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  • il y a 1 semaine
Du lundi au jeudi, l’Info de Vilno est un nouveau rendez-vous présenté par Pierre de Vilno, pour comprendre et décrypter les grands enjeux de l’année, avec les acteurs et experts qui font l’actualité pour apporter éclairages, analyses et mise en perspective. 

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Transcription
00:00:00Les obsèques de Philippe Bouvard dans cette chapelle de Notre-Dame de Bon Voyage à Cannes.
00:00:07Nous allons tout de suite retrouver nos équipes sur place.
00:00:10Vous pouvez voir actuellement effectivement le cercueil sortir de la voiture funéraire dans un petit instant.
00:00:19Est-ce que je vais demander à la régie si je dois rejoindre Chloé Tarka dans un instant.
00:00:42Autour de la table ici dans l'info de Villeneuve, Yvan Riouffol est avec nous.
00:00:47Et également Yohann Uzaï que je salue et qui sera à mes côtés tous les jours dans l'info de
00:00:54Villeneuve.
00:00:54Et effectivement nous allons attendre la sortie du cercueil de cette moment qui est extrêmement émouvant.
00:01:01Vous savez Philippe Bouvard qui nous a quittés la semaine dernière.
00:01:05C'est une partie de la télévision française qui s'en va.
00:01:09Vous savez en Afrique on dit quand un vieil armeur c'est une bibliothèque qui brûle.
00:01:14Et bien là c'est la télévision, une partie de l'histoire de la télévision qui s'en va.
00:01:20Et j'allais dire il y avait une forme d'épaisseur dans la télévision à une époque.
00:01:24Qu'on essaie de vous restituer ici à CNews.
00:01:26Et qui a sans doute un peu disparu dans les différentes chaînes que l'on peut voir.
00:01:32Notamment sur le divertissement.
00:01:35Philippe Bouvard c'était une certaine idée de la France aussi Yohann Uzaï.
00:01:40Alors évidemment je n'ai pas connu les grandes heures de Philippe Bouvard à la télévision.
00:01:43Vous êtes trop jeune Yohann.
00:01:44Oui.
00:01:46Mais sa mort a été l'occasion pour les personnes de ma génération sans doute de revoir beaucoup d'extraits.
00:01:52Des extraits des grosses têtes que ce soit à la télévision, que ce soit à la radio.
00:01:56Et ce qui m'a frappé en revoyant beaucoup d'extraits.
00:01:58Parce que j'ai pris beaucoup de plaisir à revoir ces émissions qui ont pourtant plusieurs dizaines d'années pour
00:02:03certaines d'entre elles.
00:02:04Je trouvais qu'elles étaient toujours aussi drôles, qu'elles avaient plutôt bien vieilli.
00:02:08Je trouvais en revanche que ce qu'il faisait il y a 30 ans, il ne pourrait plus le faire
00:02:12aujourd'hui.
00:02:13Et c'est cela qui m'a beaucoup marqué.
00:02:15Il y avait une forme de liberté à l'époque de Philippe Bouvard qui a disparu me semble-t-il
00:02:19depuis bien longtemps.
00:02:20C'est évidemment très regrettable.
00:02:22Alors effectivement Yvan Rouilloufal, vous vous souvenez de Philippe Bouvard à la fois présentateur de télévision, humoriste, comédien.
00:02:31On l'a vu dans différents films également, ne serait-ce que dans La Loulacuisse.
00:02:34Je me souviens surtout du Philippe Bouvard attaché à la presse écrite.
00:02:37Vous avez parlé de la télévision.
00:02:39Au Figaro.
00:02:40Au Figaro.
00:02:41Et je l'ai connu, je l'ai croisé.
00:02:43Voilà David Lysnard, le maire de Cannes qui apparaît sur les images.
00:02:47C'est-à-dire que ça remonte à peu près à 40 ans.
00:02:49Et je me souviens qu'il avait à l'époque une Rolls Royce avec un chauffeur.
00:02:53Et il s'arrêtait devant le Figaro aux Rues du Louvre pour y déposer son papier qu'il devait donner.
00:02:58Je ne me souviens plus si c'était pour le Figaro ou le Figaro magazine.
00:03:01Et donc c'était d'abord un chroniqueur.
00:03:03Et un chroniqueur qui a ensuite...
00:03:03Chroniqueur de luxe.
00:03:05Un chroniqueur de luxe.
00:03:06Je n'ai pas encore vu Johan Usa y arriver en Rolls Royce devant CNews pour donner son édito politique.
00:03:11Les grands clairs sont encore à venir.
00:03:12Voilà.
00:03:14Exactement, il faut le voir comme ça.
00:03:15Et moi, ce que j'ai retenu de lui, c'était d'abord le journaliste de presse écrite,
00:03:18qui a été ma vocation initiale également, ensuite qui a fait de la télévision.
00:03:21Je l'ai connu un petit peu parce que j'avais fait un portrait de lui il y a maintenant
00:03:24une quarantaine d'années.
00:03:25Et j'avais été le voir sur l'enregistrement d'une de ses émissions, peut-être le théâtre de Bouvard
00:03:31ou quelque chose comme ça.
00:03:31Et j'avais vu un homme assez peu aimable d'ailleurs dans le fond parce qu'il était...
00:03:35Je l'ennuyais dans la manière qu'il avait de résoudre tous les problèmes d'indirect.
00:03:40Et ensuite, il m'avait envoyé un petit mot très gentil, en revanche, pour me remercier du papier que j
00:03:44'avais fait
00:03:44et qui, a priori, avait dû correspondre à peu près à ses idées.
00:03:47Mais ce que je retiens de lui, c'est vraiment, et Johan nous l'a dit, c'est l'esprit
00:03:51français.
00:03:51C'est l'impertinence, c'est la culture, c'est la dérision et c'est le travail.
00:03:55C'était un travailleur acharné, me semble-t-il, pour le peu que j'ai pu le connaître.
00:03:58La famille se regroupe autour de la voiture funéraire pour entourer le cercueil de Philippe Bouvard
00:04:05qui va faire donc son entrée dans quelques instants dans l'église Notre-Dame de Bon Voyage à Cannes.
00:04:10Notre-Dame de Bon Voyage, d'ailleurs, ça porte bien son nom.
00:04:13Je ne peux pas m'empêcher de me dire que Philippe Bouvard l'a choisi spécialement pour ce qui pourrait
00:04:19être...
00:04:20Ça pourrait être un clin d'œil à ce dernier voyage vers le ciel, d'ailleurs, que Philippe Bouvard a
00:04:25fait ça spécialement.
00:04:26En tout cas, il vivait à Cannes ces dernières années et c'est la raison pour laquelle effectivement ces obsèques
00:04:31se déroulent à Cannes
00:04:32en présence de la famille que vous pouvez voir qui se met en place pour l'entrée dans l'église
00:04:38avec le cercueil que vous pouvez voir sur ces images.
00:04:42Nous allons suivre l'entrée de Philippe Bouvard dans l'église.
00:04:59Les membres de la famille
00:05:03Les proches parents
00:05:06Les amis
00:05:09Les dames et messieurs
00:05:21Voilà donc le cercueil qui est entré, suivi de la famille, des proches et du public.
00:05:26On a vu, je vous l'ai dit tout à l'heure, on a aperçu David Lysnard, le maire de
00:05:31Cannes,
00:05:31qui est bien sûr présent à cette cérémonie que suit pour CNUS.
00:05:35Chloé Tarka, vous êtes sur place et on imagine beaucoup d'émotions devant cette église.
00:05:43Oui tout à fait, vous venez d'entendre ces applaudissements énormément, énormément d'émotions.
00:05:47Ici je suis vraiment parmi les fans de Philippe Bouvard, les fans de la première heure.
00:05:52Alors ils m'ont parlé d'une génération, d'un franc parler, d'une diction.
00:05:57Voilà les femmes sont venues rendre un dernier hommage à Philippe Bouvard.
00:06:00Et justement je me trouve avec Stéphane. Stéphane, vous êtes venu exprès à Cannes pour passer vos vacances
00:06:06car vous vouliez être présent pour l'enterrement de Philippe Bouvard, même dehors.
00:06:09Pourquoi vous avez décidé ?
00:06:11Ça fait 30 ans que j'ai écouté Bouvard et j'avais envie de lui rendre hommage.
00:06:14Donc je suis venu avec mon épouse Isabelle.
00:06:17Merci Monsieur Bouvard.
00:06:19Madame, vous avez décidé d'être ici, je ressens beaucoup d'émotion.
00:06:23Oui, parce qu'on aimait bien Bouvard, on a continué avec Rukier.
00:06:26Il avait créé quelque chose qui était vraiment très très bien et merci Monsieur Bouvard.
00:06:29Et puis on nous parle souvent de son franc parler, de toute une génération qui s'éteint un petit peu
00:06:34avec lui Monsieur.
00:06:35Oui, tout à fait. Moi j'ai bien aimé son humour. Il avait un humour très très bien.
00:06:40Voilà, vous le comprenez, des fans qui veulent rendre un dernier hommage à Philippe Bouvard.
00:06:45Et puis tout à l'heure, Monsieur Bouvard sera enterré au cimetière de Cannes aux alentours de 17h.
00:06:51Voilà donc pour cet hommage effectivement que l'on suit. Merci beaucoup Chloé Tarka avec les équipes techniques de CNews
00:06:58qui sont sur place.
00:07:00Régine Delfour est également aux environs de l'église. Régine, où est-ce que vous vous trouvez exactement ?
00:07:09Oui, bonjour Pierre. Écoutez, nous on est juste devant l'église.
00:07:11On était là donc quand le cercueil est rentré donc dans l'église.
00:07:16Vous le voyez donc sur les images de Franck Triviaud.
00:07:20Il y a donc toujours donc les corbières.
00:07:22Le cercueil, je vous le disais, est entré dans l'église.
00:07:25Il y avait toute la famille. On a vu Colette, sa femme, qui était accompagnée, entourée de ses deux filles
00:07:30et de son petit-fils aussi, Adrien.
00:07:32Il y a eu cette bénédiction juste avant que le cercueil sorte.
00:07:36La bénédiction faite donc par le père à l'art.
00:07:40Et puis donc dans cette église où il y a à peu près 600 personnes qui peuvent être présentes, Pierre,
00:07:46il y a beaucoup aussi d'anonymes.
00:07:47Alors beaucoup de personnes qui tenaient à lui rendre hommage.
00:07:51Vous avez entendu Chloé Tarka au milieu aussi d'autres anonymes, puisque beaucoup aussi trouvaient que c'était un petit
00:07:57peu trop, qu'il ne fallait rester.
00:07:59Vraiment ce moment dans l'église était vraiment pour la famille.
00:08:02Et on a vu aussi des personnalités.
00:08:04Pierre, on a pu donc avoir pu échanger avec Pierre Maillot, qui a été donc pendant des années chroniqueur aussi
00:08:12aux grosses têtes,
00:08:13aux côtés de Philippe Bouvard et aussi Chantal Latu, qui nous parlait donc de cet homme pour qui c'était
00:08:20extrêmement important.
00:08:21pour eux d'être présents, de rendre hommage à cet homme, à Philippe Bouvard.
00:08:27Il y a aussi des personnalités politiques, vous l'avez dit.
00:08:29Vous avez vu le maire de Cannes, David Lysnard.
00:08:31On a vu également Éric Ciotti.
00:08:34Alors comme Chloé Tarka vous l'a rappelé tout à l'heure, à l'issue de la cérémonie,
00:08:37il y aura l'inhumination qui se déroulera donc dans un cimetière de Cannes,
00:08:42dans le Grand Jasse.
00:08:44En fait, c'est à une dizaine de minutes en fait en voiture de l'église.
00:08:48Merci beaucoup pour ces images et pour ce commentaire en direct.
00:08:53Régine Delfour, Chloé Tarka, Franck Trivio, les images de Franck Trivio que vous pouvez voir
00:08:58avec cette foule immense, cette normale de rendre hommage à l'un des principaux personnages
00:09:07de la télévision française de ces dernières années.
00:09:10Et puis, je le disais, Bouvard, c'était bien sûr les grosses têtes.
00:09:14C'était bien sûr, vous l'avez dit très justement, des billets très fins dans le Figaro.
00:09:18C'était une cinquantaine de livres.
00:09:20Et puis, c'était l'amour de la France.
00:09:22Je parlais tout à l'heure de L'aile ou la cuisse.
00:09:24Il a été également acteur aux côtés de Louis de Funès, Julien Guillaumard,
00:09:27Coluche dans ce film, quand même d'une rôlerie sans précédent.
00:09:30Et il jouait en fait le rôle où il arrivait à tisser les liens avec des hommes politiques,
00:09:43des artistes et puis aussi le public.
00:09:45Le public était très important dans les grosses têtes.
00:09:48Il y a toujours eu un public.
00:09:49On se souvient de ces grandes émissions en direct.
00:09:52Il y avait comme ça ces résonances.
00:09:54Je me souviens très bien d'une émission un peu intellectuelle, je ne sais plus laquelle,
00:09:58où il y a un interlocuteur qui lui dit,
00:10:00mais quand même, vous mélangez, je me souviens qu'il y avait Serge Julie, jeune,
00:10:04dans cette émission, dans le panel,
00:10:06qui lui reprochait d'une certaine manière de mettre au même niveau le divertissement et la politique.
00:10:11Alors qu'en réalité, Jacques Chancel faisait ça aussi à une époque.
00:10:13C'était tout simplement des résonances.
00:10:15Bien sûr. Et lui-même le faisait.
00:10:17C'est-à-dire qu'il avait des billets qui étaient des billets très sentis,
00:10:19des billets très fouillés, des billets très littéraires.
00:10:22Et en même temps, il était l'amuseur que l'on a connu,
00:10:24qui a tissé des liens intimes avec toute une partie d'un public qui reconnaissait en lui,
00:10:29je ne vais pas dire l'intellectuel, nous n'allons pas jusque-là,
00:10:31mais en tout cas, le littéraire, parce qu'il avait quand même cette fibre littéraire,
00:10:35et en même temps, effectivement, le grand professionnel
00:10:38qui maîtrisait tous les rouages de la radio et de la télévision,
00:10:41et celui qui, au-delà de tout ça,
00:10:44arrivait à se faire comprendre d'un public très populaire,
00:10:46qui comprenait également ces blagues,
00:10:50qui étaient parfois des blagues un peu lourdes,
00:10:52mais qui étaient un peu gauloises.
00:10:54Oui, gauloises, c'est ça, c'est les blagues du canon français.
00:10:58Mais qui correspondaient exactement à un public populaire, c'est-à-dire...
00:11:02Mais qui existent encore !
00:11:02Et c'est ce même public qui est venu là, aujourd'hui, à Cannes,
00:11:06et qu'on a entendu très ému la semaine dernière,
00:11:09lorsque Philippe Bouvard nous quittait.
00:11:11Il y a un côté gaulois, effectivement.
00:11:14Moi, je me souviens, quand Philippe Bouvard disparaissait,
00:11:20j'avais invité Philippe Chevalier,
00:11:21qui, ce matin, était sur notre antenne chez l'ami Pascal Praud,
00:11:26et il disait, vous savez, quand Bouvard riait,
00:11:28on a l'impression qu'il rebondissait sur un ressort.
00:11:31Mais tout ça, c'est gaulois, c'est la France,
00:11:35il y a un côté, voilà, il y a la gouaille !
00:11:38Il a incarné ça, il a incarné l'esprit français,
00:11:43mais malheureusement, c'est un esprit français qui, je le crains,
00:11:46s'est éteint ou s'étiole avec sa disparition.
00:11:50Mais je ne doute pas un seul instant, naturellement,
00:11:52que ce public existe encore, c'est une certitude.
00:11:55Seulement, il n'est peut-être plus représenté à la télévision française,
00:11:58parce que nous n'avons plus les capacités, aujourd'hui, à la télévision,
00:12:01de faire ce qu'il faisait il y a 30 ou 40 ans.
00:12:04Parce qu'il y a quand même l'ARCOM,
00:12:05parce que l'extrême-gauche a une emprise désormais idéologique
00:12:10sur une grande partie des médias,
00:12:12et tout cela serait jugé absolument inconvenant.
00:12:15Donc oui, je crois effectivement que ce qu'il faisait,
00:12:18il ne pourrait naturellement plus le faire,
00:12:19et c'est pour ça d'ailleurs qu'il n'a pas d'héritier, en réalité.
00:12:22Il n'a pas d'héritier de Philippe Bouvard.
00:12:24Même ce que fait Laurent Ruquier sur les grosses têtes,
00:12:26c'est quand même beaucoup plus convenu.
00:12:28Ça n'a rien à voir avec ce qu'il se faisait il y a 30 ou 40 ans.
00:12:31C'est plus bordé.
00:12:31Naturellement.
00:12:32C'est plus bordé.
00:12:32Naturellement.
00:12:33Et puis les chroniqueurs ne sont plus les mêmes.
00:12:36C'est-à-dire que Jean-Yann, vous parliez de Kersozon,
00:12:41Jacques Maillot, dont parlaient à l'instant Régine Delfour,
00:12:46Péroni, Sim, Henri Salvador,
00:12:49qui venait faire le sketch de la pub du jean aux Etats-Unis.
00:12:53Donc le type arrivait à 15h,
00:12:55et puis il prenait son premier verre de jean,
00:12:58et puis il revenait à 18h,
00:13:00et il était complètement...
00:13:01Je veux dire, c'est des choses aujourd'hui...
00:13:03On va vous dire, vous comprenez,
00:13:05il y a la loi Evin,
00:13:06vous ne pouvez pas mettre de l'alcool à ce que vous disiez.
00:13:08C'est débordé,
00:13:09vous ne pouvez pas mettre de l'alcool à l'antenne,
00:13:11etc., etc.
00:13:11Même sur le racisme, sur la misogynie,
00:13:13il y a beaucoup de thèmes qu'on ne peut plus développer aujourd'hui
00:13:15et qui faisaient pourtant rire les gens.
00:13:17Alors je peux comprendre que ça ait fait avancer
00:13:19certaines batailles, naturellement,
00:13:21mais les choses, me semble-t-il,
00:13:22et on en parle souvent sur ces plateaux,
00:13:24sont allées beaucoup trop loin,
00:13:25et tout cela est devenu, de mon point de vue,
00:13:27assez déraisonnable, disons-le.
00:13:29C'est votre point de vue.
00:13:30Oui, c'est mon point de vue.
00:13:31Et je pense qu'il y a d'autres personnes
00:13:32qui sont peut-être plus âgées que vous
00:13:34et qui, aujourd'hui, regrettent un certain humain.
00:13:37Je me souviens de Philippe Chevalier,
00:13:38qui disait...
00:13:39Oui.
00:13:39Voilà, qui disait...
00:13:41En fait, ça a été mal compris.
00:13:43C'est-à-dire qu'on se moquait de personnes.
00:13:46C'est-à-dire que vous avez...
00:13:47Dans le petit théâtre de Bouvard,
00:13:49par exemple, vous aviez Mimi Maty,
00:13:50qui est connue pour sa petite taille.
