- il y a 6 semaines
Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.
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00:00L'autorité au direct, François Hollande, s'exprime depuis les universités d'été du PS.
00:03Pour les universités d'été, mais j'y suis venu encore les dernières pour les élus.
00:08Je reviens cette fois-ci en marge peut-être de l'université d'été,
00:12mais je suis là parce que je suis socialiste et qu'il y a des rendez-vous.
00:17Olivier Faure souhaite que vous soyez candidat à la primarie.
00:20L'estime que la thèse du recours n'est pas une bonne thèse.
00:23Qu'est-ce que vous lui répondez ? Pourquoi ne pas être candidat à la primaire, M. le Président ?
00:27D'abord, je remercie tous ceux qui sincèrement veulent m'inviter à venir à la primaire.
00:33Mais je n'ai jamais été favorable à cette procédure.
00:36Même quand j'y ai participé en 2011 et que j'en ai été victorieux.
00:42Pourquoi ? Parce que cette procédure par elle-même suscite plus de divisions que proposent le rassemblement.
00:52Mais c'est vrai que quand il y a 3 millions de lecteurs qui viennent, c'était le cas en
00:572011,
00:58ça crée forcément une dynamique.
01:00Là, quoi qu'on en pense, il y aura peut-être 10 fois moins de participants.
01:06Donc la primaire, non seulement risque de diviser, mais je peux comprendre ceux qui ne pensent pas comme moi,
01:12mais n'aura pas forcément la dynamique que nous avons connue à d'autres époques.
01:16Enfin, je trouve que le calendrier est trop précoce et la procédure trop rapide.
01:23Et puis, il se trouve que je suis un ancien président, je m'adresse peut-être plus largement.
01:28Ce que je considère que pour cette élection, il va falloir aller au-delà des formations politiques.
01:33Il faut chercher l'union et une union avec les électrices et les électeurs.
01:38Presque une union sacrée des démocrates.
01:40C'est la démarche que j'ai engagée.
01:44Je respecte donc tous ceux et celles qui vont participer à cette primaire.
01:49Le vainqueur aura nécessairement à rassembler lui-même.
01:52Et puis ensuite, nous verrons, au mois de décembre, il y aura pour la droite comme pour la gauche,
01:57de toute façon, un moment de vérité en décembre.
01:59C'est là que la clarification va avoir lieu.
02:02Je rappelle que l'Université va y participer à cette primaire.
02:04Il l'a dit le week-end dernier. Est-ce que vous estimez que c'est une erreur de sa
02:07part ?
02:08C'est son choix. Je pense qu'il imagine que cette procédure peut lui permettre d'être victorieux
02:14et ensuite de pouvoir faire le rassemblement qui s'impose.
02:17Donc là aussi, je respecte cette position.
02:21Elle correspond peut-être à sa situation, mais pas forcément à la mienne.
02:24Vous souhaitez du succès à cette primaire et à celui qui en sortira victorieux ?
02:28Ce serait mieux.
02:29Je rappelais qu'en 2011, il y avait eu 3 millions de participants.
02:33Et même en 2017, je n'étais pas candidat, justement parce qu'il y avait une primaire,
02:40il y avait eu 2 millions de participants.
02:42Donc le nombre de participants va donner une indication de ce que peut être la dynamique.
02:47Mais au-delà de ce résultat, il y en aura forcément un, il y aura toujours un victorieux,
02:51quel que soit le nombre d'électrices et d'électeurs,
02:54il faudra qu'il y ait un rassemblement qui s'opère à la fin de l'année.
02:58Est-ce que vous espérez le crash de celui qui gagnera, comme certains le disent,
03:03qui disent que vous espérez le crash pour pouvoir vous vous présenter ?
03:06Mais non, on n'espère jamais quelque catastrophe que ce soit.
03:09Donc non, je pense qu'il y aura de toute façon un moment de vérité,
03:13car il faut non pas simplement être candidat ou être candidate,
03:17il faut gagner cette élection et donc il faut être au second tour.
03:20Donc il y aura nécessairement des rassemblements à opérer à la fin de l'année.
03:24Olivier Faure annonce qu'il censurera le gouvernement sur le prochain budget.
03:28Est-ce que vous êtes sur la même ligne qu'Olivier Faure ?
03:32Non. On ne peut pas dire mécaniquement que le Parti Socialiste va censurer.
03:38Le Parti Socialiste décidera.
03:40Je vais vous donner ma position.
03:42Sommeil à la veille d'une élection présidentielle.
03:45Il y a une situation financière du pays qui est grave,
03:48pour ne pas dire dramatique quand on songe au niveau des taux d'intérêt.
03:52Il y a un gouvernement qui n'a pas de majorité.
03:56Est-ce qu'il faut qu'il y ait un budget ou qu'il n'y ait pas de budget
03:58?
03:58Il sera mauvais le budget.
04:00Ce n'est pas le budget que moi j'aurais préparé ou que d'autres auraient préparé.
04:05Mais il faut qu'il y ait une discussion, une négociation,
04:09et c'est ce que les socialistes avaient fait l'année dernière,
04:11et de voir s'il peut y avoir des compromis possibles,
04:16et à ce moment-là prendre la responsabilité.
04:18Mais qu'il n'y ait pas de budget pour l'année prochaine,
04:22ça mettrait le candidat qui serait victorieux.
04:27Et donc partons du principe qui pourrait être de gauche,
04:30dans une position extrêmement difficile,
04:33puisqu'il y aurait une loi spéciale,
04:35et qu'il faudrait attendre le mois de juillet
04:37pour prendre un certain nombre de décisions,
04:39et notamment de faire voter par la nouvelle Assemblée
04:42s'il y a dissolution, un budget.
04:44Pour toutes ces raisons, je pense que la meilleure des voix,
04:47c'est le dialogue, la négociation,
04:49que le Parti Socialiste propose un certain nombre de voix possibles
04:54pour éviter que les Français soient victimes
04:56de cette mauvaise gestion de l'État depuis dix ans,
04:59et qu'ensuite le pays puisse être finalement financé
05:04dans ses choix essentiels.
05:05Si vous ne vous présentez pas,
05:06est-ce que vous soutiendrez le candidat du PS ?
05:09Attendez, je vais répondre d'abord à madame.
05:11Si vous ne vous présentez pas,
05:12est-ce que vous soutiendrez le candidat du PS,
05:13le candidat désigné par la primaire ?
05:15Ben, ça sera un candidat qui sera légitime,
05:18puisqu'il aura eu cette votation, on va dire, cette primaire.
05:24Ensuite, je vous l'ai dit, il y aura un rendez-vous au mois de décembre,
05:27pas simplement avec ce candidat, avec d'autres,
05:29qui pourront à ce moment-là décider de se rassembler
05:32pour assurer la meilleure des positions
05:34pour l'élection présidentielle.
05:36Mais dans quel point est-ce que vous estimerez
05:37être un recours pour cette élection présidentielle ?
05:40Ben, je ne me pose pas en termes de recours.
05:43Je suis là aujourd'hui, j'ai publié un livre,
05:47je donne mes propositions,
05:48et puis nous verrons comment elles peuvent être
05:51non seulement reçues, mais elles peuvent rassembler.
05:54Moi, je suis de la génération Hollande.
05:56Oui, c'est bien.
05:56Je pense beaucoup de ma génération,
05:58parmi de Mélenchon 2027 que Hollande 2027.
06:00Comment vous allez essayer de récupérer le vote jeune
06:03qui est plutôt sur la ligne mélenchoniste ?
06:05Je pense que l'union que les Françaises
06:09et les Français doivent faire dans cette élection,
06:12c'est autour de la jeunesse.
06:14C'est parce que nous sommes une société qui vieillit
06:17que nous devons donner priorité à la génération qui vient.
06:20D'où l'enjeu de l'éducation, de la formation, de l'insertion,
06:24mais aussi de la question climatique et de la culture,
06:28du mode de vie que nous voulons avoir ensemble.
06:31Donc la campagne présidentielle, si elle doit avoir un thème,
06:33c'est celui de la jeunesse.
06:35Alors après, il y a des votes de jeunes.
06:37Mais ce qui compte, c'est que même ceux qui ne sont pas jeunes,
06:40et je me place hélas dans cette catégorie,
06:43puissent considérer que la priorité, c'est la jeunesse.
06:47C'est parce que la génération arrive que nous devons lui donner,
06:51dans un contexte extrêmement difficile,
06:53extrêmement noir d'ailleurs pour cette génération,
06:55toutes les chances, toutes les conditions.
06:57En tout cas, ce sera le projet que je souhaite porter,
07:00si je dois en porter.
07:01Je parle justement sur ceux qui ne sont pas jeunes.
07:03Vous proposez la retraite à 63 ans.
07:06Ce n'est pas vraiment la position de vos amis socialistes.
07:08Pourquoi avoir mis cette mesure sur la table ?
07:11Parce que c'est 63 ans aujourd'hui.
07:13Jusqu'en 2028, c'est 62 ans et 9 mois.
07:17Et à gauche, certains parlent de la retraite à 60 ans ou à 62 ans.
07:21Non, je pense que si on veut,
07:23compte tenu de l'état de nos comptes publics, sociaux,
07:27compte tenu de ce que je viens de dire sur la démographie,
07:29compte tenu du fait que la réforme borne a été suspendue,
07:32ce qui était quand même l'objectif.
07:34Suspendue, ça veut dire qu'elle est arrêtée.
07:36Donc elle est arrêtée,
07:37et nous sommes à partir du 1er janvier 2028,
07:42sur un âge de 63 ans,
07:44correspondant à 43 ans de durée de cotisation.
07:48Je pense que c'est ça,
07:49à partir de cette borne-là, si je puis dire,
07:51que nous devons partir.
07:52Ensuite, comment peut évoluer le système pour l'équilibrer ?
07:55Eh bien, c'est aux partenaires sociaux d'en décider
07:58et de voir comment ils ajusteront,
08:00à travers la durée de cotisation,
08:02pas nécessairement à travers l'âge,
08:05la durée de cotisation,
08:06compte tenu de la pénibilité,
08:07comment ils assureront l'équilibre du système des retraites.
08:10Vous allez aller saluer Olivier Faure, Raphaël Glussmann,
08:12au campus du PS,
08:13ou vous allez rester à côté toute la soirée ?
08:16Je vais rester là où je suis.
08:18Parce que j'ai réuni quelques amis, là.
08:20Et puis, si je peux les rencontrer, je les rencontre pas,
08:21mais je les rencontre assez régulièrement.
08:24Je n'ai pas besoin de venir à Plois pour ça.
08:25Mais si je peux le faire, je le ferai volontiers.
08:27Vous nous assurez qu'en venant ici,
08:29et pas sur le lieu même du campus,
08:31vous n'avez pas cherché à éviter Raphaël Glussmann ?
08:35Pourquoi l'éviter, d'ailleurs ?
08:36C'est la question qu'on vous pose.
08:37Non, non, non.
08:39Si on peut se voir, on se verra.
08:41Mais je vous dis, on se verra peut-être plus simplement
08:45et plus tranquillement ailleurs.
08:47Parce qu'il y aura du monde, j'imagine.
08:49Mais on ne fait pas simplement pour des photos.
08:51On fait ça pour préparer l'avenir.
08:54Voilà.
08:55Je peux vous dire un mot du débat d'hier aussi, peut-être ?
08:58Je ne vous trouve pas très curieux.
09:01D'abord, tout débat est intéressant.
09:05Il était intéressant par le silence de l'une et par le fracas de l'autre.
09:13Et c'était le premier débat de possible campagne présidentielle qui commence vraiment très tôt.
09:21Mais ce n'était pas forcément au MEDEF de l'organiser.
09:25Quand même étrange que ce soit le MEDEF qui ait eu cet égard-là.
09:30Et d'ailleurs, les candidats qui s'y sont présentés, je parle notamment de la droite, enfin de la majorité
09:34sortante,
09:35non seulement ont fait le cadeau de ce débat, mais ont fait plein de cadeaux au patronat.
09:39C'est une espèce de surenchère.
09:41Comme si d'ailleurs les comptes publics n'avaient plus d'importance.
09:44Tout ce qui pouvait baisser en termes de cotisations ou d'impôts était bienvenu.
09:48Tout ce qui pouvait baisser en termes de dépenses publiques était également bienvenu.
