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  • il y a 4 semaines
Du lundi au jeudi, l’Info de Vilno est un nouveau rendez-vous présenté par Pierre de Vilno, pour comprendre et décrypter les grands enjeux de l’année, avec les acteurs et experts qui font l’actualité pour apporter éclairages, analyses et mise en perspective. 

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Transcription
00:00:00Bonjour à tous et merci d'être si nombreux à suivre l'info de Villeneuve que vous avez classé première
00:00:05encore hier.
00:00:06Donc un immense merci. Les élèves de France sont nuls et tout le monde s'en fout.
00:00:11On pourrait tristement résumer les choses ainsi et résumer les résultats du très prestigieux et attendu classement PISA.
00:00:19Classement de cette année, la France décroche en maths, moins 16 points. En compréhension de l'écrit, moins 18 points.
00:00:25Deux informations supplémentaires très importantes. Les élèves issus de milieux favorisés sont plus impactés et les parents se préoccupent de
00:00:33moins en moins de la scolarité de leurs enfants.
00:00:37Voilà où on en est. Les élèves lâchent l'affaire. Les parents lâchent les élèves. Les ministres successifs, que font
00:00:44-ils ? Ils tempèrent.
00:00:45Que dit monsieur Edouard Geffray ? C'est pas une surprise. Que dit-il encore ? La France est dans
00:00:51la moyenne européenne.
00:00:53Autrement dit, quand je me regarde, je me désole. Quand je me compare, je me console. De quoi parlons-nous
00:00:58exactement ?
00:00:59Est-ce qu'on est en train de parler du futur, de l'avenir de nos enfants ?
00:01:04Il me semble. Grande page dans cette émission sur ce classement PISA effrayant et sur ses enseignements.
00:01:11Autre grande page sur votre pouvoir d'achat qui est en berne. L'inflation est là. Les carburants sont au
00:01:16plus haut.
00:01:17Et voilà que le gouvernement a tenté rapidement, en subrepticement, de piquer dans votre épargne salariale.
00:01:23Quel scandale prendre dans les primes, dans l'intéressement. Autrement dit, là où l'on récompense le travail.
00:01:31À 16h30 enfin, l'avocat Jean-Yves Leborgne sur les dernières révélations concernant l'affaire Liana.
00:01:37Programme chargé pour l'info de Villeneau.
00:01:39Et d'abord, j'arrive même pas à prononcer mon nom correctement.
00:01:41Pour l'info de Villeneau, et d'abord, les dernières informations.
00:01:45Bonjour Félicite et Kindoki.
00:01:47Bonjour Pierre, bonjour à tous.
00:01:48Et le gouvernement a présenté ce matin sa feuille de route sur le texte qui vise à moderniser la sécurité
00:01:53civile.
00:01:53Des mesures jugées insuffisantes par les pompiers qui tirent la sonnette d'alarme.
00:01:58En grève pour plus de six semaines, il dénonce un manque de moyens financiers, matériels et humains.
00:02:04Après un été intense au feu de forêt, d'une virulence inédite lors desquelles ils étaient en première ligne.
00:02:08Les pompiers attendent du gouvernement un projet de loi de finances à la hauteur de leurs attentes.
00:02:13Écoutez le porte-parole de l'intersyndicale des sapeurs-pompiers.
00:02:17Nous ne laisserons pas transformer deux années du travaux du Beauvau en opération de communication et éviter de parler de
00:02:23réforme.
00:02:23Nous faisons grève pour la population parce que nous refusons d'attendre l'effondrement pour agir.
00:02:28Nous attendions une grande loi, nous découvrons aujourd'hui un texte qui évite les sujets essentiels.
00:02:33Si le gouvernement veut réellement moderniser la sécurité civile, il doit revoir sa copie.
00:02:37– Dans l'actualité également, la tour Eiffel rouvre ses portes après le scandale sur la discrimination des employés.
00:02:44– Oui, les touristes peuvent désormais de nouveau grimper au sommet de la Dame de Fer
00:02:48au lendemain d'une journée de mobilisation des salariés qui s'étaient indignés par l'éviction du personnel féminin.
00:02:53C'était lors d'une visite dispensée à un groupe religieux hindou,
00:02:57lequel a formulé des excuses hier soir tout en minimisant les faits.
00:03:00Emmanuel Grégoire, le maire de Paris, dénonce des faits inacceptables. On l'écoute.
00:03:04– Nous diligentions deux enquêtes. La première sera diligentée en interne par la CET auprès d'un intervenant extérieur
00:03:13pour comprendre ce qui s'est passé. De la même façon que la ville, en tant que propriétaire,
00:03:18diligentera sa propre enquête pour comprendre la chaîne de décision qui a pu conduire à cette décision absurde,
00:03:25inique et inacceptable. Pour s'assurer que ça ne se reproduise plus, évidemment,
00:03:28et comprendre ce qui a dysfonctionné.
00:03:30– Et on en reparlera à la fin de cette émission avec Dora Abdelrazi,
00:03:34qui est une nuit de violence urbaine à Chambéry d'importantes dégradations,
00:03:37constatée ce matin dans plusieurs quartiers de la ville.
00:03:39– Tout a commencé quelques heures après qu'un conducteur à la conduite dangereuse
00:03:43ayant commis un potentiel refus d'obtempérer a été appréhendé par la police dans le quartier du Biolet.
00:03:48Le conducteur, âgé d'une vingtaine d'années, était en fait gravement blessé par balle à la tête.
00:03:53Il a été pris en charge par les secours. Son pronostic vital est engagé,
00:03:57mais sur les réseaux, la confusion dans l'implication de la police s'est répandue.
00:04:00Feux de véhicules, de poubelles, de bâtiments privés ont marqué cette nuit d'émeute.
00:04:04Un centre social a entièrement été détruit. Une enquête est ouverte. Écoutez ce syndicat de police.
00:04:09– Il y a des pics de violence sur Chambéry, entre guillemets,
00:04:15en l'occurrence ultra-violents. De très nombreux véhicules, de véhicules particuliers incendiés,
00:04:22bâtiments publics, dégradations sur divers bâtiments.
00:04:25Il y a une enquête en cours. Je ne vais pas m'étendre plus que ça sur l'enquête.
00:04:33Ce n'est pas mon rôle. Mes collègues investiguent à ce niveau-là.
00:04:38Et afin de ne pas, on va dire, perturber cette enquête,
00:04:44j'en dirais pas plus que ce que le procureur a pu déjà énoncer.
00:04:47– À Cagnes-sur-Mer, c'est l'indignation.
00:04:49Le musée Auguste Renoir a été victime d'un cambriolage tout ce matin.
00:04:53– Deux voleurs sont repartis avec deux œuvres.
00:04:57Deux autres ont été abandonnés.
00:04:58Une enquête est ouverte et les investigations sont en cours
00:05:01pour tenter de retrouver les tableaux et les cambrioleurs.
00:05:04Franck Trivio sous le récit de Teslafter.
00:05:05– L'alarme du musée Auguste Renoir a retentit vers 6h ce matin.
00:05:11Surpris par les systèmes de sécurité, les voleurs ont pris la fuite.
00:05:15Au total, quatre œuvres ont été dérobées, dont deux abandonnées sur place.
00:05:20– Les systèmes de sécurité permettent de retarder l'entrée
00:05:24ou de retarder l'avancée des cambrioleurs
00:05:27pour nous permettre de nous forcer la sécurité,
00:05:28de nous permettre d'arriver et de les interpeller.
00:05:32Donc là, en l'occurrence, d'après ce que l'on sait,
00:05:36l'alarme intrusion a fonctionné et les services de sécurité ont été alertés.
00:05:40– Équipés d'une scie métallique, les auteurs ont d'abord découpé le grillage
00:05:44pour s'introduire dans les lieux.
00:05:46Pour accéder directement au musée, ils ont ensuite brisé une vitre,
00:05:50un casque qui, selon les premiers éléments, aurait été minutieusement préparé.
00:05:54– Ils étaient équipés d'un couteau électrique, une scie métallique,
00:06:00comme vous voulez, et ils ont découpé les pistons qui tenaient les cadres des œuvres de Renoir.
00:06:06Ils étaient renseignés, ils étaient bien équipés,
00:06:10ils ont fait ça très vite et très bien, mais la précipitation les a perdus.
00:06:16– Repérés par les caméras de surveillance,
00:06:18les cambrioleurs sont activement recherchés par les forces de l'ordre.
00:06:22Selon le maire de Cannes-sur-Mer, le préjudice serait estimé à 9 millions d'euros.
00:06:27Une enquête pour flagrance a été ouverte par le parquet de Grasse.
00:06:31– Dans l'actualité également, cette question,
00:06:34consommer des stupéfiants sans être au volant,
00:06:36peut-il vous faire perdre votre permis de conduire ?
00:06:39– C'est une première avec la loi Riposte.
00:06:42La législation permet désormais, dans certaines conditions,
00:06:45de suspendre le permis, même en dehors d'un contrôle routier.
00:06:48Une mesure destinée à prévenir les risques sur la route qui divisent.
00:06:52Elia Djamoy et Charles Bagé.
00:06:54– Jusqu'ici, le scénario était simple.
00:06:57Vous conduisez, vous avez consommé des stupéfiants,
00:07:00votre permis peut être suspendu.
00:07:02Avec la loi Riposte, le dispositif va plus loin.
00:07:06Même si le contrôle a lieu à pied,
00:07:08le préfet peut désormais décider d'une suspension administrative du permis,
00:07:12sous certaines conditions.
00:07:13– C'est une personne qui est dans la rue,
00:07:15qui à deux reprises est verbalisée pour usage de stupéfiants
00:07:19et qui va payer son amende forfaitaire délictuelle.
00:07:21Eh bien, le préfet sera informé que cette personne
00:07:24a été condamnée à deux reprises par des amendes forfaitaires
00:07:29et le préfet pourra enclencher une suspension administrative du permis de conduire,
00:07:33quand bien même cette personne n'a pas été interpellée
00:07:35et n'a pas été contrôlée au volant.
00:07:39L'objectif, agir avant qu'un consommateur régulier ne prenne le volant sous stupéfiants,
00:07:45une mesure loin de convaincre tout le monde.
00:07:47– Si la consommation tombe sous le coup de la loi, qu'on le réprime, oui,
00:07:52mais lui enlever son permis de conduire alors qu'il ne conduit pas, je ne vois pas le rapport.
00:07:55– Pourquoi pas, parce que quand on voit le nombre d'accidents derrière…
00:07:59– Certaines modalités doivent encore être précisées
00:08:02et pour ceux qui sont contrôlés au volant après avoir consommé,
00:08:05les sanctions prévues par la loi pour la conduite sous l'emprise de stupéfiants
00:08:09continuent de s'appliquer.
00:08:11– Dans l'actualité internationale, l'enclave espagnole de Ceuta
00:08:14demande de l'aide de l'Union européenne pour assurer l'intégrité de son territoire.
00:08:19– Après l'arrivée massive de 70 000 personnes, dont 5 à 10 000 sont toujours sur place
00:08:24en provenance du Maroc, c'était fin juillet, le dirigeant de Ceuta a réclamé à Bruxelles
00:08:29une présence permanente de l'Europe dans cette zone pour surveiller ses frontières extérieures,
00:08:34une zone qu'il décrit lui-même comme une cocotte minute qui peut exploser n'importe quand.
00:08:38Une rencontre avec deux commissaires européens est prévue à Bruxelles.
00:08:42– En Ukraine, des frappes russes nocturnes ont fait au moins deux morts et huit blessés.
00:08:46– Les bombardements ont eu lieu cette nuit dans plusieurs districts de Kiev
00:08:51et sa banlieue, une reprise des hostilités qualifiées d'attaques horribles par l'Ukraine
00:08:55après une accalmie de trois jours à l'occasion d'une visite inédite
00:08:58des émissaires américains venus relancer les pourparlers entre les deux pays belligérants
00:09:03des négociations qui n'évoluent pas.
00:09:05– Donald Trump suscite une nouvelle polémique géographique.
00:09:09– Découvrez à présent la carte publiée par Donald Trump sur son réseau social Chousse,
00:09:14une carte des États-Unis qui englobe toute l'Amérique du Nord.
00:09:16Le Mexique, le Canada, le Groenland et l'Islande, mais aussi plusieurs territoires français
00:09:21dont la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-de-Miquelon.
00:09:25En réaction, l'Islande a décidé de convoquer l'ambassadeur des États-Unis.
00:09:29– Des générations entières sont en deuil aujourd'hui.
00:09:31Yves Brunier était l'interprète de Casimir, le disonore au dinosaure orange.
00:09:36Et évidemment, il nous a quittés.
00:09:39– Le héros de la série de l'île aux enfants, c'était un vendredi à l'âge de 85
00:09:44ans,
00:09:44de 1974 à 1982.
00:09:47Il a incarné le fameux gentil petit monstre et enchanté les enfants pendant presque 1000 épisodes.
00:09:52Un souvenir d'enfance qui restera gravé dans les mémoires.
00:09:55– En tout cas, dans mon enfance, voilà, pas de tout le monde.
00:09:58C'est l'avantage d'être un boomer, c'est que voilà, nous on a connu Casimir en vrai,
00:10:03on regardait parfois sur des télés noir et blanc, donc il n'était pas orange, il était gris clair.
00:10:07Voilà, merci beaucoup, félicité, Kine Doki, d'autres informations.
00:10:12Tout à l'heure, Judith Weintraub nous accompagne aujourd'hui.
00:10:14Bonjour Judith.
00:10:15– Bonjour Pierre.
00:10:15– Yann Usaï, bien sûr.
00:10:17– Bonjour, cher Yann.
00:10:18– François Pierrar est là, bonjour, de l'Institut Hexagone,
00:10:22directeur général de l'Observatoire Hexagone, pour parler de quoi ?
00:10:25Pour parler de ce classement PISA, évidemment, avec ces notes qui sont de plus en plus mauvaises en fonction des
00:10:35années.
00:10:35Déjà en 2022, ce n'était pas terrible, mais là, d'après les dernières informations,
00:10:40et je vous le disais tout à l'heure, nous avons des notes en baisse avec la compréhension de l
00:10:48'écrit,
00:10:48moins 18 points, en maths, moins 16 points.
00:10:50François Pierrar, sur la trajectoire, on est encore en baisse par rapport à l'année dernière.
00:10:59Qu'est-ce qui se passe ?
00:11:00– Alors, j'aimerais bien rebondir là-dessus.
00:11:01Vous avez dit que le ministre de l'Éducation nationale disait qu'il trouvait ça prévisible.
00:11:06Moi, je ne trouvais pas ça prévisible.
00:11:072022, la dernière édition de PISA, c'était juste en sortie de confinement.
00:11:12Donc, on pouvait s'attendre, logiquement, que les résultats stagnent,
00:11:16voire qu'il y ait un rattrapage post-Covid, comme on l'a vu pour le PIB.
00:11:19Or, ça n'a absolument pas été le cas.
00:11:21Ce qu'on vit aujourd'hui, c'est un véritable effondrement.
00:11:24Je pense que les résultats de ce matin sont d'un séisme
00:11:28qui, normalement, devrait réveiller chacun
00:11:30sur ce qui est en train de se passer avec le niveau scolaire en France.
00:11:34Il y a trois chiffres qui sont particulièrement marquants.
00:11:37C'est que quand on regarde la trajectoire de la France dans PISA depuis 2018,
00:11:41tout d'abord, on a un effondrement du niveau.
00:11:43Un effondrement du niveau qui est de l'ordre de 40 points.
00:11:4740 points, pour vous dire un petit peu ce que ça représente.
00:11:50Dans PISA, 20 points, c'est les progrès moyens d'un élève sur un an.
00:11:54Donc, en gros, en maths ou en compréhension de l'écrit,
00:11:57depuis 2018, on a perdu deux années de niveau scolaire.
00:12:01Ce n'est pas une simple érosion du niveau,
00:12:03c'est un effondrement dans des proportions qu'il est même difficile d'imaginer.
00:12:07Deuxième élément qui est très frappant et assez terrifiant,
00:12:11c'est l'explosion de la part d'élèves qui ne maîtrisent pas les bases.
00:12:15Donc, les élèves que l'OCDE appelle les élèves peu performants.
00:12:20Ces élèves, c'était 20% des élèves en maths en 2018.
00:12:24Aujourd'hui, on est passé à 36%.
00:12:26C'est un niveau historique absolument inélu.
00:12:29On est passé de 1 sur 5 à 1 tiers.
00:12:31Et encore, il n'était que 1 sur 10 en 2003.
00:12:33Ah oui.
00:12:34Et puis ensuite, on a aussi au passage un recul très fort de la part de bons élèves.
00:12:42Et ceci, si on prend les élèves qui atteignaient les niveaux 4, 5 et 6 dans PISA,
00:12:48c'était 20% des élèves en 2018.
00:12:50On est tombé aujourd'hui à 33...
00:12:53Ah pardon, c'était 32% des élèves.
00:12:57C'était 1 tiers des élèves.
00:12:58On est tombé à 20% aujourd'hui.