00:13:52Bon, en fait, elle se moquait d'elle-même.
00:13:53Et aujourd'hui, il y a une jurisprudence
00:13:57sur, justement, les gens de petite taille
00:13:59où on peut parer de ça
00:14:01parce que c'est considéré comme discriminant.
00:14:03Mimi Maty, qui lui rend aujourd'hui
00:14:05un hommage poignant.
00:14:06Bien sûr, parce qu'elle a commencé chez lui.
00:14:08Mais naturellement.
00:14:08Et elle dit, je ne le remercierai jamais assez.
00:14:10Il était drôle, il était bienveillant.
00:14:12Et ça ne l'a pas du tout...
00:14:14Elle ne s'est jamais sentie, Mimi Maty,
00:14:17moquée au sens malveillant du terme.
00:14:19Je crois que ça n'était absolument pas le cas.
00:14:20Il faut faire la différence, quand même.
00:14:21Chloé Tarka est toujours devant l'église
00:14:24où se déroulent les obsèques
00:14:26de Philippe Bouvard à Cannes.
00:14:28Chloé, vous êtes avec une passante
00:14:30qui voulait rendre hommage.
00:14:34Oui, tout à fait.
00:14:35Je suis avec Nicole.
00:14:36Nicole, quels souvenirs vous gardez
00:14:38de Philippe Bouvard ?
00:14:40J'ai plein de souvenirs.
00:14:41Bon, je n'ai jamais assisté à ses émissions,
00:14:44mais à la télé, je les voyais.
00:14:46Mais comme il est cannois depuis longtemps
00:14:48et que j'habite Cannes,
00:14:49donc je savais qu'il habitait là
00:14:51et que maintenant, il était en ville
00:14:54parce qu'il avait flash.
00:14:56Et avant, j'étais à Nice.
00:14:58J'habitais Nice pendant 10 ans.
00:15:00Ça fait 25 ans que je suis à Cannes.
00:15:02Donc, à Nice, je l'avais vu plusieurs fois.
00:15:05Il allait dans un restaurant très connu,
00:15:07toujours avec sa grande voiture et tout.
00:15:10Donc, c'était quelqu'un...
00:15:12Ça fait partie du paysage.
00:15:13Et moi, de mon...
00:15:15Enfin, ça fait depuis 40 ans que je connais.
00:15:20Philippe Bouvard, c'est toute une génération.
00:15:23C'est une génération.
00:15:24Ma fille le connaît.
00:15:25Elle regardait plus souvent que moi ses émissions
00:15:28parce que moi, je travaillais automatiquement.
00:15:30Donc, ce n'était pas toujours à l'heure
00:15:33où j'étais à la maison.
00:15:34Mais merci.
00:15:36Merci beaucoup, Nicole.
00:15:38Merci beaucoup, Chloé Tarka.
00:15:40Et merci à Nicole.
00:15:41Et sur des images de Coralie Auberti,
00:15:44devant cette église, encore une fois,
00:15:46Notre-Dame de bon voyage.
00:15:48Si il n'a pas fait exprès, franchement,
00:15:50c'est ce bon voyage vers d'autres cieux.
00:15:54Je ne devrais pas tirer sur la corde de la nostalgie.
00:15:58Mais malgré tout, c'est bien une France qui disparaît
00:16:00quand on voit...
00:16:00Mais ça a été rappelé.
00:16:01Quand on voit la liberté totale qu'il y avait
00:16:04à cette époque-là, je l'ai connue, bien entendu.
00:16:06On l'avait vécu comme tel.
00:16:07On voyait bien qu'il y avait une folle envie de s'amuser,
00:16:10une folle envie de rire.
00:16:11Une folle, c'était du temps où la France chantait,
00:16:14ou en tout cas riait.
00:16:15Maintenant, c'est une France qui ne chante plus depuis longtemps,
00:16:16mais qui ne rit plus non plus.
00:16:18Et c'est une France corsetée.
00:16:19C'est une France qui devient de plus en plus perméable
00:16:21à une sorte de totalitarisme de l'esprit
00:16:24qui ne tolère pas.
00:16:26Qu'on puisse s'écarter des chemins balisés,
00:16:29si je puis dire.
00:16:30Or, c'est ceci...
00:16:30Les mots sont forts, un totalitarisme de...
00:16:32Oui, un totalitarisme de la pensée,
00:16:34dans la mesure où, aujourd'hui, vous ne pouvez pas penser en dehors
00:16:36des normes, alors qu'auparavant,
00:16:38la désobéissance était une obligation, si je puis dire.
00:16:41Si vous voulez parler de désobéissance,
00:16:43vous allez voir du côté de la France insolite,
00:16:44qui appelle à la désobéissance dans l'autre sens.
00:16:47Oui, bien sûr.
00:16:47Mais là, je parle de la désobéissance aux convenances.
00:16:50Et quand vous vous entendiez parler,
00:16:52c'est tous ces acteurs qui, d'ailleurs,
00:16:54n'étaient pas vulgaires pour un sou,
00:16:55mais simplement qui se laissaient aller
00:16:57à une expression libre,
00:16:59d'une France libre,
00:17:00telle qu'on l'avait connue jusqu'alors,
00:17:01enfin, qui existait,
00:17:03qui était même la substance, l'ADN
00:17:04de ce qu'était la France jusqu'alors,
00:17:06de cet esprit français.
00:17:07C'est pour ça que je pense
00:17:07qu'il est tout à fait dépositaire
00:17:09d'un esprit français qui, hélas,
00:17:12me semble-t-il, a disparu pour l'instant.
00:17:14Peut-être reviendra-t-il.
00:17:15Il habite encore un certain nombre d'entre nous.
00:17:17Dieu merci.
00:17:18On ne s'est pas convertis nous-mêmes
00:17:19aux politiquement corrects.
00:17:20Mais c'est vrai que c'est un carcan
00:17:22qui étouffe et qui, moi, m'insupporte.
00:17:25Vous savez, après, l'histoire,
00:17:26c'est les faits de cycles.
00:17:27Et peut-être que dans 50 ans,
00:17:29nos enfants ou nos petits-enfants
00:17:32retrouveront une liberté d'esprit
00:17:34qui, aujourd'hui, comme vous dites,
00:17:35très justement, malheureusement...
00:17:36Comment s'en revenir maintenant
00:17:37dans tous les excès ?
00:17:39On va voir.
00:17:39Je crois aux révolutions,
00:17:41dans le terme étymologique
00:17:42de révolution revolverée,
00:17:43s'il y a de revenir en arrière.
00:17:44J'ai l'impression qu'on est en train
00:17:46de revenir précisément
00:17:47à tous ces excès d'interdits.
00:17:50Eh bien, on verra ce qu'il en est.
00:17:52Pour l'instant, écoutons
00:17:53quelques anonymes qui étaient venus,
00:17:55justement, rendre hommage
00:17:56à Philippe Bouvard.
00:17:57Il y a des gens qui m'ont marquée
00:17:59et je trouve que c'est sympa
00:18:02de leur rendre un petit peu
00:18:04cette dernière visite.
00:18:05C'était un personnage extraordinaire
00:18:08que je pense que la plupart
00:18:09des gens adoraient.
00:18:11Je le voyais assez souvent.
00:18:12Et c'est un grand homme
00:18:14et il a fait beaucoup de bien
00:18:15à beaucoup de personnes.
00:18:16Il a lancé beaucoup de personnes.
00:18:18Et je pense qu'il faut
00:18:20lui rendre un dernier hommage.
00:18:21On l'a écouté tous les jours
00:18:22à la radio, tout ça,
00:18:23puis je l'ai aperçu plusieurs fois.
00:18:25Oui, je m'étais arrivé
00:18:26de l'apercevoir aussi.
00:18:27À Cannes, là aussi.
00:18:29Et c'est pour ça que
00:18:30il faut absolument qu'on y aille.
00:18:32Voilà, il faut absolument
00:18:33qu'on y aille.
00:18:34Et on prend sur son temps.
00:18:35Et comme vous pouvez le voir
00:18:36sur ces images,
00:18:38en direct,
00:18:39eh bien, il y a des personnes
00:18:41qui signent les registres
00:18:42devant cette église
00:18:44à Cannes
00:18:45où les gens se pressent
00:18:46pour rendre hommage
00:18:46alors que c'est sur invitation.
00:18:48C'est-à-dire qu'on a vu
00:18:49tout à l'heure
00:18:50sur d'autres images en direct
00:18:51où il y avait un officier de police
00:18:53qui disait à une dame
00:18:54« Vous ne pouvez pas rentrer
00:18:55parce qu'on imagine
00:18:56que l'église est assez exiguë
00:18:58et qu'on ne peut pas
00:18:59accueillir tout le monde. »
00:19:00Voilà, tout le monde
00:19:00y va de son petit mot.
00:19:02Et on sait au combien
00:19:04Philippe Bouvard
00:19:04avait des bons mots.
00:19:06Et comme l'a dit
00:19:08très justement
00:19:10tout à l'heure
00:19:10cette dame
00:19:11et puis d'autres personnes
00:19:12qu'on vient de voir
00:19:12à l'instant,
00:19:13il a fait des carrières.
00:19:14C'est-à-dire qu'il a
00:19:15par l'intermédiaire
00:19:16du petit théâtre de Bouvard
00:19:18on parlait de Mimi Maty
00:19:21le duo Chevalier-Laspalès
00:19:23il y a eu comme ça
00:19:24des tas de jeunes artistes
00:19:27qui d'ailleurs
00:19:29n'étaient pas forcément
00:19:30j'allais dire
00:19:31il n'était pas forcément
00:19:32vous dites qu'il n'était pas
00:19:33très sympathique
00:19:33en fait il n'était pas
00:19:34bienveillant du tout
00:19:35quand Régis Laspalès
00:19:37il y a quelques années
00:19:37et Philippe Chevalier
00:19:38l'autre jour me disaient
00:19:39en fait quand c'était pas bon
00:19:40c'était pas bon
00:19:41c'est-à-dire qu'on repartait
00:19:41avec sa copie
00:19:42on corrigeait
00:19:44la queue entre les jambes
00:19:45et puis on revenait
00:19:46avec son truc le lendemain
00:19:47parce que c'était pas bon
00:19:48quand le sketch n'était pas bon
00:19:49c'était pas bon
00:19:49il y avait une forme de
00:19:53c'était très très rigoureux
00:19:54du côté de Philippe Bouvard
00:19:56et puis alors on évoquait aussi
00:19:59puisqu'une des personnes
00:20:00à l'instant parlait des voitures
00:20:02parce qu'elle avait beaucoup
00:20:02de voitures
00:20:03vous parliez de sa voiture anglaise
00:20:04puis il avait aussi
00:20:05cette Peugeot 604 allongée
00:20:07dans laquelle il avait installé
00:20:08un bureau
00:20:09et en fait c'était ça aussi Bouvard
00:20:11c'est qu'on ne perdait pas
00:20:12une minute
00:20:12c'était un entrepreneur
00:20:14c'était quelqu'un
00:20:17qui avait plusieurs sociétés
00:20:18c'était une société de production
00:20:19et il avait vraiment
00:20:21installé ce bureau
00:20:22à l'intérieur de sa voiture
00:20:23où il travaillait quasiment tout le temps
00:20:25voilà
00:20:26c'était
00:20:26et c'était
00:20:28c'est absolument
00:20:28c'est absolument génial
00:20:30est-ce qu'on peut aller
00:20:31du côté de Cannes
00:20:32pour aller voir
00:20:33effectivement
00:20:34l'ambiance sur place
00:20:36l'atmosphère
00:20:36le climat devant cette église
00:20:38Chloé Tarka
00:20:39vous êtes devant
00:20:41cette église
00:20:42où les obsèques
00:20:43ont commencé à l'heure
00:20:44à 15h tout à l'heure
00:20:48oui tout à fait
00:20:49je suis devant le recueil
00:20:50vous voyez
00:20:50les fans
00:20:51qui signent
00:20:52un à un
00:20:54ce cahier
00:20:55ils n'ont pas pu
00:20:55évidemment
00:20:56rentrer dans l'église
00:20:57l'église qui est bondée
00:20:58par la famille
00:20:59par les proches
00:21:00évidemment
00:21:00mais vous voyez
00:21:02tout autour de moi
00:21:02les fans
00:21:03qui sont venus
00:21:05madame
00:21:06bonjour
00:21:06est-ce que je peux
00:21:07vous poser une petite question
00:21:09vous avez décidé
00:21:10de signer
00:21:11ce cahier
00:21:12qu'est-ce que vous y mettez
00:21:13pourquoi vous avez décidé
00:21:13d'être là aujourd'hui
00:21:15alors moi je connais bien
00:21:16sa famille
00:21:16et pour moi
00:21:18c'est un gentleman des mots
00:21:19une élégance
00:21:20je
00:21:21enfin
00:21:22il savait faire rire
00:21:24il savait avoir
00:21:25le mot juste
00:21:26je pense que
00:21:27ben voilà
00:21:28aujourd'hui j'aimerais
00:21:28lui rendre hommage
00:21:29et dire merci
00:21:31et reposer en paix
00:21:32voilà
00:21:35voilà un petit peu
00:21:35le climat
00:21:37ici à Cannes
00:21:38c'est
00:21:38c'est très
00:21:39en fait c'est très
00:21:40c'est très beau
00:21:41ce qui se passe
00:21:42autour de nous
00:21:42car les gens
00:21:43sont joyeux
00:21:43les gens
00:21:44sont habillés
00:21:45aussi en couleur
00:21:46vous le voyez
00:21:47ils viennent tous
00:21:48déposer un petit mot
00:21:49et voilà
00:21:50rendre un dernier hommage
00:21:51à un journaliste
00:21:52qui a été
00:21:53dans leur radio
00:21:54dans leur télévision
00:21:55pendant toutes ces années
00:21:55et je sens
00:21:57Chloé Tarka
00:21:57elle-même émue
00:21:59un peu
00:21:59on sent qu'il y a
00:22:00ce climat
00:22:01d'éteindre
00:22:02voilà
00:22:02cette émotion
00:22:03qui gagne
00:22:04notre jeune journaliste
00:22:05Chloé Tarka
00:22:06qui est sur place
00:22:06avec des images
00:22:07de Coralie
00:22:09Auberty
00:22:09parce que
00:22:10évidemment
00:22:11ce sont des moments
00:22:12singuliers
00:22:14du départ
00:22:14d'une grande personnalité
00:22:16parce que je crois
00:22:17qu'une grande partie
00:22:18du public
00:22:19a bien conscience
00:22:20qu'ils enterrent
00:22:20naturellement
00:22:21Philippe Bouard
00:22:21mais qu'ils enterrent
00:22:22également une époque
00:22:22et ça rejoint à peu près
00:22:24tout ce qui a été dit
00:22:24sur ce plateau
00:22:25depuis le début
00:22:25c'est une époque
00:22:26qui est enterrée
00:22:27aujourd'hui
00:22:27il n'a pas d'héritier
00:22:28Philippe Bouard
00:22:29parce qu'encore une fois
00:22:30aujourd'hui
00:22:30tout est tellement
00:22:32édulcoré
00:22:32qu'on ne pourra plus
00:22:34jamais faire
00:22:35me semble-t-il
00:22:35vous disiez peut-être
00:22:36que dans 40 ou 50 ans
00:22:37je crois que ce sera pire
00:22:38dans 40 ou 50 ans
00:22:39la direction
00:22:40prend la société
00:22:41nous montre bien
00:22:42que les choses
00:22:43ne peuvent pas aller
00:22:44en s'améliorant
00:22:44me semble-t-il
00:22:45et je crois
00:22:47que les personnes
00:22:48qui sont là
00:22:48devant cette église
00:22:49à Cannes
00:22:49en ont bien conscience
00:22:50ils enterrent
00:22:51quelque chose
00:22:52qui les a accompagnés
00:22:54pendant des années
00:22:54et des décennies
00:22:55parce qu'il a accompagné
00:22:56plusieurs générations
00:22:56de français
00:22:57Philippe Bouard
00:22:58et je crois
00:22:58qu'ils ont conscience
00:22:59d'enterrer
00:22:59cette époque-là
00:23:00qui est une époque
00:23:02révolue
00:23:03en tout cas
00:23:05pour une très longue période
00:23:06vous savez que c'est news
00:23:07c'est la chaîne du débat
00:23:08donc il faut bien
00:23:08qu'il y ait des optimistes
00:23:09et des pessimistes
00:23:10vous êtes un peu pessimiste
00:23:12que Yvan et moi
00:23:13je vous crois trop pessimiste
00:23:15mais ce qui est vrai
00:23:16c'est qu'aujourd'hui
00:23:17un journaliste populaire
00:23:19est un journaliste populiste
00:23:21et parce qu'aujourd'hui
00:23:22la détestation du peuple
00:23:24le rejet du peuple
00:23:25par l'intelligentsia
00:23:26par l'appareil
00:23:27si je veux dire
00:23:27par le système
00:23:28fait en sorte
00:23:29que quand vous vous réclamez
00:23:30maintenant
00:23:30d'une proximité
00:23:31avec le peuple
00:23:32vous êtes également
00:23:33considéré comme étant
00:23:34populiste
00:23:35démago
00:23:35vous avez des exemples
00:23:36parce qu'on a des journalistes
00:23:38populaires
00:23:38dans cette belle rédaction
00:23:40qui est ces news
00:23:41ils ne sont pas forcément
00:23:41populistes
00:23:42mais non
00:23:42je ne traite pas de populistes
00:23:44je vais vous dire
00:23:44que vos adversaires
00:23:45vous traitent de populistes
00:23:46c'est à dire qu'à partir
00:23:47du moment où vous êtes populaire
00:23:48vous êtes populiste
00:23:49par le système
00:23:50c'est la perception
00:23:51ou plutôt ce sont des accusations
00:23:53inutiles et gratuites
00:23:54je parle de la perception
00:23:55du système
00:23:56qui a fait en sorte
00:23:57de dévaloriser
00:23:58tout ce qui pouvait
00:23:59se rapprocher
00:23:59d'une proximité
00:24:00avec ce qui pourrait
00:24:03être populaire
00:24:04qui est devenu
00:24:04qui a été dénigré
00:24:05en étant populiste
00:24:06or c'est de ce piège là
00:24:08dont il faut sortir
00:24:09c'est là que je voulais en revenir
00:24:10c'est parce qu'effectivement
00:24:11il est tout à fait
00:24:12respectable
00:24:13au contraire
00:24:13d'être populaire
00:24:14d'être proche
00:24:15à l'écoute
00:24:15de la vie des gens
00:24:16à l'écoute
00:24:17du besoin des gens
00:24:18de rire tout simplement
00:24:19bien sûr
00:24:20c'est ce qu'il arrivait à faire
00:24:21vous voir
00:24:21il n'y a rien de populiste
00:24:23à cela
00:24:23sauf que je vous mets au défi
00:24:25de voir les commentaires
00:24:26qui seront ceux
00:24:26de la presse progressiste
00:24:29qui nous accable
00:24:31très régulièrement
00:24:32et qui verra
00:24:33je l'imagine
00:24:33dans Bouvard
00:24:36une sorte
00:24:37d'antiquité
00:24:38qui révolue
00:24:40en tout cas
00:24:41vous disiez
00:24:42il y a quelques minutes
00:24:43au fond
00:24:44Philippe Bouvard
00:24:45était un Gaulois
00:24:47regardez aujourd'hui
00:24:48le simple fait
00:24:48de vous autodéfinir
00:24:50comme tel
00:24:50si vous dites
00:24:51je suis un Gaulois
00:24:52vous êtes immédiatement
00:24:53taxé de journalistes
00:24:54ou d'humoristes
00:24:55ou de français
00:24:56d'extrême droite
00:24:56par une partie
00:24:58de l'extrême gauche
00:24:59et de la gauche
00:24:59extrémisée
00:25:00voilà où nous en sommes
00:25:01réduits aujourd'hui
00:25:02c'est ce qui me rend
00:25:02effectivement très pessimiste
00:25:03voilà donc ces images
00:25:05devant la chapelle
00:25:07Notre-Dame
00:25:08de bon voyage
00:25:08à Cannes
00:25:09pour ce rappel à Dieu
00:25:12de Philippe Bouvard
00:25:14qui nous a quittés
00:25:15la semaine dernière
00:25:16à l'âge de 96 ans
00:25:17restez bien avec nous
00:25:18sur CNews
00:25:19dans un instant
00:25:20on va parler de Lady Diana
00:25:21c'était il y a 29 ans
00:25:23son accident à Paris
00:25:24sous le pont de l'Alma
00:25:25tout de suite
00:25:28L'info de Villeneuve
00:25:29continue sur CNews
00:25:30à 16h
00:25:31nous aborderons
00:25:32le sujet du périscolaire
00:25:33puisque des plaintes
00:25:34sont désormais dirigées
00:25:36directement vers
00:25:37Anne Hidalgo
00:25:38et son adjoint
00:25:39de l'époque
00:25:39Patrick Bloch
00:25:40dans un instant
00:25:41on parlera
00:25:41il y a 29 ans
00:25:45du 31 août 1997
00:25:47et de la disparition
00:25:48de Lady Di
00:25:49mais d'abord
00:25:49toutes les informations
00:25:50féliciter Kindoki
00:25:51Bonjour Pierre
00:25:52merci à vous
00:25:52c'est une bonne nouvelle
