- il y a 3 semaines
Du lundi au jeudi, l’Info de Vilno est un nouveau rendez-vous présenté par Pierre de Vilno, pour comprendre et décrypter les grands enjeux de l’année, avec les acteurs et experts qui font l’actualité pour apporter éclairages, analyses et mise en perspective.
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00:00:00Bonjour à tous et ravi de vous retrouver dans l'info de Villeneuve.
00:00:03Quatre jours de trêve, quatre jours de temps suspendus au sourire bienveillant du pape Léon XIV.
00:00:10Et il n'a pas fallu cinq minutes, cinq minutes pour que la France retrouve ses vieux dossiers.
00:00:15Les boules puantes avec l'affaire Bardella accusée d'antisémitisme par Mediapart,
00:00:20le blocage intempestif des lycées, la violence qui s'en suit encore cet après-midi et nous le suivrons tout
00:00:25au long de cette émission.
00:00:26La France ne serait pas la France si elle n'était pas un pays de râleur.
00:00:29Certes, mais la France n'est plus la France lorsque la bordélisation prend le déçu.
00:00:35164 interpellations hier. Combien aujourd'hui les jeunes ne connaissent qu'une réponse à l'autorité, la dégradation.
00:00:41Lors des émeutes post-football, un jeune témoignait face à la caméra de CNews.
00:00:45Il vaut mieux casser du mobilier urbain plutôt que de taper quelqu'un.
00:00:49Voilà où nous en sommes. Retour à un âge où la civilisation moderne n'était pas encore dans le scope.
00:00:54« Toute violence est légitime », dit ce matin le maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko,
00:00:59qu'on a vu danser autour d'une poubelle incendiée hier, qui avait déjà appelé à l'insurrection,
00:01:04souvenons-nous, en cas de victoire du RN, prenant pour modèle prise de la Bastille,
00:01:09encourageant lui aussi la désobéissance.
00:01:11Vers où va la France ? Radieuse d'espérance hier, retombée dans ses contradictions aujourd'hui.
00:01:18On pose la question dans l'info de Villeneuve, après les dernières informations de Félicité.
00:01:23Kinoki, bonjour Félicité.
00:01:25Bonjour Pierre, bonjour à tous.
00:01:26Et on démarre avec les pompiers toujours mobilisés ce mardi.
00:01:28Les soldats du feu continuent de demander des moyens supplémentaires.
00:01:31Et ils ont décidé de se rassembler dans la capitale aujourd'hui pour se joindre au reste des fonctionnaires en
00:01:37grève.
00:01:37Entre 5 000 et 10 000 pompiers sont attendus.
00:01:40Ils seront entendus par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
00:01:43Écoutez leurs revendications.
00:01:45Aujourd'hui, les mesures qui nous sont données sont des mesures d'habillage.
00:01:48On n'a pas de garantie en termes de financement.
00:01:51Et toutes les mesures d'affichage qui ne sont pas efficaces ne nous intéressent pas.
00:01:54Aujourd'hui, on a besoin de moyens pour pouvoir garantir que les camions dont on a besoin, ils existent.
00:02:00Et ils sont opérationnels.
00:02:01D'avoir des agents formés, disponibles pour pouvoir les armer.
00:02:05Et donc de créer massivement des postes de sapeurs-pompiers professionnels.
00:02:08Et des agents des filières techniques et spécialisées sans qui les 10 ne fonctionnent pas.
00:02:13La dette publique pendant ce temps a encore progressé au deuxième trimestre.
00:02:17Et l'atteint à présent 119% du PIB.
00:02:20Des chiffres déjà très inquiétants.
00:02:23Avant un record attendu en 2027.
00:02:25Une situation très inconfortable à quelques mois de l'élection présidentielle.
00:02:29Mais alors une question.
00:02:30Où en est véritablement la dette ?
00:02:32Élément de réponse avec Maïva Lamy.
00:02:35C'est un nouveau record.
00:02:37Selon l'INSEE, la dette française atteint 3 595,5 milliards d'euros fin juin.
00:02:44Elle représente désormais 119% du PIB contre 117,5% au trimestre précédent.
00:02:51Une tendance qui devrait encore s'aggraver.
00:02:54Bercy s'attend à ce qu'elle atteigne 121,7% en 2027.
00:02:59Plus du double de la limite européenne fixée à 60% du PIB.
00:03:03Alors comment expliquer ces chiffres ?
00:03:05D'abord par une croissance qui ralentit 5% en 1970 contre environ 0,4% en 2026.
00:03:13Moins de croissance, c'est aussi moins de recettes pour l'Etat.
00:03:16Alors que dans le même temps, les dépenses publiques ne cessent d'augmenter.
00:03:20Le PIB doit donc emprunter davantage mais à des taux de plus en plus élevés.
00:03:24Pour prêter de l'argent à la France sur 10 ans, les investisseurs réclament actuellement des intérêts de 4,7
00:03:30% par an.
00:03:31C'est 3,6% pour l'Allemagne.
00:03:33Selon les derniers chiffrages, la facture des intérêts devrait atteindre 79 milliards d'euros en 2026, 91 milliards en 2027.
00:03:41Le seuil des 100 milliards d'euros pourrait être franchi dès l'année suivante.
00:03:47Trois départements du sud de la France seront placés en vigilance orange face aux intempéries à partir de minuit.
00:03:53Il s'agit de la Lozère, du Gard et de l'Hérault.
00:03:56Les intempéries qui frappent les Cévennes aujourd'hui devraient se renforcer significativement dans la nuit
00:04:01et s'étendre sur les territoires à partir de demain matin.
00:04:05Orage, pluie et inondations sont à prévoir.
00:04:07A Paris, l'exaspération monte dans le quartier Rosa Parks où le trafic de drogue résiste aux forces de l
00:04:13'ordre.
00:04:14Malgré les opérations de police, les consommateurs et les trafiquants de crack restent présents dans ce secteur du 19e arrondissement.
00:04:21Une situation qui pèse de plus en plus sur le quotidien des habitants.
00:04:25Eliott Jamois et Célia Judas.
00:04:28Des consommateurs de crack en pleine journée à Paris et des habitants contraints d'adapter leur quotidien.
00:04:34Dans le quartier Rosa Parks, situé dans le 19e arrondissement, certains parents n'osent plus laisser leurs enfants sortir seuls.
00:04:41Je ne peux pas laisser ma fille de 10 ans sortir pour aller chercher une baguette, pour aller chercher un
00:04:46granité.
00:04:48Du coup, ça c'est vraiment la vie de quartier qui fait que c'est beaucoup plus restrictif.
00:04:53Une situation qui dure depuis plusieurs années.
00:04:56Au gré des évacuations et des déplacements des scènes de consommation dans le nord-est parisien,
00:05:01Rosa Parks est devenue presque invivable pour ses habitants.
00:05:04Pour tenter d'endiguer le phénomène, les opérations de police se multiplient dans le secteur.
00:05:10309 interpellations et près de 2000 évictions en 4 mois dans la zone.
00:05:14Mais pour les riverains, le quartier s'est profondément dégradé.
00:05:18J'habite le quartier depuis 20 ans.
00:05:21Il a énormément évolué, mais pas dans le bon sens du terme.
00:05:25Aujourd'hui, on évite de sortir, on évite d'inviter.
00:05:30Depuis mars, une cellule judiciaire spécifique a été mise en place.
00:05:34Mais malgré les opérations, les habitants attendent toujours une amélioration durable de leur quotidien.
00:05:41Si vous voulez la trottinette, attention sur les routes, portez bien votre casque et votre gilet rétro réfléchissant sous peine
00:05:48d'amende.
00:05:48C'est en tout cas ce que vous risquez à Paris et dans la Petite Couronne où depuis le mois
00:05:53d'août,
00:05:53l'équipement de sécurité sur les engins de déplacement motorisés individuels est obligatoire à la demande des préfets.
00:05:59Mais alors, cette mesure est-elle respectée ?
00:06:02Reportage dans la capitale par Alexis Prince et Patrick Hermansen.
00:06:07Des trottinettistes, casques sur la tête, gilets fluorescents sur le dos dans la jungle parisienne.
00:06:12Une vision encore rarissime avant le 7 août dernier.
00:06:15Depuis cette date, un arrêté préfectoral impose le port de ses équipements de sécurité dans la capitale.
00:06:20Et en proche banlieue, ne pas le respecter peut coûter jusqu'à 170 euros d'amende.
00:06:24Une sanction pécuniaire accompagnée d'un argument sécuritaire qui a fait réfléchir de nombreux usagers.
00:06:31Je ne voulais pas m'écoper une amende, donc j'ai acheté la totale et en vrai ça ne me
00:06:35dérange pas.
00:06:35Je l'avais déjà acheté mais je le mettais de façon occasionnelle.
00:06:39Maintenant effectivement avec la répression, amende derrière, je le porte systématiquement.
00:06:44Je pense que c'est une bonne chose.
00:06:45Surpris sans protection, certains arguent du simple oubli quand d'autres assument.
00:06:50J'ai choisi de ne le pas porter et de profiter du moment à Paris.
00:06:54Le gouvernement envisage désormais de légiférer sur le sujet au niveau national.
00:06:58Une nécessité, selon Jean-René Albertin, qui accompagne avec son association les victimes d'accidents de vélo ou de trottinette.
00:07:05C'est nécessaire d'être poursuivi et en plus de payer des amendes.
00:07:08Parce que je pense que c'est la seule chose que les gens malheureusement comprennent.
00:07:11Un accident de trottinette, ça coûte en gros à la sécurité sociale, donc à nous tous, entre 80 et 100
00:07:18000 euros.
00:07:18Vous multipliez par le nombre d'accidentés ou par le nombre de tués.
00:07:22À ce moment-là, vous avez une somme qui est assez importante et qui permettrait de faire de l'économie
00:07:26et des économies à l'État.
00:07:27En 2025, 79 utilisateurs d'engins individuels motorisés, dont les trottinettes électriques, ont trouvé la mort sur la route.
00:07:36Assez haut à depuis l'afflux massif de migrants.
00:07:39Fin juillet, de nombreuses plaintes pour agressions sexuelles ont été recensées.
00:07:43Plus d'une vingtaine de faits en un mois, selon la procureure, et ces chiffres officiels restent probablement en dessous
00:07:50de la réalité,
00:07:51puisque toutes les victimes ne portent pas plainte et de nombreux agresseurs présumés ne sont pas identifiés.
00:07:56On retrouve notre envoyé spécial Frédéric Traini.
00:07:58Frédéric, ce week-end encore, une nouvelle affaire de viol sur mineurs a eu lieu.
00:08:04Oui, l'affaire remonte à samedi dernier, lorsqu'une jeune fille migrante de 17 ans a été retrouvée,
00:08:08et qu'elle sortait d'une cabane de la plage du Trampoline, le campement illégal où habite actuellement quelques 3
00:08:15000 personnes.
00:08:16Elle présentait une blessure à la jambe, des saignements génitaux.
00:08:20Elle était semi-consciente et a été hospitalisée aussitôt.
00:08:22Après deux tentatives, enfin deux réanimations de la part des policiers qui sont intervenus,
00:08:27deux hommes ont été arrêtés, deux migrants marocains de 21 et 42 ans pour ce viol présumé,
00:08:33mais remis en liberté immédiatement puisque l'amie de la victime a signalé qu'il n'était pas coupable.
00:08:39Et puis surtout, elle a désigné un troisième homme qui va être difficile à identifier,
00:08:43étant donné le chaos qui règne actuellement à Ceuta.
00:08:46Obstable supplémentaire qui rend cette affaire symptomatique au moment de déposer devant le juge.
00:08:51La victime s'est volatilisée, elle reste introuvable.
00:08:54À l'heure où je vous parle, certainement se cache-t-elle.
00:08:56C'est justement ce que dénoncent les associations de défense des femmes sur place
00:09:00et c'est ce que les femmes m'ont expliqué lorsque j'étais à Ceuta la semaine dernière,
00:09:04qu'elles n'osent pas, de par leur situation illégale, se plaindre des agressions ou des harcèlements,
00:09:09qu'ils soient sexuels ou non, dont elles peuvent faire l'objet.
00:09:12Vu les circonstances, elles sont extrêmement vulnérables.
00:09:16Et les stats officielles, effectivement, sont largement au-dessous de la réalité selon les associations sur place.
00:09:22Merci beaucoup Frédéric Trahini en Espagne pour CNews.
00:09:26Emmanuel Macron et son épouse Brigitte entament aujourd'hui une visite d'État de deux jours justement en Espagne.
00:09:31Le président de la République est attendu à Madrid au programme dîner de gala au Palais Royal
00:09:36et rencontre avec des étudiants au sujet de la démocratie et des réseaux sociaux.
00:09:40L'objectif, souligner les grandes convergences entre les deux pays en matière européenne.
00:09:44Et pendant ce temps, le président argentin est lui actuellement en visite en France.
00:09:49Oui, Rabier Mileï est venu à l'occasion de la deuxième édition du Forum d'affaires Argentina Week.
00:09:55Le président argentin doit notamment rencontrer Emmanuel Macron.
00:09:58Ce sera à son retour jeudi à l'Elysée.
00:10:01Et cette visite intervient alors que l'économie argentine montre des signes de stagnation
00:10:05après avoir été redressée dès l'entrée en fonction de Rabier Mileï.
00:10:09Sharon Kamara.
00:10:11Élu en novembre 2023, le président argentin Rabier Mileï a fait de la relance économique son grand combat
00:10:18en s'appuyant sur un programme qu'il a lui-même qualifié de thérapie de choc.
00:10:22Lorsqu'il arrive au pouvoir, l'Argentine traverse sa plus grave crise économique depuis 2001.
00:10:27Le taux d'inflation se situe alors à 161% et le pays fait face à une pénurie de devises.
00:10:33Le président instaure alors sa politique dite de la tronçonneuse.
00:10:37Parmi les mesures phares, les coupes drastiques dans les finances publiques,
00:10:40le nombre de ministères est divisé par deux.
00:10:42Certains sont supprimés, tandis que d'autres fusionnent.
00:10:46Plusieurs secrétariats d'Etat ferment leurs portes.
00:10:48Au total, plus de 70 000 postes de la fonction publique disparaissent.
00:10:52Rabier Mileï s'attaque aussi à la politique de change.
00:10:55Le PSO est dévalué de 54%.
00:10:57La quasi-totalité de la monnaie en circulation est alors gelée.
00:11:01Des mesures qui n'ont pas fait l'unanimité et provoquées de nombreuses protestations dans le pays.
00:11:06Elles finiront pourtant par porter leurs fruits.
00:11:08En 2025, le PIB affiche une hausse de 4,4% tandis que le taux d'inflation est descendu à
00:11:1533%.
00:11:16Une relance économique qui a des retombées drastiques sur la population.
00:11:21Au premier trimestre 2026, le chômage atteignait 7,8% tandis que 32,3% de la population vivait sous
00:11:28le seuil de pauvreté.
00:11:30A un peu plus d'un an de la fin de son premier mandat, le président poursuit sa politique et
00:11:35se montre plutôt optimiste.
00:11:36Dans son projet de budget pour l'année à venir, le gouvernement vise une croissance de 4% du PIB.
00:11:42La Banque mondiale la situe plutôt à 3,7%.
00:11:47Et au Moyen-Orient, l'Iran attend une réponse des Etats-Unis aux conditions posées pour rouvrir le détroit d
00:11:53'Hormuz.
00:11:54Alors que des discussions indirectes entre Américains et Iraniens sous médiation Qatari ont repris la semaine dernière,
00:12:00en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, le négociateur en chef iranien, Mohamed Bagher-Ghalibaf,
00:12:05met en garde Washington et ses alliés en menaçant de s'en prendre aux infrastructures régionales.
00:12:10Je vous propose de l'écouter.
00:12:10Comme nous l'avons déjà indiqué, dans une région où nous ne pouvons pas vendre de pétrole,
00:12:15personne d'autre ne pourra non plus en vendre.
00:12:17Ou encore, si notre sécurité n'est pas garantie, aucune infrastructure ne restera à l'abri.
00:12:21Voilà pour l'actualité, merci, félicité.
00:12:27Et à tout à l'heure, à table pour m'accompagner jusqu'à 17h, Yohann Uzaï.
00:12:33Bonjour mon cher Yohann, bonjour Judith Weintraub.
00:12:36Nous serons rejoints tout à l'heure par Baptiste Gilly, les délégués nationaux de l'Uni.
00:12:41Il fait partie aussi des lycéens et des étudiants qui voudraient travailler alors que le blocage des universités,
00:12:48plutôt des lycées, continue et avec violence.
00:12:52Et on verra ça à partir de 15h30.
00:12:54Nous serons à 16h, notez-le bien, avec David Dassa, le DEST.
00:12:59Il est l'avocat de Jordan Bardella.
00:13:01Et évidemment, on aimerait, après cette conférence de presse qui a été donnée par Jordan Bardella
00:13:05aux côtés de Marine Le Pen à l'Assemblée nationale, avoir des précisions.
00:13:09Est-ce qu'on peut avoir aussi des informations sur la teneur de ce qu'il y a dans Mediapart
00:13:16?
00:13:16Et avec ces boules puantes qui ont commencé, je le disais tout à l'heure,
00:13:21on entame de cette émission à peine.
00:13:24On a eu quatre jours de calme où même les détracteurs n'étaient plus là.
00:13:29On ne les a pas entendus ou en tout cas pas très forts.
00:13:32Et le pape nous a, j'allais dire, mis de la pommade.
00:13:36Une pommade si douce et si bienveillante qu'on est aujourd'hui orphelin.
00:13:43Il est reparti. Et lui aussi d'ailleurs, puisque vous allez l'entendre dans quelques instants,
00:13:48on va l'entendre dans l'avion qui le ramenait à Rome,
00:13:52lui aussi garde de très très bons souvenirs de ce passage en France.
00:13:58Personnellement, je me sens béni d'avoir eu le privilège de visiter la France
00:14:01et d'encourager particulièrement les jeunes.
00:14:04C'est les jeunes qui sont à la recherche de quelque chose.
00:14:08Le soir au Stade de France, avec 80 000 jeunes rassemblés venant de toute la France,
00:14:13leur enthousiasme, leur joie, le sentiment d'espoir qu'ils ont suscité,
00:14:17qu'ils ont reçu et qu'ils seront désormais capables de partager à autrui.
00:14:22Voilà, retour à Rome, retour au Vatican.
00:14:25Aymeric Pourbet est sur place.
00:14:27Évidemment, nous gardons plein de grands souvenirs de ce passage du pape Aymeric.