00:13:00Qu'est-ce que c'est les niveaux 4, 5 et 6 ?
00:13:01Ce sont les élèves qui performent le mieux dans PISA.
00:13:04C'est une échelle de 1 à 10 ?
00:13:05C'est une échelle qui va du niveau 1 au niveau 6.
00:13:09D'accord.
00:13:09Sachant qu'en France, on a aussi le privilège d'avoir dans certaines catégories des élèves en dessous du niveau
00:13:131.
00:13:14Donc on a vu les remarques du ministère de l'Éducation par l'intermédiaire de M. Jeffrey,
00:13:20qui dit que c'est préoccupant, mais hélas, ça n'est pas une surprise.
00:13:25Il dit aussi que la France est toujours dans la moyenne des pays de l'OCDE.
00:13:30C'est ce que je vous disais tout à l'heure en préambule.
00:13:32Bon, ben finalement, on n'est pas plus mal.
00:13:34Mais on est où exactement ?
00:13:35Parce que je me souviens qu'on était 23e ou 28e selon le dernier classement selon les matières.
00:13:42Là, on en est à quelle place ?
00:13:43Moi, je regarde plutôt les pays de l'Union européenne,
00:13:45parce que vous savez, le classement PISA n'est pas toujours fait sur les mêmes pays.
00:13:48Donc prendre l'OCDE peut parfois être trompeur.
00:13:50On pourrait être parfaitement rigoureux, je prends les pays de l'UE.
00:13:53Et ce qu'on voit, c'est qu'en 2025, nous étions quelque chose comme 21e, je crois, en mathématiques.
00:14:00Non, pardon, nous étions 18e, nous sommes désormais 21e.
00:14:02Donc on recule en termes de place au sein de l'Union européenne.
00:14:06Et je voudrais vous rappeler que la France a peut-être une place dans l'histoire
00:14:09qui vaut un petit peu mieux que 21e de l'Union européenne.
00:14:13Là, aujourd'hui, on a un niveau en maths qui est équivalent, voire un peu inférieur à des pays comme
00:14:16la Slovaquie.
00:14:18Maxime Repère est avec nous, professeur justement d'Histoire Géo, vice-président du SNALC.
00:14:21Maxime Repère, bonjour, merci d'être avec nous en duplex sur CNews.
00:14:27Quelle est votre réaction d'abord ? Est-ce que vous êtes catastrophé ?
00:14:33Catastrophé, oui. Surpris, non.
00:14:35En fait, si vous voulez, j'entends les arguments relayés par le ministre.
00:14:39Il faut aussi prendre conscience que ces éléments évoqués par le ministre ne suffisent pas à expliquer cet effondrement.
00:14:49Vous savez, il faut garder à l'esprit que le niveau est mauvais en France.
00:14:55Il est mauvais.
00:14:57La France n'a pas la place qu'elle devrait avoir dans ce classement.
00:15:00Et tout ça, c'est lié à des choix pédagogiques douteux.
00:15:06C'est lié aussi au fait qu'on demande de plus en plus à l'école.
00:15:10Il y a de plus en plus d'éducation à, au détriment d'heures de français, d'heures de mathématiques.
00:15:17Et en fait, ce qui se passe, c'est qu'à force de multiplier les missions des enseignants et des
00:15:23personnels de l'éducation nationale,
00:15:25eh bien, forcément, on abaisse le niveau de qualité.
00:15:29À cela, vous ajoutez une crise d'attractivité majeure dans le métier, ce qui fait qu'on a du mal
00:15:34à recruter.
00:15:36Alors, j'entends qu'on me dise, oui, mais avec tout l'argent investi chaque année,
00:15:41pendant, depuis un certain nombre d'années, c'était le premier budget du gouvernement.
00:15:46Oui, sauf qu'il y a une très, très mauvaise gestion de cet argent au niveau de l'éducation nationale.
00:15:51Et c'est de l'argent qui ne va pas vers les professeurs.
00:15:54Ça, je tiens à le dire.
00:15:55Ça, c'est très, très important.
00:15:57Et on sait qu'effectivement, les professeurs sont extrêmement mal payés.
00:16:00Et c'est une vision globale, d'ailleurs, de comment est alimenté le service public.
00:16:05Les Français sont plus que jamais ponctionnés.
00:16:07On le verra tout à l'heure dans notre page, justement, sur le pouvoir d'achat.
00:16:11Et malheureusement, les professeurs, au même titre que les infirmières dans les hôpitaux, ne sont pas assez payés.
00:16:17Maxime Repère, je vous demande une petite seconde.
00:16:19Et j'aimerais que vous réagissiez à ce que disait ce matin sur notre antenne Sophie Audugé, spécialiste des politiques
00:16:25éducatives et de l'enfance,
00:16:26sur, justement, l'instruction versus la réussite.
00:16:29On a créé en 1832 l'instruction publique, qui est devenue en 1932 l'éducation nationale.
00:16:34On a remplacé un devoir de l'État qui considérait que chaque enfant était digne d'être instruit,
00:16:40c'est-à-dire de savoir parfaitement lire, écrire, compter, raisonner, pour être libre de penser par lui-même.
00:16:45Plus tard, par une éducation qui est une éducation qui, progressivement, est devenue une éducation de la réussite,
00:16:51où on ne garantit plus aux parents que leur enfant soit instruit.
00:16:54On leur garantit qu'il va réussir.
00:16:56On leur garantit qu'il va avoir le bac.
00:16:57Vous avez 81% d'une classe d'âge aujourd'hui qui va au bac,
00:17:00avec 96% de réussite au baccalauréat général.
00:17:05Et avec 59% à peu près de mention.
00:17:08Et l'année d'après, en supérieur, 52% échouent en première année.
00:17:11C'est un coût astronomique pour la France.
00:17:13Au-delà du coût astronomique, Maxime Repère, est-ce que vous êtes d'accord
00:17:16qu'on a changé de méthode en vœu des élèves maintenant qui réussissent
00:17:19et qui ne sont pas forcément instruits ?
00:17:22Je pense surtout qu'il faut distinguer deux choses.
00:17:24Il faut distinguer ce qui est fait au niveau de l'école
00:17:28et ce qui doit être fait au niveau de la famille.
00:17:30Et parfois, je suis désolé, mais la limite, elle n'est vraiment clou.
00:17:34C'est-à-dire qu'on demande parfois aux enseignants d'élever les enfants des autres.
00:17:39Et l'école, ce n'est pas ça, en fait.
00:17:41L'école, elle est là pour donner des savoirs, pour donner des savoir-faire,
00:17:47pour véhiculer les valeurs républicaines.
00:17:49Elle n'est pas là pour se substituer aux parents.
00:17:52Et au-delà des problèmes pédagogiques cités plus tôt,
00:17:55il y a aussi un problème d'autorité.
00:17:58C'est-à-dire que de plus en plus, vous avez des enseignants
00:18:00qui sont maltraités par le système,
00:18:04qui sont maltraités par leur hiérarchie
00:18:06et qui deviennent, j'allais dire, des serviteurs,
00:18:10serviteurs des élèves et des parents qui sont devenus des consommateurs.
00:18:13Donc, il faut à un moment donné que chacun soit à sa place.
00:18:16Quand on a des enfants, on a des droits,
00:18:19on a des devoirs, il en va de même pour les enseignants.
00:18:24Merci beaucoup, Maxime Repère.
00:18:25Merci d'avoir pris quelque temps sur votre emploi du temps très chargé.
00:18:29Et je note votre dernière phrase,
00:18:31les parents sont devenus des consommateurs.
00:18:33Ça, c'est-à-dire qu'on est...
00:18:35C'est un Airbnb, en fait, l'école.
00:18:37C'est-à-dire que je mets mon enfant,
00:18:38et puis l'école se débrouille, et derrière, voilà.
00:18:42Et en plus de ça, vous rajoutez ce que disait Sophie Audugé,
00:18:45c'est-à-dire que maintenant, on veut qu'ils passent le cap du bac,
00:18:50et donc, tac, on coche la case,
00:18:52peu importe s'il soit instruit ou non.
00:18:54Oui, dans le commentaire, d'ailleurs, de l'étude PISA,
00:18:59vous avez cette information très importante
00:19:01qui concerne le désinvestissement des parents.
00:19:04Exactement.
00:19:04Toute classe sociale confondue.
00:19:06Vous regardez, il y a une question très simple.
00:19:09Combien de fois êtes-vous interrogé par vos parents ?
00:19:13Puisque c'est une étude faite auprès des enfants de 15 ans
00:19:18sur votre travail scolaire, c'est à peine un tiers répond d'une fois par semaine.
00:19:23C'est ça.
00:19:23L'OCDE s'alarme du soutien des parents qui s'affaiblit
00:19:27alors qu'ils ont un rôle à jouer dans la réussite des enfants.
00:19:29C'est absolument dérisoire.
00:19:31Vous disiez tout le monde s'en fout.
00:19:33Eh bien, le symbole que tout le monde s'en fout,
00:19:36c'est ce chiffre-là.
00:19:36On ne parle pas aux enfants de ce qu'ils ont fait à l'école.
00:19:40Puis il y a un autre élément qui est mis en valeur par l'étude
00:19:44et qui explique d'ailleurs que la dégringolade soit générale.
00:19:49Donc si dans Hong Kong dégringole, enfin dégringole baisse,
00:19:52l'Allemagne baisse, même si ça baisse moins que chez nous,
00:19:55c'est la place de plus importante des écrans.
00:19:59Il y a des beaux discours sur le danger des écrans pour les élèves,
00:20:04l'idée d'interdire le portable au moins de 15 ans.
00:20:07Et au même moment, vous avez une irruption de plus en plus invasive
00:20:13des écrans à l'école et notamment en Ile-de-France.
00:20:18En Ile-de-France où cette année, vous êtes quasiment obligé
00:20:24de recourir à un système qui s'appelle Pearl Trees
00:20:28et qui est en fait un bouquet de contenus avec des textes,
00:20:33des vidéos, des QCM, dans lequel le professeur est censé,
00:20:38grâce à l'IA, pêcher un cours cohérent.
00:20:42Alors dans les faits, ça marche très peu, ça ne marche même pas du tout.
00:20:47Or les études qui prouvent que les enfants sont de moins en moins attentifs,
00:20:52capables d'une attention, de la durée nécessaire pour assimiler,
00:20:58sont fichus par terre par les écrans.
00:21:02Ça s'empêche de vous fixer.
00:21:05Et ça, c'est un résultat politique.
00:21:10Édouard Geffray le dit.
00:21:11Édouard Geffray dit effectivement, il a une formule pour parler des écrans.
00:21:16Il dit que, je vais la retrouver, c'est une arme de destruction massive, je crois.
00:21:23C'est un phénomène qui s'appelle la distraction numérique.
00:21:28Une arme de destruction intellectuelle massive.
00:21:30Voilà ce que dit Édouard Geffray.
00:21:32Mais d'un autre côté, j'en suis témoin puisque j'ai deux enfants,
00:21:37un au collège et un au primaire,
00:21:39et qui dit, en fait, il ne faut pas utiliser l'écran,
00:21:43mais en fait, toutes les infos sont là-dedans.
00:21:45C'est-à-dire, il y a un cours qui saute, l'info est là-dedans.
00:21:48Ah, vous n'êtes pas allé sur l'école directe ?
00:21:50C'est ce qu'on appelle des agences contradictoires.
00:21:53Et maintenant, il y a des ordinateurs maintenant dans toutes les classes.
00:21:57Au lycée, après, dans les grandes classes, ils ont des ordinateurs.
00:21:59On dit pas d'écran, pas d'écran.
00:22:01Donc, il y a aussi tout un, j'allais dire, un maelstrom autour de ça.
00:22:04On va y revenir juste après une première pause dans l'info de Villeneuve
00:22:08sur ce classement PISA parce qu'il est effrayant, alarmant.
00:22:11Et puis, les politiques aussi disent,
00:22:14M. Attal dit, le classement PISA est sorti,
00:22:16ses résultats ne sont pas seulement mauvais, ils sont alarmants.
00:22:19Doit-on rappeler à M. Attal combien de temps il est resté au ministère de l'Éducation nationale ?
00:22:22Est-ce que c'était suffisant, M. Attal, pour bien gérer les vraies formes ?
00:22:26Vous, maintenant, qui proposez un ministre de l'Éducation nationale
00:22:30et qui resterait l'entièreté de votre mandat éventuel présidentiel.
00:22:34C'est une question à poser.
00:22:36Nous la posons.
00:22:36A tout de suite.
00:22:41Dans un instant, on continue de parler de ce classement PISA,
00:22:44alarmant, effrayant, disent les politiques.
00:22:46Oui, mais en attendant, qu'est-ce qu'on fait ?
00:22:48On s'interrogera.
00:22:49Et en attendant, les dernières informations de Félicité Kinduck.
00:22:52Merci, Pierre. Bonjour à tous.
00:22:53À Paris, le trafic ferroviaire de la gare du Nord a été fortement perturbé ce matin.
00:22:58Jusqu'à trois heures de retard pour les TGV, SNCF et Eurostar.
00:23:02La cause, un accident de personnes mortelles sur la voie au niveau de Fresnois-le-Louat,
00:23:06dans l'Oise.
00:23:07Le drame s'est déroulé vers 6h30.
00:23:08Les trains ont dû dévier de voies pendant toute la durée de l'intervention des secours
00:23:11et des autorités.
00:23:13Et depuis midi, le trafic reprend progressivement.
00:23:16À Cagnes-sur-Mer, c'est l'indignation.
00:23:19Le musée Auguste Renoir a été victime d'un cambriolage tôt ce matin.
00:23:24Deux voleurs sont repartis avec deux œuvres.
00:23:26Deux autres ont été abandonnés.
00:23:28Une enquête est ouverte et les investigations sont en cours
00:23:30pour tenter de retrouver les tableaux et les cambrioleurs.
00:23:32Le maire de Cagnes s'est indigné.
00:23:34Écoutez-le.
00:23:36Au-delà des œuvres inestivables, c'est le patrimoine de tous les Français
00:23:40qui est aujourd'hui la cible de gangs, de mafieux,
00:23:43de gens qui veulent commettre le pire.
00:23:46Et donc, je forme le vœu que peut-être un jour,
00:23:49nos gouvernants comprendront que ces œuvres d'art,
00:23:51avant d'avoir un coup sur le marché,
00:23:53ont un coup dans le cœur des Français.
00:23:55C'est le patrimoine de tous les Français
00:23:56qui est violé quand on touche au musée.
00:23:59Les cartes bancaires n'ont jamais été aussi sûres
00:24:02et pourtant, les escroqueries continuent de progresser.
00:24:05Les fraudeurs changent de méthode
00:24:07plutôt que de pirater nos moyens de paiement.
00:24:09Ils manipulent directement les victimes
00:24:11pour les pousser à valider elles-mêmes l'opération.
00:24:14Les explications des Lodjamois.
00:24:16Un appel, un faux conseiller bancaire et une urgence
00:24:19vous disant qu'une opération suspecte est en cours sur votre compte.
00:24:22L'objectif ?
00:24:23Gagner votre confiance pour vous faire valider un paiement
00:24:26ou effectuer une transaction.
00:24:27Une fraude de plus en plus répandue qui touche tout le monde.
00:24:30Il n'y a pas de population qui est exemple de ce type de fraude.
00:24:33Tout le monde, les jeunes, les personnes âgées,
00:24:36les catégories socioprofessionnelles supérieures,
00:24:38tout le monde peut y être confronté.
00:24:40Et le phénomène prend de l'ampleur.
00:24:42Les montants liés à ce type d'escroquerie ont bondi de 34% en un an
00:24:45pour atteindre 516 millions d'euros.
00:24:48Les nombreuses suites de données personnelles
00:24:49offrent aussi de nouvelles armes aux escrocs
00:24:51et ainsi rendent leur message beaucoup plus crédible.
00:24:54Les fraudeurs utilisent ces données supplémentaires
00:24:56pour renforcer la crédibilité des messages d'hameçonnage.
00:24:59Typiquement, un faux message de la sécurité sociale
00:25:02sera plus crédible si votre numéro de sécurité sociale y est inséré.
00:25:06Pour s'en protéger, un réflexe,
00:25:08ne jamais transmettre de code ni valider une opération
00:25:11à la demande d'un appelant.
00:25:12En cas de doute, raccrochez, contactez directement votre banque.
00:25:16Le président ukrainien Volodymyr Zelensky
00:25:19espère rencontrer Donald Trump après le 20 septembre.
00:25:23L'objectif, discuter de livraison d'intercepteurs américains
00:25:26contre les missiles balistiques russes
00:25:28et relancer les négociations jusque-là au point mort.
00:25:31Une déclaration qui intervient après la reprise des hostilités
00:25:34et une attaque qui a fait au moins deux morts à Kiev.
00:25:36L'Union européenne vent debout contre la présence de responsables serbes
00:25:41au funérail du criminel de guerre serbe Radko Mladic.
00:25:44Une présence profondément regrettable,
00:25:46ont dénoncé les présidents du Conseil européen Antonio Costa
00:25:49et de la Commission européenne Ursula von der Leyen
00:25:52qui, selon eux, démontre ainsi, je cite,
00:25:54« un refus d'affronter un sombre chapitre de l'histoire récente de l'Europe ».