00:25:54pour les automobilistes
00:25:55appelés grands rouleurs
00:25:56et concernés
00:25:57par les aides
00:25:58aux carburants
00:25:59face à la hausse
00:25:59des prix des carburants
00:26:00le gouvernement
00:26:01promet de reconduire
00:26:02les aides
00:26:02pour les secteurs
00:26:03les plus exposés
00:26:04et pour les entreprises
00:26:05les plus en difficulté
00:26:07c'est ce qu'a annoncé
00:26:07ce matin
00:26:08la porte-parole
00:26:09du gouvernement
00:26:09Maude Brejon
00:26:10écoutez
00:26:11je vous confirme
00:26:12que nous ne fermerons pas
00:26:14les guichets sectoriels
00:26:15destinés aux entreprises
00:26:16les plus touchées
00:26:17je vous confirme
00:26:18que le gouvernement
00:26:19souhaite
00:26:20la poursuite
00:26:21de ces aides
00:26:22la philosophie
00:26:23elle est là
00:26:24nous ne laisserons tomber
00:26:26personne
00:26:26la France est prête
00:26:28à venir en aide
00:26:29à l'Algérie
00:26:29qui fait face
00:26:30aux incendies forestiers
00:26:31les feux ont fait
00:26:32au moins 12 morts
00:26:33près de Béjaya
00:26:34Djidjel et Tiziouzou
00:26:35et lors du conseil
00:26:36des ministres
00:26:37ce matin
00:26:37le président de la république
00:26:39a tenu à rappeler
00:26:39que la France
00:26:40apportera bien son soutien
00:26:41à l'Algérie
00:26:424,3 milliards d'euros
00:26:44c'est le montant
00:26:45du contrat
00:26:46qu'Emmanuel Macron
00:26:46s'apprête à signer
00:26:48à Stockholm
00:26:48à 16h30
00:26:49pour la vente
00:26:50de 4 frégates françaises
00:26:51commandées par la Suède
00:26:52Emmanuel Macron
00:26:53et le premier ministre
00:26:54suédois
00:26:55vont ainsi signer
00:26:56ce qui représente
00:26:57le plus gros investissement
00:26:58militaire suédois
00:26:58depuis 50 ans
00:27:00sur fond de menaces
00:27:00russes croissantes
00:27:01en Europe
00:27:02cette coopération bilatérale
00:27:03doit contribuer
00:27:04à renforcer
00:27:05la défense européenne
00:27:06en Suisse
00:27:07un suspect a été arrêté
00:27:08après la fusillade
00:27:09qui a tué
00:27:09une jeune italienne
00:27:10de 22 ans
00:27:11et fait 5 blessés
00:27:12dans la nuit
00:27:12de samedi à dimanche
00:27:14lors d'une rêve partie
00:27:15à l'hypodrome d'Aro
00:27:16près de Zurich
00:27:16il s'agit d'un Suisse
00:27:18âgé de 43 ans
00:27:19qui pourrait avoir agi seul
00:27:20les autorités suisses
00:27:21ont bénéficié
00:27:22de l'aide des pays voisins
00:27:23lors des investigations
00:27:24à ce stade de l'enquête
00:27:25on ignore encore
00:27:26le mobile de l'attaque
00:27:27c'est un contrat
00:27:29militaire pharaonique
00:27:30celui entre Israël
00:27:32et la Grèce
00:27:33Tel Aviv a annoncé
00:27:34la signature
00:27:34avec Athènes
00:27:35d'un contrat d'armement
00:27:36d'une valeur
00:27:37d'environ 3 milliards d'euros
00:27:39ainsi Israël construira
00:27:40pour la Grèce
00:27:41un dispositif complet
00:27:43de défense aérienne
00:27:44baptisé
00:27:44bouclier d'Achille
00:27:45il s'agit de l'un des accords
00:27:47les plus importants
00:27:48de l'histoire
00:27:48de l'état d'Israël
00:27:49au Moyen-Orient
00:27:51après un mois
00:27:52d'accalmie
00:27:52un premier échange
00:27:53de frappe
00:27:54entre les Etats-Unis
00:27:55et l'Iran
00:27:55a éclaté ce matin
00:27:56Téhéran a affirmé
00:27:57avoir attaqué
00:27:58en légitime défense
00:27:59des cibles militaires
00:28:00américaines
00:28:01en Jordanie
00:28:01et aux Ebiras
00:28:02arabes unis
00:28:03en riposte
00:28:03à des bombardements
00:28:04menés par Washington
00:28:05écoutez Massoud Pézeskihan
00:28:07le président
00:28:07de la République islamique
00:28:08d'Iran
00:28:09qui explique
00:28:09ne faire que se défendre
00:28:15nous ne recherchons pas
00:28:16la guerre
00:28:17tel a été notre message
00:28:18au monde jusqu'à présent
00:28:21toutefois face à l'agression
00:28:23nous ne resterons pas
00:28:24les bras croisés
00:28:24nous sommes capables
00:28:26d'apporter une réponse décisive
00:28:27un budget XXL
00:28:29de 48 milliards d'euros
00:28:31c'est la somme colossale
00:28:32réclamée par le ministère
00:28:33japonais de la défense
00:28:34objectif
00:28:35lutter contre
00:28:36les nouvelles formes
00:28:37de guerre
00:28:38contre l'intelligence
00:28:39artificielle
00:28:40les drones
00:28:40et les missiles
00:28:41à longue portée
00:28:42au Népal
00:28:43l'ampleur de la catastrophe
00:28:44se précise
00:28:45le bilan de la crue
00:28:46s'établit à présent
00:28:47à plus de 900 morts
00:28:48et 4700 disparus
00:28:50les sauveteurs
00:28:51redoublent d'efforts
00:28:52pour tenter de retrouver
00:28:53d'éventuelles survivances
00:28:54ou la menace permanente
00:28:55d'une nouvelle montée des eaux
00:28:56selon les autorités népalaises
00:28:58une centaine d'ouvriers
00:28:59pourraient être bloqués
00:29:00dans un tunnel
00:29:01sur un chantier
00:29:02de la région sinistrée
00:29:03dont au moins
00:29:032500 bâtiments
00:29:05ont été détruits
00:29:06l'inquiétude également
00:29:07aux Etats-Unis
00:29:08après la crue soudaine
00:29:09survenue samedi
00:29:10dans le Grand Canyon
00:29:11on compte au moins
00:29:11un mort
00:29:12à présent
00:29:13une quinzaine de personnes
00:29:14recherchées
00:29:14les autorités du parc
00:29:16sont à pied d'oeuvre
00:29:17pour tenter de retrouver
00:29:18des survivants
00:29:18les opérations d'évacuation
00:29:20et de recherche
00:29:21se concentrent
00:29:21dans un secteur prisé
00:29:23des randonneurs
00:29:24où plusieurs infrastructures
00:29:25ont été détruites
00:29:26par ce gigantesque torrent de boue
00:29:29après son mortel accident
00:29:30de la route
00:29:31les obsèques de Nicolas
00:29:32Altmaier
00:29:33ont eu lieu
00:29:33à l'église Saint-Germain
00:29:35à Paris
00:29:35plusieurs personnalités publiques
00:29:37étaient présentes
00:29:38ce matin
00:29:38pour les adieux
00:29:39producteurs des films
00:29:40OSS 117
00:29:41et Brise de Nice
00:29:42entre autres
00:29:42celle de sa compagne
00:29:43Mathilde Favier
00:29:44directrice des relations publiques
00:29:46de la marque Dior
00:29:46et également victime
00:29:48de cet accident
00:29:48se tiennent
00:29:49cet après-midi
00:29:50en l'église
00:29:50Saint-Sulpice
00:29:51merci
00:29:52félicité
00:29:53Kindoki
00:29:54et pour évoquer la suite
00:29:55c'est-à-dire
00:29:56la mort de Lady Diana
00:29:58il y a 29 ans
00:29:59à table
00:30:00Loïc Torino-Gilles
00:30:02bonjour
00:30:02vous êtes journaliste
00:30:03à ICI Paris
00:30:04bonjour à Gilles Furigo
00:30:05vous êtes ancien directeur
00:30:07du service de protection
00:30:08des hautes personnalités
00:30:10Elodie Huchard
00:30:11a mis son foulard
00:30:12très royal
00:30:14puisqu'il représente
00:30:16la reine Elisabeth
00:30:17dans toutes ses formes
00:30:19et dans toutes ses robes
00:30:20Elodie que vous connaissez
00:30:21bien sûr
00:30:21en tant que journaliste politique
00:30:22mais elle est évidemment
00:30:23très calée
00:30:24sur les monarchies royales
00:30:28les monarchies royales
00:30:29c'est un pléonasme
00:30:30mais une monarchie européenne
00:30:31et notamment
00:30:31la famille des Windsor
00:30:34notre ami
00:30:36Yvan Rioufolle
00:30:37est là
00:30:37et Yohann Usa
00:30:38il y a un plateau
00:30:40et souvenez-vous
00:30:41c'était le 31 août 1997
00:30:43et voici comment
00:30:45ouvrait Claire Chosal
00:30:46son journal
00:30:47de 20h de TF1
00:30:58Monsieur bonjour
00:30:59nous nous retrouvons
00:30:59donc pour un peu moins
00:31:00d'une heure
00:31:01d'édition spéciale
00:31:02du journal consacré
00:31:03à la disparition
00:31:03tragique et brutale
00:31:04de Lady Diana
00:31:05la princesse de Galles
00:31:06a trouvé la mort
00:31:07la nuit dernière
00:31:08dans un accident de voiture
00:31:09à Paris
00:31:09sous le pont de l'Alma
00:31:10elle se trouvait à côté
00:31:11de son amie
00:31:12Dodi Al Fayed
00:31:13qui lui aussi a été tué
00:31:14ils avaient été pris en chasse
00:31:16par des paparazzi
00:31:17la princesse Diana
00:31:18laisse deux enfants
00:31:19William 15 ans
00:31:20et Harry 12 ans
00:31:21le monde entier
00:31:22rend hommage à cette jeune femme
00:31:24mythique
00:31:24fauchée à 36 ans
00:31:25nous évoquerons sa vie
00:31:26et ce drame
00:31:27avec tous nos envoyés spéciaux
00:31:28à Paris
00:31:29à Londres
00:31:29à Washington
00:31:3031 août 1997
00:31:3213h pour le journal
00:31:34de Claire Chazal
00:31:35et retour justement
00:31:36sur cette onde de choc planétaire
00:31:38avec Viviane Hervier
00:31:40en ce dimanche 31 août 1997
00:31:43le monde entier découvre
00:31:45ces images
00:31:46qui tournent en boucle
00:31:47sur les chaînes de télévision
00:31:48une Mercedes noire
00:31:49fracassée
00:31:50contre un pilier
00:31:51du tunnel du pont de l'Alma
00:31:52à son bord
00:31:53Lady Diana
00:31:54et son fiancé
00:31:55Dodi Al Fayed
00:31:56ce dernier est mort
00:31:57sur le coup
00:31:58dans le terrible choc
00:31:59transporté à l'hôpital
00:32:01de la salle pétrière
00:32:02la princesse
00:32:03ne survivra pas
00:32:04à ses blessures
00:32:04la nouvelle de sa mort
00:32:06à Paris
00:32:06après une course poursuite
00:32:07avec des paparazzi
00:32:08est un choc planétaire
00:32:10au Royaume-Uni
00:32:11c'est la sidération
00:32:12son divorce
00:32:13d'avec le prince Charles
00:32:14lui a fait perdre
00:32:15son titre d'altesse royale
00:32:17malgré tout
00:32:18Diana est restée
00:32:19très populaire
00:32:20surnommée
00:32:21la princesse des cœurs
00:32:22en raison
00:32:22de ses nombreux
00:32:23engagements caritatifs
00:32:24le traumatisme est tel
00:32:26que la couronne britannique
00:32:27semble vaciller
00:32:28le silence de la reine
00:32:30Elisabeth
00:32:30laisse les britanniques
00:32:31désemparées
00:32:32sur les conseils
00:32:33de son premier ministre
00:32:34Tony Blair
00:32:35la souveraine
00:32:36lui rend hommage
00:32:37dans un discours télévisé
00:32:38puis se déplace
00:32:39devant les grilles
00:32:40du palais de Buckingham
00:32:41où des milliers
00:32:42de fleurs ont été déposées
00:32:44de ses obsèques
00:32:45on garde l'image
00:32:46de ses deux fils
00:32:47William et Harry
00:32:4815 et 12 ans
00:32:49marchant derrière
00:32:50le cercueil de leur mère
00:32:51Diana avait 36 ans
00:32:54elle aurait eu 65 ans
00:32:56en juillet dernier
00:32:57donc sur ce retour
00:32:59en image
00:33:00et en fait
00:33:00nous sommes
00:33:01Gilles Furigo
00:33:04dans cette nuit
00:33:05du 31 août
00:33:071997
00:33:07où effectivement
00:33:09on connaît l'histoire
00:33:11avec ce chauffeur
00:33:12qui ne devait pas être
00:33:12le chauffeur de la voiture
00:33:13et qui est alcoolisé
00:33:15parce qu'on est allé
00:33:16le rechercher
00:33:17au bar du Ritz
00:33:18où là justement
00:33:19il était en train
00:33:20dans sa période de repos
00:33:21et puis finalement
00:33:22cette voiture
00:33:23qui a vacillé
00:33:24beaucoup de mystères
00:33:25aussi autour
00:33:26de cet accident
00:33:26beaucoup de mystères
00:33:27autour d'une fiat
00:33:28ou no blanche
00:33:29qui aurait été
00:33:29dans les parages
00:33:30beaucoup de mystères
00:33:31sur la vitesse
00:33:32adoptée par le chauffeur
00:33:33en question
00:33:34et vous
00:33:35vous étiez
00:33:35à l'époque
00:33:36évidemment
00:33:36en fonction
00:33:37alors j'étais
00:33:38effectivement
00:33:39j'étais au SPHP
00:33:40et je me souviens
00:33:40de cette journée
00:33:41du dimanche
00:33:42où le téléphone
00:33:42n'a pas arrêté
00:33:43de sonner
00:33:43et la première question
00:33:45qu'on nous posait
00:33:46c'était de savoir
00:33:46si on avait
00:33:47en responsabilité
00:33:48si on avait
00:33:49la sécurité
00:33:49de la princesse Diana
00:33:51parce que jusqu'à
00:33:53jusqu'à ce qu'elle soit
00:33:54encore membre
00:33:54de la famille royale
00:33:55dès qu'elle venait
00:33:56à Paris
00:33:57nous l'avions en sécurité
00:33:59et là
00:34:01depuis
00:34:01je ne sais plus
00:34:02si c'est un an
00:34:03à peu près
00:34:03depuis 1996
00:34:06l'ambassadeur
00:34:06du Royaume-Uni
00:34:07à Paris
00:34:08nous avait signifié
00:34:09qu'on n'aurait plus
00:34:09assurer la sécurité
00:34:11de la princesse
00:34:12donc en fait
00:34:12elle avait une sécurité
00:34:13privée
00:34:14ou en tout cas
00:34:14elle n'avait pas
00:34:14une sécurité
00:34:15de l'état français
00:34:16elle n'avait pas
00:34:16de sécurité
00:34:17de l'état français
00:34:18elle avait une sécurité
00:34:19privée
00:34:20et d'ailleurs
00:34:20au départ
00:34:21étant donné qu'il y avait
00:34:22énormément de paparazzi
00:34:23devant l'hôtel Ritz
00:34:25ils devaient prendre
00:34:25un véhicule
00:34:26qui était un véhicule
00:34:27particulier
00:34:27et finalement
00:34:28ils ont pris
00:34:28un autre véhicule
00:34:29et les choses
00:34:30se sont enclenchées
00:34:32et mal enclenchées
00:34:33en fait
00:34:33mal enclenchées
00:34:34aujourd'hui
00:34:34l'émotion est intacte
00:34:36Gilles
00:34:38Loïc Torino
00:34:39Gilles
00:34:40effectivement
00:34:40vous
00:34:41c'est un sujet
00:34:42que vous abordez
00:34:43assez souvent
00:34:44si ce n'est
00:34:44chaque année
00:34:45c'est chaque année
00:34:46et puis qu'on met
00:34:47en rapport
00:34:47surtout avec
00:34:48ses descendants
00:34:49Harry et William
00:34:50qui se déchirent
00:34:51comme chacun le sait
00:34:52et ce n'est pas brillant
00:34:53Diana
00:34:54elle a changé
00:34:55l'image
00:34:55de la monarchie britannique
00:34:57malgré elle finalement
00:34:58après avoir fait voler
00:35:01en éclat
00:35:01cette espèce de conte
00:35:02de fées
00:35:03qu'on nous avait servi
00:35:05et en reprenant
00:35:06sa liberté
00:35:06elle a vraiment
00:35:08donné l'image
00:35:09d'une femme libre
00:35:10et une femme libre
00:35:12et scrutée
00:35:13parce que
00:35:13quelques semaines
00:35:15ou quelques mois
00:35:15avant
00:35:15elle avait effectivement
00:35:17cette nouvelle relation
00:35:18avec Dodie Alfaillette
00:35:19et je dois avouer
00:35:20que ça a intéressé
00:35:21beaucoup les tabloïdes anglais
00:35:22et puis toute la presse
00:35:24internationale
00:35:25et française
00:35:25en tout cas ce décès
00:35:27qui arrive au cœur de l'été
00:35:29tout le monde s'en souvient
00:35:31moi j'étais lycéen
00:35:32je m'apprêtais à aller faire
00:35:33acheter mes fournitures scolaires
00:35:35le lundi matin
00:35:35quand j'ai entendu ça
00:35:36sur Europe 1
00:35:37et c'est vrai que c'était un choc
00:35:38et j'ai eu du mal
00:35:40à y croire
00:35:41comme beaucoup de gens
00:35:42c'est assez incroyable
00:35:44ce qui s'est passé
00:35:46à Londres
00:35:46on parle d'un millier
00:35:48de bouquets
00:35:48de fleurs
00:35:49il faut remettre ça
00:35:50dans le contexte
00:35:50c'est énorme
00:35:51avec des bougies
00:35:53des poèmes
00:35:54enfin beaucoup de choses
00:35:55et la monarchie
00:35:57qui a la famille royale
00:35:58qui a tardé
00:35:59qui assure
00:36:00qui n'était pas à Londres
00:36:03et qui a tardé à revenir
00:36:04justement pour rendre hommage
00:36:05à la reine
00:36:05Noël Odéuchat
00:36:06à la princesse de Galles
00:36:08il y a plusieurs interprétations
00:36:09certains estiment
00:36:11que la reine
00:36:12a considéré
00:36:12qu'elle n'était plus
00:36:13en fait membre
00:36:14de la famille royale
00:36:15et que donc
00:36:16l'agenda ne devait pas
00:36:17être chamboulé
00:36:17une autre interprétation
00:36:18tend à penser
00:36:19que la reine
00:36:21Elisabeth II
00:36:21était aussi
00:36:22la grand-mère
00:36:23de deux jeunes adolescents
00:36:24qui venaient de perdre
00:36:24leur maman
00:36:25et que la priorité
00:36:26peut-être
00:36:27était de s'en occuper
00:36:28en revanche
00:36:28effectivement
00:36:29c'est Tony Blair
00:36:30qui lui à Londres
00:36:31sent l'émotion qui monte
00:36:32sent l'émotion qui monte
00:36:33contre cette famille royale
00:36:35qu'on commence à trouver
00:36:36assez injuste
00:36:38sans cœur
00:36:39qui convainc la reine
00:36:40à la fois de rentrer
00:36:41qui convainc la reine
00:36:41aussi de s'exprimer
00:36:43on a vu la reine
00:36:45aussi
00:36:45qui s'était rendue
00:36:46justement devant le palais
00:36:47pour regarder
00:36:48toutes ses fleurs
00:36:49on sent qu'elle n'est pas
00:36:50totalement sûre d'elle
00:36:51parce qu'il y a une crainte
00:36:52forcément
00:36:52de la réaction
00:36:53il y avait une image
00:36:54quand même
00:36:54qui avait beaucoup marqué
00:36:55c'est quand le cercueil
00:36:56de Diana
00:36:56était passé
00:36:57la reine s'était inclinée
00:36:59devant
00:36:59ce que factuellement
00:37:00et protocolairement
00:37:01elle n'était pas
00:37:01obligée de faire
00:37:03loin de là
00:37:03là où certains
00:37:04s'étaient dit
00:37:05que c'était l'ultime
00:37:06signe sans doute
00:37:07de reconnaissance
00:37:08et de respect
00:37:08envers sa belle-fille
00:37:10après effectivement
00:37:10les relations
00:37:11avaient toujours été
00:37:12très complexes
00:37:13Diana c'était aussi
00:37:14cette autobiographie
00:37:15enfin cette biographie
00:37:16à laquelle elle a participé
00:37:17c'est l'interview
00:37:18explosive à la BBC
00:37:19donc elle a parfois aussi
00:37:21envoyé en éclats
00:37:22une monarchie
00:37:23très cadrée
00:37:24très codée
00:37:25ça a pu laisser des traces
00:37:26Thibaut Marcheteau
00:37:27se trouve au pont
00:37:28de l'Alma
00:37:29à Paris
00:37:30Thibaut
00:37:30à 29 ans plus tard
00:37:32est-ce que l'émotion
00:37:33est toujours là
00:37:34en ce 31 août ?
