situations beaucoup plus difficiles,
12:41comme à Haïti,
12:42où on a eu 200 000 morts.
12:43On a des PC avec le mécanisme européen
12:45de protection civile,
12:46les Nations Unies,
12:47qui sont capables de gérer
12:48ce genre d'opérations.
12:49La difficulté, c'est que là,
12:50on est dans la phase de secours.
12:52Donc, il va falloir retrouver les gens
12:53qui sont dans les tunnels ailleurs
12:55et qu'il va falloir se secourir.
12:56Et après, il va y avoir la phase
12:57de retour à la vie collective.
12:59Donc, la vie collective népalaise
13:00n'est peut-être pas la vie collective française.
13:03Mais il y a quand même des besoins d'accès,
13:05des besoins d'électricité,
13:06des besoins de communication.
13:07Et là, ça va être vraiment du long terme.
13:09Et là, peut-être qu'ils vont nous demander
13:11un soutien au niveau international.
13:13Olivier Ravanello,
13:14quatre Français portés disparus.
13:16Information jusque-là,
13:18confirmée simplement par les autorités népalaises.
13:20Le Quai d'Orsay, donc, hier soir,
13:23confirme bien ce chiffre
13:24qui est susceptible d'évoluer.
13:25Oui, parce qu'il y a encore
13:27une quantité de personnes disparues
13:28extrêmement importante,
13:29dont, par définition,
13:30on ne peut pas savoir la nationalité.
13:33Vous avez, vous le disiez,
13:35un gouvernement népalais
13:36qui est très mobilisé
13:38autour de son Premier ministre,
13:39qui est un jeune Premier ministre,
13:40et qui a pris la parole
13:41sur les réseaux sociaux
13:42pour faire un bilan ce soir.
13:44Et le bilan qu'il fait,
13:45c'est de 7 514 personnes
13:48qui ont déjà été secourues
13:49par voie aérienne pour l'essentiel.
13:51Il reste, dit-il,
13:54279 personnes
13:55qui sont bloquées dans des infrastructures
13:57pour l'essentiel des barrages,
13:58comme le tunnel qu'on a vu
13:59à l'image il y a quelques instants.
14:02Et ce Premier ministre,
14:04il a un enjeu extrêmement important
14:05dans la gestion de cette crise,
14:06parce qu'il est arrivé
14:07de manière relativement récente
14:09au pouvoir,
14:10et c'est quelqu'un
14:10qui est arrivé en disant
14:11on fait table rase du passé,
14:14des vieux politiciens népalais,
14:17corrompus,
14:19tous dans des clivages
14:20en disant
14:21est-ce qu'on est plutôt
14:22pro-indien ou pro-chinois,
14:24et lui veut au contraire
14:25se dégager de cela.
14:26Et c'est ça qui explique aussi
14:27pourquoi il prend autant
14:29de précautions
14:30et pourquoi il met à distance
14:31l'aide internationale.
14:32Il ne veut pas retomber
14:33dans ce qui a fait
14:34la vie politique du Népal
14:36pendant des années.
14:36Donc il dit
14:37très bien pour faire venir
14:38du matériel et de l'argent,
14:40mais je ne veux pas
14:41de présence humaine
14:42ni chinoise ni indienne
14:43sur mon sol.
14:45Il en va aussi
14:45de son propre leadership.
14:48Lui qui a dit
14:49pendant toute l'élection
14:50on allait faire différemment,
14:51il essaye de gérer
14:52cette crise différemment.
14:53Et donc il y a aussi
14:54la politique
14:55qui se mêle
14:56à la complexité,
14:57la situation.
14:58Un dernier mot,
14:59le mot de la fin là-dessus,
14:59Rémi Desbois.
15:01Pour revenir
15:01sur les secours
15:03et la sollicitation
15:04des secours,
15:04je sais que nous avons
15:06été sollicités
15:06par l'ONU,
15:09les EMT,
15:10ou l'Organisme mondial
15:13de la santé,
15:14à solliciter
15:14des EMT,
15:15des hôpitaux de campagne,
15:16mais des gros hôpitaux
15:17de campagne
15:17pour une durée minimum
15:19de trois mois.
15:20Donc la sollicitation,
15:22il y a une sollicitation
15:23à l'aide internationale
15:24qui vient d'être faite.
15:25Merci beaucoup.
15:26Merci à tous les cinq.
15:27Voilà ce qu'on pouvait dire
15:28ce soir sur la situation
15:30au Népal.