00:25:58Et puis on termine avec ces images,
00:26:00celles de Céline Dion, actuellement en France,
00:26:03pour une série de concerts.
00:26:04Une fois de plus, la star a accordé de son temps hier soir
00:26:08pour chanter avec ses fans.
00:26:09On revient ensemble ce moment.
00:26:11« How did you, how did you ? »
00:26:17« Magnifique ! »
00:26:30Donc en fait, ce n'est pas la peine d'aller au concert.
00:26:33Il faut se pointer au Royal Monceau tous les soirs
00:26:35et vous avez un concert.
00:26:37Et puis elle est quand même beaucoup plus près.
00:26:38C'est privé en plus.
00:26:40Parce que c'est à l'aréna, c'est ça, le concert de Céline Dion ?
00:26:43La Yo Arena à la Défense.
00:26:44Donc en gros, ce que vous voyez quand vous avez des places tout au fond,
00:26:48c'est en gros, vous mettez un soldat de plomb sur une boîte à chaussures
00:26:50et c'est comme ça que vous allez voir Céline Dion quand même.
00:26:53Là, vous l'avez à 3 mètres de vous.
00:26:55On pourrait dire « j'y étais ».
00:26:56C'est historique quand même.
00:26:57Et puis vous faites un selfie.
00:26:58Je voudrais bien faire un selfie avec Céline Dion devant le Royaume.
00:27:01Je voudrais très bien y aller aussi.
00:27:02On ira ensemble.
00:27:04Bon, alors, aujourd'hui, on rigole,
00:27:06mais cela dit, on va beaucoup moins rigoler.
00:27:10Surtout quand on va…
00:27:10Vous savez, faites-moi un plan sur la défaite d'Éric de Ritmatène.
00:27:14Parce que, vous voyez, on va parler de pouvoir d'achat dans un instant
00:27:17et ça va être assez désastreux.
00:27:19Ce qu'il y a de désastreux aussi, c'est le classement PISA
00:27:21et je voudrais qu'on termine sur ce sujet.
00:27:23Je vous lis quelques tweets.
00:27:24M. Retailleau dit « je ne propose pas une réforme de plus,
00:27:27je propose une révolution culturelle de l'éducation ».
00:27:29Je veux bien, mais regardons ce qu'il y a dans la révolution culturelle de l'éducation.
00:27:33M. Jeffrey, puisqu'on parlait des écrans.
00:27:35La consommation massive des réseaux sociaux associée à de moins bonnes performances scolaires.
00:27:39Le téléphone utilisé à des fins de loisirs dans l'établissement,
00:27:42trois heures de distraction par jour.
00:27:44Donc, c'est la faute à qui ?
00:27:45C'est la faute au téléphone portable.
00:27:47M. Bardella, le niveau des élèves français s'effondre en sciences,
00:27:50en mathématiques, compréhension de l'écrit.
00:27:52C'est un séisme pour notre pays qui dérive vers le déclin intellectuel.
00:27:56Moi, je veux bien tout ça, mais qu'est-ce qu'on fait maintenant, Yohann Uzaï ?
00:27:59Qu'est-ce qu'on fait ? Par où on prend le bout de la lorgnette ?
00:28:02Eh bien, on change de politique publique.
00:28:04Parce que tout ce que nous avons évoqué en première partie de cette émission
00:28:09relève des politiques publiques.
00:28:11Et ce ne sont même pas les ministres qui sont ablamés,
00:28:13puisqu'ils ont été jetés par Emmanuel Macron au bout de quelques mois seulement pour la plupart.
00:28:18Huit ministres de l'éducation nationale en neuf ans.
00:28:21Huit ministres.
00:28:22Comment voulez-vous qu'il y ait une cohérence ?
00:28:23J'ai même le sentiment qu'Emmanuel Macron a pris une forme de plaisir en nommant M. Blanquer
00:28:28et immédiatement ensuite M. Papendiaï pour mener une politique radicalement opposée
00:28:33à celle de son prédécesseur.
00:28:36Donc, comment voulez-vous qu'il y ait une réussite ?
00:28:39Celui qui est ablamé, c'est évidemment le président de la République
00:28:42qui, une fois de plus, n'a pas pris les bonnes décisions.
00:28:44Moi, je veux bien qu'on incrimine les parents.
00:28:46Sans doute, c'est vrai, ont-ils une part de responsabilité ?
00:28:49C'est de leur responsabilité de faire en sorte que les élèves, les enfants fassent
00:28:53leur devoir, de s'inquiéter de leur scolarité, bien sûr.
00:28:57Mais le principal responsable, il est à l'Elysée.
00:29:00Ce qui me conduit à dire, au fond, que tout va mal finalement dans ce pays.
00:29:03Parce que l'école est à terre.
00:29:04L'hôpital est à terre.
00:29:06L'insécurité galope.
00:29:08L'immigration est quasiment hors de contrôle.
00:29:11Le chômage arrive à des niveaux à nouveau records.
00:29:14Nous avons très très largement dépassé les 8%.
00:29:16Vous avez dit qu'on rigolerait moins.
00:29:18Le pouvoir d'achat est en berne.
00:29:20Donc, oui, cela relève aussi, bien sûr, malheureusement, du président de la République
00:29:24qui, au bout de 9 ans, en réalité, a très très largement contribué à mettre le pays à terre.
00:29:29Madeleine Nogesset, qui a écrit un livre justement sur l'éducation nationale récemment,
00:29:32a noté que sur 197 années de l'existence de l'éducation nationale,
00:29:38il y a eu 189 ministres.
00:29:40Ça vous donne quand même une idée, c'est presque un ministre par an.
00:29:42François Perra, il y a une chose dont on n'a pas parlé,
00:29:44c'est l'impact de l'immigration sur l'éducation nationale.
00:29:48Quel est-il ?
00:29:49Parce que j'ai l'impression que quand on lit les conclusions de l'OCDE,
00:29:53ils disent finalement que la chute des performances n'est pas due à l'immigration.
00:29:58Alors, je pense que sur cette question épineuse de l'immigration et du niveau scolaire,
00:30:02il faut distinguer deux questions.
00:30:03Une première question qui est, est-ce que les immigrés et enfants d'immigrés
00:30:07tirent à la baisse, dans l'absolu, le niveau scolaire en France ?
00:30:10Et la réponse est oui.
00:30:12Tout simplement parce qu'ils ont des résultats qui sont moins bons,
00:30:15et c'est mesuré, c'est vraiment absolument incontestable.
00:30:17En fait, c'est logique, parce qu'ils ne parlent pas la langue,
00:30:19ils arrivent et ils ont peut-être une moins bonne compréhension de l'écrit.
00:30:23Et en tout cas, ça...
00:30:24Oui, et puis de toute manière, il y a une association entre les facteurs sociaux et économiques
00:30:28et le niveau scolaire, et or, les facteurs socio-économiques des immigrés sont assez défavorables.
00:30:32Donc, il n'y a rien de surprenant dans tout ça, et on constate un retard d'environ...
00:30:36Ce n'est pas discriminant, c'est juste factuel.
00:30:38Oui, on constate un retard d'environ une cinquantaine de points de score PISA
00:30:42entre enfants issus de l'immigration et enfants non-immigrés.
00:30:45Combien de points ?
00:30:4650, une cinquantaine. En mathématiques, c'est 53 en 2025,
00:30:52sachant que 20 points correspondent à un an d'apprentissage scolaire.
00:30:56Donc, les enfants issus de l'immigration ont quelque chose comme
00:30:59deux ans de retard de niveau scolaire sur les enfants qui ne sont pas issus de l'immigration
00:31:05selon les définitions de l'OCDE, qui sont, il est vrai, un peu particulières.
00:31:09Donc, première chose, c'est ça.
00:31:10Donc, oui, effectivement, les enfants d'immigrés ont un niveau plus faible.
00:31:14Mais la deuxième chose, c'est plus précisément l'impact de l'immigration
00:31:18sur la chute observée du niveau scolaire ces dernières années.
00:31:22Et là-dessus, l'impact de l'immigration ne peut être que marginal.
00:31:25Pourquoi ? Pour deux raisons.
00:31:26Première chose, de 2018 à 2025, si on est honnête,
00:31:30il n'y a pas eu une révolution démographique dans la population des élèves de 15 ans.
00:31:34Les chiffres que j'ai, c'est qu'on est passé de 14% des élèves issus de l'immigration
00:31:38en 2018
00:31:39à 16 et quelques aujourd'hui.
00:31:41Donc, ce n'est pas une évolution considérable.
00:31:43Et la deuxième chose, c'est que le niveau de tous les élèves a baissé,
00:31:47y compris des élèves qui ne sont pas issus de l'immigration.
00:31:50Un petit dernier mot, Judith.
00:31:52Oui, juste l'accumulation que vous décrivez,
00:31:55accumulation de ministres, accumulation de réformes,
00:31:58accumulation de déclarations martiales,
00:32:01maintenant on va revenir aux fondamentaux, lire, écrire, compter,
00:32:04sans que ça ne fasse rien,
00:32:06me conduise à penser que le système n'est plus réformable par l'intérieur.
00:32:10Il n'est plus réformable parce que vous avez une proportion d'épreuves qui sont idéologisées.
00:32:14Il va bien falloir, pourtant.
00:32:15Parce que, non, il y a une autre manière de procéder,
00:32:18c'est d'instaurer une concurrence libre entre établissements,
00:32:23avec quelque chose...
00:32:24Avec des programmes différents, du coup ?
00:32:26Il y a maintenant quelque chose qui s'appelle le chèque scolaire.
00:32:30Ah oui.
00:32:31Sauf erreur de ma part, le seul candidat qui propose ça dans son programme pour 2027,
00:32:37c'est David Lissnard.
00:32:38C'est-à-dire que l'État, le contribuable,
00:32:41finance une certaine somme d'argent dont tous les parents disposent,
00:32:46pour ensuite avoir le libre choix de l'établissement.
00:32:48Ce qui leur permet, donc, de retirer leurs enfants des établissements
00:32:53dont tout le monde sait qu'ils courent à la catastrophe
00:32:56et qu'ils sont un désastre pour les enfants,
00:32:58et de choisir les meilleurs.
00:32:59Et la concurrence, c'est très très ça.
00:33:01Avec, évidemment, des diplômes qui restent nationaux,
00:33:04le bac restant un diplôme national,
00:33:07et des objectifs qui restent nationaux.
00:33:10Mais oui, le choix des motifs, puisque de toute façon,
00:33:12regardez, en lecture,
00:33:13on n'arrive pas à avoir la peau d'une méthode absolument désastreuse
00:33:19d'apprentissage de la lecture,
00:33:20qui s'appelle la méthode globale,
00:33:22qui a été remplacée par la méthode semi-globale.
00:33:24Tout le monde sait que ça ne fonctionne pas.
00:33:26Quand vous faites des papiers pour expliquer
00:33:28pourquoi, comment ça ne fonctionne pas,
00:33:30que ça fait des générations d'illettrés,
00:33:32on vous répond, en fait, ça n'existe plus.
00:33:33Vous regardez dans les faits, ça continue d'être enseigné.
00:33:36On s'en inspire, il y a des méthodes mixtes aujourd'hui.
00:33:38Donc, on réforme par l'extérieur et par la concurrence.
00:33:41Voilà ce qu'on pouvait dire sur ce classement PISA.
00:33:43Merci beaucoup, François Pierard,
00:33:44de nous avoir éclairé avec justement les études
00:33:47toujours très pertinentes de l'Observatoire Hexagone.
00:33:50Je vous le disais en titre,
00:33:51on va parler bien sûr de votre pouvoir d'achat,
00:33:53puisqu'il est en Berne en ce moment.
00:33:56Et ça a été, bien sûr,
00:33:58pour ceux qui ont lu le journal Les Echos hier matin,
00:34:01vous avez pu voir cette information
00:34:04qui ensuite a conduit à la polémique.
00:34:07Le gouvernement s'en est emparé
00:34:08et maintenant saisit le procureur de la République
00:34:10pour essayer de trouver les fautifs d'une telle fuite dans la presse.
00:34:14Le journal Les Echos disait que le gouvernement
00:34:18cherchait peut-être à piquer dans votre épargne salariale.
00:34:22L'épargne salariale, c'est quoi ?
00:34:23C'est vous, votre travail récompensé par votre employeur,
00:34:27par l'intermédiaire de primes, d'intéressement,
00:34:29et finalement rétro-pédalage.
00:34:31On va voir ça dans un instant.
00:34:32Mais d'abord, celui qui s'est exprimé en premier
00:34:34et qui a évidemment alimenté la polémique,
00:34:37c'est Roland Lescure,
00:34:38qui était l'invité d'RTL, c'était hier matin.
00:34:42Ça fait partie des pistes qu'on regarde.
00:34:43Comme d'autres, il n'y a rien d'acquis aujourd'hui.
00:34:46Mais j'entends bien que,
00:34:47et c'est pour ça que je suis un peu gêné par ces mesures,
00:34:49ou ces idées de mesures qui sont égrenées
00:34:51les unes après les autres,
00:34:52derrière chaque mesure,
00:34:53il y a une bonne raison de ne pas la faire.
00:34:55Mais la réalité, c'est que si on ne fait rien,
00:34:58on va dans le mur.
00:34:59Donc moi, je souhaite pouvoir présenter un budget global,
00:35:01équilibré.
00:35:02Je dirais aussi juste que possible.
00:35:04Et j'entends bien,
00:35:05j'étais rapporteur général de la loi Pacte,
00:35:07quand j'entends Bruno Le Maire dire
00:35:08« il ne faut pas faire ça »,
00:35:10je l'entends.
00:35:11Mais si on ne fait rien,
00:35:12on va dans le mur.
00:35:13Et moi, je souhaite que la France
00:35:14reste sur les rails de la croissance
00:35:17et de la soutenabilité budgétaire.
00:35:18C'est ma responsabilité.
00:35:21Et là, on a envie de dire
00:35:22« mais si on pique dans l'épargne salariale des gens,
00:35:25est-ce qu'on ne va pas droit dans le mur, justement, aussi ? »
00:35:28Mais M. Lescure,
00:35:29après neuf années de Macronie,
00:35:31n'a absolument aucune crédibilité.
00:35:33Il n'a plus aucune leçon à donner.
00:35:35Ils ont fait 1 500 milliards d'euros
00:35:37de dettes supplémentaires
00:35:38et ils veulent encore faire la poche des Français
00:35:40pour financer leurs propres erreurs.
00:35:42Ils veulent piquer l'argent des Français
00:35:44pour financer leurs échecs.
00:35:45Donc, ils n'ont aucune crédibilité.
00:35:47Je ne comprends même pas
00:35:48qu'il aille faire une matinale
00:35:49pour donner son avis
00:35:50et expliquer comment est-ce qu'il va résoudre le problème.
00:35:53Et comment il va résoudre le problème
00:35:54qu'il a lui-même créé ?
00:35:55Je pense qu'il n'attendait pas à être interrogé là-dessus.
00:35:58Vous savez comment ça marche ?
00:35:59Vous arrivez à une matinale à 7h30, 8h.
00:36:01Il y a un journal qui arrive.
00:36:02Tiens, en fait, on va vous interroger là-dessus aussi.
00:36:04Mais tout cela a un côté, évidemment, indécent.
00:36:06Personne ne demande à ce gouvernement de ne rien faire.
00:36:09L'opposition, les oppositions,
00:36:10leur demandent de faire des économies justes,
00:36:13celles qui sont réclamées par les Français.
00:36:16En commençant notamment par une administration
00:36:18qui coûte les yeux de la tête,
00:36:20par l'immigration qui coûte là aussi les yeux de la tête.
00:36:23Des chiffres sont sortis.
00:36:24On parle de plusieurs dizaines de milliards.
00:36:26C'est un mot tabou
00:36:27qui n'est jamais prononcé par le gouvernement.
00:36:30Donc, on ne leur demande pas de rien faire.
00:36:31On leur demande de faire des choses justes et efficaces.
00:36:34Beno Perra nous a rejoint.
00:36:35Bonjour.
00:36:36Jean-Pierre Delude.
00:36:37Directeur de Contribuels Associés.
00:36:39Pourquoi est-ce qu'on va toujours chercher dans les recettes
00:36:41et pas dans les dépenses ?
00:36:42Pour une raison très simple,
00:36:44c'est que les dépenses,
00:36:45vous savez, au bout d'un moment,
00:36:46c'est toujours de l'argent qui va dans la poche
00:36:47d'un particulier ou d'une entreprise.
00:36:49Donc, c'est très difficile pour nos responsables politiques
00:36:51de dire à certains Français
00:36:54que l'argent qu'ils avaient,
00:36:56ou certaines entreprises,
00:36:58que l'argent qu'ils avaient,
00:36:59finalement, on va leur enlever.
00:37:00Donc, c'est beaucoup plus facile de taxer.
00:37:02Et là, on voit bien,
00:37:03de toute façon, les cibles sont assez simples.