00:37:38Eh bien écoutez
00:37:39Pierre vous allez le voir
00:37:40sur ces images
00:37:40d'Olivier Campan
00:37:41il y a encore
00:37:42du monde
00:37:43devant
00:37:43cette statue
00:37:45cette flamme
00:37:45de la liberté
00:37:46mais qui est devenue
00:37:46ce mémorial
00:37:47en l'honneur
00:37:48de Lady Di
00:37:49nous sommes juste
00:37:50au-dessus
00:37:51du tunnel
00:37:52de l'Alma
00:37:52là où s'est déroulé
00:37:53donc ce tragique
00:37:54accident il y a maintenant
00:37:5529 ans
00:37:56vous le voyez sur ces images
00:37:57des touristes
00:37:57beaucoup qui viennent
00:37:58se recueillir
00:37:59pas forcément
00:37:59uniquement des Anglais
00:38:01on a pu parler
00:38:01avec des Espagnols
00:38:02des Américains
00:38:04également
00:38:04qui sont venus
00:38:05c'était important
00:38:05pour eux de venir
00:38:06certains sont venus
00:38:07déposer une fleur
00:38:08d'autres un mot
00:38:09ou alors simplement
00:38:10bien se recueillir
00:38:11devant ces photos
00:38:12que vous voyez
00:38:12sur ces images
00:38:13on a pu en interroger
00:38:14quelques-uns
00:38:15de ces personnes
00:38:16qui sont venues
00:38:17ici aujourd'hui
00:38:18pour déposer quelque chose
00:38:19ou simplement se recueillir
00:38:20je vous propose
00:38:21de les écouter
00:38:24comme nous
00:38:25on ne peut pas oublier
00:38:26parce que je me rappelle
00:38:28encore le jour
00:38:29qu'elle était morte
00:38:29une amie me téléphone
00:38:31et dit
00:38:32il faut directement
00:38:34mettre la télé
00:38:35parce qu'il y a
00:38:36de nouveau
00:38:37princesse Diana
00:38:38est morte
00:38:39tout le monde aime Diana
00:38:45et tout le monde
00:38:45était chamboulé
00:38:46au moment de l'accident
00:38:47ainsi qu'au moment
00:38:48de sa mort
00:38:50ça a eu un impact
00:38:53sur tout le monde
00:38:54dans le monde entier
00:38:58son surnom
00:38:59c'était
00:38:59la princesse des coeurs
00:39:08vous l'avez entendu
00:39:09beaucoup d'émotions
00:39:09la plupart des touristes
00:39:10avec qui nous avons pu
00:39:11discuter
00:39:12savent exactement
00:39:13où ils étaient
00:39:14ce qu'ils faisaient
00:39:15au moment où ils ont appris
00:39:16la mort de Lady Diana
00:39:17d'ailleurs vous le voyez
00:39:18cette place
00:39:18elle a été renommée
00:39:19en 2019
00:39:20par la mairie de Paris
00:39:21place Diana
00:39:22princesse de Galles
00:39:241961-1997
00:39:26cela fait donc
00:39:2729 ans
00:39:28jour pour jour
00:39:29que Diana
00:39:30est donc décédée
00:39:31ici à Paris
00:39:32merci Thibaut Marchoteau
00:39:34avec Olivier Campon
00:39:35sur cette
00:39:36au-dessus
00:39:37justement
00:39:37ce mémorial
00:39:38d'ailleurs
00:39:38qui est visité
00:39:39toute l'année
00:39:40c'est pas seulement
00:39:41le 31 août
00:39:42on imagine
00:39:42qu'il y a une résonance
00:39:43particulière
00:39:44aujourd'hui
00:39:45mais effectivement
00:39:45on voit des touristes
00:39:46quand on passe
00:39:47dans le coin
00:39:47et là où se trouvait
00:39:48Thibaut
00:39:49c'était justement
00:39:49la partie du tunnel
00:39:50que la voiture
00:39:51n'a jamais empruntée
00:39:52puisqu'elle s'est arrêtée
00:39:54au 7ème ou au 8ème
00:39:55au 13ème pilier
00:39:57voilà
00:39:57où cette nuit
00:39:59effectivement
00:39:59ça a été une nuit
00:40:00rocambolesque
00:40:01Gilles Furigo
00:40:02parce que
00:40:04maintenant on peut le dire
00:40:05parce qu'il y a prescription
00:40:06mais
00:40:07on a cherché quand même
00:40:09le président de la République
00:40:09toute la nuit
00:40:10pour savoir
00:40:10où il était
00:40:12et où est-ce qu'on pouvait
00:40:13le trouver
00:40:14pour accessoirement
00:40:15rendre hommage
00:40:16à la famille royale
00:40:17mais on l'a trouvé quand même
00:40:18on l'a trouvé quand même
00:40:19c'est une réponse courte
00:40:20que je vois
00:40:21je crois que vous ne voulez pas
00:40:22être dans l'embarras
00:40:23mais enfin tout le monde
00:40:23tout le monde connaît l'histoire
00:40:25voilà
00:40:25tout le monde connaît l'histoire
00:40:26dites-la
00:40:26bah écoutez
00:40:27je vous en prie
00:40:28vous êtes notre plus ancien
00:40:30voilà
00:40:31disons que
00:40:32c'est même relaté
00:40:34dans le film
00:40:35Bernadette
00:40:36où Catherine Deneuve
00:40:37incarne Bernadette Chirac
00:40:39il se trouve que
00:40:40Jacques Chirac
00:40:41se trouve dans le lit
00:40:42d'une actrice italienne
00:40:43bien connue
00:40:44et qu'on a du mal
00:40:45à le trouver
00:40:46évidemment
00:40:46à l'époque
00:40:46il n'y a pas
00:40:47les téléphones portables
00:40:48le chauffeur
00:40:49on ne sait où
00:40:50il l'a déposé
00:40:51je ne sais pas quoi
00:40:51puis finalement
00:40:51on finit par le trouver
00:40:52mais vraiment de justesse
00:40:54jusqu'à ce qu'il arrive
00:40:56il est allé
00:40:57à accueillir
00:40:58le prince Charles
00:40:58sur le tarmac
00:40:59de l'aéroport
00:41:00au moment où
00:41:01le prince Charles
00:41:02est arrivé
00:41:03alors effectivement
00:41:04on a
00:41:05beaucoup de
00:41:06ça a été dit par Loïc
00:41:07Elodie Huchard
00:41:08il y a
00:41:10dernièrement
00:41:10le retour
00:41:11de Harry et Meghan
00:41:13en Angleterre
00:41:14qui est
00:41:16perçu
00:41:16mutatis
00:41:17mutandis
00:41:17par les Anglais
00:41:19et là
00:41:19évidemment
00:41:21au début
00:41:22on essayait
00:41:23de relier
00:41:23de trouver
00:41:24des points de ralliement
00:41:25entre Meghan Markle
00:41:25et la princesse des cœurs
00:41:27ou la princesse du peuple
00:41:28comme l'avait dit
00:41:29Tony Blair
00:41:30
00:41:31il semble que
00:41:31ça soit complètement raté
00:41:32en tout cas
00:41:33pour Meghan Markle
00:41:33oui parce que
00:41:34ce sont sans doute
00:41:35deux femmes
00:41:35qui ont eu du mal
00:41:37à s'habituer
00:41:38à la vie royale
00:41:39c'est pas du tout
00:41:40la même naissance
00:41:41non plus
00:41:41c'est pas du tout
00:41:42la même manière
00:41:42dont ça se passe
00:41:44Diana
00:41:44quand elle épouse Charles
00:41:46ils se sont vus
00:41:46une dizaine de fois
00:41:47c'est-à-dire qu'ils se connaissent
00:41:48à peine
00:41:48ils savent pas du tout
00:41:49s'ils sont compatibles
00:41:51s'ils s'entendront bien
00:41:51on sait que Diana
00:41:53a essayé de modeler
00:41:54un peu la monarchie
00:41:55à sa manière
00:41:57elle a pas fait des caprices
00:41:58par exemple
00:41:58mais comme Meghan Markle
00:41:59avec autant de retentissement
00:42:00non plus
00:42:01et effectivement
00:42:02quand certains disent
00:42:02Diana serait fière
00:42:03de voir son fils
00:42:04Harry s'émanciper
00:42:06je sais pas
00:42:07en tout cas
00:42:07je pense qu'elle serait
00:42:08déjà triste
00:42:09de voir ces deux enfants
00:42:11se séparer à ce point-là
00:42:12puisque entre William
00:42:13et Harry aujourd'hui
00:42:14c'est communication zéro
00:42:16et je sais qu'effectivement
00:42:18elle sentait
00:42:19qu'Harry était aussi
00:42:20cet enfant peut-être
00:42:20un peu plus fragile
00:42:21qu'il foulait davantage
00:42:22protéger
00:42:23qu'il se retrouve seul
00:42:24aux Etats-Unis
00:42:25loin de tout
00:42:25et sans sécurité
00:42:26je suis pas vraiment sûre
00:42:28personne ne peut évidemment
00:42:29parler à sa place
00:42:29que c'était l'envie
00:42:31qu'elle avait
00:42:31ou l'objectif
00:42:32qu'elle avait pour son fils
00:42:33à propos d'Harry
00:42:36Loïc
00:42:36il a été dit
00:42:37enfin en tout cas
00:42:38Harry a fini par dire
00:42:39dans une interview
00:42:40qu'on lui avait fait
00:42:43faire un truc
00:42:45absolument incroyable
00:42:46qui était de marcher
00:42:46derrière le cercueil
00:42:47de sa mère
00:42:48c'est vrai
00:42:48il faut se rappeler
00:42:50qu'il était jeune
00:42:50son frère a 15 ans
00:42:51et lui il allait avoir
00:42:5313 ans dans deux semaines
00:42:55donc super
00:42:56l'anniversaire
00:42:56deux semaines après
00:42:58c'est très dur
00:42:59de voir marcher
00:42:59de ne pas montrer
00:43:01ses émotions
00:43:02parce que c'est quand même
00:43:03ce qu'impose la monarchie
00:43:05aujourd'hui
00:43:06si on devait le ramener
00:43:07aujourd'hui
00:43:07je crois qu'il a pris
00:43:08conscience quand même
00:43:09que son père
00:43:11qui n'est pas immortel
00:43:12et qui a eu un cancer
00:43:16je pense qu'il a compris
00:43:17qu'il était peut-être
00:43:17temps de se réconcilier
00:43:19ou de revenir au pays
00:43:22en tout cas
00:43:24Yvan Riouffol
00:43:25et Yann Uzaï
00:43:25je me souviens en effet
00:43:27parfaitement
00:43:28de cette tragédie
00:43:30je m'étais rendu sur place
00:43:31immédiatement
00:43:32j'étais journaliste
00:43:32au Figaro
00:43:33mais pour constater
00:43:35effectivement
00:43:35ne serait-ce que
00:43:36le lieu du drame
00:43:37où tout avait déjà
00:43:38été enlevé
00:43:39il n'y avait plus
00:43:39aucune trace
00:43:40alors qu'il était déjà
00:43:417h du matin
00:43:43mais à l'époque
00:43:43je me souviens
00:43:44de l'interrogation
00:43:45d'une partie
00:43:45des éditorialistes
00:43:46qui se demandaient
00:43:47si effectivement
00:43:48cette grande émotion
00:43:48planétaire
00:43:49allait perdurer
00:43:50si la princesse de cœur
00:43:52était une construction
00:43:53médiatique
00:43:54ou si c'était vraiment
00:43:55quelque chose
00:43:55qui s'était ancré
00:43:56au cœur
00:43:57de l'opinion internationale
00:44:00et la réponse
00:44:01nous vient 30 ans après
00:44:02oui c'est effectivement
00:44:03une émotion
00:44:03qui perdure
00:44:04c'est à dire
00:44:05qu'il y a eu
00:44:06également une sorte
00:44:07de changement
00:44:08dans l'approche
00:44:09ne serait-ce que
00:44:10de la pipolisation
00:44:11des puissants
00:44:12si je puis dire
00:44:13à laquelle la monarchie
00:44:14anglaise n'était pas
00:44:15du tout habituée
00:44:15parce qu'il y a eu
00:44:16quand même une réticence
00:44:17de la part de la reine
00:44:18au tout début
00:44:18à montrer même
00:44:20ses émotions
00:44:21ça a été dit
00:44:22ça a été dit
00:44:22et ça a été filmé
00:44:23d'ailleurs
00:44:23avec le film
00:44:26de Queen
00:44:26avec Alain Miré
00:44:27l'émotivité planétaire
00:44:28s'est installée
00:44:29me semble-t-il
00:44:29dans le débat public
00:44:30à ce moment-là
00:44:31et continue encore aujourd'hui
00:44:32même sur d'autres sujets
00:44:33et aujourd'hui
00:44:35effectivement
00:44:36on voit que
00:44:37même quand il y a eu
00:44:38la série The Crown
00:44:39qui d'ailleurs
00:44:41je parle sous votre contrôle
00:44:42mais il y a quelques
00:44:43contradictions
00:44:44ou quelques
00:44:45tout n'est pas
00:44:46fidèle à la réalité
00:44:47dans les premières saisons
00:44:48mais en tout cas
00:44:49quand on a lancé
00:44:50cette série sur Netflix
00:44:52la première chose
00:44:53que les téléspectateurs
00:44:54voulaient
00:44:54c'est quand est-ce
00:44:55qu'arrive l'épisode
00:44:56avec Lady Diana
00:44:57donc en fait
00:44:58finalement
00:44:59Lady Diana
00:45:00a été une icône
00:45:02dans cette monarchie
00:45:03qui est évidemment
00:45:04beaucoup plus ancienne
00:45:05que la princesse de Galles
00:45:07oui parce que
00:45:08je crois que tout le monde
00:45:09se souvient d'abord aujourd'hui
00:45:10ce qu'il faisait
00:45:10le jour de la mort de Diana
00:45:11il y a des dates comme ça
00:45:12qu'on n'oublie pas
00:45:12vous vous souvenez
00:45:13vous faisiez quoi ?
