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  • il y a 2 semaines
Du lundi au jeudi, l’Info de Vilno est un nouveau rendez-vous présenté par Pierre de Vilno, pour comprendre et décrypter les grands enjeux de l’année, avec les acteurs et experts qui font l’actualité pour apporter éclairages, analyses et mise en perspective. 

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00:00:01Bienvenue dans l'info de Villeneuve et tout de suite on retourne au Porge en Gironde où Marine Le Pen
00:00:05dialogue avec les habitants sinistres.
00:00:07A zéro ? A 64 ans ? Non mais c'est un truc de dingue. Et on subit un incendie,
00:00:14c'est pas de notre faute. Et on nous rembourse pas. De suite.
00:00:18Le Premier ministre qui vient faire des trucs pour nous dire dans un mois vous pourrez reconstruire. Et on va
00:00:24à la mairie et on refuse les permis de construire.
00:00:26Non mais c'est un truc de fou.
00:00:27Là pour le coup, pour reconstruire à l'identique ou pour reconstruire peu ou prou à l'identique, après un
00:00:33sinistre comme ça, les permis de construire, ils devraient être quasi automatiquement accordés.
00:00:39Quitte à passer d'ailleurs par le préfet si c'est nécessaire. Après tout, à un moment donné, il faut
00:00:46aller le plus vite possible.
00:00:49Parce que sinon ça dure 2 ans, 3 ans, 4 ans. Et après l'activité, d'abord pour les maisons
00:00:55mais aussi pour les activités professionnelles qui meurent.
00:00:57Il n'y a pas que ça. Il y a toute la partie d'exploitation. Quand les gens ont été
00:01:01évacués, tous ceux qui tiennent des... Parce que c'est en ville du tourisme. Il y a le tourisme ici.
00:01:06Et bien toutes les personnes qui tiennent des commerces ou aux Gréciers et tout ça, ils ont perdu toute leur
00:01:10partie d'exploitation.
00:01:11Et ils sont pas... Alors comme ils n'ont pas été touchés par le feu, la perte d'exploitation ne
00:01:15marche pas.
00:01:16Ça veut dire que pendant 10 jours, ils n'ont pas fait en rond. Et ça, on ne leur rembourse
00:01:20pas parce qu'ils n'ont pas été touchés par le feu.
00:01:21Bien sûr, je comprends. Bien sûr, bien sûr. Bien sûr, je comprends.
00:01:25L'URSSAF, on continue à payer l'URSSAF parce qu'ils vont nous faire des reports. Au lieu de nous
00:01:29en faire cadeau 2 ou 3 mois, non, ils font des reports.
00:01:32Des reports d'URSSAF. La CFE, on va être obligé de la payer. Alors qu'on n'a plus d
00:01:35'atelier.
00:01:37On nous a réduit un peu la taxe foncière de 400 euros. Et la CFE, par contre, on va continuer
00:01:43à la payer plein pot.
00:01:44Et ça, c'est pas normal. Il y a tout plein de trucs qui sont pas normales.
00:01:46Oui, mais la vraie question, c'est est-ce qu'il ne faut pas aussi revoir intégralement la loi sur
00:01:52les catastrophes naturelles ?
00:01:54Est-ce qu'il ne faut pas considérer que le risque feu, aujourd'hui, participe en fait d'une catastrophe
00:02:01naturelle, quelle que soit d'ailleurs son origine ?
00:02:03Parce qu'à un moment donné, il y a l'origine du feu et puis il y a l'ampleur
00:02:07que prend ce feu qui en fait en fait l'équivalent d'une catastrophe naturelle.
00:02:12La loi catastrophe naturelle, elle date de 82. Il y a certainement aujourd'hui des choses qu'il faut réfléchir
00:02:18à nouveau pour tenir compte en fait des conséquences du réchauffement climatique.
00:02:23Parce que là, c'est le feu, mais on a vu que ça pouvait être une tornade ou des inondations.
00:02:31Il faut tenir compte de ça aussi sur le plan assurantiel.
00:02:36Parce que sinon, on va laisser les gens confronter seuls en fait à leur assurance personnelle,
00:02:42qui en plus, dont on sait qu'elles ne sont pas rapides jamais en fait.
00:02:46Et avec le risque du refus d'assurance, moi c'est ça qui m'inquiète beaucoup pour l'avenir.
00:02:51Parce qu'on va dire, bah oui, il y a un risque feu, bah oui, il y a un risque
00:02:54feu, oui.
00:02:55Un risque feu sur presque tout le département.
00:02:58On va pas commencer à avoir des gens qui vont pas pouvoir s'assurer du tout dans un département entier.
00:03:02Donc ça, c'est très certainement un sujet absolument majeur dans les mois qui viennent.
00:03:08Mais il n'en demeure pas moins que les assurances pourraient quand même verser un pourcentage, une partie, quand même
00:03:13rapidement.
00:03:14Ça serait bien de le faire.
00:03:15Je vais le faire, bien sûr. Je vais le faire.
00:03:16Ça peut plus durer.
00:03:17Je vais le faire, ils vont le faire.
00:03:18Ça peut plus durer.
00:03:19Si je puis me permettre.
00:03:20Ça peut plus durer.
00:03:21La situation qu'on est, nous, et d'autres, parce qu'il n'y a pas que moi,
00:03:24il y a d'autres qui ont des bâtiments entièrement détruits.
00:03:27Et on est en bas.
00:03:28On est en bas.
00:03:29On n'a même plus de quoi s'acheter à bouffer, quoi.
00:03:31Et ça, c'est un taux de fou.
00:03:33Ah oui, c'est ça.
00:03:33C'est qu'il y a des aides d'urgence.
00:03:35Alors qu'on n'a jamais rien.
00:03:36Nous, on a travaillé tout le temps.
00:03:37On a travaillé.
00:03:38Depuis l'âge de 14 ans, je suis charpentier.
00:03:39Et je peux vous dire qu'on a tout le temps travaillé.
00:03:41On s'en sortait.
00:03:42S'il fallait travailler le samedi, on travaille le samedi.
00:03:44On travaille le dimanche.
00:03:45On travaille tous les jours.
00:03:45Et là, on est rendu au point zéro.
00:03:47Non, non, c'est pas possible.
00:03:48De toute façon, ça ne restera pas comme ça.
00:03:50Je peux vous promettre que je ne vais pas rester comme ça.
00:03:51Oui, non, mais je veux dire...
00:03:52On va passer à huis clos.
00:03:53On va pas quand même...
00:03:55Je vais demander aux journalistes de sortir, s'il vous plaît.
00:03:57Déjà, tout ce que vous dites là va déjà être diffusé.
00:03:59Et je pense que c'est une très bonne chose, en fait.
00:04:01C'est une très bonne crise.
00:04:02Je vais arriver.
00:04:04On recule.
00:04:06Deux secondes.
00:04:07On pause.
00:04:09Des arrivo, les mecs.
00:04:13Des arrivo.
00:04:16Voilà donc ces mots avec le cœur.
00:04:20C'est sinistré du porge.
00:04:22Ou rappelez-vous, en Gironde, 43 000 hectares ont brûlé dans la région.
00:04:27Dont effectivement cette localité du porge.
00:04:31Où avec les équipes de CNews, nous avions à l'époque suivi ces incendies terribles.
00:04:37Et là, aujourd'hui, cette visite de Marine Le Pen.
00:04:39pour, effectivement, aller au contact de ces populations sinistrées.
00:04:45Voilà les images que nous vous diffusions à l'époque, fin juillet.
00:04:51Avec encore ces incendies très très présents.
00:04:55Yohann Uzaï est avec moi, éditorialiste politique de CNews.
00:04:59Cette sortie de Marine Le Pen, pour aller au contact des populations.
00:05:05Elle intervient, bien sûr, en pleine campagne présidentielle.
00:05:08Mais c'était un dialogue très franc.
00:05:10Oui, absolument.
00:05:11C'est la campagne qui a véritablement commencé.
00:05:13Parce que c'est un sujet qui est éminemment politique.
00:05:15On pourrait à première vue se dire, mais non, ça n'a pas de rapport avec la politique.
00:05:18Mais tout ce qui s'est passé dans cette région-là pendant les incendies est politique.
00:05:22Et ça a été extrêmement bien décrit par les habitants.
00:05:25Et on sent encore la détresse de ces habitants qui se sentent toujours abandonnés.
00:05:29Abandonnés par l'État, ça a été relaté.
00:05:31Abandonnés par les assurances, parce que ça n'avance pas vite.
00:05:33Et abandonnés, y compris manifestement par la mairie.
00:05:36Puisque les permis pour reconstruire les habitations prennent beaucoup de temps à être délivrés.
00:05:41Donc c'est une crise, c'est une crise qui est une crise politique.
00:05:45D'abord, ça commence au moment des incendies.
00:05:47On a vu que la sécurité civile ne disposait pas suffisamment de moyens pour faire face à ces gigantesques incendies.
00:05:53Malgré ce qui a été dit sur le moment par l'État, les pompiers, la sécurité civile, ils l'ont
00:05:59répété ensuite.
00:06:00Ils n'avaient pas de moyens suffisants.
00:06:02Donc renforcer les moyens de la sécurité civile, ces politiques, accélérer les procédures de reconstruction, ces politiques.
00:06:09Marine Le Pen dit, est-ce qu'il ne faut pas que ces incendies s'inscrivent dans le cadre d
00:06:14'une déclaration de catastrophe naturelle pour accélérer les procédures ?
00:06:18Ça aussi, c'est une décision politique.
00:06:20Ça relève de la responsabilité du gouvernement.
00:06:23Donc manifestement, c'est un début de proposition que semblait faire Marine Le Pen.
00:06:28Et puis débloquer les fonds, faire en sorte que les assurances débloquent des fonds beaucoup plus vite, y compris les
00:06:33fonds d'urgence.
00:06:34Pas nécessairement les fonds pour la reconstruction, mais des fonds d'urgence pour faire face dans les premiers jours, dans
00:06:39les premières semaines.
00:06:39Et ensuite, les fonds pour la reconstruction, qui prennent là aussi trop de temps.
00:06:43On l'a entendu, c'était criant dans les mots de ces habitants qui, encore une fois, sont aujourd'hui
00:06:48et toujours anéantis par ce qui s'est passé.
00:06:51Merci, effectivement, pour ces mots d'explication de cette rencontre avec Marine Le Pen et les sinistrés au Porge en
00:06:59giron de l'actualité.
00:07:00Aujourd'hui, c'est le carburant qui est au plus haut.
00:07:02On approche douchement des 3 euros.
00:07:03Emmanuel Macron, vous le savez, a demandé au gouvernement de se mobiliser sur le sujet.
00:07:07C'est étonnant d'ailleurs qu'il ne le fasse que maintenant.
00:07:10En quoi ça va consister ?
00:07:12Les aides, pour l'instant, sont ce qu'elles sont.
00:07:13Et en l'état, elles ne suffisent pas à plusieurs activités, notamment aux pêcheurs qui le disent.
00:07:20Leur activité n'est plus rentable.
00:07:22Le gasoil nécessaire à leur pêche est tellement cher qu'ils ne couvrent plus le fruit de leur travail.
00:07:29Réunion en ce moment avec la ministre déléguée à la pêche, Catherine Chabot.
00:07:33Nous serons sur place dans quelques instants.
00:07:36Certains ports sont encore bloqués.
00:07:39Et nous allons tout de suite retrouver Augustin Donadieu et Timothée Forget dans un instant à 7.
00:07:46Et à Frontignan, en tout cas, et à Nice, les pêcheurs bloquent les dépôts pétroliers, les ports, pour protester contre
00:07:53la hausse des prix du carburant.
00:07:54Ils défendent le manque de rentabilité, je vous le disais, de leur métier.
00:07:58Les détails avec Julia Ferrant.
00:08:02Rassemblés depuis 3h du matin, ces marins pêcheurs continuent le blocus du dépôt pétrolier de Frontignan.
00:08:09Au quatrième jour de cette mobilisation contre la hausse des prix du carburant, la colère ne retombe pas,
00:08:16malgré l'annonce de relever l'aide de 25 à 35 centimes par litre de carburant.