00:37:04Vous avez d'un côté les grosses entreprises,
00:37:06on voit bien avec notamment la poursuite
00:37:08de la surtaxe de l'impôt sur les sociétés.
00:37:11Deuxième victime,
00:37:12ça va être très probablement les retraités.
00:37:14Et troisième victime,
00:37:15ça va être ceux qui bénéficient
00:37:17de ce qu'on appelle des niches fiscales
00:37:18ou niches sociales,
00:37:21typiquement l'épargne d'entreprise
00:37:22ou encore les indemnités de rupture conventionnelles.
00:37:27En attendant, votre pouvoir d'achat,
00:37:29je le disais,
00:37:29est en berne.
00:37:30Et il n'y a qu'à regarder les totems.
00:37:32Les totems, c'est ces grands panneaux
00:37:33qu'il y a aux abords des stations essence
00:37:35qui vous annoncent le prix de l'essence
00:37:37et du diesel.
00:37:38Qui monte, qui monte, qui monte.
00:37:39Tancrede-Guillotel est à Issy-les-Moulineaux
00:37:42justement avec des usagers.
00:37:45Tancrede, évidemment,
00:37:46les usagers sont très inquiets
00:37:47de cette montée des prix de l'essence.
00:37:52Effectivement, bonjour Pierre,
00:37:54bonjour à tous.
00:37:54Dans la station où l'on se trouve,
00:37:56à Issy-les-Moulineaux,
00:37:56avec Olivier Campan,
00:37:57le prix du litre de sans plan 95,
00:38:00vous pouvez le voir,
00:38:01est à 2,11 euros.
00:38:03Des prix jamais atteints
00:38:05depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
00:38:08Pour vous donner une idée,
00:38:09un plein de 50 litres
00:38:10est environ 21 euros plus cher en moyenne
00:38:13qu'à la même période l'an dernier.
00:38:15Pour le désiel,
00:38:16l'écart est encore plus important.
00:38:18Vous l'avez dit,
00:38:20des utilisateurs,
00:38:21des usagers inquiets.
00:38:23Justement, je me trouve avec Régine,
00:38:25juste ici,
00:38:26qui vient de faire son plein.
00:38:27Vous me disiez que cette hausse des prix
00:38:29vous obligeait à vous adapter.
00:38:32Oui, tout à fait.
00:38:32Bonjour.
00:38:33Oui, d'abord,
00:38:34je prends de moins en moins mon véhicule
00:38:35et puis je suis passée au vélo
00:38:37pour éviter de faire trop de plein
00:38:39parce que l'essence continue de grimper,
00:38:42enfin ne baisse pas en tout cas.
00:38:44Merci beaucoup.
00:38:45Des prix qui poussent les utilisateurs
00:38:47à s'adapter,
00:38:48et à aussi faire attention
00:38:50aux régulateurs de vitesse,
00:38:51par exemple,
00:38:51des petites techniques
00:38:52pour lisser la consommation.
00:38:55Cela les oblige également
00:38:57à faire attention à leurs dépenses
00:38:59dans d'autres domaines.
00:39:00Un point à noter également
00:39:01pour nos téléspectateurs,
00:39:03cette indemnité garburant
00:39:05de 100 euros versée par l'État
00:39:06dont peuvent bénéficier
00:39:07certains travailleurs
00:39:09aux revenus plus modestes.
00:39:10La porte-parole du gouvernement
00:39:12a été interrogée il y a quelques jours
00:39:13et elle mentionnait
00:39:14que plus d'un million de Français
00:39:16n'en avait toujours pas fait la demande.
00:39:18Merci beaucoup,
00:39:19Tancred,
00:39:19Guy Hôtel,
00:39:20avec Olivier Campan
00:39:21dans cette station service
00:39:22et merci à madame l'usagère
00:39:24qui maintenant va prendre son vélo.
00:39:26On ne sait pas s'il y a
00:39:27des régulateurs de vitesse
00:39:28sur les vélos.
00:39:29Éric de Ritmatène,
00:39:30cette hausse des carburants,
00:39:32on atteint des sommelles.
00:39:33Oui, on a le baril
00:39:35qui arrive à 100 dollars.
00:39:36C'est quand même énorme.
00:39:38Le pic a été 120 dollars
00:39:40au plus fort de la crise
00:39:41mais c'est quand même
00:39:42une progression de 62%
00:39:44depuis le 1er janvier.
00:39:45Donc vous voyez,
00:39:45ça se répercute
00:39:46sur le prix du carburant.
00:39:48Dans certaines stations,
00:39:49d'ailleurs sur autoroutes
00:39:51ou dans des grands centres urbains,
00:39:53on est déjà à 2,50 euros
00:39:54sur le diesel.
00:39:56On parle peut-être même
00:39:57d'arriver un jour à 3 euros.
00:39:59On arrive dans des folies furieuses
00:40:01au niveau des prix de l'essence.
00:40:03Alors dans les astuces qui existent,
00:40:04c'est rouler de moins en moins vite.
00:40:07On se déplace moins.
00:40:08Le ministère de l'économie
00:40:09a confirmé qu'il y avait une baisse
00:40:11de la consommation de carburant.
00:40:12Et cet été, ça a été le cas.
00:40:13Les Français ont essayé
00:40:15parce que quand vous avez
00:40:16de la route à faire,
00:40:17on n'a pas le choix.
00:40:18Il y a plusieurs pistes
00:40:19qui sont évoquées.
00:40:20C'est la TVA sociale par exemple.
00:40:21Oui, alors la TVA sociale,
00:40:22si vous voulez,
00:40:24ça consiste à augmenter la TVA
00:40:27puisque la TVA,
00:40:27tout le monde la paye
00:40:28sur tous les achats
00:40:29et de prendre une partie
00:40:31de cette TVA
00:40:31pour financer
00:40:33notre système social,
00:40:35en particulier
00:40:35la sécurité sociale.
00:40:37Alors ça avait été fait
00:40:37par Nicolas Sarkozy.
00:40:39Quand il l'a fait,
00:40:40François Hollande
00:40:41l'a supprimé.
00:40:42Curieusement,
00:40:43François Hollande
00:40:43maintenant est pour.
00:40:44Il l'a dit dans le magazine
00:40:45Le Point
00:40:45et dans son programme.
00:40:47Bruno Le Maire est pour.
00:40:48Atal est pour.
00:40:49Le MEDEF est pour.
00:40:50Alors c'est quoi ?
00:40:51Ça serait en fait
00:40:51le taux normal
00:40:53qui est de 20%.
00:40:53Vous savez actuellement,
00:40:5420% la TVA
00:40:56parce qu'il y a des TVA minorées
00:40:57pour les produits
00:40:58de grande consommation.
00:40:59Mais là,
00:41:00le taux courant
00:41:01c'est 20%.
00:41:01Si on le montait à 23%
00:41:03ou si même
00:41:03on le montait à 25%,
00:41:05bien sûr que les Français
00:41:06verraient les prix augmentés
00:41:07dans les magasins
00:41:07mais ça générerait
00:41:09tellement de recettes fiscales
00:41:10qu'on pourrait donc
00:41:12financer une partie
00:41:13de la sécu
00:41:14et baisser en contrepartie
00:41:16les cotisations sociales
00:41:17et redonner du salaire.
00:41:19Ça c'est une démonstration
00:41:20qui a été faite
00:41:20par le patronat
00:41:21et par Pierre Gattaz
00:41:22qui est l'ancien président
00:41:23du patronat
00:41:24qui est aussi chef d'entreprise.
00:41:25Président de Radial,
00:41:26il ne faut pas l'oublier.
00:41:27Alors vous allez voir
00:41:27sur le petit tableau
00:41:28que je vous ai préparé,
00:41:30chaque point de plus
00:41:30de TVA
00:41:31c'est 10 milliards
00:41:32qui entrent
00:41:33dans les caisses de l'État.
00:41:34Si vous passez à 22 points
00:41:35par exemple,
00:41:36c'est 20 milliards.
00:41:36Si vous passez à 25%
00:41:38de TVA
00:41:38c'est 50 milliards.
00:41:40Vous voyez compte ?
00:41:41C'est considérable.
00:41:41Et l'impact
00:41:42sur la feuille de paie
00:41:43c'est 3% de plus.
00:41:46Si vous avez une TVA
00:41:46à 22%,
00:41:47vous aurez 3% de plus
00:41:48sur la feuille de paie
00:41:49en net.
00:41:50Si c'est 5 points,
00:41:51si on passe à 25%,
00:41:52il y aurait de répercussions
00:41:54à condition
00:41:54que tout le monde
00:41:55joue le jeu.
00:41:56Et là,
00:41:56ce serait un gain
00:41:57en salaire net
00:41:57de 7,5%.
00:41:59Prenons un exemple.
00:42:00Si vous avez
00:42:002000 euros net par mois,
00:42:01vous auriez 2150.
00:42:03Et si vous avez
00:42:043000 euros net par mois,
00:42:05vous auriez 3 225.
00:42:06Ce n'est pas négligeable.
00:42:07Mais vous avez
00:42:08énormément de détracteurs.
00:42:09Ah oui,
00:42:10mais ça va augmenter
00:42:10l'inflation.
00:42:11Ça va augmenter les prix.
00:42:12On ne va pas s'en sortir.
00:42:13Il faut que les patrons
00:42:14jouent le jeu.
00:42:15Benoît.
00:42:16Effectivement,
00:42:16sur cette question
00:42:17de TVA sociale,
00:42:19il faut d'abord
00:42:19préciser quelque chose.
00:42:20C'est qu'aujourd'hui,
00:42:2170% des cotisations
00:42:26sont financées
00:42:27par le travail,
00:42:28en l'occurrence
00:42:28par la CSG Activité.
00:42:29Donc c'est vrai
00:42:30que le travail aujourd'hui,
00:42:31notre système de protection sociale
00:42:32est largement financé
00:42:33par le travail.
00:42:33Donc c'est vrai
00:42:34qu'il faut absolument
00:42:34alléger ce poids
00:42:35parce que le poids
00:42:36qui repose sur les actifs
00:42:37est très important.
00:42:39Et deuxièmement,
00:42:40la TVA,
00:42:40vous savez,
00:42:40c'est un impôt
00:42:41qui sert à tout.
00:42:4250% des recettes
00:42:43de la TVA,
00:42:43ça sert à financer l'État.
00:42:4525% sert à financer
00:42:46les dépenses
00:42:47des collectivités locales.
00:42:48Et 25% servent déjà
00:42:50à financer
00:42:51la sécurité sociale.
00:42:52Donc en fait,
00:42:52la TVA,
00:42:53elle sert déjà
00:42:54à financer
00:42:54la sécurité sociale.
00:42:55Un mot simplement
00:42:56pour dire que l'avantage
00:42:57d'augmenter la TVA,
00:42:58c'est que la TVA,
00:42:59tout le monde la paye,
00:43:00y compris les 100 millions
00:43:00de touristes
00:43:01qui viennent tous les ans
00:43:02en France.
00:43:03Donc ça ne repose pas
00:43:03uniquement sur les Français.
00:43:04C'est un avantage
00:43:05considérable quand même.
00:43:06Et puis c'est une réponse
00:43:07aussi à ceux
00:43:08qui souhaitent
00:43:08un impôt universel.
00:43:10Et ça,
00:43:11effectivement,
00:43:11parce qu'on parle toujours
00:43:12des impôts
00:43:12sur les plus riches.
00:43:13Mais il y a d'autres aussi
00:43:14qui disent
00:43:15pourquoi ne pas faire
00:43:16un impôt
00:43:17à minima,
00:43:17je ne sais pas,
00:43:18moi par exemple,
00:43:1850 euros minimum
00:43:19par an
00:43:20pour ceux
00:43:21qui ont des revenus
00:43:21les plus faibles.
00:43:22Ça vous fait sourire,
00:43:23je dis ?
00:43:24Non,
00:43:24parce qu'on parle toujours
00:43:25d'augmenter les impôts,
00:43:26TVA ou autre chose,
00:43:27il s'agit toujours
00:43:28d'augmenter les impôts.
00:43:29C'est ce que je disais
00:43:29tout à l'heure,
00:43:30on ne s'attaque jamais
00:43:31à la dépense.
00:43:32À la dépense.
00:43:33C'est le grand mal du pays.
00:43:34Comment ?
00:43:35Il faut vraiment du courage
00:43:35pour s'attaquer à la dépense.
00:43:36Ah, le courage.
00:43:38On pourrait faire une émission,
00:43:39je pense,
00:43:39de 4 heures sur le courage politique.
00:43:41On la fera un jour
00:43:42et vous viendrez,
00:43:42Benoît Perrin.
00:43:43Dans un instant,
00:43:44la page justice
00:43:46et avec ce procès,
00:43:4831 victimes avaient perdu la vie
00:43:50en tentant de rejoindre
00:43:51le Royaume-Uni par la mer.
00:43:52Le 24 novembre 2021,
00:43:55nous suivrons ce procès
00:43:57qui se déroule
00:43:59au tribunal correctionnel de Paris
00:44:01et justement,
00:44:02nous parlons de l'immigration.
00:44:03C'est dans un instant
00:44:04sur CNews.
00:44:04Restez avec nous.
00:44:08Et dans un instant,
00:44:09nous nous consacrons
00:44:10une page aux migrants
00:44:12qui tentent toujours
00:44:13de rejoindre l'Angleterre.
00:44:14On se posera la question
00:44:15de savoir pourquoi
00:44:16est-ce que le Royaume-Uni
00:44:17reste la préoccupation
00:44:19et la destination numéro un
00:44:20pour ces migrants
00:44:21et bien sûr,
00:44:22avec le procès
00:44:24des passeurs
00:44:24dans un instant
00:44:25après les dernières informations.
00:44:26Félicité Kindoki.
00:44:28Merci Pierre.
00:44:28Bonjour à tous.
00:44:30Les pompiers sont vent debout
00:44:31après plusieurs jours de grève.
00:44:34Six semaines de grève,
00:44:35très précisément.
00:44:36Ils dénoncent
00:44:36un manque de moyens financiers,
00:44:38matériels et humains
00:44:38après un été intense
00:44:40au feu de forêt
00:44:40d'une virulence inédite
00:44:41lors desquels
00:44:42ils étaient en première ligne.
00:44:43Les pompiers jugent
00:44:44d'insuffisant
00:44:45le projet de loi finance
00:44:46du gouvernement
00:44:46destiné à moderniser
00:44:47la sécurité civile.
00:44:48On écoute le porte-parole
00:44:50de l'intersyndicale
00:44:51des sapeurs-pompiers.
00:44:53On ne peut pas transformer
00:44:54deux années du travail
00:44:55du Beauvau
00:44:55en opération de communication
00:44:57et éviter de parler
00:44:58de réforme.
00:44:59Nous faisons grève
00:45:00pour la population
00:45:00parce que nous refusons
00:45:02d'attendre l'effondrement
00:45:03pour agir.
00:45:04Nous attendions
00:45:05une grande loi.
00:45:06Nous découvrons aujourd'hui
00:45:07un texte qui évite
00:45:08les sujets essentiels.
00:45:09Si le gouvernement
00:45:09veut réellement moderniser
00:45:11la sécurité civile,
00:45:12il doit revoir sa copie.
00:45:13L'enclave espagnole
00:45:15de Ceuta
00:45:15demande l'aide
00:45:16de l'Union européenne
00:45:17pour assurer
00:45:17l'intégrité
00:45:18de son territoire.
00:45:19Après l'arriverée massive
00:45:20de 70 000 personnes
00:45:22dont 5 à 10 000 migrants
00:45:23restaient sur place
00:45:24en provenance du Maroc.
00:45:25C'était fin juillet.
00:45:26Le dirigeant de Ceuta
00:45:27a réclamé à Bruxelles
00:45:28une présence permanente
00:45:29de l'Europe
00:45:30dans cette zone.
00:45:31Une rencontre
00:45:31avec deux commissaires européens
00:45:33est prévue prochainement
00:45:34à Bruxelles.
00:45:34En Ukraine,
00:45:36des frappes russes nocturnes
00:45:37dans plusieurs districts
00:45:38de Kiev
00:45:38et sa banlieue
00:45:39ont fait au moins
00:45:40deux morts
00:45:41et huit blessés.
00:45:42Une reprise des hostilités
00:45:43qualifiée d'attaque horrible
00:45:44par l'Ukraine
00:45:45après une accalmie
00:45:46de trois jours
00:45:47à l'occasion
00:45:47d'une visite inédite
00:45:48des émissaires américains
00:45:49venus relancer
00:45:50les pourparlers
00:45:51entre les deux pays belligérants.
00:45:52Des négociations
00:45:53qui n'évoluent pas.
00:45:54Le président
00:45:55Volodymyr Zelensky
00:45:56souhaite rencontrer
00:45:57Donald Trump
00:45:57pour relancer
00:45:58ses pourparlers.
00:45:59Le président américain
00:46:00qui suscite
00:46:01une nouvelle polémique
00:46:02géographique
00:46:02après sa propre carte
00:46:03publiée sur son réseau social.