00:45:13oui je m'en souviens
00:45:14j'étais chez moi
00:45:15devant la télé
00:45:17j'avais à peine 10 ans
00:45:18et je me souviens
00:45:18être resté toute la matinée
00:45:19devant la télé
00:45:20on attendait les informations
00:45:21avec mes parents
00:45:22je m'en souviens très bien
00:45:23même si j'étais très jeune
00:45:24il y a des informations
00:45:25qui marquent
00:45:26et des dates qui marquent
00:45:27que vous n'oublierez
00:45:28jamais de votre vie
00:45:29le 31 août 1997
00:45:31vous savez ce que vous faisiez
00:45:32le 11 septembre 2001
00:45:33le 26 juin 2009
00:45:35pour la mort de Michael Jackson
00:45:36le 13 novembre 2015
00:45:38pour les attentats
00:45:39voilà il y a quelques dates
00:45:40comme ça
00:45:40dans une vie
00:45:41sont indélébiles
00:45:42et vous vous en rappellerez
00:45:43jusqu'au dernier jour
00:45:45et vous faisiez quoi vous ?
00:45:47moi je suis petite
00:45:48mais j'étais déjà très triste
00:45:49comme quoi c'est une passion
00:45:50qui remonte
00:45:51parce que j'étais déjà
00:45:52c'est une date marquante
00:45:53non mais pour la jeune génération
00:45:55Diana c'était la seule
00:45:56vraie princesse
00:45:56c'est pas la princesse
00:45:57des contes de fées
00:45:58ou des dessins animés
00:45:59c'est une princesse
00:46:00qui existe dans la vraie vie
00:46:01donc quand on est petite
00:46:02et qu'on découvre
00:46:03qu'une princesse
00:46:03qui semble avoir une vie
00:46:04rêvée pour nous
00:46:06peut mourir comme ça
00:46:06et aujourd'hui
00:46:08la princesse des cœurs
00:46:09c'est Kate Middleton
00:46:10la princesse des cœurs
00:46:11reste toujours quand même Diana
00:46:13mais s'il doit y en avoir
00:46:14une deuxième
00:46:14oui on peut dire
00:46:15que c'est Kate Middleton
00:46:15merci beaucoup à tous
00:46:16d'avoir participé
00:46:17à cet hommage
00:46:18à Lady Diana
00:46:19en ce 31 août
00:46:20dans un instant
00:46:21retour de l'info de Villeneuve
00:46:22avec le dossier
00:46:23du périscolaire parisien
00:46:25et ses parents
00:46:27qui désormais
00:46:27visent directement
00:46:28Anne Hidalgo
00:46:29et son premier adjoint
00:46:30de l'époque
00:46:31Patrick Bloch
00:46:32à tout de suite
00:46:35Suite de l'info de Villeneuve
00:46:37avec à suivre
00:46:38les plaintes
00:46:38dans le périscolaire
00:46:39cette fois-ci
00:46:40c'est les parents
00:46:40qui chargent
00:46:41Anne Hidalgo
00:46:41et son ancien adjoint
00:46:42Patrick Bloch
00:46:43un animateur
00:46:44est également jugé
00:46:44cet après-midi
00:46:45et puis rock en scène
00:46:46tout à l'heure
00:46:46avec ces punks britanniques
00:46:48débridés
00:46:49qui insultent
00:46:49nommément Marine Le Pen
00:46:51mais d'abord
00:46:52les dernières informations
00:46:53félicitées
00:46:54Kindoki
00:46:54merci Pierre
00:46:55rebonjour à tous
00:46:56à la une
00:46:57vous l'avez dit
00:46:58Pierre
00:46:58le procès d'un animateur
00:46:59de périscolaire
00:47:00accusé d'agression sexuelle
00:47:02au sein de l'école
00:47:03Vigée-Lebrun
00:47:04dans le 15e arrondissement
00:47:05de Paris
00:47:05un procès
00:47:06que vous pourrez suivre
00:47:07dans l'info de Villeneuve
00:47:08grâce à nos équipes
00:47:09sur place
00:47:09à partir de 16h
00:47:10et en cette rentrée scolaire
00:47:12le ministre de l'éducation nationale
00:47:13Edouard Geoffray
00:47:14appelle à une vigilance
00:47:15absolue des collectivités
00:47:16lors du recrutement
00:47:18du personnel périscolaire
00:47:19écoutez
00:47:19c'était ce matin
00:47:20lors du conseil des ministres
00:47:22quand un parent
00:47:22laisse son enfant
00:47:23à la grille
00:47:24il doit avoir
00:47:24une confiance absolue
00:47:25dans ce qui se passe
00:47:26de l'autre côté de la grille
00:47:27quelle que soit la personne
00:47:28qui est ensuite en charge
00:47:29de son enfant
00:47:29il faut que les parents
00:47:30enfin moi je crois profondément
00:47:32que les parents
00:47:32ont vocation à avoir confiance
00:47:34l'immense majorité
00:47:35des amateurs de Paris scolaire
00:47:35sont des gens
00:47:36qui sont dévoués
00:47:36à leurs enfants
00:47:38mais qu'en revanche
00:47:39il appartient
00:47:40aux collectivités locales
00:47:41comme le Félication nationale
00:47:41d'une vigilance absolue
00:47:43au stade du recrutement
00:47:44dans le passage
00:47:45des intéressés
00:47:46aux fichiers
00:47:47ensuite
00:47:48dans le regard professionnel
00:47:51que des collègues
00:47:52exercent entre eux
00:47:53et après ça
00:47:54il faut une sévérité
00:47:55catégorique
00:47:56en cas de manquement
00:47:584,3 milliards d'euros
00:48:00c'est le montant
00:48:01du contrat
00:48:01qu'Emmanuel Macron
00:48:02s'apprête à signer
00:48:03à Stockholm
00:48:04à 16h30
00:48:05pour la vente
00:48:05de 4 frégates françaises
00:48:07commandées par la Suède
00:48:08Emmanuel Macron
00:48:09et le Premier ministre suédois
00:48:10vont ainsi signer
00:48:11ce qui représente
00:48:12le plus gros investissement
00:48:13militaire suédois
00:48:14depuis 50 ans
00:48:15sur fond de menaces
00:48:16russes croissantes
00:48:17en Europe
00:48:17cette coopération bilatérale
00:48:19doit donc contribuer
00:48:20à renforcer
00:48:21la défense européenne
00:48:22la France est prête
00:48:24à venir en aide
00:48:24à l'Algérie
00:48:25qui fait face
00:48:26aux incendies forestiers
00:48:27les feux ont fait
00:48:28au moins 12 morts
00:48:29près de Béjaya
00:48:29Djigel et Tiziouzou
00:48:31et lors du conseil
00:48:32des ministres ce matin
00:48:33le président de la République
00:48:34a tenu à rappeler
00:48:35que la France
00:48:36apportera bien son soutien
00:48:37à l'Algérie
00:48:37en Suisse
00:48:38un suspect a été arrêté
00:48:39après la fusillade
00:48:40qui a tué une jeune italienne
00:48:42de 22 ans
00:48:42et fait 5 blessés
00:48:43dans la nuit
00:48:44de samedi à dimanche
00:48:45lors d'une rêve partie
00:48:46à l'hippodrome d'Aro
00:48:47près de Zurich
00:48:48il s'agit d'un Suisse
00:48:49âgé de 43 ans
00:48:50qui pourrait avoir agi seul
00:48:52les autorités suisses
00:48:53ont bénéficié
00:48:53de l'aide des pays voisins
00:48:54lors des investigations
00:48:55mais à ce stade de l'enquête
00:48:57on ignore encore
00:48:58le mobile de l'attaque
00:48:59au Moyen-Orient
00:49:00après un mois d'accalmie
00:49:02un premier échange
00:49:02de frappe
00:49:03entre les Etats-Unis
00:49:04et l'Iran
00:49:04a éclaté ce matin
00:49:06Téhéran a affirmé
00:49:07avoir attaqué
00:49:07en légitime défense
00:49:08des cibles militaires américaines
00:49:10en Jordanie
00:49:11et aux Émirats Arabes Unis
00:49:12en riposte
00:49:13à des bombardements
00:49:14menés par Washington
00:49:15un budget XXL
00:49:17de 48 milliards d'euros
00:49:19c'est la somme colossale
00:49:20réclamée
00:49:20par le ministère japonais
00:49:21de la défense
00:49:22objectif
00:49:23lutter contre
00:49:24les nouvelles formes de guerre
00:49:25comme l'intelligence artificielle
00:49:27les drones
00:49:27et les missiles
00:49:28à longue portée
00:49:28au Népal
00:49:30l'ampleur de la catastrophe
00:49:31se précise
00:49:32le bilan de la crue
00:49:33s'établit
00:49:34à 900 morts
00:49:35plus de 900 morts
00:49:36et 4700 disparus
00:49:38les sauveteurs
00:49:39redoublent d'efforts
00:49:39pour tenter
00:49:40de retrouver
00:49:41d'éventuels survivants
00:49:42sous la menace permanente
00:49:43d'une nouvelle montée des eaux
00:49:44écoutez ce témoignage
00:49:46de l'oncle
00:49:46d'une des victimes
00:49:50bien que nous ayons perdu
00:49:52notre garçon adoré
00:49:53et malgré la douleur persistante
00:49:55et des circonstances
00:49:56loin d'être idéales
00:49:59nous souhaitions simplement
00:50:00retrouver son corps
00:50:01et accomplir les derniers rites
00:50:03selon la tradition
00:50:06j'éprouve un sentiment
00:50:07de soulagement
00:50:08et de bonheur
00:50:08à cet égard
00:50:09même si le mot bonheur
00:50:10semble peu approprié
00:50:11pour un tel moment
00:50:12pourtant au milieu
00:50:13de tout cela
00:50:14nous avons enfin retrouvé
00:50:15sa dépouille
00:50:17même si nous devons affronter
00:50:18la douloureuse réalité
00:50:19il n'était pas possible
00:50:21de le ramener vivant
00:50:22l'inquiétude également
00:50:23aux Etats-Unis
00:50:24après la crue soudaine
00:50:25survenue samedi
00:50:26dans le Grand Canyon
00:50:27on compte au moins
00:50:27un mort à présent
00:50:29et une quinzaine
00:50:30de personnes
00:50:31toujours recherchées
00:50:32les autorités du parc
00:50:33sont à pied d'oeuvre
00:50:34pour tenter de retrouver
00:50:35des survivants
00:50:35les opérations d'évacuation
00:50:37et de recherche
00:50:38se concentrent
00:50:38dans un secteur prisé
00:50:40des randonneurs
00:50:40où plusieurs infrastructures
00:50:42ont été détruites
00:50:42par ce gigantesque
00:50:43torrent de boue
00:50:44après son mortel
00:50:46accident de la route
00:50:46en France
00:50:47les obsèques de Nicolas
00:50:48Alsmeyer
00:50:48ont eu lieu
00:50:49à l'église Saint-Germain
00:50:50à Paris
00:50:51plusieurs personnalités
00:50:52et publics
00:50:53étaient présentes
00:50:53ce matin
00:50:54pour les adieux
00:50:54du producteur
00:50:55des films OSS 117
00:50:57et Brice de Nice
00:50:58entre autres
00:50:58celle de sa compagne
00:50:59Mathilde Favier
00:51:00directrice des relations publiques
00:51:02de la marque Dior
00:51:02et également victimes
00:51:03de cet accident
00:51:04se tiennent cet après-midi
00:51:05en l'église Saint-Sulpice
00:51:07et puis on termine
00:51:08avec un mot de football
00:51:09l'attaquant français
00:51:10Bradley Barcola
00:51:11quitte le PSG
00:51:12pour Liverpool
00:51:13le double champion d'Europe
00:51:15avec le club parisien
00:51:16a officiellement
00:51:17rejoint le club anglais
00:51:18avec un transfert
00:51:19à 145 millions d'euros
00:51:21bonus compris
00:51:22il devient ainsi
00:51:23le troisième joueur
00:51:24de football français
00:51:25le plus cher de l'histoire
00:51:26derrière Kylian Mbappé
00:51:27et Ousmane Dembele
00:51:28merci
00:51:29félicité
00:51:30Kine Dequi
00:51:31voilà donc des bonnes nouvelles
00:51:32pour le football français
00:51:34on parlait du
00:51:36périscolaire
00:51:36on va en parler dans un instant
00:51:37je suis toujours avec
00:51:38Yohann Uzaï
00:51:39et Yvan Riouffol
00:51:41pour m'accompagner
00:51:41Mathieu Deves
00:51:42du service police-justice
00:51:43de CNews
00:51:44est également là
00:51:45nous parlions effectivement
00:51:46de cet animateur
00:51:48jugé pour des soupçons
00:51:50d'agressions sexuelles
00:51:51sur plusieurs enfants
00:51:51dans le 15e arrondissement
00:51:53Célia Barotte
00:51:54est sur place
00:51:55au palais de justice
00:51:55neuf enfants sont concernés
00:51:56dans cette affaire
00:51:57qu'est-ce qu'on peut retenir
00:51:58de l'audience Célia
00:52:00et bien pour le moment
00:52:04Pierre
00:52:04la lecture
00:52:05des témoignages
00:52:07de ces enfants
00:52:07fait froid dans le dos
00:52:08puisque chacune
00:52:10de ces victimes
00:52:11a décrit
00:52:12des attouchements
00:52:13sur les fesses
00:52:13ou encore sur le sexe
00:52:15parfois à la suite
00:52:16d'une main
00:52:16dans le dos
00:52:17qui avait descendu ensuite
00:52:19ou lorsque
00:52:19l'animateur
00:52:21Michael M
00:52:21prenait les enfants
00:52:22sur ses genoux
00:52:23alors dans cette affaire
00:52:24le personnel scolaire
00:52:26a été auditionné
00:52:27plusieurs animateurs
00:52:28ont fait état
00:52:29d'un Michael M
00:52:32comme trop proche
00:52:32des enfants
00:52:33avec une hygiène douteuse
00:52:35parfois autoritaire
00:52:37avec les plus grands
00:52:38mais très affectifs
00:52:39avec les plus petits
00:52:40une animatrice
00:52:41a confirmé
00:52:41avoir vu
00:52:42une enfant assise
00:52:43sur sa cuisse
00:52:44lors d'une sortie
00:52:45un autre animateur
00:52:46a fourni
00:52:46une photographie
00:52:47sur laquelle
00:52:48Michael M
00:52:48semblait coller
00:52:49une petite fille
00:52:50et avoir la main
00:52:51à la hauteur
00:52:51de sa fesse
00:52:52l'homme a été placé
00:52:54en garde à vue
00:52:54le 10 mars dernier
00:52:55cela faisait suite
00:52:57à un signalement
00:52:58d'une maman
00:52:58le 10 janvier 2024
00:53:01concernant
00:53:02des faits
00:53:02perpétrés
00:53:03sur sa fillette
00:53:04dans la salle d'audience
00:53:05plusieurs parents
00:53:06sont présents
00:53:07ils vont s'exprimer
00:53:08à la barre
00:53:08ils vont parler
00:53:09de ce qu'ils ont vécu
00:53:10de ce que leur enfant
00:53:11a vécu
00:53:12avec cet animateur
00:53:13Michael M
00:53:14qui est donc présent
00:53:15dans la salle
00:53:16il est habillé
00:53:17d'un costume bleu
00:53:18il a une queue de cheval
00:53:20il porte aussi
00:53:21un masque chirurgical
00:53:22il n'a pour le moment
00:53:23pas fait de déclaration
00:53:24sur le fond
00:53:25de ce dossier
00:53:26et sur les faits
00:53:27que l'on lui reproche
00:53:28sur une période
00:53:28entre septembre 2022
00:53:30et janvier 2024
00:53:32donc une période
00:53:33assez longue
00:53:34qui est jugée
00:53:35seulement maintenant
00:53:35en tout cas
00:53:36les familles
00:53:37sont mobilisées
00:53:37elles souhaitent avoir
00:53:38des réponses
00:53:39et surtout
00:53:39que justice soit rendue
00:53:40Merci beaucoup
00:53:41Célia Barotte
00:53:42au tribunal de Paris
00:53:44avec Antoine Durand
00:53:46Mathieu De Veste
00:53:47un scandale
00:53:47qui secoue
00:53:48le péril scolaire
00:53:49bien sûr
00:53:50des dizaines d'animateurs
00:53:51suspendus
00:53:51pour des saupons
00:53:53de violences sexuelles
00:53:53ou sexistes
00:53:54Côté justice
00:53:55les premiers jugements
00:53:56suscitent
00:53:57à tout le moins
00:53:58des interrogations
00:53:59un seul animateur
00:54:01a été condamné
00:54:02et deux autres
00:54:03relaxés
00:54:03Exactement Pierre
00:54:04et on parle seulement
00:54:05d'une condamnation
00:54:06à une peine de prison
00:54:07avec sursis
00:54:0918 mois de prison
00:54:10avec sursis
00:54:11c'était la condamnation
00:54:12donc pour Suleyman
00:54:13un homme de 25 ans
00:54:14condamné
00:54:15pour des agressions sexuelles
00:54:16sur une fillette
00:54:17quand elle avait
00:54:18entre 3 et 5 ans
00:54:19les juges ont retenu
00:54:20la cohérence
00:54:21et la constance
00:54:22des déclarations de l'enfant
00:54:23on parle d'un animateur
00:54:24qui n'avait aucun diplôme
00:54:25et aucune formation
00:54:26pour encadrer des enfants
00:54:27alors cet homme
00:54:28il a bien sûr
00:54:29désormais l'interdiction
00:54:30d'exercer toute activité
00:54:31en lien avec des mineurs
00:54:32et cela de manière définitive
00:54:34deux autres animateurs
00:54:36ont en revanche
00:54:37été relaxés
00:54:38d'abord David
00:54:4036 ans
00:54:40lui il était poursuivi
00:54:41pour des agressions sexuelles
00:54:42sur 9 enfants
00:54:43âgés de 3 à 5 ans
00:54:45il encourait
00:54:4610 ans de prison
00:54:47mais le tribunal
00:54:48l'a relaxé
00:54:49au bénéfice du doute
00:54:50je m'explique
00:54:51le président a notamment estimé
00:54:52que les témoignages
00:54:53des enfants
00:54:54avaient pu être
00:54:55influencés
00:54:56par leurs parents
00:54:57on parle d'enfants
00:54:58de 3 à 5 ans
00:54:59et puis avant lui
00:55:00avant lui
00:55:00il y avait le premier
00:55:01le premier animateur jugé
00:55:03qui était poursuivi
00:55:04pour harcèlement
00:55:04à l'agression sexuelle
00:55:05Nicolas Gé
00:55:0647 ans
00:55:07et lui poursuivi
00:55:08pour harcèlement
00:55:09et agression sexuelle
00:55:10sur 9 fillettes
00:55:11de CM2
00:55:12le tribunal a également
00:55:14relaxé cet homme
00:55:15âgé de 47 ans
00:55:16faute notamment
