Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 semaine
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0111h-13h, Christine Kelly et vous sur Europe 1.
00:04Avant de nous donner la parole, Joachim Lefloguimad, Fabrice Laffitte qui réalise l'émission.
00:08Vous me disiez que votre fille, elle, elle commence là, elle vient d'avoir son CAPES.
00:12Eh bien c'est sa première rentrée, oui, sa première rentrée en tant que prof.
00:14Elle est contente ? Oui, elle est prof stagiaire, donc elle vient d'avoir son CAPES.
00:17Prof d'anglais et elle est un petit peu anxieuse, elle a beaucoup cogité et travaillé ces derniers jours
00:22pour préparer ses cours, puisqu'elle est dans un collège, elle va avoir des quatrièmes et des cinquièmes.
00:26Et donc ça va être ses premières leçons à partir de demain, les jeter dans le grand bain.
00:3022 ans, prof d'anglais.
00:31Elle a beaucoup de courage de se lancer dans cette carrière.
00:35Exactement, comme Géraldine Hamon.
00:36C'est un très beau métier.
00:38Exactement, tout à fait.
00:39Et si c'était à refaire, je le referais.
00:40C'est vrai ?
00:41Sans aucun problème.
00:42Ah oui, pourquoi vous avez quitté l'enseignement ?
00:43Parce que j'ai eu une nouvelle fois une belle opportunité en radio,
00:48donc j'ai privilégié la radio, j'ai laissé mes élèves, pourquoi pas, plus tard, revoir mes élèves.
00:54Vraiment, c'est un beau métier.
00:56Je serais bien aimé être votre élève en tout cas.
00:58C'est trop bien vous confier ma fille, Joachim Lofloquimade.
01:01Voilà, moi, cette initiative d'Éric Ciotti à propos de cette levée du drapeau de la Marseillaise,
01:07tous les jours à l'école, qu'est-ce que ça vous inspire ?
01:10Ça m'inspire le fait que je partage le diagnostic selon lequel la crise de l'autorité est une des
01:15principales fissures dans l'édifice scolaire aujourd'hui.
01:18Toutes les statistiques concordent à le montrer, toute l'expérience vécue des enseignants va dans ce sens-là.
01:25Je considère que des symboles peuvent aider à remettre l'autorité au centre, que ce soit l'uniforme, la marseillaise,
01:33le lever de drapeau.
01:35On pourrait aller vers ça.
01:36Et d'ailleurs, l'école de la République elle-même est longtemps allée vers ça,
01:38puisque l'école de la Troisième République, c'était ça, ce qui montre bien qu'il n'y a rien
01:43de fascisant dans la proposition qui est faite par Éric Ciotti.
01:47Merci. Maintenant, ce que je considère aussi, c'est qu'il faut aller au-delà des symboles et que ce
01:50que nous avons à combattre,
01:51c'est une lame de fond idéologique qui, depuis une cinquantaine d'années maintenant,
01:55en est venue à faire qu'on considère depuis en plus l'école comme une sorte de contre-société libertaire,
02:02où selon les discours officiels, les enseignants n'auraient pas à transmettre, mais les enfants auraient à co-construire les
02:08savoirs.
02:09Et par ailleurs, on a voulu faire, depuis une quarantaine d'années, comme s'il fallait choisir entre l'autorité
02:14et l'éducation.
02:14C'était le titre d'un ouvrage de référence sorti en 1995 de Jean Goussey, un prof de sciences de
02:19l'éducation,
02:20qui s'intitulait « Autorité ou éducation ». Comme si les deux étaient incompatibles, je crois que c'est exactement
02:25l'inverse.
02:25Et par ailleurs, si on veut remettre l'autorité au centre, ce que je défends encore une fois,
02:29ce qu'il faut, c'est aussi remettre le savoir au centre, parce que je crois qu'il n'y
02:32a rien qui structure mieux l'esprit
02:33que les savoirs que l'on transmet, ou que l'on transmettait auparavant,
02:37et qu'aujourd'hui, on se refuse de plus en plus à transmettre.
02:39Remettre le savoir au centre, autorité ou éducation, en en prenant deux auditeurs.
02:44D'abord, Marisol, qui nous appelle de Pau, et ensuite Benoît, qui nous appelle de Paca.
02:48Bonjour, Marisol.
02:50Bonjour, Christiane. Il y a plusieurs sujets pour lesquels j'aimerais bien m'entretenir avec vous.
02:55Bon, là, je reste sur le sujet du jour, évidemment.
02:57Les enfants ont besoin de rigueur.
03:00Et aujourd'hui, tout le monde a peur de punir, de gronder, tout ça.