00:14:34Oui, Pierre, on peut dire que ce voyage de quatre jours de Léon XIV en France
00:14:39aura été une véritable réussite, si l'on en croit le Saint-Père lui-même,
00:14:43qui hier soir dans l'avion, lors de la fameuse conférence de presse
00:14:47qu'il a prononcée dans son retour vers Rome,
00:14:49a affirmé qu'il avait été heureux, heureux de ce contact,
00:14:54notamment avec les jeunes au Stade de France ou avec les malades à Lourdes
00:14:57et qu'il avait même reçu une pluie de bénédictions.
00:15:00Et puis, du côté de la France, il semble également que Léon XIV ait réussi un exploit,
00:15:06celui de la réconciliation des Français avec eux-mêmes, avec leur histoire.
00:15:11Avec douceur et bienveillance, tout en étant ferme sur le fond,
00:15:15le pape a en effet montré tous les bienfaits de l'Église dans l'histoire pour ce pays
00:15:20à travers les écoles, les hôpitaux, grâce aussi aux saints français,
00:15:24dont beaucoup ont été des sauveurs de la nation.
00:15:27Bien sûr, on peut penser à Sainte-Geneviève ou à Sainte-Jeanne d'Arc.
00:15:32Alors maintenant, que va-t-il se passer désormais ?
00:15:35Eh bien, il faudra voir comment est-ce que cet essai pourra être transformé dans la durée.
00:15:40Il faudra suivre la manière dont le Vatican considérera désormais,
00:15:44avec un regard très positif, la France.
00:15:47Peut-être même ce voyage servira-t-il de modèle pour les autres déplacements du Saint-Père.
00:15:52Et puis, il y aura certainement, sans doute, d'autres voyages aussi de Léon XIV en France,
00:15:57puisque Jean-Paul II était venu la première année de son pontificat,
00:16:01et il était revenu ensuite sept fois.
00:16:04Donc, vous voyez que nous avons de la marge.
00:16:06Du côté de la France, enfin, pour l'avenir,
00:16:09Léon XIV a laissé une feuille de route aux évêques français et aux catholiques plus largement,
00:16:13pour qu'ils soient plus unis, qu'ils approfondissent leur foi,
00:16:17afin de la transmettre à l'ensemble de leurs concitoyens.
00:16:21Voilà, c'est donc une promesse de renaissance qu'est venue apporter Léon XIV.
00:16:26Merci beaucoup, Aymeric Pourbet, à Rome, avec Charles Bagé.
00:16:30Effectivement, il nous a laissé une feuille de route,
00:16:33le pape aussi bien aux dirigeants qu'aux personnes,
00:16:37j'allais dire, pas qu'aux chrétiens,
00:16:39parce que j'entendais, et on va l'écouter tout à l'heure,
00:16:41M. Cohen sur France Inter, dire que c'était une minorité pratiquante, en fait.
00:16:46C'est vrai que les pratiquants sont une minorité,
00:16:48mais le pape a touché bien au-delà des chrétiens et des croyants quels qu'ils soient, bien sûr.
00:16:56Ils sont venus en masse.
00:16:57Il faut vraiment ne rien comprendre à l'événement
00:16:59que de dire qu'il n'a touché que la minorité des catholiques pratiquants, je pense.
00:17:05D'ailleurs, ce qui est le plus marquant,
00:17:06ce n'est pas tellement, je trouve, les messages qu'il a laissés,
00:17:12moi qui ne suis ni chrétienne ni croyante,
00:17:15mais c'est justement sa capacité à rassembler bien au-delà
00:17:21des frontières religieuses, du public ciblé.
00:17:27Rassembler autour du thème de la vie,
00:17:29ça, ça a été quand même très très présent pendant tout le...
00:17:32Oui, de passions joyeuses qui remplacent les passions tristes que sont...
00:17:36Et puis la vie, encore une fois, par rapport à la mort,
00:17:39parce que ça a été quand même le thème central,
00:17:41et il y en a un qui a été ciblé, il y a un musée,
00:17:43et c'était Emmanuel Macron.
00:17:44Non, mais naturellement, il y a eu des messages politiques extrêmement forts
00:17:47sur les prises de position récentes d'Emmanuel Macron,
00:17:49sur les lois votées,
00:17:51on pense effectivement à l'euthanasie,
00:17:52on pense à l'inscription de l'IVG dans la Constitution,
00:17:55donc de ce point de vue-là, il a délivré, le pape,
00:17:57des messages extrêmement politiques,
00:17:59des messages purement politiques,
00:18:02mais c'était effectivement,
00:18:03moi je partage ce qui a été dit,
00:18:04c'était une sorte de moment de grâce, si vous voulez,
00:18:07et cette France, j'aimerais que ce soit la France éternelle,
00:18:10en réalité, voilà.
00:18:10C'est la France éternelle que je souhaite voir,
00:18:13mais pour que cette France-là soit une France éternelle,
00:18:15il va falloir se battre,
00:18:17parce que ça n'est pas acquis.
00:18:18Voilà, je ne suis pas certain que cette France-là soit éternelle,
00:18:21compte tenu des menaces auxquelles nous devons faire face.
00:18:25Donc, si nous voulons que cette France perdure,
00:18:27parce que nous trouvons qu'elle correspond à nos valeurs,
00:18:31que ce sont des moments d'unité,
00:18:32de partage, de paix,
00:18:33nous l'avons dit,
00:18:34ces quatre jours ont été quatre jours de paix.
00:18:36Bon, eh bien, si nous voulons que cela perdure,
00:18:38il va falloir lutter pour.
00:18:40Oui, quatre jours de paix,
00:18:41et là, bam, grève générale,
00:18:43et des manifestations en tout genre,
00:18:44et d'ailleurs, pour certaines, légitimes.
00:18:46Les manifestations des pompiers, par exemple, sont légitimes.
00:18:49Certains lycéens, quand on regarde leurs revendications,
00:18:53et on va les voir tout à l'heure,
00:18:54regardez, moi j'ai noté dans une dépêche
00:18:56quelques phrases de lycéens,
00:18:59il y a des salles où il y a des trous dans les plafonds.
00:19:02Ils décident de refaire la peinture des murs
00:19:04et des plantations d'arbres.
00:19:05Évidemment, c'est toujours pareil,
00:19:07et dans plein de sujets,
00:19:09on dit l'argent est mal aiguillé,
00:19:10mal utilisé,
00:19:11dans l'éducation nationale aussi.
00:19:13Voilà, alors après,
00:19:14est-ce que c'est une raison pour bloquer ?
00:19:16Non, évidemment,
00:19:16on va y venir dans un instant.
00:19:18Je voudrais d'abord que,
00:19:18puisque je parlais de Patrick Cohen,
00:19:20qu'on l'entende, Patrick Cohen,
00:19:22sur France Inter,
00:19:23et voilà ce qu'il disait à propos d'une minorité
00:19:25qui était venue voir le pape.
00:19:28– Gare à l'illusion d'optique,
00:19:30ce qu'on a vu ces derniers jours,
00:19:32c'est une minorité pratiquante,
00:19:35certes mobilisée,
00:19:36rajeunie,
00:19:37visible,
00:19:38capable de remplir l'espace public,
00:19:40heureuse de l'avoir fait,
00:19:41mais cela reste une minorité.
00:19:43Et malgré la saturation médiatique,
00:19:45les audiences télé sont restées modestes.
00:19:474,5 millions de téléspectateurs
00:19:49pour la messe de la Concorde,
00:19:51dispersés sur 5 chaînes,
00:19:53soit bien moins qu'un match des Bleus
00:19:55ou un mariage royal,
00:19:56sans parler des 23 millions
00:19:58de la cérémonie d'ouverture des JO.
00:19:59Ce n'est donc pas la France entière
00:20:01qui a communié avec le pape,
00:20:03loin de là.
00:20:04– De quoi on parle ?
00:20:06On compare quoi, là ?
00:20:07Un match de foot avec le venu du pape ?
00:20:09Pardonnez-moi.
00:20:10Excusez-moi, j'en rigole,
00:20:11mais c'est quand même assez…
00:20:13– Non mais je pense que…
00:20:14– Un événement est un événement, Zaza ?
00:20:15– Patrick Cohen n'a rien compris
00:20:17à ce qui s'est passé,
00:20:19ou n'a pas voulu comprendre
00:20:20ce qui est encore pire par idéologie.
00:20:23Là, on a vraiment quelque chose de plus
00:20:26que le simple déni.
00:20:28On a la volonté d'effacer,
00:20:31de minorer,
00:20:33de reléguer cette France
00:20:35qui est apparue aux yeux de tous,
00:20:37quel que soit, je le répète,
00:20:39parce que c'est important,
00:20:40sa religion, sa croyance
00:20:42ou sa non-croyance,
00:20:43il faut vraiment être,
00:20:44c'est le cas de le dire,
00:20:46d'une mauvaise foi terrible
00:20:47ou d'un militantisme terrible
00:20:49pour nier l'événement
00:20:51que ça a constitué
00:20:51pendant quatre jours.
00:20:53Et ça ne se mesure pas,
00:20:54effectivement,
00:20:55en comparant à un match de foot
00:20:57ou à la cérémonie des jimots,
00:21:00événement mondial.
00:21:01– Non mais si vous voulez,
00:21:03ça commence à devenir lassant
00:21:04de commenter les inepties
00:21:06de M. Cohen.
00:21:06– Non mais ne le faisons pas.
00:21:07– Non mais on peut en rire,
00:21:09on peut en pleurer aussi,
00:21:10moi je trouve ça un peu triste.
00:21:11– Non, on peut simplement
00:21:12dresser un constat,
00:21:13c'est-à-dire que face au naufrage
00:21:15du service public,
00:21:17face aux accusations légitimes,
00:21:19notamment de Charles Lalonde
00:21:20qui a rendu un rapport
00:21:22qui était plus que bienvenu
00:21:23sur l'état du service public,
00:21:25sur la partialité du service public,
00:21:27bon, et bien face à tout cela,
00:21:28on peut simplement constater
00:21:29que Patrick Cohen
00:21:30est en train de se radicaliser
00:21:32et donc quelque part
00:21:33de se marginaliser,
00:21:35je crois que les Français
00:21:36en ont conscience
00:21:36et il faut simplement le dire
00:21:38et donc le dénoncer
00:21:39parce qu'il se radicalise
00:21:40avec l'argent des Français,
00:21:41n'est-ce pas ?
00:21:41– Et puis surtout,
00:21:42il essaie d'attirer
00:21:43un peu d'attention sur lui,
00:21:45c'est-à-dire que,
00:21:45bah tiens,
00:21:46qu'est-ce que je vais faire
00:21:46comme papier demain ?
00:21:47Ah, alors attendez,
00:21:49– Ah bah tiens,
00:21:49j'ai une idée,
00:21:50je vais dire que finalement,
00:21:52ces quatre jours de pape,
00:21:53c'était n'importe quoi,
00:21:55que ça n'a pas harangué les foules,
00:21:56que ça n'a pas sorti les curieux.
00:21:58– C'est sûr que les voix dissonantes
00:21:59sont minoritaires,
00:22:00elles étaient déjà peu audibles
00:22:01avant, je crois que,
00:22:03sauf erreur de ma part,
00:22:04Jean-Luc Mélenchon a dit
00:22:06c'est très bien,
00:22:07mais il faudrait que d'autres religions
00:22:08aient droit aux mêmes célébrations
00:22:10suivent Mourga.
00:22:12Pendant, on n'a entendu
00:22:14absolument aucune voix critique,
00:22:16on a même vu Emmanuel Macron
00:22:17qui au départ avait décidé
00:22:19de bouder,
00:22:21se démener pour être
00:22:22là où ça se passait
00:22:24et participer.
00:22:25– Et qui jusqu'au bout,
00:22:26et qui jusqu'au bout
00:22:27n'a rien compris.
00:22:28C'est-à-dire que même à la messe,
00:22:29même le message
00:22:30au centre Robert Schumann
00:22:32où il lui dit
00:22:33que nous sommes finalement
00:22:34l'Europe
00:22:35et que nous allons aller en guerre
00:22:36contre les méchants,
00:22:37et le pape qui lui rétorque,
00:22:39attendez,
00:22:39mais l'idée c'est justement
00:22:40de ne pas faire la guerre,
00:22:41c'est-à-dire jusqu'au bout,
00:22:42il n'aura pas saisi le message.
00:22:44– Pierre, il est normal
00:22:45que le porte-parole
00:22:47d'une église
00:22:48dont les évangiles disent
00:22:49qu'on te frappe
00:22:50dans l'autre jour
00:22:51est une stratégie différente
00:22:53de celle de la chef d'État.
00:22:54– Judith,
00:22:55il aurait pu l'anticiper,
00:22:56justement,
00:22:57sachant ça.
00:22:58– Il n'était pas obligé
00:22:59de mettre les pieds dans le plat.
00:22:59– Est-ce que c'était
00:23:00vraiment nécessaire ?
00:23:01Bien, en tout cas,
00:23:02merci très Saint-Père
00:23:03d'être passé pendant
00:23:04quatre jours
00:23:05nous visiter.
00:23:06J'ai envie de venir dire
00:23:07revenez quand vous voulez,
00:23:09la France a peut-être
00:23:10besoin d'un nouveau souffle
00:23:11et surtout le souffle.
00:23:13Maintenant,
00:23:13on a bien compris le message,
00:23:14il faut qu'on le retrouve
00:23:15parce que dans un instant,
00:23:16les blocages des lycées,
00:23:18on voit ça dans un instant,
00:23:19et puis les boules puantes
00:23:19en politique,
00:23:20l'avocat de Jordan Bardella
00:23:22tout à l'heure à 16h
00:23:22dans l'info de Villeneuve
00:23:23sur CNews.
00:23:24A tout de suite.
00:23:24– Jordan,
00:23:27le blocage dans les lycées,
00:23:29on en parle avec mes invités
00:23:30dans un instant
00:23:30après les dernières informations.
00:23:31Félicité Kindoki.
00:23:32– Et on démarre ce tour
00:23:33de l'information
00:23:34avec le blocage des lycées
00:23:36lors desquelles
00:23:3640 interpellations
00:23:38ont déjà eu lieu
00:23:39dans toute la France
00:23:39et à Saint-Denis,
00:23:40le blocus du lycée
00:23:42Paul-Éluard
00:23:42a encore pris de l'ampleur
00:23:44aujourd'hui.
00:23:44Un mouvement soutenu
00:23:45par le maire
00:23:46et la fille de la ville,
00:23:47Bali Bakayoko,
00:23:48qui a affirmé hier soir
00:23:49sur LCI
00:23:50que des cours se dérouleraient
00:23:52dans les sous-sols.
00:23:53Julia Ferrand,
00:23:53vous êtes avec nous.
00:23:54C'est une information
00:23:55qui a été démentie
00:23:56par le rectorat ?
00:23:56– Absolument,
00:23:57félicité.
00:23:58C'est une information
00:23:58CNews,
00:23:59l'académie de Créteil
00:24:01dont dépend le lycée
00:24:02Paul-Éluard,
00:24:03mais aussi le proviseur
00:24:05de l'établissement
00:24:06ont démenti
00:24:07cette affirmation
00:24:08de Bali Bakayoko,
00:24:10selon laquelle
00:24:10des cours se dérouleraient
00:24:12dans les sous-sols
00:24:13de ce lycée.
00:24:14Donc le maire
00:24:15La France Insoumise
00:24:16de Saint-Denis
00:24:16a également affirmé
00:24:18hier
00:24:18que l'établissement
00:24:19était en proie
00:24:20à des problèmes énergétiques
00:24:22sans mentionner
00:24:23le plan de rénovation énergétique
00:24:26de plus de 43 millions d'euros
00:24:28en cours
00:24:29sur le lycée Paul-Éluard.
00:24:31C'est un plan
00:24:31qui prévoit
00:24:31une réhabilitation
00:24:33de l'ensemble du site
00:24:35axé sur la performance énergétique
00:24:37globale du lycée.
00:24:39Voilà, un plan
00:24:40qui comprend également
00:24:41le confort thermique
00:24:42et la qualité de l'air,
00:24:43la durabilité
00:24:44et le respect
00:24:45de l'environnement,
00:24:46mais aussi
00:24:47le confort acoustique
00:24:49et visuel.
00:24:50Au total,
00:24:50cinq ascenseurs
00:24:51vont également être ajoutés
00:24:52au sein du lycée
00:24:54Paul-Éluard
00:24:54selon la région
00:24:55Île-de-France.
00:24:56Les travaux de ce projet
00:24:57ont été lancés
00:24:58cet été.
00:24:59C'est la raison
00:25:00pour laquelle
00:25:00trois bâtiments modulaires
00:25:02de 45 classes
00:25:03ont été mis en place
00:25:04pour assurer
00:25:04la continuité
00:25:06des cours.
00:25:07De manière plus générale,
00:25:08la région,
00:25:08seule,
00:25:09sans l'aide
00:25:10de l'État,
00:25:11engage 6,6 milliards
00:25:13d'euros
00:25:13pour la rénovation
00:25:14des lycées,
00:25:15dont 2 milliards
00:25:16rien que pour cette année.
00:25:18Deux lycéens
00:25:19sur trois
00:25:19en Île-de-France
00:25:19étudient
00:25:20dans un lycée
00:25:21neuf
00:25:22ou rénovés
00:25:22ces dix dernières années.
00:25:23Merci pour ces explications
00:25:24Julia Ferrand.
00:25:25On poursuit avec
00:25:26les pompiers
00:25:27qui ne décolèrent pas
00:25:28et alors qui sont
00:25:29toujours mobilisés
00:25:30aujourd'hui
00:25:30aux côtés de fonctionnaires
00:25:32en grève
00:25:32pour demander
00:25:32des moyens supplémentaires.
00:25:34Ils doivent être reçus
00:25:35par le ministre
00:25:36de l'Intérieur.
00:25:36On retrouve
00:25:37Régine Delfour
00:25:38et Olivier Campan
00:25:38dans le cortège
00:25:39des pompiers.
00:25:40Régine,
00:25:40qu'attendent
00:25:41les soldats du feu
00:25:41de cette rencontre
00:25:42avec Laurent Nunez ?
00:25:46Écoutez, félicité,
00:25:47ils attendent plus
00:25:48de moyens.
00:25:48Ce sont des moyens
00:25:49qui réclament
00:25:49depuis des années.
00:25:51On est place
00:25:52de la Bastille
00:25:52et vous allez le voir
00:25:53sur les images
00:25:54d'Olivier Campan.