00:55:17d'indications exactes
00:55:19du geste reproché
00:55:20je vous rappelle
00:55:21que depuis le début
00:55:22de l'année
00:55:23depuis le début
00:55:23de l'année
00:55:242026
00:55:24132 animateurs
00:55:25ont été suspendus
00:55:26à Paris
00:55:26dont 52
00:55:28pour des suspicions
00:55:29de violences sexistes
00:55:30et sexuelles
00:55:31Merci beaucoup
00:55:31Mathieu Devez
00:55:32pour ces précisions
00:55:34Yoran Uzaï
00:55:34ce dossier prend
00:55:36depuis le début
00:55:37une dimension politique
00:55:39là depuis la semaine dernière
00:55:40lorsqu'il y a eu
00:55:40cette plainte de parents
00:55:42directement
00:55:43non plus sur
00:55:44le système
00:55:45du périscolaire
00:55:46mais directement
00:55:47sur Anne Hidalgo
00:55:48et sur Patrick Bloch
00:55:49évidemment
00:55:49c'est un pas
00:55:51qui est franchi
00:55:52Ce qui interroge
00:55:52beaucoup
00:55:53c'est que l'ancienne
00:55:55maire de Paris
00:55:55Anne Hidalgo
00:55:56a toujours cherché
00:55:58à éviter les questions
00:55:58de la presse
00:55:59et éviter les questions
00:56:00de l'opposition
00:56:00au conseil de Paris
00:56:03un nombre incalculable
00:56:04de questions
00:56:05ont été posées
00:56:06depuis des années
00:56:08à celle qui était
00:56:09la maire de Paris
00:56:10à ce moment là
00:56:11elle a toujours
00:56:11refusé d'y répondre
00:56:13et elle a toujours répondu
00:56:14de manière très méprisante
00:56:15moi j'attends beaucoup
00:56:16la commission d'enquête
00:56:17parlementaire
00:56:18qui a lieu au Sénat
00:56:19Madame Hidalgo
00:56:20va être auditionnée
00:56:21à la mi-septembre
00:56:22avec Monsieur Bloch
00:56:23avec Monsieur Grégoire
00:56:24qui est le maire actuel
00:56:25et je crois qu'il faut
00:56:26davantage compter
00:56:27sur cette commission
00:56:28d'enquête parlementaire
00:56:29que sur la justice
00:56:30pour en tout cas
00:56:31établir les responsabilités
00:56:32politiques
00:56:33pour savoir
00:56:34quelle était
00:56:34la chaîne
00:56:35de décision
00:56:36pour savoir
00:56:37ce que savait
00:56:38précisément
00:56:38la mairie de Paris
00:56:40depuis des années
00:56:41pour savoir
00:56:41si elle a cherché
00:56:42à cacher
00:56:43des faits
00:56:44ce qui serait
00:56:44absolument gravissime
00:56:45toutes ces questions
00:56:46n'ont jamais pu être posées
00:56:47à Madame Hidalgo
00:56:48je souhaite
00:56:49que la commission
00:56:49d'enquête parlementaire
00:56:50puisse le faire
00:56:51de manière sérieuse
00:56:52et elle rendra
00:56:52un rapport
00:56:53qui sera évidemment
00:56:54scruté de très près
00:56:55et j'entendais
00:56:56Inès de Ragnel
00:56:57qui elle est au conseil
00:56:58de Paris
00:56:58qui porte ce dossier
00:56:59au niveau du conseil
00:57:00de Paris
00:57:01qui disait ce matin
00:57:02sur Europe 1
00:57:02qu'elle regrettait
00:57:03que Madame Hidalgo
00:57:05ne soit pas disponible
00:57:06pour répondre
00:57:07à ces questions
00:57:07la différence
00:57:08avec le Sénat
00:57:09et la commission
00:57:10d'enquête parlementaire
00:57:11dirigée par Agnès Sévren
00:57:12c'est que là
00:57:13Madame Hidalgo
00:57:15doit se plier
00:57:16à la convocation
00:57:17elle est contrainte
00:57:19de s'y rendre
00:57:19Yvon Hirouf
00:57:20oui une commission parlementaire
00:57:22est certainement nécessaire
00:57:23mais ce que j'observe
00:57:24davantage
00:57:25et c'est ce qui ébranle
00:57:26un système
00:57:27qui ne fonctionne plus
00:57:28c'est la mobilisation
00:57:29des familles elles-mêmes
00:57:30des familles des victimes
00:57:31pas simplement
00:57:32des familles des victimes
00:57:33de viols
00:57:34ou d'agressions sexuelles
00:57:35mais des familles
00:57:36de victimes
00:57:36de l'insécurité
00:57:38en règle générale
00:57:38et ceci est très intéressant
00:57:40à remarquer
00:57:40parce que d'abord
00:57:41ces familles
00:57:42demandent des comptes
00:57:43à l'Etat
00:57:44en fonction de l'abus
00:57:46de confiance
00:57:46dans le fond
00:57:47qu'elle avait donné
00:57:48enfin de la confiance
00:57:49que ces familles
00:57:49avaient donné
00:57:50aux pouvoirs publics
00:57:51qui sont incapables
00:57:52de préserver
00:57:53les plus fragiles
00:57:54notamment
00:57:54les enfants
00:57:55et les vieillards
00:57:56d'ailleurs
00:57:56Vous avez entendu
00:57:56M. Jeffrey tout à l'heure
00:57:58le ministre de l'éducation
00:57:59qui a dit
00:57:59dès lors que
00:58:00la grille se ferme
00:58:02et bien le parent
00:58:02doit avoir
00:58:03la tranquillité d'esprit
00:58:04de se dire que
00:58:05derrière la grille
00:58:06tout se passe bien
00:58:06et les parents sont inquiets
00:58:09à juste raison
00:58:10ce sont les parents
00:58:10qui sont en train
00:58:11à débranler un système
00:58:12qui s'est autoprotégé
00:58:13par une omerta
00:58:14durant des années
00:58:15c'est ceci
00:58:16qui est à souligner
00:58:17c'est ceci
00:58:18qui est à applaudir
00:58:19parce qu'il ne faut rien
00:58:20attendre d'un système
00:58:21qui est vu
00:58:23de la part des Français
00:58:24il y a eu un sondage
00:58:25dans le Figaro
00:58:25très récemment
00:58:26qui montrait
00:58:27que 85% des Français
00:58:29étaient en colère
00:58:30et décrivaient
00:58:31le déclin
00:58:32et l'incompétence
00:58:33des structures publiques
00:58:35naturellement
00:58:35des dirigeants
00:58:36et des structures publiques
00:58:37on voit que c'est effectivement
00:58:38ce système
00:58:39qui ne fonctionne plus
00:58:40et c'est un système
00:58:41qui s'auto-protégé
00:58:42jusqu'alors
00:58:43par une sorte
00:58:44d'omerta corporatiste
00:58:46à laquelle
00:58:46la ville de Paris
00:58:47elle-même
00:58:48et son progressisme
00:58:49ont participé
00:58:50parce que
00:58:50dans le fond
00:58:51ces violences-là
00:58:53étaient connues
00:58:54depuis une dizaine d'années
00:58:54à travers la mise en place
00:58:56des nouveaux rythmes scolaires
00:58:57et que rien n'a été fait
00:58:59notamment de la part
00:58:59de Mme Didalgo
00:59:00pour essayer
00:59:00d'y chercher
00:59:02des vérités
00:59:03et donc
00:59:03qu'on reproche à Mme Didalgo
00:59:05une non-assistance
00:59:06à personne en danger
00:59:06je trouve qu'en effet
00:59:07les familles sont tout à fait légitimes
00:59:10à demander des comptes
00:59:11notamment
00:59:11sur ce sujet-là
00:59:12c'est peut-être pire
00:59:14que ce que décrit Yvan
00:59:15je prends des précautions
00:59:16je dis peut-être
00:59:17mais d'après les éléments
00:59:18dont nous avons connaissance
00:59:19il semble que
00:59:20des personnes
00:59:21accusées
00:59:22d'attouchement
00:59:23de violence sexuelle
00:59:24étaient simplement déplacées
00:59:26changées d'école
00:59:27donc non seulement
00:59:28ils n'ont pas voulu
00:59:28résoudre le problème
00:59:29mais ils ont déplacé
00:59:31le problème
00:59:31si tout cela a été prouvé
00:59:32ce serait évidemment
00:59:33gravissime
00:59:34on fera réagir
00:59:35Elisabeth Gutmann
00:59:36de SES Périscolaire
00:59:37dans un instant
00:59:38mais je vois que
00:59:38depuis le début de l'année
00:59:39ce sont près de 150 plaintes
00:59:41et signalements
00:59:41qui ont été faits
00:59:42le parquet de Paris
00:59:43traite actuellement
00:59:43203 enquêtes
00:59:44la majorité pour des faits
00:59:46présumés dans les écoles maternelles
00:59:47Nicolas Roger est avec nous
00:59:48Nicolas
00:59:49est-ce que vous pouvez
00:59:50nous en dire plus ?
00:59:52Oui pendant l'été
00:59:52vous l'avez dit
00:59:5322 nouveaux signalements
00:59:54ont été recensés
00:59:56qui s'ajoutent
00:59:56aux 125 plaintes
00:59:57et signalements
00:59:58enregistrés depuis janvier
01:00:00on parle de
01:00:00203 enquêtes en cours
01:00:02143 concerne
01:00:04des écoles maternelles
01:00:0536 des écoles primaires
01:00:07et 24 concernent
01:00:09des crèches
01:00:09pour vous donner
01:00:11un ordre d'idée
01:00:12Paris compte
01:00:12environ
01:00:13620 écoles publiques
01:00:14sans compter
01:00:15les crèches
01:00:16donc on parle de
01:00:17presque 3 écoles
01:00:18sur 10 à Paris
01:00:19concernées
01:00:20par l'affaire
01:00:21alors face à cela
01:00:23la mairie de Paris
01:00:24a décidé de réagir
01:00:25elle dit
01:00:26on va refonder
01:00:27le péri-scolaire
01:00:28on ne parle pas de changement
01:00:29à la marche
01:00:29mais de changer
01:00:31les bases du système
01:00:32Oui alors justement
01:00:33pour y parvenir
01:00:34une série de mesures
01:00:35a été annoncée
01:00:36dans un plan d'action
01:00:37de 20 millions d'euros
01:00:39parmi ces mesures
01:00:40il y aura une brigade
01:00:41la création
01:00:42d'une équipe
01:00:43de 15 agents
01:00:43pour faire des contrôles
01:00:45parfois imprévus
01:00:46dans les écoles parisiennes
01:00:47l'objectif est d'observer
01:00:49si les nouvelles règles
01:00:51sont suivies
01:00:51par exemple
01:00:52la ville prévoit désormais
01:00:54qu'aucun enfant
01:00:54ne se retrouve seul
01:00:55avec un adulte
01:00:57pour cela
01:00:57il faudra augmenter
01:00:58les effectifs
01:00:59alors avant la rentrée
01:01:00les effectifs
01:01:01se répartissaient
01:01:02entre 2500 agents titulaires
01:01:051000 agents contractuels
01:01:06et 10 000 intervenants ponctuels
01:01:08désormais
01:01:09la ville prévoit
01:01:09d'engager en contrat
01:01:102000 agents supplémentaires
01:01:12sur 3 ans
01:01:14afin de stabiliser
01:01:15le personnel
01:01:16vous savez
01:01:16créer de la confiance
01:01:17pour ce qui est du personnel
01:01:18justement à terme
01:01:19la mairie souhaite
01:01:21qu'ils aient tous
01:01:21une qualification reconnue
01:01:22comme le BAFA
01:01:23le brevet d'aptitude
01:01:24aux fonctions d'animateurs
01:01:26pour cela
01:01:26la ville lance la création
01:01:28de l'école parisienne
01:01:29du périscolaire
01:01:29pour mieux former
01:01:30donc les animateurs
01:01:31avec des mises en situation
01:01:33une formation continue
01:01:35de 6 jours par an
01:01:36dont un dédié aux violences
01:01:37et un module
01:01:38pour le traitement des enfants
01:01:40à besoins particuliers
01:01:41et puis il y a également
01:01:42une cellule d'écoute
01:01:44pour les familles
01:01:44et les enfants
01:01:45l'objectif est de constituer
01:01:47une chaîne de signalement
01:01:49simplifiée
01:01:49alors merci beaucoup
01:01:51Nicolas Roger
01:01:51on va rejoindre
01:01:52Elisabeth Gutmann
01:01:53cofondatrice du collectif
01:01:55SOS Périscolaire
01:01:57Elisabeth Gutmann
01:01:58trois questions
01:01:59si vous le voulez bien
01:02:00qu'est-ce que vous attendez
01:02:01de cette armada de décisions
01:02:03que ça prête à prendre
01:02:04la mairie de Paris
01:02:05qu'est-ce que vous attendez
01:02:07notamment
01:02:08de l'audition
01:02:09de Nadam Hidalgo
01:02:10par le Sénat
01:02:11et la commission parlementaire
01:02:13et qu'est-ce que vous attendez
01:02:14du jugement d'aujourd'hui
01:02:16concernant
01:02:17cet animateur
01:02:20alors effectivement
01:02:21donc le jugement
01:02:21pour commencer par
01:02:22votre dernière question
01:02:23le jugement d'aujourd'hui
01:02:24de cet animateur
01:02:25on en attend
01:02:26des décisions
01:02:27bien plus fermes
01:02:28que les décisions précédentes
01:02:30l'ensemble
01:02:31des familles parisiennes
01:02:32que ce soit des familles
01:02:33d'enfants victimes
01:02:33ou des familles
01:02:35dont les enfants
01:02:36ne sont pas victimes
01:02:37ont été
01:02:39absolument atterrées
01:02:40par les décisions
01:02:41de justice précédentes
01:02:42par le manque
01:02:43de reconnaissance
01:02:44et d'écoute
01:02:45de la parole des enfants
01:02:46et on espère
01:02:47beaucoup
01:02:48de ce procès
01:02:49qu'il y ait
01:02:49enfin une condamnation
01:02:51à la hauteur
01:02:52des faits
01:02:53reprochés
01:02:54à cet animateur
01:02:54et qu'on condamne
01:02:55enfin
01:02:57les faits
01:02:58d'attouchement
01:02:58et d'agression
01:02:59sexuelle
01:02:59sur les enfants
01:03:00donc ça c'est pour
01:03:01votre première question
01:03:03qu'est-ce que vous attendez
01:03:04par exemple
01:03:04de l'audition
01:03:05de Madame Hidalgo
01:03:06qui comme je l'ai dit
01:03:06Inès de Ragnell
01:03:07ce matin sur Europe 1
01:03:09regrettait le fait
01:03:10que tout d'un coup
01:03:11Madame Hidalgo
01:03:11a un agenda
01:03:12très chargé
01:03:13elle ne peut pas
01:03:13répondre au Conseil de Paris
01:03:15Oui alors c'est l'avantage
01:03:17du Sénat
01:03:18effectivement
01:03:18comme disait
01:03:19votre collaborateur
01:03:21c'est en effet
01:03:22que ni elle
01:03:23ni Patrick Bloch
01:03:25n'ont la possibilité
01:03:26de s'y soustraire
01:03:27et c'est vrai
01:03:27qu'on en attend
01:03:28aussi beaucoup
01:03:28on en attend
01:03:29des explications
01:03:31que notamment
01:03:32l'ancienne équipe
01:03:33de la mairie
01:03:34puisse expliquer
01:03:35pourquoi le rapport
01:03:37d'inspection
01:03:38de 2015
01:03:38qui pointait déjà
01:03:39les dysfonctionnements
01:03:41les failles majeures
01:03:42et les dangers
01:03:43en termes d'agression sexuelle
01:03:44sur les enfants
01:03:46rapport qui avait été
01:03:47donc demandé
01:03:48par la ville de Paris
01:03:49pourquoi les préconisations
01:03:51de ce rapport
01:03:52de 2015
01:03:53n'ont pas été mises en place
01:03:54parce que
01:03:55l'ensemble des familles
01:03:57s'interrogent
01:03:57et notamment celles
01:03:59dont les enfants
01:03:59étaient victimes
01:04:00entre 2015
01:04:00et aujourd'hui
01:04:01et il y en a énormément
01:04:02donc ça
01:04:03on en attend
01:04:03beaucoup
01:04:04de Madame Hidalgo
01:04:05et nous
01:04:06collectifs
01:04:07SOS Périscolaire
01:04:08qui avons alerté
01:04:10Patrick Bloch
01:04:11notamment depuis 2021
01:04:13ainsi que
01:04:14Monsieur Péraud
01:04:15son directeur de cabinet
01:04:16nous attendons aussi
01:04:18de la part de Patrick Bloch
01:04:19des explications
01:04:19de pourquoi
01:04:20il n'a pas mis en place
01:04:22à minima
01:04:23à partir de 2021
01:04:24que nous lui avons apporté
01:04:26un certain nombre
01:04:27d'éléments
01:04:27importants
01:04:29pointant justement
01:04:29ces enfants
01:04:30mis en danger
01:04:31chaque jour
01:04:32pourquoi est-ce qu'il n'a pas
01:04:33mis en place
01:04:33des choses justement
01:04:35pour assurer
01:04:36la sécurité des enfants
01:04:37C'est effectivement
01:04:39ce personnage
01:04:40de Patrick Bloch
01:04:41qui interroge
01:04:43on a eu l'occasion
01:04:44à Elisabeth Gutmann
01:04:45d'en parler
01:04:45vous et moi
01:04:46maintes fois
01:04:47c'est-à-dire qu'il y a
01:04:48une sorte d'omerta
01:04:49où il répondait
01:04:50vous me racontiez
01:04:51qu'à chaque fois
01:04:52il y avait des mails
01:04:53qui étaient centralisés
01:04:54vers justement
01:04:56ce Monsieur Bloch
01:04:57qui était en charge
01:04:58du périscolaire
01:04:59et à chaque fois
01:05:00il disait que tout allait bien
01:05:01et qu'il n'y avait vraiment
01:05:02pas de questionnement
01:05:02même d'une manière
01:05:03un peu agacée
01:05:05Oui oui tout à fait
01:05:06il nous a beaucoup répondu
01:05:07avec de la condescendance
01:05:08et du paternalisme
01:05:10et on voyait bien
01:05:11même en donnant son mail
01:05:12aux familles
01:05:13qu'il n'y répondait pas
01:05:16et ça c'est quelque chose
01:05:17de terrible
01:05:17parce qu'il disait lui-même
01:05:18maintenant tout va bien
01:05:19je ne reçois pas de mail
01:05:20et quand on donnait
01:05:21son mail aux familles
01:05:22et qu'il nous mettait
01:05:23d'ailleurs en copie
01:05:23en lui écrivant
01:05:24et bien on voyait bien
01:05:25qu'en fait il ne se passait
01:05:26pas plus de choses
01:05:27et qu'il n'y répondait pas
01:05:29il ne mettait pas en lien