03:04Et au niveau de l'éducation, il faut former les profs.
03:08Je connais beaucoup de profs compétents qui en ont marre et qui quittent l'éducation nationale.
03:13Ça commence par là, mais ça commence par le début.
03:16Il faudrait qu'à cette élection, moi, je suis grand-mère,
03:20et je demande à toutes les grands-mères de réfléchir à cette élection.
03:23Et qu'il faut remettre tout au départ.
03:25L'éducation, les profs, éduquer des profs, les embaucher à des prix intéressants,
03:33les motiver. Et nos enfants seront motivés.
03:36Tout fout le camp. Et c'est depuis le départ qu'il faut prendre tout ça.
03:39Il faut repartir à zéro. Il faut comprendre.
03:42Moi, j'ai 76 ans. Et je demande à toutes les grands-mères et tous les grands-pères
03:46de réfléchir et de voter utile, de ne pas faire n'importe quoi
03:50et ne pas dire qu'ils ont peur.
03:51Moi, j'ai 76 ans depuis avant-hier.
03:54Mais bon Dieu, il me reste combien d'années ?
03:56Peur de quoi ? Moi, j'ai peur de rien, moi.
03:59Moi, ce que je veux, c'est que mes cinq petits-enfants, ils s'en sortent.
04:02Tout fout le camp. Repartir à zéro.
04:05Vous appelez les grands-pères et les grand-mères.
04:06Et les parents ? Qu'est-ce que vous dites aux parents ?
04:09Vous dites les grands-pères et les grand-mères.
04:10Vous voyez, je viens de recevoir un message d'une ancienne collègue
04:13qui, d'ailleurs, elle était à la retraite.
04:15Et elle m'a dit, elle nous écoute.
04:16Donc, c'est Laurence. Hello, Géraldine.
04:18J'écoute l'émission à la radio.
04:19Il faudrait aussi parler de l'ingérence des parents.
04:22Et c'est le départ.
04:23Oui, alors, Marisol, merci de nous avoir appelés en direct sur Europe 1.
04:26Merci pour ce coup de gueule que vous avez ce cri du cœur
04:28que vous avez lancé en direct sur Europe 1 depuis Pau.
04:31Donc, Marisol qui nous disait qu'elle a 76 ans.
04:34Elle dit, tout fout le camp.
04:35Il faut repartir à zéro.
04:37Elle demande aux parents, aux grands-pères et aux grands-mères
04:39de reprendre les choses en main et de ne pas avoir peur.
04:42Benoît, vous nous appelez de PACA.
04:43Ensuite, je vous fais réagir, tous dans le studio d'Europe 1.
04:46Vous avez, vous, 41 ans.
04:47Vous nous appelez de PACA.
04:48Et qu'est-ce que vous répondez par rapport à peut-être
04:50ce que vient de dire Marisol
04:52et aussi ce que disait tout à l'heure Joachim Le Frockingman,
04:55autorité ou éducation ?
04:57Oui, bonjour.
04:58Voilà, j'ai entendu tout à l'heure le monsieur que vous venez de citer.
05:04Joachim Le Frockingman, oui.
05:05Il disait que chaque directeur de l'école
05:09devrait pouvoir choisir sa pédagogie, etc.
05:13C'était Arthur de Vatrigan.
05:15Et vous avez une petite fille de 9 ans.
05:17C'est ça, exactement.
05:18Et je trouve que cette réflexion est complètement décalée
05:23par rapport à ce qu'il faudrait aujourd'hui.
05:26Il faut repenser l'ensemble du système éducatif.
05:30On ne peut pas donner des clés comme ça, pédagogiques,
05:32à une seule personne pour l'ensemble d'un établissement.
05:37Ce n'est pas possible.
05:38Ça, c'est antidémocratique déjà dans un premier temps
05:41puisque l'école doit être égale pour tout le monde.
05:45On doit avoir la même éducation,
05:48l'accès aux informations,
05:50l'accès à une pédagogie commune.
05:53C'est comme ça qu'on va s'en sortir,
05:54en donnant aussi des moyens aux établissements,
05:57aux professeurs.
05:58Et il faut qu'une bonne partie de l'argent public
06:01soit envoyé dans l'éducation nationale,
06:06dans ce système-là,
06:08parce qu'il n'y a que par l'éducation
06:09qu'on arrivera à élever l'ensemble de notre pays
06:12et de nos enfants, tout simplement.
06:14– Bien sûr.
06:15Merci beaucoup, Benoît,
06:16pour ce cri depuis PACA.
06:18Vous avez 41 ans,
06:19vous avez une petite fille de 9 ans.
06:21Arthur Devintrigan vous répond.