00:08:22On est en situation d'urgence, il y a une réelle urgence, c'est-à-dire qu'il y a
00:08:27des segments qui n'ont carrément plus de rentabilité,
00:08:29ils sortent à la mer à perte, c'est-à-dire qu'il n'y a rien à manger à
00:08:33la fin de la semaine.
00:08:34Des actions qui s'étendent à la ville de Nice.
00:08:36Les pêcheurs ont amarré des bateaux en travers de l'entrée du port, interdisant toute circulation maritime.
00:08:43Ils alertent sur les normes et les restrictions sur la pêche.
00:08:47Le maire de la ville, Éric Ciotti, s'est rendu sur place pour apporter son soutien aux revendications des pêcheurs
00:08:53niçois.
00:08:55Alors justement, à Nice, situation tendue également.
00:08:59Franck Triviaud, à Nice, a rencontré les pêcheurs en colère.
00:09:02Une dizaine de bateaux de pêcheurs a bloqué l'entrée du port de Nice ce matin, dès 6h de matin
00:09:08à l'aube.
00:09:09La conséquence majeure de ce blocus a été de voir ce navire de la Corsica ferry rester au large pendant
00:09:162-3 heures au large de Nice avec à son bord 600 personnes.
00:09:20La décision a été prise finalement par la compagnie d'aller débarquer tous ces passagers à Savonne en Italie.
00:09:26Les pêcheurs ont voulu mener cette action symbolique pour exprimer leur ras-de-bol bien sûr par rapport au coût
00:09:33du gasoil.
00:09:34Ils nous ont exprimé qu'une sortie leur coûtait environ 200 euros de gasoil.
00:09:38Et ici on fait de la petite pêche qui peut leur amener 300 euros par bateau, plus les normes, plus
00:09:44la complexité administrative.
00:09:47Ils étaient très en colère ce matin.
00:09:49Éric Ciotti est venu leur apporter son soutien.
00:09:53Je vous propose d'écouter quelques pêcheurs ce matin ici à Nice.
00:09:56Il faudrait qu'on nous laisse travailler tranquille.
00:09:58Moi je reçois en moyenne une dizaine de feuillets, si ce n'est pas une quinzaine par semaine, à voir,
00:10:07à remplir pour pouvoir travailler, on va dire en semi-dignité.
00:10:12Mais pas, il n'y a plus de dignité.
00:10:13On est là sous pression et là je suis moins dégoûté.
00:10:18Aujourd'hui c'est l'essence.
00:10:19Parce qu'aujourd'hui c'est ce qui nous arrive, la dernière chose qui nous arrive.
00:10:23Mais depuis des années, on va dire, c'est l'Europe.
00:10:26L'Europe, elle décide pour nous, pour la Méditerranée, alors que la moitié des trucs ne savent même pas de
00:10:31quoi ils parlent.
00:10:33Voilà donc ce désarroi des pêcheurs.
00:10:38J'ai du mal à trouver les mots parce qu'eux-mêmes sont à bout, j'allais dire, de narratifs.
00:10:43Alexandre De Vécu nous a rejoint.
00:10:45Oui, en même temps, je trouve qu'ils ont des mots assez forts.
00:10:50Moi j'en retiens un, c'est dignité.
00:10:52Parce que je crois qu'il y a la question du carburant, mais il y a aussi la question d
00:10:58'un grand déclassement.
00:11:00Et on voit bien que ce soit les agriculteurs, les pêcheurs, ceux qui nous nourrissent,
00:11:04qui font un métier difficile, eh bien en réalité, n'ont plus de quoi vivre dignement.
00:11:13Normalement, ils travaillent beaucoup, ils devraient être un minimum récompensés.
00:11:18Ce n'est plus le cas, ils ne sont plus considérés dans la société.
00:11:21Donc je crois qu'il y a tout ça.
00:11:21Il y a le mot Europe qui est revenu en disant que l'Europe prend des décisions alors qu'elle
00:11:26n'y connaît rien.
00:11:27Donc il y a le sentiment aussi d'être dirigée par des gens qui sont déconnectés,
00:11:30qui sont loin, qui prennent les décisions par l'heure de nous, sans connaître le terrain.
00:11:34Peut-être que ce monsieur a écouté le discours de l'État de l'Union de Ursula von der Leyen
00:11:38hier.
00:11:38Il s'est dit, dis donc, avec une Europe comme ça, on va avoir du mal.
00:11:42Dans cette info de Villeneuve, puisque nous avons pris en cours la rencontre de Marine Le Pen,
00:11:47ce que je voulais vous dire, c'est que nous allons suivre pas à pas votre colère.
00:11:52Votre colère, puisque dans le Figaro aujourd'hui, je pointe Alexandre Devecchio,
00:11:55dans le Figaro aujourd'hui, 88% d'entre vous craignent le retour des gilets jaunes.
00:12:0140% le craignent plus ou moins et 48% le craignent certainement.
00:12:06Donc vous en êtes là, le retour, la colère sourde de vous, vous qui nous regardez,
00:12:11vous qui, et tout à l'heure, vous allez le voir, nos équipes ont filmé aujourd'hui
00:12:15une station essence à Paris où nous serons, où le plein, enfin le litre d'essence plutôt,
00:12:20est à 2,88€. On arrive aux 3€, c'est plus une fiction, c'est plus de la foutaise.
00:12:27Et tout à l'heure, nous recevrons également Pierre Chasserey qui nous en parlera.
00:12:32Et nous irons également, puisque j'en reviens aux pêcheurs, nous irons à la réunion
00:12:37autour de Madame Chabot. Qu'est-ce qu'elle peut effectivement leur promettre encore aujourd'hui ?
00:12:42J'en sais rien. Philippe Perrault est avec nous, il est pêcheur à Brest,
00:12:44il est vice-président du CDPMEM, le Comité départemental des pêches maritimes et des élevages marins.
00:12:53Bonjour Philippe Perrault, merci d'être avec nous en direct sur CNews dans l'Info de Villeneuve.
00:12:59Expliquez-nous, je disais tout à l'heure qu'il vous manquait vous-même les mots
00:13:02pour convaincre, pour essayer d'expliquer aux autorités,
00:13:05de dire mais voilà ce qui nous arrive, nous, aujourd'hui.
00:13:08Alors qu'est-ce qui vous arrive ? Vous êtes plus rentable aujourd'hui, vous n'arrivez plus,
00:13:11l'essence coûte tellement cher que vous n'arrivez même plus à travailler.
00:13:16Oui, actuellement en fait la rentabilité d'un chanissier de Mitterrandie,
00:13:19c'est à peu près la même chose qu'en Bretagne, la rentabilité est à 0,70.
00:13:24Aïe !
00:13:24Donc là, chez moi j'ai mon gasoil à 1,04, dans les ports voisins on est à 1,20€,
00:13:30donc en fait on voit tout de suite que les entreprises sont moins rentables.
00:13:34Alors je précise que c'est le gasoil justement maritime qui n'a rien à voir avec le gasoil
00:13:40pour les Français qui prennent leur litre d'essence tous les jours.
00:13:45Oui, les Français, Monsieur Tout-le-Monde a du gasoil blanc,
00:13:48on a du gasoil rouge et du gasoil bleu, le bleu c'est le maritime.
00:13:52Voilà.
00:13:53Et donc aujourd'hui, expliquez-moi, quel est votre, j'allais dire, j'imagine vous avez fait les comptes
00:13:59et vous dites est-ce que je peux continuer mon activité ?
00:14:03Alors moi, personnellement, j'arrive à continuer mon activité parce que j'ai un bateau qui consomme très peu
00:14:09et je fais de la petite pêche.
00:14:11Par contre, moi j'ai besoin de mes collègues qui font de la pêche hauturière
00:14:15parce que c'est des bateaux qui alimentent en fait les criées en fait.
00:14:20Et c'est ça qui permet d'avoir du poisson toute l'année.
00:14:24Donc si j'ai pas les chelutiers qui apportent avec des apports réguliers en criées,
00:14:29en fait toute la filière va s'écrouler en fait.
00:14:31Donc on est tous interdépendants en fait du marailleur, du pêcheur et de la construction navale.
00:14:39Alors expliquez-moi comment est-ce que toute une filière, pardonnez-moi, peut s'écrouler du jour au lendemain ?
00:14:46En fait la filière peut s'écrouler parce que la filière, en fait les marchés n'aiment pas le vide.
00:14:49Si en fait la filière française s'arrête, si les bateaux restent taqués, en fait la grande distribution va trouver
00:14:56d'autres moyens d'avoir du poisson dans leur poissonnerie.
00:15:00Donc c'est pour ça que les bateaux, il faut aider les pêcheurs, que les pêcheurs puissent travailler pour pas
00:15:05que la filière s'arrête.
00:15:07Et là j'ai entendu le Premier ministre, M. Lecornu, qui annonçait 0,35.
00:15:130,35 centimes en fait c'est le maximum que l'Europe autorise.
00:15:21Mais actuellement, ce qui nous gêne le plus, c'est avoir des bateaux très très vieux en Méditerranée.
00:15:27Là je vois mes collègues du Méditerranée, l'âge moyen des bateaux, des cheluchiers, c'est 34 ans en fait.
00:15:31C'est des vieilles technologies qui consomment énormément de gasoil.
00:15:35Et actuellement, on parlait de l'Europe là, on est contraint par des contraintes réglementaires.
00:15:41On n'a pas le droit de faire de bateaux neufs, ce qui est aberrant en fait.
00:15:45Pourquoi ça ? Pourquoi on n'a pas le droit ?
00:15:47Parce qu'on est soumis à des contraintes de jauge, des contraintes de réglementation.
00:15:52C'est des restes en fait des années 80 où on parlait de surpêche en fait.
00:15:56En fait, l'Europe c'est en fait la PCP qui est la politique, notre politique à nous.
00:16:05C'est une vieille dame qui a du mal à bouger.
00:16:09Et donc c'est des normes, des normes, des normes évidemment qui contraignent également le monde de la pêche à
00:16:14Nusaï.
00:16:14Oui, il y a deux choses. Effectivement, pour les pêcheurs en l'occurrence, les normes qui sont extrêmement contraignantes.
00:16:20Et s'y ajoute maintenant le prix des carburants.
00:16:25La colère, elle commence là avec les pêcheurs.
00:16:27La crainte du gouvernement, c'est effectivement que cette colère puisse s'étendre à l'ensemble du pays et gagner,
00:16:32y compris les automobilistes.
00:16:34Donc on sent bien quand même que le gouvernement est en train de préparer des réponses.
00:16:38Quand Sébastien Lecornu dit en 2027, le budget des ministères, à l'exception du ministère de la Défense, le budget
00:16:46des ministères sera équivalent à celui de 2026.
00:16:48Donc il n'y aura pas d'augmentation du budget des ministères.
00:16:51Ça signifie qu'il prévoit une marge de manœuvre financière, budgétaire.
00:16:55En l'occurrence, on parle, me semble-t-il, de 3 à 4 milliards d'euros, qui pourraient éventuellement servir,
00:17:01en cas de crise, à faire baisser un peu le prix à la pompe et le prix pour les professions
00:17:07qui sont extrêmement consommatrices de carburant.
00:17:10Donc le gouvernement, manifestement, est en train d'économiser.
00:17:13Voilà, d'économiser, de prévoir des marges de manœuvre pour répondre à une crise qui va grandissante.
00:17:18Comme d'habitude, par le trou de souris, puisque, évidemment, les caisses sont pratiquement ou quasiment vides.
00:17:23Augustin Donadieu, avec Timothée Forger, se trouve à 7.
00:17:27Augustin, vous êtes avec Aurélien Lopez, le maire d'Agde, et bien sûr, les pêcheurs en colère.
00:17:36Oui, tout à fait.
00:17:37Mais je voulais vous montrer, Pierre, ces pêcheurs qui, depuis maintenant trois bonnes heures, attendent la sortie de la réunion
00:17:43de leurs collègues à Paris, dans le bureau de la ministre chargée de la mer et de la pêche.
00:17:48Ils sont sans nouvelles d'eux pour le moment, même si certaines oreilles disent que les nouvelles ne seraient pas
00:17:52bonnes.