00:25:55Il y a beaucoup,
00:25:56beaucoup de monde,
00:25:57beaucoup d'ambiance aussi.
00:25:59Je dois vous le dire
00:26:00avec des pétards
00:26:01et des fumigènes,
00:26:02les pompiers
00:26:02qui ont décidé
00:26:03de se faire entendre.
00:26:05Je vous rappelle
00:26:05qu'ils sont en grève
00:26:05depuis le 8 septembre
00:26:07jusqu'au 20 octobre.
00:26:09Alors, il y a
00:26:09cette rencontre
00:26:10à 15 heures.
00:26:12On attend de savoir
00:26:13ce qu'il en est
00:26:13réellement sorti.
00:26:15Une rencontre
00:26:15avec le ministre
00:26:16de l'Intérieur
00:26:17Laurent Nunez.
00:26:18Une rencontre
00:26:18qui a été à la demande
00:26:19de l'intersyndical.
00:26:21Ils espèrent
00:26:22avoir enfin
00:26:24des réponses
00:26:25sur la demande
00:26:26de moyens
00:26:26puisqu'on le rappelle
00:26:27cette demande
00:26:28sans ces moyens
00:26:29il y a des risques
00:26:31pour la population.
00:26:33Merci beaucoup
00:26:34Régine Delfour.
00:26:35Coup dur
00:26:36pour LFI.
00:26:37La justice administrative
00:26:38a annulé
00:26:39l'élection
00:26:40du maire insoumis
00:26:41de Vénizieux
00:26:41en raison d'irrégularité
00:26:43sur la liste RN-UDR.
00:26:44Deux autres victoires
00:26:45du parti
00:26:46sont menacées
00:26:46à Vaud-en-Velin
00:26:47et à Saint-Fonce
00:26:48toujours dans la banlieue lyonnaise
00:26:50et selon l'ex-maire
00:26:51Idir Boumerti
00:26:52les problèmes
00:26:53autour de la liste RN
00:26:54étaient connus
00:26:54de la maire sortante
00:26:55du procureur
00:26:56ainsi que de la préfecture
00:26:57ce qui n'a pas empêché
00:26:58qu'elles soient enregistrées.
00:27:00Le pouvoir d'achat
00:27:01des Français
00:27:02se restreint
00:27:03avec l'envolée
00:27:04des prix des carburants
00:27:06et puis avec l'inflation
00:27:07de nombreux Français
00:27:08se tournent
00:27:09vers les rayons
00:27:09anti-gaspillage
00:27:10lors des courses.
00:27:11Ce sont des paniers
00:27:12d'invendus
00:27:13et des produits
00:27:14à date courte
00:27:15qui séduisent
00:27:16de plus en plus
00:27:16les Français.
00:27:17Voyez ce reportage
00:27:18de Sharon Camara
00:27:19et Olivier Campan.
00:27:20Lorsqu'il fait ses courses
00:27:22ce client passe constamment
00:27:23par le rayon
00:27:24anti-gaspillage.
00:27:25Avec l'inflation
00:27:26il recherche des réductions
00:27:28sur les produits
00:27:28laitiers
00:27:29ou la viande.
00:27:30Ça, ça oui, ça peut.
00:27:33Ça, ça peut le faire.
00:27:34Et puis,
00:27:36on a eu la dente.
00:27:37De plus en plus
00:27:38de Français
00:27:38tentent de dénicher
00:27:39des bonnes affaires
00:27:40pour éviter le gaspillage
00:27:42mais surtout
00:27:42faire des économies.
00:27:43Les prix hors rayon
00:27:45sont carrément
00:27:47hors budget.
00:27:49Moi, j'ai eu
00:27:50des augmentations
00:27:50depuis 20 ans.
00:27:51Je ne vous parle
00:27:52même pas.
00:27:52Mais en 20 ans,
00:27:54les prix sont passés
00:27:55du simple au double
00:27:55sur la viande.
00:27:56Ce client
00:27:57assure pouvoir
00:27:58économiser
00:27:59jusqu'à 10 euros
00:27:59sur un caddie
00:28:00en achetant des produits
00:28:01à date courte.
00:28:02Des économies vitales
00:28:04pour certains Français
00:28:05alors que l'inflation
00:28:06était de 2,4%
00:28:07le mois dernier.
00:28:08Je fais attention
00:28:09à tout
00:28:10parce que déjà
00:28:11la vie est très chère
00:28:11et de toute façon
00:28:13le gaspillage
00:28:14c'est...
00:28:15Il faut éviter
00:28:16de le faire
00:28:18parce que
00:28:19c'est mal
00:28:19pour tout le monde.
00:28:20Selon une étude
00:28:21pour une application
00:28:22anti-gaspillage
00:28:23plus de 8 Français
00:28:24sur 10
00:28:24ont changé
00:28:25leurs habitudes
00:28:26pour faire face
00:28:26à l'inflation.
00:28:28Et on termine
00:28:29au Mexique
00:28:29où l'ouragan Polo
00:28:31frappe la côte pacifique
00:28:33avec des vents
00:28:34très forts
00:28:34où l'électricité
00:28:35a été littéralement
00:28:36coupée.
00:28:38L'ouragan Polo
00:28:38qui a touché terre
00:28:39un mardi matin
00:28:40sur la côte pacifique
00:28:41du Mexique
00:28:42avec une force
00:28:42qui le classe
00:28:43en catégorie 3
00:28:44et sur 5.
00:28:453 sur 5
00:28:46il est accompagné
00:28:47de vents
00:28:47allant jusqu'à
00:28:48175 km heure.
00:28:51Merci beaucoup
00:28:51félicité Kindoki
00:28:52d'autres informations
00:28:53avec vous tout à l'heure
00:28:54à 16h.
00:28:55D'ici là
00:28:56et à 16h
00:28:56n'oubliez pas
00:28:57l'avocat de Jordan Bardella
00:28:58David Bassadassa
00:28:59le DEST
00:29:00qui sera avec nous
00:29:00peut-être pour nous donner
00:29:02des précisions
00:29:03sur le contenu
00:29:04les accusations
00:29:05de Mediapark
00:29:06à l'encontre
00:29:07du patron du RN
00:29:08et pour l'heure
00:29:09nous allons parler
00:29:10effectivement
00:29:10de ces blocages
00:29:11des lycées
00:29:13nous sommes avec
00:29:13toujours
00:29:14Yohann Usaï
00:29:15et Judith Weintrom
00:29:16nous a rejoint
00:29:16Tanguy Hamon
00:29:17du service
00:29:17police-justice
00:29:18de CNews
00:29:19bonjour
00:29:20cher Tanguy
00:29:21bonjour
00:29:21Reda Bellage
00:29:21vous êtes
00:29:22le porte-parole
00:29:23du syndicat de police
00:29:24Unité Île-de-France
00:29:25bonjour également
00:29:26à Baptiste Gilly
00:29:27vous êtes délégué
00:29:28national de l'Uni
00:29:29évidemment
00:29:30alors l'Uni
00:29:31c'est les étudiants
00:29:31mais il y a aussi
00:29:32les lycéens
00:29:33et ils voudraient bosser
00:29:35accessoirement
00:29:36donc vous êtes
00:29:36plutôt de ceux
00:29:38qui voudraient bosser
00:29:38plutôt que de ceux
00:29:39qui bloquent
00:29:39en attendant
00:29:40partons justement
00:29:41dans l'un des
00:29:42épicentres
00:29:43des lycées
00:29:46bloqués
00:29:47c'est le lycée
00:29:48Paul-Éluard
00:29:49en Seine-Saint-Denis
00:29:50nos équipes
00:29:51sont sur place
00:29:52racontez-nous
00:29:54ce qui se passe
00:29:54exactement
00:30:00bonjour Pierre
00:30:00alors
00:30:01écoutez là
00:30:02vous voyez ici
00:30:02l'entrée
00:30:03les grilles du lycée
00:30:04dont une partie
00:30:05ont été
00:30:06arrachées ce matin
00:30:07que les lycéens
00:30:08ont fait tomber
00:30:09au cours de la matinée
00:30:10alors on est au même endroit
00:30:12mais le décor
00:30:13me paraît complètement changé
00:30:14tout simplement
00:30:14parce que le lieu
00:30:16s'est vidé
00:30:17en fait on a connu
00:30:17le point culminant
00:30:18des tensions
00:30:18dans la matinée
00:30:19aux alentours de midi
00:30:20c'est allé croissant
00:30:21ça commence avec
00:30:22des incendies de poubelle
00:30:24il y a eu
00:30:25des médias également
00:30:26qui ont été
00:30:27extirpés
00:30:28de la mobilisation
00:30:30et puis
00:30:31on a eu
00:30:32le paroxysme
00:30:33au moment où
00:30:34les policiers
00:30:34ont commencé
00:30:35à utiliser
00:30:36du gaz lacrymogène
00:30:37là il y a eu
00:30:38une vive
00:30:38une très vive réaction
00:30:39des lycéens
00:30:40un mouvement de foule
00:30:41au moment où un jeune homme
00:30:42s'est fait arrêter
00:30:43et menotter
00:30:45sous nos yeux
00:30:45et la foule s'est dirigée
00:30:47vers le bout de la rue
00:30:48c'est à ce moment là aussi
00:30:49que le média
00:30:51frontière
00:30:51est arrivé
00:30:52dans la foule
00:30:54et ça a un petit peu
00:30:55dégénéré
00:30:56on a entendu
00:30:56voilà
00:30:56on a vu
00:30:57à l'antenne de CNews
00:30:59Jordan Florentin
00:31:00notamment
00:31:00se faire
00:31:01exfiltrer
00:31:01en voiture
00:31:03donc il y a eu
00:31:04une ambiance
00:31:05vraiment on va dire
00:31:05très pesante
00:31:06y compris pour nous
00:31:06parce que c'est difficile
00:31:07en tant que média
00:31:08on sent qu'il y a une vraie
00:31:09méfiance
00:31:10à la fois des jeunes
00:31:11mais aussi des adultes
00:31:11qui sont autour
00:31:12des professeurs
00:31:14dont certains sont
00:31:14militants
00:31:15il faut le dire
00:31:16donc voilà
00:31:17une ambiance
00:31:17qui s'est apaisée ici
00:31:19alors on ne va pas
00:31:19parler trop vite
00:31:20peut-être qu'il y aura
00:31:20une reprise
00:31:22en fin de journée
00:31:23mais ça paraît peu probable
00:31:24on a croisé
00:31:24les derniers policiers
00:31:25qui étaient dans
00:31:25l'établissement
00:31:26nous ont dit que
00:31:27les cours n'ont toujours
00:31:27pas repris
00:31:28donc ce n'est pas
00:31:29d'actualité
00:31:29et puis il y avait
00:31:31bien sûr la présence
00:31:32des élus insoumis
00:31:32au premier rang desquels
00:31:33Bali Bagayoko
00:31:34qui a joué un rôle
00:31:35intéressant
00:31:36parce que d'un côté
00:31:37il embrasse
00:31:38les revendications
00:31:39de ces jeunes
00:31:39qui portent notamment
00:31:40sur l'insalubrité
00:31:41du lycée
00:31:41disent-ils
00:31:42des salles mal isolées
00:31:43mal chauffées
00:31:44et d'un autre côté
00:31:45il jouait
00:31:46un rôle disons
00:31:47de grands frères
00:31:48en tout cas
00:31:48aux yeux des élèves
00:31:49et pour cause
00:31:50il en connaissait beaucoup
00:31:51on l'a vu appeler
00:31:52beaucoup de jeunes
00:31:53par leur prénom
00:31:55donc voilà
00:31:55une politisation
00:31:57qui est demeurée
00:31:58et qui était d'ailleurs
00:31:58plus forte encore qu'hier
00:32:00mais pour l'instant
00:32:01c'est le retour
00:32:02à la calme ici
00:32:03Merci beaucoup
00:32:04et restez sur place
00:32:05et dites-nous effectivement
00:32:07si d'autres violences
00:32:08ont lieu
00:32:09dans cet épicentre
00:32:11qu'on avait effectivement
00:32:12en matinée
00:32:12vous parliez de Bali Bagayoko
00:32:14et bien justement
00:32:14il a pris la parole
00:32:16et il a légitimé
00:32:17la violence
00:32:18on écoute
00:32:19C'est moins qu'à un moment donné
00:32:20il y a un élan de solidarité
00:32:21d'abord de protéger la personne
00:32:23mais d'indignation
00:32:24parce que c'est normal
00:32:25voilà
00:32:25ce sont pas
00:32:26ce sont des humains en fait
00:32:27mais ce sont des humains
00:32:29mais la violence
00:32:30à un moment donné
00:32:30elle peut être légitime aussi
00:32:31elle peut être légitime
00:32:33c'est quoi cette affaire ?
00:32:34bien sûr qu'elle peut être légitime
00:32:35le problème que l'on dit
00:32:36à tous ces jeunes là
00:32:37c'est oui
00:32:37elle peut être légitime
00:32:39mais chaque fois
00:32:39qu'on peut l'éviter
00:32:40c'est mieux
00:32:41pour une raison simple
00:32:42d'une situation
00:32:43en fin de compte
00:32:43vous êtes vous
00:32:44en situation quasiment
00:32:45je veux dire
00:32:45à un moment donné
00:32:46de droit
00:32:46c'est-à-dire qu'on vous bafoue
00:32:48dans vos droits
00:32:48si vous vous dérapez
00:32:50ben forcément
00:32:50vous devenez vous coupable
00:32:51c'est ça le problème
00:32:52voilà
00:32:53alors ça
00:32:54c'est vraiment
00:32:55la phrase
00:32:56de Babi Bagayoko
00:32:58ce matin
00:32:58qu'on retient
00:32:59la violence
00:33:01peut-être légitime
00:33:02bien sûr que
00:33:03c'est mieux
00:33:04quand il n'y a pas de violence
00:33:05mais
00:33:06il ouvre la porte
00:33:07Reda Bellage
00:33:08qu'est-ce que vous lui répondez
00:33:09au maire
00:33:10de Saint-Denis ?
