00:00Si on ferme Hormuz et qu'on ferme Bab-el-Mandeb, il n'y a plus de pétrole ?
00:05Oui, ça veut dire ça en partie.
00:08En fait, le détroit d'Hormuz est déjà virtuellement fermé.
00:11Le trafic est 15 à 20 fois inférieur à ce qu'il était avant la guerre, avant la crise.
00:17Bab-el-Mandeb, c'est un des principaux points de passage mondiaux au point de vue maritime.
00:23C'est la principale route entre l'Asie et l'Europe,
00:26en passant par la mer de Rouge, le canal de Suez et bien entendu la Méditerranée.
00:30C'est un trajet extrêmement important pour les portes-conteneurs et pour les pétroliers.
00:35Avant la crise, plus de 4 millions de barils par jour,
00:39c'est-à-dire quand même trois fois la consommation quotidienne de la France.
00:43Ce n'est pas rien, même si c'est cinq fois moins que les droits d'Hormuz.
00:47Cela étant, depuis trois ans, le trafic a déjà fortement diminué.
00:52Il était de à peu près 70 à 80 navires par jour en 2023.
00:58Il est aujourd'hui de 24 à 27 navires par jour.
01:02Donc, ça veut dire que si aujourd'hui on fermait le détroit de Bab-el-Mandeb,
01:06ce serait évidemment un coup dur de plus pour l'Europe.
01:09Mais comme deux tiers du trafic a déjà disparu
01:12ou a été détourné par la route du Cap, qui est beaucoup plus longue et beaucoup plus chère,
01:16l'impact serait moins important qu'il ne l'aurait été il y a trois ans.
01:22Sous-titrage Société Radio-Canada