00:46:05Une carte des Etats-Unis
00:46:06qui englobe
00:46:07toute l'Amérique du Nord,
00:46:08le Mexique,
00:46:09le Canada,
00:46:09le Groenland
00:46:10et l'Islande
00:46:11mais aussi
00:46:11plusieurs territoires français
00:46:12dont la Martinique,
00:46:13la Guadeloupe,
00:46:14Saint-Barthélemy,
00:46:15Saint-Martin
00:46:15et Saint-Pierre-et-Miquelon.
00:46:17En réaction,
00:46:18l'Islande a décidé
00:46:18de convoquer
00:46:19l'ambassadeur des Etats-Unis.
00:46:21Et on termine
00:46:22au Royaume-Uni
00:46:22avec la rentrée prestigieuse
00:46:24du prince Georges.
00:46:26Le fils aîné
00:46:26du prince William
00:46:27et de la princesse Kate
00:46:28est rentré ce matin
00:46:29en costume cravate
00:46:30au collège privé
00:46:31pour garçons Dayton
00:46:32près du château de Windsor
00:46:34accompagné par ses parents
00:46:36et accueilli
00:46:36par le proviseur lui-même
00:46:39cet établissement d'élite
00:46:40coûte, tenez-vous bien,
00:46:42environ 63 000 livres
00:46:43soit 72 000 euros par an.
00:46:47On se demande
00:46:47si c'est au frais
00:46:48du contribuable Britannique.
00:46:50Bonne question.
00:46:50Vous pensez
00:46:51qu'il allait rentrer
00:46:52en Birkenstock
00:46:52et en Baggy à Eaton ?
00:46:54Non, je m'attends
00:46:55l'élite de l'élite Eaton.
00:46:57Franchement,
00:46:57on aimerait tous avoir
00:46:58des enfants qui rentrent à Eaton.
00:47:00Merci beaucoup.
00:47:01Félicité, Kindoki.
00:47:02On va parler des migrants
00:47:03puisque le Royaume-Uni
00:47:05justement reste
00:47:06la destination
00:47:09privilégiée
00:47:09de ces migrants
00:47:10qui envahissent
00:47:11les plages
00:47:12de Calais
00:47:13et du nord
00:47:14de la France.
00:47:15Vous écouterez
00:47:15des différents témoignages
00:47:17dans un instant
00:47:18et nous serons
00:47:19avec Fernand Gontier,
00:47:20l'ancien directeur central
00:47:21de la police
00:47:22aux frontières.
00:47:23Je voudrais
00:47:23que nous nous attachions
00:47:26maintenant
00:47:26à ce procès
00:47:27qui se déroule
00:47:27en ce moment
00:47:28au tribunal correctionnel
00:47:29de Paris
00:47:30puisque
00:47:30souvenez-vous
00:47:31le 24 novembre 2021
00:47:3331 victimes
00:47:3431 personnes
00:47:35ont perdu la vie
00:47:36en tentant
00:47:37de rejoindre
00:47:37justement
00:47:38le Royaume-Uni.
00:47:39Près de 5 ans plus tard
00:47:4014 personnes
00:47:40sont jugées
00:47:41donc justement
00:47:42à partir d'aujourd'hui
00:47:42à Paris.
00:47:43Mathieu Devez
00:47:44est sur place
00:47:45vous êtes au tribunal
00:47:46ces hommes
00:47:47sont soupçonnés
00:47:48de faire partie
00:47:48des réseaux de passeurs
00:47:50à l'origine
00:47:51de ce drame
00:47:51Mathieu.
00:47:56Exactement Pierre
00:47:56c'est tout simplement
00:47:57le naufrage
00:47:58le plus meurtrier
00:47:59dans la Manche
00:47:59vous l'avez dit
00:48:0031 personnes
00:48:01sont mortes
00:48:02c'était dans la nuit
00:48:03du 23 au 24 novembre 2021
00:48:05des personnes
00:48:06victimes
00:48:07âgées de 7 à 46 ans
00:48:09majoritairement
00:48:09des Kurdes irakiens
00:48:11mais il y avait également
00:48:12des Afghans
00:48:12des Éthiopiens
00:48:13et des Égyptiens
00:48:14seulement deux personnes
00:48:15seulement deux personnes
00:48:16Pierre
00:48:16ont survécu
00:48:18à ce naufrage
00:48:18donc ce bateau
00:48:19ce tout petit bateau
00:48:20qui devait rejoindre
00:48:21le Royaume-Uni.
00:48:22Alors 5 ans plus tard
00:48:23vous avez 14 personnes
00:48:25qui sont jugées
00:48:26à partir d'aujourd'hui
00:48:27et pendant 3 semaines
00:48:28ces personnes
00:48:29il y a des Afghans
00:48:30et des Kurdes irakiens
00:48:31majoritairement
00:48:32beaucoup d'interprètes
00:48:33d'ailleurs
00:48:34dans la salle d'audience
00:48:35juste derrière moi
00:48:36premier jour marqué
00:48:37par quelques difficultés
00:48:38techniques avec
00:48:39ces Afghans
00:48:40ces Kurdes irakiens
00:48:40qui ont du mal
00:48:41à comprendre
00:48:41malgré les interprètes
00:48:43tout ce qui se dit
00:48:43à l'intérieur
00:48:44de cette salle d'audience
00:48:45ce que je peux vous dire
00:48:46c'est que très concrètement
00:48:47on leur reproche quoi
00:48:48à ces passeurs
00:48:49c'est d'avoir
00:48:49fait passer
00:48:51justement
00:48:51des migrants
00:48:52au Royaume-Uni
00:48:54à l'intérieur
00:48:54donc de ce petit bateau
00:48:56bateau gonflable
00:48:57d'avoir fait payer
00:48:573000 euros
00:48:58la place à l'intérieur
00:48:59de ce petit bateau gonflable
00:49:01bien sûr
00:49:01inadapté à la navigation
00:49:03en haute mer
00:49:03et surtout
00:49:04dépourvu
00:49:05de gilets
00:49:06de sauvetage
00:49:07alors je vous propose
00:49:07d'écouter l'émotion
00:49:08des avocats
00:49:09des familles
00:49:10des victimes
00:49:10qu'on a pu interroger
00:49:11tout à l'heure
00:49:12avec Charles Bagé
00:49:12on peut considérer
00:49:14que c'est le procès
00:49:15de la cupidité
00:49:16du cynisme
00:49:18de l'inhumanité
00:49:20puisque de façon délibérée
00:49:21certains d'entre eux
00:49:22ont mis
00:49:23les victimes
00:49:24dans un small boat
00:49:25qui était totalement
00:49:26inadapté
00:49:27à la traversée
00:49:28en mer de Manche
00:49:29donc ça c'est une réalité
00:49:31c'est acquis au dossier
00:49:32parmi ces passeurs
00:49:334 d'entre elles
00:49:34qui sont les dernières
00:49:36personnes à avoir vu en vie
00:49:37les familles de victimes
00:49:38elles étaient donc
00:49:39sur les côtes
00:49:39de Calais ce soir là
00:49:41elles ont vu
00:49:42les derniers gestes
00:49:44les derniers mots
00:49:45de ces familles
00:49:46avant qu'elles embarquent
00:49:48sur ce bateau de fortune
00:49:50et donc
00:49:51il y a évidemment
00:49:52des attentes
00:49:56ce procès va donc
00:49:57durer Pierre
00:49:583 semaines
00:49:59et certains prévenus
00:50:00certains passeurs
00:50:01présumés donc
00:50:02de migrants
00:50:02en cours
00:50:02jusqu'à 10 ans
00:50:03de prison
00:50:05Vez au tribunal
00:50:07de Paris
00:50:08avec Charles Baget
00:50:10nous sommes avec
00:50:10Fernand Gontier
00:50:11bonjour
00:50:12vous êtes
00:50:12ancien directeur
00:50:14central de la police
00:50:15aux frontières
00:50:16expliquez-moi
00:50:17monsieur Gontier
00:50:18pourquoi est-ce que
00:50:19le Royaume-Uni
00:50:20reste une destination
00:50:21privilégiée ?
00:50:23Le Royaume-Uni
00:50:24est une destination
00:50:25historique
00:50:26qui remonte
00:50:27aux années 90
00:50:27déjà
00:50:28depuis l'époque
00:50:29les migrants
00:50:30sont très attirés
00:50:31par un régime
00:50:32qui est très communautaire
00:50:34et qui permet
00:50:35d'accueillir
00:50:36j'allais dire
00:50:36des migrants
00:50:38des pays d'origine
00:50:39assez facilement
00:50:40de trouver du travail
00:50:42de se loger
00:50:43de demander l'asile
00:50:44voilà
00:50:45des documents d'identité
00:50:47ne sont pas obligatoires
00:50:48en Grande-Bretagne
00:50:48voilà
00:50:49donc il y a
00:50:49plein d'explications
00:50:51liées à la fois
00:50:53donc à la législation nationale
00:50:56mais aussi aux facilités
00:50:58qui sont permises
00:51:00pour ces migrants
00:51:01il y a aussi
00:51:02la question historique
00:51:04des anciennes colonies
00:51:06notamment
00:51:06mais pas que
00:51:06monsieur Gontier
00:51:08c'est très important
00:51:08ce que vous avez dit
00:51:09parce que je pense
00:51:09qu'il y a peu de personnes
00:51:10qui sont grandes
00:51:11vous avez dit
00:51:11au Royaume-Uni
00:51:12on n'a pas besoin
00:51:13de papier d'identité
00:51:14comment ça ?
00:51:16Eh bien
00:51:16les cartes d'identité
00:51:18les passeports
00:51:18ne sont pas obligatoires
00:51:20donc on peut circuler
00:51:21librement
00:51:22et prouver son identité
00:51:23par tout moyen
00:51:24et donc
00:51:26cela permet
00:51:27à n'importe qui
00:51:28Qu'est-ce que vous appelez
00:51:28par tout moyen
00:51:29pardonnez-moi de vous couper
00:51:30monsieur Gontier ?
00:51:30Par tout moyen
00:51:31c'est-à-dire
00:51:32par des témoignages
00:51:33par un certain nombre
00:51:35de documents
00:51:35j'allais dire
00:51:36annexes
00:51:37des permis de conduire
00:51:38des documents sociaux
00:51:40etc.
00:51:41C'est pas juste
00:51:43par le témoignage
00:51:44d'un autre migrant
00:51:45qui serait avec vous
00:51:46et qui disait
00:51:46si je le connaîtrais bien
00:51:47il habite dans mon village
00:51:48donc je vous certifie
00:51:50que c'est cette personne-là
00:51:52Absolument
00:51:52donc c'est ce régime-là
00:51:54qui malgré
00:51:55une tentative récente
00:51:57de modification
00:51:59permet
00:52:00j'allais dire
00:52:00à tout un chacun
00:52:02qui plus est clandestin
00:52:03de vivre
00:52:04quasiment
00:52:05normalement
00:52:06et d'évoluer
00:52:07dans la société britannique
00:52:08donc c'est une facilité
00:52:10qui est sans doute
00:52:11historique
00:52:11et culturelle
00:52:13mais en tout cas
00:52:13qui facilite
00:52:14la libre circulation
00:52:15des migrants
00:52:16au sein du Royaume-Uni
00:52:18L'autre question
00:52:19Ferdinand Gontier
00:52:20c'est est-ce qu'on a
00:52:20les moyens
00:52:21de lutter
00:52:22justement
00:52:22contre ces migrants
00:52:23qui d'après
00:52:24les différents témoignages
00:52:26se regroupent
00:52:28et maintenant
00:52:28font des dégâts
00:52:29sur les plages
00:52:31du nord de la France
00:52:33oui c'est une affaire
00:52:34je reviens
00:52:35si vous le permettez
00:52:36d'abord sur cette enquête
00:52:37qui est une enquête
00:52:38de longue haleine
00:52:39et qui a mobilisé
00:52:41le professionnalisme
00:52:43des policiers
00:52:43des enquêteurs
00:52:44de la police aux frontières
00:52:45c'est une enquête
00:52:46donc très longue
00:52:47sur une structure
00:52:48très organisée
00:52:50internationale
00:52:50ce qui n'a pas suffisamment
00:52:52été dit jusqu'à maintenant
00:52:53puisque le matériel
00:52:55vient de Chine
00:52:55il transite par la Turquie
00:52:57puis par l'Allemagne
00:52:58les Pays-Bas
00:52:59la Belgique
00:53:00les campements
00:53:01qui concernent
00:53:03les migrants
00:53:04sont organisés
00:53:05dans plusieurs pays
00:53:06également
00:53:06donc c'est une enquête
00:53:08vraiment de très grande
00:53:09envergure
00:53:09très organisée
00:53:10on est vraiment
00:53:11sur le haut du spectre
00:53:12en termes de trafic
00:53:14de migrants
00:53:15et je crois qu'aujourd'hui
00:53:16si on veut lutter
00:53:17contre ces phénomènes
00:53:18qui ont débuté
00:53:19en 2018
00:53:20et surtout en 2019
00:53:21et qui se poursuivent
00:53:22aujourd'hui
00:53:23avec des bateaux
00:53:24toujours plus gros
00:53:25mais pas mieux équipés
00:53:27d'ailleurs
00:53:27il faut envisager
00:53:29une action
00:53:29véritablement
00:53:30européenne
00:53:30mieux contrôler
00:53:31nos frontières extérieures
00:53:33parce que les personnes
00:53:34qui arrivent à Calais
00:53:35ou à Dunkerque
00:53:36à Grand Saint
00:53:36etc.
00:53:37ne sont pas arrivées
00:53:39en parachute
00:53:39elles sont arrivées
00:53:41par des pays
00:53:41européens
00:53:42que ce soit
00:53:43l'Italie
00:53:43la Grèce
00:53:44et d'autres
00:53:45et donc
00:53:46il est important
00:53:46de mieux contrôler
00:53:48nos frontières extérieures
00:53:49à ce que tout le monde
00:53:50dit depuis des années
00:53:51et puis
00:53:52améliorer
00:53:53notre coopération
00:53:54avec
00:53:55la Grande-Bretagne
00:53:57en particulier
00:53:58sur le plan
00:53:59judiciaire
00:54:01si tant est
00:54:01qu'ils changent
00:54:02comme vous l'avez dit
00:54:03tout à l'heure
00:54:04leurs textes
00:54:04parce que si vous avez
00:54:05j'allais dire
00:54:06des textes
00:54:07qui permettent
00:54:08d'arriver
00:54:08sans papier d'identité
00:54:09comment est-ce que
00:54:10vous voulez faire
00:54:10une coopération
00:54:11j'allais dire
00:54:11solide ?
00:54:12Oui
00:54:13je voulais évoquer
00:54:14surtout la coopération
00:54:15policière et judiciaire
00:54:17en matière d'enquête
00:54:18en matière d'investigation
00:54:20sur les migrants
00:54:21sur les passeurs
00:54:22parce que
00:54:23dans cette affaire-là
00:54:24il y a une partie
00:54:25de la filière
00:54:26qui prend aussi
00:54:28en Grande-Bretagne
00:54:30qui prend naissance
00:54:30en Grande-Bretagne
00:54:31il y a des financiers
00:54:32il y a des banquiers
00:54:33il y a tout un réseau
00:54:35de transit
00:54:36de l'argent
00:54:37qui prend aussi naissance
00:54:40en Grande-Bretagne
00:54:41nous n'avons pas
00:54:43d'accord
00:54:43de coopération
00:54:44judiciaire
00:54:45et policière
00:54:45avec la Grande-Bretagne
00:54:46c'est quand même
00:54:47dommage
00:54:47Donc c'est pas que
00:54:49évidemment
00:54:50j'allais dire
00:54:51sur les plages
00:54:52et en mer
00:54:53il y a des choses
00:54:54à regarder
00:54:55de plus près
00:54:56dans les établissements
00:54:57bancaires
00:54:58à Londres
00:54:59où il y a
00:54:59ces flux d'argent
00:55:00et évidemment
00:55:01on voudrait en savoir plus
00:55:02Merci beaucoup
00:55:03Monsieur Gontier
00:55:04ancien directeur central
00:55:05de la police aux frontières
00:55:06d'avoir été avec nous
00:55:07et d'avoir nourri
00:55:09le débat
00:55:10c'est bancal
00:55:12en fait
00:55:12finalement
00:55:12ces accords
00:55:13qu'on a entre
00:55:14la France
00:55:14et la Grande-Bretagne
00:55:15Oui ça fait 20 ans
00:55:16qu'ils ne fonctionnent pas
00:55:17en réalité
00:55:17parce que ça fait 20 ans
00:55:18qu'ils ne parviennent pas
00:55:19à juguler l'immigration
00:55:21qui n'est pas la même
00:55:22que celle que nous connaissons
00:55:23en France
00:55:23nous avons une immigration
00:55:25qui vient principalement
00:55:25du Maghreb
00:55:26c'est une immigration
00:55:28qui vient d'abord
00:55:29d'Érythrée
00:55:30du Soudan
00:55:31et de Somalie
00:55:32et il est beaucoup
00:55:33plus difficile
00:55:34nous nous sommes confrontés
00:55:35à des laissés-passés
00:55:37consulaires
00:55:37que nous devons obtenir
00:55:38ça n'est pas facile
00:55:39parce que nous sommes
00:55:40dans de grandes difficultés
00:55:42diplomatiques
00:55:42avec l'Algérie
00:55:43notamment
00:55:43eux le problème
00:55:44est différent
00:55:45parce qu'il s'agit
00:55:46de pays qui sont en guerre
00:55:47comme le Soudan
00:55:48l'Érythrée
00:55:49ça n'est pas beaucoup
00:55:50plus facile
00:55:50donc la réalité
00:55:51c'est qu'une fois
00:55:51qu'ils sont arrivés
00:55:52sur le sol britannique
00:55:53dans 9 cas sur 10
00:55:54leur demande d'asile
00:55:55est acceptée
00:55:56donc on sait
00:55:57que dans 90% des cas
00:55:59une fois qu'ils sont là
00:56:00ils ne repartent plus
00:56:01donc l'enjeu
00:56:02c'est clairement
00:56:03la maîtrise des frontières
00:56:04on y revient toujours
00:56:05c'est de faire en sorte
00:56:06qu'ils ne puissent pas
00:56:08et ça fait 20 ans
00:56:09qu'on en parle
00:56:09et la solution
00:56:10n'a pas été trouvée
00:56:11parce que les moyens
00:56:11n'ont pas été mis en oeuvre
00:56:13Frontex aujourd'hui
00:56:14c'est une vaste plaisanterie
00:56:15Frontex ça ne fonctionne pas
00:56:16il n'y a quasiment aucun moyen
00:56:18il n'y a pas de volonté
00:56:19même s'il y a
00:56:20un durcissement
00:56:21du ton dans les paroles
00:56:22mais il n'y a pas
00:56:23de réelle volonté
00:56:24de faire en sorte
00:56:25que les passoires
00:56:26soient clairement hermétiques
00:56:27ça n'est pas vrai
00:56:28et l'enjeu
00:56:28il est ici
00:56:29écoutez la maire
00:56:30de Calais
00:56:31Natacha Bouchard
00:56:32qui n'a pas caché
00:56:32sa colère une nouvelle fois
00:56:34ma colère en fait
00:56:35elle vient du fait
00:56:36qu'on essaie
00:56:37de les maires du littoral
00:56:39en tous les cas
00:56:39et moi-même
00:56:40de donner des propositions
00:56:42parce qu'on considère
00:56:44que nous ne sommes pas
00:56:45suffisamment associés
00:56:46consultés
00:56:48et surtout invités
00:56:50quand il y a des négociations
00:56:51avec les britanniques
00:56:53parce que nous
00:56:54nous sommes plus combatifs
00:56:57et on vit tellement
00:57:00de choses
00:57:02qu'on est en capacité
00:57:04en fait
00:57:04à durcir le ton
00:57:06avec les britanniques
00:57:07et je trouve
00:57:07qu'on est trop laxiste
00:57:08avec eux
00:57:09on est trop laxiste
00:57:10il faut durcir le ton
00:57:11on en revient
00:57:11à ce qu'on disait
00:57:12et ce qu'on disait
00:57:13avec monsieur Gontier
00:57:13Elliot Jamois
00:57:14nous a rejoint
00:57:15Elliot bonjour
00:57:15ils sont encore
00:57:16je le disais
00:57:16des dizaines de milliers
00:57:17chaque année
00:57:18à vouloir franchir
00:57:20la manche
00:57:21de rejoindre le Royaume-Uni
00:57:23d'où viennent-ils
00:57:24ces migrants
00:57:25pourquoi veulent-ils
00:57:26gagner l'Angleterre
00:57:27et quels moyens
00:57:27la France et le Royaume-Uni
00:57:28déploient-ils
00:57:29pour empêcher ces traversées
00:57:30tout d'abord
00:57:31regardez cette carte
00:57:32les départs se font
00:57:33notamment autour
00:57:35de Calais
00:57:36de Lomplage
00:57:37de Danes
00:57:37mais les tentatives
00:57:38s'étendent désormais
00:57:39jusqu'aux côtes
00:57:40normandes
00:57:41face au contrôle
00:57:42les passagers
00:57:43déplacent les points
00:57:44de départ
00:57:45et adaptent
00:57:46leur méthode
00:57:46avec toujours
00:57:47le même objectif
00:57:48rejoindre les côtes
00:57:49britanniques
00:57:50sur les 12 derniers mois
00:57:53plus de 33 000
00:57:54personnes ont atteint
00:57:55le Royaume-Uni
00:57:56en bateau
00:57:57depuis la France
00:57:58mais regardez
00:57:59c'est 23%
00:58:00de moins
00:58:00que l'année précédente
00:58:02où ils étaient
00:58:02plus de 43 000
00:58:05et vous vous dites
00:58:05sûrement
00:58:06d'où viennent-ils
00:58:07et bien
00:58:08ils viennent principalement
00:58:09des pays
00:58:10comme l'Erythrée
00:58:11le Soudan
00:58:11l'Afghanistan
00:58:12la Somalie
00:58:13et l'Iran
00:58:14ces 5 nationalités
00:58:16représentent à elles seules
00:58:17environ 2 tiers
00:58:19des arrivées
00:58:19on peut voir par exemple
00:58:20ici avec
00:58:21l'Erythrée
00:58:2218%
00:58:23le Soudan
00:58:2313%
00:58:24ou la Somalie
00:58:2512%
00:58:26ainsi que l'Afghanistan
00:58:27à 13%
00:58:27et l'Iran
00:58:28à 11%
00:58:30et pour tenter
00:58:30d'empêcher ces traversées
00:58:31Paris et Londres
00:58:32travaillent main dans la main
00:58:33en avril dernier
00:58:34Laurent Nunez
00:58:35et son homologue
00:58:36britannique
00:58:37ont signé
00:58:37un nouvel accord
00:58:38le nombre d'agents
00:58:39financés
00:58:40doit passer de 907
00:58:41à plus de 1400
00:58:42avec davantage de moyens
00:58:44et la surveillance
00:58:45du littoral
00:58:46je vous propose
00:58:46d'écouter Laurent Nunez
00:58:48cet accord
00:58:49il est extrêmement important
00:58:51car il vise
00:58:52à empêcher
00:58:53les traversées
00:58:55illicites
00:58:55de la Manche
00:58:56et de la mer
00:58:57du Nord
00:58:58bien sûr
00:58:59pour lutter
00:58:59pour éviter
00:59:00donc
00:59:01lutter contre
00:59:02des drames humains
00:59:03éviter évidemment
00:59:04qu'il y ait des personnes
00:59:05qui meurent en mer
00:59:06et vous savez que
00:59:07l'an passé
00:59:08on a eu 37 décès
00:59:09depuis le début de l'année
00:59:10on déploie 10 personnes
00:59:1110 personnes décédées
00:59:12lors de ces traversées
00:59:14mais ces moyens supplémentaires
00:59:15ont forcément
00:59:16un coût
00:59:17et une partie importante
00:59:18de la facture
00:59:19est payée par
00:59:20les britanniques
00:59:21en 2025
00:59:22la police
00:59:23et la gendarmerie
00:59:24ont dépensé
00:59:24230 millions d'euros
00:59:26pour lutter
00:59:27contre l'immigration
00:59:28clandestine
00:59:28et comme vous pouvez le voir
00:59:30c'est la plus grosse facture
00:59:31elle est pour les britanniques
00:59:32avec 143 millions d'euros
00:59:34financés
00:59:35et le reste
00:59:36est forcément
00:59:36pour les français
00:59:37avec 87 millions
00:59:39pour la France
00:59:41et cela va encore
00:59:42augmenter
00:59:43et Londres
00:59:44elle va augmenter
00:59:45sa contribution
00:59:46avec le nouvel accord
00:59:47les britanniques
00:59:48se sont engagés
00:59:48à verser pas moins
00:59:49de 766 millions
00:59:52d'euros
00:59:52sur trois ans
00:59:53cet argent
00:59:54financera principalement
00:59:55les effectifs
00:59:56mais aussi
00:59:57les véhicules
00:59:57la surveillance
00:59:58la surveillance aérienne
01:00:00et la sécurisation
01:00:01du littoral
01:00:01car malgré les contrôles
01:00:03et les millions
01:00:04dépensés
01:00:04les réseaux de passeurs
01:00:06s'adaptent
01:00:06et la Manche
01:00:07reste pour les milliers
01:00:09de migrants
01:00:09la dernière étape
01:00:10d'un périple
01:00:11de plusieurs milliers
01:00:12de kilomètres
01:00:13vers le Royaume-Uni
01:00:14beaucoup Elliot
01:00:15Jamois
01:00:17j'entends Elliot
01:00:18nous dire
01:00:19de bonne foi
01:00:20que la France
01:00:21et la Grande-Bretagne
01:00:22travaillent main dans la main
01:00:23on met quand même
01:00:2487 millions d'euros
01:00:27sur la table
01:00:27et ce que disait Johan
01:00:29ça me manque finalement
01:00:30de volonté politique
01:00:31tout ça
01:00:31Oui enfin Johan disait
01:00:33aussi et à juste titre
01:00:34que étant donné
01:00:36les nationalités
01:00:37des gens qui arrivent
01:00:38si le droit d'asile
01:00:40reste ce qu'il est
01:00:41en Grande-Bretagne
01:00:43ils seront acceptés
01:00:44et donc il n'y a
01:00:45aucune raison
01:00:46que ça change
01:00:48ça ouvre quand même
01:00:49une réflexion
01:00:50sur le périmètre
01:00:51du droit d'asile
01:00:52parce que certes
01:00:53ce sont des pays en guerre
01:00:54mais l'expérience
01:00:55et notamment
01:00:56l'expérience française
01:00:57prouve qu'on peut être
01:00:58un afghan
01:01:00victime de la guerre
01:01:01n'est pas du tout
01:01:03compatible avec
01:01:05nos sociétés occidentales
01:01:06je trouve que c'est
01:01:08une interrogation
01:01:09qu'on devrait avoir
01:01:11c'est pas parce que
01:01:12vous venez d'un pays en guerre
01:01:13que forcément
01:01:14on doit vous accueillir
01:01:16il y a des victimes
01:01:17qui sont d'anciens bourreaux
01:01:18il y a des victimes
01:01:19qui sont partisans
01:01:20d'un système
01:01:22religieux
01:01:23intégriste
01:01:24ayons cette réflexion là
01:01:26et puis évidemment
01:01:27contre les passeurs
01:01:28il faut une politique
01:01:29beaucoup plus
01:01:31active
01:01:32on attend quand même
01:01:33beaucoup de la future
01:01:34présidentielle
01:01:35sur tous ces sujets
01:01:36notamment sur
01:01:37ces passeurs
01:01:38quand on regarde
01:01:39ce qu'a dit
01:01:39de Jordan Bardella
01:01:40sur ce qu'il faudrait faire
01:01:42avec Farage
01:01:44et l'espèce de préaccord
01:01:46qu'il a conclu
01:01:47pour que la France
01:01:48récupère les adhérents
01:01:49et les virables
01:01:50on se pose aussi
01:01:51des questions
01:01:51bon en tout cas
01:01:52il faudra avancer
01:01:53sur le sujet
01:01:53parce que vous avez vu
01:01:54sur ces images
01:01:55comment les passeurs
01:01:56s'organisent
01:01:57avec des bateaux
01:01:58qui viennent de Chine
01:01:59comme l'a dit M. Gontier
01:02:00tout ça est assez désolant
01:02:02tout ça arrive
01:02:03en fait ça ne nous passe
01:02:03sous le nez
01:02:04et puis tout ça
01:02:05est fait comme ça
01:02:06et d'ailleurs
01:02:07ces pauvres gens
01:02:09pleins d'espoir
01:02:09arrivent
01:02:10sur le territoire britannique
01:02:11et après
01:02:12on ne sait pas
01:02:13ce qu'il se passe
01:02:13il y a évidemment
01:02:15une question migratoire
01:02:16à Ceuta
01:02:16parce qu'on vous l'a dit
01:02:17à la fin du mois de juillet
01:02:19ils étaient 72 000
01:02:20à débarquer
01:02:20et puis M. Sanchez
01:02:22a dit
01:02:22non non
01:02:23mais ils sont partis
01:02:23alors en fait
01:02:24nos reporters
01:02:26successifs
01:02:27de ces news
01:02:27sont allés voir
01:02:28et Régine Delfour
01:02:29est également sur place
01:02:30elle a passé
01:02:30plusieurs jours
01:02:31avec Timothée Forget
01:02:33sur place
01:02:34et elle a vu
01:02:34qu'effectivement
01:02:35il y a de nombreux
01:02:36migrants
01:02:37encore installés
01:02:38sur les plages
01:02:40bonjour
01:02:40chère Régine
01:02:41avec Timothée Forget
01:02:42c'est ce que vous avez constaté
01:02:46oui bonjour Pierre
01:02:47effectivement
01:02:47vous l'avez dit
01:02:49Pedro Sanchez
01:02:50lui parle désormais
01:02:51de 1000 migrants
01:02:53qui seraient encore
01:02:53sur place
01:02:54à Ceuta
01:02:55et avec Timothée Forget
01:02:56donc nous sommes rendés
01:02:57sur place
01:02:59donc à Ceuta
01:03:00pendant au moins
01:03:013 jours
01:03:01et nous avons été
01:03:02dans des campements
01:03:03notamment
01:03:03sur la plage
01:03:05d'El Trampoline
01:03:07il y a
01:03:08là sur cette plage
01:03:09en fait
01:03:10Pierre
01:03:10il y a
01:03:11des centaines
01:03:12de centaines
01:03:12d'abris de fortune
01:03:14c'est
01:03:15franchement
01:03:15c'est inimaginable
01:03:16alors
01:03:16dans ces temps
01:03:18dans ces abris de fortune
01:03:19ils sont entre 5 et 6
01:03:21et on l'a vu
01:03:22on était donc avec eux
01:03:24on a pu
01:03:25discuter avec eux
01:03:26échanger avec eux
01:03:27il y a aussi
01:03:27une économie parallèle
01:03:28qui s'est installée
01:03:29il y a
01:03:30ils vendent
01:03:31des
01:03:31des
01:03:32des produits
01:03:35alimentaires
01:03:35mais aussi
01:03:36il y a
01:03:36des coiffeurs
01:03:38des vêtements
01:03:38enfin ça c'est
01:03:39c'est quand même
01:03:40assez choquant
01:03:41de voir
01:03:41de voir ça
01:03:42et puis de voir
01:03:43les conditions sanitaires
01:03:44dans lesquelles ils sont
01:03:44puisque en fait
01:03:45il n'y a pas de toilette
01:03:46il n'y a pas
01:03:47de douche
01:03:48ensuite
01:03:49tout autour
01:03:50de Ceuta
01:03:51autour de l'hypercentre
01:03:53en fait
01:03:53il y a un seul
01:03:55campement
01:03:55qui est géré
01:03:56par les autorités
01:03:57locales
01:03:58mais tout autour
01:03:59sur les trottoirs
01:04:00on a vu
01:04:00donc des migrants
01:04:01qui sont à même
01:04:02le sol
01:04:03pareil
01:04:04ces conditions
01:04:04sanitaires
01:04:05elles sont déplorables
01:04:06avec des distrus
01:04:06partout
01:04:07c'est aussi
01:04:10évidemment
01:04:10très dangereux
01:04:11pour la population
01:04:12de Ceuta
01:04:13comme ça l'est
01:04:14évidemment
01:04:14pour les migrants
01:04:15il y a aussi
01:04:16des femmes
01:04:17et des enfants
01:04:18qui sont là
01:04:19donc cette situation
01:04:20on ne parle pas
01:04:21on n'est pas
01:04:22à 1000 migrants
01:04:23on est plutôt
01:04:24on parle
01:04:24les autorités locales
01:04:25parlent de 10 000
01:04:26même les migrants
01:04:27nous disent
01:04:28qu'il ne sont plus
01:04:29de 10 000
01:04:29à être encore sur place
01:04:31et cette solution
01:04:32évidemment
01:04:33elle provoque
01:04:34d'énormes manifestations
01:04:35de la part de la population
01:04:36et tous les jours
01:04:37il y a des manifestations
01:04:38il y avait des parents
01:04:38qui manifestaient
01:04:39pour la sécurité
01:04:40de leurs enfants
01:04:41puisqu'ils ne veulent pas
01:04:41les laisser aller
01:04:42à l'école seuls
01:04:43et puis il y a aussi
01:04:44la population
01:04:45qui était devant
01:04:45le poste de frontière
01:04:46puisqu'il y a un nouvel appel
01:04:48cet appel c'est le 23 septembre
01:04:49elle correspond
01:04:50aux élections législatives
01:04:52au Maroc
01:04:52et apparemment
01:04:53lors de ces élections
01:04:55il y aurait un appel
01:04:56pour venir
01:04:57pour que les immigrés
01:04:58arrivent une nouvelle fois
01:04:59à Ceuta
01:05:00donc là
01:05:01la population
01:05:02de Ceuta
01:05:03donc elle se
01:05:04elle se mobilise
01:05:05elle se sent totalement
01:05:06abandonnée
01:05:07et évidemment
01:05:08elle en appelle
01:05:09à la démission
01:05:09de Pedro Sanchez
01:05:12Régine
01:05:12vous avez pu
01:05:13avec Timothée Forger
01:05:14approcher ces populations
01:05:16qu'est-ce qu'ils vous disent ?
01:05:17Ils vous disent
01:05:17on est là
01:05:18on reste
01:05:19on voudrait rester
01:05:20en Espagne
01:05:20ou est-ce qu'on voudrait
01:05:21aller d'ailleurs
01:05:22dans d'autres pays d'Europe
01:05:23ou est-ce que
01:05:24ce sont des populations
01:05:26qui attendent
01:05:27des solutions
01:05:27de retour vers leur pays ?
01:05:31Non
01:05:31ceux qui sont là
01:05:32nous disent
01:05:34nous il n'est pas question
01:05:35qu'on retourne
01:05:36chez nous
01:05:36on a fui
01:05:37la misère
01:05:38on veut aller en Europe
01:05:39alors certains parlent
01:05:40de l'Espagne
01:05:41ou de la France
01:05:42de l'Allemagne
01:05:42du Royaume-Uni
01:05:44mais il est hors de question
01:05:45pour eux
01:05:45de repartir
01:05:47soit au Maroc
01:05:48mais il n'y a pas
01:05:49que les Marocains
01:05:49en fait
01:05:49il y a des Algériens
01:05:51des Tunisiens
01:05:51d'Afrique subsaharienne
01:05:53beaucoup de migrants
01:05:54contrairement à ce que
01:05:55dit Pedro Sanchez
01:05:56qui dit qu'il n'y a que des Marocains
01:05:58ce n'est pas vrai
01:05:58ce n'est pas du tout le cas
01:06:00et c'est ce qui provoque
01:06:00parfois notamment
01:06:01sur cette plage
01:06:02telle trampoline
01:06:03beaucoup de bagarres
01:06:04entre communautés
01:06:05donc eux
01:06:06ils attendent
01:06:07de la part
01:06:07des autorités
01:06:08du gouvernement espagnol
01:06:10en fait
01:06:10une régularisation
01:06:12et puis partir
01:06:13partir en Europe
01:06:15Merci beaucoup
01:06:16Régine Delfour
01:06:17avec Timothée Forger
01:06:18à Madrid
01:06:18et après ce reportage
01:06:20que vous avez fait
01:06:21à Ceuta
01:06:22on va se quitter
01:06:23quelques instants
01:06:24et dans un instant
01:06:25dans l'info de Villeneuve
01:06:26une information de taille
01:06:28puisqu'on a des informations
01:06:29qui ont fuité
01:06:30par l'intermédiaire
01:06:30de confrères
01:06:31sur cette pauvre
01:06:32petite Liana
01:06:34la façon dont
01:06:35elle a été tuée
01:06:37on a des résultats
01:06:39d'autopsie
01:06:40est-ce qu'il est bon
01:06:41de tout savoir
01:06:42est-ce qu'il est bon
01:06:43que le public sache
01:06:44est-ce qu'il n'y a pas
01:06:45des conséquences ensuite
01:06:46à la fois
01:06:47sur le traumatisme
01:06:48des familles
01:06:49mais aussi sur
01:06:50ce qu'on appelle
01:06:51le secret d'instruction
01:06:52qui est brisé
01:06:53justement
01:06:53par ces fuites
01:06:54on en parle
01:06:55avec un éminent avocat
01:06:57pénaliste
01:06:57Jean-Yves Lebaran
01:06:58qui sera avec nous
01:06:59dans un instant
01:06:59à tout de suite
01:07:02dernière partie
01:07:03de l'info de Villeneuve
01:07:05avec
01:07:05tout à l'heure
01:07:06avec Dora Abdelrazic
01:07:08nous verrons
01:07:08l'histoire de la tour Eiffel
01:07:10ces indiens
01:07:11qui sont venus
01:07:12et qui ont demandé
01:07:13au personnel
01:07:14de la tour Eiffel
01:07:15personnel féminin
01:07:16de ne pas être présent
01:07:17pendant qu'effectivement
01:07:19ces religieux indiens
01:07:21visitaient
01:07:21le monument parisien
01:07:23on y revient
01:07:24dans un instant
01:07:24mais d'abord
01:07:25les dernières informations
01:07:27concernant Liana
01:07:28cette petite fille
01:07:30victime
01:07:31de Jérôme
01:07:32Barrella
01:07:33et avec
01:07:35ces dernières informations
01:07:36je vous le disais
01:07:37qui sont révélées
01:07:39par nos confrères
01:07:40d'RMC
01:07:41je suis toujours
01:07:42avec Judith
01:07:43Weintraub
01:07:43je suis toujours
01:07:44avec Yannu Zay
01:07:45j'accueille
01:07:45Jean-Yves Lebaran
01:07:46le maître bonjour
01:07:47merci beaucoup
01:07:48d'être avec nous
01:07:49on va poser la question
01:07:50de savoir
01:07:51si on peut tout révéler
01:07:52et avec les traumatismes
01:07:54et les conséquences
01:07:55que ça peut avoir
01:07:55sur la suite
01:07:56notamment de l'instruction
01:07:57je voulais juste
01:07:58que nous disent
01:07:59sur justement
01:08:00l'appli RMC
01:08:02nos confrères
01:08:03il y a quelques jours
01:08:03l'avocat de la famille
01:08:04de Liana
01:08:04indiquait
01:08:05à la dépêche
01:08:06que la cause de la mort
01:08:07de la petite fille
01:08:08était connue
01:08:08RMC est en mesure
01:08:10de confirmer
01:08:11que des expertises
01:08:12récemment menées
01:08:12mettent en évidence
01:08:14un syndrome
01:08:15d'asphyxie
01:08:17mécanique
01:08:18pour expliquer
01:08:18le décès
01:08:19de la petite Liana
01:08:20selon nos informations
01:08:21ces mêmes expertises
01:08:22ont notamment
01:08:23démontré
01:08:24une insuffisance
01:08:24respiratoire
01:08:25aiguë
01:08:26compatible
01:08:26avec une asphyxie
01:08:28mécanique
01:08:29par obstruction
01:08:30des voies
01:08:31aériennes
01:08:32supérieures
01:08:33alors de quoi
01:08:34s'agit-il concrètement
01:08:35disent nos amis
01:08:36d'RMC
01:08:36selon une source
01:08:37médico-légale
01:08:38qui parle à la radio
01:08:39qui n'a pas accès
01:08:40à la procédure
01:08:41cela peut suggérer
01:08:43une intervention humaine
01:08:44qui a pu obstruer
01:08:45la bouche et le nez
01:08:46provoquant ainsi
01:08:47un manque d'oxygène
01:08:48et donc
01:08:49une asphyxie
01:08:50et après
01:08:51il y a d'autres informations
01:08:52qui reprennent
01:08:54des informations connues
01:08:55pour l'enquête
01:08:55pour rappel
01:08:57l'enquête avait aussi
01:08:58démontré
01:08:58que la fille
01:08:58avait été baillonnée
01:08:59avec du scotch
01:09:00etc
01:09:01la question
01:09:02je ne vais pas rentrer
01:09:03dans les détails
01:09:03sur l'asphyxie
01:09:06terrible
01:09:06que cette petite fille
01:09:08a connue
01:09:09et la manière
01:09:09dont elle a été tuée
01:09:10la question c'est
01:09:12est-ce qu'il est bon
01:09:13que le public
01:09:14sache tout
01:09:14et qu'est-ce que ça peut avoir
01:09:16comme conséquence
01:09:17de révéler ce genre de fait
01:09:18maître Leborg
01:09:19vous savez
01:09:20il existe un secret
01:09:21de l'instruction
01:09:22mais il est un peu
01:09:24à géométrie variable
01:09:25en ce sens
01:09:26que la partie civile
01:09:28n'est pas considérée
01:09:29comme une partie
01:09:30qui concourt
01:09:32à l'enquête
01:09:33et à l'instruction
01:09:34et de ce fait
01:09:35elle n'est pas soumise
01:09:37au secret de l'instruction
01:09:38et si j'en crois
01:09:39ce que vous venez
01:09:40de rappeler
01:09:40qui vient de
01:09:42de confrères
01:09:43de RMC
01:09:47la révélation
01:09:48de cette expertise
01:09:49qui détermine
01:09:51ce qui aurait été
01:09:52les conditions
01:09:52de la mort
01:09:53de la petite Liana
01:09:53vient d'une révélation
01:09:55de l'avocat
01:09:56de la partie civile
01:09:57de telle sorte
01:09:58qu'il n'y a pas
01:09:58de violation
01:09:59du secret
01:10:00de l'instruction
01:10:01à ce stade
01:10:02alors après
01:10:03se pose
01:10:04c'est votre question
01:10:05le problème
01:10:06de l'opportunité
01:10:08de mettre
01:10:09sur la place publique
01:10:10tous les éléments
01:10:11d'un dossier
01:10:12est-il aujourd'hui
01:10:14possible
01:10:15de faire marche arrière
01:10:16est-il aujourd'hui
01:10:17possible
01:10:18de faire en sorte
01:10:19que ce qui se dit
01:10:21et ce qui s'écrit
01:10:22dans un cabinet
01:10:23d'instruction
01:10:23soit tenu
01:10:24complètement à l'écart
01:10:26de l'opinion publique
01:10:27et de la presse
01:10:29spécialisée
01:10:29je crois que non
01:10:31quelque part
01:10:31je le regrette
01:10:32parce que
01:10:33on aboutit
01:10:34à un phénomène
01:10:35qui est le suivant
01:10:36les chaînes
01:10:37d'information
01:10:38continue
01:10:38s'en empare
01:10:39c'est ce qu'on est
01:10:40en train de faire
01:10:40puis la population
01:10:42s'en empare
01:10:43et la conséquence
01:10:45de tout cela
01:10:45c'est qu'il y a
01:10:46une volonté populaire
01:10:49de juger
01:10:50avant que le juge
01:10:52ne le fasse
01:10:52et on se trouve
01:10:54parfois
01:10:54je pense
01:10:55notamment
01:10:56à certaines affaires
01:10:57à connotation sexuelle
01:10:59et à un chanteur
01:11:00connu
01:11:01qui s'est trouvé
01:11:01l'objet
01:11:03de tout ce que l'on sait
01:11:04qui n'a
01:11:05pas de rapport
01:11:06direct
01:11:06avec la justice
01:11:07mais qui est
01:11:08une manière
01:11:09pour ceux
01:11:10qui militent
01:11:11pour sa culpabilité
01:11:13de se mettre
01:11:16à la place
01:11:17du juge
01:11:17qui lui
01:11:18n'a rien
01:11:18interdit
01:11:18et ce faisant
01:11:20qu'est-ce que
01:11:20la justice
01:11:21la justice pénale
01:11:23c'est une manière
01:11:24pour le pouvoir
01:11:25d'état
01:11:26de s'emparer
01:11:28de la régulation
01:11:29des choses
01:11:30c'est-à-dire
01:11:31de punir
01:11:32ce qui ne doit pas
01:11:32être fait
01:11:33et de considérer
01:11:34que les preuves
01:11:35sont insuffisantes
01:11:36ou que l'innocence
01:11:37est acquise
01:11:38dans certains cas
01:11:39et maintenant
01:11:40avec cette façon
01:11:42qu'a l'opinion
01:11:43de s'emparer
01:11:44des choses
01:11:44on revient
01:11:46à un stade
01:11:46antérieur
01:11:47c'est-à-dire
01:11:48au stade
01:11:49de l'opinion
01:11:50publique
01:11:50c'est-à-dire
01:11:51vous avez
01:11:52frappé ma femme
01:11:53alors je vais vous frapper
01:11:54plus fort
01:11:54etc.
01:11:55au fond
01:11:56la justice
01:11:57c'est ce qui
01:11:58interdit
01:11:59la vengeance
01:11:59et à cause
01:12:01de l'étalage
01:12:02des dossiers
01:12:02judiciaires
01:12:03dans l'opinion
01:12:04c'est la vengeance
01:12:05qui refait surface
01:12:06on ne veut pas
01:12:07faire de machine
01:12:08arrière
01:12:09vers le passé
01:12:10très très ancien
01:12:11mais en réalité
01:12:11il y a une tentation
01:12:13de revenir
01:12:13vers
01:12:14alors il y a
01:12:15un principe
01:12:15en justice
01:12:16et en droit
01:12:17c'est ne pas faire
01:12:17justice soi-même
01:12:18mais c'est exactement
01:12:20ce qui se passait
01:12:20avant
01:12:21ce que vous avez dit
01:12:22avant la création
01:12:23des tribunaux
01:12:23absolument
01:12:24j'ai une question
01:12:26pour mettre le borne
01:12:27vous dites
01:12:27je pense que vous avez
01:12:28raison
01:12:29qu'il est impossible
01:12:30de préserver
01:12:31le secret
01:12:31de l'instruction
01:12:33dans l'état
01:12:34actuel des choses
01:12:35est-ce qu'il ne faudrait
01:12:36pas le lever
01:12:36tout simplement
01:12:37pour que toutes les parties
01:12:38soient à égalité
01:12:39alors
01:12:39je suis plus réservé
01:12:42parce que
01:12:42quand un phénomène
01:12:45est négatif
01:12:46faut-il considérer
01:12:47que la chose
01:12:48est irréductible
01:12:49et faire en sorte
01:12:50que l'interdit
01:12:51soit levé
01:12:52je ne crois pas
01:12:53et puis
01:12:53le secret
01:12:54de l'instruction
01:12:55il n'existe pas
01:12:56je le disais
01:12:57pour la partie civile
01:12:58mais il existe
01:12:59pour les policiers
01:13:00mais il existe
01:13:01pour le greffier
01:13:02mais il existe
01:13:02pour le juge lui-même
01:13:03et pour tous les magistrats
01:13:05qui participent
01:13:05il y a des exemples
01:13:06de magistrats
01:13:07sanctionnés
01:13:08pour avoir violé
01:13:09le secret de l'instruction
01:13:10alors je vais vous dire
01:13:10je n'en ai pas en mémoire
01:13:12mais ce n'est pas
01:13:14parce qu'on ne les sanctionne pas
01:13:15je crois que c'est plutôt
01:13:17parce qu'ils respectent
01:13:19le secret
01:13:19de l'instruction
01:13:20vous pouvez toujours
01:13:21tenter d'inviter
01:13:23Pierre de Villeneau
01:13:24un magistrat instructeur
01:13:25sur votre plateau
01:13:26il ne viendra pas
01:13:27ou il viendra peut-être
01:13:28pour parler de choses
01:13:29et d'autres
01:13:29il répond à des questions
01:13:30généralement
01:13:30en conférence de presse
01:13:32et il choisit bien
01:13:32d'ailleurs
01:13:33il fait d'ailleurs
01:13:34un propos liminaire
01:13:35généralement
01:13:35pour nous donner
01:13:36l'information
01:13:37qu'on peut avoir
01:13:38et encore il marche
01:13:39sur des oeufs
01:13:40généralement
01:13:40et après il y a
01:13:41des questions
01:13:42des journalistes
01:13:43et d'ailleurs
01:13:43on le voit assez souvent
01:13:44il ne répond pas
01:13:45à toutes les questions
01:13:46vous vous rappelez
01:13:46comme moi quand même
01:13:47des deux pages du monde
01:13:48consacrées à l'audition
01:13:50de Nicolas Sarkozy
01:13:52oui mais je ne sais pas
01:13:54quelle était la source
01:13:55de ces informations
01:13:56et vous avez raison
01:13:58Pierre de Villeneau
01:13:59quand vous dites
01:13:59qu'il y a des communications
01:14:01officielles
01:14:01elles sont faites
01:14:02par le procureur
01:14:04de la République
01:14:04en fonction d'un texte
01:14:06j'ai plus la date exacte
01:14:08mais qui ne passe
01:14:08pas bien ancien
01:14:10mais pas par le juge
01:14:11d'instruction
01:14:11si bien que
01:14:12c'est vrai
01:14:13nous sommes à peu près
01:14:15me semble-t-il d'accord
01:14:16sur le fait que
01:14:17le secret de l'instruction
01:14:18comme on dit parfois
01:14:19dans les couloirs des palais
01:14:20est un secret de polichinelle
01:14:22faut-il pour autant
01:14:24le lever
01:14:25n'épousons pas le mal
01:14:27parce que
01:14:29le bien n'est pas absolu
01:14:30mais est-ce qu'il
01:14:31encore une fois
01:14:32est-ce qu'après
01:14:32dans la suite de l'instruction
01:14:34il peut y avoir
01:14:36des rapages
01:14:37est-ce qu'il peut
01:14:37parce qu'une information
01:14:38a été révélée trop tôt
01:14:39est-ce qu'après
01:14:40l'affaire
01:14:41peut mal suivre son cours
01:14:43il est bien évident
01:14:45qu'une information révélée
01:14:47peut avoir des conséquences
01:14:48alors s'agissant
01:14:49des causes
01:14:50de la mort
01:14:51de la malheureuse
01:14:52petite Liana
01:14:53je ne vois pas
01:14:54à ce jour
01:14:56quelle pourrait être
01:14:57la conséquence négative
01:14:58mais sur un autre terrain
01:15:00regardez par exemple
01:15:01quand il y a une discussion
01:15:03sur ce qui s'est passé
01:15:04ce qui ne s'est pas passé
01:15:06si une information
01:15:07disant
01:15:08que
01:15:09monsieur Untel
01:15:10a précisé au magistrat
01:15:11instructeur
01:15:12que ceci
01:15:12que cela
01:15:13et vous avez
01:15:14après le lendemain
01:15:15l'interrogatoire
01:15:16d'une autre personne
01:15:17qui sait déjà
01:15:19ce qu'a dit
01:15:20le témoin
01:15:20qui a été entendu
01:15:21avant elle
01:15:22ça fausse le jeu
01:15:23alors voilà
01:15:24un exemple
01:15:25une illustration
01:15:26qui fait que
01:15:27le secret a du bon
01:15:29Duranuzay ?
01:15:30Non
01:15:31simplement un mot
01:15:32pour dire effectivement
01:15:33qu'on assiste
01:15:34me semble-t-il aussi
01:15:34à une forme
01:15:35de dérive journalistique
01:15:37ces derniers temps
01:15:38je trouve que c'est
01:15:39particulièrement vrai
01:15:39notamment dans
01:15:40l'affaire Bruel
01:15:41par exemple
01:15:41où on a le sentiment
01:15:42qu'un certain nombre
01:15:43de journalistes
01:15:44veulent rendre
01:15:44la justice
01:15:45à la place
01:15:46des magistrats
01:15:47ça me semble
01:15:48être un problème
01:15:49précisément
01:15:49parce qu'ils ont accès
01:15:50à une très grande
01:15:51partie du dossier
01:15:52qu'ils révèlent
01:15:53les informations
01:15:53et ce faisant
01:15:54les français eux-mêmes
01:15:55et c'était particulièrement
01:15:56vrai dans les micro-trottoirs
01:15:58que nous avons pu réaliser
01:15:59les français eux-mêmes
01:16:00ont déclaré
01:16:01en partie en tout cas
01:16:02Patrick Bruel
01:16:03coupable
01:16:04et ils le condamnent
01:16:05avant même
01:16:06son procès
01:16:07ça me semble
01:16:07être problématique
01:16:09Restez avec nous
01:16:10maître Le Borne
01:16:10parce que je pense
01:16:11que cette affaire
01:16:12va vous intéresser
01:16:13elle a fait la une
01:16:14ce matin
01:16:15notamment à Europe 1
01:16:16Dora Abdelrazi
01:16:17qui nous a rejoint
01:16:18bonjour Dora
01:16:19on a vu
01:16:21effectivement
01:16:22ça a provoqué
01:16:22un véritable tollé
01:16:23cette secte hindoue
01:16:26d'ailleurs
01:16:26c'est une secte
01:16:27plutôt un mouvement
01:16:28religieux
01:16:29qui a débarqué
01:16:29sur la tour Eiffel
01:16:31qu'est-ce que c'est
01:16:32que ce BAP
01:16:33ce mouvement hindou
01:16:34au centre de la polémique
01:16:35alors le nom
01:16:36est imprononçable
01:16:37en fait
01:16:37donc c'est pour ça
01:16:38qu'on dit BAP
01:16:39et donc c'est comme ça
01:16:40d'ailleurs
01:16:40qu'on le trouve partout
01:16:41alors c'est un mouvement
01:16:42en fait
01:16:43hindou
01:16:44il faut savoir
01:16:44que ce mouvement
01:16:45possède un réseau
01:16:46phénoménal
01:16:47à travers le monde
01:16:48alors en travaillant dessus
01:16:49on s'aperçoit
01:16:49qu'il est vraiment
01:16:51partout
01:16:51donc c'est un mouvement
01:16:52conservateur
01:16:53nationaliste
01:16:54qui est né en 1907
01:16:55dans l'ouest de l'Inde
01:16:56donc ça appartient
01:16:57à une tradition
01:16:58à une branche
01:16:58vraiment particulière
01:16:59qui
01:17:01qui perpétue
01:17:02donc la tradition
01:17:03de Swamin Rayan
01:17:04en fait
01:17:04c'est un personnage
01:17:06voilà
01:17:07autour de quel
01:17:08c'est l'incarnation
01:17:08en fait de Dieu
01:17:09alors il faut savoir
01:17:10que ce mouvement
01:17:10revendique
01:17:11plus de 1300 temples
01:17:13environ 5000 centres
01:17:14et plus d'un million
01:17:16de fidèles
01:17:16dans le monde
01:17:17je vous le disais
01:17:18il a des moyens
01:17:19considérables
01:17:19un réseau énorme
01:17:20il s'est développé
01:17:21en Afrique
01:17:22en Amérique du Nord
01:17:23et même au Moyen-Orient
01:17:24les images que l'on voit
01:17:25ici à l'écran
01:17:26c'est le temple
01:17:26qui se trouve
01:17:27à Abu Dhabi
01:17:28il a été inauguré
01:17:30d'ailleurs
01:17:30par Narendra Modi
01:17:31en 2024
01:17:32il faut savoir
01:17:33que seuls les matériaux
01:17:34de ce temple
01:17:34sont évalués
01:17:35à près de 100 millions
01:17:36de dollars
01:17:37auquel il faut ajouter
01:17:3811 hectares de terrain
01:17:39qui ont été offerts
01:17:40par les Émirats
01:17:41alors d'où vient l'argent
01:17:42principalement
01:17:43des dons
01:17:44de la communauté
01:17:45auquel s'ajoute
01:17:47évidemment
01:17:47une immense
01:17:49force de travail bénévole
01:17:50il y a aussi
01:17:51le mécénat
01:17:52d'ailleurs
01:17:52c'est cette puissance
01:17:53de bénévoles
01:17:55que l'on a vu
01:17:56en France
01:17:56pour l'inauguration
01:17:57du temple
01:17:58de Boussy-Saint-Georges
01:18:003000 bénévoles
01:18:01ont été mobilisés
01:18:02et plus de
01:18:025500 personnes
01:18:04ont embarqué
01:18:05sur 11 bateaux
01:18:06pour une procession
01:18:07sur la Seine
01:18:07ça s'est passé
01:18:08juste avant
01:18:09la visite
01:18:10de la tour Eiffel
01:18:11donc une centaine
01:18:12de personnes
01:18:13ont eu le droit
01:18:13à une visite privée
01:18:15on leur a demandé
01:18:16évidemment
01:18:16que les femmes
01:18:17soient séparées
01:18:18des hommes
01:18:19car les moines
01:18:20en question
01:18:21ne peuvent pas
01:18:22avoir d'interaction
01:18:23avec les femmes
01:18:24alors à ce stade
01:18:25on n'a pas trop
01:18:26d'informations
01:18:26sur le montant
01:18:28en fait
01:18:29de toutes ces cérémonies
01:18:30est-ce qu'elle a été
01:18:31financée
01:18:32par ce mouvement hindou
01:18:33est-ce que
01:18:35la visite
01:18:36de la tour Eiffel
01:18:37a été offerte
01:18:38pour l'instant
01:18:40rien ne passe
01:18:41en tout cas
01:18:42on ne trouve pas
01:18:42d'informations publiques
01:18:43ce qui est sûr
01:18:44c'est qu'ils ont
01:18:45une capacité de mobilisation
01:18:46et financière
01:18:46très importante
01:18:47c'est donc ce mouvement
01:18:49c'est le BAPS
01:18:50qui aurait demandé
01:18:51la mise à l'écart
01:18:52de toutes les femmes
01:18:53qui travaillent
01:18:54sur la tour Eiffel
01:18:56pour éviter
01:18:57toute interaction
01:18:58avec les hommes
01:18:58voilà pas d'interaction
01:18:59en fait c'est ça
01:19:00mais c'est eux
01:19:00qui ont demandé
01:19:01c'est eux qui ont demandé
01:19:05qu'il n'y ait pas
01:19:06justement d'interaction
01:19:08car c'est interdit
01:19:10en fait
01:19:10il y a des femmes
01:19:11au sein de ce mouvement
01:19:12mais les femmes
01:19:13restent qu'avec les femmes
01:19:15en fait
01:19:16il y a un BAPS
01:19:16c'est une règle de l'hindouisme
01:19:17ça ?
01:19:18c'est une règle
01:19:18qui est vraiment
01:19:20spécifique
01:19:21au BAPS
01:19:22à ce mouvement
01:19:22exactement
01:19:23puisque ça ne représente
01:19:24pas du tout
01:19:25l'hindouisme
01:19:26dans son ensemble
01:19:27c'est un courant
01:19:28qui est très particulier
01:19:29très structuré
01:19:30comme je vous le disais
01:19:30avec un gourou
01:19:31le même mouvement
01:19:33BAPS
01:19:34Women Wings
01:19:35ça c'est la partie des femmes
01:19:36et le BAPS
01:19:37qu'on a vu
01:19:38donc
01:19:38ce sont les hommes
01:19:39il y a un point
01:19:40qui est très très très important
01:19:42à souligner
01:19:43c'est la proximité
01:19:44avec Narendra Modi
01:19:46le premier ministre indien
01:19:48qui est
01:19:49qui est membre du mouvement
01:19:50on ne sait pas
01:19:51il n'est pas membre du mouvement
01:19:52mais on sait qu'il a la tête
01:19:53du parti nationaliste
01:19:56et le mouvement
01:19:57et Narendra Modi
01:19:59en Inde
01:20:00on le reproche
01:20:01de vouloir
01:20:02hindouiser le pays
01:20:03il faut savoir
01:20:04que l'Inde
01:20:04c'est le pays
01:20:06le plus peuplé du monde
01:20:0780% de la population
01:20:09est hindou
01:20:10mais il y a une grande partie
01:20:11de la population
01:20:12qui est Sikh
01:20:13qui est bouddhiste
01:20:14qui est musulmane
01:20:15donc voilà
01:20:16là ça fait vraiment
01:20:17grincer des dents
01:20:18voilà
01:20:18dernière chose
01:20:19donc on a
01:20:19peut-être
01:20:21grâce ou à cause
01:20:22de cette polémique
01:20:22pu découvrir
01:20:23en fait
01:20:23ce que c'était
01:20:24que ce mouvement
01:20:25BAPS
01:20:26qu'on ne connait pas
01:20:26et qui est très influent
01:20:27dans le monde
01:20:28un mouvement
01:20:28alors certains disent
01:20:29secte
01:20:29mais maintenant
01:20:30qu'on comprend
01:20:30il y a un gourou
01:20:31il y a beaucoup de bénévolat
01:20:33il y a beaucoup de gens
01:20:33qui donnent beaucoup d'argent
01:20:35à ce mouvement
01:20:36bon voilà
01:20:37mais en l'occurrence
01:20:38le problème
01:20:39c'est pas
01:20:39les mœurs
01:20:40de la secte
01:20:40en question
01:20:41le problème
01:20:41c'est que
01:20:43des français
01:20:45une institution
01:20:47française
01:20:47comme la tour Eiffel
01:20:49ou peut-être
01:20:50était-ce plus haut
01:20:51ou peut-être
01:20:52était-ce au niveau
01:20:52de la mairie de Paris
01:20:53est acceptée
01:20:56de se plier
01:20:57à des mœurs
01:20:58c'est tout ce qu'on aimerait
01:20:59savoir
01:20:59absolument
01:20:59ils ont présenté
01:21:00leurs excuses
01:21:01oui vous avez vu
01:21:02les excuses
01:21:02exactement
01:21:03incommuniqués
01:21:04on ne voulait pas
01:21:06faire de peine
01:21:06en attendant
01:21:07vous avez entendu
01:21:08comme moi
01:21:09cette syndicaliste
01:21:10ce matin
01:21:10sur CNews
01:21:11au-delà de la tour Eiffel
01:21:12pardon
01:21:13est-il normal
01:21:13qu'on offre
01:21:14à cette secte
01:21:15puisque le mot
01:21:16a été lancé
01:21:16mais ça ressemble
01:21:17davantage à une secte
01:21:18qu'à autre chose
01:21:19est-il normal
01:21:19qu'on offre
01:21:21à cette secte
01:21:22la construction
01:21:23d'un temple
01:21:24à Bucy-Saint-Georges
01:21:26c'est normal ça
01:21:27et que la présidente
01:21:28de la région
01:21:29Île-de-France
01:21:29aille inaugurer
01:21:31ce temple-là
01:21:32quand on connaît
01:21:32maintenant
01:21:33les pratiques
01:21:34qui sont permises
01:21:35et effectuées
01:21:36au sein de cette communauté
01:21:37moi je trouve ça
01:21:38un peu choquant
01:21:39est-ce qu'il se renseigne
01:21:40avant d'aller inaugurer
01:21:41cet temple
01:21:41est-ce qu'il se renseigne
01:21:42avant de délivrer
01:21:43un permis de construire
01:21:44de vendre les terrains
01:21:46ça interroge quand même beaucoup
01:21:47le BAPS n'a pas encore
01:21:49désigné un avocat de la défense
01:21:50mais qu'est-ce que
01:21:51vous diriez pour la défense
01:21:52du BAPS
01:21:52je pense que
01:21:53dans l'incident
01:21:54qu'on rapporte
01:21:55il y a deux regards
01:21:56il y a le regard
01:21:58business
01:21:59du chef d'entreprise
01:22:00même si ce chef
01:22:01d'entreprise
01:22:02d'ailleurs est une femme
01:22:03à qui on dit
01:22:04tu vas recevoir
01:22:05X centaines de personnes
01:22:07ça va rapporter beaucoup
01:22:08mais il ne faut pas
01:22:10qu'il y ait une femme
01:22:11visible alentour
01:22:11business
01:22:13aucune considération
01:22:14et puis il y a
01:22:16l'image de la France
01:22:17l'image de ce qu'est
01:22:19notre civilisation
01:22:20du fait que
01:22:22en France
01:22:22il n'est pas question
01:22:24de cacher les femmes
01:22:25qu'il n'est pas question
01:22:26de mettre en cause
01:22:28l'égalité
01:22:28entre hommes et femmes
01:22:30alors toute la question
01:22:31est s'agissant
01:22:32d'un mouvement
01:22:33qui n'est pas
01:22:34quand même inscrit
01:22:35dans notre civilisation
01:22:36que faut-on ?
01:22:38On fait du prosélytisme
01:22:40de l'égalité
01:22:41des hommes et des femmes
01:22:42ou on fait du business ?
01:22:44C'est ça
01:22:45la vraie question
01:22:46et je pense que
01:22:47la Tour Eiffel
01:22:49a fait du business
01:22:50mais qu'il faudra
01:22:51peut-être un jour
01:22:52qu'on sache
01:22:53que chez nous
01:22:54l'égalité
01:22:55c'est l'égalité
01:22:56et puis il y aura
01:22:56peut-être une suite
01:22:57parce que
01:22:57est-ce que c'est
01:22:58la Tour Eiffel
01:22:58qui a fait du business
01:22:59ou est-ce que c'est
01:22:59l'État français
01:23:00qui a fait du business
01:23:02on vend de l'armement
01:23:03à l'Inde
01:23:04à Narendra Modi
01:23:05donc après
01:23:06ne nous égarons pas
01:23:08ne lançons pas
01:23:09des hypothèses foireuses
01:23:10mais en tout cas
01:23:10on a le droit
01:23:10de se poser la question
01:23:14on a même le devoir
01:23:15de se poser la question
01:23:16c'est quand même
01:23:17le cœur de notre métier
01:23:18mais bien sûr
01:23:18encore une fois
01:23:19qui a permis
01:23:19la construction de ce temple
01:23:21et est-ce qu'il savait
01:23:21vraiment ce qui se passait
01:23:22au sein de cette organisation
01:23:23bon en tout cas
01:23:24je suis sûr que le pape Léon XIV
01:23:26qui est attendu en France
01:23:27du 25 au 28 septembre
01:23:28n'écartera pas
01:23:29les femmes
01:23:30puisque ce n'est pas du tout
01:23:31dans son apostat
01:23:34et dans ses principes
01:23:35merci beaucoup à tous
01:23:36merci Jean-Yves Leborn
01:23:37d'avoir été avec nous
01:23:38Dora Abdelrazic
01:23:39Judith Weintraub
01:23:41à Nuzan
01:23:41on se dit à demain
01:23:41avec plaisir
01:23:42merci à toutes les équipes
01:23:43de l'Info de Villeneuve
01:23:45à suivre bien sûr
01:23:45Punchline
01:23:46et je vous retrouve tout à l'heure
01:23:47dès 21h
01:23:48dans l'équipe de Laurence Ferry
01:23:49pour interroger Bruno Rotaillot
01:23:50à tout à l'heure
01:23:51Sous-titrage Société Radio-Canada
01:23:54Sous-titrage Société Radio-Canada
01:23:57Sous-titrage Société Radio-Canada

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