00:33:12Déjà
00:33:13il a dit
00:33:13comment il a dit
00:33:14bafouer les droits
00:33:16excusez-moi
00:33:16le droit de quoi
00:33:17en France
00:33:18enfin dans sa France à lui
00:33:19peut-être qu'on a le droit
00:33:20de s'attaquer aux forces de l'ordre
00:33:21dans sa France à lui
00:33:22peut-être qu'on peut casser
00:33:23les portails
00:33:24d'un établissement scolaire
00:33:25des forces de l'ordre
00:33:26qui sont juste derrière lui
00:33:27pour sa protection
00:33:27il y a juste un moment
00:33:29il faut arrêter
00:33:29d'inverser les rôles
00:33:31chacun doit être à sa place
00:33:32le député
00:33:33sa place
00:33:34c'est dans l'hémicycle
00:33:35d'accord
00:33:36pour représenter le peuple
00:33:37voire les jeunes
00:33:38les jeunes
00:33:39leur place
00:33:39c'est à l'école
00:33:40ou au lycée
00:33:41très bien
00:33:42s'ils ont des revendications
00:33:43c'est normal
00:33:44ils peuvent manifester
00:33:44ils font comme tout le monde
00:33:45parce qu'on est dans un état de droit
00:33:46vous déclarez votre manifestation
00:33:48auprès de votre préfecture
00:33:49ça prend deux minutes en ligne maintenant
00:33:51par contre
00:33:52quand la police arrive sur place
00:33:54excusez-moi
00:33:55le droit légitime
00:33:56c'est chez nous
00:33:56c'est pas chez eux
00:33:58à propos justement
00:33:59des policiers
00:34:00un autre extrait
00:34:01qu'on va écouter
00:34:02de Bali Bagayoko
00:34:03quand il dit
00:34:04c'est pas les jeunes
00:34:04qui sont plus calmes
00:34:05c'est les policiers
00:34:06qui sont plus calmes
00:34:07écoutez cet extrait
00:34:08de Bali Bagayoko
00:34:09qui parle justement
00:34:10que c'est en fait
00:34:11la police qui s'est calmée
00:34:12et c'est la raison
00:34:13pour laquelle
00:34:13soi-disant
00:34:14la manifestation de ce matin
00:34:15le blocus de ce matin
00:34:16s'est mieux passé que d'habitude
00:34:20non oui moi j'étais gazé
00:34:21mais à limite
00:34:21moi c'est accessoire
00:34:22j'ai envie de dire
00:34:23c'est accessoire
00:34:23mais c'est pour vous dire
00:34:24qu'à un moment
00:34:25on est dans un niveau
00:34:26de violence
00:34:26qui est quand même
00:34:27pas acceptable
00:34:28monsieur Nunes
00:34:28avec qui d'ailleurs
00:34:29je vais lui dire
00:34:29pour qui j'ai un profond respect
00:34:31parce que c'est celui
00:34:32qui a été le premier
00:34:32dans le gouvernement
00:34:33qui m'a apporté son soutien
00:34:34quand j'étais victime
00:34:34de propos racistes
00:34:35mais cela
00:34:36ne justifie pas le fait
00:34:37qu'il ait des propos irresponsables
00:34:38comme il a fait
00:34:39parce que ce qu'il dit
00:34:40en disant
00:34:40que systématiquement
00:34:42quand il y a des rassemblements
00:34:43il enverra la police
00:34:44voilà ce que ça donne ensuite
00:34:45mais ce n'est pas
00:34:46les jeunes qui sont plus calmes
00:34:46ce sont les forces de l'ordre
00:34:48qui sont plus calmes
00:34:49parce que ce qui a été demandé
00:34:50au commissaire
00:34:51c'est d'arrêter d'attiser
00:34:52de demander à leurs équipes
00:34:53bien sûr de se tenir à distance
00:34:54de ne pas provoquer
00:34:56c'est tout ce qu'on leur demande
00:34:57de ne pas provoquer
00:34:58ces jeunes ils vont rester
00:34:59ils vont dire leur message
00:35:01seulement si jamais
00:35:01il y a des provocations
00:35:02forcément ils vont réagir
00:35:03vous si je vous mets une gif
00:35:04forcément vous allez réagir
00:35:06oui c'est de votre faute en fait
00:35:08c'est toujours la faute de la police
00:35:10Reda Véla
00:35:10de toute façon
00:35:11jusqu'aux élections présidentielles
00:35:12et peut-être même un petit peu après
00:35:13selon qu'il passe
00:35:14ce sera toujours de notre faute
00:35:15ça c'est sûr
00:35:16c'était déjà annoncé d'avant
00:35:17et puis d'avance
00:35:17et ça fait trois ans
00:35:18que c'est comme ça
00:35:19tout ça pour dire que
00:35:21déjà cette personne
00:35:21ce maire là
00:35:22il devrait apprendre une chose
00:35:23c'est qu'on n'intervient pas
00:35:24dans les établissements scolaires
00:35:26sans réquisition du proviseur
00:35:28on n'a pas le droit
00:35:29sinon on est sanctionné administrativement
00:35:31et on est sanctionné judiciairement
00:35:32donc il faut qu'il arrête
00:35:33de vendre du rêve aux jeunes
00:35:34pour son électorat
00:35:35et qu'il nous laisse un peu tranquille
00:35:37ou quand il s'exprime
00:35:37il s'exprime
00:35:39dans le cadre de l'état de droit
00:35:40ça c'est la première chose
00:35:41la deuxième chose
00:35:43c'est que
00:35:44si
00:35:45nous faisons usage de la force
00:35:47c'est qu'on n'a pas le choix
00:35:48et en l'occurrence
00:35:49dans cet établissement scolaire
00:35:51ce que je vois moi depuis deux jours
00:35:53c'est des attaques
00:35:54contre les forces de l'ordre
00:35:55ce matin
00:35:56excusez-nous
00:35:57excusez-nous
00:35:58monsieur Bakayoko
00:35:59de faire notre travail
00:36:00parce qu'il y a des français
00:36:01des gens qui habitent à Saint-Denis
00:36:02qui veulent que leur enfant
00:36:04aille dans une école sécurisée
00:36:06et pour travailler dans une école sécurisée
00:36:08un lycée sécurisé
00:36:08il faut un portail
00:36:09et en l'occurrence
00:36:10les jeunes étaient en train de le défoncer
00:36:12et en France
00:36:13ça s'appelle
00:36:13des dégradations en réunion
00:36:15ce qui est une circonstance aggravante
00:36:17donc normalement
00:36:18si pour lui calmer
00:36:19c'est pas interpeller
00:36:21il a peut-être un peu raison
00:36:22parce que oui
00:36:22c'est clair de notre côté
00:36:23au niveau de l'administration
00:36:24ils ont peur
00:36:24parce que dans certains commissariats
00:36:25on nous demande
00:36:26de surtout pas prendre du LBD
00:36:27et moi ce qui me dérange
00:36:28dans le fait qu'on puisse pas
00:36:29prendre du LBD
00:36:30je rappelle
00:36:31c'est le lanceur
00:36:31balle de défense
00:36:33on a changé le nom
00:36:34parce qu'à la base c'était flashball
00:36:35ça faisait trop agressif
00:36:36c'est le balle en caoutchouc
00:36:36c'est tout simplement
00:36:38parce qu'on a vu des images aussi
00:36:40où les individus
00:36:41ils nous tirent dessus
00:36:42avec du mortier
00:36:43à 300 coups
00:36:45donc quand il dit
00:36:47qu'on est tenu à distance
00:36:48c'est pas nous
00:36:49qui tenons à distance
00:36:50les jeunes
00:36:50c'est les délinquants
00:36:51qui nous tiennent à distance
00:36:52avec du mortier
00:36:53et lui
00:36:54j'ai entendu aussi
00:36:55qu'il avait pris du gaz
00:36:55mais en fait
00:36:56il n'a rien à faire
00:36:57sur les lieux
00:36:58quand les gens
00:36:59s'en prennent aux policiers
00:37:00les policières
00:37:00ça ne lui plaît pas
00:37:02c'est pareil
00:37:03c'est interdit en France
00:37:05et à Saint-Denis
00:37:06les règles ne sont pas différentes
00:37:07par rapport à Paris
00:37:08ou Bordeaux
00:37:10le débat sur le respect
00:37:12de l'état du droit
00:37:13de l'état de droit
00:37:15nous occupe régulièrement
00:37:16par son discours
00:37:17Bali Bagayoko
00:37:19piétine l'état de droit
00:37:20il le piétine littéralement
00:37:22non la violence
00:37:24ne peut pas être légitime
00:37:25en démocratie
00:37:26en démocratie
00:37:27les forces de l'ordre
00:37:28ont le monopole
00:37:30de la violence légitime
00:37:30Max Weber
00:37:32et c'est vraiment
00:37:33ce qui fonde
00:37:34notre vivre ensemble
00:37:36au bon sens du terme
00:37:37c'est l'acceptation
00:37:38de cette règle
00:37:39là
00:37:40non le blocage
00:37:42n'est jamais légitime
00:37:43manifesté légitime
00:37:44bloqué est illégal
00:37:46et toujours
00:37:47illégal
00:37:48on ne bloque pas
00:37:49par son discours
00:37:52Bali Bagayoko
00:37:53emmène
00:37:54les lycéens
00:37:56dans le mur
00:37:57c'est un discours
00:37:59criminel
00:37:59c'est peut-être voulu
00:38:01parce qu'on est à l'aube
00:38:02d'une élection majeure
00:38:03et ils mobilisent
00:38:05un électorat
00:38:05c'est ce que disait
00:38:06René Béla
00:38:06ils ne votent pas
00:38:07les lycéens
00:38:07ils sont en retard
00:38:09ils ne votent pas
00:38:09le renseignement territorial
00:38:11a bien averti
00:38:12le ministère de l'intérieur
00:38:14qu'effectivement
00:38:15ces manifestations
00:38:16étaient téléguidées
00:38:17et que certaines d'entre elles
00:38:18ne venaient pas
00:38:19des mouvements lycéens
00:38:20donc tout cela est clair
00:38:22il y a derrière
00:38:23l'extrême gauche
00:38:24et leurs représentants
00:38:25politiques
00:38:26d'ailleurs il y a des jeunes
00:38:27dans ces manifestations
00:38:28je ne sais pas si on peut
00:38:28appeler ça des manifestations
00:38:29qui ne sont pas des lycéens
00:38:31qui viennent de l'extérieur
00:38:32qui sont venus
00:38:33pour défier les policiers
00:38:34qui sont venus
00:38:35pour casser
00:38:35donc il ne s'agit pas
00:38:37de mobilisation lycéenne
00:38:38c'est quelque chose
00:38:39qu'il faut démonter
00:38:40parce que ça n'est pas vrai
00:38:41de dire le contraire
00:38:43ensuite pour revenir
00:38:44à la France insoumise
00:38:44qui probablement
00:38:45selon le ministère
00:38:46de l'intérieur
00:38:47téléguide en partie
00:38:48ces mobilisations
00:38:50mais la France insoumise
00:38:50on ne le découvre pas
00:38:51aujourd'hui
00:38:52ils n'ont que faire
00:38:53de l'état de droit
00:38:53la France insoumise
00:38:54elle veut imposer
00:38:55sa loi
00:38:56elle veut édicter
00:38:57ses règles
00:38:58et les imposer
00:38:59à tout le monde
00:39:00là en l'occurrence
00:39:02monsieur Bagayoko
00:39:02le dit très clairement
00:39:03d'ailleurs sans honte
00:39:04il le dit
00:39:05que les policiers
00:39:06se tiennent à distance
00:39:07des délinquants
00:39:08on a demandé au commissaire
00:39:09de les tenir à distance
00:39:10non mais ça n'est pas
00:39:10aux policiers
00:39:11de se tenir à distance
00:39:12des délinquants
00:39:12c'est aux délinquants
00:39:14de respecter la loi
00:39:15et donc il est temps
00:39:16je le dis
00:39:16et c'est une expression
00:39:17que j'utilise souvent
00:39:18de mettre tout ce petit monde
00:39:19au pas
00:39:19c'est à dire de faire en sorte
00:39:21qu'ils respectent
00:39:21les lois de la République
00:39:22et qu'ils respectent
00:39:23le 2 mai 2027
00:39:24le scrutin universel
00:39:25le fameux choc d'autorité
00:39:27on va entendre dans un instant
00:39:28le témoignage de Baptiste J
00:39:29parce que j'imagine
00:39:29qu'il a beaucoup de témoignages
00:39:30aussi qui reviennent
00:39:31des différents lycées
00:39:32mais d'abord justement
00:39:33Tanguy Hamon
00:39:33faisons un spectral
00:39:35où est-ce que ça bloque
00:39:36dans toute la France
00:39:38et bien comme vous l'avez dit
00:39:39ça bloque absolument
00:39:40dans toute la France
00:39:41on en est à 40 interpellations
00:39:42à la mi-journée
00:39:4340 interpellations
00:39:44donc Ali
00:39:45il faut ajouter
00:39:45les 164 d'hier
00:39:47les 78 de vendredi
00:39:49plus de 300 établissements
00:39:51perturbés
00:39:5240 pardon
00:39:53sont entièrement bloqués
00:39:55c'est à dire
00:39:55que plus aucun lycéen
00:39:57ne peut étudier
00:39:57à Lille par exemple
00:39:59feu de poubelle
00:39:59mortier d'artifice
00:40:00contre les forces de l'ordre
00:40:01des panneaux publicitaires
00:40:03dans la rue
00:40:03ont été détruits
00:40:04une voiture de la BAC
00:40:05a été prise pour cible
00:40:07ces individus
00:40:08puisqu'on ne sait pas
00:40:09s'il s'agit vraiment
00:40:09de lycéens ou de casseurs
00:40:11ont aussi brisé
00:40:12des vitres de stations de métro
00:40:13porte d'Arras
00:40:14porte de Douai
00:40:15en revenant dans la région
00:40:16parisienne
00:40:17à Ivry
00:40:17un jeune qui a braqué
00:40:19une arme
00:40:19sur une patrouille de police
00:40:21les policiers
00:40:22en le désarmant
00:40:23se sont aperçus
00:40:23fort heureusement
00:40:24qu'il s'agissait là
00:40:25d'un pistolet à billes
00:40:26à Vitry-sur-Seine
00:40:27à Annières
00:40:28là aussi des interpellations
00:40:29pour des violences
00:40:30contre les forces de l'ordre
00:40:31à Gennevilliers
00:40:32dans les Hauts-de-Seine
00:40:32une trentaine d'individus
00:40:34cagoulés
00:40:37inscriptions ACAB
00:40:38ces inscriptions insultantes
00:40:39contre les forces de l'ordre
00:40:40on ne voit pas vraiment
00:40:41le lien
00:40:42avec les revendications
00:40:43des lycéens
00:40:44à ce vent aussi
00:40:45mortiers d'artifice
00:40:46projectiles contre les policiers
00:40:4814 interpellations
00:40:49dans l'agglomération lyonnaise
00:40:51et il faut savoir
00:40:52que toutes ces violences
00:40:53font des blessés
00:40:54il y a eu 10 blessés
00:40:56chez les élèves
00:40:57et au niveau du personnel
00:40:59indiqué l'éducation nationale
00:41:00on saura très certainement
00:41:02en fin de journée aussi
00:41:03combien il y a eu
00:41:04de blessés à déplorer
00:41:05dans le rang des policiers
00:41:06Alors vous parliez de Lille
00:41:07Thibaut Marcheteau
00:41:08avec Manon Varaldo
00:41:09se trouve justement
00:41:10à Lille
00:41:11Thibaut
00:41:12quelle est la situation
00:41:13justement devant
00:41:13le lycée
00:41:15César Baggio
00:41:16de Lille ?
00:41:19Écoutez Pierre
00:41:20nous allons mettre en image
00:41:21tout ce que vient de dire
00:41:22Tanguy Hamon
00:41:23au niveau local
00:41:23on se trouve à Lille
00:41:24vous l'avez dit
00:41:25dans le département du Nord
00:41:2612 établissements
00:41:27ont été concernés
00:41:28par ces blocus
00:41:29menés par des lycéens
00:41:31et il y a
00:41:328 interpellations
00:41:33vous allez le voir
00:41:34nous nous trouvons
00:41:35vous l'avez dit
00:41:35devant le lycée
00:41:36Baggio
00:41:37ici à Lille
00:41:37avec des violences
00:41:39qui ont eu lieu
00:41:39notamment ce matin
00:41:40assez tôt
00:41:41d'ailleurs
00:41:41dès 7h30
00:41:42selon les élèves
00:41:43il y avait
00:41:43des feux
00:41:44de mobilier urbain
00:41:45vous voyez des vélos
00:41:46des vélos aussi
00:41:47en libre-service
00:41:48on voit
00:41:49et encore une fois
00:41:50c'est ce qu'a dit Tanguy
00:41:50des mortiers d'artifice
00:41:53avec des étuis
00:41:54que l'on peut voir
00:41:54on sait aussi que
00:41:56les policiers
00:41:57ont répliqué
00:41:57avec du gaz lacrymogène
00:41:59que l'on constate
00:41:59également ici
00:42:00ici on voit aussi
00:42:01d'ailleurs
00:42:01une bouteille
00:42:02de protoxyde d'azote
00:42:03vous imaginez
00:42:04que cette bouteille
00:42:04avec du gaz
00:42:05concentré à l'intérieur
00:42:06si elle explose
00:42:06ce peut être
00:42:07évidemment dramatique
00:42:08et faire de nombreux
00:42:09blessés
00:42:10voire pire
00:42:10toutes ces images
00:42:11c'est juste devant
00:42:12la porte de
00:42:13l'établissement
00:42:14de ce lycée
00:42:15ce matin
00:42:15il y avait
00:42:16plusieurs centaines
00:42:17d'élèves
00:42:17pas seulement
00:42:18des élèves
00:42:18de cet établissement
00:42:19qui se sont rassemblés
00:42:20pour empêcher
00:42:21la tenue
00:42:22de ces cours
00:42:23c'est d'ailleurs
00:42:24ils ont réussi
00:42:24puisqu'aujourd'hui
00:42:25les cours ont été
00:42:26tout simplement
00:42:27annulés
00:42:27il y a une image
00:42:30avec ces vitres
00:42:31qui ont été brisées
00:42:32des jets de pierre
00:42:34qui ont touché
00:42:34donc les vitres
00:42:35de cet établissement
00:42:36vous le voyez
00:42:37les vitres brisées
00:42:38il y a également
00:42:38du mobilier urbain
00:42:39des abribus
00:42:40ou encore ce panneau
00:42:40publicitaire
00:42:41qui a été touché
00:42:42tout à l'heure
00:42:43des employés
00:42:44de la métropole
00:42:44lillois
00:42:45sont venus
00:42:45pour réparer
00:42:46tout cela
00:42:47mais combien de temps
00:42:48combien de temps
00:42:48parce que ces étudiants
00:42:49que nous avons rencontrés
00:42:50ce matin
00:42:51affirment une chose
00:42:52ils seront encore présents
00:42:53demain
00:42:54devant les grilles
00:42:55de plusieurs lycées
00:42:56ici à Lille
00:42:56pour encore une fois
00:42:58mener ces blocus
00:42:58Merci beaucoup Thibaut March
00:43:00avec Manon Varaldo
00:43:02alors justement
00:43:04Baptiste Gilly
00:43:04délégué national de l'Uni
00:43:05je lisais tout à l'heure
00:43:07quelques revendications
00:43:09des lycéens
00:43:10qui sont tout à fait
00:43:11je trouve légitimes
00:43:13il y en a un qui dit
00:43:13il y a des salles
00:43:14où il y a des trous
00:43:15dans les plafonds
00:43:15des vidéoprojecteurs
00:43:16des ordinateurs
00:43:17qui ne marchent pas
00:43:17ils décident de faire
00:43:18la peinture des murs
00:43:19des plantations d'arbres
00:43:21autre citation
00:43:21le proviseur a un projet
00:43:23de construire une plage
00:43:24pour écologiser le lycée
00:43:26alors qu'il y a des problèmes
00:43:27nettement plus importants
00:43:28accessoirement
00:43:28on a le bac à la fin de l'année
00:43:31très bien
00:43:31il y a des
00:43:32vous-même
00:43:33et pas vous
00:43:34parce que vous êtes étudiant
00:43:34mais ceux qui sont à l'Uni
00:43:36les lycéens ont des revendications
00:43:37c'est pas une raison non plus
00:43:39pour tout casser
00:43:39évidemment
00:43:39mais surtout
00:43:40ces revendications
00:43:41elles sont utilisées
00:43:42comme prétexte
00:43:42mais la vérité
00:43:43c'est que derrière
00:43:43ces mouvements-là
00:43:44il y a des groupuscules
00:43:45d'extrême-gauche
00:43:45qui souvent
00:43:46comme ça a été dit
00:43:47sont extérieurs au lycée
00:43:49qui viennent souvent
00:43:49des facs et des campus
00:43:50qui se déplacent
00:43:51et qui prennent en otage
00:43:52réellement la majorité
00:43:53des lycéens
00:43:54qui veulent simplement
00:43:55aller travailler
00:43:55et qui n'osent pas
00:43:56rétorquer ou s'exprimer
00:43:57puisque quand on voit
00:43:58la violence qui se déchaîne
00:43:59la seule chose qu'ils peuvent faire
00:44:01c'est se taire
00:44:01et attendre que ça
00:44:02veuille bien débloquer
00:44:03alors qu'est-ce qu'on vous dit
00:44:04vous dans la base ?
00:44:05on a énormément de remontées
00:44:06de la part des lycéens
00:44:07où ils voient
00:44:08qu'on saccage leur établissement
00:44:10que justement
00:44:11par exemple à Toulouse
00:44:12ce sont les étudiants
00:44:13des universités
00:44:13qui bougent vers les lycées
00:44:15pour aider à bloquer
00:44:16qui vraiment engraînent tout ça
00:44:18et que par-dessus tout ça
00:44:20il y a effectivement
00:44:20les élus
00:44:21parce que l'on prend
00:44:22l'exemple de monsieur Bakayoko
00:44:23mais en fait
00:44:24les élus LFI
00:44:25donc presque toutes les villes
00:44:26sont aussi derrière
00:44:27et se rendent sur place
00:44:28pour aider
00:44:28et on a une énorme majorité
00:44:30de lycéens
00:44:30qui eux
00:44:30veulent juste travailler
00:44:32avoir leur année
00:44:33beaucoup auront le bac bientôt
00:44:34donc forcément
00:44:35ils se trouvent réellement
00:44:36pris en otage
00:44:37et ils ne demandent qu'une chose
00:44:38c'est être libre
00:44:39de pouvoir travailler
00:44:39mais qu'est-ce qu'ils ont
00:44:40comme marge de manœuvre
00:44:41pour pouvoir travailler ?