01:05:30avec ses services
01:05:30et qu'il n'intervenait surtout pas
01:05:32dans les faits de violence
01:05:33qui étaient dénoncés
01:05:34là on parle surtout
01:05:35de violence physique
01:05:36et psychologique
01:05:37mais on voit bien
01:05:38que pendant des années
01:05:39il y avait une connaissance
01:05:43des agressions sexuelles
01:05:45dans certaines écoles
01:05:45et que la situation
01:05:47notamment dans la caspe
01:05:48du 11e et 12e arrondissement
01:05:49de Paris
01:05:50et dans la caspe
01:05:51du 7e et du 15e
01:05:52et bien il ne s'est absolument
01:05:54rien passé
01:05:54Merci beaucoup
01:05:55Elisabeth Gutmann
01:05:56de nous avoir donné
01:05:58votre sentiment
01:05:59et on espère effectivement
01:06:00avoir d'autres issues
01:06:02de ces enquêtes
01:06:05203 enquêtes
01:06:06effectivement
01:06:06qui sont en cours
01:06:08pour des soupçons
01:06:09de violence
01:06:09envers des enfants
01:06:10et bravo pour votre combat
01:06:12et pour le soutien
01:06:13aux familles
01:06:14on va repartir à Cannes
01:06:15puisque les obsèques
01:06:16de Philippe Bouvard
01:06:17sont toujours en cours
01:06:18on attend la sortie
01:06:19du cercueil
01:06:20de Philippe Bouvard
01:06:21de cette paroisse à Cannes
01:06:24Notre-Dame du Bon Voyage
01:06:26et nos équipes
01:06:27ont pu
01:06:27ah voilà donc
01:06:29la sortie
01:06:30du cercueil
01:06:31en direct
01:06:32voilà
01:06:33qui était
01:06:34tout à l'heure
01:06:35et alors on a pu
01:06:36effectivement
01:06:37grâce à nos équipes
01:06:38interroger
01:06:40l'animateur
01:06:41Julien Lepers
01:06:42qui a également
01:06:43assisté
01:06:44à ces obsèques
01:06:46on l'écoute
01:06:46Philippe pour moi
01:06:47c'est un géant
01:06:49de l'audiovisuel
01:06:51pour moi
01:06:51c'est un géant
01:06:52de l'audiovisuel
01:06:53de mon métier
01:06:54audiovisuel
01:06:55moi j'ai commencé
01:06:55j'avais 22 ans
01:06:56et ça a toujours été
01:06:57mon maître
01:06:58une espèce de professeur
01:07:01un exemple
01:07:02pour moi
01:07:03un exemple
01:07:04dans son
01:07:05dans son insolence
01:07:07un peu
01:07:08dans son impertinence
01:07:09plutôt
01:07:09impertinence
01:07:10dans sa culture
01:07:11dans sa force
01:07:12de travail
01:07:13gigantesque
01:07:14qui travaillait
01:07:15tout le temps
01:07:15Julien Lepers
01:07:17alors qu'on revoit
01:07:17effectivement
01:07:18les images
01:07:18tout à l'heure
01:07:19de la sortie
01:07:20du cercueil
01:07:20de Philippe Bouvard
01:07:21qui sera inhumé
01:07:21à une dizaine
01:07:22de minutes
01:07:23en voiture
01:07:24dans ce cimetière
01:07:26à Cannes
01:07:26l'info de Villeneuve
01:07:27revient dans un instant
01:07:28restez avec nous
01:07:29sur CNews
01:07:30à tout de suite
01:07:34Suite de l'info de Villeneuve
01:07:35avec toujours
01:07:35Yvan Riaufol
01:07:36et Yohann Uzaï
01:07:37pour m'accompagner
01:07:38et direction Cannes
01:07:39l'église Notre-Dame
01:07:40de bon voyage
01:07:41à Cannes
01:07:41où se sont déroulés
01:07:42tout à l'heure
01:07:43les obsèques
01:07:45de Philippe Bouvard
01:07:46Régine Delfour
01:07:47vous êtes avec Franck Trivio
01:07:48devant l'église
01:07:49vous avez suivi
01:07:51ces obsèques
01:07:52qui ont été suivis
01:07:53par beaucoup d'anonymes
01:07:54mais aussi
01:07:55certaines personnalités
01:07:59Oui Pierre
01:08:00et juste à l'instant
01:08:01en fait
01:08:01le cercueil vient de partir
01:08:03sous les applaudissements
01:08:05ici
01:08:05de personnalités
01:08:06mais aussi
01:08:06de beaucoup d'anonymes
01:08:07parce qu'il faut voir
01:08:08qu'autour de cette église
01:08:09il y a beaucoup de personnes
01:08:11qui sont venues rendre
01:08:12un dernier hommage
01:08:13à Philippe Bouvard
01:08:15et vous l'avez dit
01:08:16Pierre
01:08:16nous avons pu nous entretenir
01:08:18aussi avec des personnalités
01:08:19comme Julien Leperce
01:08:21qui est venu
01:08:22ou encore
01:08:23Chantal Lettsou
01:08:25qui est venu
01:08:26et nous a fait part
01:08:28d'une anecdote aussi
01:08:29des Grosses Têtes
01:08:30c'était une parmi d'autres
01:08:32et je vous propose
01:08:32d'écouter Chantal là-dessus
01:08:35Les gens écoutent encore
01:08:36les podcasts
01:08:37et il a tellement
01:08:38tellement été là présent
01:08:40tout le temps
01:08:40tout le temps
01:08:41qu'il était incroyable
01:08:43et puis lui
01:08:43il était insatiable
01:08:44il adorait ce métier
01:08:45il voulait rire en fait
01:08:47tout le temps rire
01:08:47rire rire
01:08:48un jour je suis arrivé
01:08:49au Grosses Têtes
01:08:50j'étais au début
01:08:50où j'étais au Grosses Têtes
01:08:51avec lui
01:08:52et puis il y a une classe
01:08:53centain pour voir
01:08:54quand il y a les coulisses
01:08:55avant de se préparer
01:08:56pour l'émission
01:08:56il y a une classe centain
01:08:57comme ça
01:08:58et on voit le public
01:08:59et puis il m'a dit
01:09:00oh du don
01:09:01il y a tous vos copains
01:09:01de classe qui sont là
01:09:02et je vois une salle
01:09:03de personnes
01:09:04très très très âgées
01:09:05et je dis
01:09:06mais non
01:09:06c'est mes professeurs
01:09:35il y a plein d'anecdotes
01:09:36du cimetière du Grand Jens
01:09:38c'est sur les hauteurs
01:09:39de Cannes
01:09:40où l'inhumation sera
01:09:41aux alentours de 17h
01:09:42Pierre
01:09:42et vous avez vu
01:09:44avec Franck Trivio
01:09:44beaucoup de personnalités
01:09:46Chantal Latzou
01:09:47qu'on vient de voir
01:09:47Julien Lepers
01:09:48David Lissnard
01:09:49était également là
01:09:54Oui David Lissnard
01:09:55était là
01:09:55puisque c'est
01:09:56le maire de Cannes
01:09:57et il nous a confié
01:09:58être aussi
01:09:59un ami
01:10:00de Philippe Bouvard
01:10:02il était d'ailleurs
01:10:02très ému
01:10:03il a pris la parole
01:10:05puisqu'il y a eu
01:10:05quelques prises de parole
01:10:06lors de cette cérémonie
01:10:08donc voilà
01:10:10il nous disait
01:10:11que c'était évidemment
01:10:12un plaisir
01:10:13d'avoir pu connaître
01:10:14Philippe Bouvard
01:10:15et de l'avoir pu
01:10:16l'accueillir ici
01:10:17à Cannes
01:10:18puisque vous le savez
01:10:18Philippe Bouvard
01:10:19à l'âge de 8 ans
01:10:20était venu ici
01:10:21dans cette ville
01:10:21et avait dit
01:10:22qu'il voulait
01:10:23terminer sa vie
01:10:24et puis même
01:10:25y mourir
01:10:26donc on a pu avoir
01:10:27ces mots
01:10:27du maire de Cannes
01:10:29Merci beaucoup
01:10:30Régine Delfour
01:10:31beaucoup d'émotions
01:10:32devant l'église
01:10:33Notre-Dame
01:10:34de bon voyage
01:10:34à Cannes
01:10:36Régine Delfour
01:10:37avec Franck Trivio
01:10:38écoutez également
01:10:40ces personnes
01:10:40à Cannes
01:10:41ces propos recueillis
01:10:43qu'on écoute
01:10:45Je suis venu de Paris
01:10:46et c'est facilement
01:10:46faire aller-retour aujourd'hui
01:10:47c'est un me tenu à cœur
01:10:48je le remercie
01:10:49toutes ces années
01:10:50qui nous a fait rire
01:10:52j'ai beaucoup aimé
01:10:53toutes ces émissions
01:10:54les grosses têtes
01:10:54et tout
01:10:55ça va vraiment manquer
01:10:57On a fait 7 ans
01:10:58avec Philippe
01:10:59au théâtre de Bouvard
01:11:01et il nous a fait
01:11:02un beau chapeau
01:11:03parce qu'on s'est rencontré
01:11:05il y a 38 ans
01:11:06au théâtre de Bouvard
01:11:06dans un sketch à claques
01:11:08et Philippe m'a dit
01:11:11j'achète le sketch
01:11:13mais je veux entendre
01:11:14les claques
01:11:14J'ai donné avec tellement
01:11:16de plaisir
01:11:16il était tellement gentil
01:11:18que je l'ai épousé
01:11:1938 ans de bonheur
01:11:20merci Philippe
01:11:22Extraordinaire
01:11:23voilà
01:11:23c'est les liens
01:11:24que créait Bouvard
01:11:25c'est ce que je disais tout à l'heure
01:11:26c'est-à-dire
01:11:26il faisait du lien
01:11:27entre les différentes personnalités
01:11:30puis il était aussi
01:11:31un scout
01:11:31c'est-à-dire qu'il allait
01:11:32chercher
01:11:33des jeunes pousses
01:11:36pour ensuite
01:11:37voilà
01:11:37faire des
01:11:38parfois des immenses stars
01:11:41et c'est ça
01:11:41qui était absolument
01:11:42incroyable
01:11:43chez Philippe Bouvard
01:11:4596 ans
01:11:46voilà
01:11:46qui nous a quittés
01:11:48la semaine dernière
01:11:49et qui
01:11:50désormais
01:11:51sera
01:11:52enterré
01:11:53dans la région de Cannes
01:11:54samedi soir
01:11:55le groupe britannique
01:11:55Lambrenny Girls
01:11:56a projeté
01:11:57un écran
01:11:58sur un écran
01:12:00un message insultant
01:12:01Marine Le Pen
01:12:02c'était en plein
01:12:03festival Rock en Seine
01:12:05à Saint-Cloud
01:12:05ce festival
01:12:07a relayé
01:12:08sur son compte Instagram
01:12:08une vidéo
01:12:09du groupe britannique
01:12:11avec ce message
01:12:12on fait le point
01:12:14avec Tanguy Barbonset
01:12:19à Rock en Seine
01:12:21le concert
01:12:21des Lambrenny Girls
01:12:22a pris une tournure
01:12:23ouvertement politique
01:12:24le duo britannique
01:12:26qui revendique
01:12:27un engagement féministe
01:12:28et queer
01:12:28a projeté
01:12:29sur les écrans
01:12:29de la scène
01:12:30un message
01:12:31injurieux
01:12:31à l'encontre
01:12:32de Marine Le Pen
01:12:33mais la polémique
01:12:34ne s'arrête pas
01:12:35à la scène
01:12:36l'image de cette projection
01:12:37a ensuite été repartagée
01:12:39sur les réseaux sociaux
01:12:40officiels
01:12:40de Rock en Seine
01:12:41autrement dit
01:12:42le festival
01:12:43a choisi de diffuser
01:12:44à son tour
01:12:45cette séquence
01:12:45auprès de son public numérique
01:12:47une initiative
01:12:48qui interroge
01:12:49sur la frontière
01:12:50entre programmation artistique
01:12:51et prise de position politique
01:12:53à ce stade
01:12:54rien ne permet
01:12:55toutefois
01:12:55d'affirmer
01:12:56que Rock en Seine
01:12:57a officiellement adopté
01:12:58cette position politique
01:12:59le festival
01:13:00n'a pas
01:13:01à notre connaissance
01:13:02publié de communiqués
01:13:04revendiquant explicitement
01:13:06un soutien
01:13:06au message
01:13:07des Lambrini Girls
01:13:08reste que ce repartage
01:13:10fait réagir
01:13:11notamment sur les réseaux sociaux
01:13:13et relance le débat
01:13:14sur la place
01:13:15des messages politiques
01:13:16dans les grands festivals
01:13:17de musique
01:13:17une polémique
01:13:19qui pourrait ne pas s'arrêter
01:13:20aux portes
01:13:21de Rock en Seine
01:13:22pour l'heure
01:13:23aucune réaction
01:13:24le festival
01:13:25n'a pas pris la parole
01:13:26pas plus que ses partenaires
01:13:27comme NG
01:13:28et la RATP
01:13:29qui restaient aussi
01:13:31silencieux
01:13:31voilà
01:13:32ni non plus
01:13:33les médias partenaires
01:13:35qui étaient
01:13:35France Télévisions
01:13:36et Radio France
01:13:37la question n'est pas
01:13:39de savoir
01:13:39si Rock en Seine
01:13:40a publié
01:13:41un communiqué
01:13:41pour soutenir
01:13:43ce qui s'est passé
01:13:44la question est de savoir
01:13:44s'ils ont publié
01:13:45un communiqué
01:13:46pour se désolidariser
01:13:47de ce qui a été dit
01:13:48naturellement
01:13:49ils ne l'ont pas fait
01:13:50à ma connaissance
01:13:51non seulement
01:13:51ils ne l'ont pas fait
01:13:52mais celui qui finance
01:13:53ce festival-là
01:13:54à savoir
01:13:55M. Pigasse
01:13:56a republié
01:13:57sur son compte Instagram
01:13:59me semble-t-il
01:14:00cette vidéo
01:14:00donc le principal financeur
01:14:02du festival
01:14:03soutient cela
01:14:04parfois c'est son choix
01:14:05il fait ce qu'il veut
01:14:06de son argent
01:14:06mais que France Télévisions
01:14:08et Radio France
01:14:09partenaires
01:14:09de ce festival-là
01:14:11cautionnent cela
01:14:12puisqu'il n'y a pas eu
01:14:13non plus de communiqué
01:14:14pour se désolidariser
01:14:15de ce qui s'est passé
01:14:16donc que le service public
01:14:18cautionne le fait
01:14:19qu'on insulte
01:14:20dans un festival
01:14:21de musique
01:14:22la principale
01:14:23la favorite
01:14:24de l'élection présidentielle
01:14:25pose quand même
01:14:26un certain nombre
01:14:27de questions
01:14:27et un problème majeur
01:14:28deuxième chose
01:14:29deuxième chose
01:14:30imaginez que
01:14:31au hasard
01:14:32un milliardaire de droite
01:14:33ait choisi
01:14:34de financer un festival
01:14:35de musique
01:14:36dans lequel
01:14:36on aurait pu diffuser
01:14:37par exemple
01:14:38le message
01:14:39fuck Mélenchon
01:14:40ou fuck monsieur Bagayoko
01:14:41il se serait passé quoi
01:14:42mais ça aurait fait
01:14:43la une de Radio France
01:14:45et de France Télévisions
01:14:46moi qui suis un peu curieux
01:14:47je suis allé
01:14:48avant cette émission
01:14:49sur le site internet
01:14:50de Radio France
01:14:51et de France Télévisions
01:14:52pas une ligne
01:14:53sur ce qui s'est passé
01:14:54à ce festival-là
01:14:55malgré des reportages
01:14:56sur le festival
01:14:57pas une ligne
01:14:57mais pas une ligne
01:14:58évoquant précisément
01:14:59cette injure inacceptable
01:15:01qui est faite
01:15:01encore une fois
01:15:02à une candidate majeure
01:15:04de l'élection présidentielle
01:15:05à une candidate
01:15:06à l'élection présidentielle
01:15:07et à également
01:15:09si on prend le score
01:15:10des dernières européennes
01:15:11à 13 millions
01:15:12d'électeurs
01:15:13de Marine Le Pen
01:15:14oui mais
01:15:15Johan a tout dit
01:15:16la culture de la violence
01:15:18s'exprime d'abord
01:15:20enfin s'exprime notamment
01:15:21par ses slogans injurieux
01:15:22mais la culture de la violence
01:15:24déborde naturellement
01:15:25ses slogans injurieux
01:15:26quand on parle
01:15:26de la France insoumise
01:15:28et de l'extrême gauche
01:15:28la culture de la violence
01:15:30est intrinsèque aujourd'hui
01:15:31à ce nouveau stalinisme
01:15:33qu'est l'extrême gauche
01:15:33stalinisme
01:15:34stalinisme
01:15:35oui
01:15:35le stalinisme
01:15:37a conceptualisé
01:15:38la violence
01:15:39avec la réduction
01:15:40de l'adversaire
01:15:40à des qualificatifs
01:15:44de ce genre là
01:15:44et je pourrais même
01:15:46aller plus loin
01:15:47que le stalinisme
01:15:47le fascisme également
01:15:49procédait de la sorte
01:15:49c'est à dire que
01:15:50vous êtes là
01:15:51dans un processus
01:15:52en effet
01:15:53totalitaire
01:15:54à nouveau
01:15:54mais j'ai déjà exprimé
01:15:55ce diagnostic
01:15:57concernant en tout cas
01:15:57l'idéologie
01:15:58de l'extrême gauche
01:15:59qui est une idéologie
01:16:00qui n'argumente plus
01:16:01mais qui désavoue
01:16:02qui insulte
01:16:03et qui met
01:16:05au plus bas de terre
01:16:06un adversaire
01:16:07face auquel
01:16:08l'extrême gauche
01:16:09n'a plus d'arguments
01:16:11et donc
01:16:12cette violence
01:16:12qui est une violence verbale
01:16:13peut se terminer également
01:16:14par une violence physique
01:16:15et quand
01:16:16cette même extrême gauche
01:16:17appelle
01:16:18à des désobéissances civiques
01:16:19si à l'issue du scrutin
01:16:21le scrutin
01:16:22serait défavorable
01:16:23à LFI
01:16:23on peut également
01:16:25imaginer
01:16:26qu'il y ait des scènes de rue
01:16:27et des troisième tours
01:16:27si je puis dire
01:16:28qui seraient
01:16:29des troisième tours
01:16:30qui impliqueraient
01:16:30cette violence
01:16:31qui dépasserait
01:16:31la violence verbale
01:16:32ça c'était même
01:16:33justement
01:16:34vous parliez de
01:16:34monsieur Bali Bagayoko
01:16:35qui avait dit
01:16:36qu'il faisait un appel
01:16:37à l'insurrection
01:16:38si jamais il y avait
01:16:40la victoire du RN
01:16:42et il avait fait
01:16:43une comparaison
01:16:43avec la prise de la Bastille
01:16:45comme s'il y avait
01:16:46un rapport
01:16:47avec cela
01:16:48non mais on est
01:16:49dans le même