09:53Non, je crois qu'il faut, dans les débats qui vont au lieu, ne pas être simplement avec une catégorie,
09:59un groupe tout à fait respectable.
10:00Parce que les entreprises sont tout à fait nécessaires dans un grand pays comme le nôtre.
10:06Et j'ai un certain nombre de propositions à leur direction.
10:09Mais il faut essayer de faire des débats avec la presse.
10:13C'est vous qui devez faire les débats.
10:15Pas une chaîne, simplement, toutes les chaînes.
10:18Et donc ce qui comptera, je vais vous faire une confidence, c'est pas le premier débat.
10:23C'est le dernier débat.
10:24Qu'est-ce que vous avez pensé de Raphaël Griezmann justement pendant ce débat ?
10:27Il a défendu des positions qu'il avait déjà exprimées, qui sont des positions qui étaient tout à fait conformes,
10:32à mon avis, à ce qu'il fallait dire.
10:34Mais enfin, dans un temps très court, et donc je ne sais pas, de remarques particulières.
10:39C'est un débat qui dure très longtemps et où on parle très peu.
10:43C'était le meilleur hier soir, Raphaël Griezmann, dans ce débat ?
10:45Justement, un débat, ce n'est pas forcément savoir qui a été le plus éloquent.
10:51C'est de savoir qui a porté la bonne analyse et fait la bonne proposition.
10:56Et c'est pour ça qu'il faudra plusieurs débats pour en connaître exactement l'issue.
11:02Est-ce que vous avez été heurté par le fait que certains candidats à la première de la gauche ne
11:06soient pas invités à ce débat ?
11:08Ben oui, l'offre qui s'est présentée là ne sera pas forcément l'offre finale.
11:13C'est aussi ça le débat, c'est-à-dire le vrai débat.
11:17Qui sera candidat au mois de février ou mars ?
11:21Quel sera votre registre demain face à Édouard Philippe ? Sinon, ce n'est pas qu'un ?
11:26Le registre, c'est de parler de ce que je pense de la situation de la France, du monde aussi.
11:33Et puis des propositions que nous pouvons faire pour faire que la France retrouve une confiance et une espérance.
11:41Parce que dans ce moment-là, il y a un sentiment de déclassement, de désordre, de découragement
11:47qui profite nécessairement à ceux qui sont dans la radicalité et donc dans le populisme.
11:55Ce qu'il faut, c'est essayer de redonner du souffle, donner de la vision, de la perspective, un cap.
12:03C'est ça qui compte.
12:04Parce que là, ce qui se jouera l'année prochaine, ce n'est pas une élection comme les autres,
12:09comme j'en ai connu même en 2012, de savoir si c'est la gauche, la droite.
12:13Non, ce n'est pas simplement d'éviter l'extrême droite, c'est un élément du contexte.
12:18Non, c'est de savoir si la France pourra encore jouer son rôle et prendre sa place.
12:23C'est ça qui va compter.
12:25Et c'est la raison pour laquelle cette campagne présidentielle ne peut pas être simplement une campagne comme les autres
12:32où on va discuter de tout, où toutes les idées sont bonnes à prendre, on peut tout dire
12:37et on va même commenter ce qui est impossible comme si c'était une proposition crédible.
12:42Non, c'est l'Europe qui se joue aussi.
12:44D'ailleurs, ce qui était intéressant, puisque vous m'y invitez, dans la proposition absurde de brûler la dette,
12:53on peut discuter techniquement, parce que maintenant, il ne faudrait pas être techniqué,
12:56pas de la manière dont on la brûle, mais si c'est possible ou pas.
13:00Mais ce qui est intéressant, c'est ne pas respecter les traités européens.
13:06Donc derrière tout ça, c'est de savoir quelle sera la place de la France,
13:10et c'est vrai pour le Rassemblement National en particulier.
13:12Ne pas respecter les traités européens, ne pas payer sa contribution à l'Europe,
13:17c'est d'une autre façon dire qu'on ne sera plus dans l'Europe d'aujourd'hui, et donc
13:24de demain.
13:25C'est ça, l'enjeu, il est aussi européen.
13:28Et enfin, il y a le rapport au monde, et quand il se passe ce qui se produit dans le
13:32monde,
13:33lorsqu'on a un président des Etats-Unis qui considère qu'il ne faut pas fâcher le responsable de la
13:37Corée du Nord,
13:38et qu'il faut essayer d'infliger au Canada un certain nombre de sanctions,
13:43et s'en prendre directement à l'Europe,
13:45l'élection française, c'est une élection qui aura une incidence pour le monde.
13:51Voilà, François Hollande qui s'exprime donc en marge de l'université du PS organisée à Ablois.
13:58François Hollande, qui on le rappelle, n'est pas encore candidat,
14:01mais c'est un petit peu tout comme, les propositions s'enchaînent.
14:05Il l'affirme, en tout cas là-dessus il est très clair,
14:08il ne participera pas aux primaires socialistes comme lui demande le secrétaire général encore aujourd'hui.
14:13On va en parler avec nos invités, Anthony Lébos, journaliste politique.
14:17À vos côtés, Alexandre Nicolique, vous êtes député européen et porte-parole du Rassemblement national.
14:23Bonjour, Daniel Obono, face à vous, député de la France insoumise de Paris, bonjour à vous.
14:28On est aussi avec Mathieu Plannes, directeur-agent du département analyse et prévision de l'OFCE,
14:33et Thierry Arnaud est toujours avec nous.
14:35Il meurt d'envie d'y aller, Anthony Lébos.
14:37Ça se voit quand même, il faut essayer de lire entre les lignes,
14:40mais il a envie d'y aller, très clairement, et c'était presque un micro tendu,
14:44comme on l'appelle dans le jargon, d'un pré-candidat à l'élection présidentielle.
14:48Alors clairement, il a pris la primaire, il l'a jeté à la poubelle,
14:51il a dit que c'était un calendrier trop précoce, que la procédure était trop rapide,
14:55que ça ne créerait pas la dynamique nécessaire.
14:57Pourquoi ça divise plus que ça ne rassemble, selon lui ?
15:00Eh bien sans doute parce que ceux qui refusent la primaire sont ceux d'abord qui l'ont éprouvé,
15:04et il a vu le résultat que ça a donné en 2016-2017,
15:08quand son parti, le parti socialiste, avait tenté le coup de la primaire
15:12et ça avait terminé en catastrophe totale.
15:15Donc lui, il a son propre calendrier.
15:16Il le dit d'ailleurs, la clarification et le moment de vérité, ce sera en décembre.
15:20Pourquoi décembre ?
15:21Parce qu'il veut enjamber aussi les textes budgétaires
15:24et le débat budgétaire à l'Assemblée nationale.
15:26D'ailleurs, il fait déjà des propositions,
15:27Edgar Bequet pour BFM TV l'a d'ailleurs souligné,
15:30à rebours de son propre parti.
15:32L'âge de départ à la retraite à 63 ans.
15:34Absolument, alors que beaucoup dans son parti défendent un retour à la retraite à 62 ans.
15:39Il veut aussi une part de capitalisation pour la retraite,
15:41chose qui n'est pas du tout défendue par la majorité de son parti.
15:45Donc effectivement, il a son propre calendrier,
15:46il y a son livre qui sort dans quelques jours,
15:48il a fait des propositions, on l'a dit,
15:50et puis surtout, il profite de la faiblesse de l'incarnation des autres.
15:54C'est aussi pour ça qu'il veut tenter de se lancer.
15:57Et dans un magazine, il a répondu à la question de savoir si il pourrait être candidat.
16:01Il a dit oui, si la situation l'exige, c'est flou volontairement.
16:04Mais je peux en faire l'exégèse, si vous voulez, Julie.
16:06Le journaliste, lui pose la question, lui dit, en fait,
16:08vous espérez le crash du candidat de la primaire pour intervenir.
16:12C'est ça le plan de Hollande.
16:13On a tous souri à ce moment-là, évidemment,
16:15parce qu'il ne peut pas répondre oui à cette question,
16:17mais il est évident qu'il espère que les circonstances d'ici mois des ans
16:20vont créer l'espace politique suffisant pour lui,
16:23pour pouvoir s'ouvrir.
16:25S'il y a quelque chose qui est parfaitement clair,
16:26comme le disait Anthony dans tout ce qu'on vient d'entendre,
16:28c'est l'envie, l'envie d'y aller.