00:44:42ben là en l'occurrence rien
00:44:43quand un lycée
00:44:44est saccagé
00:44:45brûlé
00:44:45c'est le cas
00:44:46c'est le cas à Saint-Denis
00:44:47mais on a aussi eu
00:44:48des incendies à Nice
00:44:49à Grenoble
00:44:49donc énormément de villes
00:44:50quand il y a ce genre
00:44:52d'événements
00:44:52ils peuvent malheureusement
00:44:53rien faire
00:44:54et surtout les universités
00:44:55qui sont à côté
00:44:56sont complices
00:44:57puisqu'elles lèvent
00:44:58l'obligation
00:45:00de se rendre en cours
00:45:01ces jours-là
00:45:02pour que les étudiants
00:45:02puissent tranquillement
00:45:03aller manifester
00:45:04et aillent bloquer
00:45:05les présidents d'universités
00:45:07à Rennes 2
00:45:08à Grenoble
00:45:09à Toulouse
00:45:09dans bien d'autres
00:45:10laissent et enlèvent
00:45:11l'obligation d'assiduité
00:45:13et donc on se retrouve
00:45:13avec un agglomérat
00:45:14entre des groupes violents
00:45:15d'extrême gauche
00:45:22nous on demande
00:45:26qu'il y ait des sanctions
00:45:26ou au moins
00:45:27qu'il y ait une réaction
00:45:28de la part du ministère
00:45:29contre se laisser faire total
00:45:30et comme d'habitude
00:45:31on se retrouve face à un mur
00:45:32on n'a aucune réponse
00:45:33et en attendant
00:45:34les lycées brûlent
00:45:35et en attendant
00:45:35les lycées brûlent
00:45:36et les élèves ne travaillent pas
00:45:37et il n'y a pas de solution
00:45:38pour l'instant
00:45:38il n'y a pas de solution
00:45:40si tu veux avoir ton bac
00:45:42c'est ça
00:45:42quand on a des revendications
00:45:43sur il y a des trous
00:45:45dans les murs
00:45:45il n'y a pas assez de profs
00:45:46mais qu'à côté de ça
00:45:46on dégrade
00:45:47donc on utilise encore
00:45:48de l'argent public
00:45:48le plus grave
00:45:50c'est qu'on finira
00:45:50par vous le donner le bac
00:45:52c'est-à-dire qu'on le donnera
00:45:54parce qu'on dira
00:45:54vous comprenez
00:45:55il y a eu des circonstances
00:45:57difficiles
00:45:57pour les élèves
00:45:58qui n'ont pas pu avoir
00:45:59donc on va donner le bac
00:46:00de la même façon
00:46:01que pendant le Covid
00:46:01aussi on a donné le bac
00:46:02et sauf
00:46:03forcément
00:46:05on va marquer une pause
00:46:06on va y revenir
00:46:07à ces blocages
00:46:07tout à l'heure
00:46:08dès 16h30
00:46:09et nous dans quelques minutes
00:46:10on va se retrouver
00:46:12avec l'avocat
00:46:14de Jordan Bardella
00:46:15je vous rappelle
00:46:16ces accusations
00:46:17très graves
00:46:17de Mediapart
00:46:18à l'encontre
00:46:20du président
00:46:20du Rassemblement National
00:46:21accusé de propos antisémites
00:46:24lorsqu'il avait
00:46:2417-18 ans
00:46:26on en parle
00:46:26avec son avocat
00:46:27dans un instant
00:46:28sur CNews
00:46:31dans un instant
00:46:32le démenti
00:46:33de Jordan Bardella
00:46:34aux accusations
00:46:34de propos antisémites
00:46:37relayées par Mediapart
00:46:38après les dernières informations
00:46:40félicité
00:46:40Kindoki
00:46:41merci Pierre
00:46:41bonjour à tous
00:46:42les pompiers
00:46:43toujours mobilisés
00:46:44ce mardi
00:46:45doivent être entendus
00:46:46par le ministre de l'Intérieur
00:46:47Laurent Nunez
00:46:48rassemblés dans la capitale
00:46:50aux côtés des fonctionnaires
00:46:51en grève
00:46:51ils continuent de demander
00:46:53des moyens supplémentaires
00:46:54entre 5000 et 10 000
00:46:56soldats du feu
00:46:56sont attendus
00:46:57la dette publique a encore progressé
00:46:59au deuxième trimestre
00:47:00elle a atteint
00:47:00à présent
00:47:01119% du PIB
00:47:03des chiffres déjà très inquiétants
00:47:05avant un nouveau record
00:47:06attendu en 2027
00:47:08une situation très inconfortable
00:47:09à quelques mois
00:47:10de l'élection présidentielle
00:47:11le directeur général
00:47:13de la société d'exploitation
00:47:14de la tour Eiffel
00:47:15Patrick Brancourt-Ruvio
00:47:16a annoncé son départ
00:47:18à la fin de l'année
00:47:19après l'éviction d'employés
00:47:20lors de la visite du monument
00:47:21par un groupe de religieux hindous
00:47:23c'était début septembre
00:47:24l'enquête interne
00:47:25a révélé une série
00:47:25de dysfonctionnements
00:47:26et des défaillances
00:47:28dans la structuration
00:47:28des visites protocolaires
00:47:29et l'organisation
00:47:30de cet événement
00:47:31qui ont conduit
00:47:31à la mise à l'écart
00:47:32de personnel féminin
00:47:33le jour de la visite
00:47:34Emmanuel Macron
00:47:35et son épouse Brigitte
00:47:36entament aujourd'hui
00:47:37une visite d'Etat
00:47:38de deux jours
00:47:39en Espagne
00:47:39au programme
00:47:40dîner de gala
00:47:41au Palais Royal
00:47:42et rencontre
00:47:43avec des étudiants
00:47:43au sujet de la démocratie
00:47:45et des réseaux sociaux
00:47:46l'objectif
00:47:47souligner
00:47:47les grandes convergences
00:47:48entre les deux pays
00:47:49en matière européenne
00:47:50et on termine
00:47:51au Moyen-Orient
00:47:53où l'Iran
00:47:53attend une réponse
00:47:54des Etats-Unis
00:47:55aux conditions posées
00:47:56pour ouvrir
00:47:57le détroit d'Hormuz
00:47:57des discussions indirectes
00:47:59entre Américains
00:47:59et Iraniens
00:48:00sous médiation
00:48:01Qatari
00:48:01qui ont repris
00:48:02la semaine dernière
00:48:03en marge de l'Assemblée
00:48:04générale de l'ONU
00:48:05et le négociateur
00:48:06en chef iranien
00:48:07Mohamed Bagher
00:48:08Galibaf
00:48:09met en garde
00:48:10Washington
00:48:11et ses alliés
00:48:11en menaçant
00:48:12de s'en prendre
00:48:13aux infrastructures régionales
00:48:14écoutez-le
00:48:16Comme nous l'avons déjà indiqué
00:48:17dans une région
00:48:18où nous ne pouvons pas
00:48:19vendre de pétrole
00:48:20personne d'autre
00:48:20ne pourra non plus en vendre
00:48:22ou encore
00:48:23si notre sécurité
00:48:23n'est pas garantie
00:48:24aucune infrastructure
00:48:25ne restera à l'abri
00:48:26C'était l'essentiel
00:48:32de l'information
00:48:32Merci beaucoup
00:48:33Félicité Kim Doki
00:48:35d'autres informations
00:48:36tout à l'heure
00:48:36à 17h
00:48:37et dans cette deuxième
00:48:38heure de l'info
00:48:38de Villeneuve
00:48:39nous sommes toujours
00:48:39avec Yohann Uza
00:48:40et avec Judith Weintraub
00:48:42pour parler
00:48:42de l'affaire Bardella
00:48:44avec ses accusations
00:48:45d'antisémitisme
00:48:46signées Mediapart
00:48:49Jordan Bardella
00:48:50est venu
00:48:50sur CNews
00:48:51hier
00:48:52à 20h40
00:48:53dans l'émission
00:48:54de Pascal Praud
00:48:55et il a
00:48:56une première fois
00:48:57démenti
00:48:58en disant
00:48:58qu'il s'agissait
00:48:59d'une chose
00:49:00organisée
00:49:01et une barbouserie
00:49:02on écoute
00:49:04Je pense
00:49:05qu'on est face
00:49:06à quelque chose
00:49:06d'extrêmement organisé
00:49:08qui certainement
00:49:10a été organisé
00:49:10sur de nombreux mois
00:49:11et qui devait sortir
00:49:12dans l'hypothèse
00:49:14où j'étais candidat
00:49:14à l'élection présidentielle
00:49:16ça ressemble
00:49:17à une opération
00:49:18de barbouserie
00:49:20soit
00:49:22Mediapart
00:49:22en est à l'origine
00:49:24et
00:49:25vous avez raison
00:49:26de rappeler
00:49:26que
00:49:27cela ne s'appuie
00:49:28sur rien
00:49:28au moment
00:49:29où on se parle
00:49:29et à ce moment-là
00:49:31c'est extrêmement grave
00:49:33soit
00:49:34Mediapart
00:49:35se fait enfumer
00:49:36par des gens
00:49:37qui ont un intérêt
00:49:38à cette opération
00:49:39de déstabilisation
00:49:40et c'est encore plus grave
00:49:42Et devant les médias
00:49:43et devant l'Assemblée nationale
00:49:44en conférence de presse
00:49:46tout à l'heure
00:49:47Jordan Bardella
00:49:48a également
00:49:49redit
00:49:50qu'il
00:49:51s'agissait
00:49:51de propos
00:49:52qu'il n'avait jamais tenu
00:49:54Ces propos
00:49:55et ces positions
00:49:56n'ont jamais été les miens
00:49:57Je fais de la politique
00:49:59depuis suffisamment longtemps
00:50:01pour avoir été
00:50:02laserisé
00:50:04mis à nu
00:50:05passé au crible
00:50:07dans mes positionnements politiques
00:50:10mais aussi
00:50:10dans ma vie privée
00:50:11on n'a
00:50:12jamais rien trouvé
00:50:14à me reprocher
00:50:16Ce qui est en train
00:50:17de se passer
00:50:17depuis quelques heures
00:50:18a très certainement
00:50:20été préparé
00:50:21depuis plusieurs mois
00:50:22Et je parle
00:50:25sous le contrôle
00:50:26de Marine
00:50:27puisque nous en avons
00:50:28parlé hier
00:50:29Cette opération
00:50:30a très certainement
00:50:32été préparée
00:50:33dans le scénario
00:50:34où j'étais candidat
00:50:35à l'élection présidentielle
00:50:39Soit Mediapart
00:50:40a mis en oeuvre
00:50:44une opération
00:50:45de barbouze
00:50:46soit
00:50:47une opération
00:50:48de barbouze
00:50:49s'est montée
00:50:49à l'extérieur
00:50:50et Mediapart
00:50:51lui-même
00:50:52s'est fait
00:50:53enfumer
00:50:53aveuglé
00:50:54par la haine
00:50:55qu'il porte
00:50:55pour le Rassemblement
00:50:56National
00:50:58Maître David
00:50:59Dassal-Eudeste
00:51:00avocat de Jordan
00:51:01Bardella
00:51:01est avec nous
00:51:02en duplex
00:51:02merci beaucoup
00:51:03d'être avec nous
00:51:04Maître
00:51:05votre client
00:51:07Jordan Bardella
00:51:08par deux fois
00:51:09dans ces deux extraits
00:51:10pose deux hypothèses
00:51:12la première
00:51:13que ce soit
00:51:14l'oeuvre
00:51:15de Mediapart
00:51:16ou l'oeuvre
00:51:17de quelqu'un
00:51:17d'autre
00:51:18relayé par Mediapart
00:51:20quel est
00:51:20votre point de vue
00:51:21là-dessus
00:51:23l'enquête
00:51:24le révélera
00:51:24cher Pierre Dubineau
00:51:25merci de votre
00:51:27invitation
00:51:30je ne sais pas
00:51:31si vous m'entendez bien
00:51:32je vous entends très bien
00:51:33vous avez dit
00:51:34que l'enquête
00:51:34le révélera
00:51:35et que pour l'instant
00:51:36voilà
00:51:37ce que j'ai pas de retour
00:51:37l'enquête le révélera
00:51:39vraisemblablement
00:51:41alors qu'il est
00:51:42nous n'avons que
00:51:43l'article
00:51:44de Mediapart
00:51:45comme matière
00:51:46si j'ose dire
00:51:47pour
00:51:48disséquer un peu
00:51:49les tenants
00:51:50et aboutissants
00:51:51de ces accusations
00:51:52assez infamantes
00:51:53très infamantes
00:51:54et très graves
00:51:56et
00:51:56effectivement
00:51:57il n'est pas
00:51:58exclu que
00:51:59l'arroseur
00:52:01ait pu être arrosé
00:52:01et que Mediapart
00:52:02ait pu
00:52:03lui-même
00:52:04être victime
00:52:05d'une intoxication
00:52:07de la part
00:52:09de ces
00:52:10informateurs
00:52:10habituels
00:52:11mais ça
00:52:11l'enquête
00:52:12permettra
00:52:12de le révéler
00:52:14en fonction
00:52:14des leviers
00:52:16en fait
00:52:16procéduraux
00:52:17qui seront
00:52:17actionnés
00:52:19par nous
00:52:19vous parlez
00:52:20d'informateurs
00:52:37David
00:52:37en faux
00:52:39à ce stade
00:52:42ce serait
00:52:43se perdre
00:52:43un peu
00:52:44en conjecture
00:52:44et en supputation
00:52:46de se livrer
00:52:47à une telle
00:52:49recherche
00:52:49peut-être que
00:52:50les uns et les autres
00:52:51ont des
00:52:52idées
00:52:53mais
00:52:54alors qu'il est
00:52:55sur le terrain
00:52:56en quelque sorte
00:52:57judiciaire
00:52:57et au moment
00:52:59d'activer
00:52:59en quelque sorte
00:53:00les premières
00:53:00procédures
00:53:01il est trop tôt
00:53:02pour le dire
00:53:03alors il est trop tôt
00:53:05pour le dire
00:53:05en revanche
00:53:05il n'est pas trop tôt
00:53:06pour se prononcer
00:53:07sur le caractère
00:53:08faux
00:53:09de certains écrits
00:53:11alors
00:53:12oui
00:53:14Jordan Bardella
00:53:15l'a affirmé
00:53:15avec force
00:53:16et de manière
00:53:16très pérentatoire
00:53:17les accusations
00:53:18qui sont portées
00:53:18contre lui
00:53:19dans cet article
00:53:20qui font état
00:53:21de correspondance
00:53:23qui
00:53:23si on en croit
00:53:24l'article
00:53:25auraient été les siennes
00:53:26mais tout ça
00:53:26est un tiju de mensonge
00:53:27sont de toute évidence
00:53:29défaut
00:53:29puisqu'il n'a jamais
00:53:30publié ses écrits
00:53:32il n'a jamais posté
00:53:34ses éléments
00:53:34d'ailleurs on ne sait pas
00:53:35exactement la nature
00:53:36de ses éléments
00:53:36on sait que c'est des choses
00:53:37qui auraient été
00:53:39selon Mediapart
00:53:42publiées dans les années 2013
00:53:43à l'été 2013
00:53:45sur des supports numériques
00:53:46mais on ne sait pas
00:53:48sous quelle forme
00:53:48exactement ça l'aurait été
00:53:51en tout état de cause
00:53:52ces pièces
00:53:53dès lors qu'on pourra
00:53:54les examiner
00:53:58feront l'objet
00:53:58bien évidemment
00:54:00d'une procédure
00:54:01pour faux
00:54:02usage de faux
00:54:03vous dites
00:54:04dès lors qu'on pourra
00:54:05les examiner
00:54:06c'est à dire
00:54:06qu'il y a une demande
00:54:07de votre part
00:54:08d'examen
00:54:09et puis la question
00:54:10j'allais dire
00:54:10corrélaire
00:54:11puisque vous avez l'habitude
00:54:12je crois
00:54:12de ce genre d'affaires
00:54:14en politique en tout cas
00:54:15j'ai eu beaucoup
00:54:16de cas très très différents
00:54:18et parfois assez originaux
00:54:20dans les dossiers politiques
00:54:22comment est-ce qu'on
00:54:24retrouve
00:54:25des conversations
00:54:27qui remontent
00:54:28à 2013
00:54:29même si ce sont
00:54:30encore une fois
00:54:31des conversations
00:54:32donc pas forcément
00:54:32avec un support écrit
00:54:34alors en matière
00:54:35de procédures
00:54:37et de procès de presse
00:54:39le diffamateur
00:54:40est présumé
00:54:40être de mauvaise foi
00:54:41donc c'est à lui
00:54:42d'apporter en quelque sorte
00:54:43les éléments
00:54:44qui démontrent
00:54:44soit la véracité
00:54:46soit la vraisemblance
00:54:47de ce qu'il est venu
00:54:48porter comme accusation
00:54:50contre les uns
00:54:52et les autres
00:54:52donc de ce point de vue
00:54:54nous nous attendons
00:54:55et donc c'est l'objet
00:54:56des premières
00:54:58plaintes
00:54:58ou citations
00:54:59qui seront déposées
00:55:02pour orienter
00:55:04procéduralement
00:55:05l'affaire
00:55:07dans une direction
00:55:08ou dans une autre direction
00:55:09mais pour l'instant
00:55:10c'est un petit peu
00:55:12encore
00:55:13à l'heure des choix
00:55:14et je n'ai pas
00:55:16d'indication
00:55:17à vous donner
00:55:17de ce point de vue là
00:55:20Jordan Bardella
00:55:21lui bien évidemment
00:55:23pour apporter
00:55:24un démenti
00:55:25formel
00:55:25et cinglant
00:55:26à ce qui a été dit
00:55:28a pu rechercher
00:55:30ça et là
00:55:30s'il n'y avait pas
00:55:32peut-être
00:55:33en faisant un peu
00:55:35d'archéologie
00:55:36dans ses fichiers
00:55:37voir s'il n'y avait pas
00:55:38des messages
00:55:39qui avaient été
00:55:40envoyés
00:55:41à ces dates
00:55:43vers la fédération
00:55:44de la Seine-Saint-Denis
00:55:45du Front National
00:55:46il en a retrouvé un
00:55:48qui date de l'été 2013
00:55:49précisément
00:55:50à cette période
00:55:51où on lui impute
00:55:52ses propos
00:55:54d'une radicalité extrême
00:55:56et que montre
00:55:59en quelque sorte
00:56:00cette pièce
00:56:01elle montre
00:56:02qu'il envoie
00:56:03un premier mail
00:56:04tout juste adhérent
00:56:05de cette fédération
00:56:06alors qu'il n'a pas
00:56:07encore 18 ans
00:56:08en disant
00:56:09voilà j'ai adhéré
00:56:10par internet
00:56:10à la fédération
00:56:11du Front National
00:56:12de la Seine-Saint-Denis
00:56:14je viens d'avoir mon bac
00:56:16je n'ai encore
00:56:17aucune activité militante
00:56:18est-ce que je pourrais
00:56:19me joindre au verre
00:56:20de l'amitié
00:56:21je crois qui est prévu
00:56:22en septembre
00:56:22dans la fédération
00:56:24pour faire connaissance
00:56:25avec les personnes
00:56:27qui l'animent
00:56:27les cadres
00:56:28donc si vous voulez
00:56:29prêter à quelqu'un
00:56:31qui est aussi vierge
00:56:32politiquement
00:56:32qui ne sait pas encore
00:56:33comment fonctionne
00:56:34une fédération
00:56:34comment on fait
00:56:35une opération
00:56:35de collage
00:56:36de tractage
00:56:37d'avoir alimenté
00:56:38au même moment
00:56:39ou même avant
00:56:41cette même fédération
00:56:42ou d'avoir eu
00:56:43des échanges
00:56:43avec des membres
00:56:44de cette fédération
00:56:45avec des propos
00:56:46aussi radicaux
00:56:47et aussi extrêmes
00:56:49et je dirais
00:56:50presque aussi confidentiels
00:56:51parce que les trois propos
00:56:52qu'on lui prête
00:56:53sont vraiment
00:56:53issus de personnes
00:56:56qui sont dans le complotisme
00:56:58le plus total
00:56:59mais dans des sphères
00:57:00ultra confidentielles
00:57:01ça n'a absolument aucun sens
00:57:02ça n'a absolument aucun sens
00:57:04puisqu'à cette même période
00:57:04il prend tout juste contact
00:57:06je dirais très poliment
00:57:07avec la fédération
00:57:11de la Seine-Saint-Denis
00:57:12donc on voit bien
00:57:13que c'est quelqu'un
00:57:13qui n'est pas aguerri
00:57:14politiquement
00:57:15à cette époque
00:57:16donc déjà
00:57:17de ce point de vue-là
00:57:17il y a quelque chose
00:57:18pardon de vous le dire
00:57:19mais qui ne colle pas
00:57:21tant sur la forme
00:57:21que sur le fond
00:57:22il y a aussi
00:57:23les fautes d'orthographe
00:57:23qui sont absolument
00:57:25voilà
00:57:27cataclysmiques
00:57:27et qui ne sont pas
00:57:29dans le style
00:57:31de Jordan Bardella
00:57:32de l'époque
00:57:35un terme
00:57:36que vous avez repris
00:57:38et que Jordan Bardella reprend
00:57:39c'est le terme
00:57:40barbouzerie
00:57:41c'est un terme
00:57:42qui en dit long
00:57:43c'est-à-dire qu'il y a
00:57:44une histoire
00:57:45du mot barbouze
00:57:47pourquoi est-ce que
00:57:47vous avez choisi
00:57:48ce terme-là
00:57:49alors c'est un mot
00:57:50qui est très fort
00:57:51mais qui laisse supposer
00:57:52ou supputer
00:57:53qu'il y a
00:57:55une manipulation
00:57:56une manipulation
00:57:58alors
00:58:00l'enquête
00:58:00ou le temps permettra
00:58:02peut-être
00:58:02d'en savoir un peu plus
00:58:04mais une manipulation
00:58:05derrière tout cela
00:58:07je sais
00:58:08voilà
00:58:09je ne sais pas
00:58:10une commande
00:58:11dit Judith Weintraub
00:58:12très justement
00:58:12pardon
00:58:13une commande
00:58:14dit très justement
00:58:16Judith Weintraub
00:58:17qui est à mes côtés
00:58:17barbouzerie
00:58:17c'est une commande
00:58:19oui
00:58:20probablement
00:58:21mais l'enquête
00:58:22permettra peut-être
00:58:23de le révéler
00:58:23on peut supposer
00:58:24que
00:58:25d'aucuns
00:58:26seraient animés
00:58:27d'une volonté
00:58:28vengeresse
00:58:29envers Jordan Bardella
00:58:31et puis
00:58:31il y a aussi
00:58:32l'agenda politique
00:58:33qui approche
00:58:34et qui
00:58:36vraisemblablement
00:58:38a permis
00:58:39de
00:58:40déployer
00:58:41cette première
00:58:42très grosse salve
00:58:43contre Jordan Bardella
00:58:45et le Rassemblement National
00:58:46il y a un élément
00:58:48qui est très important
00:58:49David
00:58:49d'Assaludès
00:58:50c'est le calendrier
00:58:50c'est-à-dire que là
00:58:51comment est-ce que
00:58:52les choses vont se passer
00:58:54sachant que
00:58:55le temps imparti
00:58:57jusqu'à
00:58:58la présidentielle
00:58:59se resserre
00:59:00évidemment
00:59:00au fur et à mesure
00:59:02de la campagne
00:59:03et là déjà
00:59:04vous avez pu le voir
00:59:05et vous avez pu le constater
00:59:06vous-même
00:59:07c'est-à-dire qu'à peine
00:59:08l'information
00:59:09est sortie
00:59:10par encore une fois
00:59:12Mediapart
00:59:13et ceux qui le voudront
00:59:14pourront lire
00:59:16la teneur
00:59:17des allégations
00:59:19de Mediapart
00:59:20que déjà
00:59:21certains ministres
00:59:22ministres de l'Europe
00:59:23ministres de la lutte
00:59:24contre les discriminations
00:59:26le CRIF
00:59:27par l'intermédiaire
00:59:29de Jonathan Arfi
00:59:30tous
00:59:30ont déjà
00:59:31réagi
00:59:32avec des conclusions
00:59:33qu'est-ce que vous pensez
00:59:35de ces réactions
00:59:35et de ces conclusions
00:59:36qui ont été encore une fois
00:59:37très rapides
00:59:38alors
00:59:40voilà
00:59:41il faut laisser
00:59:42le temps
00:59:43judiciaire
00:59:44faire son office
00:59:45et
00:59:46l'enquête
00:59:47permettra
00:59:48certainement
00:59:49de montrer
00:59:49la
00:59:50lignanité
00:59:51et la vilainie
00:59:52de ces accusations
00:59:52le reste
00:59:54ça reste
00:59:54de la communication
00:59:56politique
00:59:57et
00:59:58bien évidemment
00:59:58que
00:59:59le Rassemblement National
01:00:01saura réagir
01:00:02politiquement
01:00:03vous comprenez
01:00:04que même
01:00:05si vous réagissez
01:00:05et qu'il y a un dossier
01:00:06en cours
01:00:07et que vous allez
01:00:07y avoir une instruction
01:00:08j'imagine
01:00:09en fait
01:00:10il y a déjà
01:00:11une première tâche
01:00:12qui est
01:00:13lancée
01:00:13et c'est le principe
01:00:14justement
01:00:15de la tâche d'huile
01:00:15elle est tenace
01:00:17elle est tenace
01:00:18et c'est la raison
01:00:19pour laquelle
01:00:19il entend réagir
01:00:20avec vigueur
01:00:22assez rapidement
01:00:24merci beaucoup
01:00:25maître
01:00:25David de Salaudès
01:00:27d'avoir été avec nous
01:00:28en direct
01:00:29sur CNews
01:00:30je parlais de ses réactions
01:00:31effectivement
01:00:32je vous propose
01:00:33une dernière réaction
01:00:35récente
01:00:35il s'agit
01:00:37de
01:00:38puisqu'on est en
01:00:39course présidentielle
01:00:40d'un des soutiens
01:00:41de Gabriel Attal
01:00:42c'est Priska Thévenot
01:00:43qui ce matin
01:00:44dans l'enceinte
01:00:44de l'Assemblée Nationale
01:00:45a réagi
01:00:46sur
01:00:47cette affaire
01:00:49Bardella
01:00:50il n'y a pas
01:00:51de grande surprise
01:00:52sur
01:00:53des faits d'antisémitisme
01:00:55au sein
01:00:55du Rassemblement National
01:00:56la flamme
01:00:57ne s'est jamais éteinte
01:00:58le Front National
01:00:59reste bien présent
01:01:00dans les armoires
01:01:01les tiroirs
01:01:02derrière les rideaux
01:01:03derrière les armoires
01:01:03sous le tapis
01:01:04au sein
01:01:05des instances
01:01:06de Marine Le Pen
01:01:07souvenez-vous
01:01:08il y a encore
01:01:08quelques heures
01:01:09de cela
01:01:09lors des élections
01:01:10au sénatorial
01:01:11un candidat au sénatorial
01:01:13était un ex-membre
01:01:14d'un groupuscule
01:01:15néo-nazi
01:01:16on a eu aussi
01:01:17tout le troupeau
01:01:18de brebis galeuses
01:01:18j'ai envie de vous dire
01:01:19fort heureusement pour elles
01:01:20elles ne se retrouvent plus égarées
01:01:22aujourd'hui
01:01:22parce qu'elles ont trouvé
01:01:23leur berger
01:01:24en la parole
01:01:24et en la voix
01:01:25de Jordan Bardella
01:01:26Yohan Uzay
01:01:27je récapitule
01:01:28il y a donc
01:01:29un article
01:01:30dans Mediapart
01:01:31dans lequel
01:01:31pour l'instant
01:01:32parce qu'on a
01:01:33soi-disant
01:01:34envie de feuilletonner
01:01:35pour l'instant
01:01:36il n'y a pas grand chose
01:01:36voire rien du tout
01:01:38on a une instruction
01:01:39qui va se mettre en route
01:01:40puisque comme l'a dit
01:01:41l'avocat de Jordan Bardella
01:01:42il va y avoir
01:01:43effectivement une plainte
01:01:44et une instruction
01:01:46qui va en découler
01:01:47mais déjà
01:01:48le monde politique
01:01:50s'empare
01:01:50de cette affaire
01:01:51et là
01:01:53on recommence
01:01:54on retrouve
01:01:55tout un tas
01:01:56de vieux dossiers
01:01:57et on les met
01:01:58sur la table
01:01:58je crois que tout le monde
01:01:59se grandirait
01:02:00à prendre davantage
01:02:01de précautions
01:02:02pour qualifier
01:02:03quand même
01:02:04le numéro 1
01:02:05du parti
01:02:06favori
01:02:07à l'élection présidentielle
01:02:08alors je sais
01:02:08qu'en période de campagne
01:02:09tous les coups sont permis
01:02:10mais diffamer
01:02:12et salir à ce point là
01:02:13sans la moindre preuve
01:02:15parce que vous l'avez dit
01:02:16pour l'instant
01:02:16ces paroles
01:02:17contre-paroles
01:02:18alors moi je ne sais pas
01:02:20si ces accusations
01:02:21sont vraies
01:02:21si les écrits
01:02:22de Jordan Bardella
01:02:23sont vrais
01:02:25ou sont fallacieux
01:02:26je ne le sais pas
01:02:27en revanche
01:02:28je sais une chose
01:02:29et le journaliste politique
01:02:30que je suis
01:02:31constate depuis de nombreuses années
01:02:3310 ans en l'occurrence
01:02:35je sais que tout
01:02:36dans le parcours
01:02:37de Jordan Bardella
01:02:38est contraire
01:02:39aux propos
01:02:40qui lui sont attribués
01:02:41lorsqu'il avait 17 ans
01:02:42bon
01:02:43depuis 10 ans
01:02:44je l'ai rencontré
01:02:45à de très multiples reprises
01:02:46j'ai échangé avec lui
01:02:47un nombre incalculable de fois
01:02:49notamment depuis le 7 octobre 2023
01:02:51il n'a eu de cesse
01:02:52de défendre Israël
01:02:53il n'a eu de cesse
01:02:54de défendre
01:02:55nos compatriotes
01:02:56de confession juive
01:02:57qui d'ailleurs
01:02:57ne s'y trompent pas
01:02:58et font grandement confiance
01:02:59au Rassemblement National
01:03:00à Marine Le Pen
01:03:01et à Jordan Bardella
01:03:02je sais qu'ils ont condamné
01:03:04évidemment
01:03:04tous les actes
01:03:06des actes atroces
01:03:07du 7 octobre
01:03:07ce qui n'a pas été le cas
01:03:08de toute la classe politique
01:03:10qu'il mène un combat acharné
01:03:11contre l'islamisme
01:03:12qui menace
01:03:13nos compatriotes
01:03:14de confession juive
01:03:14et l'ensemble du pays
01:03:16il a été reçu
01:03:17en Israël
01:03:19il n'a pas de mots
01:03:20assez durs
01:03:21pour effectivement
01:03:22condamner
01:03:23tous ceux
01:03:23qui menacent
01:03:24encore une fois
01:03:25nos compatriotes
01:03:26de confession juive
01:03:26qui ont passé les fêtes
01:03:27rappelons-le
01:03:28sous haute protection
01:03:30bon
01:03:30donc s'il y a un parti
01:03:31aujourd'hui
01:03:32qui défend les juifs
01:03:33c'est le Rassemblement National
01:03:35en attendant de voir
01:03:37quelle sera
01:03:38la décision de la justice
01:03:40puisque maintenant
01:03:40l'affaire est devant la justice
01:03:42mais voyez-vous
01:03:42le problème
01:03:42c'est que ça va arriver tard
01:03:43ça va arriver tard
01:03:45et donc la campagne
01:03:46la campagne
01:03:47est d'ores et déjà salie
01:03:48par des accusations
01:03:49pour l'instant
01:03:50qui ne sont pas
01:03:51étayées
01:03:52par des preuves
01:03:53donc quand je dis
01:03:53que tout le monde
01:03:54se grandirait
01:03:55en faisant preuve
01:03:56de prudence
01:03:57ça vaut pour Maghane Tevno
01:03:58mais ça vaut pour tous ceux
01:04:00qui accusent aujourd'hui
01:04:01Jordan Bardella
01:04:02sur le seul fondement
01:04:03d'article de Mediapart
01:04:04qui est c'est vrai
01:04:05un journal d'extrême gauche
01:04:06en campagne permanente
01:04:07contre le Rassemblement National
01:04:09Judith
01:04:09ce qui est caractéristique
01:04:11dans les réactions
01:04:12les plus violentes
01:04:13que vous nous avez montré
01:04:15c'est qu'elles émanent
01:04:16de gens qui disent
01:04:17on vous l'avait bien dit
01:04:19des gens qui
01:04:19n'ont jamais
01:04:20accepté de renvoyer
01:04:22dos à dos
01:04:22du point de vue
01:04:23de l'antisémitisme
01:04:26LFI
01:04:26et le RN
01:04:27en disant
01:04:28non non
01:04:28le RN est pire
01:04:29il a toujours été antisémite
01:04:30il le sera toujours
01:04:31et il l'est toujours
01:04:33Pascal Tevno réagit
01:04:35sur l'air de
01:04:35je vous l'avais bien dit
01:04:36ce qui veut dire quoi ?
01:04:37ce qui veut dire que
01:04:38en termes d'impact
01:04:39sur la campagne
01:04:40ça ne convainc
01:04:41que les déjà convaincus
01:04:44c'est ça la question
01:04:45est-ce que ça peut faire
01:04:46bouger des gens
01:04:46qui
01:04:49constatant
01:04:49les dérapages antisémites
01:04:50à la France insoumise
01:04:52on dit finalement
01:04:54il ne faut absolument pas
01:04:55voter pour ce parti
01:04:56le RN lui
01:04:57n'a aucun dérapage
01:04:58à se reprocher
01:04:59et ça c'est une évidence
01:05:00factuelle
01:05:01il n'y a aucun dérapage
01:05:03depuis les opérations
01:05:05de nettoyage
01:05:06conduite par
01:05:07Marine Le Pen
01:05:07il n'y a pas
01:05:08une phrase
01:05:09une attitude
01:05:10un mouvement
01:05:11à reprocher
01:05:12aux dirigeants
01:05:13du parti
01:05:14aux dirigeants
01:05:14non
01:05:15il y a eu quelques candidats
01:05:16dans la campagne législative
01:05:17de 2024
01:05:18il y en a partout
01:05:18ceux qu'on a appelé
01:05:19les fameuses
01:05:20broms migaleux
01:05:20je ne connais pas
01:05:21un parti
01:05:23qui puisse dire
01:05:24il n'y a aucun antisémite
01:05:25il n'y a aucun racisme
01:05:26dans mes rangs
01:05:27je n'en connais pas
01:05:29la question c'est
01:05:30quelle influence
01:05:30ça peut avoir
01:05:31électoralement
01:05:32il me semble
01:05:33que ça ne convainc
01:05:33les convaincus
01:05:34ce qui est absolument
01:05:35insupportable
01:05:36et indécent
01:05:36c'est de voir
01:05:38depuis hier soir
01:05:39les cadres éminents
01:05:40de la France insoumise
01:05:41venir condamner
01:05:42l'antisémitisme
01:05:43de Jordan Bardella
01:05:44si vous voulez
01:05:44parce que moi
01:05:45je ne reconnais pas
01:05:46à monsieur Bompard
01:05:47le droit
01:05:48de s'octroyer
01:05:49un brevet
01:05:50de lutte
01:05:51contre l'antisémitisme
01:05:52la France insoumise
01:05:53c'est le parti
01:05:54le plus antisémite
01:05:55qui soit
01:05:55c'est un parti
01:05:56de collabos
01:05:57et s'il y a aujourd'hui
01:05:58un danger
01:05:58qui représente
01:06:00une menace immense
01:06:00pour notre pays
01:06:01c'est bien la France insoumise
01:06:03et ça n'est certainement
01:06:04pas le Rassemblement national
01:06:05on peut débattre
01:06:06du programme
01:06:06du Rassemblement national
01:06:07c'est le jeu démocratique
01:06:09ça sera l'objet
01:06:09du débat
01:06:10de l'élection présidentielle
01:06:11mais les français
01:06:12ont droit
01:06:13à une campagne
01:06:13clean
01:06:14propre
01:06:15à une campagne
01:06:15qui se déroule
01:06:16selon les règles
01:06:17habituels du jeu
01:06:18projet contre projet
01:06:20programme contre programme
01:06:21et certainement pas
01:06:22en accusant
01:06:24pour l'instant
01:06:24encore une fois
01:06:25sans preuve
01:06:27celui qui est à la tête
01:06:28du parti favori
01:06:29de cette élection
01:06:29et en le disqualifiant
01:06:31d'emblée
01:06:32si vous voulez
01:06:32ça ne me semble pas
01:06:33quelque chose
01:06:34d'admissible
01:06:34dans notre pays
01:06:35et même une grande démocratie
01:06:37et pour prolonger
01:06:38ce que vous dites
01:06:38on aurait pu entendre
01:06:40Mathilde Panot
01:06:41tout à l'heure
01:06:42à la conférence
01:06:42du groupe LFI
01:06:44à l'Assemblée
01:06:44qui effectivement
01:06:46globalement
01:06:46dit que
01:06:47considère que
01:06:48Jean-Marie Le Pen
01:06:48a été de nombreuses fois
01:06:50condamné
01:06:51qu'une cravate
01:06:52ne lève pas
01:06:52l'antisémitisme
01:06:53qui est l'héritage
01:06:54du Rassemblement national
01:06:54mais en effet
01:06:57vous avez dit
01:06:57ce que vous en pensiez
01:06:58et effectivement
01:07:00moi je me souviens
01:07:02surtout d'une ministre
01:07:03qui avait eu
01:07:05ce courage
01:07:06et de venir devant
01:07:06l'Assemblée nationale
01:07:07et qui avait dit
01:07:08l'antisémitisme
01:07:09en France
01:07:10se résume
01:07:10en trois lettres
01:07:12LFI
01:07:13qui aujourd'hui
01:07:14d'ailleurs
01:07:16revient aussi
01:07:17d'une manière
01:07:18un peu différente
01:07:18sur ces accusations
01:07:20de Mediapart
01:07:21où encore une fois
01:07:22je pense que ça va être
01:07:23le maître mot
01:07:23de ce qu'on s'est dit
01:07:24depuis une demi-heure
01:07:25ici tous ensemble
01:07:26ça va trop vite
01:07:27attendons l'instruction
01:07:29et attendons de voir
01:07:30comment est-ce que
01:07:31tout ça a été
01:07:32mis en place
01:07:33terminé en eau de boudin
01:07:34parce que dans ces histoires-là
01:07:37ça peut finir
01:07:39parole contre parole
01:07:40sans éléments matériels
01:07:41on aimerait bien
01:07:42avoir les éléments matériels
01:07:43puisque si Mediapart
01:07:45le feuilletonnait
01:07:46on aimerait bien avoir
01:07:47la teneur
01:07:48et la source
01:07:49sur une chaîne
01:07:50confiante
01:07:51les journalistes
01:07:52ont dit
01:07:52ça continue comme ça
01:07:53on va sortir les preuves
01:07:54les inégales
01:07:55ça continue comme ça
01:07:57continuons comme ça
01:07:58et nous dans un instant
01:07:58on va parler de la dette
01:08:00du budget
01:08:01qui arrive
01:08:01après-demain
01:08:02sur les tablettes
01:08:04des députés
01:08:05vous allez voir
01:08:06on nous a dit
01:08:07il n'y a pas d'impôts
01:08:08à voir
01:08:09à voir
01:08:10Eric Deritmaten
01:08:11a mené l'enquête
01:08:12et puis on reviendra
01:08:13sur les blocages
01:08:13des lycées
01:08:14puisque la journée
01:08:15est particulièrement violente
01:08:16aujourd'hui
01:08:45Dernière partie
01:08:47vous pourrez voir
01:08:47dès 21h
01:08:48avec ensuite
01:08:50une émission spéciale
01:08:51animée par Gauthier Lebray
01:08:52on y reviendra
01:08:54également tout à l'heure
01:08:55avec Bertrand Saint-Germain
01:08:56il est directeur
01:08:57des études
01:08:58de l'Observatoire
01:08:59des décisions de justice
01:09:00Arcom
01:09:01surveiller
01:09:01censurer
01:09:02punir
01:09:03c'était son essai
01:09:04aux éditions
01:09:04de la nouvelle librairie
01:09:06qu'est-ce qu'on peut
01:09:07attendre
01:09:07de ce rapport
01:09:09de l'Arcom
01:09:09comment est-ce qu'il va être
01:09:11utilisé
01:09:12ou pas
01:09:12on espère quand même
01:09:13qu'il fera des petits
01:09:15mais quand on voit
01:09:15l'affaire Sapin
01:09:16pour l'instant
01:09:17ça commence assez mal
01:09:18mais d'abord
01:09:18comme le budget
01:09:19va être dévoilé
01:09:20demain
01:09:21en Conseil des ministres
01:09:22et va arriver
01:09:24devant les députés
01:09:25le jour d'après
01:09:26Eric Derythmatène
01:09:27bonjour
01:09:28bonjour
01:09:29budget présenté
01:09:30jeudi 1er octobre
01:09:31au Conseil des ministres
01:09:33donc après-demain
01:09:34déjà une mauvaise nouvelle
01:09:35la dette explose
01:09:36au deuxième semestre
01:09:38on atteint
01:09:39119%
01:09:40du PIB
01:09:41on n'a jamais vu ça
01:09:42depuis la fin de la guerre
01:09:43ça va encore monter
01:09:44on parle de
01:09:46121%
01:09:47l'année prochaine
01:09:47oui c'est grave
01:09:48pour les français
01:09:49pour les entreprises
01:09:51pour nous tous
01:09:52et pour la France surtout
01:09:54parce que si vous voulez
01:09:55c'est sans fin
01:09:55c'est une dette
01:09:56qui grossit
01:09:57sans arrêt
01:09:58sans arrêt
01:09:59parce que comme on n'arrive pas
01:09:59à gérer
01:10:00les dépenses publiques
01:10:01ça vient à chaque fois
01:10:02s'ajouter à la dette
01:10:03les déficits
01:10:04et si on regarde
01:10:05depuis le mois d'avril
01:10:07on a réussi à avoir
01:10:08je ne vous cache pas
01:10:10tenez-vous bien
01:10:1260 milliards
01:10:13de dettes en plus
01:10:14depuis le mois d'avril
01:10:15et donc on a explosé
01:10:16le compteur
01:10:17on est à 3595 milliards
01:10:19et aujourd'hui
01:10:20il y a la manif
01:10:21des fonctionnaires
01:10:22ils sont 5 800 000
01:10:24en France
01:10:24ils se plaignent
01:10:25d'avoir le gel
01:10:25de l'indice
01:10:26mais ils sont tellement nombreux
01:10:28il n'y a pas
01:10:28cette règle
01:10:29qui consisterait
01:10:30à aider les fonctionnaires
01:10:31à prendre leur retraite
01:10:32et à ne pas les remplacer
01:10:33ça éviterait
01:10:34de supprimer
01:10:35des fonctionnaires
01:10:36non
01:10:36et ils sont tellement nombreux
01:10:38que ça coûte
01:10:39de plus en plus cher
01:10:39à l'état
01:10:40regardez
01:10:41362 milliards
01:10:42le coût social
01:10:43de la fonction publique
01:10:45en France
01:10:45salaire, cotisation
01:10:46et pension
01:10:47c'est considérable
01:10:48et donc évidemment
01:10:48comme l'état
01:10:49n'a plus les moyens
01:10:50il n'y a plus assez
01:10:50de recettes fiscales
01:10:51qu'est-ce qui se passe
01:10:52ça va s'inscrire
01:10:52sur la dette
01:10:53et la dette
01:10:54regardez
01:10:54il faut bien la rembourser
01:10:56donc au bout de 7-8 ans
01:10:58on doit rembourser
01:10:59sa dette
01:10:59et à ce moment-là
01:11:00comme l'état
01:11:01est à exsangue
01:11:01il est obligé
01:11:02de réemprunter
01:11:03et là regardez
01:11:0579 milliards
01:11:05d'intérêts
01:11:06à verser
01:11:07sur l'année 2026
01:11:07quand on emprunte
01:11:08aujourd'hui on est à 4,8%
01:11:11de taux d'intérêt
01:11:11alors que c'était presque 0
01:11:12il y a encore peu
01:11:13et la croissance
01:11:14est très faible
01:11:15évidemment ça
01:11:15ça ne nous aide pas
01:11:17s'il y avait de la croissance
01:11:18comme dans les années 70
01:11:19où on était à 5%
01:11:20on pourrait se permettre
01:11:21même d'avoir de l'inflation
01:11:22et tout ça
01:11:23aujourd'hui on est à 0,3
01:11:240,4% de croissance
01:11:26l'Allemagne fait 3 fois plus
01:11:27parce qu'elle investit
01:11:29elle innove
01:11:29elle va investir
01:11:30dans la défense
01:11:31elle va investir
01:11:31pour refaire ses routes
01:11:32elle va investir
01:11:33pour faire des hôpitaux
01:11:35elle met de l'argent
01:11:36pour justement
01:11:37pour le moteur économique
01:11:38ce qui n'est pas le cas
01:11:39de la France
01:11:39et donc
01:11:40qu'est-ce qui se passe ?
01:11:41les français sont obligés
01:11:41de se serrer la ceinture
01:11:42ils consomment moins
01:11:43vous l'avez vu
01:11:44avec les rentrées de taxes
01:11:45sur le carburant
01:11:46l'assise
01:11:46l'ancienne TICPE
01:11:48ça a baissé
01:11:49Roland Lescaud
01:11:50nous disait la semaine dernière
01:11:51qu'on avait perdu
01:11:52400 millions d'euros
01:11:53uniquement parce que
01:11:54les français consomment
01:11:55moins de carburant
01:11:56ils ne peuvent plus se déplacer
01:11:57alors certes
01:11:57la TVA monte
01:11:58parce que le prix du carburant
01:11:59monte
01:11:59mais en face
01:12:00la TICPE
01:12:01qui était calée
01:12:02sur les volumes de carburant
01:12:03ça s'effondre
01:12:05ils auraient mieux fait
01:12:06de baisser les taxes
01:12:06sur l'essence
01:12:07ça aurait été plus rentable
01:12:08on doit s'attendre
01:12:09à une hausse des impôts
01:12:10également Eric ?
01:12:11ça c'est ça
01:12:12qui est vraiment inquiétant
01:12:13on entend le gouvernement
01:12:14nous dire
01:12:14ne vous inquiétez pas
01:12:15on ne va pas augmenter
01:12:16les impôts
01:12:17mais il parle des impôts
01:12:18sur le revenu
01:12:18pour les français
01:12:19vous savez
01:12:19il n'y a plus que 46%
01:12:20des français
01:12:21qui payent l'impôt
01:12:21sur le revenu aujourd'hui
01:12:2264% ne les payent pas
01:12:23et ce qui est vraiment lamentable
01:12:25c'est que
01:12:25vous avez une pression fiscale
01:12:27qui continue de progresser
01:12:28alors que tout le monde
01:12:29dit
01:12:29ah non il faut baisser
01:12:30la pression fiscale
01:12:30on est passé
01:12:31à 44,2%
01:12:34de pression fiscale
01:12:34contre 43,9%
01:12:36c'est 4 points de plus
01:12:37que la moyenne
01:12:38de l'Union Européenne
01:12:39et l'Institut Rexécode
01:12:40a montré
01:12:41qu'en 3 ans
01:12:41les français
01:12:42les entreprises
01:12:43ont payé
01:12:44à eux deux
01:12:4436 milliards
01:12:45vous vous rendez compte
01:12:4636 milliards
01:12:47de plus
01:12:48en taxes
01:12:49impôts
01:12:49et cotisations
01:12:51après on vous dit
01:12:52les impôts n'augmentent pas
01:12:53et vous allez me dire
01:12:53mais c'est quoi ces impôts
01:12:54ben je vais regarder
01:12:55c'est la taxe sur l'énergie
01:12:56ce sont les cotisations patronales
01:12:58qui augmentent
01:12:59qui ont été moins réduites
01:13:02que prévu
01:13:02parce que le barème
01:13:03a été gelé
01:13:03donc les patrons évidemment
01:13:04ils doivent sortir plus
01:13:05de cotisations
01:13:06alors qu'on avait promis le contraire
01:13:07la CSG
01:13:08qui a augmenté
01:13:08toute votre épargne
01:13:09il y a 1,4 point de plus
01:13:11les taxes
01:13:12sur les mutuelles
01:13:13les catastrophes naturelles
01:13:14maintenant il y a une cotisation spéciale
01:13:16enfin tout ça
01:13:16ça fait des cotisations
01:13:17et en fait ce sont
01:13:18des impôts déguisés
01:13:19des impôts qui ne portent pas
01:13:20ce nom finalement
01:13:22voilà
01:13:22ce sont des impôts
01:13:23qui ne portent pas leur nom
01:13:24et l'Etat a tellement besoin
01:13:25d'argent
01:13:25qu'il va viser notre épargne
01:13:27alors moi ça m'a inquiété
01:13:28quand j'ai lu les recommandations
01:13:29de la Cour des comptes
01:13:30peut-être qu'on va avoir
01:13:31le retour de l'impôt
01:13:32sur la fortune
01:13:33l'ISF
01:13:34et alors pour l'instant
01:13:35il parle d'un impôt différentiel
01:13:36sur le patrimoine
01:13:37c'est la Cour des comptes
01:13:38qui recommande ça
01:13:39on vous taxerait de 0,5%
01:13:41si vous avez plus de 5 millions
01:13:43de patrimoine
01:13:44alors vous allez me dire
01:13:445 millions
01:13:45c'est de la chance
01:13:46les gens qui ont 5 millions
01:13:47de patrimoine
01:13:47mais est-ce que pour autant
01:13:48si on taxe les plus aisés
01:13:50est-ce que c'est ça
01:13:50qui va résoudre
01:13:52la question du déficit français
01:13:53ou de la dette
01:13:54ça sera quelques milliards de plus
01:13:56dans les caisses de l'Etat
01:13:57mais on sera loin de combler
01:13:58les 3500 milliards et qu'elles
01:13:59et puis le livret A
01:14:01on commence à entendre parler
01:14:02ah bah il faudrait peut-être taxer
01:14:03si on dépasse le plafond du livret A
01:14:05commencer à taxer
01:14:07les avoirs
01:14:07les PEA
01:14:08on va peut-être changer la règle
01:14:09le PER
01:14:10plan d'épargne retraite
01:14:11pareil
01:14:11pourquoi ?
01:14:13parce qu'on dit
01:14:13ah bah oui mais les français
01:14:14ils ont trop d'épargne
01:14:15il y a presque 6000 milliards d'épargne
01:14:17en France aujourd'hui
01:14:17c'est énorme
01:14:18c'est vrai que c'est très important
01:14:19on ferait mieux dire aux français
01:14:20écoutez
01:14:21investissez plutôt cet argent
01:14:22vers les entreprises
01:14:24des fonds de pension s'il y en avait
01:14:26voilà
01:14:26ou des fonds de pension
01:14:27ou faire des retraites
01:14:28par capitalisation
01:14:29au lieu de quoi
01:14:30les français préfèrent aller
01:14:31sur l'assurance vie
01:14:32qui finance en grande partie
01:14:34la dette de l'Etat
01:14:34voilà
01:14:35donc c'est finalement
01:14:36et le livret A
01:14:36bah ça finance quoi ?