06:23Merci de nous avoir appelés au Standard d'Europe.
06:24Arthur Devintrigan sur l'Europe.
06:25La pédagogie n'empêche pas d'avoir un cadre commun,
06:28bien évidemment.
06:29Je souhaite simplement que le directeur d'établissement
06:33ait beaucoup plus d'autonomie
06:34pour gérer son établissement
06:35et pour recruter les professeurs
06:37qu'il souhaite recruter.
06:38Et je vais vous dire en quoi c'est très démocratique,
06:40c'est parce que j'associe à ça
06:41la possibilité et même l'obligation
06:45pour les parents de choisir
06:47et de pouvoir choisir l'école.
06:48C'est-à-dire que c'est très démocratique.
06:50Vous avez plusieurs choix d'école,
06:52avec plusieurs directeurs qui choisissent différents professeurs,
06:55et le parent a le droit de choisir
06:56dans quelle école il souhaite mettre ses enfants.
06:58Et même de financer.
06:59Moi je vais jusqu'au chèque éducation,
07:00c'est qu'on permet aux parents
07:02de financer l'école qu'ils choisissent.
07:04Et là c'est démocratique.
07:0510 secondes avant la pause.
07:06Il y a des initiatives de terrain qui marchent,
07:08je ne suis pas pour qu'on les bride.
07:10Maintenant quand le Titanic fonce vers l'iceberg,
07:12ce qu'il faut aussi,
07:13c'est faire en sorte qu'on change le cap pour tout le monde
07:15et pas qu'on somme chacun d'affrêter son canot de sauvetage.
07:18C'est pour ça que je crois qu'il faut un changement de cap politique
07:20au sommet du ministère
07:21et que ce changement de cap politique
07:22ne pourrait être mis en oeuvre que si on a un spoil-système.
07:24C'est-à-dire qu'on change les personnes
07:26à tous les postes clés du ministère.
07:28Ce qu'on a toujours refusé de faire depuis 50 ans,
07:30c'est toujours les mêmes qui sont au pouvoir.
07:31Est-ce encore possible tout ça ?
07:31Gabriel Clujet, 10 secondes avant la pause.
07:32Non, moi je crois qu'il n'y a aucune remise en cause
07:34et c'est ce qui me frappe le plus de l'éducation nationale
07:36dans toutes ses composantes.
07:38On va dans le mur, vous avez raison, c'est le Titanic,
07:40il y a des gens qui essaient de mettre des chaloupes.
07:42On fait en sorte de...
07:43Il a déjà touché l'iceberg.
07:44Oui, voilà, mais on fait en sorte de les...
07:46de les faire couler parce que c'est un peu
07:51les tubes témoins de ce qui fonctionne,
07:52donc on ne veut surtout pas le voir.
07:53Moi, je crois très honnêtement,
07:55je suis très pessimiste, à quelques exceptions près,
07:58avec l'éducation nationale telle qu'elle est actuellement.
08:01Le mammouth me paraît très difficilement réformable.
08:04Le mammouth très difficilement réformable.
08:07Alors peut-être que le service militaire peut aider
08:09en termes d'autorité.
08:11Je ne sais pas, moi c'est quelque chose...
08:12Aujourd'hui, c'est un jour J
08:14où il y a quelque chose qui se passe.
08:173 000 jeunes volontaires pour le service militaire.
08:20Est-ce le retour de l'autorité ?
08:21Un beau chiffre, 3 000 ans.
08:22Oui, absolument.
08:236 mois, 800 euros par mois, etc.
08:26Est-ce qu'on va vers la guerre
08:27ou bien est-ce que c'est le retour de l'autorité ?
08:29Faut-il applaudir ?
08:30Faut-il s'inquiéter ?
08:32Appelez-nous au standard d'Europe 1.
08:330 1, 80 20 30 9 21.
08:35Le numéro est non surtaxé.
08:36Avant de retrouver Christine Kelly et vous sur Europe 1,
08:38je vous rappelle que chaque matin,
08:40de 7h à 9h,
08:41vous retrouvez Dimitri Pavlenko
08:43avec Anissa Haddadi
08:45et toute l'équipe d'Europe 1 Matin
08:47comme Laurence Ferrari,
08:48Philippe Vall ou encore Catherine Ney
08:50et deux nouvelles signatures,
08:52l'économiste Marc Toiti
08:54et la philosophe et essayiste
08:56Julia De Funès.
08:57Europe 1 Matin,
08:58présenté par Dimitri Pavlenko,
09:00c'est demain de 7h à 9h sur Europe 1.
09:02Sous-titrage Société Radio-Canada
09:04Sous-titrage Société Radio-Canada
09:06Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations