- il y a 2 mois
Du lundi au jeudi, l’Info de Vilno est un nouveau rendez-vous présenté par Pierre de Vilno, pour comprendre et décrypter les grands enjeux de l’année, avec les acteurs et experts qui font l’actualité pour apporter éclairages, analyses et mise en perspective.
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00:00:00Merci, l'info de Villeneuve, l'info de votre quotidien.
00:00:02Dans un instant, sortez les cartables, c'est la rentrée scolaire, on va en parler bien sûr dans ces deux
00:00:07heures.
00:00:07Mais d'abord, le journal Félicité Kindoki. Bonjour Félicité.
00:00:10Bonjour Pierre, bonjour à tous.
00:00:12Et en ce mardi 1er septembre, justement, 11 600 000 écoliers, collégiens et lycéens sont de retour en classe.
00:00:18Et oui, c'est l'occasion pour le ministre de l'Éducation, Édouard Jeffrey, et le président Emmanuel Macron
00:00:22de faire leur dernière rentrée ensemble dans un lycée de Lozère.
00:00:26Ils ont échangé avec les élèves sur la principale nouveauté de cette rentrée, à savoir l'interdiction du téléphone portable.
00:00:32Écoutez.
00:00:33On est aussi beaucoup plus éclairé maintenant sur l'effet des écrans, alors le téléphone avec tous ses usages,
00:00:40les réseaux sociaux, vous savez qu'on a eu le débat, il y a tout un travail au niveau européen
00:00:44et français,
00:00:45parce qu'on voit que sur des élèves, y compris au lycée, ça a un impact.
00:00:50Et d'ailleurs, vous l'avez dit, et moi je vous félicite d'avoir été en avance de phase
00:00:54et de réfléchir, alors que vous étiez un lycée, à comment déjà on régulait en quelque sorte.
00:00:58C'est ça ce que vous avez fait ces dernières années.
00:01:00Vous avez dit, alors que c'était autorisé, il n'y avait pas ces règles-là.
00:01:03Vous avez été un peu en avance, parce que vous avez bien vu qu'il fallait réfléchir quand même à
00:01:07cet usage.
00:01:08Et on en parlera justement des effets du téléphone portable et de l'interdiction.
00:01:12Nous allons à l'école tout à l'heure, le budget de la sécu, la sécurité sociale à présent.
00:01:17Le ministre du Travail envisage une révision du bonus familial.
00:01:21Oui, Jean-Pierre Farandou souhaite que la majoration de pension de retraite de 10%
00:01:25accordée aux parents de trois enfants et plus soit davantage orientée vers les mères et moins vers les pères.
00:01:30Il justifie cette révision par le déséquilibre actuel,
00:01:33selon lequel la pension des hommes est en moyenne supérieure à celle des femmes
00:01:36et qu'un enfant ne devrait donc pas rapporter plus à un homme qu'à une femme.
00:01:39C'est la rentrée, y compris pour les mesures environnementales.
00:01:42En ce 1er septembre, le prix du gaz augmente encore un peu plus.
00:01:46Le prix repère de vente du gaz grimpe de 5,6%.
00:01:506 millions de foyers sont concernés.
00:01:52En clair, si vous faites partie des ménages qui utilisent le gaz pour le chauffage,
00:01:56l'eau chaude ou encore pour cuisiner, vous verrez votre facture annuelle augmenter de 36 à 54 euros.
00:02:01Autre changement félicité en ce 1er septembre,
00:02:04l'encadrement des arrêts maladie, leur durée sera désormais limitée.
00:02:08Et oui, sachez qu'à partir d'aujourd'hui,
00:02:10vos arrêts maladie ne pourront plus dépasser 31 jours pour la première prescription
00:02:14et chaque prolongation d'arrêt ne pourra aller au-delà de 62 jours
00:02:19que si votre professionnel de santé estime que votre état de santé le nécessite.
00:02:23Dans l'international, après les échanges hostiles entre les Etats-Unis et l'Iran,
00:02:27le président iranien Massoud Pezeski en appelle Washington à revenir à la table des négociations.
00:02:31Et oui, des négociations mises en péril par la pression et les menaces de Donald Trump.
00:02:36Le président iranien a par ailleurs promis que Téhéran renouerait immédiatement
00:02:40avec ses engagements pour mettre fin à la guerre si les Etats-Unis revenaient au protocole d'accord signé au
00:02:45mois de juin.
00:02:46Au Népal, le bilan provisoire de la crue dévastatrice a dépassé la barre symbolique des 1000 morts
00:02:51et près de 4000 personnes sont toujours portées disparues.
00:02:54Et dans cette catastrophe, des centaines d'élèves d'une école ont pu être sauvés en évitant le drame de
00:03:01peu
00:03:01grâce à leur proviseur.
00:03:02Le récit de Tesla Fetter.
00:03:05Le héros, c'est lui.
00:03:07De son nom, Rajendra Dawadi, cet homme a sauvé la vie de centaines de personnes.
00:03:12Alerté par un risque élevé de crue par un parent venu aussitôt chercher son enfant,
00:03:18le proviseur a tout de suite réagi.
00:03:20Rajendra Dawadi avait un devoir, protéger ses élèves alors même que l'arrivée du phénomène n'était pas encore confirmée.
00:03:30Je me suis alors tout de suite dit qu'avec deux ou trois collègues qui se trouvaient là, nous devions
00:03:36prendre une décision.
00:03:37Si l'information était fausse, nous perdrions une journée d'école.
00:03:41Si elle était vraie, c'est la vie de toutes ces personnes qui seraient en danger.
00:03:45En quelques minutes, le proviseur a demandé à l'ensemble des élèves de se rendre en haut des pentes
00:03:51et a ordonné au bus scolaire de faire demi-tour.
00:03:54Ces consignes ont permis de protéger 900 personnes.
00:03:57Quand j'ai quitté l'école, l'eau avait déjà envahi l'intérieur du bâtiment.
00:04:03Reconstruite à la suite d'un séisme dévastateur en 2015,
00:04:06l'école se trouvait coincée entre la rivière Triuli et un canal hydroélectrique.
00:04:12Aujourd'hui, elle a complètement disparu sous l'eau et la boue,
00:04:16comme 69 autres écoles se n'ont une ONG.
00:04:19Et on termine avec ces images en direct de la troisième sortie spatiale de Sophie Adeno.
00:04:26L'astronaute française est actuellement à l'extérieur de la station spatiale.
00:04:32C'est quand même un troisième exploit.
00:04:34Toujours des images qui font rêver, sachant qu'on est à 400 kilomètres de la Terre.
00:04:38Merci beaucoup, félicité. On se retrouve tout à l'heure.
00:04:41Et puis, on parlera de la rentrée scolaire.
00:04:43Quelle rentrée avec un niveau scolaire très bas.
00:04:46Des écoles plus autant en sécurité qu'avant.
00:04:48Des présidentiables qui en ont plein la besace pour des propositions sur l'école.
00:04:53On voit tout cela dans une demi-heure, juste après l'interview politique.
00:04:55Ce matin, Laurence Ferrari recevait l'eurodéputée LFI Manon Brie.
00:05:02Et notre invitée aujourd'hui dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Manon Brie.
00:05:05Bonjour à vous.
00:05:06Bonjour.
00:05:07L'eurodéputée de la France insoumise, la classe politique rend hommage à Edouard Balladur,
00:05:10ancien Premier ministre décédé à l'âge de 97 ans.
00:05:13C'était un homme d'État. Que retiendrez-vous de lui ?
00:05:16Manon Brie.
00:05:16C'était clairement un homme d'État. Pas de ma génération, mais de ce que moi j'ai pu voir
00:05:22de lui.
00:05:22Et ce que ma génération sans doute retiendra de lui.
00:05:25C'est cette grande course de 1995 où il était donné gagnant.
00:05:30Finalement, il n'accède pas au second tour.
00:05:32C'est peut-être une leçon d'humilité que d'aucuns feraient bien de se souvenir à l'aune de
00:05:39la nouvelle campagne présidentielle.
00:05:41Vous avez raison. En tout cas, il était partisan de la rigueur budgétaire, artisan de la plus grande réforme des
00:05:44retraites.
00:05:45Il demandait aussi à ses militants de ne pas huer le nom de ses adversaires.
00:05:49On se rappelle de « Je vous demande de vous arrêter ».
00:05:51Les temps ont bien changé. Ce n'est pas exactement ce que vous faites à la France insoumise, Manon Brie.
00:05:54Alors, pour être très précis, le « Je demande de vous arrêter » a été prononcé au moment où il
00:06:00apprend sa défaite
00:06:01et l'annonce son soutien au second tour à Jacques Chirac.
00:06:04C'est en effet compliqué d'annoncer, soutenir quelqu'un qui est hué dans la salle.
00:06:10Je trouve ça assez logique qu'il ait demandé cela.
00:06:12Et de la même manière où si nous devions appeler demain à voter pour un candidat,
00:06:17ce ne serait pas logique qu'on appelle à huer.
00:06:20Par contre, qu'il y ait des réactions dans des salles face à des politiques antisociales,
00:06:25face à des politiques racistes qui ont été menées et qu'elles puissent être exprimées de manière vocale, ça ne
00:06:30me choque pas.
00:06:30C'est une autre façon de faire de la politique.
00:06:32Mais on voit bien que votre stratégie, c'est plutôt l'inverse.
00:06:35C'est plutôt antagoniser le débat, plutôt le crisper, plutôt l'anathème, l'invective, l'insulte.
00:06:40Non, je ne suis pas d'accord avec ça.
00:06:42Alors l'insulte, je vous laisse vos mots.
00:06:45Je crois que je n'ai jamais été insultante ici, sur votre plateau.
00:06:49Ni à votre égard, ni à l'égard de celles et ceux qui nous écoutent.
00:06:53Et le truc de « c'était mieux avant la politique », franchement, je trouve ça un peu old school,
00:07:01comme on dirait, la politique évolue au gré des réseaux sociaux, au gré aussi de l'implication du plus grand
00:07:07nombre.
00:07:07Et je pense que la politique gagne d'abord quand le plus grand nombre s'implique dans cette politique.
00:07:12Et je crois que c'est la grande force de la France insoumise d'avoir intéressé à la politique
00:07:16des millions de gens qui s'en sentaient exclus, des millions de gens qui se sentaient dépossédés.
00:07:21Et c'est l'enjeu de cette élection présidentielle de 2027,
00:07:23de réimpliquer ces millions de gens qui peut-être n'ont jamais voté dans leur vie
00:07:27et qui peuvent se dire « cette fois-ci on peut gagner, cette fois-ci on peut changer la vie,
00:07:30cette fois-ci on peut augmenter notre salaire, cette fois-ci on peut faire la VIème République
00:07:33pour donner plus de pouvoir au peuple ».
00:07:34Mais l'intérêt des Français, c'est aussi de tenir un débat dans le respect peut-être républicain, Manon Aubry.
00:07:39Mais je ne crois pas avoir manqué de respect à qui que ce soit, ni moi, ni Jean-Luc Mélenchon.
00:07:43Là, je parle de vous de façon générale.
00:07:45Quand on voit que lors des universités d'été de la France insoumise,
00:07:48il y a eu une demande d'immigration de l'apologie de terrorisme,
00:07:51la famille traditionnelle c'est pétainiste, l'amitié c'est lutter contre le fascisme
00:07:54et bien sûr les riches sont dénuisibles.
00:07:56On voit que ce n'est pas exactement dans le sens que vous venez d'évoquer.
00:07:59Ce sont quelques résumés un peu hâtifs de nos universités d'été
00:08:02où il y avait plus de 10 000 personnes sur 4 jours avec plus d'une centaine de conférences.
00:08:07Elles tombent bien, elles sont mises en ligne, je vous invite à les regarder,
00:08:09y compris celle à laquelle vous faites référence, celle que j'ai animée qui s'intitulait
00:08:13« Faut-il interdire les milliardaires ? »
00:08:15qui posait un débat qui, à mon sens, doit être pesé dans le débat public
00:08:19et j'observe que depuis une semaine ça a fait beaucoup parler
00:08:22donc c'est bien la démonstration que j'ai appuyée sur un point qui fait mal
00:08:26où on a aujourd'hui un triple problème qui est posé par les milliardaires dans notre pays.
00:08:30Le premier c'est leur impact sur le climat
00:08:32puisque les 1% les plus riches sont responsables de 2 tiers des émissions de gaz à effet de serre.
00:08:36Un problème démocratique où on a des chiffres qui ont été publiés par plusieurs ONG.
00:08:42Des ONG ? Donc ce ne sont pas des chiffres officiels, on est d'accord.
00:08:44Alors si vous avez d'autres chiffres à affirmer...
00:08:47Moi je n'en ai pas, c'est pour ça que je demande où vous tenez les votes.
00:08:49Qui démontre que le mode de vie des plus riches n'a pas d'impact sur le climat.
00:08:55Bon courage pour essayer de démontrer l'inverse.
00:08:57Deuxième problème qui est posé par les milliardaires,
00:08:59c'est une forme de confiscation démocratique
00:09:02où on a 90% des médias qui sont détenus par 9 milliardaires.
00:09:05Je le dis d'autant plus ici, dans une chaîne qui est détenue par Molloré.
00:09:09Je pense qu'il faut pouvoir l'affirmer.
00:09:11Et le troisième problème, c'est une question d'inégalité de richesse.
00:09:16Quand vous avez, parmi les ménages les plus riches,
00:09:18les 13 000 ménages les plus riches qui ne payent pas un seul euro d'impôt.
00:09:21Alors que vous, Laurence Ferrari, vous payez probablement plus d'impôts
00:09:25que les milliardaires.
00:09:26Et moi aussi que les milliardaires dans notre pays.
00:09:28Les milliardaires, pour bien comprendre ce dont on parle,
00:09:31on parle de 53 personnes en France.
00:09:34Sauf si M. Bolloré écoute sa chaîne ce matin,
00:09:37en quel cas je le salue.
00:09:39Tous les gens qui nous écoutent ce matin ne sont pas concernés.
00:09:42Et pour bien comprendre ce qu'est un milliardaire,
00:09:45quand on gagne le salaire médian par mois,
00:09:47c'est-à-dire 2180 euros par mois,
00:09:50il faut, tenez-vous bien, 37 500 ans pour devenir milliardaire.
00:09:54Et même pour devenir le niveau de Bernard Arnault,
00:09:57c'est 5,6 millions d'années.
00:09:59Donc ce sont des sommes qui sont complètement déconnectées de la réalité.
00:10:02Donc oui, moi j'assume de dire qu'à terme,
00:10:06il faudra faire en sorte qu'il n'y ait pas une telle agglomération de richesse.
00:10:10Vous avez dit, ils sont des nuisibles.
00:10:13Ça a beaucoup choqué.
00:10:14La définition du nuisible dans le Larousse,
00:10:16c'est un animal, souvent rongeur ou insecte,
00:10:19considéré comme parasite ou destructeur,
00:10:21le ragondin ou le renard,
00:10:23qui, accessoirement, est susceptible d'être chassé.
00:10:26C'est ça que vous nous dites ?
00:10:27C'est intéressant, parce que je suis allée aussi regarder
00:10:28la définition du nuisible dans le Larousse.
00:10:32Donc il va falloir qu'on croise un peu nos sources, Laurent Serrailly.
00:10:34Moi j'ai vu qu'il fait tort à quelque chose,
00:10:38à quelqu'un qui est susceptible de causer des torts par son comportement.
00:10:41Vous avez pas lu la ligne d'après qui était celle-là ?
00:10:43Moi, j'assume, oui mais c'est une des définitions du nuisible là.
00:10:46Et moi j'assume de dire que oui...
00:10:47Vous voulez chasser les milliards ?
00:10:48Attendez, attendez.
00:10:48J'assume de dire...
00:10:51A coup de carabine ?
00:10:52Faites pas semblant de comprendre autre chose.
00:10:54L'animalisation dans le débat public,
00:10:56ça a une connotation historique que vous connaissez parfaitement.
00:10:58J'assume, j'assume de dire que oui,
00:11:02ils sont susceptibles de causer des torts par leur comportement à notre société.
00:11:06Ils causent des torts d'un point de vue climatique,
00:11:08ils causent des torts d'un point de vue démocratique,
00:11:09ils causent des torts d'un point de vue économique.
00:11:13Je vous l'ai dit, 90% des médias qui sont détenus par 9 milliardaires.
00:11:16Oui, c'est un problème démocratique dans notre société.
00:11:18Vous pensez pas que les Français sont intéressants ?
00:11:19Je pense que la liberté de la presse est une valeur cardinale dans notre pays
00:11:25et que oui, quand les médias sont détenus par un tout petit nombre d'individus
00:11:30et qu'ils ont des intérêts...
00:11:33Oui, le service public qui invite de plus en plus des chroniques de cœur
00:11:36qui sont venues de l'extrême droite.
00:11:38Donc j'observe...
00:11:39Et puis pas l'extrême droite, c'est...
00:11:40J'observe Valeurs Actuelles, notamment.
00:11:43Donc j'observe que la liberté de la presse aujourd'hui
00:11:47est une valeur qui est sérieusement remise en question dans notre pays
00:11:51et que les milliardaires y jouent un rôle.
00:11:53Et d'un point de vue économique, oui, les milliardaires jouent un rôle négatif
00:11:57pour notre société, ce qui crée...
00:11:58Ils créent pas d'emplois.
00:11:59Ouais, j'y arrive.
00:12:00Ce qui crée massivement de l'emploi dans notre pays, vous savez qui c'est ?
00:12:02LVMH 211 000 emplois dans le monde, 40 000 en France.
00:12:07Et on perds des milliers d'emplois.
00:12:09Laurent Serrari.
00:12:09Savez-vous qui crée le plus d'emplois en France dans notre pays ?
00:12:12Les PM.
00:12:13Très bien.
00:12:14Voilà.
00:12:14J'ai lu votre programme, vous voyez ?
00:12:15Très bien, bonne lecture.
00:12:17Le soir, vous devriez peut-être le lire un tout petit peu plus
00:12:20pour l'intégrer un peu plus.
00:12:20Vous inquiétez pas, je l'ai bien lu et j'ai bien en tête.
00:12:221,9 million d'emplois créés par les petites entreprises.
00:12:26A l'inverse, sur ces dernières années,
00:12:27les grandes entreprises détenues par les milliardaires,
00:12:30c'est 173 000 destructions d'emplois.
00:12:32Et combien de créations ?
00:12:33Je peux vous parler de l'ensemble des plans sociaux,
00:12:36que ce soit de la famille Muliez, de Decathlon,
00:12:39y compris dans LVMH.
00:12:41Il y a eu un certain nombre de plans sociaux.
00:12:43Bernard Arnault, lui-même, il a démarré sa carrière
00:12:45avec un grand plan social dont il se vantait
00:12:47d'une suppression de 8 000 postes.
00:12:49Avec une entreprise qui s'appelait Boussac,
00:12:51qu'il a sauvé, qu'il a développé,
00:12:53et dont il a créé l'Empire.
00:12:568 000 emplois supprimés.
00:12:57Je vais vous dire, aujourd'hui,
00:12:58si vous voulez faire fonctionner notre société
00:13:03et notre économie,
00:13:05notre économie aujourd'hui,
00:13:06la croissance économique repose en grande partie
00:13:09sur la consommation populaire.
00:13:10Pour que la consommation populaire puisse fonctionner,
00:13:13il faut de l'emploi, des salaires
00:13:15et des capacités d'acheter.
00:13:17La réalité, c'est que vous avez trouvé des punching balls
00:13:18dans la figure de milliardaire.
00:13:20C'est assez facile.
00:13:22Et ça fait du buzz gratuitement.
00:13:24La vérité, madame Ferrari,
00:13:25c'est qu'ici, comme vous n'êtes pas la seule
00:13:28sur d'autres plateaux télé,
00:13:29je vois bien que dans le cadre
00:13:30de cette campagne présidentielle,
00:13:32vous vous évertuez à défendre les milliardaires.
00:13:36Moi, j'assume qu'en 2027,
00:13:40nous ferons en sorte que cette concentration
00:13:42des richesses indécentes
00:13:43qui est faite sur le dos des travailleurs,
00:13:44elle se terminera,
00:13:46notamment avec un héritage maximum
00:13:48à 12 millions d'euros.
00:13:49Ça ne concerne que 0,01% de la population.
00:13:52Ce n'est pas grand-chose pour nous,
00:13:5312 millions d'euros.
00:13:54Ça ne représente pas grand monde.
00:13:55Ah, voilà, ça ne représente pas grand monde.
00:13:56Et donc, c'est de cette manière-là
00:13:58qu'on va sortir de cette société d'héritiers.
00:14:00Et je vais même vous dire,
00:14:01allez, un argument libéral.
00:14:02Pour tous ceux qui aiment la société méritocratique,
00:14:05qui nous disent,
00:14:05c'est le mérite qui doit primer,
00:14:07bah chiche,
00:14:08partons tous à égalité dans la vie,
00:14:10partons du même point de départ
00:14:11et arrêtons ces héritages maximum
00:14:13qui fait que la seule bonne chose,
00:14:15c'est d'être née dans la bonne famille.
00:14:16Vous voulez limiter l'héritage.
00:14:18Est-ce que quand on prend une petite entreprise
00:14:19qui est en train de faire faillite,
00:14:20qui a deux ou trois employés,
00:14:22dix,
00:14:22et qu'on arrive à la relancer
00:14:23et à en créer,
00:14:25je ne sais pas,
00:14:25100, 200, 1000,
00:14:27on est coupable,
00:14:28à vos yeux ?
00:14:29Ce n'est pas ça aussi la France ?
00:14:30Ce n'est pas ça justement le rôle des PME ?
00:14:31Mais les PME,
00:14:33je vous l'ai dit,
00:14:33c'est le tissu économique principal
00:14:35de notre pays.
00:14:36Donc on est un héritage quand même,
00:14:36si on est héritage d'une toute petite entreprise ?
00:14:37Mais ça n'a rien à voir
00:14:38avec les milliardaires dont je vous parle.
00:14:40C'est pour ça que j'ai fait
00:14:42ce petit exercice de pédagogie au début
00:14:45pour rappeler les milliardaires
00:14:46que les gens nous écoutent,
00:14:47on ne parle pas de vous.
00:14:48On parle de 53 familles dans notre pays
00:14:50qui détiennent des richesses
00:14:52où il faut des centaines de milliers d'années
00:14:54pour dépenser l'ensemble de leurs factures.
00:14:56Il n'est pas milliardaire,
00:14:57il est millionnaire.
00:14:59Il est juste en dessous.
00:14:59Il est millionnaire,
00:15:00mais sachez que Mathieu Piguet,
00:15:03il a dit lui-même
00:15:03qu'il souhaitait payer davantage d'impôts
00:15:07pour qu'il y ait un système
00:15:07plus redistributif des richesses.
00:15:10Vous voyez,
00:15:10peut-être ça pourra inspirer M. Bolloré.
00:15:12Non, je ne sais pas,
00:15:12vous lui poserez la question ?
00:15:13Mais il nous écoute ce matin
00:15:14et il vous répondra sans nul d'autre.
00:15:15Donc il y a un milliardaire qui nous écoute.
00:15:17Juste sur votre programme,
00:15:18parce que moi je trouve ça très intéressant.
00:15:19Effectivement,
00:15:19vous dites effectivement
00:15:20l'héritage,
00:15:21il faut arrêter avec 12 millions d'euros.
00:15:25Nationaliser les grandes entreprises,
00:15:27industrie stratégique
00:15:27pour garantir notre souveraineté.
00:15:29Vous avez chiffré ça ?
00:15:30Vous êtes au courant du niveau de notre dette ?
00:15:31Vous avez l'argent ?
00:15:32Où est-ce que vous le trouvez en fait,
00:15:33Manon Aubry ?
00:15:34C'est intéressant
00:15:35qu'on ait le débat sur la dette
00:15:37parce qu'après le débat
00:15:38qu'il y a eu avec le MEDEF,
00:15:40on a eu toute une volée de propositions
00:15:43de la droite et de l'extrême droite
00:15:45qui voulaient supprimer
00:15:46tous les impôts de production, etc.
00:15:48Et étrangement,
00:15:49personne ne leur demande
00:15:50mais attendez,
00:15:50comment vous allez financer ça ?
00:15:51C'est 100 milliards en moins
00:15:52dans les caisses de l'État ?
00:15:53Et pas de problème,
00:15:54personne ne pose la question.
00:15:55Il n'y a que la gauche
00:15:55qu'on nous pose la question
00:15:56comment on va financer ça ?
00:15:58Mais si vous voulez un plan de financement,
00:16:01on présentera un plan de financement
00:16:03Ça n'a jamais bien marché
00:16:04les nationalisations ?
00:16:05On se rappelle de 81 ?
00:16:06De ce que ça a coûté aux Français ?
00:16:07500 millions de francs ?
00:16:08Non, ce n'est pas vrai.
00:16:09Un certain nombre de nationalisations,
00:16:11je pense,
00:16:11ne se ferait pas de mal.
00:16:13ArcelorMittal ?
00:16:15ArcelorMittal, par exemple.
00:16:153 milliards d'euros.
00:16:16ArcelorMittal pour pouvoir produire
00:16:18ce dont nous avons besoin,
00:16:19c'est-à-dire de l'acier en France.
00:16:21Je pense aussi à un volet
00:16:22de l'entreprise totale,
00:16:23pas toute l'entreprise totale.
00:16:25Mais là,
00:16:26alors que c'est la rentrée scolaire,
00:16:28qu'on a les Français
00:16:29qui se saignent
00:16:30pour prendre la voiture,
00:16:31amener leur enfant à l'école
00:16:32avec un prix de l'essence
00:16:33qui est à 2,10 euros,
00:16:342,20 euros.
00:16:35Moi, j'assume de dire
00:16:36qu'il faut pouvoir bloquer
00:16:37le prix de l'essence
00:16:38et faire en sorte
00:16:38qu'un certain nombre
00:16:39d'entreprises pétrolières
00:16:40comme Totale
00:16:41ne se gavent pas littéralement
00:16:43sur le dos des automobilistes
00:16:45qui n'ont d'autres choix
00:16:46que de prendre leur voiture
00:16:46pour aller faire les courses.
00:16:47Donc, oui,
00:16:48il y a des sources de financement
00:16:50et il y a la nécessité
00:16:51de réguler les prix
00:16:53dans un certain nombre d'activités
00:16:55qui sont essentielles pour les gens.
00:16:57Se déplacer en fait partie.
00:16:58Il y a la question du pouvoir d'achat
00:16:59qui est évidemment
00:17:00extrêmement importante
00:17:01pour les Français.
00:17:02Il y a aussi le voile islamique
00:17:03qui refait surface
00:17:04dans le débat politique
00:17:05à la faveur d'une proposition
00:17:07du Rassemblement national
00:17:08qui veut sanctionner
00:17:09le port du voile dans la rue
00:17:10avec des amendes
00:17:11selon Jean-Philippe Tanguy
00:17:12dans le cadre d'une grande loi
00:17:13sur la lutte contre
00:17:15les idéologies islamistes,
00:17:16mesure nuancée
00:17:17par Jordan Bardella
00:17:18qui dit ne pas vouloir
00:17:19d'une police du vêtement
00:17:20et propose un référendum aux Français.
00:17:21Qu'est-ce que cela recouvre pour vous ?
00:17:23Vous le disiez à l'instant,
00:17:24le pouvoir d'achat
00:17:25c'est une des problématiques principales
00:17:27posées par les Françaises
00:17:29et les Français
00:17:29en cette rentrée scolaire
00:17:30et quelle est la proposition
00:17:31du Rassemblement national ?
00:17:33Interdire le voile.
00:17:34C'est tout ce qu'ils ont à proposer
00:17:35sur le pouvoir d'achat,
00:17:36sur les enjeux matériels,
00:17:40quotidiens des gens
00:17:41qui sont en train de galérer.
00:17:43Interdire le voile,
00:17:44faire la police du vêtement.
00:17:45Vous imaginez,
00:17:45on va aller mesurer
00:17:46la taille du bout de tissu
00:17:47dans la rue
00:17:47et comment on fera la différence
00:17:49entre une femme voilée
00:17:51et par exemple
00:17:52une femme religieuse catholique.
00:17:54Vous voyez que tout ça
00:17:55n'a aucun sens.
00:17:56C'est facile à faire la différence.
00:17:57Ah bon ?
00:17:57Comment ?
00:17:58Vous voyez très bien
00:17:59à la taille du vêtement ?
00:18:01Ou une jeune femme.
00:18:02Mais du coup,
00:18:02c'est bien la démonstration
00:18:03que l'objectif,
00:18:05l'unique objectif
00:18:05du Rassemblement national,
00:18:06c'est de s'en prendre
00:18:07aux femmes
00:18:08de confession musulmane.
00:18:10Et je vous le dis,
00:18:11Laurence Ferrari,
00:18:12franchement,
00:18:13ça suffit.
00:18:14Laissez ces femmes tranquilles.
00:18:15Laissez ces femmes tranquilles.
00:18:16Laissez ces femmes décider
00:18:17par elles-mêmes.
00:18:18Ce n'est pas dégradant
00:18:19pour les femmes,
00:18:20le voile,
00:18:20Manon Brie.
00:18:22Une femme n'a pas à considérer
00:18:23qu'elle était un gibier,
00:18:24qu'un homme ne peut la regarder
00:18:25qu'avec un oeil de prédateur.
00:18:26Vous savez qui je cite ?
00:18:28Jean-Luc Mélenchon.
00:18:29Et de quoi parlait-il ?
00:18:29Avril 2010.
00:18:30Et de quoi parlait-il
00:18:31Laurence Ferrari ?
00:18:32Allez-y, je vous en prie.
00:18:33On écoute Jean-Luc Mélenchon
00:18:34puis on va mesurer
00:18:35le chemin qu'il a partout
00:18:35pour arriver à la position de 2020.
00:18:37Je vous en prie.
00:18:37Jean-Luc Mélenchon,
00:18:38avril 2010.
00:18:40Et dans ce pays,
00:18:41on va tout ensemble
00:18:42et on ne se trimmerra pas
00:18:43avec des fantômes
00:18:44qui se promènent dans la rue
00:18:45et qui interdisent
00:18:46qu'on les regarde.
00:18:46Ça, pas question.
00:18:47C'est comment on se positionne
00:18:48par rapport à un traitement.
00:18:49Donc moi, je considère
00:18:50que c'est un traitement dégradant,
00:18:51primo.
00:18:52Secondo, je considère
00:18:53que c'est une provocation
00:18:54d'un certain nombre
00:18:55de milieux intégristes
00:18:56contre la République.
00:18:58Et par conséquent,
00:18:59la République a gagné
00:18:59et elle va gagner encore une fois.
00:19:01Ça sera interdit.
00:19:02Et on le fera
00:19:02non seulement pour empêcher
00:19:04une absurdité
00:19:05qui consiste à accepter l'idée
00:19:07qu'une femme considère
00:19:08qu'elle est un enjeu,
00:19:09un gibier,
00:19:10qu'un homme ne peut la regarder
00:19:11qu'avec un œil de prédateur.
00:19:13Première chose.
00:19:15Et deuxièmement,
00:19:16parce que c'est obscène
00:19:17cette histoire de burqa,
00:19:18ça part de l'idée
00:19:18que les hommes
00:19:19ne sont que des prédateurs.
00:19:20Et deuxième idée,
00:19:21c'est qu'on donnera
00:19:22un signal au monde entier
00:19:23et aux femmes du monde entier
00:19:25qui se battent
00:19:26contre cette histoire-là.
00:19:27Par conséquent,
00:19:28on interdira
00:19:29les Pemechauds
00:19:29qui proposent l'interdiction.
00:19:31– Louis Mélenchon,
00:19:31quel signal vous donnez
00:19:32à des femmes
00:19:33qui portent la burqa volontairement ?
00:19:34– Je leur donne
00:19:35le signal suivant.
00:19:38Les hommes et les femmes
00:19:39sont égaux.
00:19:40J'ai le droit
00:19:41de te regarder dans les yeux.
00:19:43J'ai le droit
00:19:43de te regarder
00:19:44et tu as le droit
00:19:45de me regarder.
00:19:45– Voilà pour Jean-Luc Mélenchon.
00:19:47Qu'est-ce qui s'est passé
00:19:47depuis avril 2010,
00:19:48Manon Aubry ?
00:19:49– Et ôtez-moi d'un doute là,
00:19:50de quoi parle Jean-Luc Mélenchon ?
00:19:52– Le voile.
00:19:52– Non, il parle de la burqa.
00:19:54Est-ce que la burqa
00:19:55est la même chose
00:19:55que le voile,
00:19:56Madame Ferrari ?
00:19:57– Effectivement,
00:19:57c'est pas la même.
00:19:57– La réponse est non.
00:19:58Dans le cas de la burqa,
00:19:59vous ne pouvez pas voir les yeux,
00:20:01le visage de la femme.
00:20:03Dans le cas du voile,
00:20:04vous pouvez.
00:20:05Et je vais vous dire…
00:20:05– Une femme n'a pas
00:20:06à considérer
00:20:06qu'elle est un gébié.
00:20:07– Je ne suis pas prête
00:20:09à ce que l'ensemble
00:20:10de la campagne présidentielle
00:20:11consiste à diviser
00:20:12le peuple français
00:20:13et prendre les femmes
00:20:15de confession musulmane
00:20:17pour la seule cible
00:20:18des ambitions politiques
00:20:20et racistes
00:20:21du Rassemblement national.
00:20:22– C'est pas un acte politique
00:20:23pour vous le voile ?
00:20:24– C'est insupportable.
00:20:24– C'est insupportable.
00:20:25Mais vous pensez
00:20:26qu'une femme n'est pas décide.
00:20:26– Je vous pose la question.
00:20:27– Est-ce que c'est un acte politique
00:20:28– C'est une conviction religieuse
00:20:29et conviction politique ?
00:20:31– Non, je ne vous le dis.
00:20:32– Vous confondez.
00:20:32– Non, non, je vous le dis.
00:20:33– C'est pas un acte politique, le voile.
00:20:34– C'est une conviction religieuse.
00:20:36Et la laïcité dans notre pays
00:20:37respecte la liberté de culte.
00:20:39Je vais même plus loin.
00:20:40Interdire le voile
00:20:41dans l'espace public,
00:20:42pour moi,
00:20:43c'est même une discrimination religieuse
00:20:46et qui pourrait mériter
00:20:47des poursuites judiciaires
00:20:49en la matière.
00:20:50Et j'observe que
00:20:51le Rassemblement national
00:20:51toujours, toujours, toujours
00:20:53s'en prend
00:20:54aux personnes de confession musulmane
00:20:56et particulièrement aux femmes.
00:20:57Eh bien, moi, j'ai envie
00:20:58de leur répondre
00:20:59avec une immense fermeté.
00:21:00Foutez-leur la paix.
00:21:01Foutez-leur la paix.
00:21:02Laissez-les décider
00:21:03comme elles veulent.
00:21:04Et occupez-vous plutôt
00:21:05des réelles problématiques,
00:21:06des réels problèmes
00:21:07des Françaises et des Français.
00:21:09Parce que vos obsessions
00:21:10islamophobes
00:21:10qui consistent à dire,
00:21:12à donner des injonctions
00:21:13aux femmes
00:21:14sur la manière dont elles
00:21:15doivent s'habiller,
00:21:16c'est juste insupportable.
00:21:16– Manon Ambry,
00:21:18Bruno Rotaillot a dit ce matin
00:21:19que vous étiez des collabos
00:21:20de l'islamisme.
00:21:20Est-ce que vous voulez répondre ?
00:21:21– Je crois que Bruno Rotaillot
00:21:23ne sait plus quoi faire
00:21:24pour exister
00:21:24dans cette campagne présidentielle.
00:21:26Il est en train
00:21:28de disparaître
00:21:29dans les méandres
00:21:30des sondages.
00:21:31Et donc, je le vois bien
00:21:33courir après
00:21:33le Rassemblement National
00:21:35en se disant
00:21:35« Mince, comment je peux
00:21:36être plus abjecte
00:21:37que le Rassemblement National ? »
00:21:38Alors, comme le Rassemblement National
00:21:39vient de mettre
00:21:40la barre très haute
00:21:41avec l'interdiction du voile,
00:21:42j'imagine qu'il ne sait
00:21:43plus quoi faire.
00:21:43Et donc, il se dit
00:21:44« Chouette, on va prendre
00:21:45la France insoumise,
00:21:46on va les traiter de collabos,
00:21:47ça va faire parler de moi.
00:21:48Résultat, ça marche.
00:21:48Vous m'interrogez dessus.
00:21:49Bon, il vous pose la question. »
00:21:51Tout ça est ridicule.
00:21:52Ça ne m'intéresse même plus.
00:21:53Vous n'êtes pas
00:21:53les collabos de l'islam.
00:21:54Non, mais de la part
00:21:56de celui
00:21:57qui a fait
00:21:58toutes les insultes
00:22:00pas possibles,
00:22:01qui a dit d'ailleurs
00:22:01à bas le voile,
00:22:03à bas le voile,
00:22:05franchement,
00:22:05si ce n'est pas une insulte,
00:22:06si, il a bien dit
00:22:07à bas le voile.
00:22:08Mais ce n'est pas
00:22:08le genre à insulter.
00:22:10En faisant cela,
00:22:11il insulte, là aussi,
00:22:12des centaines de milliers
00:22:13de femmes qui portent
00:22:14le voile dans notre pays.
00:22:15Donc, d'un point de vue-là,
00:22:16il s'inscrit dans
00:22:17la droite continuité
00:22:17du Rassemblement National.
00:22:19Bon, ils n'ont qu'à faire
00:22:19cause commune
00:22:20et campagne commune.
00:22:21Moi, ça ne m'intéresse pas.
00:22:22Je fais campagne
00:22:22pour les Français.
00:22:22Fuck Marine Le Pen,
00:22:23ça vous a choqué
00:22:24lors du festival Rock en Seine
00:22:26sur la Seine ?
00:22:27Non.
00:22:28Non, on peut insulter
00:22:29l'adversaire.
00:22:30Bon, moi, je ne le fais pas.
00:22:31Moi, ce n'est pas moi
00:22:32qui l'ai fait.
00:22:32Moi, je ne le ferai pas.
00:22:33Donc, vous ne le verrez
00:22:34ni dans mes paroles
00:22:35ni dans mes tweets.
00:22:36Maintenant qu'il y a
00:22:37une colère dans notre pays
00:22:38à l'encontre de politiques
00:22:40d'extrême droite,
00:22:41je la comprends, évidemment.
00:22:42Et cette colère,
00:22:43moi, je souhaite
00:22:44qu'elle puisse s'exprimer
00:22:46d'abord dans les urnes
00:22:46et que le meilleur moyen
00:22:47de faire barrage
00:22:48à l'extrême droite,
00:22:49le meilleur moyen
00:22:50d'avoir un avenir
00:22:51qui soit meilleur
00:22:52pour nos enfants,
00:22:54d'avoir la retraite
00:22:54à 60 ans,
00:22:55d'avoir la 6ème République,
00:22:56d'avoir l'augmentation
00:22:57du salaire minimum.
00:22:58C'est Jean-Luc Mélenchon.
00:22:59Le duel des reines
00:23:00et les filles,
00:23:00il est inéluctable pour vous.
00:23:02Alors, on se parle,
00:23:02Manon Aubry,
00:23:03c'est votre meilleur adversaire ?
00:23:04La leçon de la mort
00:23:06d'Edouard Balladur
00:23:07invite à un peu d'humilité
00:23:08sur les paris
00:23:09il y a 8 mois d'une élection.
00:23:10Ce que je sais,
00:23:11c'est que nous n'avons jamais
00:23:13été autant en capacité
00:23:14d'accéder au second tour
00:23:15que la campagne
00:23:16va encore être longue,
00:23:17qu'il peut se passer
00:23:17beaucoup de choses.
00:23:18Mais ce que j'ai envie de dire
00:23:19à tous ceux
00:23:19qui nous écoutent
00:23:21et qui se disent
00:23:21bon, peut-être cette fois-ci
00:23:23on peut y arriver,
00:23:23venez nous aider,
00:23:24que ce soit sur
00:23:25Mélenchon2027.fr,
00:23:26il y a déjà 350 000
00:23:28parrainages citoyens,
00:23:29on a besoin d'être
00:23:29le plus grand nombre
00:23:30parce que chacun,
00:23:31à notre niveau,
00:23:32on va pouvoir convaincre
00:23:33autour de nous
00:23:33et si chacun convainc
00:23:34ne serait-ce que 10 personnes,
00:23:35alors en 2027
00:23:36on peut gagner.
00:23:36Qui t'a appelé
00:23:37à la désobéissance civile
00:23:38si vous n'étiez pas
00:23:40évidemment à l'Elysée,
00:23:41Manon Aubry ?
00:23:42On va dire quoi
00:23:43désobéissance civile ?
00:23:44On a du mal à comprendre
00:23:44la limite entre sédition,
00:23:47émeute, révolution,
00:23:48c'est ça le chemin ?
00:23:49Vous savez,
00:23:50le Rassemblement National
00:23:52dirige un certain nombre
00:23:53de grandes villes déjà,
00:23:54y compris là d'où je viens,
00:23:56à Fréjus,
00:23:57je ne crois pas
00:23:58qu'on ait mené
00:23:59des petites guerres civiles
00:24:00au niveau local.
00:24:01Donc vous l'excluez,
00:24:02il n'y aura pas de guerre civile.
00:24:03Par contre,
00:24:04à chaque fois
00:24:05que le Rassemblement National
00:24:06s'attaquera à nos droits,
00:24:08aux droits des personnes LGBT,
00:24:09aux droits des femmes,
00:24:10oui,
00:24:10ils nous trouveront
00:24:11sur leur chemin,
00:24:12y compris si parfois
00:24:12il faudra désobéir.
00:24:14C'est l'histoire des luttes sociales
00:24:15qui est l'histoire de la désobéissance.
00:24:16Avec des manifestations pacifiques,
00:24:17j'imagine.
00:24:18Sans désobéissance,
00:24:18on n'aurait pas eu
00:24:19le droit à l'avortement,
00:24:20on n'aurait pas eu
00:24:20le droit de vote pour les femmes
00:24:21et donc c'est dans cette continuité-là
00:24:23que moi je m'inscris singulièrement
00:24:24en tant que femme.
00:24:25Manon Aubry a été l'invité
00:24:26ce matin de CNU.
00:24:27Merci à vous d'être venus.
00:24:28Bonne journée sur nos antennes.
00:24:30De retour sur le plateau
00:24:31de l'Info de Villeneuve,
00:24:33sur CNU.
00:24:33Dans un instant,
00:24:33on va parler de la rentrée scolaire
00:24:35et de tous les tenants
00:24:36et les aboutissants.
00:24:37Le niveau de l'école,
00:24:38les propositions des candidats,
00:24:41la dictée.
00:24:41Aujourd'hui,
00:24:42est-ce que vous êtes capable
00:24:43de faire une dictée sans faute ?
00:24:45On vous interrogera là-dessus.
00:24:46Attention !
00:24:47Je prends les copies
00:24:49et je corrige tout ça après.
00:24:50Les informations.
00:24:51Félicité Kindoki.
00:24:53Merci Pierre.
00:24:54Bonjour à tous.
00:24:54En ce mardi 1er septembre,
00:24:57vous l'avez dit Pierre,
00:24:5811,6 millions d'écoliers,
00:25:00collégiens et lycéens
00:25:01sont de retour en classe.
00:25:02L'occasion pour le ministre
00:25:03de l'Éducation,
00:25:04Edouard Jeffrey,
00:25:05et le président Emmanuel Macron
00:25:06de faire leur dernière rentrée
00:25:08ensemble dans un lycée de Lozère.
00:25:10Ils ont échangé avec les élèves
00:25:11sur la principale nouveauté
00:25:13de cette rentrée,
00:25:13à savoir l'interdiction
00:25:15du téléphone portable.
00:25:16Écoutez les justifications
00:25:17du président.
00:25:18On est aussi beaucoup plus éclairé
00:25:20maintenant sur l'effet
00:25:22des écrans.
00:25:23Le téléphone avec tous ces usages,
00:25:25les réseaux sociaux,
00:25:26vous savez qu'on a eu le débat,
00:25:28il y a tout un travail
00:25:29au niveau européen et français
00:25:30parce qu'on voit que sur des élèves,
00:25:32y compris au lycée,
00:25:34ça a un impact.
00:25:35Et d'ailleurs,
00:25:36vous l'avez dit,
00:25:37et moi je vous félicite
00:25:38d'avoir été en avance de phase
00:25:39et de réfléchir,
00:25:40alors que vous étiez un lycée,
00:25:42à comment déjà on régulait
00:25:43en quelque sorte.
00:25:44C'est ça ce que vous avez fait
00:25:44ces dernières années.
00:25:45Vous avez dit,
00:25:46alors que c'était autorisé,
00:25:47il n'y avait pas ces règles-là.
00:25:48Vous avez été un peu en avance
00:25:50parce que vous avez bien vu
00:25:50qu'il fallait réfléchir
00:25:52quand même à cet usage.
00:25:53C'est la rentrée
00:25:54qu'on prie pour les mesures
00:25:56environnementales.
00:25:57En ce 1er septembre,
00:25:58le prix du gaz
00:25:58augmente encore un peu plus.
00:26:00Le prix repère de vente
00:26:01du gaz grimpe
00:26:02de 5,6%.
00:26:046 millions de foyers
00:26:05sont concernés.
00:26:06En clair,
00:26:06si vous faites partie
00:26:07des ménages qui utilisent
00:26:08le gaz pour le chauffage,
00:26:10l'eau chaude
00:26:10ou encore pour cuisiner,
00:26:11vous verrez votre facture annuelle
00:26:13augmenter entre 36 et 54 euros.
00:26:15Autre changement
00:26:16ce 1er septembre,
00:26:17l'encadrement des arrêts maladie.
00:26:19Leur durée sera désormais limitée.
00:26:22Sachez qu'à partir d'aujourd'hui,
00:26:23vos arrêts maladie
00:26:24ne pourront plus dépasser
00:26:2531 jours
00:26:25pour la première prescription
00:26:26et chaque prolongation d'arrêt
00:26:28ne pourra aller
00:26:29au-delà de 62 jours
00:26:31que si votre professionnel de santé
00:26:32estime que votre état de santé
00:26:34le nécessite.
00:26:35L'inflation a atteint
00:26:36son niveau le plus élevé
00:26:38depuis trois ans.
00:26:39Une hausse de l'inflation
00:26:40de 3,3%
00:26:41dans toute la zone euro
00:26:43en ce mois d'août
00:26:43en raison de la remontée
00:26:45des prix de l'énergie
00:26:46liée au conflit
00:26:47au Moyen-Orient
00:26:47et d'autant plus
00:26:48depuis la reprise
00:26:49des hostilités
00:26:50entre les Etats-Unis
00:26:51et l'Iran début juillet.
00:26:53Après justement
00:26:54les échanges hostiles
00:26:55entre les Etats-Unis
00:26:56et l'Iran,
00:26:56le président iranien
00:26:57Massoud Pezeskihan
00:26:58appelle Washington
00:26:59à revenir
00:27:00à la table des négociations
00:27:01mises en péril
00:27:02par la pression
00:27:03et les menaces
00:27:03de Donald Trump.
00:27:04Le président iranien
00:27:05a par ailleurs promis
00:27:06que Téhéran renouerait
00:27:07immédiatement
00:27:08avec ses engagements
00:27:09pour mettre fin à la guerre
00:27:10si les Etats-Unis
00:27:11revenaient au protocole d'accord
00:27:12signé au mois de juin.
00:27:13Écoutez-le.
00:27:15Je tiens à préciser
00:27:17que si les Etats-Unis
00:27:18respectent à nouveau
00:27:19leurs engagements
00:27:19pris dans le cadre
00:27:20du protocole d'accord,
00:27:22la République islamique d'Iran
00:27:24fera immédiatement de même.
00:27:27Contrairement aux Etats-Unis,
00:27:28mon pays a toujours fait preuve
00:27:30d'une grande rigueur
00:27:30dans le respect
00:27:31de ses engagements
00:27:32et traités internationaux
00:27:33et a toujours agi
00:27:34conformément
00:27:35aux principes
00:27:35du droit international.
00:27:38Six jours après
00:27:39le passage
00:27:39de la gigantesque vague
00:27:40de boue
00:27:41qui a déferlé
00:27:41sur la région
00:27:42de l'Himalaya,
00:27:43le bilan provisoire
00:27:44a dépassé
00:27:45la barre symbolique
00:27:46des 1000 morts.
00:27:474500 personnes
00:27:48sont toujours portées
00:27:49disparues.
00:27:50La Chine a témoigné
00:27:52de son soutien.
00:27:53Écoutez le porte-parole
00:27:54du ministère chinois
00:27:54des Affaires étrangères.
00:27:56L'acheminement de l'aide
00:27:57vers la zone sinistrée
00:27:58au Népal
00:27:58et l'ouverture
00:27:59à la coopération internationale
00:28:01en matière de secours
00:28:01constitue une décision politique
00:28:03importante prise par la Chine
00:28:04qui témoigne de son amitié
00:28:05envers le Népal.
00:28:07En Norvège,
00:28:08après la mort du roi
00:28:08Harald V,
00:28:09le nouveau roi
00:28:10Hakun VIII
00:28:11a prêté serment
00:28:12devant le Parlement
00:28:13à Oslo.
00:28:13Un moment fort
00:28:14pour le peuple norvégien.
00:28:15Il s'agit d'une première
00:28:16grande étape institutionnelle
00:28:18de son règne
00:28:18à laquelle n'a malheureusement
00:28:19pas pu assister
00:28:20son épouse,
00:28:21la reine Met Marit,
00:28:22toujours convalescente
00:28:24après une grève
00:28:24des poumons.
00:28:25Écoutez le moment solennel.
00:28:28Au Parlement de Norvège,
00:28:30je promets et je jure
00:28:31que je gouvernerai
00:28:32le royaume de Norvège
00:28:33conformément à sa constitution
00:28:35et à ses lois
00:28:37que Dieu Tout-Puissant
00:28:38et Omniscient
00:28:39me vienne en aide.
00:28:42Et on termine
00:28:43avec ces images
00:28:44qui nous proviennent
00:28:45tout droit de l'espace,
00:28:47celles de Sophie Adeno
00:28:48qui a débuté sa troisième sortie
00:28:50dans l'espace
00:28:51en deux semaines
00:28:52lors d'une mission
00:28:53100% féminine.
00:28:54En tant que leader
00:28:55de la mission,
00:28:56Sophie Adeno
00:28:56est sortie la première
00:28:57dans le vide spatial,
00:28:58précédant sa coéquipière
00:29:00américaine Jessica Mayer.
00:29:02Et au cours de cette sortie
00:29:03extravéhiculaire
00:29:04prévue pour une durée
00:29:06de 6h30,
00:29:07les deux astronautes
00:29:08devront notamment
00:29:08remplacer un rétro-réflecteur
00:29:10utilisé pour faciliter
00:29:11la navigation des véhicules
00:29:13lors des opérations.
00:29:15Merci beaucoup,
00:29:16félicité,
00:29:17effectivement,
00:29:17et toujours admiratif
00:29:18du travail
00:29:19de nos astronautes.
00:29:21Et Sophie Adeno
00:29:22en fait partie
00:29:23avec effectivement
00:29:24cette impération
00:29:25de maintenance
00:29:25sur la station internationale.
00:29:28On va parler
00:29:28de la rentrée scolaire.
00:29:29Ça concerne
00:29:3011 600 000 élèves
00:29:32dans toute la France
00:29:33avec Judith Veintrop.
00:29:34Bonjour Judith.
00:29:35Bonjour Pierre.
00:29:35C'est du Figaro.
00:29:36Yohann Huysa
00:29:36et ma compagne.
00:29:37Bonjour Pierre.
00:29:37Bonjour Yohann.
00:29:38Et souvenez-vous,
00:29:39en 1967,
00:29:41je dis souvenez-vous,
00:29:42ça me concerne,
00:29:43mais est-ce que ça va
00:29:43concerner beaucoup de monde ?
00:29:451967,
00:29:46regardez,
00:29:47les élèves
00:29:47de Poitou-Charentes
00:29:48faisaient leur rentrée.
00:29:51Ils étaient
00:29:51160 960
00:29:53dans la région
00:29:54Poitou-Charentes
00:29:55à prendre
00:29:56ou à reprendre
00:29:57le chemin
00:29:57de l'école primaire.
00:30:01Puis vous trouvez
00:30:02tous les matins
00:30:02un petit texte
00:30:04qui se rapporte
00:30:04à l'action morale.
00:30:05J'ai dû me calculer
00:30:07le périmètre.
00:30:08Petit plié par 2
00:30:10égale 140 mètres.
00:30:11Es-tu content
00:30:12de rentrer à l'école ?
00:30:12Oui.
00:30:13Qu'est-ce que tu peux faire ?
00:30:13Les vacances ou l'école ?
00:30:15L'école.
00:30:16Madame,
00:30:16est-il parti de bon cœur
00:30:17ce matin à l'école ?
00:30:18Il est très courageux,
00:30:19il est très travailleur.
00:30:21Voilà,
00:30:21des élèves travailleurs.
00:30:23Est-ce qu'on peut le dire
00:30:23aujourd'hui,
00:30:24quand on regarde
00:30:24les classements,
00:30:25on le verra dans
00:30:25quelques instants,
00:30:26les classements de la France
00:30:27ne sont pas fameux.
00:30:28On est de 23ème à 28ème
00:30:30en fonction des matières
00:30:31sur une soixantaine
00:30:32de pays au classement PISA.
00:30:34C'est loin d'être gagné.
00:30:35Et d'ailleurs,
00:30:35le niveau en orthographe
00:30:36des élèves
00:30:37continue de baisser.
00:30:39Une même dictée
00:30:39proposée en CM2
00:30:41depuis près de 40 ans
00:30:42permet de mesurer
00:30:43cette chute vertigineuse.
00:30:45En 1987,
00:30:47les élèves faisaient
00:30:48en moyenne
00:30:49une dizaine de fautes.
00:30:50Aujourd'hui,
00:30:51presque deux fois plus.
00:30:52Sarah Fenzari
00:30:53avec Godé Rigbet.
00:30:55Le soir
00:30:56tombait.
00:30:58Point.
00:30:5967 mots,
00:31:00quelques accords,
00:31:01des participes passés.
00:31:03Cette petite dictée
00:31:04est proposée aux élèves
00:31:05de CM2
00:31:05depuis près de 40 ans.
00:31:07Et ligne après ligne,
00:31:08elle raconte à elle seule
00:31:10la chute du niveau
00:31:11en orthographe.
00:31:12En 1987,
00:31:14un élève faisait
00:31:15en moyenne
00:31:1510 fautes.
00:31:16En 2021,
00:31:17presque 20,
00:31:18deux fois plus.
00:31:19Une baisse
00:31:20qui concerne
00:31:21tous les élèves
00:31:22selon une étude
00:31:22du service statistique
00:31:24du ministère
00:31:24de l'éducation nationale.
00:31:26Un exemple,
00:31:27avec ce simple mot,
00:31:28rentré.
00:31:29En 1987,
00:31:31près de deux élèves
00:31:32sur trois
00:31:33l'accordaient correctement.
00:31:34En 2021,
00:31:36ils ne sont plus
00:31:37que 36%.
00:31:38Ce sont surtout
00:31:39les règles de grammaire
00:31:40qui posent problème.
00:31:41Les accords,
00:31:42les conjugaisons,
00:31:43les participes passés.
00:31:44Plus inquiétant encore,
00:31:46ces lacunes
00:31:46suivent parfois
00:31:47les élèves
00:31:47bien après le primaire,
00:31:49jusque dans le supérieur
00:31:50et les classes préparatoires.
00:31:52Des enseignants
00:31:53alertent sur les lacunes
00:31:54autrefois impensables.
00:31:56Aujourd'hui écrite
00:31:57noir sur blanc.
00:31:59C'est sidérant.
00:32:00C'est sidérant.
00:32:01Quand on regarde
00:32:01les classements différents
00:32:03des systèmes éducatifs,
00:32:05c'est totalement sidérant.
00:32:06Je vous parlais
00:32:07du classement PISA.
00:32:08Regardez donc ce tableau,
00:32:09l'efficacité
00:32:10des systèmes éducatifs
00:32:12au rang mondial.
00:32:13Vous avez par exemple
00:32:14l'Estonie
00:32:14qui arrive
00:32:15en huitième position.
00:32:18Derrière,
00:32:18vous avez la Finlande.
00:32:19Enfin, on n'a pas pris
00:32:20tous les pays,
00:32:21mais vous avez par exemple
00:32:21la fin de la Suisse,
00:32:22l'Allemagne,
00:32:23sont deux vols à France.
00:32:24La France, je vous disais,
00:32:2623e pour un classement moyen.
00:32:28Ensuite, on a la Belgique,
00:32:29le Royaume-Uni,
00:32:30le Portugal.
00:32:30C'est le fameux
00:32:31« quand je me regarde,
00:32:32je me désole,
00:32:33quand je me compare,
00:32:34je me console ».
00:32:34Mais on est quand même
00:32:35dans un mauvais positionnement.
00:32:40Et vous le disiez
00:32:41à juste titre,
00:32:42Judith,
00:32:42que quand on regardait
00:32:44la teneur de la dictée,
00:32:45que je peux vous lire
00:32:47d'ailleurs,
00:32:47puisqu'il y a certains mots,
00:32:48c'est affligeant.
00:32:50Ce sont des petites fautes
00:32:52d'accord quand même.
00:32:53Oui.
00:32:53Et puis en plus,
00:32:54dans votre sujet,
00:32:56on part d'un niveau
00:32:58de plus de 10 fautes.
00:32:59On a eu l'air de considérer
00:33:01que c'est normal.
00:33:02Ce n'est pas du tout normal
00:33:04de faire 10 fautes
00:33:05dans un texte
00:33:06d'une simplicité pareille.
00:33:09L'apprentissage
00:33:10de la lecture
00:33:12et de l'écriture
00:33:13a été systématiquement
00:33:16saboté.
00:33:16Et vous avez la dictée
00:33:17à l'antenne
00:33:18qui s'affiche
00:33:19pendant que vous parlez,
00:33:19Judith.
00:33:20Voilà.
00:33:2110 fautes là-dessus,
00:33:22c'est normal.
00:33:22Bon, d'accord.
00:33:2310 fautes en 87.
00:33:24Aujourd'hui,
00:33:25deux fois plus,
00:33:25ça fait 20.
00:33:2620 fautes aujourd'hui
00:33:27là-dessus,
00:33:28sur ce petit texte.
00:33:29Donc je pense que
00:33:30si on parle...
00:33:31Yann a failli tomber
00:33:32de sa chaise.
00:33:34Oui,
00:33:35je parle d'un sabotage
00:33:37volontaire
00:33:38et s'agissant
00:33:39de l'apprentissage
00:33:40de la lecture
00:33:41et du français
00:33:42en général,
00:33:43on connaît
00:33:44les coupables.
00:33:45Le coupable numéro 1,
00:33:47c'est la méthode
00:33:47dite globale.
00:33:49Alors,
00:33:49j'ai fait
00:33:50des dossiers,
00:33:51des enquêtes,
00:33:52des reportages
00:33:53sur le sujet.
00:33:54À chaque fois,
00:33:54on me disait
00:33:55ça n'existe plus.
00:33:57Maintenant,
00:33:57c'est la méthode
00:33:57semi-globale.
00:33:59C'est pareil.
00:34:00C'est un drame,
00:34:01c'est un désastre
00:34:02et ça a été fait
00:34:02pour le régime.
00:34:03Aujourd'hui,
00:34:03c'est un mix des deux,
00:34:04c'est-à-dire
00:34:04entre la syllabique
00:34:05et la globale.
00:34:05C'est semi-globale,
00:34:08mais échec total.
00:34:10Yohann Uzaï ?
00:34:12D'abord,
00:34:12il y a plusieurs causes,
00:34:13me semble-t-il.
00:34:14Le fait qu'on ait
00:34:16des ministres
00:34:16de l'Éducation nationale
00:34:17qui se succèdent
00:34:20très régulièrement.
00:34:21Dans les dix dernières années,
00:34:22on a eu huit ministres
00:34:23de l'Éducation nationale.
00:34:24Quand même,
00:34:24ça n'aide pas
00:34:25à mettre en place
00:34:25des politiques cohérentes.
00:34:28C'est la première chose.
00:34:30Il faut dire aussi,
00:34:31et c'est ce que disent
00:34:32un certain nombre
00:34:33de spécialistes,
00:34:33je précise bien
00:34:34que ce n'est pas moi
00:34:35qui le dit,
00:34:35mais que l'immigration
00:34:36de masse
00:34:37a eu pour conséquence
00:34:38de faire baisser
00:34:39le niveau dans les classes.
00:34:40Parce qu'intégrer
00:34:41de manière extrêmement massive
00:34:42de jeunes élèves
00:34:44qui sont immigrés
00:34:45ou d'origine immigrés,
00:34:46ça a contribué
00:34:47à faire baisser le niveau.
00:34:48Encore une fois,
00:34:49ce sont les spécialistes.
00:34:49Pour la moyenne,
00:34:50vous voulez dire ?
00:34:50Pour la moyenne,
00:34:51naturellement.
00:34:51Ça a contribué
00:34:52de manière générale
00:34:53à faire baisser le niveau.
00:34:55Il y a tout un tas d'explications
00:34:56qu'on pourrait développer
00:34:57assez longuement,
00:34:58mais celle-ci en est une
00:34:59et la succession également
00:35:01des ministres
00:35:02en est une autre.
00:35:03En tout cas,
00:35:03regardez cette dictée,
00:35:05le soir tombait,
00:35:06papa et maman inquiets
00:35:08se demandaient
00:35:09pourquoi leurs quatre garçons
00:35:11n'étaient pas rentrés.
00:35:13C'est-à-dire qu'en plus,
00:35:14les profs,
00:35:15quand ils font la dictée,
00:35:16ils ne vont pas dire
00:35:17le soir tombait,
00:35:18ils disaient
00:35:18le soir tombait.
00:35:21papa et maman inquiets,
00:35:23donc après,
00:35:24à vous de se demander.
00:35:27Surtout,
00:35:28moi,
00:35:28je me souviens
00:35:28de profs qui insistaient,
00:35:29qui disaient
00:35:30se demander,
00:35:31ils ne disaient pas
00:35:31se demander.
00:35:32Et après,
00:35:33évidemment,
00:35:35vous vous rendez compte ?
00:35:36Tout à l'heure,
00:35:38effectivement,
00:35:38sur Europe 1,
00:35:39je recevrai Madeleine de Gesset
00:35:40qui a écrit un livre.
00:35:43Vous avez pu publier
00:35:44Les Bonnes Feuilles
00:35:45dans le Figaro
00:35:45et également dans le JDD
00:35:47qui dit une chose
00:35:48qui est très importante.
00:35:49elle dit la pauvreté du langage
00:35:51en mûre un jeune en lui-même.
00:35:53C'est-à-dire que
00:35:54parce qu'il n'arrive pas
00:35:55à maîtriser la langue française,
00:35:57parce qu'il y a ce mix
00:35:59de méthodes syllabiques,
00:36:00moitié syllabiques,
00:36:01globales, etc.,
00:36:02il aimerait bien,
00:36:03il aimerait réussir dans la vie.
00:36:04Mais le fait d'avoir
00:36:06ce handicap
00:36:07de ne pas pouvoir écrire
00:36:09ni s'exprimer,
00:36:10elle en mûre en lui-même.
00:36:11Oui,
00:36:12et ce qu'elle dit
00:36:12de très important,
00:36:13c'est qu'en fait,
00:36:14l'illettrisme
00:36:15ou une forme d'illettrisme,
00:36:18parfois,
00:36:18les enfants
00:36:19savent à peu près
00:36:21déchiffrer
00:36:22et ne font que
00:36:2350 fautes
00:36:24pour 10 lignes,
00:36:25touche absolument
00:36:27toutes les classes sociales.
00:36:28Alors oui,
00:36:28Johan a raison de dire
00:36:29que le mélange
00:36:30ou l'arrivée massive
00:36:32plutôt
00:36:32d'enfants
00:36:34qui ne parlent pas français
00:36:36à la maison
00:36:37n'a rien à ranger.
00:36:38Mais encore une fois,
00:36:40le responsable principal,
00:36:41c'est l'outil pédagogique.
00:36:44Vous pourriez avoir
00:36:45uniquement des Français,
00:36:47uniquement des enfants
00:36:48issus de classes aisées.
00:36:50Et Madeleine de Gesset,
00:36:51dont vous parlez,
00:36:52enseigne en prépa,
00:36:53donc elle a affaire
00:36:54quand même plutôt
00:36:56à des gens
00:36:57qui ne viennent pas
00:36:58de milieu très pauvre.
00:36:59Mais elle a aussi enseigné
00:37:03puisque c'est le parcours
00:37:03de tout enseignant.
00:37:04Elle a commencé,
00:37:05elle a été envoyée
00:37:05en ZEP pendant deux ans
00:37:07comme tout le monde.
00:37:08Ça, c'est le parcours
00:37:09de tous les enseignants.
00:37:10Elle a quand même vu
00:37:11une large palette
00:37:11d'établissements scolaires.
00:37:13C'est pareil
00:37:13quel que soit
00:37:14le niveau de revenu des familles.
00:37:16Le manque d'autorité aussi.
00:37:18Quand vous n'avez pas
00:37:18d'autorité dans une classe
00:37:19que vous n'arrivez pas
00:37:20à faire régner
00:37:21ou le silence
00:37:22ou l'ordre, etc.,
00:37:23il devient très difficile
00:37:24d'enseigner
00:37:24et ce sont l'ensemble
00:37:25des élèves
00:37:25qui bâtissent
00:37:26de cette situation-là.
00:37:27Les mêmes élèves
00:37:27qui causent du chahut
00:37:29ne comprennent pas
00:37:31pour énormément de raisons
00:37:32qu'ils se mettent
00:37:33en danger eux-mêmes
00:37:34en causant ce chahut.
00:37:36Et là,
00:37:36pour revenir justement
00:37:37à une classe
00:37:38comme on l'a vu
00:37:39en 1967
00:37:40où les élèves
00:37:41écoutaient le maître,
00:37:42il n'y en a pas un
00:37:43qui moufte,
00:37:44ils sont deux par deux
00:37:45en rang,
00:37:46ils se lèvent
00:37:46quand il y a quelqu'un
00:37:47qui rentre,
00:37:47ils se lèvent
00:37:47quand il y a quelqu'un
00:37:48qui sort.
00:37:49Vous n'avez pas échappé
00:37:50que 67,
00:37:51c'est avant 68 ?
00:37:52Oui.
00:37:52C'est assez beau
00:37:53en calcul.
00:37:54Oui.
00:37:54Alors,
00:37:54j'ai connu ni l'un ni l'autre
00:37:56mais en l'occurrence,
00:37:57effectivement,
00:37:59il s'est passé
00:38:00pas mal de choses.
00:38:01Nous sommes avec
00:38:01Pierre-François Chenu
00:38:02d'Excellence Ruralité.
00:38:03Merci beaucoup
00:38:03d'être avec nous.
00:38:05Par où on prend
00:38:06le problème exactement ?
00:38:10Bonjour,
00:38:11Monsieur.
00:38:13Alors,
00:38:14tout a été un peu dit
00:38:15mais c'est vrai
00:38:15que la baisse
00:38:17du niveau général
00:38:18mais du niveau
00:38:18d'orthographe
00:38:19en particulier
00:38:19se constate,
00:38:20pas tous les enseignants
00:38:21vont me comprendre
00:38:23mais se constate
00:38:23tous les ans.
00:38:24à chaque entrée
00:38:25on se dit
00:38:25mince,
00:38:26on en est encore là.
00:38:27On a des élèves
00:38:28de sixième
00:38:28qui arrivent
00:38:29avec des niveaux
00:38:30d'orthographe
00:38:32qui sont
00:38:33d'un niveau primaire
00:38:35assez mauvais.
00:38:36Mais Monsieur Chenu,
00:38:37sur le diagnostic,
00:38:38peut-être qu'effectivement
00:38:39on l'a posé
00:38:40avec Judith
00:38:41et avec Johan
00:38:41mais maintenant,
00:38:42qu'est-ce qu'on fait ?
00:38:43Vous à Excellence Ruralité,
00:38:45d'abord en deux mots,
00:38:46qu'est-ce que c'est
00:38:46qu'Excellence Ruralité
00:38:47et qu'est-ce que vous faites
00:38:48pour améliorer les choses ?
00:38:51Alors,
00:38:51Excellence Ruralité,
00:38:52c'est un réseau d'écoles
00:38:53qui a créé des établissements
00:38:55dans les zones périphériques,
00:38:57dans les zones rurales,
00:38:58un fort décrochage scolaire.
00:39:00Et donc,
00:39:01on a constaté ce...
00:39:02Alors,
00:39:03on travaille dans un milieu
00:39:05où le niveau d'orthographe
00:39:05est souvent abyssal
00:39:07et donc,
00:39:08pour pallier à ça,
00:39:09en fait,
00:39:09on a remis les enfants,
00:39:11on essaye de remettre
00:39:12les enfants à la lecture.
00:39:13La lecture,
00:39:14c'est un outil formidable
00:39:16pour l'orthographe
00:39:17et donc,
00:39:18au collège
00:39:20et à partir du CM,
00:39:21même,
00:39:22les élèves ont un livre à lire
00:39:23chaque vacance.
00:39:24Vous voyez ?
00:39:25En collège,
00:39:26à chaque période,
00:39:26il y a un livre à lire,
00:39:27il y a des rallies-lectures
00:39:29mises en place,
00:39:29etc.
00:39:30On essaye aussi
00:39:31de remettre les...
00:39:32Oui, pardon.
00:39:33M. Chanu,
00:39:34je dois vous corriger.
00:39:36Vous avez dit
00:39:37pour pallier à ça,
00:39:38c'est une faute.
00:39:39Pour pallier cela,
00:39:41c'est transitif,
00:39:42M. Chanu.
00:39:43Et maintenant,
00:39:43je vous laisse pour vivre.
00:39:45Merci.
00:39:47Et donc,
00:39:48un livre à lire
00:39:48et il faut quoi ?
00:39:49Une fiche de lecture
00:39:50et en fait,
00:39:51l'apprentissage de la lecture
00:39:52permet ensuite
00:39:53de s'exprimer,
00:39:54évidemment,
00:39:55de façon beaucoup plus courante
00:39:57puisqu'on photographie les mots
00:39:59et par ce bien,
00:40:00évidemment,
00:40:01on s'exprime mieux.
00:40:04Exactement.
00:40:05Et surtout,
00:40:06on découvre le plaisir
00:40:07de la lecture
00:40:07parce que quand on a
00:40:08des difficultés de lecture,
00:40:09en fait,
00:40:10la lecture n'est jamais un plaisir,
00:40:11il est toujours une corvée
00:40:12et du coup,
00:40:12c'est un cercle vicieux.
00:40:14Donc vraiment,
00:40:14progresser en lecture
00:40:15pour que ça devienne un plaisir
00:40:16et que la lecture
00:40:18fasse vraiment partie
00:40:19de la vie des enfants
00:40:20qui,
00:40:20quand ils arrivent chez nous,
00:40:22n'ont parfois jamais
00:40:23ouvert de livre.
00:40:25Et puis,
00:40:25on essaye aussi
00:40:26de remettre les enfants
00:40:27à l'écriture.
00:40:27Ça veut dire que
00:40:28les élèves,
00:40:29dès le primaire,
00:40:30écrivent leurs cours d'histoire,
00:40:32écrivent leurs leçons
00:40:32de mathématiques
00:40:34et on ne distribue pas
00:40:35de photocopies
00:40:36parce qu'on voit
00:40:37dans beaucoup d'écoles
00:40:38le cours d'histoire géo,
00:40:39c'est une photocopie
00:40:40avec trois trous,
00:40:40quatre trous à remplir.
00:40:42Une petite question à la fin
00:40:43mais l'élève n'écrit pas.
00:40:44Chez nous,
00:40:45il rédige,
00:40:45dès le CE2,
00:40:47il rédige son cours d'histoire géo.
00:40:49Lire,
00:40:49lire, écrire, compter.
00:40:50Vous en revenez vraiment
00:40:51au socle fondamental
00:40:53de l'apprentissage
00:40:54qui est beaucoup trop
00:40:56aujourd'hui oublié
00:40:57par rapport au fait
00:40:58qu'on a des cours
00:41:00d'éducation,
00:41:01de la vie,
00:41:03de la vie entre les autres,
00:41:05les uns avec les autres.
00:41:06Sauf apprendre à lire,
00:41:07écrire, compter.
00:41:08C'est ça aussi
00:41:09une des parties du problème
00:41:10et notamment,
00:41:12il y a une marche forcée
00:41:14vers l'apprentissage
00:41:18du maniement
00:41:18des outils informatiques
00:41:20qui est précisément
00:41:22le domaine
00:41:23où les enfants
00:41:24n'ont pas besoin de l'école.
00:41:26Pourquoi ?
00:41:27Parce que s'il n'y a pas
00:41:28de livre à la maison,
00:41:29il y a toujours au moins
00:41:30un écran,
00:41:31que ce soit un smartphone,
00:41:34que ce soit un ordinateur,
00:41:36une tablette,
00:41:36toujours,
00:41:37quel que soit
00:41:38le niveau social
00:41:39de la famille.
00:41:40Donc,
00:41:41qu'est-ce que ça fait
00:41:41à l'école ?
00:41:42Mais ça,
00:41:42c'est justement
00:41:43les parents d'élèves
00:41:43qui disent aujourd'hui
00:41:44que toutes les directives
00:41:47de l'école
00:41:47sont mises numériquement.
00:41:50C'est-à-dire,
00:41:50pour savoir
00:41:50si tel ou tel prof
00:41:51est absent,
00:41:52pour savoir
00:41:53ce qu'il faut se procurer
00:41:54pour le cours suivant,
00:41:55pour savoir
00:41:56ce qu'il faut réviser
00:41:57pour l'interrogation suivante.
00:41:58On revient un peu là-dessus.
00:41:59Tout est sur
00:42:00école directe.
00:42:01Moi, par exemple,
00:42:01mes enfants sont sur école...
00:42:02Toutes les informations
00:42:03sont sur école directe.
00:42:04Donc, après, fatalement,
00:42:05maman, passe-moi ton téléphone.
00:42:07Qu'est-ce qu'ils ont dit
00:42:08pour demain ?
00:42:09Donc, il y a quand même...
00:42:10Et paradoxalement,
00:42:11on dit,
00:42:11il faut arrêter les téléphones.
00:42:13Et Maldiane de Gesset
00:42:15raconte une anecdote
00:42:16dans son livre
00:42:17où il y a une réunion...
00:42:19C'est un collègue à elle
00:42:20qui le raconte.
00:42:21Il y a une réunion,
00:42:22il faut arrêter
00:42:22avec le numérique
00:42:23à outrance,
00:42:24l'informatique, machin.
00:42:25Et en fin de réunion,
00:42:26c'est n'oubliez pas
00:42:27de dire à vos élèves
00:42:28qu'ils devront badger
00:42:29avec leur portable
00:42:30pour entrer à la cantine
00:42:31et pour entrer
00:42:31dans l'établissement.
00:42:32Je crois que beaucoup
00:42:33d'établissements
00:42:34sont en train de revenir là-dessus.
00:42:35Il me semble,
00:42:36et ça a été décrit
00:42:37depuis cette rentrée,
00:42:38que de plus en plus
00:42:38d'établissements
00:42:39demandent aux élèves
00:42:40maintenant d'acheter à nouveau
00:42:41des agendas
00:42:42pour écrire dans leurs agendas,
00:42:44etc.
00:42:44Et il faut se réjouir également,
00:42:46me semble-t-il,
00:42:46du fait qu'il y ait
00:42:47une prise de conscience politique.
00:42:49L'ensemble des principaux candidats
00:42:50sont en train
00:42:51de présenter un projet
00:42:53de tentative
00:42:54de retour à l'autorité,
00:42:56de revenir aux fondamentaux
00:42:57à l'école, etc.
00:42:58Ça me semble être
00:42:59un point important quand même,
00:43:00mais qui va se herter
00:43:01au mammouth
00:43:03qu'est l'éducation nationale,
00:43:04à ses 850 000 enseignants,
00:43:06au syndicat, etc.
00:43:08Qu'est-il possible
00:43:09de faire réellement
00:43:10face à ce mastodonte ?
00:43:11Ça, ce sera la question
00:43:12qui viendra après
00:43:13l'élection présidentielle.
00:43:14Et on va la poser
00:43:15à partir de 16h tout à l'heure,
00:43:16évidemment,
00:43:16le point de vue politique.
00:43:17Regardez ce sondage
00:43:18CSA pour CNews,
00:43:19Europe 1 et le JDD.
00:43:2050% des Français
00:43:21estiment que le niveau
00:43:22des élèves est moyen
00:43:24et surtout,
00:43:2543% d'entre eux
00:43:27jugent que ce niveau
00:43:29n'est pas moyen
00:43:30comme il est établi
00:43:32dans le classement PISA,
00:43:33mais qu'il est tout simplement
00:43:34mauvais.
00:43:35Pierre-François Chanut,
00:43:36est-ce que le niveau
00:43:37est mauvais ?
00:43:37Est-ce que c'est ça
00:43:38qui a été le déclencheur
00:43:40pour faire des écoles,
00:43:41j'allais dire, parallèles ?
00:43:44Tout à fait.
00:43:45En fait,
00:43:47la mission d'Excellence Ruralité,
00:43:48c'est de créer des écoles
00:43:49justement dans les zones
00:43:50où le décrochage scolaire
00:43:53est le plus haut.
00:43:54Vous voyez,
00:43:54on a installé
00:43:55notre première école
00:43:55à l'affaire
00:43:56où il y avait
00:43:5733% de décrochage scolaire
00:43:58avant la troisième,
00:43:59un élève sur trois.
00:44:00Donc,
00:44:01évidemment qu'il y a
00:44:02un problème de niveau,
00:44:03mais moi,
00:44:04vous avez parlé tout à l'heure
00:44:05d'un problème d'autorité,
00:44:06moi,
00:44:06je rajouterais aussi
00:44:07qu'il y a un problème
00:44:07d'exigence
00:44:08parce qu'aujourd'hui,
00:44:09l'exigence envers les enfants,
00:44:11envers les jeunes
00:44:11est vue comme
00:44:13quelque chose de mauvais
00:44:14alors qu'au contraire,
00:44:16il faut que tous les profs
00:44:17soient convaincus
00:44:18qu'être exigeant
00:44:18avec les élèves,
00:44:20c'est une preuve d'estime
00:44:21et si on n'a pas compris ça,
00:44:24on va dans le mur.
00:44:25Je me souviens
00:44:26d'avoir regardé
00:44:27un plateau de télé
00:44:28il y a quelques semaines
00:44:30qui parlait
00:44:31du niveau,
00:44:32qui parlait
00:44:33de la règle
00:44:33de l'accord
00:44:35du participe passé
00:44:36avec l'auxiliaire à voir,
00:44:38vous voyez,
00:44:38et toutes les personnes
00:44:39sur le plateau de télé
00:44:39étaient bien d'accord
00:44:40pour dire que cette règle
00:44:41était compliquée.
00:44:42Mais eux l'avaient tous compris,
00:44:44vous voyez,
00:44:45mais c'était compliqué.
00:44:46Ben non,
00:44:46en fait.
00:44:46Non,
00:44:46mais il y a trop
00:44:47de décalages,
00:44:48évidemment,
00:44:49avec la perception
00:44:51du fait que voilà,
00:44:52on est quand même
00:44:53beaucoup dans le nivellement
00:44:54par le bas
00:44:55depuis de trop
00:44:56nombreuses années
00:44:57et il va falloir
00:44:58pallier cela.
00:45:00Monsieur Chanut,
00:45:01vous voyez,
00:45:02je suis un peu taquin,
00:45:03mais c'était quand même
00:45:03le jour de la dictée,
00:45:04il fallait avoir 20 sur 20.
00:45:06Dans un instant,
00:45:06justement,
00:45:07est-ce que les candidats
00:45:08à la présidentielle
00:45:09ont 20 sur 20 ?
00:45:10On regardera ça
00:45:12en détail.
00:45:12Merci beaucoup,
00:45:13Monsieur Chanut.
00:45:14Judith et Yohann
00:45:15reviennent dans un instant
00:45:16avec moi dans l'info
00:45:17de Villeneuve.
00:45:17A tout de suite.
00:45:20Suite de l'info
00:45:21de Villeneuve,
00:45:22tout à l'heure,
00:45:22on parlera immigration
00:45:23et puis on rendra hommage
00:45:24à Edouard Balladur,
00:45:25bien sûr,
00:45:26qui nous a quittés
00:45:27avec Gérard Longuet
00:45:28qui sera notre invité,
00:45:29qui a fait partie
00:45:29de son gouvernement.
00:45:31Mais dans l'immédiat,
00:45:33on parlera donc
00:45:33de l'école.
00:45:34Après les dernières informations,
00:45:35félicité Kindoki.
00:45:37Merci Pierre,
00:45:37bonjour à tous.
00:45:39Potentielle révision
00:45:40du bonus familial
00:45:41dans le budget
00:45:42de la sécurité sociale.
00:45:43Jean-Pierre Farandou,
00:45:45le ministre du Travail,
00:45:46souhaite que la majoration
00:45:47de pension de retraite
00:45:47de 10% soit accordée
00:45:49aux parents de 3 enfants
00:45:50et plus,
00:45:51soit davantage orientée
00:45:52vers les mères
00:45:52et moins vers les pères.
00:45:54Il justifie cette révision
00:45:55par le déséquilibre actuel
00:45:56selon lequel la pension
00:45:57des hommes est en moyenne
00:45:58supérieure à celle des femmes
00:45:59et qu'un enfant ne devrait
00:46:00donc pas rapporter plus
00:46:01à un homme qu'à une femme.
00:46:03Autre changement,
00:46:04ce 1er septembre,
00:46:05l'encadrement des arrêts maladie.
00:46:07Leur durée sera désormais limitée.
00:46:09Sachez qu'à partir d'aujourd'hui,
00:46:10vos arrêts maladie
00:46:11ne pourront plus dépasser
00:46:1231 jours
00:46:13pour la première prescription
00:46:14et chaque prolongation d'arrêt
00:46:16ne pourra aller au-delà
00:46:16de 60 jours
00:46:17que si votre professionnel
00:46:19de santé estime
00:46:20que votre état de santé
00:46:21le nécessite.
00:46:22Près de 90 000 détenus
00:46:24comptabilisés
00:46:25au 1er août en France.
00:46:26Selon les dernières
00:46:27statistiques officielles
00:46:28publiées par le ministère
00:46:29de la Justice,
00:46:30il s'agit d'un nouveau record.
00:46:32La surpopulation carcérale
00:46:34a augmenté de 6,5%
00:46:36sur un an
00:46:37avec près de 80 000 détenus
00:46:39pour un nombre
00:46:40de places opérationnelles
00:46:42limitées à 63 303 détenus.
00:46:45En Allemagne,
00:46:46plusieurs engins explosifs
00:46:47ont été découverts
00:46:48ce matin dans un poste électrique.
00:46:50Une détonation a été entendue.
00:46:52Au moins un des engins
00:46:53a explosé.
00:46:54Plusieurs lignes électriques
00:46:55ont été endommagées.
00:46:56L'explosion a provoqué
00:46:57une brève interruption
00:46:58de l'alimentation.
00:46:59Aucun blessé
00:47:00n'est à déplorer.
00:47:01Une enquête a été ouverte
00:47:02mais aucune information
00:47:03n'a été communiquée
00:47:04quant à l'origine de l'attaque.
00:47:05L'industrie textile européenne
00:47:07demande de nouvelles mesures
00:47:09pour lutter contre
00:47:09les petits colis
00:47:10des géants asiatiques.
00:47:12Depuis le 1er juillet,
00:47:13une taxe européenne
00:47:14de 3 euros
00:47:14s'applique déjà
00:47:15pour chaque catégorie
00:47:16d'articles logés
00:47:17dans ces petits paquets
00:47:18de moins de 150 euros.
00:47:19Les principales fédérations
00:47:21textiles européennes
00:47:22poussent aujourd'hui
00:47:23pour que des frais
00:47:23de traitement
00:47:24de 10 euros par colis
00:47:26soient appliqués
00:47:27venus d'Asie.
00:47:28L'inflation a atteint
00:47:29son niveau le plus élevé
00:47:31depuis trois ans.
00:47:32Une hausse de l'inflation
00:47:32de 3,3%
00:47:34dans toute la zone euro
00:47:35en ce mois d'août
00:47:36en raison de la remontée
00:47:37des prix de l'énergie
00:47:38liés au conflit
00:47:39au Moyen-Orient
00:47:40et d'autant plus
00:47:41depuis la reprise
00:47:42des hostilités
00:47:42entre les Etats-Unis
00:47:43et l'Iran
00:47:44début juillet.
00:47:45Et justement,
00:47:46après les échanges hostiles
00:47:47entre les Etats-Unis
00:47:48et l'Iran,
00:47:48le président iranien
00:47:49Massoud Pézeskian
00:47:51appelle Washington
00:47:52à revenir
00:47:53à la table
00:47:54des négociations
00:47:55mises en péril
00:47:55par la pression
00:47:56et les menaces
00:47:57de Donald Trump.
00:47:58Le Qatar,
00:47:58pays médiateur
00:47:59entre les deux belligérants,
00:48:01les essorte
00:48:01à reprendre
00:48:02les pourparlers.
00:48:03Écoutez le porte-parole
00:48:04du ministère qatarie
00:48:05des Affaires étrangères.
00:48:08Une telle escalade
00:48:09ne sert les intérêts
00:48:10de personne.
00:48:10Nous en subissons
00:48:11tous les effets négatifs.
00:48:13Par conséquent,
00:48:16nous appelons les partis
00:48:17à faire preuve de sagesse
00:48:18et à revenir
00:48:18sur la voie
00:48:19des négociations.
00:48:2112 morts
00:48:22dans la région de Kiev
00:48:23dont 7 employés
00:48:24des chemins de fer
00:48:25après de nouvelles
00:48:26frappes nocturnes
00:48:27composées de missiles
00:48:28balistiques
00:48:29et de drones
00:48:29à réaction russe.
00:48:30Une attaque
00:48:31qui selon les autorités
00:48:32ukrainiennes
00:48:32aurait ciblé délibérément
00:48:34des installations civiles.
00:48:35Le ministère russe
00:48:36de la défense
00:48:37a revendiqué l'attaque
00:48:38alors que l'Ukrainne
00:48:39demande toujours
00:48:39à ses partenaires
00:48:40de lui fournir
00:48:41davantage de missiles
00:48:42anti-balistiques.
00:48:43En Norvège,
00:48:44après la mort du roi
00:48:45Harald V,
00:48:46le nouveau roi
00:48:47Akon VIII
00:48:48a prêté serment
00:48:49devant le parlement
00:48:50à Oslo.
00:48:51Un moment fort
00:48:52pour le peuple norvégien.
00:48:53Il s'agit ici
00:48:54d'une première grande étape
00:48:55institutionnelle
00:48:56de son règne
00:48:56à laquelle n'a malheureusement
00:48:58pas pu assister son épouse,
00:48:59la reine Metzmarit,
00:49:00toujours convalescente
00:49:01après une grève des poumons,
00:49:02revient sur ce moment solennel.
00:49:04« Au parlement de Norvège,
00:49:08je promets et je jure
00:49:09que je gouvernerai
00:49:10le royaume de Norvège
00:49:11conformément à sa constitution
00:49:12et à ses lois,
00:49:15que Dieu tout-puissant
00:49:16et omniscient
00:49:17me vienne en aide. »
00:49:19Et on termine avec
00:49:20la troisième sortie
00:49:22dans l'espace
00:49:23de Sophie Adeno.
00:49:24Troisième sortie
00:49:25en l'espace de deux semaines
00:49:26lors d'une mission
00:49:27100% féminine
00:49:28avec sa coéquipière américaine
00:49:30Jessica Mir.
00:49:31Et au cours de cette sortie
00:49:32extravéhiculaire
00:49:33prévue pour 6h30,
00:49:35les deux astronautes
00:49:36devront notamment remplacer
00:49:37un rétro-réflecteur
00:49:38utilisé pour faciliter
00:49:40la navigation des véhicules.
00:49:42Merci beaucoup,
00:49:43félicité Kinde
00:49:44pour ces dernières informations.
00:49:47Lui n'était pas dans l'espace,
00:49:48il était à Mande,
00:49:49en Lauser,
00:49:50en compagnie d'Edouard Geffrey,
00:49:52le ministre de l'Éducation.
00:49:53Je parle d'Emmanuel Macron
00:49:55qui, effectivement,
00:49:56a fait cette sortie
00:49:58pour parler du téléphone portable,
00:50:00pour parler du niveau scolaire
00:50:01dont on vient de parler longuement
00:50:02dans l'info de Villeneuve
00:50:03et surtout maintenant
00:50:05avec Félix Pérolas.
00:50:07On va voir ce que proposent
00:50:10les différents candidats
00:50:13à la présidentielle.
00:50:14Félix, bonjour.
00:50:15Alors justement,
00:50:15quel est l'éventail
00:50:16des propositions
00:50:17des uns et des autres ?
00:50:18Eh bien, Pierre,
00:50:19je vous propose de commencer
00:50:20par la droite et le centre
00:50:21qui partagent des priorités,
00:50:22augmentation des salaires,
00:50:25choc de l'autorité
00:50:26ou encore transmission
00:50:27des savoirs.
00:50:28On va commencer avec
00:50:28Bruno Retailleau.
00:50:30Alors lui, son programme
00:50:30s'appelle Refonder l'école.
00:50:32Il propose un examen d'entrée
00:50:34en sixième à la fin du CM2
00:50:37donc pour passer au collège
00:50:39et le développement
00:50:40des groupes de niveau.
00:50:41Edouard Philippe, lui,
00:50:43il aimerait la création
00:50:44d'une amende
00:50:44de responsabilisation scolaire.
00:50:47Elle serait destinée
00:50:48à certains parents
00:50:49dont l'enfant est harceleur,
00:50:52absentéiste ou encore perturbateur.
00:50:54Gabriel Attal, lui,
00:50:55son objectif,
00:50:56c'est de fermer
00:50:57les 100 collèges
00:50:58qui sont devenus,
00:50:59selon lui, des ghettos
00:51:01et qui concentrent
00:51:02les difficultés.
00:51:03Et il propose aussi,
00:51:04comme Bruno Retailleau,
00:51:06un certificat d'études
00:51:07pour entrer en sixième.
00:51:09Côté rassemblement national,
00:51:11les points du projet
00:51:12n'ont pas été détaillés
00:51:14mais on sait que
00:51:14le rétablissement de l'autorité
00:51:16sera au cœur de leur projet.
00:51:19Et concernant la gauche,
00:51:21Pierre-Jean-Luc Mélenchon
00:51:22propose de rendre
00:51:24la cantine gratuite
00:51:25et le recrutement
00:51:27de 160 000 enseignants.
00:51:29Raphaël Glucksmann,
00:51:31on sait qu'il veut
00:51:31une augmentation de 10%
00:51:34pour tous les enseignants
00:51:35et graduel en fonction
00:51:36de la carrière.
00:51:37Ça pourra monter
00:51:38jusqu'à 25%.
00:51:40Et pour finir,
00:51:40Olivier Fort,
00:51:41qui est lui,
00:51:42plus axé
00:51:43sur la santé
00:51:44des jeunes.
00:51:45Petit déjeuner
00:51:46gratuit
00:51:46pour tous les élèves
00:51:48et garantir
00:51:48un accès
00:51:49à des psychologues
00:51:50et des infirmiers scolaires.
00:51:51Merci pour toutes
00:51:52ces précisions,
00:51:53Félix.
00:51:54Père Olase,
00:51:55qu'est-ce qu'on peut penser
00:51:56de ces différentes,
00:51:58j'allais dire,
00:51:59est-ce que ce sont des...
00:52:00En fait,
00:52:01j'en reviens
00:52:03à Madeleine de Gécès,
00:52:04c'est-à-dire qu'elle,
00:52:05elle vous explique
00:52:05qu'il faut tout refonder.
00:52:07Il faut prendre la table,
00:52:08il faut la renverser.
00:52:10Là, vous avez quand même
00:52:11des mesures...
00:52:12Des mesurettes.
00:52:13Des mesurettes ?
00:52:13Des mesurettes.
00:52:14En fait,
00:52:14il s'agit de colmater
00:52:18les brèches
00:52:18d'un navire
00:52:19qui a un trou béant
00:52:20dans la coque.
00:52:21Ça ne marchera pas.
00:52:22Ça ne marchera pas
00:52:23ou en tout cas,
00:52:23ça ne changera rien.
00:52:24Et je dis ça
00:52:25pour l'ensemble
00:52:25des propositions,
00:52:26y compris celle
00:52:27de Bruno Retailleau,
00:52:29c'est une...
00:52:30Vraiment,
00:52:31c'est un côtaire
00:52:33sur une jambe de bois.
00:52:34C'est absolument impossible
00:52:36de s'en tirer comme ça.
00:52:37On a dans ce pays
00:52:38quand même
00:52:39un exemple
00:52:40d'établissements
00:52:42qui réussissent moins mal,
00:52:43qui sont les établissements
00:52:44privés sous contrat.
00:52:47La différence
00:52:48entre les résultats
00:52:49est très, très nette.
00:52:51Ça veut dire
00:52:51qu'il y a des profs,
00:52:52il y a des gens,
00:52:53il y a des directeurs
00:52:53d'établissements
00:52:55qui ont compris
00:52:56qu'on pouvait
00:52:57mieux apprendre
00:52:59aux enfants.
00:53:00On pourrait peut-être
00:53:00leur faire confiance,
00:53:01commencer par libéraliser
00:53:02l'enseignement.
00:53:03Moi, je suis favorable
00:53:04au chèque scolaire.
00:53:06C'est-à-dire que
00:53:08le contribuable
00:53:09finance un chèque scolaire
00:53:11à l'attention
00:53:12de tous les parents
00:53:13qui choisissent
00:53:14ensuite l'établissement.
00:53:15D'ailleurs,
00:53:15à cet égard,
00:53:16je trouve intéressante
00:53:17la proposition
00:53:17de Gabriel Attal
00:53:18de fermer
00:53:20100 ou 200
00:53:22sans collèges
00:53:24qui sont devenus
00:53:25des ghettos.
00:53:26Tony Blair,
00:53:27quand il était arrivé
00:53:27au pouvoir
00:53:28en Grande-Bretagne,
00:53:29avait audité
00:53:31absolument
00:53:31tous les établissements
00:53:32scolaires
00:53:33et avait fermé
00:53:34ceux pour lesquels
00:53:35il ne discernait
00:53:36aucun.
00:53:36Dans certains cas...
00:53:38C'est d'une logique
00:53:39implacable
00:53:39puisqu'en fait,
00:53:40ça n'amène rien,
00:53:41ça n'apporte rien
00:53:42d'être dans un ghetto
00:53:43et de ne pas pouvoir
00:53:44apprendre,
00:53:44au contraire.
00:53:44Et sans collège,
00:53:46ça me semble être
00:53:47vraiment le minimum.
00:53:49Ça doit être vraiment
00:53:50la fourchette basse
00:53:51et surtout là
00:53:52où c'est vraiment
00:53:53le plus grave.
00:53:53Bien sûr.
00:53:54Mais ces propositions
00:53:55ont, me semble-t-il,
00:53:56au moins un mérite.
00:53:57Elles permettent
00:53:58de distinguer
00:53:59les partis
00:53:59et les candidats
00:54:00qui ont travaillé
00:54:01de ceux qui n'ont rien fait.
00:54:02Parce que les propositions
00:54:03d'Olivier Faure,
00:54:04alors on dit
00:54:05il y a une baisse
00:54:05de niveau général,
00:54:06le système scolaire
00:54:07est en train
00:54:08de s'effondrer,
00:54:09il faut un choc
00:54:10d'autorité.
00:54:10Que dit Olivier Faure,
00:54:11qui est donc candidat
00:54:12à la primaire socialiste ?
00:54:13Il dit
00:54:14oui ça va aller,
00:54:14on va mettre des psychologues
00:54:15et on va offrir
00:54:16le petit déjeuner.
00:54:17Il a dû écrire ça
00:54:18sur un coin de table
00:54:19ce qui montre bien
00:54:20que la gauche
00:54:20hors Jean-Luc Mélenchon,
00:54:22parce que Jean-Luc Mélenchon,
00:54:23quoi qu'on pense
00:54:23de son projet,
00:54:24il a travaillé.
00:54:25Mais la gauche
00:54:26hors Jean-Luc Mélenchon
00:54:27n'a évidemment pas travaillé
00:54:28et n'est pas du tout prête
00:54:29pour cette élection présidentielle.
00:54:30160 000 enseignants en plus
00:54:32pour Jean-Luc Mélenchon.
00:54:33Pour Jean-Luc Mélenchon,
00:54:34je vous dis,
00:54:35il a un projet,
00:54:35on en pense ce qu'on veut
00:54:36de son projet,
00:54:37mais il a un projet,
00:54:38il est sur la table
00:54:39et les candidats
00:54:39pourront en débattre.
00:54:41La gauche hors Jean-Luc Mélenchon,
00:54:42elle est complètement absente,
00:54:43elle n'a pas fait le travail
00:54:44et franchement,
00:54:45c'est le vide sidéral.
00:54:46Faire ce genre de proposition
00:54:47alors que le constat
00:54:49est sur la table,
00:54:49que les Français
00:54:50demandent un choc d'autorité,
00:54:52un redressement,
00:54:53c'est vraiment lamentable.
00:54:55Alors choc d'autorité,
00:54:56est-ce que ça a été
00:54:56un choc,
00:54:57j'allais dire,
00:54:58de déplacement
00:54:59lorsque Emmanuel Macron
00:55:00est arrivé au lycée Chaptal
00:55:02à Mande ?
00:55:02Écoutez ce qu'il dit
00:55:03sur le niveau scolaire
00:55:04de la France.
00:55:05On a aussi beaucoup...
00:55:06Quand on regarde notre système,
00:55:07c'est vrai qu'il peut être amélioré,
00:55:09tu as raison.
00:55:10Mais au fond,
00:55:11ça suppose une réorganisation
00:55:12collective et il faut trouver,
00:55:14c'est un peu comme nous
00:55:14avec les téléphones
00:55:16au niveau de l'établissement,
00:55:17il faut trouver au niveau
00:55:17de la nation
00:55:19un accord pour que ça passe.
00:55:20Si on s'adapte aux élèves,
00:55:22on devrait sans doute
00:55:24commencer un petit peu plus tard
00:55:25dans la matinée,
00:55:26surtout quand on est ado,
00:55:27parce que les nuits,
00:55:29c'est à peu près établi.
00:55:30Le matin,
00:55:31on est un peu dans le gaz.
00:55:33Ça peut durer parfois
00:55:34au-delà de l'adolescence.
00:55:37Mais il faudrait commencer
00:55:38un petit peu plus tard.
00:55:39Il faudrait mieux répartir
00:55:40dans la journée.
00:55:40Tu as raison.
00:55:42Mais ça suppose aussi
00:55:42de repenser le temps
00:55:43des vacances.
00:55:45Bon, là,
00:55:45on parlait d'impréparation.
00:55:46Vous parliez d'Olivier Fort
00:55:47sur un coin de table
00:55:48qui a gribouillé des trucs.
00:55:50Là, on...
00:55:50Non, mais je trouve
00:55:51que c'est une très bonne idée
00:55:52de faire commencer
00:55:54l'école pour les ados
00:55:55à 11h30.
00:55:57C'est bien,
00:55:5811h30.
00:55:58Ils peuvent faire
00:55:59la grâce matinée.
00:56:02Alors, franchement,
00:56:02je n'avais pas entendu
00:56:03ces déclarations.
00:56:04C'est hallucinant.
00:56:06On est vraiment complètement...
00:56:08On sent que c'est
00:56:09une fin de mandat.
00:56:10La seule bonne nouvelle,
00:56:11c'est que ça ne verra
00:56:11jamais le jour.
00:56:12Il s'agit de la dernière
00:56:13rentrée du président
00:56:15de la République
00:56:15et que désormais,
00:56:17ça relèvera
00:56:17de la responsabilité
00:56:18de son successeur.
00:56:19La prochaine rentrée,
00:56:20ça n'est pas lui
00:56:20qui va organiser
00:56:21avec M. Jeffrey
00:56:22la prochaine rentrée.
00:56:23Donc, il émet des idées
00:56:25comme ça.
00:56:26On se demande parfois
00:56:27si ce n'est pas fait exprès,
00:56:29si ce n'est pas
00:56:29sur le ton de la blague.
00:56:30On est en train
00:56:31de s'interroger
00:56:31de savoir quand même...
00:56:32Le raisonnement
00:56:32est vicié à la base
00:56:33parce que tout au début,
00:56:35il explique très vite
00:56:35où il faut que l'école
00:56:37s'adapte à l'enfant.
00:56:38Oui.
00:56:38C'est l'école Montessori
00:56:40qui a fait ça.
00:56:41C'est juste l'inverse
00:56:42qu'il faut.
00:56:43Et puis alors,
00:56:43pour vous répondre
00:56:45et compléter ce que vous disiez
00:56:46sur l'école privée
00:56:47sous contrat,
00:56:47vous avez effectivement...
00:56:48Alors, d'abord,
00:56:50l'école privée
00:56:50sous contrat,
00:56:51vous avez des dossiers,
00:56:53vous avez une demande,
00:56:54une forte demande
00:56:55et malheureusement,
00:56:57les écoles sous contrat
00:56:58ne peuvent pas accepter
00:56:59tout le monde.
00:56:59La deuxième,
00:57:00c'est que vous avez aussi
00:57:01une partie de la classe politique
00:57:02et je pense notamment
00:57:03à M. Vanier
00:57:04qui veut détruire
00:57:05l'école privée
00:57:07et notamment
00:57:07l'école privée catholique
00:57:09et ça,
00:57:10c'est vraiment
00:57:11aligné
00:57:12dans un projet de loi.
00:57:13de clichés
00:57:14et de fausses informations
00:57:16sur l'école.
00:57:17Moi, j'avais fait un reportage
00:57:18à la Cabucelle.
00:57:19Les gens qui connaissent Marseille
00:57:21connaissent ce quartier
00:57:22qui est vraiment
00:57:23très très pauvre,
00:57:24avec une énorme proportion
00:57:27d'enfants issus
00:57:28de l'immigration.
00:57:29Il y a un collège privé
00:57:30qui s'appelle
00:57:31Joseph de Viala.
00:57:32Je peux vous assurer
00:57:34que ça fonctionne
00:57:35très très bien
00:57:36avec des mères musulmanes
00:57:38voilées pour la plupart.
00:57:39Mais c'est précisément pour ça
00:57:39qu'ils veulent l'arrêter.
00:57:40C'est parce que ça fonctionne bien.
00:57:42On est typiquement au cœur
00:57:43de l'idéologie
00:57:44de l'extrême gauche
00:57:45parce que ça fonctionne bien
00:57:46pour une partie des élèves
00:57:47parce que l'enseignement privé
00:57:48fonctionne bien
00:57:49avec ses défauts naturellement
00:57:50mais ça fonctionne plutôt bien.
00:57:52Donc, ils considèrent
00:57:53que c'est réservé aux privilégiés
00:57:54et donc, il faut niveler tout ça
00:57:56mais pas par le haut.
00:57:57Il faut niveler par le bas.
00:57:59Puisque certains ont accès
00:58:00à cet enseignement de qualité,
00:58:02il n'y a aucune raison
00:58:02qu'il y ait des passe-droits.
00:58:04Donc, tout le monde, désormais,
00:58:05devra se contenter
00:58:07d'un enseignement,
00:58:07j'allais dire bas de gamme.
00:58:08Ne disons pas cela
00:58:09parce qu'il y a des centaines
00:58:10de milliers de professeurs
00:58:11qui se donnent
00:58:12pour essayer de faire
00:58:13le mieux possible.
00:58:15Mais il n'en reste pas moins
00:58:16que nous avons détaillé
00:58:17les chiffres,
00:58:17qu'ils ne sont pas bons
00:58:18et donc, ça ne peut pas convenir
00:58:20à l'extrême gauche
00:58:21qui veut tout niveler
00:58:22par le bas
00:58:22et qui veut détruire
00:58:23s'il fonctionne,
00:58:24le peu de choses
00:58:25qui fonctionnent en France.
00:58:26Vous savez,
00:58:26c'est la série préférée
00:58:27de la France insoumise,
00:58:29c'est la déconstruction.
00:58:30Donc, c'est la suite
00:58:31de la déconstruction
00:58:32avec effectivement
00:58:32ce niveau par le bas.
00:58:34Tout ce qui marche,
00:58:34on le casse.
00:58:37Mickaël M
00:58:38est un animateur
00:58:39du périscolaire parisien.
00:58:41Il était jugé
00:58:43ce lundi et mardi
00:58:44pour des agressions sexuelles
00:58:46commises sur neuf enfants
00:58:47âgés de six à neuf ans.
00:58:48Les faits ont été commis
00:58:49entre septembre 2022
00:58:51et janvier 2024
00:58:52au sein
00:58:53d'une des écoles
00:58:54qui était
00:58:55un des épicentres
00:58:57du périscolaire parisien,
00:58:58l'école Vigée-le-Brun
00:58:59dans le 15e arrondissement.
00:59:01Célia Barotte
00:59:02du service police-justice
00:59:03de CNews
00:59:04nous a rejoint.
00:59:06Ce procès continue aujourd'hui ?
00:59:07Non, non.
00:59:08Il s'est terminé hier.
00:59:09Il s'est terminé hier.
00:59:10Mais on attend la décision.
00:59:11Que le 15 septembre prochain.
00:59:13Et donc, aujourd'hui ?
00:59:14Alors, nous avons eu connaissance
00:59:16des réquisitions.
00:59:17Hier, cet homme,
00:59:18eh bien, il encourait
00:59:19jusqu'à dix ans
00:59:20d'emprisonnement.
00:59:21En fait, il encourt toujours
00:59:22jusqu'à dix ans d'emprisonnement
00:59:23et 150 000 euros d'amende.
00:59:24Mais le parquet de Paris
00:59:25a requis à son encontre
00:59:27cinq ans d'emprisonnement,
00:59:29donc quatre ans
00:59:30avec sursis,
00:59:31un an ferme,
00:59:32une période aussi
00:59:34de cinq ans
00:59:35de suivi socio-judiciaire.
00:59:38Michael M.,
00:59:39il a 38 ans,
00:59:40il a passé son BAFA
00:59:41à 30 ans,
00:59:42il a exercé
00:59:44dans des établissements
00:59:45à Bagneux,
00:59:45il a également exercé
00:59:46en tant qu'animateur scolaire
00:59:48à Paris,
00:59:50notamment dans le 15e
00:59:51arrondissement de Paris.
00:59:52Il avait son casier judiciaire
00:59:55vierge jusqu'à aujourd'hui,
00:59:56mais aujourd'hui,
00:59:57il reconnaît avoir commis
00:59:58des agressions sexuelles
00:59:59sur neuf mineurs
01:00:01des fillettes
01:00:03scolarisées
01:00:04entre le CP
01:00:04et le CM2.
01:00:06Hier,
01:00:07on a assisté
01:00:07vraiment dans cette salle
01:00:08d'audience
01:00:09pendant sept heures
01:00:09à la lecture
01:00:10de témoignages
01:00:11vraiment édifiants,
01:00:13horribles,
01:00:14notamment pour les parents,
01:00:15les quelques parents
01:00:15qui étaient présents
01:00:16dans la salle.
01:00:17On a appris
01:00:18que cet animateur,
01:00:18il a reconnu
01:00:19avoir touché
01:00:20les fesses
01:00:21de plusieurs jeunes filles,
01:00:22il a également touché
01:00:23leurs parties intimes,
01:00:25ça s'est passé parfois
01:00:26à la cantine,
01:00:27sous le préau,
01:00:27ou encore lors de sorties
01:00:30notamment au bullying,
01:00:31des faits commis
01:00:32devant ses anciens collègues
01:00:35qui ont signalé,
01:00:36qui ont témoigné
01:00:37notamment lors de la procédure
01:00:39d'un comportement alarmant
01:00:42concernant ce Michael M.
01:00:44Et donc,
01:00:44il a reconnu les faits,
01:00:46il a même aussi déclaré
01:00:48qu'il était soulagé
01:00:49d'avoir été interpellé,
01:00:50car, je cite,
01:00:51les choses auraient pu aller
01:00:52beaucoup plus loin
01:00:53avec les enfants.
01:00:54Lorsque le président
01:00:55lui pose la question
01:00:56sur son risque de rechute,
01:00:58son risque de récidive,
01:00:59eh bien,
01:00:59il n'apporte pas
01:01:00de réponse claire.
01:01:01Il explique que personnellement,
01:01:04il ne pense pas rechuter,
01:01:05mais rien n'est clair,
01:01:06rien n'est sûr
01:01:08concernant
01:01:09cette remise en question
01:01:10de cet homme
01:01:11qui est actuellement
01:01:12en train de suivre
01:01:12un processus thérapeutique.
01:01:15Il faut souligner
01:01:16le courage des parents
01:01:17qui ont poursuivi cet homme,
01:01:19puisque les faits
01:01:21ont été signalés
01:01:22en 2024.
01:01:24Il n'a été placé
01:01:25en garde à vue
01:01:25qu'en mars 2026,
01:01:27et les faits
01:01:28sont jugés
01:01:29en août 2026.
01:01:32Donc,
01:01:32beaucoup d'attentes
01:01:33pour ces familles.
01:01:34Ils attendent
01:01:35une sanction,
01:01:37en tout cas,
01:01:37à la hauteur
01:01:38du préjudice
01:01:38et des souffrances
01:01:39de ces fillettes.
01:01:42Certaines
01:01:42ont un problème
01:01:44avec la pudeur,
01:01:45avec leur corps,
01:01:46aujourd'hui,
01:01:46et font encore
01:01:47des cauchemars.
01:01:47Et on en revient,
01:01:48en fait,
01:01:48à ce réquisitoire.
01:01:50On a malheureusement
01:01:51pris l'habitude
01:01:52avec les jugements,
01:01:53puisqu'il y a eu
01:01:55deux relaxes
01:01:55et une condamnation
01:01:57de sursis.
01:01:57Et une condamnation
01:01:58de sursis.
01:01:59Et donc,
01:02:00là où on s'attendait
01:02:01à un choc
01:02:02pour les parents,
01:02:04pour les enfants,
01:02:05aujourd'hui,
01:02:06on a l'impression
01:02:06que la parole
01:02:07de l'enfant
01:02:07n'est plus écoutée,
01:02:08puisque Michael M,
01:02:10je parle sous votre contrôle,
01:02:10en courait jusqu'à
01:02:1110 ans de prison.
01:02:12Et là,
01:02:12c'est 5 ans,
01:02:13dont un enferme.
01:02:14Un enferme,
01:02:15c'est sous bracelet électronique.
01:02:16Le procureur a expliqué
01:02:18que lui,
01:02:19il ne demandait pas forcément
01:02:20l'aménagement
01:02:20de cette peine ferme.
01:02:22Si cette peine
01:02:23d'un an de prison
01:02:24est ferme,
01:02:25est prononcée,
01:02:27le juge d'application
01:02:27des peines,
01:02:28bien évidemment,
01:02:29peut l'aménager.
01:02:30sous bracelet,
01:02:30c'est obligatoire.
01:02:32Ça devient automatique,
01:02:33en tout cas.
01:02:34Je ne sais pas si c'est
01:02:34obligatoire,
01:02:35mais c'est automatique,
01:02:36effectivement.
01:02:36Et voilà,
01:02:37donc,
01:02:38à nouveau,
01:02:38ce désarroi des parents,
01:02:41des associations.
01:02:42Combien de fois
01:02:43on a ici reçu
01:02:44SOS Périscolaire
01:02:45qui lutte,
01:02:45effectivement,
01:02:46pour avoir des peines
01:02:47adaptées à la gravité
01:02:49des faits.
01:02:50Oui, parce qu'on peut dire,
01:02:51c'est le premier prévenu
01:02:53dans les dossiers
01:02:53du Périscolaire parisien
01:02:54qui reconnaît les faits.
01:02:55C'est ça.
01:02:56On a aussi 9,
01:02:57le nombre de victimes
01:02:58est quand même important,
01:02:59neuf fillettes dans ce dossier.
01:03:01Que faut-il
01:03:02pour que l'on soit
01:03:03lié à des réquisitions
01:03:05beaucoup plus supérieures
01:03:06ou tout au moins,
01:03:07on attend aussi
01:03:08la décision du 15 septembre.
01:03:09Mais que faut-il
01:03:10pour que la peine
01:03:11de 10 ans d'emprisonnement
01:03:12soit requise ?
01:03:13Alors,
01:03:13c'est vrai que c'est
01:03:14un primo délinquant,
01:03:15mais on peut quand même
01:03:16s'étonner de ça.
01:03:17Alors,
01:03:18une deuxième affaire
01:03:18est jugée en l'occurrence
01:03:19aujourd'hui,
01:03:20ce mardi,
01:03:20dans le 20e arrondissement de Paris,
01:03:22le mari d'une enseignante
01:03:23de maternelle de l'école
01:03:24des Grands Champs
01:03:25poursuivie pour violences sexuelles.
01:03:27Selon les éléments de l'affaire,
01:03:29l'homme se serait rendu
01:03:30à plusieurs reprises
01:03:30au sein de l'établissement
01:03:32et jusque dans les toilettes.
01:03:33Mathieu De Vez
01:03:34est avec Laurence Ellarié
01:03:36au tribunal judiciaire de Paris.
01:03:39Qu'en est-il,
01:03:39cher Mathieu ?
01:03:44Bonjour, Pierre.
01:03:45Écoutez,
01:03:45c'est un homme
01:03:46de 22 ans
01:03:46qui est jugé
01:03:47aujourd'hui
01:03:48pour agression sexuelle
01:03:49sur deux enfants.
01:03:51Vous l'avez dit,
01:03:51c'était l'année dernière
01:03:52dans une école maternelle
01:03:53du 20e arrondissement
01:03:54de la capitale
01:03:55et on parle d'un petit garçon
01:03:57alors âgé de 4 ans
01:03:58et d'une petite fille,
01:03:59elle, âgée de 3 ans.
01:04:01Précision importante,
01:04:02vous l'avez dit,
01:04:02c'est le compagnon
01:04:03d'une institutrice
01:04:05qui est jugée aujourd'hui
01:04:06et d'ailleurs,
01:04:06on peut bien se demander
01:04:07qu'est-ce qu'il faisait
01:04:08dans l'enceinte
01:04:08de l'établissement.
01:04:10En réalité,
01:04:11l'affaire Pierre,
01:04:12elle débute le 30 septembre 2025
01:04:14quand les parents
01:04:15de la petite fille
01:04:16déposent plainte
01:04:17car leur enfant
01:04:18leur raconte
01:04:20que cet homme,
01:04:21le mari de la maîtresse
01:04:22à l'époque,
01:04:23c'est comme cela
01:04:23qu'elle l'appelle,
01:04:24le compagnon
01:04:24de l'institutrice,
01:04:26lui a touché les fesses
01:04:27dans les toilettes
01:04:29de cet établissement.
01:04:30Quelques semaines plus tard,
01:04:31c'est la maman
01:04:31du petit garçon
01:04:32cette fois-ci
01:04:33qui dépose plainte
01:04:34car son fils
01:04:35lui raconte
01:04:36que le compagnon
01:04:37de l'institutrice
01:04:38lui a baissé
01:04:39le pantalon
01:04:39et le slip.
01:04:40Alors suite à ces déclarations,
01:04:42l'institutrice
01:04:43et son compagnon
01:04:44vont être placés
01:04:45en garde à vue.
01:04:46L'institutrice
01:04:47va ressortir
01:04:48libre de garde à vue.
01:04:49Le compagnon
01:04:49lui va être placé
01:04:50sous contrôle judiciaire.
01:04:51Aujourd'hui,
01:04:52il encourt
01:04:5310 ans de prison
01:04:53et 150 000 euros d'amende.
01:04:55Et puis,
01:04:56dernière information
01:04:56avant de vous quitter,
01:04:57sachez que les débats
01:04:58se tiennent à huit clos.
01:04:59C'est une demande
01:05:00de l'avocate du prévenu,
01:05:01c'est-à-dire
01:05:02sans public
01:05:03et sans journaliste.
01:05:04Donc,
01:05:04on ne connaît pas
01:05:05la teneur des débats
01:05:06qui se tiennent
01:05:07juste derrière moi.
01:05:08On connaît très bien sûr
01:05:09à la sortie de l'audience
01:05:10en interrogeant
01:05:11les personnes
01:05:12qui étaient présentes
01:05:13dans la salle
01:05:13et bien sûr,
01:05:14on verra ça
01:05:14dans les minutes
01:05:16et les heures
01:05:17qui viennent
01:05:17sur CNews.
01:05:18Merci beaucoup
01:05:19Mathieu Devez
01:05:20avec Laurent Sélarié.
01:05:22Dans un instant,
01:05:23l'immigration,
01:05:24les propositions
01:05:25notamment de Raphaël Glucksmann.
01:05:27Vous allez voir,
01:05:28c'est assez disruptif.
01:05:30A tout de suite
01:05:30sur CNews.
01:05:34Dans un petit quart d'heure
01:05:35dans l'info de Villeneuve,
01:05:36nous rendrons hommage
01:05:37à Édouard Balladur
01:05:38qui nous a quittés.
01:05:39On a appris l'information
01:05:40hier soir.
01:05:41Nous lui rendrons hommage
01:05:42avec l'un de ses anciens
01:05:43ministres,
01:05:44Gérard Longuet,
01:05:45qui aura la gentillesse
01:05:47d'être avec nous.
01:05:48Nous sommes toujours
01:05:49avec Johan Uzey,
01:05:50avec Judith Weintraub
01:05:52et nous accueillons
01:05:53Nicolas Pouvromonti
01:05:54de l'Institut de la démographie
01:05:56et de l'immigration.
01:05:57Bonjour Nicolas.
01:05:58Observatoire de l'immigration
01:05:59et de la démographie.
01:06:00Je n'arrive jamais
01:06:01à mettre tout dans le bon sens
01:06:02mais un jour,
01:06:03je vous promets que...
01:06:05Sinon, il faut dire l'OID
01:06:06et comme ça,
01:06:07on saura que c'est vous.
01:06:09On va parler de l'immigration.
01:06:11Pourquoi ?
01:06:11Parce que vous avez tous
01:06:12et nous avons bien couvert
01:06:14de ce qui s'est passé
01:06:15à Ceuta
01:06:16ces dernières semaines
01:06:18et Pedro Sanchez,
01:06:20dans un instant,
01:06:20nous allons l'écouter,
01:06:22trouve une pirouette
01:06:24pour dire
01:06:25que finalement,
01:06:26tout est rentré dans l'ordre
01:06:27mais ça a été instrumentalisé
01:06:29par l'extrême droite,
01:06:30par des ingérences étrangères,
01:06:33etc.
01:06:33On va l'écouter,
01:06:34c'est très intéressant.
01:06:34Mais ce que je voudrais d'abord voir,
01:06:36puisqu'on a parlé des présidentiables
01:06:38et de ce qu'ils ont à apporter
01:06:41également au niveau de l'éducation,
01:06:43eh bien,
01:06:43ils s'intéressent également,
01:06:44évidemment,
01:06:45au dossier de l'immigration.
01:06:46Et lorsqu'il a été invité
01:06:48de la nouvelle émission
01:06:49de la chaîne publique France
01:06:51Jeux ce dimanche,
01:06:53Raphaël Glucksmann
01:06:54a défendu la régularisation
01:06:56des travailleurs sans papier,
01:06:58sans préciser, bien sûr,
01:06:59le nombre de personnes concernées.
01:07:01Et pour nous expliquer cela,
01:07:02Mathilde Ibanez.
01:07:04Et si Raphaël Glucksmann
01:07:06voulait suivre le modèle espagnol ?
01:07:08Comme Pedro Sanchez,
01:07:10le leader de la place publique
01:07:11assume une gauche progressiste
01:07:13et pro-européenne.
01:07:14Sur l'immigration notamment,
01:07:16même ligne assumée,
01:07:17régulariser les travailleurs sans papier
01:07:19qui participent déjà
01:07:20à l'économie française.
01:07:22Ce qui est certain,
01:07:22c'est qu'il y aurait des régularisations,
01:07:24oui,
01:07:24de travailleurs qui aujourd'hui
01:07:26n'ont pas leur papier,
01:07:27qui travaillent en France,
01:07:29qui participent à la vie économique
01:07:31de notre pays.
01:07:31Une position proche de celle
01:07:33de Pedro Sanchez
01:07:34qui a engagé en Espagne
01:07:35une vaste régularisation
01:07:37d'environ 500 000 travailleurs étrangers.
01:07:39Il y a besoin de régulariser
01:07:41les travailleurs dont on a besoin.
01:07:42En fait, on a besoin
01:07:43de sortir de l'hypocrisie.
01:07:44Et il faut une politique de maîtrise
01:07:46sur la question migratoire.
01:07:48Il faut une politique de contrôle.
01:07:50Moi, je ne suis pas en train
01:07:50de vous expliquer qu'on va ouvrir
01:07:51les frontières et laisser venir tout le monde.
01:07:53Pour lui, Pedro Sanchez
01:07:54est surtout la preuve
01:07:55qu'une gauche réformiste européenne
01:07:57peut encore résister
01:07:58à la poussée de l'extrême droite.
01:07:59Il reste désormais à savoir
01:08:01si le modèle espagnol
01:08:02peut traverser les Pyrénées
01:08:04et convaincre les électeurs français.
01:08:07Frédéric Trahini
01:08:08est le correspondant
01:08:09en direct de CNews en Espagne.
01:08:12Frédéric,
01:08:13évidemment,
01:08:13on ne peut pas s'empêcher
01:08:14de se dire
01:08:16que Raphaël Glucksmann
01:08:19s'inspire du modèle
01:08:20de Pedro Sanchez.
01:08:23Oui, c'est fort probable.
01:08:24Pedro Sanchez,
01:08:25qui s'est inscrit en contre
01:08:26des directives de l'Union européenne,
01:08:28en assumant tout de suite,
01:08:29dès le printemps dernier,
01:08:30une régularisation massive
01:08:32de 500 000 personnes.
01:08:33Alors, au total,
01:08:35il fallait être...
01:08:37pouvoir être...
01:08:38faire preuve, pardon,
01:08:39d'une présence de 5 mois
01:08:41en Espagne
01:08:41et puis, également,
01:08:43faire preuve
01:08:44d'un casier judiciaire vierge.
01:08:46Mais, au total,
01:08:47ce sont 1 175 000 demandes
01:08:49qui ont été déposées,
01:08:49c'est-à-dire plus du double
01:08:50que le projet initial prévu.
01:08:53Et, pour l'instant,
01:08:54600 000 demandes
01:08:55ont été admises à procédure
01:08:58et 160 000 parmi elles
01:08:59ont obtenu leur sésame
01:09:01et payent déjà
01:09:02leur sécurité sociale.
01:09:03Alors, au total,
01:09:03combien de personnes
01:09:05vont être régularisées au final ?
01:09:07C'est difficile à dire,
01:09:07il n'y a pas de chiffre officiel,
01:09:09mais selon les experts
01:09:10consultés par la presse,
01:09:11eh bien,
01:09:11au moins 30 % de rejets
01:09:14vont avoir lieu
01:09:15sur le total,
01:09:16ce qui laisserait
01:09:16environ 800 000 personnes
01:09:18régularisées au final,
01:09:20c'est-à-dire 300 000 personnes
01:09:21de plus que l'objectif initial.
01:09:22Et puis,
01:09:23autre projection
01:09:23plus spectaculaire
01:09:25à prendre également
01:09:26avec prudence,
01:09:27celle des hauts fonctionnaires
01:09:28de la police des frontières
01:09:29et des étrangers en Espagne
01:09:30qui estiment qu'au total,
01:09:32cette régularisation
01:09:33pourrait représenter
01:09:343 millions de personnes
01:09:35si on tient compte
01:09:36du regroupement familial
01:09:37à raison de 3 personnes
01:09:39par migrant régularisées.
01:09:40Bref,
01:09:41le débat fait rage en Espagne
01:09:43autour de cette question
01:09:43de l'immigration aussi.
01:09:44Ce sont des chiffres
01:09:46vertigineux.
01:09:47Et justement,
01:09:47sur ce sujet,
01:09:48écoutons Pedro Sanchez
01:09:49puisqu'il a pris la parole.
01:09:54Ces rumeurs sont
01:09:55de la désinformation
01:09:56par des réseaux sociaux
01:09:57liés tant à la Russie
01:09:58qu'à Israël,
01:09:59ainsi qu'à une scène
01:10:00internationale
01:10:01d'extrême droite
01:10:01qui utilise toujours
01:10:03la question migratoire,
01:10:04non seulement pour attaquer
01:10:05l'Espagne,
01:10:06mais aussi l'Europe
01:10:07et la diviser.
01:10:08à l'Europe
01:10:08et la diviser.
01:10:10Voilà,
01:10:10Pedro Sanchez
01:10:11qui,
01:10:12sur l'affaire de Ceuta
01:10:13et sur le dossier
01:10:15de l'immigration
01:10:15en général,
01:10:17fait cette sortie
01:10:18et accuse
01:10:19des ingérences étrangères.
01:10:21D'ailleurs,
01:10:22Guidéon Sarr,
01:10:22le ministre israélien,
01:10:24lui a répondu
01:10:24par un tweet
01:10:26en disant
01:10:27que le président
01:10:28du gouvernement
01:10:28ment effrontément,
01:10:31comme vous pouvez le voir
01:10:31là-dessus.
01:10:34Frédéric Trahini,
01:10:36Pedro Sanchez,
01:10:37évidemment,
01:10:37fait l'actualité
01:10:39du jour
01:10:40avec,
01:10:41évidemment,
01:10:41ce dossier
01:10:42de l'immigration,
01:10:43mais pas que.
01:10:44C'était,
01:10:45effectivement,
01:10:46il s'exprimait hier
01:10:47dans une interview
01:10:47dans un contexte
01:10:48très compliqué
01:10:49puisque un récent sondage
01:10:50publié hier par El Mudo
01:10:51montre que 7 Espagnols
01:10:52sur 10,
01:10:53eh bien,
01:10:54voudrait son départ
01:10:55à des élections anticipées
01:10:56et que sa cote de popularité
01:10:58est tombée à 3 sur 10.
01:10:59Demain,
01:11:00c'est une mobilisation générale
01:11:02dans tout le pays
01:11:02qui a été convoquée
01:11:03par l'opposition de droite
01:11:04et donc Pedro Sanchez
01:11:05avait tenu
01:11:06à s'exprimer
01:11:07lors de cette interview
01:11:08sur la question
01:11:09de Ceuta
01:11:10qui va être critiquée
01:11:11lors des manifestations
01:11:12de demain
01:11:13et il a tenu
01:11:14dans un premier temps
01:11:15à exonérer
01:11:16de toute responsabilité
01:11:17le royaume du Maroc
01:11:19alors que beaucoup
01:11:19d'analystes ici
01:11:20accusent Rabat
01:11:21d'être origine
01:11:22de cette crise migratoire
01:11:23et puis,
01:11:24effectivement,
01:11:25il a mis en cause
01:11:25des réseaux sociaux
01:11:27liés à la Russie,
01:11:28à Israël
01:11:29et à cette fameuse
01:11:30internationale
01:11:31de l'extrême droite
01:11:32irritée
01:11:33par les prises
01:11:33de position
01:11:34selon lui
01:11:34de l'Espagne
01:11:35sur l'Ukraine
01:11:38et sur Gaza
01:11:39et qui donc
01:11:39aurait diffusé
01:11:40des rumeurs,
01:11:41des fake news
01:11:41qui ont amplifié
01:11:42le mouvement
01:11:43notamment une
01:11:43selon laquelle
01:11:44tout migrant
01:11:45arrivé à la nage
01:11:47à Ceuta
01:11:47ne pouvait pas
01:11:48être légalement
01:11:49rejeté
01:11:50ce qui est faux
01:11:51bien évidemment
01:11:51Moscou a réagi aussitôt
01:11:53en disant que
01:11:53la Russie
01:11:54n'était absolument
01:11:55pas impliquée
01:11:56et effectivement
01:11:57le ministre des affaires
01:11:58étrangères israélien
01:12:00a été beaucoup plus
01:12:01tranchant
01:12:01en accusant
01:12:02Pedro Sanchez
01:12:03d'accuser Israël
01:12:05pour mieux masquer
01:12:06sa gestion
01:12:07honteuse
01:12:07de l'Espagne
01:12:08je cite
01:12:09le ministre des affaires
01:12:10étrangères israélien
01:12:10Merci beaucoup
01:12:12Frédéric Trahini
01:12:13correspondant
01:12:14de CNews
01:12:15en Espagne
01:12:16Nicolas Pouvromonti
01:12:17il y a quand même
01:12:18quelque chose
01:12:19d'assez extraordinaire
01:12:20je parle évidemment
01:12:21de façon ironique
01:12:23on a une Europe
01:12:24qui a adopté
01:12:25le règlement retour
01:12:25on s'est armé
01:12:27de différents
01:12:30modus operandi
01:12:31pour lutter
01:12:32contre l'immigration
01:12:33massive
01:12:33et on a
01:12:34un homme
01:12:35qui n'a pas de majorité
01:12:36qui est décrié
01:12:37par une grande
01:12:38majorité des Espagnols
01:12:39qui d'une certaine manière
01:12:41fait sa loi
01:12:41et celle de l'Europe
01:12:42en Espagne
01:12:43Mais vous mettez le doigt
01:12:44Pierre De Vildo
01:12:45avec ce que vous décrivez
01:12:46sur l'une des faiblesses
01:12:48essentielles
01:12:48de l'état actuel
01:12:49du droit de l'Union Européenne
01:12:50sur l'immigration
01:12:50c'est effectivement
01:12:51qu'un pays
01:12:52même isolé
01:12:53même seul contre tous
01:12:54et c'est un peu le cas
01:12:55de l'Espagne aujourd'hui
01:12:56sur les questions migratoires
01:12:57en Europe
01:12:57est en mesure
01:12:58d'imposer les conséquences
01:12:59de ces décisions
01:13:00à l'ensemble de la zone
01:13:01pour différentes raisons
01:13:02d'abord parce que
01:13:04l'appel d'air
01:13:05qu'il génère
01:13:06a des ramifications
01:13:07en rebond
01:13:08des migrations
01:13:09de rebond
01:13:09qui sont générées
01:13:10dans l'ensemble
01:13:10des pays de la zone
01:13:11c'est le principe
01:13:11de l'espace Schengen
01:13:12on a des contrôles
01:13:14aux frontières
01:13:14qui peuvent être établis
01:13:15temporairement
01:13:16mais qui sont en vérité
01:13:17très limités
01:13:17dans la forme
01:13:18qu'ils peuvent prendre
01:13:19on a des régimes
01:13:20dérogatoires
01:13:21comme à Ceuta
01:13:21où effectivement
01:13:22on ne passe pas facilement
01:13:24sans contrôle
01:13:24de Ceuta à l'Espagne
01:13:25mais il existe
01:13:26différentes façons légales
01:13:27d'aller de Ceuta
01:13:28à l'Espagne
01:13:29quand on est un migrant
01:13:30qui est arrivé ces derniers mois
01:13:31notamment quand on est
01:13:32un demandeur d'asile
01:13:33et donc finalement
01:13:34aujourd'hui on voit
01:13:35qu'il y a plusieurs blocs
01:13:36en Europe
01:13:36il y a un consensus
01:13:38majoritaire
01:13:38qui se dégage
01:13:39avec à la fois
01:13:40les pays nordiques
01:13:41l'Allemagne
01:13:42l'Italie
01:13:42une large part
01:13:43de l'Europe centrale
01:13:44et orientale
01:13:45il y a l'Espagne
01:13:46un peu seule
01:13:47contre toute
01:13:47et puis il y a un marais
01:13:48un ventre mou
01:13:49et c'est aujourd'hui
01:13:50la position de la France
01:13:51sur ce sujet
01:13:52l'exécutif évidemment
01:13:53il n'endosse pas
01:13:54une position à la Pedro Sanchez
01:13:55qui assume d'être
01:13:56l'un des derniers leaders
01:13:57du monde démocratique
01:13:58favorable à l'immigration
01:13:59incontrôlée
01:13:59mais il ne soutient pas
01:14:01non plus
01:14:01les initiatives
01:14:02pourtant majoritaires
01:14:03au niveau européen
01:14:03qui ont notamment
01:14:04pour objet
01:14:05de faire en sorte
01:14:05que le genre de crise
01:14:07fulgurante
01:14:08qu'on a vécue
01:14:08à Ceuta
01:14:09ne puisse pas se rééditer
01:14:10La France a un point commun
01:14:13avec l'Espagne
01:14:14elle partage la gauche
01:14:15la plus radicalisée
01:14:16la plus absurde
01:14:17et la plus aveugle
01:14:18d'Europe
01:14:18parce que
01:14:19tous les sociodémocrates
01:14:20en Europe
01:14:21ont considérablement
01:14:22durci leur politique migratoire
01:14:24on parle beaucoup
01:14:24du Danemark
01:14:25on pourrait parler
01:14:26de la Norvège
01:14:27de la Suède
01:14:28des Pays-Bas
01:14:28on pourrait parler
01:14:30du SPD en Allemagne
01:14:31il n'y a que l'Espagne
01:14:33et que la France
01:14:33qui souhaitent poursuivre
01:14:35cette politique migratoire
01:14:37cette politique massive
01:14:39d'immigration
01:14:40qui nous conduit
01:14:41dans une impasse
01:14:42et qui était déjà
01:14:43dangereuse hier
01:14:44et qui sera
01:14:45plus encore demain
01:14:46et si M. Glucksmann
01:14:48évidemment ne donne pas
01:14:49de chiffres
01:14:50vous savez on dit
01:14:50que quand c'est flou
01:14:51il y a un loup
01:14:52là il n'est pas très difficile
01:14:53à débusquer le loup
01:14:54si M. Glucksmann
01:14:55dit oui
01:14:56si j'arrive au pouvoir
01:14:57il y aura des régularisations
01:14:59mais s'il ne donne pas
01:15:01de chiffres
01:15:01c'est parce que ce chiffre
01:15:02est inavouable
01:15:03c'est parce que ce chiffre
01:15:04est tellement colossal
01:15:05qu'il ne peut pas
01:15:07l'avouer
01:15:07et on peut imaginer
01:15:09évidemment
01:15:09qu'on serait
01:15:10sans doute assez proche
01:15:11des chiffres espagnols
01:15:13donc il ne peut pas le dire
01:15:14mais c'est une évidence
01:15:15M. Glucksmann
01:15:17souhaite mener
01:15:18et l'ensemble
01:15:18du parti socialiste
01:15:19d'ailleurs
01:15:19disons les choses
01:15:20souhaite mener
01:15:21une politique espagnole
01:15:23en France
01:15:24et voyez les titres
01:15:25des journaux espagnols
01:15:26avec un peu d'effarement
01:15:27elle paye tout à l'heure
01:15:28sur la régularisation de masse
01:15:29et puis là
01:15:29La Vanguardia
01:15:30qui est le journal
01:15:31du catalan
01:15:32du côté de Barcelone
01:15:34la Catalogne arrive en tête
01:15:35avec 257 000 demandes
01:15:39de permis de séjour
01:15:40et de travail
01:15:41sur 600 000
01:15:43c'est ça qui est
01:15:44assez incroyable
01:15:45c'est qu'on a promis 500
01:15:46il y a eu 1,2 million
01:15:48de demandes
01:15:49et finalement
01:15:49on se met d'accord
01:15:50sur 600
01:15:51et justement
01:15:52ça donne quand même
01:15:53le vertige
01:15:54C'est le principe
01:15:56de la pompe aspirante
01:15:57de toute façon
01:15:59sous toutes les latitudes
01:16:01à chaque fois
01:16:02qu'un gouvernement
01:16:03a procédé
01:16:04à des régularisations
01:16:07massives
01:16:08ça a attiré
01:16:09d'autres candidats
01:16:11au séjour en Europe
01:16:12ça ne rate jamais
01:16:14il n'y a absolument
01:16:15aucune
01:16:15et je parle sous le contrôle
01:16:16de Nicolas Pouvromonti
01:16:18aucune
01:16:18question à la règle
01:16:19mais vous parliez
01:16:21tout à l'heure
01:16:21de ventre mou
01:16:22à propos de la France
01:16:23désolé
01:16:23on n'est plus
01:16:24dans le ventre mou
01:16:24quand Emmanuel Macron
01:16:26parce que le programme
01:16:27des socialistes
01:16:28est aberrant
01:16:29mais sans vouloir
01:16:30lui faire de peine
01:16:31je ne suis pas sûre
01:16:32que Raphaël Gluckson
01:16:33ait une chance
01:16:34de se faire élire
01:16:35à la présidentielle
01:16:38Emmanuel Macron
01:16:39qui s'en va
01:16:40mais qui a
01:16:41des successeurs potentiels
01:16:43qui partagent
01:16:44sa position
01:16:44Emmanuel Macron
01:16:45a refusé
01:16:47plusieurs mesures
01:16:49sur lesquelles
01:16:50l'ensemble des Européens
01:16:52étaient d'accord
01:16:52pour essayer
01:16:53de reprendre
01:16:54le contrôle
01:16:54des flux migratoires
01:16:56notamment
01:16:56le traitement
01:16:57des demandes d'asile
01:16:58à l'extérieur
01:16:59des frontières européennes
01:17:00ça n'en fait pas
01:17:01un ventre mou
01:17:02ça en fait
01:17:03un complice
01:17:04de Pedro Sanchez
01:17:05Nicolas Pouvromont
01:17:06oui deux choses
01:17:07pour rebondir
01:17:08sur ce que dit
01:17:08Judith Ventraub
01:17:09d'abord
01:17:09l'effet d'appel d'air
01:17:10il est évidemment documenté
01:17:12dans tous les cas
01:17:12de régularisation de masse
01:17:13c'est vrai
01:17:14et on le voit
01:17:14aujourd'hui en Europe
01:17:15on le voit notamment
01:17:16avec l'attractivité
01:17:18asymétrique de l'Espagne
01:17:19vous voyez
01:17:19depuis le début de l'année
01:17:20entre janvier et juillet
01:17:222026
01:17:23globalement
01:17:23le nombre de franchissements
01:17:25irréguliers
01:17:25des frontières
01:17:26de l'Union Européenne
01:17:27a baissé
01:17:27par rapport à 2025
01:17:29il a baissé de 37%
01:17:30la seule route migratoire
01:17:31qui a connu une augmentation
01:17:33de presque 40%
01:17:34c'est précisément
01:17:35la route migratoire
01:17:36qui va du nord du Maroc
01:17:37vers le sud de l'Espagne
01:17:38pourquoi ?
01:17:39parce que l'Espagne
01:17:39a envoyé des signaux
01:17:40d'ouverture
01:17:41d'attractivité
01:17:42et parce que Georgia
01:17:43Mélanie
01:17:43pardon je vous avère
01:17:44en même temps
01:17:46durcit sa politique
01:17:46exactement
01:17:47parce que dans le même temps
01:17:48les autres états
01:17:49qui sont souvent destinataires
01:17:50de ces routes migratoires
01:17:51que ça soit l'Italie
01:17:52au premier chef
01:17:53la Grèce aussi
01:17:53ont envoyé des signaux
01:17:54qui ne sont pas du tout
01:17:55les mêmes
01:17:55et sur la question
01:17:56des régularisations
01:17:58effectivement
01:17:58Raphaël Glucksmann
01:17:59on peut lui reconnaître
01:17:59une forme de mérite
01:18:00qui est d'assumer
01:18:01politiquement
01:18:02ce que nos gouvernements
01:18:03font déjà
01:18:04depuis des années
01:18:04c'est-à-dire qu'on régularise
01:18:06en moyenne
01:18:0630 à 35 000 personnes
01:18:08par an
01:18:09ça fait 500 000 en 15 ans
01:18:10vous voyez
01:18:10on ne fait pas
01:18:11de grandes vagues
01:18:12de régularisation
01:18:12à l'espagnol
01:18:13on procède de manière
01:18:14moins spectaculaire
01:18:15mais pas forcément
01:18:16de manière moins problématique
01:18:17alors en tout cas
01:18:17ce qui nous intéresse aussi
01:18:19c'est qui propose quoi
01:18:21pour la prochaine présidentielle
01:18:23et c'est Nicolas Roger
01:18:24qui nous explique
01:18:26en tête des sondages
01:18:28le Rassemblement National
01:18:30promet d'organiser
01:18:31un référendum
01:18:32sur l'immigration
01:18:33avec plusieurs mesures
01:18:34Jordan Bardella
01:18:36a notamment évoqué
01:18:37le plafonnement annuel
01:18:38de l'immigration légale
01:18:39à 10 000 titres par an
01:18:40le rétablissement
01:18:42des décrets d'expulsion
01:18:43pour les délinquants étrangers
01:18:44ou encore
01:18:45la priorité nationale
01:18:46pour l'accès au logement
01:18:48à l'emploi
01:18:49et aux prestations sociales
01:18:50de l'autre côté
01:18:51de l'échiquier politique
01:18:52Jean-Luc Mélenchon
01:18:54souhaite régulariser
01:18:55les sans-papiers
01:18:55supprimer les frontières
01:18:57intra-européennes
01:18:58mais aussi accueillir
01:19:00de manière inconditionnelle
01:19:01les mineurs isolés
01:19:02entre les deux
01:19:04les candidats
01:19:05du bloc central
01:19:06Edouard Philippe
01:19:07dit vouloir reprendre
01:19:08le contrôle des frontières
01:19:09de la France
01:19:09il propose de réformer
01:19:11le droit d'asile
01:19:12en réduisant
01:19:13le temps d'attente
01:19:14de 18 à 6 mois
01:19:15d'expulser
01:19:16les délinquants étrangers
01:19:17ou encore
01:19:18de restreindre
01:19:19l'immigration familiale
01:19:20il souhaite prioriser
01:19:21un modèle d'intégration
01:19:23via l'immigration
01:19:24de travail
01:19:25une position partagée
01:19:26avec Gabriel Attal
01:19:27autre candidat
01:19:28du bloc central
01:19:29plus à gauche
01:19:30Raphaël Glucksmann
01:19:31appelle à régulariser
01:19:32les sans-papiers
01:19:33dans les métiers
01:19:34sous tension
01:19:34le candidat
01:19:36social-démocrate
01:19:37souhaite également
01:19:37instaurer une convention
01:19:39citoyenne
01:19:39sur l'immigration
01:19:40les français eux
01:19:41justement
01:19:42se sont exprimés
01:19:43à travers un sondage
01:19:44réalisé en mai dernier
01:19:4563% d'entre eux
01:19:48se disaient
01:19:48favorables
01:19:49à une suspension
01:19:50de l'immigration
01:19:50légale
01:19:51pendant 3 ans
01:19:52une proposition
01:19:53avancée par
01:19:54Gérald Darmanin
01:19:56avancée par
01:19:57Gérald Darmanin
01:19:58mais immédiatement
01:19:59réfutée par
01:19:59Edouard Philippe
01:20:00auquel Gérald Darmanin
01:20:01se rallie
01:20:02voilà
01:20:03moi je remarque
01:20:04juste sur la sémantique
01:20:05parce que c'est important
01:20:06restreindre
01:20:07réformer
01:20:08régulariser
01:20:09tout ça
01:20:10on parlait
01:20:10devant autre mot
01:20:11c'est pas une méthode
01:20:13j'allais dire
01:20:13pour s'attaquer
01:20:14au dossier
01:20:15de l'immigration
01:20:15parole parole parole
01:20:17est-ce qu'il y a encore
01:20:18des français
01:20:18qui croient aux promesses
01:20:19d'Edouard Philippe
01:20:20c'est formidable
01:20:20ce qu'il nous dit
01:20:21Edouard Philippe
01:20:21il nous dit
01:20:22si je suis élu
01:20:23vous allez voir
01:20:24ce que vous allez voir
01:20:24je vais expulser
01:20:26les délinquants étrangers
01:20:27alors moi
01:20:28j'aimerais connaître
01:20:29son mode d'emploi
01:20:30comment est-ce qu'il va
01:20:30s'y prendre
01:20:31parce que c'est facile
01:20:32de faire des promesses
01:20:32elle n'engage que
01:20:33ceux qui y croient
01:20:34mais comment est-ce
01:20:35qu'il va faire
01:20:36ça c'est un slogan
01:20:38expulsons les délinquants
01:20:39étrangers
01:20:39ça c'est un slogan
01:20:40Emmanuel Macron
01:20:41a été incapable
01:20:42de le faire
01:20:42pendant 10 ans
01:20:43on peut dire
01:20:44qu'Edouard Philippe
01:20:45a soutenu
01:20:45Emmanuel Macron
01:20:46pendant ces 10 années
01:20:47il a été
01:20:48premier ministre
01:20:48il a eu les leviers
01:20:49il a pu tenter
01:20:51de négocier
01:20:51avec les pays
01:20:52il a pu tenter
01:20:53d'obtenir
01:20:53des laissés-passés
01:20:54consulaires
01:20:54il n'y est pas parvenu
01:20:56pourquoi réussirait-il
01:20:57demain
01:20:57là où il a échoué
01:20:59hier
01:20:59moi c'est l'axu
01:21:00que j'aimerais l'entendre
01:21:00que j'aimerais l'interroger
01:21:01il faut que ces questions
01:21:03lui soient posées
01:21:03cette campagne
01:21:04ne peut pas être
01:21:05uniquement une campagne
01:21:06de slogan
01:21:07Nicolas
01:21:07est-ce qu'il y a
01:21:08une mesure
01:21:13il y a des mesures
01:21:14qui ont le mérite
01:21:15de fixer un cap politique
01:21:16mais dont la faisabilité
01:21:17reste à préciser
01:21:18comme quoi
01:21:19l'exemple type
01:21:19c'est le moratoire
01:21:21proposé par Gérald Darmanin
01:21:22non pas par Edouard Philippe
01:21:23soutenu par Gérald Darmanin
01:21:24la difficulté
01:21:25c'est qu'aujourd'hui
01:21:26on a à peine
01:21:27la moitié
01:21:27des titres de séjour
01:21:28qu'on accorde chaque année
01:21:29qui dépendent vraiment
01:21:30d'une décision du politique
01:21:31et pour les autres
01:21:32on ne peut pas appuyer
01:21:33sur un bouton
01:21:34et arrêter de donner ces titres
01:21:35y compris dans des situations
01:21:36de crise extrême
01:21:37vous voyez
01:21:38pendant la période du Covid
01:21:39pendant le premier confinement
01:21:40on avait arrêté
01:21:41d'enregistrer les demandes d'asile
01:21:42en Ile-de-France
01:21:43parce que c'était techniquement impossible
01:21:44et bien même dans cette situation
01:21:45de crise extrême
01:21:46le Conseil d'Etat
01:21:47a contraint
01:21:48les administrations
01:21:49a contraint le gouvernement
01:21:50à reprendre l'enregistrement
01:21:52des demandes d'asile
01:21:52quelques mois plus tard
01:21:53à reprendre la délivrance
01:21:54des visas
01:21:55de recoupement familial
01:21:56moi ce qui me frappe
01:21:57dans le discours
01:21:57d'un certain nombre de candidats
01:21:58et notamment de ceux
01:21:59du Bloc central
01:22:00c'est une forme de double pensée
01:22:02si vous voulez
01:22:02l'exemple type de ça
01:22:03c'est un poncif
01:22:05qu'on entend quand même beaucoup
01:22:06dans le débat public
01:22:06qui est l'idée
01:22:07qu'il faudrait
01:22:08augmenter l'immigration
01:22:09de travail
01:22:09et réduire le recoupement familial
01:22:11ça ne marche pas comme ça
01:22:12on n'a jamais l'une sans l'autre
01:22:13il nous reste quelques minutes
01:22:15pour rendre hommage
01:22:15à Edouard Balladur
01:22:17qui nous a quitté
01:22:18effectivement
01:22:19c'est l'un des personnages
01:22:21centraux
01:22:22de cette fin
01:22:23de ce milieu
01:22:24de 5ème République
01:22:2697 ans
01:22:27Edouard Balladur
01:22:28moi j'ai une amie
01:22:29parce qu'il faisait encore
01:22:30son marché tout seul
01:22:31vêtu toujours
01:22:32d'un très beau costume
01:22:33très bien taillé
01:22:34il allait acheter son poisson
01:22:36donc je rends hommage
01:22:37à Constance
01:22:38qui a pris en photo
01:22:40au marché couvert
01:22:41de Passy
01:22:42justement
01:22:42Edouard Balladur
01:22:43c'est un personnage
01:22:47qui a failli devenir
01:22:49on s'en souvient
01:22:50Judith Weintraub
01:22:50président de la République
01:22:52il y a eu cette guerre
01:22:54avec Jacques Chirac
01:22:55il avait eu
01:22:57comment dirais-je
01:22:58pour protéger
01:22:58Nicolas Sarkozy
01:22:59c'est toute une histoire
01:23:00Edouard Balladur
01:23:01oui c'est toute une histoire
01:23:02et les relations
01:23:03entre Jacques Chirac
01:23:04et Edouard Balladur
01:23:06que j'ai suivi de l'intérieur
01:23:09comme journaliste
01:23:10sont une histoire
01:23:11dans l'histoire
01:23:12parce que
01:23:12avant
01:23:13qu'Edouard Balladur
01:23:15décide de se
01:23:15présenter
01:23:17à la présidentielle
01:23:19Jacques Chirac
01:23:20le traitait
01:23:21vraiment
01:23:22avec
01:23:23une déférence
01:23:25un respect
01:23:26parfois
01:23:26il faisait penser
01:23:27à un petit garçon
01:23:28devant Edouard Balladur
01:23:29notamment quand il lui faisait
01:23:30relire
01:23:31sa copie
01:23:32en l'occurrence
01:23:33les interviews
01:23:34qu'il donnait
01:23:34sur les sujets économiques
01:23:37et puis ça a été
01:23:38la primature
01:23:40venait d'Edouard Balladur
01:23:41et puis ça a été aussi
01:23:42on l'éblie
01:23:42parce que l'histoire
01:23:43est moins récente
01:23:44ça a été le confident
01:23:45de Georges Pompidou
01:23:46c'est-à-dire que
01:23:47Georges Pompidou
01:23:47malade
01:23:48à la toute
01:23:49fin de son mandat
01:23:51et s'il y avait
01:23:52bien une personne
01:23:53qui essayait
01:23:55de masquer
01:23:55au plus fort
01:23:56la maladie
01:23:57de Georges Pompidou
01:23:58et qui faisait
01:23:59j'allais dire
01:24:00le relais entre
01:24:01l'appartement
01:24:02de l'île Saint-Louis
01:24:03où Georges Pompidou
01:24:04il faut le dire
01:24:05mourait à petit feu
01:24:05et essayait
01:24:06de diriger la France
01:24:07c'est Edouard Balladur
01:24:09qui faisait le lien
01:24:10entre l'appartement
01:24:11l'Elysée
01:24:11et qui gérait
01:24:12les affaires courantes
01:24:13voilà
01:24:13c'est un grand personnage
01:24:14qui nous a quittés
01:24:16nous on n'a pas eu
01:24:17Gérard Longuet
01:24:17on a essayé
01:24:18de l'appeler au téléphone
01:24:19bon c'est pas grave
01:24:19vous l'aurez sans doute
01:24:20dans une autre émission
01:24:21à CNews
01:24:22moi je remercie
01:24:22Nicolas Pouvon-Monti
01:24:23merci Judith
01:24:24merci Pierre
01:24:25merci Onan
01:24:25à demain
01:24:26on se retrouve demain
01:24:27et puis surtout
01:24:28merci à toutes les équipes
01:24:30dirigées aujourd'hui
01:24:31par Axel Thomas
01:24:32très bon après-midi
01:24:34sur CNews
01:24:34dans un instant
01:24:36c'est Punchline
01:24:37avec Laurence Ferry
01:24:38merci à tous
01:24:39à tous