01:14:37le logement social
01:14:38mais on en manque
01:14:39on n'en a pas assez
01:14:39tout faux
01:14:40tout faux
01:14:41bah on aimerait bien savoir
01:14:42en tout cas
01:14:43ce qui reste sur le bureau
01:14:45je reprends l'image
01:14:46de Gabriel Attal
01:14:47qui disait à Michel Barnier
01:14:48bon alors je vous ai laissé
01:14:49tel ou tel dossier
01:14:50sur le bureau
01:14:50vous vous souvenez quand même
01:14:51lors de la parole
01:14:53là effectivement
01:14:54ce qu'on va laisser
01:14:55sur le bureau
01:14:56du ministère de l'économie
01:14:58pour le suivant
01:14:58ça va être colossal
01:15:00et ça va pas être facile
01:15:01quelle que soit d'ailleurs
01:15:02la future majorité
01:15:04après l'élection présidentielle
01:15:05et on n'est pas encore
01:15:05à la présidentielle
01:15:06ça va encore se dégrader
01:15:08je dis déjà
01:15:09voilà
01:15:09je dis déjà
01:15:10alors justement
01:15:11vous vouliez qu'on parle de chiffres
01:15:12regardez
01:15:13c'est un sondage CNews
01:15:14que l'on vous livre
01:15:16sondage CSA
01:15:17selon vous
01:15:17le parti socialiste
01:15:19doit-il rompre définitivement
01:15:20ses alliances
01:15:21avec la France insoumise
01:15:22vous dites oui
01:15:23à 75%
01:15:25non à 24%
01:15:27et quand on regarde
01:15:29les tendances politiques
01:15:31la gauche dit oui
01:15:32à 54%
01:15:33mais il y a quand même
01:15:3446% des sympathisants de gauche
01:15:36qui disent non
01:15:36qu'on doit
01:15:37on doit pas rompre
01:15:38les alliances
01:15:39avec
01:15:40avec la France insoumise
01:15:42c'est pas du tout vrai
01:15:43pour les autres
01:15:44partis politiques
01:15:45ça veut dire que
01:15:45ben voilà
01:15:46je crois que c'est Martine Aubry
01:15:47qui disait que
01:15:48quand c'est flou
01:15:49c'est qu'il y a un loup
01:15:51et donc du coup
01:15:53vous voyez
01:15:54c'est une formule
01:15:55qui a 30 ans
01:15:55et elle fonctionne
01:15:57toujours
01:15:58les blocages
01:15:58des lycées
01:15:59en tout cas
01:15:59sont comme on l'a dit
01:16:01avec Baptiste Gilly
01:16:01en grande partie
01:16:06téléguidées par
01:16:07certains élus
01:16:08de la France insoumise
01:16:09on a vu
01:16:09monsieur Bagayoko
01:16:10tout à l'heure
01:16:11avec les forces de l'ordre
01:16:12qui disaient que
01:16:13la violence
01:16:14pouvait être
01:16:16légitimée
01:16:16violence
01:16:17donc
01:16:18auprès
01:16:19des lycées
01:16:19avec des conséquences
01:16:21et de la casse
01:16:22également
01:16:22comme à Lille
01:16:23Thibaut Marchoteau
01:16:24vous êtes avec
01:16:25Manon Varaldo
01:16:26quelle est la situation
01:16:27cet après-midi
01:16:30et bien écoutez
01:16:31Pierre
01:16:31on va vous montrer
01:16:32tous les dégâts
01:16:33qui ont été causés
01:16:34ce matin
01:16:34devant ce lycée
01:16:35Baggio
01:16:36ici à Lille
01:16:37avec ces jets de pierre
01:16:39qui ont touché
01:16:39ces vitres
01:16:40de l'établissement
01:16:41c'est un lycée
01:16:42ici dans la banlieue
01:16:43sud
01:16:44de Lille
01:16:45et donc il y a eu
01:16:46énormément de violence
01:16:47également du mobilier urbain
01:16:48vous allez le voir
01:16:49sur ces images
01:16:49de Manon Varaldo
01:16:50qui a été touché
01:16:51des abribus
01:16:52de nombreux abribus
01:16:53ils sont plusieurs
01:16:53aux alentours
01:16:54de ce lycée
01:16:55à être totalement détruits
01:16:57on a vu tout à l'heure
01:16:57des agents
01:16:58de la métropole
01:16:59de Lille
01:16:59pour venir
01:17:00les réparer
01:17:01et ce que je voulais
01:17:02vous dire
01:17:03c'est qu'on voit aussi
01:17:04des personnes
01:17:04qui passent
01:17:05qui passent
01:17:05à proximité
01:17:05de cet établissement
01:17:06et qui voient
01:17:06tous les dégâts
01:17:07je vous l'ai montré
01:17:08déjà aussi tout à l'heure
01:17:09ces dégâts
01:17:10qui sont très importants
01:17:11beaucoup
01:17:11sont très étonnés
01:17:13de voir ces dégâts
01:17:14alors on leur explique
01:17:15les revendications
01:17:16des lycéens
01:17:17ils nous ont expliqué
01:17:18vouloir moins d'heures de cours
01:17:20vouloir avoir
01:17:21des classes moins surchargées
01:17:22avoir des profs
01:17:23devant eux
01:17:24mais ils disent
01:17:24et bien oui
01:17:25leurs revendications
01:17:26elles sont plutôt justes
01:17:27mais par contre
01:17:28pourquoi avoir
01:17:29autant de casse
01:17:30pourquoi affronter
01:17:31les forces de l'ordre
01:17:32on a vu des étuis
01:17:33de mortier
01:17:33on a vu également
01:17:34des étuis
01:17:35de gaz lacrymogène
01:17:36beaucoup s'étonnent
01:17:38de cette violence
01:17:39on a vu même
01:17:40des élèves
01:17:40qui nous ont dit
01:17:41je ne comprends pas
01:17:41moi je suis d'accord
01:17:42pour faire le blocus
01:17:43pour faire symboliquement
01:17:45une journée de grève
01:17:45par contre la violence
01:17:46pour moi c'est hors de question
01:17:47on a vu également
01:17:48ces éléments perturbateurs
01:17:49à proximité ce matin
01:17:50notamment
01:17:51de ces établissements
01:17:52qui s'organisent
01:17:53sur les réseaux sociaux
01:17:54ils appellent d'ailleurs
01:17:55à une nouvelle journée
01:17:56de mobilisation demain
01:17:57devant différents établissements
01:17:59de la métropole lilloise
01:18:01ce qu'on peut vous dire
01:18:01en tout cas
01:18:02c'est que dans le département
01:18:03du nord
01:18:0312 établissements
01:18:05ont été concernés
01:18:06par ces blocages
01:18:07et on compte
01:18:088 interpellations
01:18:10Thibaut Marchouteau
01:18:11avec Manon Varoldo
01:18:13justement
01:18:13à Lille
01:18:14avec ces dégâts
01:18:16ces conséquences
01:18:17que l'on peut voir
01:18:18écoutez ce que disent
01:18:19les habitants
01:18:19à Saint-Denis
01:18:21à Argenteuil
01:18:22pardon
01:18:23voilà ce que disent
01:18:24les habitants
01:18:25à Argenteuil
01:18:26après également
01:18:27ces blocages de lycées
01:18:28les politiques qui sont venus
01:18:29c'est des politiques à la fille
01:18:30on sait que dans leur programme
01:18:31en général
01:18:32ça parle souvent de protection
01:18:33des jeunes etc
01:18:33donc on va rien dire
01:18:34si c'est eux
01:18:34mais faudrait bien
01:18:36que s'ils viennent
01:18:37il y a des choses par derrière
01:18:37c'est pas juste être la spectataire
01:18:39c'est à la suite
01:18:39nous aider à pouvoir améliorer
01:18:41on veut voir du changement
01:18:42on veut voir des choses
01:18:43mises en place
01:18:44pour pouvoir nous aider
01:18:45dans notre avenir
01:18:46je trouve que c'est bien
01:18:47qu'il y a des politiques
01:18:48qui soient venues
01:18:48comme par exemple
01:18:49le député
01:18:50monsieur Paul Vanier
01:18:50parce que ça permet
01:18:52de donner du sérieux
01:18:52à ce qui se passe
01:18:53et qu'on se fasse
01:18:54plus écouter
01:18:55parce que
01:18:56pour donner du sérieux
01:18:57en fait
01:18:57et qu'on nous entende
01:18:59tant que c'est pour
01:19:01toujours manifester
01:19:02dans la paix
01:19:03c'est possible
01:19:03qu'il y a des grands frères
01:19:04des grandes soeurs
01:19:05d'autres membres
01:19:06qui sont externes
01:19:07au lycée
01:19:07mais qui viennent
01:19:08on a vu plusieurs personnes
01:19:09qui étaient hors du lycée
01:19:10venir pour s'entraider
01:19:11pour nous aider
01:19:12parce que
01:19:12c'est totalement légitim
01:19:14et normal
01:19:15des grands frères
01:19:16pour venir s'entraider
01:19:18et aider
01:19:20manifester dans la paix
01:19:21surtout avec l'arrivée
01:19:22de monsieur Vanier
01:19:22évidemment
01:19:23c'est extrêmement clair
01:19:25en France
01:19:26la vérité de sorte
01:19:27de la bouche des enfants
01:19:28en France
01:19:29partout où il y a
01:19:30des ordres
01:19:31vous trouverez
01:19:31un député
01:19:32de la France insoumise
01:19:33c'est simple
01:19:33ça se passe comme ça
01:19:34à chaque manifestation
01:19:36ultra violente
01:19:37vous avez des députés
01:19:38qui vont dans les commissariats
01:19:40visiter les délinquants
01:19:41pour être sûr
01:19:42qu'on les traite bien
01:19:43etc
01:19:44dans les lycées
01:19:45là il y a de la casse
01:19:46hier monsieur Bagayoko
01:19:47qui dansait
01:19:49autour d'un feu de poubelle
01:19:50il célébrait
01:19:51la destruction
01:19:51il l'éteignait
01:19:52oui bien sûr
01:19:53vous allez faire croire
01:19:54ça à qui
01:19:55certainement pas à moi
01:19:56il dansait
01:19:57autour d'un feu de poubelle
01:19:58il essayait de l'éteindre
01:20:00il célébrait
01:20:01la destruction
01:20:02des biens publics
01:20:04donc à chaque fois
01:20:05qu'il y a du désordre
01:20:06quelque part dans le pays
01:20:07vous trouvez
01:20:08à proximité
01:20:08un élu
01:20:09de la France insoumise
01:20:10Baptiste
01:20:11oui
01:20:11ce que cette jeune fille dit
01:20:12elle décrit vraiment la réalité
01:20:14c'est-à-dire que ce qu'elle appelle
01:20:15des grands frères
01:20:15des grandes sœurs
01:20:15c'est en fait
01:20:16des groupuscules d'extrême-gauche
01:20:17violents
01:20:18qui sont formés au blocage
01:20:19à la mobilisation
01:20:21qui rejoignent les lycéens
01:20:22ou même qui les organisent
01:20:23pour pouvoir bloquer
01:20:25dégrader
01:20:25brûler
01:20:25et comme elle le dit
01:20:26oui il y a des politiques
01:20:27qui se rendent sur place
01:20:28et ça on l'a observé
01:20:29nous à l'Union de partout en France
01:20:30la France insoumise
01:20:31que ce soit à Nantes
01:20:32par le biais de ses élus
01:20:33à Grenoble
01:20:33par ses représentants
01:20:34viennent soutenir
01:20:35viennent engrainer
01:20:37les manifestants
01:20:37entre guillemets
01:20:38surtout des manifestants extérieurs
01:20:39donc oui on voit vraiment
01:20:40qu'à la fois
01:20:41la France insoumise
01:20:42met en oeuvre
01:20:43ce qu'elle professe
01:20:43depuis des mois
01:20:44c'est-à-dire un soulèvement
01:20:45qu'elle veut général
01:20:46mais qui commence
01:20:47à la jeunesse
01:20:48elle a déjà réussi
01:20:48très régulièrement
01:20:49à soulever les universités
01:20:51aujourd'hui elle s'attaque aux lycéens
01:20:52qui sont encore plus malléables
01:20:53et comme ça
01:20:53elle compte ensuite
01:20:54semer le chaos
01:20:55et le désordre
01:20:56mais là ce sont des jeunes filles
01:20:57qui ont l'air assez frêles
01:20:59assez
01:21:00voilà
01:21:00et en réalité
01:21:01elles comptent
01:21:02sur l'aide
01:21:03des grands frères
01:21:04c'est ça ?
01:21:04Bien sûr
01:21:05c'est-à-dire qu'elles ne veulent pas du tout
01:21:07forcément apaiser les choses
01:21:08comme si on pouvait le croire
01:21:12après ces témoignages
01:21:13Ce qui est dramatique
01:21:15c'est que non seulement
01:21:16la France insoumise
01:21:17mène ces jeunes dans le mur
01:21:20ils leur font courir
01:21:21de graves ennuis
01:21:22d'ailleurs
01:21:22qu'il y ait des blessés
01:21:23on a vu qu'il y avait
01:21:23une jeune fille vitriolée
01:21:26donc c'est pas un policier
01:21:27qui se baladait
01:21:27avec une bouteille de vitriol
01:21:29c'était un de ses grands frères
01:21:31ou soi-disant grands frères
01:21:32mais en plus
01:21:33ça empêche le vrai combat
01:21:35moi si j'étais lycéenne
01:21:36ou si j'étais parent lycéenne
01:21:37je serais furieuse
01:21:39contre l'école
01:21:39l'école qui produit
01:21:40de plus en plus d'illettrés
01:21:42qui n'arrivent pas
01:21:44dont les performances
01:21:46en mathématiques
01:21:47font dégrégoler la France
01:21:48dans les classements
01:21:50PISA
01:21:50bien sûr que je manifesterais
01:21:52mais pas pour
01:21:54boucher les trous dans le mur
01:21:55même si c'est jamais bien
01:21:56d'avoir un truc dans le mur
01:21:57pour avoir des meilleurs profs
01:21:59mieux formés
01:22:01mieux payés
01:22:02et qui diffusent
01:22:04à l'enseignement de qualité
01:22:05la France Insoumise
01:22:06utilise ce prétexte
01:22:07de ses revendications étudiantes
01:22:08enfin lycéennes
01:22:09mais là en réalité
01:22:11ça sert juste
01:22:11enfin ils utilisent les lycéens
01:22:12comme chair à canon politique
01:22:14pour faire avancer
01:22:15leur projet
01:22:16et comme ça a été dit
01:22:17ils font courir
01:22:18des dangers très graves
01:22:19aux lycéens
01:22:20et aussi aux étudiants
01:22:21puisque à 13h
01:22:22tout à l'heure
01:22:22il y a eu un plafond en vert
01:22:23qui s'est effondré
01:22:24à l'université Sorbonne-Paris-Nord
01:22:26et qui a fait deux blessés
01:22:27donc on voit que ça continue
01:22:28et que LFI
01:22:28ne va pas se calmer pour autant
01:22:30mais va continuer
01:22:30à attiser cette haine
01:22:31cette colère
01:22:32pour continuer à dégrader
01:22:33à bloquer
01:22:33et on suivra évidemment
01:22:34ces événements
01:22:35sur CNews
01:22:36avec peut-être
01:22:37effectivement des conséquences
01:22:38qui peuvent être dramatiques
01:22:39pour les élèves eux-mêmes
01:22:41et ils ne s'en rendent pas compte
01:22:42c'est ça qui est
01:22:42c'est ça qui est absolument terrible
01:22:44ce soir 21h
01:22:45autour de Gauthier Lebray
01:22:47100% politique
01:22:48grand reportage
01:22:49audiovisuel public
01:22:50les dessous de la commission
01:22:51à l'oncle
01:22:51c'est aussi à l'occasion
01:22:53de la sortie du livre
01:22:54de Charles Allong
01:22:55je jure de dire
01:22:57toute la vérité
01:22:58aux éditions
01:23:00Fayard
01:23:00lors du vote
01:23:02de ce rapport
01:23:03à l'oncle
01:23:04des députés ont clairement
01:23:05affiché leur opposition
01:23:06également à la publication
01:23:07de ce rapport
01:23:08et jusqu'au dernier moment
01:23:09le vote a été
01:23:10extrêmement serré
01:23:12regardez cet extrait
01:23:16des députés ont clairement
01:23:17affiché leur opposition
01:23:18à la publication du rapport
01:23:20de la commission d'enquête
01:23:21si monsieur Allong
01:23:22n'est pas capable
01:23:23de comprendre
01:23:24que l'audiovisuel public
01:23:26c'est un outil de souveraineté
01:23:27moi je me demande
01:23:28si c'est vraiment
01:23:28un bon patriote
01:23:29les deux éditions
01:23:30menées par le rapporteur
01:23:31étaient particulièrement
01:23:33à charge
01:23:34nous nous défendons
01:23:35un audiovisuel public
01:23:36qui est fort
01:23:36qui est indépendant
01:23:37qui est doté de moyens
01:23:39nous voterons
01:23:39contre l'adoption
01:23:41de ce rapport
01:23:42en coulisses
01:23:43plusieurs élus
01:23:44auraient même créé
01:23:45des boucles de messagerie privée
01:23:46pour coordonner
01:23:47leur position
01:23:48et tenter de faire bloc
01:23:49contre la publication
01:23:50du rapport
01:23:50il est très clair
01:23:51qu'il y a eu du lobbying
01:23:52tout au long
01:23:53de cette commission d'enquête
01:23:54certains créaient
01:23:55des groupes
01:23:56whatsapp
01:23:57télégramme
01:23:58ou que sais-je
01:23:58de façon à pouvoir
01:23:59influencer les votes
01:24:01on peut très clairement
01:24:01parler d'une volonté
01:24:02de censure
01:24:03de la part de la gauche
01:24:04à mesure que la journée avance
01:24:06la tension monte d'un cran
01:24:07il est 14h30
01:24:08la réunion vient de commencer
01:24:10à huis clos
01:24:11à l'abri des regards
01:24:12tout peut changer
01:24:13attention le match
01:24:14n'est pas terminé
01:24:14il se joue jusqu'à la dernière minute
01:24:17car le vote s'annonce
01:24:18extrêmement serré
01:24:19ça s'est joué à peu de choses
01:24:20c'était très serré
01:24:21les députés
01:24:22ont changé leur vote
01:24:23jusqu'à la dernière minute
01:24:29Ce document a regardé
01:24:31en intégralité
01:24:32à 21h
01:24:32sur CNews
01:24:33Bertrand Saint-Germain
01:24:34est avec nous
01:24:35bonjour
01:24:35vous êtes directeur
01:24:36des études de l'Observatoire
01:24:37des décisions de justice
01:24:37vous avez publié
01:24:39Arcom
01:24:39surveiller, censurer, punir
01:24:41aux éditions de la nouvelle librairie
01:24:43est-ce que ce rapport
01:24:45va servir à quelque chose
01:24:46est-ce qu'il va être suivi
01:24:47des faits ?
01:24:50Ah et bien
01:24:50il faut l'espérer
01:24:51parce qu'il y a
01:24:52il y a quand même
01:24:53un paradoxe fondamental
01:24:54avec l'Arcom
01:24:56l'Arcom est né
01:24:57pour garantir
01:24:58l'indépendance des médias
01:24:59face au pouvoir
01:25:01mais dans les faits
01:25:03cette liberté
01:25:04ne peut pas
01:25:04dépendre durablement
01:25:06d'une autorité
01:25:08administrative
01:25:08d'une autorité publique
01:25:09qui fixe les règles
01:25:10qui contrôle leur application
01:25:11et qui peut sanctionner
01:25:13ceux qui les enfreignent
01:25:15protéger la liberté
01:25:16c'est bien sûr
01:25:18encadrer le pouvoir
01:25:19du régulateur
01:25:20parce que l'Arcom
01:25:21fait très largement
01:25:23preuve d'un deux poids
01:25:23deux mesures
01:25:25deux poids deux mesures
01:25:26avec des chaînes préférées
01:25:29ou des programmes préférés
01:25:30c'est ce que vous diriez ?
01:25:32Oui tout à fait
01:25:33c'est absolument certain
01:25:35on aimerait que l'Arcom
01:25:37contrôle avec la même exigence
01:25:40les médias publics
01:25:42ce qui était l'objet
01:25:43du rapport de la commission
01:25:44à l'oncle
01:25:44et ce qu'elle exige
01:25:47des médias privés
01:25:49aujourd'hui
01:25:50aujourd'hui
01:25:51effectivement
01:25:52on s'aperçoit
01:25:54que
01:25:55l'Arcom
01:25:56n'est pas neutre
01:25:57elle devrait protéger
01:25:58la liberté des médias
01:25:59et aujourd'hui
01:26:01c'est bien
01:26:01c'est bien le moment
01:26:03de protéger
01:26:03les médias de l'Arcom
01:26:04il faut quand même rappeler
01:26:06que l'Arcom
01:26:07a déjà
01:26:08interdit
01:26:09les médias
01:26:10et
01:26:10elle peut le refaire
01:26:11et certains
01:26:12la poussent à cela
01:26:13et d'ailleurs
01:26:15le président de l'Arcom
01:26:16a demandé cela
01:26:17a demandé
01:26:18à ce qu'on le saisisse
01:26:20de la situation
01:26:21des médias
01:26:21qui entraîneraient
01:26:22les règles
01:26:24la chose
01:26:24est bien exprimée
01:26:26Merci beaucoup
01:26:27Bernard Saint-Germain
01:26:28merci d'avoir été avec nous
01:26:30dans l'info de Villeneau
01:26:31je rappelle
01:26:31votre livre
01:26:32Arcom
01:26:33surveiller, censurer, punir
01:26:34et c'est aux éditions
01:26:35de la Nouvelle Librairie
01:26:36merci beaucoup
01:26:37chers amis
01:26:37merci Johan
01:26:38merci Judith
01:26:39merci Baptiste Gélier
01:26:40de nous avoir accompagné
01:26:41merci à toutes les équipes
01:26:42de l'info de Villeneau
01:26:43dans un instant punchline
01:26:44avec Laurence Ferré