00:17:53Mais tout cela reste tout de même à confirmer.
00:17:55Je suis justement avec le maire d'Agde, qui va prendre ses fonctions mardi à la criée d'Agde.
00:18:00Donc, c'est effectivement un milieu que vous connaissez très bien.
00:18:04Vous comprenez ce ras-le-bol des pêcheurs, aujourd'hui, prêts à ne plus aller en mer, comme c'est
00:18:08le cas depuis maintenant cinq jours.
00:18:10Vous comprenez cela ?
00:18:11Oui, alors c'est déjà une crise qui dure depuis une quinzaine d'années, qui a son paroxysme, tout simplement,
00:18:16parce que ce n'est pas qu'ils ne veulent pas sortir en mer, c'est qu'ils ne peuvent
00:18:19pas sortir en mer.
00:18:20Puisqu'à chaque fois qu'ils sortent en mer, avec le prix du gasoil, ça leur fait perdre de l
00:18:24'argent.
00:18:24Donc là, ils sont bloqués à terre, et c'est aussi la raison de ces manifestations.
00:18:27Mais je peux vous dire que, moi, j'étais député, j'ai fait une proposition de loi, l'année dernière,
00:18:32qui a été refusée par le bloc central et par la gauche,
00:18:35qui reprenait l'intégralité de leurs demandes, et qui a été rejetée par le bloc macroniste et par la gauche.
00:18:41Donc, toute cette situation, elle aurait pu être évitée s'il y avait eu une prise de conscience.
00:18:45Mais cette prise de conscience, ça fait dix ans qu'elle est attendue ici, et elle n'a toujours pas
00:18:49lieu, donc on attend les résultats.
00:18:51Alors, il semblerait qu'ils ne sont pas très bons, mais il va falloir de vraies annonces.
00:18:55Et sans cela, vous craignez pour la pêche méditerranéenne ?
00:19:00Ah, mais c'est de facto, si rien n'est fait, elle est en train de disparaître.
00:19:04Vous avez, en 2000, vous aviez presque 200 chalutiers, il en reste 42 aujourd'hui.
00:19:10Vous avez des criers qui ont moins d'intrants, moins de poissons qui rentrent, donc ils sont en train de
00:19:14s'affaisser.
00:19:15Il y a de moins en moins de marailleurs, la chaîne logistique.
00:19:17Donc, en fait, petit à petit, c'est une filière qui s'étiole, qui disparaît, et qui met en danger
00:19:21des centaines d'emplois.
00:19:22Rien qu'à Agde, c'est 500 emplois.
00:19:25Moi, j'ai une criée qui ferme, c'est 500 familles à terre, et pour retrouver une activité, Dieu sait,
00:19:31avec la situation économique aujourd'hui, ce sera impossible.
00:19:34Un dernier mot avant de retrouver Ludovic Di Santo, patron pêcheur à Agde, justement.
00:19:39La criée que vous allez prendre mardi prochain.
00:19:41Comment fonctionne-t-elle en ce moment, puisque tous les pêcheurs sont derrière vous, là ?
00:19:44Ils sont au port.
00:19:45Comment ça se passe ?
00:19:46Alors, nous, on l'a mis en service minimum, on a décidé de la mettre en service minimum en soutien
00:19:50aux pêcheurs,
00:19:51et normalement, demain, on pense la fermer, et jusqu'à nouvel ordre, jusqu'à ce qu'on ait des vraies
00:19:57annonces de la part de la ministre.
00:19:59Merci beaucoup, Aurélien Lopez Ligori, maire d'Agde et futur président de la criée d'Agde, justement.
00:20:04Je vais me tourner vers vous, Ludovic Di Santo.
00:20:06Bonjour, merci d'être avec nous.
00:20:07Alors, vous êtes patron pêcheur à Agde, vous gérez un chalutier de 20 mètres, vous avez deux salariés.
00:20:14Concrètement, cette hausse des prix des carburants, vous me dites qu'à l'époque, c'était 60 centimes le litre,
00:20:18aujourd'hui, on est à 1,18€.
00:20:19Concrètement, vous, ça représente quoi comme surcoût ?
00:20:21C'est le double, c'est le double sur les coûts, sur la... comment vous dire ?
00:20:27C'est 45% de hausse depuis le début de l'année, et on a eu ça, le gasoil,
00:20:30donc de 60 centimes à 1,15€, il va passer à 1,20€, et on ne pêche pas le double
00:20:35de poisson.
00:20:35Donc du coup, moi, je fais un bateau comme moi, il fait 800 litres par jour,
00:20:39donc il est à 60 centimes, et là, 1,20€, faites le calcul,
00:20:43et on ne pêche pas pour, comment dire, pour survenir à cette hausse, quoi.
00:20:50D'autant que ce n'est pas vous qui fixez le prix des poissons, je le rappelle.
00:20:53Et on ne pêche pas 45% de poissons en plus, plus le maillage, 45 au carré depuis le mois
00:20:58de mai, l'année dernière.
00:21:00Ça, plus ça, plus ça, on n'arrive pas à survenir à toutes ces contraintes, quoi.
00:21:04Voilà, parce que vos collègues qui sont avec la ministre actuellement,
00:21:06lui font remonter, effectivement, les problèmes de prix des carburants,
00:21:09mais aussi toutes ces réglementations européennes qui viennent s'ajouter à un ras-le-bol général,
00:21:13par exemple, le WestMed. Parlez-nous du WestMed. Qu'est-ce que c'est ?
00:21:16On sait que vous êtes tous remontés par rapport à ça.
00:21:18Ce n'est que des contraintes, c'est des jours en moins, du maillage en plus,
00:21:20ils ont fermé des boxes, des zones, et chaque année, c'est des trucs en plus qui nous tombent dessus,
00:21:25mais on a des aides, des aides qui doivent venir.
00:21:29Le moindre PV, le moindre infraction qu'on a, il nous enlève ses aides.
00:21:33Il a vraiment, s'ils veulent nous faire partir, qu'ils nous le disent, ça me va, et voilà, c
00:21:37'est tout.
00:21:38Concrètement, par rapport au maillage, aujourd'hui, vous avez des filets avec un maillage plus grand
00:21:42et des mailles carrées et non losanges, ce qui laisse passer, évidemment, plus de poissons.
00:21:46Exactement, exactement, c'est ça.
00:21:48On était au 40 au carré, là, on est au 45 au carré.
00:21:51C'est plus le gazole, plus le...
00:21:53Ça ne sort plus, ça ne sort plus, je ne sais plus trop quoi vous dire.
00:21:56Vous m'avez dit avant cette interview que dans quelques mois, maintenant,
00:21:59vous allez devoir installer des caméras de surveillance sur vos bateaux, à vos frais, évidemment.
00:22:03En quoi cela consiste et qui vous le demande ?
00:22:05C'est le plan WestMed.
00:22:08On va être surveillé en permanence par la gendarmerie.
00:22:12Quel métier, maintenant, se fait surveiller en permanence par la police ?
00:22:15Donc, je ne sais plus quoi faire, là.
00:22:19Je ne sais plus trop quoi faire, on attend, mais les réponses...
00:22:22Elles tardent.
00:22:22Elles tardent et ne sont pas très favorables, apparemment.
00:22:25On verra, on verra d'ici quelques instants sur l'antenne de CNews, évidemment.
00:22:28Merci Ludovic Di Santo d'avoir été avec nous.
00:22:30Ces pêcheurs, je vous les montre une dernière fois, ils attendent les réponses de la ministre,
00:22:34leurs collègues qui vont leur rapporter immédiatement ce qui s'est dit
00:22:37durant ces plus de trois heures d'entretien.
00:22:39Et avec tous ces chalutiers derrière moi, des tonniers, des chalutiers, des corailleurs,
00:22:43il y a des palangriers également, tout le monde est à terre depuis maintenant cinq jours.
00:22:48Et ça risque de continuer si les nouvelles ne sont pas bonnes.
00:22:51Et justement, les nouvelles, on va voir ce qu'il en est,
00:22:53puisque nous irons au ministère de la Pêche dans quelques instants.
00:22:55Merci beaucoup Augustin Donadieu et Timothée Farget.
00:22:58Et on revient dans un instant sur CNews.
00:23:03Suite de l'info de Villeneuve, et on attend bien sûr impatiemment la sortie de cette réunion
00:23:08avec les pêcheurs et la ministre déléguée à la pêche.
00:23:11Mais apparemment, c'est un peu prolongé.
00:23:14Donc évidemment, nos équipes sont sur place, nous verrons ça tout à l'heure.
00:23:17Valérie Acknin est avec nous.
00:23:18Bonjour Valérie.
00:23:19Bonjour Pierre.
00:23:19Les pêcheurs toujours mobilisés, ils ont bloqué ce matin l'accès à des dépôts pétroliers.
00:23:23Exactement.
00:23:24Ils menacent même de bloquer tous les ports du sud du pays dès demain.
00:23:27Reçus par la ministre de la Pêche et de la Mer, Catherine Chabot,
00:23:31ils demandent un blocage des prix à la pompe face à la flambée des prix du carburant.
00:23:35Dans ce contexte, une centaine de pêcheurs ont de nouveau bloqué ce matin l'accès à un dépôt pétrolier
00:23:39à Frontignan dans l'Hérault.
00:23:41Les pêcheurs ont incendié des pneus et des palettes.
00:23:44Ils ont mis en place un barrage filtrant, laissant passer les travailleurs,
00:23:47mais pas les camions de réapprovisionnement.
00:23:50Une action symbolique.
00:23:51Écoutez.
00:23:52On est tous liés aujourd'hui sur la même problématique,
00:23:55et sur beaucoup de problématiques, évidemment le gasoil.
00:23:58Quand on parle de tous les segments, j'y reviens parce qu'il y a des petits métiers.
00:24:01Étant, mer, les chalutiers, les tonniers, les seigneurs, les palettes grillées.
00:24:05Tout le monde est réuni là aujourd'hui parce qu'on est tous dans cette même galère, on va dire.
00:24:11Donc évidemment le gasoil.
00:24:12Et après tous les segments ont des problèmes.
00:24:14Qu'on ait des réponses à toutes nos revendications et qu'on commence à avoir une vision de métier à
00:24:22long terme viable, tout simplement.
00:24:24On attend déjà des premiers éléments encourageants et des premiers actes quand même.
00:24:29Après, on est bien conscient que ça va demander un travail, un travail de fond pour arriver à rendre notre
00:24:39secteur d'activité plus pérenne.
00:24:40La mobilisation s'amplifie aujourd'hui et va sûrement continuer puisque les annonces de M. Lecornu ne sont pas nos
00:24:48revendications prioritaires
00:24:50et nos revendications de début de mobilisation.
00:24:52Le prix du gasoil n'a été qu'une goutte d'eau qui a fait déborder le vase.
00:24:56Les annonces qui ont été faites hier de 35 centimes nous ramènent au mois de juin et le prix actuel
00:25:02est beaucoup plus important.
00:25:03De son côté, Bruno Retailleau était en visite au Salon international de l'élevage à Rennes.
00:25:08Et lors de son déplacement, il en a profité pour donner les grandes lignes de ses propositions face à la
00:25:13hausse des prix du carburant.
00:25:15Il déclare aussi que la meilleure écologie, c'est de produire en France.
00:25:18Le candidat à la présidentielle assure que l'écologie dogmatique a empêché à l'agriculture de s'adapter au changement
00:25:25climatique.
00:25:25L'actualité, c'est aussi bien sûr le tarif des carburants.
00:25:29Le prix moyen du gasoil en France dépasse aujourd'hui 2,37 euros le litre.
00:25:34Il se rapproche un peu plus du record de 2,38 euros enregistré en avril.
00:25:39Une moyenne calculée d'après les prix rapportés par plus de 9000 stations-services au ministère de l'économie.
00:25:45Depuis le 11 septembre, le prix moyen du gazole s'affiche au-dessus de 2,30 euros.
00:25:50Il s'agit des prix les plus élevés depuis le début du conflit au Proche-Orient.
00:25:53C'est un projet qui fait l'objet de nombreuses critiques.