01:16:50dans le même
01:16:51robespierrisme
01:16:52puisque
01:16:52on est révolutionnaire
01:16:55et effectivement
01:16:55on est dans ce moment
01:16:57de coupeur de tête
01:16:58et puisque
01:16:59effectivement
01:17:00on attendait
01:17:00une clarification
01:17:02au moins
01:17:03du gouvernement
01:17:04peut-être
01:17:06du ministre
01:17:06de l'intérieur
01:17:07ou peut-être
01:17:08du préfet
01:17:09ou peut-être
01:17:10de la ministre
01:17:11de la culture
01:17:11madame Pégard
01:17:13et bien
01:17:13celui qui représentait
01:17:15le gouvernement
01:17:15hier matin
01:17:16sur CNews
01:17:17et sur Europe 1
01:17:18c'était le ministre
01:17:20délégué à l'Europe
01:17:21Benjamin Haddad
01:17:22et je lui ai posé
01:17:23la question
01:17:24de savoir
01:17:24ce qu'il pensait
01:17:25justement
01:17:26de ça
01:17:27c'est inélégant
01:17:29et vulgaire
01:17:30après
01:17:30moi je respecte
01:17:32la liberté d'opinion
01:17:34la liberté d'expression
01:17:34d'artiste
01:17:36mais je vous le dis
01:17:37c'est une opinion d'artiste
01:17:38je vous dis
01:17:39naturellement
01:17:40que c'est
01:17:41naturellement vulgaire
01:17:43Johan
01:17:45inélégant
01:17:45vulgaire
01:17:46mais une liberté
01:17:47d'opinion d'artiste
01:17:48non mais ça n'est pas
01:17:49inélégant et vulgaire
01:17:50c'est insultant
01:17:51ils ont quand même
01:17:52beaucoup de mal
01:17:52au sein du gouvernement
01:17:53à utiliser les bons mots
01:17:54je me souviens
01:17:54d'Amélie de Montchalin
01:17:55il y a quelques mois
01:17:56lorsqu'elle était ministre
01:17:57également à Bercy
01:17:59concernant une chanson
01:18:00concernant Alain Souchon
01:18:01les propos d'Alain Souchon
01:18:02qui avait dit
01:18:03les électeurs du Rassemblement
01:18:04National sont des cons
01:18:05elle n'avait pas non plus
01:18:06réussi à dire que cela
01:18:07était insultant
01:18:08donc ils ont un problème
01:18:09quand même avec le Rassemblement
01:18:10National
01:18:11et avec leurs électeurs
01:18:12ils ont du mal
01:18:13à poser les bons mots
01:18:14à poser le bon diagnostic
01:18:15parce qu'il y a
01:18:16quand même cette indulgence
01:18:17il y a y compris
01:18:19dans le bloc central
01:18:20une indulgence
01:18:21vis-à-vis de l'extrême gauche
01:18:22qui devient de plus en plus
01:18:24incompréhensible
01:18:25mais in fine
01:18:27je crois que les français
01:18:28ne sont pas dupes
01:18:29et quelque part
01:18:29je me demande
01:18:30si ça ne sert pas
01:18:31Marine Le Pen
01:18:32parce que les français
01:18:32voient bien
01:18:33que l'extrême gauche
01:18:34n'a plus d'argument
01:18:35contre le Rassemblement National
01:18:37ça fait des mois
01:18:38que je n'ai pas entendu
01:18:39un argument fondé
01:18:40sur un projet
01:18:41un argument fondé politique
01:18:42pour combattre
01:18:43le Rassemblement National
01:18:44ils sont uniquement
01:18:45dans l'injure
01:18:46la caricature
01:18:47et l'invective
01:18:48donc in fine
01:18:49je crois que ça sert
01:18:50Marine Le Pen
01:18:50parce que les français
01:18:51en ont ras-le-bol
01:18:52que les joutes politiques
01:18:53se résument
01:18:53à traiter les uns
01:18:54et les autres
01:18:55de fascistes
01:18:56de racistes
01:18:57ou de ces slogans
01:18:59fuck Marine Le Pen
01:19:00le problème est un peu
01:19:02plus grave
01:19:02c'est-à-dire que
01:19:03cette diabolisation
01:19:04n'existe pas simplement
01:19:05dans LFI
01:19:06mais elle existe maintenant
01:19:07vous l'avez suggéré
01:19:08dans le bloc central lui-même
01:19:10qui est en train
01:19:11de diaboliser
01:19:11à travers Marine Le Pen
01:19:12diabolise 13 millions
01:19:14d'électeurs
01:19:14voire beaucoup plus
01:19:15puisque maintenant
01:19:16on donne Marine Le Pen
01:19:17comme étant possible
01:19:19gagnante
01:19:19pour des élections présidentielles
01:19:21donc vous ne pouvez pas
01:19:22non plus diaboliser
01:19:22ou en tout cas une partie
01:19:24une grande moitié
01:19:24de la population française
01:19:25sinon effectivement
01:19:26à alimenter
01:19:27des processus
01:19:28de guerre civile
01:19:29et donc c'est naturellement
01:19:30contre-productif
01:19:32je pense que cela valorise
01:19:33en effet
01:19:33la position de Marine Le Pen
01:19:35qui est à nouveau victime
01:19:37et je pense que
01:19:38la position de victime
01:19:39est quand même
01:19:40une position
01:19:40qui est assez porteuse
01:19:42politiquement
01:19:42et il me semble
01:19:43que tout son intérêt
01:19:44aujourd'hui
01:19:45est de laisser faire
01:19:47ces chiens qui aboient
01:19:48Dernière partie
01:19:49de l'info de Villeneau
01:19:51et on va s'intéresser
01:19:51bien sûr
01:19:52à cette page internationale
01:19:53puisque c'est
01:19:55après plusieurs semaines
01:19:56d'accalmie
01:19:57à nouveau
01:19:58la reprise
01:19:59du conflit
01:20:00entre les Etats-Unis
01:20:01et l'Iran
01:20:03ce sont les Etats-Unis
01:20:04qui ont bombardé
01:20:05des cibles iraniennes
01:20:07faisant craindre
01:20:08une nouvelle escalade
01:20:09notamment évidemment
01:20:10dans le détroit d'Hormuz
01:20:12en représailles
01:20:12les gardiens de la révolution
01:20:13ont attaqué
01:20:14des cibles militaires
01:20:15américaines
01:20:15en Jordanie
01:20:17Dora Abdelrazi
01:20:18qui est avec nous
01:20:18bonjour
01:20:19bonjour Pierre
01:20:19vous êtes notre journée spécialiste
01:20:21des questions internationales
01:20:22qu'est-ce qui s'est passé
01:20:23exactement ?
01:20:24Alors effectivement
01:20:24après plus d'un mois
01:20:26de calme
01:20:27un calme assez relatif
01:20:28et bien les frappes
01:20:29ont repris aujourd'hui
01:20:30entre Washington
01:20:30et Téhéran
01:20:31alors il faut savoir
01:20:32que tout a commencé
01:20:32avec l'île iranienne
01:20:35de l'Arak
01:20:36on va le voir à l'écran
01:20:37avec une carte
01:20:38elle se trouve
01:20:39dans le détroit d'Hormuz
01:20:40et dans la nuit
01:20:41l'armée américaine
01:20:42donc a frappé
01:20:43deux lanceurs
01:20:44de roquettes
01:20:45des gardiens
01:20:46de la révolution
01:20:47alors selon Washington
01:20:49justement
01:20:49ces lances-roquettes
01:20:50transportées
01:20:51des mines marines
01:20:54donc dans le détroit
01:20:55d'Hormuz
01:20:56conséquence
01:20:56l'Iran a immédiatement
01:20:58répliqué
01:20:59et cette fois-ci
01:20:59en allant viser
01:21:01des installations
01:21:01militaires
01:21:02en Jordanie
01:21:03ce sont des bases
01:21:05la base
01:21:05King Hussein
01:21:06et la base
01:21:07Al-Azraq
01:21:08on va les voir
01:21:09ensemble
01:21:10sur une autre carte
01:21:12voilà
01:21:12donc ce sont
01:21:14des frappes
01:21:15qui sont parties
01:21:15de l'Iran
01:21:17concernant la base
01:21:18de Hussein
01:21:19et d'Al-Azraq
01:21:20c'est avec des missiles
01:21:21balistiques
01:21:22qu'ils ont donc
01:21:23frappé ces bases-là
01:21:24il y a aussi
01:21:24d'autres missiles
01:21:26selon l'armée jordanienne
01:21:288 missiles
01:21:29ont été interceptés
01:21:31et puis l'Iran
01:21:31a également visé
01:21:32avec des drones
01:21:33cette fois-ci
01:21:34et bien la base
01:21:35d'Al-Minad
01:21:35aux Émirats Arabes Unis
01:21:37où là aussi
01:21:37sont stationnées
01:21:38des forces américaines
01:21:40alors selon
01:21:40les Émirats Arabes Unis
01:21:41il n'y a pas eu
01:21:43d'incendie
01:21:44la base américaine
01:21:45n'a pas été frappée
01:21:46en revanche
01:21:47il y a une escalade
01:21:48qui est vraiment
01:21:49très dangereuse
01:21:50dans la région
01:21:51puisque le ministère
01:21:52des affaires étrangères
01:21:53émirati
01:21:54a communiqué
01:21:55donc les Émirats
01:21:56qui ont déclaré
01:21:57qu'ils ne feront
01:21:57aucune concession
01:21:59pour protéger
01:22:00leur sécurité
01:22:00et leur souveraineté
01:22:01il faut savoir
01:22:02aussi que cette escalade
01:22:03se joue en mer
01:22:04puisque les gardiens
01:22:05de la révolution
01:22:05ont affirmé
01:22:07qu'un super pétrolier
01:22:08a été visé
01:22:09il a heurté
01:22:10plus précisément
01:22:11deux mines
01:22:11dans le détroit d'Hormuz
01:22:12après avoir emprunté
01:22:14un chemin
01:22:14qui a été interdit
01:22:15par Téhéran
01:22:16alors ce sont
01:22:17des déclarations
01:22:18qui ont été
01:22:18aussitôt qualifiées
01:22:19de fausses
01:22:20par le commandement
01:22:21militaire
01:22:22pour le Moyen-Orient
01:22:23alors conséquence
01:22:23évidemment
01:22:24de cette nouvelle
01:22:25flambée militaire
01:22:26et bien le Brent
01:22:26a bondi
01:22:27de plus de 3%
01:22:28il évolue désormais
01:22:29à 90 dollars
01:22:31le baril
01:22:31merci beaucoup
01:22:32merci beaucoup
01:22:32de ces explications
01:22:33Dora Abdelrazik
01:22:34nous sommes en ligne
01:22:35avec l'amiral
01:22:36Odo Dainville
01:22:36ancien chef d'état-major
01:22:37de la marine
01:22:39amiral bonjour
01:22:40et qu'est-ce qu'essayent
01:22:42de faire
01:22:43les américains
01:22:44exactement
01:22:46c'est à la fois
01:22:47les américains
01:22:48et les iraniens
01:22:49aujourd'hui
01:22:50les papes
01:22:51auxquelles on a assisté
01:22:53sont autour
01:22:54du minage
01:22:55du détroit
01:22:55d'Hormuz
01:22:56mais il faut associer
01:22:57à ça
01:22:58une vidéo
01:22:59diffusée par les américains
01:23:01d'attaque
01:23:02de terminal pétrolier
01:23:03de Kars
01:23:04une vidéo
01:23:06générée
01:23:06par l'intelligence
01:23:07artificielle
01:23:08et donc
01:23:09tout tourne
01:23:10autour du transit
01:23:11du pétrole
01:23:12et la signification
01:23:13il faut l'avoir
01:23:14à mon avis
01:23:14c'est une bonne interprétation
01:23:16dans l'ouverture
01:23:17aujourd'hui
01:23:18du sommet
01:23:19de l'organisation
01:23:20de coopération
01:23:21de Shanghai
01:23:22qui réunit
01:23:23la Chine
01:23:24la Russie
01:23:26l'Inde
01:23:26et l'Iran
01:23:27plus d'autres pays
01:23:28de la région asiatique
01:23:31et le message
01:23:32est de dire
01:23:34aux chinois
01:23:35que l'Iran
01:23:38menace
01:23:38par ses mines
01:23:41menace
01:23:41par son blocage
01:23:43le transit
01:23:43du pétrole
01:23:44et donc
01:23:45il ne faut pas
01:23:45continuer
01:23:46à soutenir
01:23:49l'Iran
01:23:49je pense que c'est ça
01:23:51le message
01:23:51des américains
01:23:52parce que le reste
01:23:53c'est une escarmouche
01:23:56classique
01:23:56de lutte
01:23:57contre les mines
01:23:58de faire en sorte
01:23:58qu'il n'y ait pas de mines
01:23:59dans le détroit d'Hormuz
01:24:01ce qu'avait déclaré
01:24:02le président Trump
01:24:03il y a deux jours
01:24:04il n'y a pas de mines
01:24:05et les iraniens
01:24:06ont
01:24:06pour réagir
01:24:07à cette déclaration
01:24:09auraient voulu lancer
01:24:10des mines
01:24:10avec leurs roquettes
01:24:13qui ont été frappées
01:24:14par les troupes américaines
01:24:16Amiral
01:24:17vous restez avec nous
01:24:17Dora Abdelrazik
01:24:18on a parlé d'escalade
01:24:19on a vu que ça allait
01:24:21très très vite
01:24:21où est-ce qu'on en est
01:24:22à l'heure actuelle ?
01:24:23Justement
01:24:24je voudrais rebondir
01:24:25un peu sur ce qui a été dit
01:24:26actuellement
01:24:27et en marge
01:24:27justement de cette conférence
01:24:28qui se tient
01:24:29à Shanghai
01:24:30actuellement
01:24:31le président iranien
01:24:32a fait des déclarations
01:24:33alors il faut savoir
01:24:34que le président iranien
01:24:35c'est la branche
01:24:36la moins radicale
01:24:37en fait
01:24:37du régime iranien
01:24:39il a d'ailleurs déclaré
01:24:40que poursuivre
01:24:41la guerre contre les Etats-Unis
01:24:42et bien
01:24:43c'est pas dans l'intérêt
01:24:44de son pays
01:24:44on sait que Donald Trump
01:24:45lui au contraire
01:24:46alors il y a évidemment
01:24:47cette pression économique
01:24:48mais il a aussi déclaré
01:24:50qu'il pourrait repartir
01:24:52en guerre contre les Etats-Unis
01:24:53il a même dit
01:24:54qu'il allait répondre
01:24:55justement
01:24:55à ces attaques iraniennes
01:24:57il l'a déclaré
01:24:58tout à l'heure
01:24:59au journaliste de Fox News
01:25:00et à l'écran
01:25:01on voit justement
01:25:01cette image
01:25:02cette vidéo
01:25:03qui a été générée
01:25:04par l'intelligence artificielle
01:25:06postée par Donald Trump
01:25:07lui-même
01:25:07sur son réseau social
01:25:09Truth Social
01:25:10là il est question
01:25:11de l'île de Harg
01:25:13alors l'île de Harg
01:25:14pourquoi ?
01:25:15et bien c'est
01:25:15le cœur pétrolier
01:25:17de l'Iran
01:25:18avant le début de la guerre
01:25:19on sait qu'environ
01:25:1990% du pétrole
01:25:21des exportations iraniennes
01:25:22de pétrole
01:25:23transitaient par cette île
01:25:24donc c'est une manière
01:25:25aussi de montrer
01:25:26aux Américains
01:25:27et aux Iraniens
01:25:28surtout
01:25:28qu'il peut frapper
01:25:30cette île
01:25:31ce qu'on ne dit pas
01:25:32c'est que ça pourrait être
01:25:33une catastrophe écologique majeure
01:25:34si évidemment
01:25:35l'île de Harg
01:25:35venait à être réduite en centre
01:25:38puisqu'on imagine
01:25:38les marées noires
01:25:39et ce qui pourrait
01:25:41en découler
01:25:43et catastrophe économique
01:25:44pour l'Iran
01:25:45et catastrophe économique
01:25:47réduire l'Iran
01:25:48mais est-ce qu'on peut
01:25:48en arriver là
01:25:49Amiral
01:25:49ou d'autres d'un ville
01:25:51est-ce que c'est une option
01:25:52ou est-ce que
01:25:52une fois de plus
01:25:54et ça commence
01:25:55à durer assez longtemps
01:25:56Donald Trump
01:25:57essaye de faire peur ?
01:26:00Moi je pense
01:26:01comme vous le dites
01:26:01qu'il essaye de faire peur
01:26:03parce que
01:26:04si
01:26:04et là
01:26:05il s'adresse à la Chine
01:26:06il dit à la Chine
01:26:08je suis capable
01:26:08d'arrêter
01:26:09le robinet
01:26:10de pétrole
01:26:11iranien
01:26:12ce qui aurait
01:26:14des répercussions
01:26:15sur l'approvisionnement
01:26:16de la Chine
01:26:16parce qu'il a aussi
01:26:18à lancer
01:26:19quelques jours avant
01:26:20qu'il maîtrisait
01:26:21une grosse partie
01:26:22du pétrole
01:26:23vénézuélien
01:26:24il est en train
01:26:25de reprendre
01:26:25la géopolitique
01:26:26du pétrole
01:26:27à son compte
01:26:27il essaye
01:26:28plutôt
01:26:28de reprendre
01:26:29à son compte
01:26:29et je pense
01:26:30que c'est
01:26:34un geste
01:26:35pour dire
01:26:35à ceux
01:26:36qui sont réunis
01:26:37non pas à Shanghai
01:26:37mais à Kirghiz
01:26:39qui sont réunis
01:26:40de dire
01:26:41ne vous attaquez pas
01:26:42ne soutenez pas l'Iran
01:26:44il faut absolument
01:26:45débloquer les droits
01:26:46pour que l'économie
01:26:47reprenne
01:26:48de la stabilité
01:26:50Merci beaucoup
01:26:51Amiral Alain Oudeau
01:26:53de Dainville
01:26:53merci beaucoup
01:26:54Dora Abdelrazik
01:26:55j'en reviens toujours
01:26:56à chaque fois
01:26:56que je clôture
01:26:57les sujets sur l'Iran
01:26:58à quel point
01:26:59on a oublié
01:26:59le peuple iranien
01:27:00dans tout ça
01:27:00c'est à dire
01:27:01qu'on en revient toujours
01:27:01à l'aspect économique
01:27:03à l'aspect géopolitique
01:27:04à l'aspect financier
01:27:06avec le pétrole
01:27:06et puis les Iraniens
01:27:08de toute façon
01:27:08qui sont les gardiens
01:27:09de la révolution
01:27:10ou un autre régime
01:27:11ou les Mollah
01:27:12bref
01:27:13tout ça est bien triste
01:27:14merci beaucoup
01:27:14Yvan Riaufol
01:27:15à très vite
01:27:15merci à Nuzay
01:27:16on se retrouve demain
01:27:17à demain
01:27:17et merci à toutes les équipes
01:27:19bien sûr
01:27:20de l'info de Villeneuve
01:27:21l'info continue
01:27:22sur CNews
01:27:22avec Bunchline
01:27:23et Laurence Ferrari
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