16:31Il se comporte déjà comme un candidat.
16:33Il sort son livre, Anthony le disait, il fait les propositions.
16:36Il fait ça encore hier sur la TVA sociale.
16:39Il répond aux questions des journalistes.
16:41Quand les journalistes ne l'interrogent pas sur le débat d'hier,
16:44il dit, allez-y, posez-moi la question,
16:46parce qu'il a envie de dire son mot là-dessus.
16:48Et ce qui est intéressant, c'est qu'on voit aussi
16:50se dessiner plusieurs axes de sa campagne,
16:52sur le fond, sur les propositions.
16:55Et ce qu'il veut mettre en avant,
16:56et ce qu'il veut mettre en avant, il l'a dit à plusieurs reprises
16:58dans cette intervention, c'est intéressant à relever,
17:00c'est quand même sa stature d'ancien président de la République.
17:03Il y a fait référence explicitement,
17:05et c'est ce qui le distingue
17:06des autres candidats sur le marché,
17:09si j'ose dire, de la gauche d'une part.
17:11Il a voulu aussi rappeler qu'il était de gauche,
17:12et c'est important, parce que ce n'était pas forcément
17:14le sens de ses propositions.
17:16Et donc, quand il tape un peu sur le Medef,
17:18quand il critique un peu les candidats du bloc central,
17:21qui ont fait trop de cadeaux au patron,
17:23il parle aussi à l'électorat de gauche.
17:26Pour lui dire, attention, malgré ce que je propose,
17:28notamment la retraite à 63 ans,
17:31qui détonne avec le PS2,
17:32ce qui vient de gauche...
17:32Vous voyez à quel point ce discours est calibré
17:33pour préparer l'entrée en campagne.
17:35Effectivement, et on va détailler, justement,
17:37ces différentes propositions,
17:38les retraites, les salaires
17:40qui seront au cœur de cette campagne.
17:43Mais d'abord, Daniel Obono,
17:44que vous inspire ce retour,
17:47plus que probable, de François Hollande ?
17:50Rien.
17:52Rien du tout ?
17:53Non.
17:54Nous, nous sommes en campagne.
17:57Nous organisons des initiatives
17:58pour discuter, convaincre.
18:00Nous avons un candidat,
18:02un programme, une équipe.
18:03Et voilà, je pense que c'est ce qui intéresse
18:06plus largement les Français et les Français.
18:08Je ne crois pas qu'il y ait un suspense à le temps
18:11pour des millions de personnes,
18:13de savoir ce que va faire demain,
18:15après-demain, M. Hollande.
18:17Est-ce qu'il pourrait vous compliquer la tâche ?
18:19Est-ce qu'il n'est pas en mesure
18:19de rassembler plus que votre candidat ?
18:21Non, la question n'est pas de compliquer
18:23quelque tâche que ce soit.
18:24Je crois que chacun pense être utile
18:28à la tâche qui est la nôtre
18:30en tant que responsable politique.
18:32Donc, ça fait partie du débat.
18:33Et donc, nous sommes dans un débat.
18:35Quand M. Hollande sera candidat,
18:37s'il l'est, nous échangerons
18:38sur les propositions qu'il fait.
18:41Nous critiquerons et surtout,
18:43nous proposerons une alternative
18:44que nous pensons être la plus crédible
18:46et la plus solide.
18:47Quand il viendra à l'Assemblée
18:49pour débattre du budget,
18:50on sera aussi au pied du mur
18:53parce que nous, nous ne considérons pas
18:54qu'il faille accepter à nouveau
18:56un budget de malheur
18:58comme tous ceux qui nous ont été imposés
19:01par Calonron 9-3,
19:02malheureusement avec l'aide du Parti Socialiste,
19:06mais dont on voit aussi,
19:07et quand on discute de la situation politique,
19:09le bilan, c'est en partie celui
19:10de ceux qui ont permis
19:12aux différents gouvernements
19:14notamment d'imposer ces budgets.
19:15Il a d'ailleurs précisé
19:16que lui ne censurera pas le budget
19:18contrairement à ce qu'a dit Olivier Faure
19:20un peu plus tôt.