00:25:56La rénovation du pavillon d'accueil de l'Assemblée nationale.
00:25:58Au cœur du débat, le coût exorbitant des travaux, près de 53 millions d'euros.
00:26:04Mais pour Yael Brunpivet, ce projet, lancé en 2023, est d'utilité publique.
00:26:09Les explications d'Olivier Gangloff et Kylian Salé.
00:26:13Ici, l'actuel pavillon d'accueil de l'Assemblée nationale.
00:26:17Et en 2030, voici à quoi il devrait ressembler.
00:26:20Un projet polémique à près de 53 millions d'euros dans un contexte de rigueur budgétaire.
00:26:25Mais selon la présidente de l'Assemblée nationale, il sera financé par les fonds propres de l'institution.
00:26:30Je sais que c'est élevé, j'en ai bien conscience.
00:26:33Mais il n'y a pas un euro de cet argent qui est investi pour les députés.
00:26:38L'ensemble de l'investissement, vous l'avez vu, est destiné à des espaces qui sont dédiés au public.
00:26:45Parmi ces espaces, un petit hémicycle, une salle des textes fondateurs,
00:26:49ou encore cette salle déjà creusée à 15 mètres de profondeur pour accueillir des expositions permanentes.
00:26:56L'une des nombreuses critiques du projet concerne le bâtiment d'entrée datant de 1888.
00:27:01Ce dernier sera démoli et la pierre de taille sera transformée en colonnette pour servir de brise-soleil.
00:27:07Je n'estime pas avoir fait un bâtiment en verre.
00:27:10J'estime avoir fait un bâtiment avec des transparentes qui sont protégées par un brise-soleil.
00:27:14Et nous avons fait, pas pendant le concours, mais juste après,
00:27:18parce qu'on a eu ce travail à faire de stimulation dynamique avec les ensoleillements,
00:27:23que protégeaient les brise-soleils.
00:27:24Plusieurs personnalités et associations de conservation du patrimoine ont attaqué ce projet.
00:27:29Une pétition a même déjà recueilli plus de 150 000 signatures.
00:27:34La campagne présidentielle est devienne quoi ?
00:27:36Leur nouveau cheval de bataille à tous ces candidats, c'est l'intelligence artificielle.
00:27:40Exactement, Pierre.
00:27:41Et chaque candidat a sa propre stratégie.
00:27:44Alors que contiennent vraiment leurs programmes concernant l'IA ?
00:27:47Les réponses avec Mathilde Ibanez.
00:27:51L'intelligence artificielle s'invite désormais dans la course à l'Elysée.
00:27:55Et sur ce sujet, les candidats avancent des stratégies très différentes.
00:28:00Gabriel Attal affiche l'ambition financière la plus importante.
00:28:03Son plan France 2040 pour l'IA et l'innovation prévoit de mobiliser 200 milliards d'euros
00:28:09avec un financement partagé entre le public et le privé.
00:28:12Il veut aussi former 10 millions de salariés en 3 ans aux outils de l'IA et au numérique.
00:28:17Et à l'échelle européenne, il défend une politique commune de l'IA sur le modèle de la PAC.
00:28:22Edouard Philippe, lui, met l'accent sur la souveraineté européenne.
00:28:25Il propose de doubler les capacités de calcul en 5 ans et de créer un bail européen Tech Act
00:28:31et de faire passer le nombre d'ingénieurs formés chaque année de 40 000 à 100 000.
00:28:36Bruno Retailleau défend, lui, un état stratège, un ministère de plein exercice consacré à l'IA.
00:28:43Un assistant administratif baptisé Marianne et davantage de data center souverain.
00:28:48A gauche, Jean-Luc Mélenchon et LFI veulent davantage de maîtrise publique, souveraineté des données,
00:28:54contrôle des infrastructures et encadrement de certains usages de l'IA.
00:28:58Raphaël Glucksmann défend surtout un effort européen massif dans la recherche, le calcul et l'industrie,
00:29:03avec pour l'heure moins de mesures chiffrées.
00:29:06Coup de projecteur maintenant sur des adolescents qui font du porte-à-porte.
00:29:10Ils se disent collégiens, en réalité ils vendent des calendriers et collectent de l'argent.
00:29:15Pour un prétendu voyage scolaire à Barcelone ou en Italie, il s'agit cependant d'une arnaque
00:29:20qui circule en Loire-Atlantique, dans le Morbihan et en Charente-Maritime.
00:29:25Les détails avec Éloi Rochebrune.
00:29:28Objet de l'arnaque, ce calendrier.
00:29:31Nadia a été piégée dans une rue de la commune de Brou dans l'heure Éloire.
00:29:35Ça s'est passé mardi dernier.
00:29:37Il y a un jeune homme avec son papa qui sont venus, ils vendaient des calendriers.
00:29:43Moi j'étais dans ma voiture et puis ils se sont approchés de moi et puis ils m'ont dit
00:29:47si ça m'intéressait, que c'était pour un voyage scolaire.
00:29:52Moi j'ai dit bah oui pourquoi pas pour vous aider.
00:29:55Ils m'ont fait choisir des calendriers et puis j'en ai choisi un.
00:29:57Un adulte et deux jeunes que l'on distingue sur ces images filmées par un témoin.
00:30:01Ils entrent aussi dans les commerces pour récolter de l'argent pour un prétendu voyage de classe,
00:30:05comme dans ce restaurant.
00:30:07On a peut-être un ou deux clients qui ont dû en acheter et j'ai pu voir des gens
00:30:10dans la rue
00:30:10effectivement qui avaient le calendrier sous le bras.
00:30:12Un enfant en plus bon ils sont mignons comme tout, ils ont le sourire et ils savent
00:30:17exactement quoi dire, ils gardent un grand sourire.
00:30:19On a du mal quand même en tant qu'adulte à dire non à un enfant qui nous propose un
00:30:23calendrier
00:30:23ou quelque chose pour financer un voyage scolaire.
00:30:25Averti par des commerçants, la police municipale fait des vérifications.
00:30:29Les jeunes ne sont pas scolarisés ici et aucune vente de calendrier n'est prévue.
00:30:33Le maire a alors alerté ses administrés.
00:30:36Et en alertant sur les réseaux sociaux, on a pu s'apercevoir qu'en fait ça a dépassé la limite
00:30:43de Brou finalement
00:30:44puisque des intervenants d'autres communes spécifiaient qu'ils avaient eu le même genre d'agissement.
00:30:51Ici, 60% de la population a plus de 60 ans.
00:30:54Pour prévenir de nouvelles arnaques, la mairie organise le 6 octobre prochain une journée de sensibilisation.
00:31:01C'est un texte avant tout symbolique mais qui pourrait bien changer la vie de millions de jeunes européens.
00:31:07La présidente de la commission européenne, Ursula von der Leyen, propose une interdiction des réseaux sociaux
00:31:13au moins de 13 ans dans l'Union européenne.
00:31:16Elle prévoit aussi la mise en place de comptes contrôlés par les parents pour les enfants entre 13 et 15
00:31:21ans.
00:31:21Le Premier ministre canadien a salué l'idée que son pays devienne le premier membre associé justement de l'Union
00:31:27européenne.
00:31:28Marc Carnet déclare que les sondages montrent qu'une écrasante majorité de Canadiens
00:31:33soutient des liens beaucoup plus étroits avec l'Europe.
00:31:36Il a ajouté sous les applaudissements du Parlement européen à Strasbourg
00:31:39que l'Europe et le Canada sont plus forts ensemble.
00:31:42Et puis Canberra qui sert la vis en matière d'immigration.
00:31:45L'Australie va renforcer sa législation concernant les visas étudiants,
00:31:50annonce du ministre de l'Intérieur Tony Burke qui invoque la nécessité de soulager la pression sur le marché du
00:31:56logement.
00:31:57Tout de suite les sports.
00:32:16L'Olympique de Marseille a un déplacement périlleux en Turquie pour le lancement de sa campagne européenne.
00:32:22Les Fosséens sont dans le dur et enchaînent les adversaires de haut niveau.
00:32:26L'affiche de la première journée du FA Europa League entre Béchictas, Istanbul et Marseille.
00:32:33C'est à 21h, heure française.
00:32:35Les précisions des équipes d'Infosport+.
00:32:37On est devant le tout prache stadium où vont jouer les Marseillais ce soir avec cette aigle représentative emblème du
00:32:44club de Béchictas.
00:32:45Ce stade il est situé au nord du Bosphore dans la ville, à une centaine de mètres du Bosphore.
00:32:50Ce fleuve magnifique qui borde cette ville d'Istanbul, une ville à la riche histoire, ex-Constantinople.
00:32:56Et qui donc aujourd'hui va accueillir ce magnifique match de Ligue Europa face à Marseille.
00:33:01Les Marseillais qui s'attendent à jouer dans un véritable vacarme.
00:33:04On nous a décrit cette ambiance comme l'une des plus spectaculaires à vivre en Europe.
00:33:10Avec du début à la fin, des supporters debout, personne assis dans le stade et qui chantent, qui hurlent eux
00:33:17-mêmes.
00:33:18Parfois on attend les 5, 40 décibels dans le stade.
00:33:21Ça équivaut tout simplement à un avion qui décolle.
00:33:24Donc il faudra certainement se préserver les oreilles ce soir.
00:33:28Les Marseillais sont habitués à ce type d'ambiance.
00:33:30Bruno Genesio, lui, nous a confié d'ailleurs que c'était l'une des plus belles ambiances qu'il ait
00:33:34connues sur un banc.
00:33:36Et rien de tel finalement comme atmosphère pour l'OM pour inverser le cours de sa saison ce soir.
00:33:45C'est un peu comme à la maison.
00:33:47Chez nous c'est un volcan aussi.
00:33:49Donc je pense que ça aide un petit peu.
00:33:51Mais j'ai entendu qu'ici à Besicta c'est incroyable.
00:33:56Donc j'ai hâte de voir ça.
00:33:57Les fans de Besicta sont toujours au 100%.
00:34:00Il y a toujours une explosion chaque fois qu'on va là.
00:34:04Et je suis sûr que demain sera de la même manière un peu plus spécial pour l'initio de l
00:34:10'Europa League.
00:34:10C'était votre programme avec Bdeor.fr.
00:34:13L'agence Bdeor vous propose l'achat de pièces d'or et lingots d'or.
00:34:16L'agence Bdeor, partenaire de votre nouvelle épargne.
00:34:19C'était votre programme avec la nouvelle Gili E2 100% électrique.
00:34:23La citadine à deux coffres.
00:34:26Gili.
00:34:28Suite de l'info de Villeneuve avec mes deux chroniqueurs de choc Alexandre de Vecchio, du Figaro,
00:34:35Yohann Uzaï de CNews pour parler effectivement de cette journée qui est une journée singulière.
00:34:41Puisque vous avez effectivement beaucoup de ports qui sont bloqués par les pêcheurs
00:34:46qui attendent le résultat de cette réunion avec Catherine Chabot, la ministre déléguée à la pêche.
00:34:52Pour l'instant, cette réunion, comme je vous le disais juste avant la pause,
00:34:55cette réunion, elle est prolongée.
00:34:57Alors qu'elle devait d'abord se terminer à 14h, puis à 14h30, puis à 15h, etc.
00:35:03Est-ce que ça va se terminer à 23h ? Je ne sais pas.
00:35:05Mais en tout cas, ce que je sais, c'est qu'Alexis Prince avec Olivier Gangloff sont dans la cour
00:35:10du ministère
00:35:11et on attend justement ce qu'on appelle communément la fumée blanche.
00:35:15La fumée blanche et il n'y a aucun jeu de mots avec évidemment les carburants.
00:35:19Les carburants aujourd'hui sont toujours au plus haut pour les pêcheurs évidemment.
00:35:25On a appelé ça le gasoil bleu et tout à l'heure, nous rejoindrons Philippe Perrault
00:35:30qui est pêcheur à Brest et qui nous fait l'amitié de rester en ligne
00:35:34et qui confirmera peut-être, il me dira d'ailleurs s'il est inquiet de savoir si cette réunion se
00:35:39prolonge.
00:35:40Généralement, ce n'est pas forcément bon signe.
00:35:42En attendant, allons justement voir du côté de vos carburants.
00:35:45Le carburant que les automobilistes prennent tous les jours, il est de plus en plus cher.
00:35:50Corentin Alonso, vous êtes avec Axel Rebo à Fontenay-aux-Roses
00:35:54où c'est un exemple du litre de gasoil et de super sans plomb très très très très cher.
00:36:04Exactement Pierre, il y a en Ile-de-France certaines stations où le litre d'essence peut atteindre 2,70€,
00:36:112,80€
00:36:11voire certaines même 2,90€.
00:36:14Ici à Fontenay-aux-Roses, les prix sont légèrement supérieurs à la moyenne.
00:36:18Regardez sur ces images d'Axel Rebo, le gazole est à 2,43€, ce qui nous a permis de pouvoir
00:36:23rencontrer certains automobilistes
00:36:25qui évidemment fuient les stations les plus chères.
00:36:28Et derrière moi, vous le voyez, plusieurs automobilistes sont en train d'effectuer leur plein.
00:36:33Il y a évidemment ceux que ça impacte pour le travail, ceux qui font donc des trajets domicile-travail, mais
00:36:39pas que.
00:36:40Il y a aussi ce père de famille qui doivent emmener leurs enfants le week-end aux rencontres sportives.
00:36:46Il y a évidemment ces patients qui doivent dans les zones rurales effectuer leurs rendez-vous médicaux,
00:36:51parfois à plusieurs dizaines de kilomètres de chez eux.
00:36:55Ou bien aussi ces enfants qui doivent faire des centaines de kilomètres pour aller voir leurs parents âgés le week
00:37:01-end.
00:37:01Finalement, ces prix à la pompe touchent le portefeuille de tout le monde.
00:37:05On a entendu des automobilistes qui étaient parfois résignés.
00:37:08Je vous propose d'écouter certains témoignages.
00:37:11On sait que Total vend son essence 80 centimes à l'État.
00:37:16Comment on peut arriver à 2,30 ?
00:37:18Là, on a 2 ans ici parce que c'est à pas de...
00:37:21Vous savez, quand on le vend, quand on paye à la carte, c'est un peu moins cher.
00:37:25Mais on ne comprend pas pourquoi c'est aussi excessif.
00:37:28Vraiment une grosse augmentation depuis le conflit en Iran.
00:37:33Et là, depuis quelques semaines encore plus, on a dépassé les 2 euros.
00:37:36Et on se rapproche fortement des 2,50 euros.
00:37:39Donc ça commence à faire un peu peur.
00:37:40J'ai de la chance.
00:37:41Je suis à mon compte.
00:37:42Donc je n'ai pas beaucoup de déplacements.
00:37:44Mais par contre, là, on est parti en week-end la semaine dernière.
00:37:48Et le plein à 95 euros, ça fait quand même...
00:37:51Pour un réservoir de 40 litres, c'est quand même énorme.
00:37:53Ça monte.
00:37:54Ça monte.
00:37:55Mais on n'a pas le choix.
00:37:56Enfin, c'est comme ça.
00:37:58Donc où je ne prends pas ma voiture, je prends ce qu'il y a.
00:38:07Des automobilistes qui ont l'impression que plus les semaines passent et plus leur pouvoir d'achat diminue.
00:38:13Il va falloir se restreindre les prochaines semaines, les prochains mois.
00:38:16Restreindre les sorties au restaurant.
00:38:18Restreindre les sorties au cinéma ou dans les centres commerciaux.
00:38:22Ils ont pour beaucoup l'impression que le pouvoir d'achat et le prix des carburants va être un des
00:38:27enjeux majeurs de l'élection présidentielle.
00:38:29Oui, vous faites bien de le dire.
00:38:31Merci beaucoup, Corentin Alonzo.
00:38:33Justement, Emmanuel Macron est, j'allais dire, sorti du bois.
00:38:38Tout d'un coup, tout d'un coup, je n'exagère pas.
00:38:42Tout d'un coup, alors que la crise dure depuis des semaines, voire des mois,
00:38:46il dit à son gouvernement qu'il faut se mobiliser sur la question des carburants.
00:38:51Mais pardonnez-moi, Alexandre Végaard, d'où ça sort ?
00:38:53Oui, il se donne le beau rôle.
00:38:55Surtout qu'Emmanuel Macron, il aurait pu prendre réellement cette distance.
00:38:58Ce qu'il ne fait pas.
00:38:58On sait qu'en réalité, il essaie de gouverner.
00:39:03Donc là, il fait comme s'il était étranger aux décisions qui ont été prises.
00:39:08Et il arrive en sauveur.
00:39:09Non, ça, c'est de la communication.
00:39:11Ce n'est pas comme ça que ça s'est passé.
00:39:14Pour des raisons budgétaires, le gouvernement refuse de baisser les taxes.
00:39:20À mon avis, c'est du dogmatisme.
00:39:22Il va falloir le faire.
00:39:23Il va falloir le faire, évidemment.
00:39:24Pour moi, c'est du dogmatisme.
00:39:26Il est obligé de le faire.
00:39:26Bien sûr.
00:39:27Et en plus, sur le plan budgétaire même, alors peut-être que dans l'immédiat, il y a des recettes
00:39:32fiscales en plus.
00:39:33Mais je vous garantis que s'ils ne le font pas, ça va leur coûter extrêmement cher.
00:39:39Et ça leur coûte déjà extrêmement cher.
00:39:40Parce que les Français ne consomment plus, donc il n'y a plus de TVA.
00:39:44Exactement.
00:39:44Il n'y a plus de TVA.
00:39:46Il y a des usines, des commerces qui ferment, du chômage en plus.
00:39:51Donc la facture va être beaucoup plus lourde.
00:39:54C'est des vases communiquants.
00:39:55Donc là, il y a vraiment un dogmatisme du gouvernement.
00:39:57Je pense qu'ils ont dit qu'ils ne le feraient pas.
00:39:59Donc ils ne veulent pas changer d'avis.
00:40:01Mais ils ont tout intérêt à le faire, y compris pour le budget de l'État.
00:40:04Oui, ils vont être contraints de changer d'avis.
00:40:06C'est une évidence.
00:40:07Il y aura probablement des annonces au moment où le budget sera discuté.
00:40:11C'est une évidence.
00:40:12Parce que d'abord, il y a un risque de fronte sociale important.
00:40:17Ce risque-là, il est majeur.
00:40:1888% ?
00:40:19Oui, mais ce risque-là est majeur.
00:40:2188% pensent que les Gilets jaunes vont revenir.
00:40:23On arrive à une moyenne de 2,40€, 2,50€ pour le gasoil.
00:40:26Ça n'est plus tenable.
00:40:28Certains Français n'ont même plus intérêt à aller travailler.
00:40:30On va commencer à ce niveau-là, à perdre de l'argent.
00:40:33Vous avez vu les pêcheurs.
00:40:34En allant travailler.
00:40:35Donc, il est évident qu'il y a un risque de voir l'économie à l'arrêt.
00:40:39Surtout qu'on parle là des conséquences immédiates du prix des carburants.
00:40:45Mais ça aura un impact à moyen terme sur les produits alimentaires.
00:40:50Notamment, les Français vont commencer à voir les produits alimentaires
00:40:53augmenter dans les rayons des grands marchés.
00:40:56Parce que tout cela est lié, naturellement.
00:40:57Regardez cette image.
00:40:582,88€.
00:41:002,88€ le sans plomb.
00:41:02C'est vu, ça, aujourd'hui, dans la capitale.
00:41:05Il faut toujours rappeler, en plus, que tout le monde fait comme si c'était dû à un contexte géopolitique
00:41:11et que le gouvernement n'y pouvait rien.
00:41:13Vous allez partout en Europe.
00:41:14Ce ne sont pas ces prix-là.
00:41:15Ça a été rappelé par un automobiliste tout à l'heure.
00:41:17Tout à l'heure, les barils sont vendus à 80 centimes à l'État.
00:41:26Donc, il y a au moins 60% de taxes.
00:41:29Donc là, il y a des marges de manœuvre pour baisser les taxes.
00:41:31Pierre Chasserey est avec nous de 40 millions d'automobilistes.
00:41:34Pierre, bonjour.
00:41:35Balance ton plein.
00:41:36Le hashtag fonctionne toujours.
00:41:38On peut, effectivement, sur ce genre de station dont on voit les images.
00:41:402,90€ le gasoil, 2,88€ le sans plomb.
00:41:43Pierre Chasserey, est-ce que Pierre Chasserey m'entend ?
00:41:47Oui, je vous entends parfaitement.
00:41:48Ah ben voilà.
00:41:49Par contre, on ne vous voit plus.
00:41:51Mais vous avez vu, vous, les images.
00:41:522,88€, sans plomb 98, 2,90€ le gasoil.
00:41:56Ça y est, on y est, on approche les 3 euros.
00:41:59Oui, ça y est.
00:42:00On a même relevé 3 euros le litre à certains endroits en France
00:42:03avec l'association 40 millions d'automobilistes.
00:42:06Vous imaginez bien qu'avec un tel niveau de prix,
00:42:08évidemment, c'est...
00:42:12Avec justesse, on va avoir des conséquences sur l'économie.
00:42:15Alexandre Devecchio disait exactement la même chose
00:42:17qui se font ressentir dès à présent.
00:42:19On a une baisse de notre taux de croissance en France.
00:42:23Il était prévu à plus d'un point.
00:42:25Nous tombons à 0,5 pour l'instant.
00:42:27Cette perte de croissance est déjà évaluable.
00:42:30Il faut savoir que la France l'a actuellement depuis avril
00:42:32à cause de cette incompétence de l'État
00:42:36à baisser la fiscalité sur les carburants.
00:42:38Nous avons d'ores et déjà perdu 15 milliards.
00:42:4215 milliards à s'obstiner à ne pas vouloir baisser les taxes.
00:42:45Il faut baisser la fiscalité.
00:42:48On n'a plus le choix.
00:42:49Les Français n'en peuvent plus.
00:42:50C'est ce qu'on voit au quotidien, nous,
00:42:52sur notre site Internet de mobilisation qu'on a lancé,
00:42:55balancetonplein.fr.
00:42:56On voit une mobilisation des Français qui est telle
00:42:59que ça laisse présager des choses qui ne sont pas terribles.
00:43:03Pas terribles du tout.
00:43:05Et aujourd'hui, comment est-ce que vous comprenez
00:43:09ce ralentissement du gouvernement
00:43:11et en même temps,
00:43:13et ce n'est pas voulu ce que je viens de faire,
00:43:15Emmanuel Macron qui tout d'un coup dit au gouvernement
00:43:18« mobilisez-vous, il faut absolument qu'on fasse quelque chose pour les Français ».
00:43:22Il serait temps, non ?
00:43:23Il serait temps que le Président se rende compte depuis le mois d'avril
00:43:26que les Français sont asphyxiés à la station service.
00:43:29On ne peut pas continuer comme ça.
00:43:31Alors, si la réunion des chefs de parti demain
00:43:34débouche sur une véritable avancée de baisse de la fiscalité,
00:43:38ce sera tant mieux.
00:43:39Mais je tiens à le rappeler,
00:43:40le problème, c'est qu'il y a une responsabilité aujourd'hui des politiques
00:43:43qui ont réussi à gangréner un mauvais message dans l'opinion,
00:43:47celui du « la France n'a pas les moyens de baisser les taxes ».
00:43:50C'est faux.
00:43:51Lorsque vous voulez relancer la dynamique de croissance dans un pays,
00:43:54vous êtes obligés de lâcher s'il faut lâcher sur la fiscalité au plus vite
00:43:59pour doper la consommation.
00:44:01Ça se résume en une phrase,
00:44:03on ne peut pas demander aux Français de consommer avec de l'argent,
00:44:07ils n'ont plus.
00:44:08Lorsque l'on siphonne le portefeuille des Français à la pompe,
00:44:12il ne faut pas s'étonner derrière que la consommation est en berne
00:44:15et la consommation, c'est l'indicateur économique d'un pays,
00:44:19c'est ça qui crée la croissance,
00:44:20c'est ça qui crée le PIB d'une nation.
00:44:23Sans consommation, il n'y a pas de richesse produite.
00:44:27C'est aussi bête que ça.
00:44:28Et alors, est-ce que l'association 40 millions d'automobiles,
00:44:32est-ce que vous avez des épicentres, Pierre Chasseret,
00:44:35où l'essence est particulièrement chère,
00:44:38où il y aura de la pénurie,
00:44:40où il y aura un très grand manque d'approvisionnement ?
00:44:43Est-ce que vous avez cartographié ça ?
00:44:45Oui, j'ai pire que ça.
00:44:46J'ai des informations actuellement qui démontrent que certains distributeurs
00:44:51n'auront peut-être plus de carburant dans les heures qui suivent,
00:44:55suite au blocage de certains dépôts.
00:44:58Donc, il se trouve que là, on est dans une situation peut-être inextricable.
00:45:01Si demain, Total ne peut plus approvisionner les automobilistes,
00:45:07les Français seront obligés d'aller dans des stations,
00:45:10celles que vous présentez à l'écran,
00:45:11des stations à 2,80 euros.
00:45:14Mais qui va se déplacer à 2,80 euros le litre ?
00:45:16Comment peut-on justifier un tel niveau de fiscalité sur la mobilité ?
00:45:21Soyons très clairs, la fiscalité sur les carburants,
00:45:24c'est un impôt sur le droit de bosser,
00:45:25c'est un impôt sur le droit d'emmener ses enfants à l'école,
00:45:28c'est un impôt sur la France désertifiée dans des déserts médicaux
00:45:32qui doit se déplacer chez son médecin,
00:45:34chez son ophtalmo, chez son dentiste,
00:45:36quand on a la chance d'en avoir encore un.
00:45:39C'est ça, c'est une inégalité sociale,
00:45:41c'est une taxe géographique que l'on paye,
00:45:43c'est inextricable.
00:45:46Aujourd'hui, nous sommes en train de créer la situation de précarité
00:45:50de notre nation demain,
00:45:51parce que l'État, comme un enfant,
00:45:54ne veut pas admettre qu'il a eu tort
00:45:56et qu'il faut à tout prix baisser les taxes
00:45:59sur le carburant de manière drastique.
00:46:02Drastique.
00:46:03Merci beaucoup Pierre Chasserey d'avoir été avec nous
00:46:05et dans un instant, retour sur la situation sur les carburants,
00:46:09retour sur la situation des pêcheurs,
00:46:11avec Alexandre Devecchio, avec Anusa,
00:46:13avec l'ensemble de nos invités.
00:46:15On attend toujours la fin de la réunion
00:46:17au ministère de la Pêche.
00:46:19Si ça se trouve, elle va se terminer en réalité très très tard.
00:46:21Nous reviendrons sur l'immigration
00:46:24avec ce vœu de Charles Rodouel,
00:46:26puisque son rapport a été publié.
00:46:27Et puis à 16h30, n'oubliez pas,
00:46:29Pierre Lelouch sera là pour face à Lelouch,
00:46:31puisque nous sommes jeudi.
00:46:32A tout de suite.
00:46:37Suite de l'info de Villeneuve,
00:46:38avec à 16h30 tout à l'heure,
00:46:40Pierre Lelouch, comme tous les jeudis,
00:46:41mais d'abord les dernières informations.
00:46:43Valérie Acnain.
00:46:44Rebonjour Pierre et bonjour à tous.
00:46:46Les pêcheurs, toujours mobilisés,
00:46:48ils ont bloqué le port de Nice
00:46:49pour protester contre le prix du carburant.
00:46:52Six bateaux sont restés statiques
00:46:53pour former une barrière
00:46:54et empêcher le passage.
00:46:56A leur bord, des pêcheurs excédés,
00:46:58ils menacent de bloquer tous les ports
00:47:00du sud du pays des deux mains.
00:47:02Le candidat, les Républicains Bruno Retailleau,
00:47:04était en visite au Salon international
00:47:06de l'élevage à Rennes.
00:47:08Lors de son déplacement,
00:47:09il en a profité pour donner
00:47:10les grandes lignes de ses propositions
00:47:12face à la hausse des prix du carburant.
00:47:15Il déclare aussi que la meilleure écologie,
00:47:16c'est de produire en France.
00:47:18Le candidat à la présidentielle assure
00:47:20que l'écologie dogmatique a empêché
00:47:22à l'agriculture de s'adapter
00:47:24aux changements climatiques.
00:47:25Et après avoir reçu le président libanais
00:47:28Joseph Aoun à l'Elysée,
00:47:29Emmanuel Macron a accueilli
00:47:30le roi Abdallah II de Jordanie
00:47:32aux Invalides.
00:47:33Les trois dirigeants se sont ensuite entretenus.
00:47:35Ils ont tenu une réunion
00:47:37avec le Royaume-Uni,
00:47:38les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite.
00:47:40L'objectif est d'examiner le plan
00:47:42de déploiement des forces armées libanaises
00:47:44afin qu'il soit clair, crédible et réaliste.
00:47:47L'Australie serre la vis en matière d'immigration.
00:47:50Elle va renforcer sa législation
00:47:52concernant les visas étudiants,
00:47:54annonce du ministre de l'Intérieur Tony Burke
00:47:56qui invoque la nécessité de soulager
00:47:59la pression sur le marché du logement.
00:48:01Pour terminer, regardez ces images.
00:48:03Un épais panache de fumée couvre le ciel du Nevada.
00:48:07Un incendie s'est déclaré à Floristone.
00:48:09Alimenté par des vents violents,
00:48:11des hélicoptères sont venus soutenir les pompiers
00:48:13afin de limiter la propagation du feu.
00:48:16Près de 300 hectares de végétation ont été ravagés.
00:48:20Merci Valérie Acknin.
00:48:22D'autres informations tout à l'heure à 17h sont avec moi.
00:48:26A table dans l'info de Villeneuve,
00:48:27Alexandre Devecchio, Dufiguero,
00:48:29Yohann Usaï de CNews.
00:48:31Regardez ce sondage puisqu'on a parlé
00:48:33de la nécessité de baisser les taxes
00:48:35sur les carburants.
00:48:36Vous êtes, selon un sondage CNews Europe 1 et JDD,
00:48:41c'est l'institut CSA qui mesure ça,
00:48:43ce jeudi 17 septembre,
00:48:4487% à dire oui à une baisse des taxes
00:48:50sur le carburant.
00:48:52Et quand on regarde dans le détail,
00:48:54vous dites oui effectivement à 95,
00:48:5881% sur les parties de droite,
00:49:0064% sur la majorité présidentielle
00:49:02et 86% pour les parties de gauche.
00:49:06Bref, tout le monde est d'accord là-dessus.
00:49:08Sauf il y a un petit frémissement
00:49:10du côté de la majorité présidentielle.
00:49:12Bon, ce n'est pas très étonnant.
00:49:13Non, mais je crois que tout le monde
00:49:15est quand même en train de comprendre
00:49:17que baisser les taxes
00:49:18coûtera de toute façon moins cher à l'État
00:49:20que la crise qui s'annonce
00:49:22si les prix des carburants se maintiennent à ce niveau
00:49:25et pire, augmente.
00:49:26Parce que c'est quand même ce qui est le plus probable.
00:49:28Si Emmanuel Macron convoque demain à l'Élysée
00:49:30les chefs ou les représentants de chaque parti,
00:49:33c'est bien pour faire un point
00:49:35sur une crise qui va durer.
00:49:37Voilà, nous sommes tous d'accord
00:49:38et au gouvernement,
00:49:39tout le monde reconnaît
00:49:40que la crise ne va pas s'arrêter
00:49:42dans quelques jours
00:49:42ni même dans quelques semaines, a priori.
00:49:44Donc, il est évident
00:49:45que le gouvernement sera amené
00:49:46à prendre des mesures
00:49:47qui coûteront cher, c'est vrai,
00:49:49mais moins cher
00:49:49que si cette crise économique
00:49:52qui s'annonce
00:49:53prend effectivement de l'emploi.
00:49:54Parce qu'encore une fois,
00:49:55il faut le redire,
00:49:56il y a les faits immédiats,
00:49:57les prix à la pompe,
00:49:58les Français qui se déplacent moins,
00:49:59donc moins de recettes
00:50:00dans les caisses de l'État.
00:50:01Mais la crise à moyen terme
00:50:03qui arrive,
00:50:03ou en tout cas l'inflation galopante
00:50:05à moyen terme,
00:50:05puisque les prix
00:50:07dans les rayons des supermarchés
00:50:09vont mécaniquement augmenter.
00:50:11Les transporteurs routiers
00:50:12paient l'essence plus chère,
00:50:13donc ils vont répercuter cela
00:50:14sur les produits
00:50:15qu'ils transportent
00:50:16et qui se retrouvent
00:50:17dans vos supermarchés.
00:50:19Il faut du carburant
00:50:20pour produire
00:50:20certaines matières premières,
00:50:21le plastique, etc.,
00:50:23ou en tout cas du pétrole.
00:50:24Donc, tout cela a un coût
00:50:25qui va être répercuté
00:50:26à moyen terme
00:50:27et les Français
00:50:28vont voir l'inflation galoper.
00:50:30Donc, l'État sera contraint
00:50:31de répondre,
00:50:31ça j'en ai la certitude.
00:50:32Alors, justement,
00:50:33Alexandre Devecchio,
00:50:35brièvement,
00:50:35parce que je voudrais interroger
00:50:36nos amis les pêcheurs
00:50:37qui sont aujourd'hui
00:50:38en train de manifester.
00:50:38Bien sûr,
00:50:39laissons la parole
00:50:40aux prêcheurs,
00:50:41mais très vite.
00:50:42Aux prêcheurs aussi,
00:50:42vous êtes une forme de prêcheur.
00:50:46Aux prêcheurs,
00:50:47parce que c'est vrai
00:50:48que c'est eux
00:50:48qui connaissent le mieux
00:50:49leur réalité,
00:50:50mais en tout cas,
00:50:51le coût peut-être
00:50:51qu'on le paye déjà,
00:50:52on n'en parle pas assez,
00:50:53mais le chômage augmente,
00:50:54la croissance est très en dessous
00:50:56des prévisions.
00:50:57Donc, en réalité,
00:50:58on a déjà pris du retard
00:51:00et ceux qui disaient
00:51:00tout de suite
00:51:01il faut baisser les taxes,
00:51:02les taxes avaient raison.
00:51:05Alexis Prince
00:51:06nous attend
00:51:07avec Olivier Gangloff
00:51:08au ministère de l'Écologie
00:51:10qui regroupe également
00:51:11le ministère de la Pêche.
00:51:12Alexis,
00:51:13cette réunion
00:51:14qui devait se terminer
00:51:15d'abord vers la mi-journée,
00:51:17ensuite vers le début
00:51:17d'après-midi,
00:51:18ensuite vers le milieu
00:51:19après-midi.
00:51:20Il est 16h05
00:51:21et 29 secondes
00:51:22et c'est toujours pas fini.
00:51:28Non, effectivement,
00:51:29c'est toujours pas fini, Pierre.
00:51:31La réunion devait durer
00:51:32aux alentours d'une heure et demie
00:51:33puisqu'on est arrivé à 11h,
00:51:34on nous annonçait 12h30.
00:51:36Voyez l'heure qu'il est,
00:51:37ça prend très très longtemps
00:51:38et de ce qu'on nous dit
00:51:38du côté de l'entourage
00:51:39de la ministre,
00:51:40il y a un point d'achoppement
00:51:42en particulier
00:51:42avec les pêcheurs méditerranéens
00:51:44qui représentent la majorité
00:51:45des effectifs présents.
00:51:46Pourquoi ?
00:51:47Parce qu'il n'y a pas uniquement
00:51:48la question du carburant.
00:51:49Vous savez,
00:51:49cette aide qui est plafonnée,
00:51:51enfin qui a été augmentée
00:51:52à 35 centimes d'euros par litre
00:51:53qui est le maximum accordé
00:51:54par l'Union Européenne.
00:51:55Mais du côté de la Méditerranée,
00:51:57qu'est-ce qui se passe ?
00:51:58Il y a ces quotas,
00:51:59ces sur-quotas
00:51:59de pêche au thon rouge
00:52:01qui sont une question,
00:52:02voilà,
00:52:02une ligne rouge.
00:52:03C'est-à-dire que chaque année,
00:52:04les pêcheurs ont le droit
00:52:05de pêcher un certain nombre,
00:52:07un tonnage de thon donné
00:52:09et ils rattrapent ensuite
00:52:10s'ils ne l'ont pas atteint.
00:52:11et il se trouve que cette année,
00:52:13ce quota a été réparti
00:52:15à deux tiers pour l'océan Atlantique,
00:52:16un tiers pour la Méditerranée.
00:52:19Voyez que là,
00:52:20c'est une revendication importante
00:52:21pour ces pêcheurs
00:52:22et maintenant,
00:52:23on attend la sortie de la ministre,
00:52:25des pêcheurs présents
00:52:25et voir si des annonces
00:52:27vont être faites
00:52:27pour répondre
00:52:28à ce qui ressemble
00:52:29à un vrai début
00:52:29de crise sociale.
00:52:31Voilà,
00:52:31on reste vigilants,
00:52:32Alexis Prince,
00:52:33Olivier Gangloff
00:52:34et vous intervenez bien sûr
00:52:35à tout moment.
00:52:37Philippe Perrault,
00:52:38vous êtes en ligne avec nous
00:52:39depuis tout à l'heure,
00:52:40vous êtes vice-président
00:52:41du comité départemental
00:52:42des pêches maritimes
00:52:43et des élevages marins.
00:52:44Vous êtes à Brest.
00:52:45On l'a dit,
00:52:47le point d'achoppement
00:52:48visiblement se situe
00:52:49avec les pêcheurs
00:52:50de la Méditerranée
00:52:51mais quand ça dure
00:52:53aussi longtemps,
00:52:54c'est que
00:52:55ce n'est pas gagné.
00:52:58Oui,
00:52:58je vois ça
00:52:59et en fait,
00:52:59ils sont toujours en réunion là
00:53:01et il n'y a pas
00:53:02que le problème du carburant
00:53:03qu'on rencontre actuellement.
00:53:05Comme l'a dit mon collègue,
00:53:08il y a aussi WestMed
00:53:09il y a aussi
00:53:10le nouveau règlement contrôle
00:53:13qui sème le trouble
00:53:15chez les marins
00:53:15et qui entraîne
00:53:17beaucoup d'incompréhension.
00:53:19Et en fait,
00:53:20depuis quelques années,
00:53:21on a une somme
00:53:23d'irritants
00:53:23qui s'additionnent
00:53:25et on n'a pas de réponse
00:53:27en fait
00:53:27de nos allus
00:53:29et de nos politiques.
00:53:31Merci beaucoup
00:53:32Philippe Perrault
00:53:33d'avoir été
00:53:34avec nous
00:53:35en direct
00:53:36sur CNews.
00:53:37Augustin Donadieu
00:53:38avec Timothée Forget
00:53:40sont toujours
00:53:41à 7.
00:53:42Augustin,
00:53:43là aussi,
00:53:43on est dans l'attente
00:53:45avec
00:53:45les pêcheurs
00:53:47qui attendent
00:53:48évidemment
00:53:48des résultats
00:53:49de cette réunion.
00:53:53Une attente
00:53:54qui s'allonge,
00:53:55ça fait maintenant
00:53:55plus de 5 heures
00:53:56que cette réunion
00:53:57elle a débuté,
00:53:58vous le voyez,
00:53:58les pêcheurs
00:53:59se mettent à l'ombre
00:53:59parce qu'ici
00:54:00il fait très chaud,
00:54:01on est dans le sud
00:54:01de la France,
00:54:01il fait plus de 30 degrés.
00:54:03On est à côté
00:54:04de Martial Lubrano,
00:54:06alors vous l'avez sûrement
00:54:06déjà vu sur l'antenne
00:54:07depuis le début
00:54:08de cette colère
00:54:09des pêcheurs.
00:54:10Il est un petit peu
00:54:11non pas le leader
00:54:12parce qu'il le dit,
00:54:13il n'est lui-même
00:54:14pas le leader
00:54:14mais il est aussi
00:54:15le porte-voix
00:54:15de sa profession
00:54:17Martial.
00:54:17Vous êtes là,
00:54:18on le voit
00:54:18en l'occurrence
00:54:19sur CNews,
00:54:20vous suivez les chaînes
00:54:20infos pour savoir
00:54:21ce qui se dit
00:54:22lors de cette réunion
00:54:23avec la ministre.
00:54:23Est-ce que vous,
00:54:24vous avez des informations
00:54:24puisque ce sont
00:54:25vos collègues qui y sont ?
00:54:26Effectivement,
00:54:27nous on a monté
00:54:28deux délégations,
00:54:29une délégation à Paris
00:54:31pour être reçue
00:54:32par la ministre
00:54:32et une délégation
00:54:33avec des représentants
00:54:34comme moi
00:54:35et certains représentants
00:54:36qui sont dans notre port
00:54:38pour manager
00:54:38les mouvements,
00:54:39suivre l'évolution,
00:54:41gérer les équipes,
00:54:42il y a toute
00:54:43une logistique derrière.
00:54:45On va dire
00:54:46que les journées
00:54:46commencent à être longues
00:54:47et les nuits
00:54:47commencent à être très courtes.
00:54:49Ça fait quatre jours
00:54:50qu'on passe
00:54:51de barrage en barrage
00:54:52sur le barrage de Flottage
00:54:53et sur le barrage de Frontillan.
00:54:55Pour certains
00:54:55comme moi
00:54:56et pour d'autres collègues,
00:54:57ça fait quatre jours
00:54:58qu'on n'est pas rentrés chez nous.
00:55:00On n'a pas vu nos familles.
00:55:01La fatigue se fait
00:55:02un petit peu sentir
00:55:03évidemment
00:55:03mais la détermination
00:55:04elle reste intacte ?
00:55:05La détermination
00:55:06reste intacte.
00:55:08Des tempêtes
00:55:09on en a vu d'autres
00:55:09et on en verra encore.
00:55:11C'est pour ça
00:55:12qu'on espère avoir
00:55:15des bonnes nouvelles
00:55:16de nos collègues
00:55:17en sortie de réunion.
00:55:18On espère avoir
00:55:18des bonnes nouvelles
00:55:19par les médias
00:55:21et lever le barrage
00:55:22et reprendre nos activités.
00:55:23Malheureusement
00:55:24si ce n'est pas le cas
00:55:25on tiendra bon
00:55:26on s'organisera
00:55:27on se reliera
00:55:28on se remplacera
00:55:28on s'organisera
00:55:30on sera là
00:55:31jusqu'à ce qu'on soit satisfait.
00:55:32Si jamais
00:55:33les nouvelles
00:55:34ne sont pas bonnes
00:55:35à l'issue de cette réunion
00:55:36avec Catherine Chabot
00:55:37la ministre chargée
00:55:38de la mer et de la pêche
00:55:39qu'est-ce que vous envisagez
00:55:40de faire ?
00:55:40Est-ce que ce week-end
00:55:41typiquement
00:55:41vous pourriez maintenir
00:55:42ce barrage ici à Sète
00:55:44à Toulon
00:55:44à Nice
00:55:45à Agde ?
00:55:46On se réunira
00:55:47avec tous les représentants
00:55:49de la profession
00:55:49avec les marins
00:55:50et les armateurs
00:55:51et en prenant
00:55:52une décision collégiale.
00:55:53On la prendra tous ensemble.
00:55:55Si on doit continuer
00:55:56on continuera
00:55:57tous ensemble.
00:55:58Vous vivez
00:55:59heure par heure
00:55:59minute par minute.
00:56:00Merci beaucoup
00:56:01Martial d'avoir été avec nous.
00:56:02Merci à vous.
00:56:03On va vous montrer
00:56:04avec Timothée Forger
00:56:04derrière la caméra
00:56:05comment les pêcheurs
00:56:06se sont organisés ici
00:56:07parce que ça aussi
00:56:08c'est important
00:56:08que vous le voyez.
00:56:09Vous voyez
00:56:10une très forte solidarité ici.
00:56:11on ramène des tables
00:56:12on ramène de la nourriture
00:56:13des boissons
00:56:13évidemment pour tout le monde
00:56:14il y a évidemment
00:56:15le frigo
00:56:16je vous rappelle
00:56:17qu'on est avec des pêcheurs
00:56:18donc regardez
00:56:19les pêcheurs
00:56:20ils ont de la glace
00:56:20à volonté
00:56:21évidemment sur les chalutiers
00:56:22et ce qu'on voulait
00:56:23vous montrer
00:56:23c'est ici
00:56:24dans le port de Sète
00:56:25pour ceux qui ne connaissent
00:56:26pas très bien le port de Sète
00:56:27vous avez ici
00:56:28le passage
00:56:28c'est l'entrée du port
00:56:29qui est normalement
00:56:30totalement vide
00:56:31avec ici le quai
00:56:32qui accueille les ferries
00:56:32en l'occurrence
00:56:33ce ferry qui desserre la Corse
00:56:34il faut imaginer
00:56:35qu'ici normalement
00:56:36il n'y a aucun bateau
00:56:36aujourd'hui
00:56:37et depuis 4 jours
00:56:38il y a une dizaine
00:56:39de tonniers Seineurs
00:56:40regardez
00:56:40je vais dire à Timothée
00:56:41de vous les filmer
00:56:42des tonniers
00:56:43qui se mettent à couple
00:56:45ça veut dire côte à côte
00:56:46et là on ne peut pas
00:56:47en rajouter d'autres
00:56:48pourquoi ?
00:56:48parce que sinon
00:56:49ça empêche totalement
00:56:50l'accès au port
00:56:50pour les plaisanciers
00:56:52des tonniers qui arborent
00:56:54vous le voyez
00:56:54des affiches
00:56:56des drapeaux
00:56:57sur lesquels sont écrits
00:56:59pêcheurs en colère
00:57:00et de l'autre côté
00:57:01vous avez
00:57:01des chalutiers
00:57:03des chalutiers
00:57:03de différentes tailles
00:57:04alors il y a du 10 mètres
00:57:05il y a du 15 mètres
00:57:05du 20 mètres
00:57:06il y a aussi des plus petites
00:57:06embarcations comme ce filetieur
00:57:08alors ce sont des pêches
00:57:09différentes
00:57:10ce sont des groupes différents
00:57:11qui font des pêches différentes
00:57:13des pratiques différentes
00:57:14ils vont beaucoup moins loin
00:57:16pour certains
00:57:16beaucoup plus loin pour d'autres
00:57:17les tonniers par exemple
00:57:18sachez qu'ils sortent
00:57:19une seule fois dans l'année
00:57:20lorsque la saison
00:57:22de la pêche au thon
00:57:22est ouverte
00:57:23à savoir début mai
00:57:23ils sortent un mois
00:57:25c'est le mois de la pêche
00:57:26là il reste 11 mois à terre
00:57:28alors voilà
00:57:29tout le monde a une pêche différente
00:57:30mais chacun se bat
00:57:31pour la profession
00:57:32pour la survie
00:57:33de leur métier
00:57:34ils le disent
00:57:35et vous l'avez entendu
00:57:36sur notre antenne
00:57:36depuis le début de la journée
00:57:37en Méditerranée
00:57:38vous aviez
00:57:39il y a de ça
00:57:40quelques années
00:57:41plus de 200 chalutiers
00:57:42aujourd'hui on en compte
00:57:4340
00:57:43il y en a quelques-uns
00:57:45qui sont là-bas
00:57:45et ces derniers
00:57:47ne veulent pas disparaître
00:57:48vous l'avez compris
00:57:50merci beaucoup
00:57:51Augustin Donadieu
00:57:52et Timothée Forger
00:57:53à 7
00:57:54même scénario
00:57:55dans plusieurs ports
00:57:56de la Méditerranée
00:57:57on l'a vu
00:57:58dans d'autres ports
00:57:59également
00:57:59avec cette détermination
00:58:01on l'a vu avec vos témoignages
00:58:02qu'on vient d'entendre
00:58:04des pêcheurs
00:58:05et qui attendent toujours
00:58:06cette réunion
00:58:07qui encore une fois
00:58:08se prolonge
00:58:09ce soir à 21h
00:58:11un rendez-vous
00:58:13pour comprendre
00:58:14ce que coûte
00:58:15l'immigration
00:58:16moi je me souviens
00:58:17dans mon studio
00:58:18à Europe 1
00:58:19il y a un ancien ministre
00:58:20un jour qui m'a dit
00:58:21mais vous savez
00:58:21l'immigration ça coûte zéro
00:58:23ça rapporte même
00:58:25ça rapporte
00:58:26et on était tous
00:58:27tombés de notre chaise
00:58:28quand on avait entendu ça
00:58:29évidemment
00:58:30quand on regarde
00:58:31les coûts mis bout à bout
00:58:34602 euros par jour
00:58:35qu'est-ce que c'est ?
00:58:36c'est le coût
00:58:37d'une journée
00:58:38pour un détenu
00:58:40dans un CRA
00:58:40dans un centre
00:58:41de rétention administrative
00:58:42ça revient
00:58:43à 5 milliards d'euros
00:58:44sur l'année
00:58:46et ça c'est que
00:58:47pour les clandestins
00:58:48le coût de l'immigration
00:58:49les agences
00:58:50les
00:58:51comment dirais-je
00:58:52les différentes
00:58:53officines
00:58:54qui permettent
00:58:55et ensuite
00:58:55les coûts juridiques
00:58:56la santé
00:58:57le logement
00:58:58le rapatriement
00:58:59tout ça ça coûte
00:59:00des milliards
00:59:00je vous propose
00:59:01de regarder un extrait
00:59:02du documentaire
00:59:03qui passera ce soir
00:59:04à 21h
00:59:06et ensuite
00:59:06vous aurez rendez-vous
00:59:07avec Gauthier Lebrette
00:59:07pour le débrief
00:59:16En 2023
00:59:17la France
00:59:18a versé
00:59:191 milliard d'euros
00:59:20d'argent public
00:59:20aux associations
00:59:21pro-migrants
00:59:22Forum réfugiés
00:59:24Utopia 56
00:59:25SOS Méditerranée
00:59:27la CIMAD
00:59:28nous avons rencontré
00:59:29les bénéficiaires
00:59:30de ces subventions
00:59:31est-ce que vous pouvez comprendre
00:59:32que ce chiffre
00:59:32extrêmement important
00:59:33quand même
00:59:33d'un milliard d'euros
00:59:34peut heurter
00:59:34certaines personnes
00:59:35qu'est-ce qu'il y a
00:59:36qui va être
00:59:36je ne présente pas
00:59:38à moi
00:59:39tu vas voir
00:59:40l'immigration sauvage
00:59:41tu vas prendre un coup de boule
00:59:42dans ta bouche
00:59:43s'il n'a pas
00:59:44les contacts
00:59:44les bonnes adresses
00:59:45qu'il puisse se référer
00:59:46à nous
00:59:46pour n'importe quelle question
00:59:47vous avez bien fait d'appli
00:59:48c'était le très bon réflexe
00:59:50et merci beaucoup
00:59:51ils viennent en aide
00:59:52à ces migrants
00:59:53et demandeurs d'asile
00:59:54que nous avons rencontrés
00:59:55également
00:59:55on a des aides sociales
00:59:56comme je vous le dis
00:59:57il y a des associations
00:59:58qui nous accompagnent
00:59:59et nous aident financièrement
01:00:00voilà
01:00:00ces derniers nous disent
01:00:01avoir un seul objectif
01:00:03s'installer en France
01:00:04même si la France
01:00:05m'a donné le papier
01:00:05ou pas
01:00:06c'est la France
01:00:07que j'ai choisi
01:00:08administration
01:00:08tribunaux
01:00:10collectivités
01:00:10hôtels
01:00:11centres d'hébergement
01:00:12avocats
01:00:13et surtout associations
01:00:15nous avons enquêté
01:00:16sur tous ceux
01:00:17qui jouent un rôle
01:00:17dans l'immigration
01:00:18et sur tout son financement
01:00:19car une question se pose
01:00:21combien tout cela coûte
01:00:23aux français
01:00:23parfois en caméra cachée
01:00:25nous avons suivi
01:00:26le parcours
01:00:26de l'argent public
01:00:27de son attribution
01:00:29jusqu'à son utilisation
01:00:31enquête
01:00:31au coeur du système
01:00:32migratoire français
01:00:38Rendez-vous ce soir
01:00:39à 21h sur CNews
01:00:41et dans ce contexte
01:00:42Charles Rodouel
01:00:43le député
01:00:43Ensemble pour la République
01:00:45des Yvelines
01:00:45plaide pour un rapport
01:00:47pour la construction
01:00:49des géants
01:00:49centres de rétention
01:00:51pour justement
01:00:53y mettre les migrants
01:00:55en situation irrégulière
01:00:56ne présentant pas de troubles
01:00:57à l'ordre public
01:00:58objectif diminuer
01:00:59ces coûts faramineux
01:01:01de leur expulsion
01:01:03explication
01:01:03d'Alison Blanc
01:01:04et Sharon Camar
01:01:06A quoi sert
01:01:07une obligation
01:01:07de quitter
01:01:08le territoire français
01:01:09si l'état
01:01:10est incapable
01:01:10de la faire respecter ?
01:01:12C'est ce que dénonce
01:01:13le rapport
01:01:13choc publié
01:01:14ce mercredi
01:01:15par le député
01:01:16Charles Rodouel
01:01:16Sur près de 47 000
01:01:18ressortissants algériens
01:01:19visés par une OQTF
01:01:21seuls environ 5%
01:01:22ont effectivement
01:01:23quitté la France
01:01:24Aujourd'hui
01:01:24l'immigration illégale
01:01:26elle est hors de contrôle
01:01:28sur une bonne partie
01:01:30du continent européen
01:01:31dans différentes régions
01:01:32du monde
01:01:32mais y compris
01:01:33en France
01:01:34Si autant de personnes
01:01:36en situation irrégulière
01:01:37restent sur le territoire
01:01:38c'est notamment
01:01:39en raison du manque
01:01:40de place
01:01:40dans les centres
01:01:41de rétention administrative
01:01:42La France
01:01:44ne compte aujourd'hui
01:01:44que 27 centres
01:01:45pour le député
01:01:46il en faudrait 73
01:01:48afin de permettre
01:01:49une meilleure exécution
01:01:50des mesures d'éloignement
01:01:51Je propose de construire
01:01:53des centres plus grands
01:01:54d'environ 1 000 places
01:01:57afin que nous fassions
01:01:58réduire
01:01:59le coût unitaire
01:02:01de rétention
01:02:02afin que l'on puisse
01:02:02retenir plus de personnes
01:02:04pour pouvoir ensuite
01:02:05expulser plus de personnes
01:02:07Actuellement
01:02:08chaque personne placée
01:02:09en centre de rétention
01:02:10administrative
01:02:11coûte 602 euros
01:02:12par jour à l'Etat
01:02:13Selon les chiffres avancés
01:02:15dans le rapport
01:02:15l'immigration irrégulière
01:02:17représenterait
01:02:185,2 milliards d'euros
01:02:19par an
01:02:20pour les finances publiques
01:02:21Face à ce constat
01:02:22le projet porté
01:02:23par le député
01:02:24est désormais
01:02:25sur la table
01:02:26de la commission
01:02:26des finances
01:02:28C'est bien de mettre
01:02:29des chiffres
01:02:29sur ce que coûte
01:02:31l'immigration
01:02:31parce que dans
01:02:32cette campagne présidentielle
01:02:33qui commence
01:02:33on entend tout
01:02:34et n'importe quoi
01:02:36Oui tout à fait
01:02:37on nous a longtemps dit
01:02:38que l'immigration
01:02:39était une chance
01:02:40pour la France
01:02:41y compris sur le plan
01:02:42économique
01:02:43alors peut-être
01:02:43ça profite
01:02:44à certains secteurs
01:02:46qui sont en tension
01:02:47mais je crois
01:02:48qu'il ferait mieux
01:02:49d'augmenter les salaires
01:02:50enfin l'état
01:02:51devrait taper du poing
01:02:53sur la table
01:02:54pour le reste
01:02:55on sait très bien
01:02:56que les immigrés
01:03:00contribuent moins
01:03:01qu'ils ne reçoivent
01:03:02de prestations sociales
01:03:05ça a été bien détaillé
01:03:06par l'observatoire
01:03:07de l'immigration
01:03:07et de la démographie
01:03:09donc effectivement
01:03:10ça a un coût
01:03:12sans parler
01:03:13et c'est un autre sujet
01:03:14du coup
01:03:15en matière de sécurité
01:03:17en matière
01:03:18d'insécurité culturelle
01:03:21également
01:03:21mais c'est très bien
01:03:22de faire sauter
01:03:24cette illusion économique
01:03:26que l'immigration
01:03:28bénéficierait
01:03:29économiquement
01:03:29à la France
01:03:29même si bien sûr
01:03:30il y a des gens
01:03:30qui travaillent
01:03:31et qui travaillent dur
01:03:31et qui cotisent
01:03:33Mais comment voulez-vous
01:03:34que les français
01:03:35ne deviennent pas fous ?
01:03:36On nous dit
01:03:37qu'il n'y a pas d'argent
01:03:38pour baisser les taxes
01:03:39sur les carburants
01:03:40il y a des français
01:03:40qui ne partent même plus
01:03:41en vacances
01:03:41il y a des français
01:03:43qui ne se déplacent pas
01:03:44le week-end
01:03:44pour faire des activités
01:03:45sportives
01:03:46pour conduire leurs enfants
01:03:47dans des clercours
01:03:47des pêcheurs
01:03:49on les a vu
01:03:49ils ne peuvent même plus
01:03:50sortir pêcher
01:03:51enfin
01:03:52il y a des français
01:03:52qui vont
01:03:53si les prix continuent
01:03:55à ce rythme-là
01:03:56cette inflation
01:03:57qui ne pourront même plus
01:03:58aller travailler
01:03:59qui n'auront plus
01:03:59aucun intérêt
01:04:00à aller travailler
01:04:00et dans le même temps
01:04:02Nicolas Pouvromonti
01:04:03qui fait un travail
01:04:04extrêmement sérieux
01:04:04nous dit que l'immigration
01:04:05coûterait à la France
01:04:0640 milliards d'euros par an
01:04:08c'est insensé
01:04:09comment voulez-vous
01:04:10que ce système perdure
01:04:11ça n'est plus possible
01:04:12et les français
01:04:13ne le souhaitent plus
01:04:14massivement
01:04:15ils le disent
01:04:15ça n'est plus supportable
01:04:17parce qu'il y a aujourd'hui
01:04:19presque une préférence
01:04:20pour l'autre
01:04:21et non pas une préférence
01:04:22pour les français
01:04:23donc il faut qu'ils le disent
01:04:24puisqu'ils le pensent
01:04:25et que tous les sondages
01:04:26le montrent
01:04:27il faut qu'ils le disent
01:04:28alors ça se manifestera
01:04:29peut-être dans les urnes
01:04:29mais en tout cas
01:04:30il y a un ras-le-bol
01:04:31qui est en train de monter
01:04:31et il faut souhaiter
01:04:33que ce ras-le-bol
01:04:33se manifeste démocratiquement
01:04:35et non pas dans les rues
01:04:37avec une forme de violence
01:04:38comme nous avons pu le connaître
01:04:39lors des gilets jaunes
01:04:40mais ce risque
01:04:40qu'il est là
01:04:41il existe
01:04:41parce que ce que nous vivons
01:04:42en ce moment
01:04:43est tout simplement inacceptable
01:04:44Merci beaucoup Yohann Uza
01:04:46et merci beaucoup
01:04:47Alexandre Devecchio
01:04:48restez avec nous
01:04:49dans un instant
01:04:49Pierre Lelouch
01:04:51vient me rejoindre
01:04:51pour l'actualité

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